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TNA
Riche programme
pour le mois de ramadan
A deux semaines du
mois de ramadan, le TNA a réuni, lundi dernier, les gens de la
presse pour présenter le programme d’activités qui s’étale du 27
septembre au 19 octobre.
La musique dans
différents genres et le quatrième art égayeront les soirées
ramadanesques des Algérois. «Une quinzaine de spectacles seront au
programme des soirées qui commenceront à partir de 21 h00», dira,
dans un point de presse Fethi Benbrahim, chargé de communication du
TNA. Outre des pièces produites par le TNA comme Fatma, la Savetière
prodigieuse ou Beit El Houdoud, des coopératives théâtrales de
différentes villes du pays sont invitées à se produire dans l’antre
du TNA. Les férus de l’art théâtral seront conviés à découvrir les
pièces de plusieurs formations telles que la troupe El Kanky des
arts, l’Association Mohamed El Yazid, Masrah Boutlelis, Masrah El
Kaoun. Aussi, l’espace de huit soirées, du 6 au 14 octobre, un
programme consacré au festival de la musique chaâbie sera au menu
des activités artistiques du TNA. Près d’une quarantaine
d’interprètes chaâbis défileront sur scène au fil des jours. Mohamed
Ladoui (Alger), Kamel Boughazi (Guelma), Abdellah Kheroubi
(Mostaganem), Mokhtar Achouri (Bejaïa), Fateh Touati (Annaba),
Leghraba Azouz (Constantine), Sid-Ali Benguergoura (Blida), Kamel
Belkhiret (Boufarik), Mustapha Boudchiche (Sétif), Bellik Saïd (Tizi
Ouzou) seront présents pour gratifier les mélomanes de chaâbi. Dire
que la musique chaâbie n’est pas le propre de l’Algérois ! L’Orchestre
symphonique national (OSN) sera, lui aussi, présent lors de la
soirée du 4 octobre pour donner un concert composé de pièces de
grands compositeurs universels et d’auteurs algériens comme
Abdelouahab Salim. Il est à souligner que le TNA a ouvert son espace
aux institutions d’Etat qui disposent de coopératives artistiques, à
l’image de la coopérative théâtrale qui active au sein de la
Protection civile et qui présentera, demain, la générale de la pièce
intitulée 132 ans, une œuvre écrite par le regretté homme des
planches, Ould Abderrahmane Kaki.
H. K.
Syrie
Un festival
international de poésie portant le nom de Nizar Qabbani
La dernière
conférence des poètes arabes qui a eu lieu le week-end dernier à
Damas a retenu une série de recommandations autour du renouveau de
la poésie arabe et ce, à travers les différents aspects de l’œuvre
du grand poète syrien Nizar Qabbani.
Au terme des
thèmes proposés et des débats animés en l’espace de trois jours, il
a été retenu l’idée de traduire les œuvres du grand poète syrien
Nizar Qabbani dans les différentes langues, la transformation de sa
maison en musée, la création d’un festival international de poésie
portant son nom ainsi qu’un prix éponyme récompensant la meilleure
œuvre poétique arabe. Il est à rappeler que nombre d’interprètes de
la chanson arabe comme Mohamed Abdelwahab, Abdelhalim Hafedh,
Feyrouz, Oum Kalsoum ou encore Magda Erroumi, Kadhem Essaher et
Assala Nasri ont mis ses textes en chansons. Le romancier égyptien
Gamal el-Ghitani, éditeur de l’hebdomadaire Les nouvelles de la
littérature dira de Nizar Qabbani que c’est «un poète qui fit grand
effort pour rendre sa poésie compréhensible par tout le peuple et
pas seulement par une élite». En effet, le poète adopte un style
d’expression poétique qui casse l’image traditionnelle de la femme
arabe tout en inventant un langage nouveau, proche de la langue
parlée et riche de nombreuses images empruntées au monde de
l’enfance.
Dès l’âge de 16
ans, Nizar Qabbani commence à écrire des poèmes, largement consacrés
à des thèmes amoureux. En 1945, il obtient le diplôme de la faculté
de droit de l’Université syrienne à Damas. Il entre comme attaché au
ministère syrien des Affaires étrangères et, ayant opté pour la
carrière diplomatique, occupe divers postes de chargé d’affaires et
de conseiller culturel dans les ambassades syriennes au Caire, à
Ankara, à Madrid, à Pékin et à Beyrouth jusqu’à sa démission en
1966. Après la défaite arabe face à Israël en 1967, il crée à
Londres la maison d’édition «Nizar Qabbani» et devient un puissant
et éloquent porte-parole de la cause arabe. Installé à Beyrouth au
milieu des années soixante, il disait ressentir
«une immense
tristesse en voyant tout le mal qu’on fait» à cette ville. Depuis
ses débuts en littérature en 1944 avec son premier recueil de
poèmes, intitulé : La brune m’a dit, Nizar Qabbani a publié plus de
trente recueils de poèmes, dont L’enfance d’un sein (1948), Samba
(1949), Tu es à moi (1950), le Journal d’une femme indifférente
(1968), des Poèmes sauvages (1970), 100 lettres d’amour (1970), des
Poèmes hors-la-loi (1972), Je jure qu’il n’y a de femmes que toi
(1979) et plusieurs autres œuvres. Le poète arabe contemporain le
plus populaire et le plus lu allait créer autour de lui une très
grande controverse due au fait qu’il y relatait sans fausse pudeur
son amour pour la femme. Il fut surnommé le poète de la femme et de
la Oumma suite au tournant que connaîtra sa poésie après les
défaites arabes successives face aux Israéliens. Le poète est mort
le 1er mai 1998 à Londres, à l’âge de 75 ans.
H.K.
32e Festival du cinéma américain
«Little miss
Sunshine» remporte le Grand Prix
Le Grand Prix du
32e Festival du cinéma americain de Deauville a été attribué à
Little miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris, sorti en
salle mercredi en France et salué unanimement par la critique.
Cette petite comédie indépendante, lauréate face à 10 autres films
en compétition, pourrait d’ailleurs être le succès surprise de la
rentrée cinématographique, comme cela a déjà été la cas aux
Etats-Unis. Grinçant, déjanté et souvent hilarant, Little miss
Sunshine raconte le périple en fourgon vers la Californie d’une
famille d’Américains très moyens, dont la fille de sept ans doit
participer à un concours de beauté de «mini-miss». Le père (Greg
Kinnear) a écrit un livre sur la «culture de la gagne», le fils est
un adolescent misanthrope et fan de Nietzsche qui a fait vœu de
silence, l’oncle un universitaire homosexuel et suicidaire
spécialiste de Proust, le grand-père un vieil héroïnomane libidineux
et la mère (Toni Collette) est dépassée par les événements. Greg
Kinnear est un habitué des comédies loufoques et l’Australienne Toni
Collette s’est fait connaître il y a déjà quelques années dans le
film Muriel. Dans Little miss Sunshine, les gags et les situations
cocasses s’enchaînent sur un rythme soutenu. Ce film peut rappeler
par moment les œuvres de Todd Solondz (Happiness» Palindromes...),
même si le propos est moins jusqu’au-boutiste et si la morale est
sauve à la fin. «Cela a pris cinq années pour faire ce film. Le
scénario a été présenté et refusé par tous les studios de New York
et Los Angeles. Finalement nous l’avons fait nous-mêmes. C’est ce
genre de cinéma qui me fait aimer le film indépendant: divertir,
toucher avec le cœur en espérant qu’il change la vie de certains
spectateurs», a expliqué Marc Turtletaub, l’un des producteurs, en
recevant le prix.
H.K.
Des intellectuels arabes défendent Gunter Grass
En marge du Salon
international du livre qui s’est tenu dernièrement à Sanaâ (Yémen),
des intellectuels arabes de treize pays dont l’Algérie, ont pris
position avec le prix Nobel de littérature 1999, contre le lynchage
médiatique dont font l’objet ses Mémoires – sorties le 12 août
dernier–, intitulé Beim Häuten der Zwiebel (En épluchant les
oignons). «Nous ne voyons dans cette polémique amplifiée autour de
l’écrivain qu’une conspiration ourdie par le lobby sioniste qui
tente de détourner l’opinion internationale des crimes perpétrés par
Israël contre les peuples libanais et palestinien», soulignent les
pétitionnaires. Notons que dans ses Mémoires, Gunter Grass évoque
pour la première fois son enrôlement en 1945, à l’âge de 17 ans,
dans la tristement renommée unité d’élite de l’armée nazie. Ce corps
des Waffen SS a en effet par la suite été qualifié d’organisation
criminelle par le Tribunal de Nuremberg en raison des atrocités
qu’il a commis et de sa participation active à l’Holocauste. «Il
fallait que ça sorte, enfin», avait confié l’auteur, ajoutant qu’un
«sentiment de honte a pesé ensuite sur toute ma vie et que la
principale justification de mon autobiographie est de rompre
aujourd’hui le silence sur ce douloureux passé».
H. K.
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