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C4 1.6 HDI
Citroën renoue
avec l’audace et l’innovation
Star du dernier
Salon de l’automobile d’Alger, la nouvelle C4 s’illustre avec brio
sur le segment plutôt conservateur des berlines compactes.
Par son charisme
singulier et son lot d’innovations, elle marque une nouvelle étape
dans la reconstruction de l’image Citroën, après les petites C2 et
C3. Empreinte d’une inspiration
retrouvée, elle
rompt avec l’aire du consensus mou incarné par la Xsara, sa pâle
devancière qui ne laissera pas un grand souvenir.
Pour marquer les
esprits, l’équipe de design Citroën a en effet mis les bouchées
doubles. La C4 se décline en deux carrosseries, berline et coupé.
Deux variantes sans faux-semblants qui se différencient entre elles
non seulement par leur
nombre de portes
mais aussi par leur vocation.
L’une se veut
familiale et rassurante avec sa partie arrière arrondie, l’autre
plus dynamique et agressive avec son hayon tronqué et sa lunette en
deux parties qui se prolonge dans la courbe du pavillon. Ainsi, vue
de dos, on ne les confondra pas, comme les Renault Mégane, Peugeot
307 et Volkswagen Golf, dont les variantes 3 portes ne changent pas
vraiment la donne.
La C4 arbore une
ligne fluide et notamment un CX (coéficient aérodynamique) record de
0,29. Elles partagent en outre la même face avant, perchée sur un
important porte-à-faux, avec des optiques étirés sur les côtés ainsi
que le double chevrons se prolongeant sur la calandre. Un trait
identitaire inauguré sur la C5 restylée
Malgré leur
dissemblance, les deux voitures affichent quasiment les mêmes
dimensions : 1,45 m de haut chacune, tandis que le coupé gagne 4 mm
en largeur et 13 mm en longueur en raison de son bouclier arrière
spécifique. En outre, elles offrent des cotes d’habitabilité
identiques; les places arrière du coupé n’ont donc pas été
sacrifiées. L’espace à bord se révèle d’ailleurs satisfaisant,
notamment à l’arrière aux genoux comme à la tête, à condition de ne
pas dépasser
1,85 m.
Plus conviviales
sont les places avant où l’on profite de la planche de bord sobre et
cossue, qui accueille une instrumentation centrale translucide dont
le contraste varie en fonction de la luminosité. Un détail original
tout comme le compte-tours digital, placé dans l’axe du conducteur,
qui a la particularité de se colorer en rouge à l’approche du
rupteur. Dans l’ensemble, les plastiques utilisés ainsi que leur
textures, y compris sur les contre-portes, reflète une qualité
perçue très respectable qui n’a rien à envier à la concurrence.
On remarquera
encore, et surtout, le volant à moyeu fixe. La principale innovation
qui apporte de véritables avancées en matière d’ergonomie. A
l’usage, ce dernier offre une expérience unique de la conduite et
procure un réel agrément. D’autant que le direction à assistance
variable se révèle vive, précise et prévenante en toutes
circonstances. Elle se marie à merveille avec un train avant
rigoureux qui assure une bonne motricité et participe d’une tenue de
route exemplaire. Le compromis de suspension, plus ferme que sur
l’ancienne Xsara mais plus tendre que sur une Peugeot 307, n’y est
sans doute pas étranger. Il offre en outre un bon ressenti de la
route sans toutefois altérer le confort de roulage. Subtil
équilibre. Le comportement routier de la C4 se range ainsi parmi les
meilleurs de la catégorie.
La C4 1.6 HDI se
révèle être un bon compromis, entre le petit 1.4 de 92 ch et le gros
2.0 de 138 ch. Equipée comme ce dernier d’un filtre à particules en
série, cette motorisation assurera sans doute le plus gros des
ventes. Avec 110 ch à la clé et un couple de 240 Nm (extensible
momentanément à 260 Nm grâce à la fonction overboost), il offre à la
C4 assez de souffle, voire même une certaine agressivité en cas de
besoin.
Parmi les
surprises que réserve la C4, citons la plus cocasse : le parfumeur
d’ambiance. Il s’agit d’un assortiment de cartouches à introduire
dans les aérateurs qui diffusent des senteurs subtils. L’effet est
plutôt léger ; il ne faut donc pas être enrhumé pour en profiter.
Avec cet accessoire, certes un peu superflu, la C4 joue les
coquette.
Elle redevient
plus sérieuse s’agissant de protection des occupants. Son équipement
comprend six coussins de sécurité, dont deux couvrant la totalité de
la surface latérale. Chez Citroen Algérie les prix de la C4 on
nettement été revue à la baisse, afin qu’elle puisse se battre à
armes égales avec ses rivales. La C4 SX 1.6i 110cv passe de
1.335.000 DA à 1.250.000 DA et de 1.425.000DA à 1.295.000 DA avec l’ESP
et la sellerie en velours en plus. La version 1.6 HDI 92cv passe de
1.542.000 à 1.400.000 DA et la 1.6 HDI 110cv passe de 1.625.000 DA à
1.515.000DA. Ces prix promotionnels devraient durer jusqu’à la fin
du mois de Ramadhan mais.
Six C4 sont mis à
la disposition de clients désireux d’essayer la véhicule. Un
parcours test est proposé sur rendez-vous.
M. M.
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Nouveau Nissan Murano
C'est
l'Amérique
Lancer un 4x4 de
luxe sans la moindre motorisation diesel, le pari était osé ! Mais
après bientôt 2 ans de commercialisation, le bilan du Nissan Murano
est plus que flatteur. La marque japonaise a en effet vendu deux
fois plus de modèles que prévu soit 1 440 au lieu des 600
initialement prévus.
Présentation
Il faut dire que
le Murano a de quoi séduire. Ce Crossover possède en effet l’un des
design les plus réussis de sa catégorie. Doté d’un capot plongeant
relativement court, d’une calandre chromée (que l’on retrouve sur le
Nissan Note), et d’une large prise d’air, la face avant du Murano
est pleine de caractère. De profil on remarquera les jantes en
alliage léger de 18 (de série), les vitres teintées qui remontent
vers l’arrière au niveau du hayon et bien sûr des porte-à-faux très
courts. Malgré ses dimensions (L : 4765 mm ; l : 1880 mm ; H : 1709
mm) le Murano semble très ramassé. Mais rassurez-vous, grâce à un
empattement particulièrement long (2 830 mm), l’espace intérieur est
lui au rendez-vous.
Interieur
Si la version
américaine dévoilée en 2003 pêchait au niveau de la finition, le
modèle européen a pour sa part fait un joli bond en avant. Les
matériaux utilisés sont en effet de meilleure qualité. L’équipement,
lui, est pléthorique avec notamment la sellerie cuir, la
climatisation automatique, un régulateur de vitesse, un toit
ouvrant, des rétroviseurs électriques, des sièges chauffants, un
astucieux pédalier à réglage électrique qui permettra aux petits
gabarits d’être mieux installés, mais aussi un système audio Bose,
un GPS, et enfin une caméra de recul.
Côté modularité,
le Murano est un strict 5 places. Les sièges se rabattent facilement
à l’aide d’une poignée située dans le coffre. Le plancher n’est
alors pas tout à fait plat, mais il offre tout de même 877 litres de
chargement.
Moteur
Pour le moteur
vous n’aurez pas le choix, car Nissan n’en propose qu’un à son
catalogue. Il s’agit du V6 essence 3,5 L qui équipait le coupé 350Z.
Un moteur tout alu doté de 24 soupapes. Alors certes, la puissance
est passée de 280 ch. à 234 ch. Mais le couple lui est resté fort
agréable avec pas moins de 318 Nm. Côté performances, le Murano abat
le 0 à 100 km/h en 8,9 sec et atteint la barre des 200 km/h en
vitesse de pointe.
Sur la route
Une fois au volant
la position de conduite apparaît fort agréable, même si les adeptes
du coude sur la portière risquent de regretter une ceinture de
caisse relativement haute. Les sièges offrent un bon maintien dorsal
mais les cuisses, elles, ne sont pas assez maintenues, la faute à
des assises un peu trop plates. Rien à redire en revanche question
visibilité, le large pare-brise avant et le radar de recul font
parfaitement leur travail. Côté sensations, le Murano n’est pas
avare. Le système CVT (transmission à variation continue) cher à
Nissan est un vrai régal. Là ou des boîtes «normales» ponctuent
chaque passage de vitesse par des à-coups, la poussée du Murano,
elle, est totalement linéaire. Alors bien sûr, la cavalerie n’arrive
pas tout de suite, il ne s’agit pas d’un SUV sportif. Mais après
quelques secondes la poussée est bien présente grâce notamment aux 4
roues motrices indépendantes qui se chargent de transmettre la
puissance au sol. En utilisation courante, le Murano fonctionne
comme une traction. Mais au moindre patinage, la gestion
électronique répartit la puissance sur les essieux avant et arrière.
Grâce à une garde
au sol réduite (par rapport au modèle US) la prise de roulis est
relativement faible. Un bémol tout de même concernant le rayon de
braquage, qui s’il n’est pas gigantesque, impose tout de même un
certain doigté en virage serré.
Bilan
Fabriqué au Japon,
mais dessiné dans le centre de style californien de Nissan, le
Murano apparaît comme une réelle alternative sur le segment des 4x4
de luxe. Très bien équipé, il jouit d’un design franchement réussi.
Dommage en revanche qu’aucune motorisation diesel ne soit proposée.
Car avec un peu plus de 12 l / 100 km en consommation mixte (17,2
litres en conso urbaine) le Murano reste un peu gourmand.
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