Culture

Retour

 

TNA

Riche programme pour le mois de ramadan

Syrie

Un festival international de poésie portant le nom de Nizar Qabbani

32e Festival du cinéma américain

«Little miss Sunshine» remporte le Grand Prix

Des intellectuels arabes défendent Gunter Grass

 

 14/09/06

 

TNA

Riche programme pour le mois de ramadan

A deux semaines du mois de ramadan, le TNA a réuni, lundi dernier, les gens de la presse pour présenter le programme d’activités qui s’étale du 27 septembre au 19 octobre.

La musique dans différents genres et le quatrième art égayeront les soirées ramadanesques des Algérois. «Une quinzaine de spectacles seront au programme des soirées qui commenceront à partir de 21 h00», dira, dans un point de presse  Fethi Benbrahim, chargé de communication du TNA. Outre des pièces produites par le TNA comme Fatma, la Savetière prodigieuse ou Beit El Houdoud, des coopératives théâtrales de différentes villes du pays sont invitées à se produire dans l’antre du TNA. Les férus de l’art théâtral seront conviés à découvrir les pièces de plusieurs formations telles que la troupe El Kanky des arts, l’Association Mohamed El Yazid, Masrah Boutlelis, Masrah El Kaoun. Aussi, l’espace de huit soirées, du 6 au 14 octobre, un programme consacré au festival de la musique chaâbie sera au menu des activités artistiques du TNA. Près d’une quarantaine d’interprètes chaâbis défileront sur scène au fil des jours. Mohamed Ladoui (Alger), Kamel Boughazi (Guelma), Abdellah Kheroubi (Mostaganem), Mokhtar Achouri (Bejaïa), Fateh Touati (Annaba), Leghraba Azouz (Constantine), Sid-Ali Benguergoura (Blida), Kamel Belkhiret (Boufarik), Mustapha Boudchiche (Sétif), Bellik Saïd (Tizi Ouzou) seront présents pour gratifier les mélomanes de  chaâbi. Dire que la musique chaâbie n’est pas le propre de l’Algérois ! L’Orchestre symphonique national (OSN) sera, lui aussi, présent lors de la soirée du  4 octobre pour donner un concert composé de pièces de grands compositeurs universels et d’auteurs algériens comme Abdelouahab Salim. Il est à souligner que le TNA a ouvert son espace aux institutions d’Etat qui disposent de coopératives artistiques, à l’image de la coopérative théâtrale qui active au sein de la Protection civile et qui présentera, demain, la générale de la pièce intitulée 132 ans, une œuvre écrite par le regretté homme des planches, Ould Abderrahmane Kaki.

H. K.

 

Syrie

Un festival international de poésie portant le nom de Nizar Qabbani

La dernière conférence des poètes arabes qui a eu lieu le week-end dernier à Damas a retenu une série de recommandations autour du renouveau de la poésie arabe et ce, à travers les différents aspects de l’œuvre du grand poète syrien Nizar Qabbani. 

Au terme des thèmes proposés et des débats animés en l’espace de trois jours, il a été retenu l’idée de traduire les œuvres du grand poète syrien Nizar Qabbani dans les différentes langues, la transformation de sa maison en  musée, la création d’un festival international de poésie portant son nom ainsi qu’un prix éponyme récompensant la meilleure œuvre poétique arabe. Il est à rappeler que nombre d’interprètes de la chanson arabe comme Mohamed Abdelwahab, Abdelhalim Hafedh, Feyrouz, Oum Kalsoum ou encore Magda Erroumi, Kadhem Essaher et Assala Nasri ont mis ses textes en chansons. Le romancier égyptien Gamal el-Ghitani, éditeur de l’hebdomadaire Les nouvelles de la littérature dira de Nizar Qabbani que c’est «un poète qui fit grand effort pour rendre sa poésie compréhensible par tout le peuple et pas seulement par une élite». En effet, le poète adopte un style d’expression poétique qui casse l’image traditionnelle de la femme arabe tout en inventant un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreuses images empruntées au monde de l’enfance.

Dès l’âge de 16 ans, Nizar Qabbani commence à écrire des poèmes, largement consacrés à des thèmes amoureux. En 1945, il obtient le diplôme de la faculté de droit de l’Université syrienne à Damas. Il entre comme attaché au ministère syrien des Affaires étrangères et, ayant opté pour la carrière diplomatique, occupe divers postes de chargé d’affaires et de conseiller culturel dans les ambassades syriennes au Caire, à Ankara, à Madrid, à Pékin et à Beyrouth jusqu’à sa démission en 1966. Après la défaite arabe face à Israël en 1967, il crée à Londres la maison d’édition «Nizar Qabbani» et devient un puissant et éloquent porte-parole de la cause arabe. Installé à Beyrouth au milieu des années soixante, il disait ressentir

«une immense tristesse en voyant tout le mal qu’on fait» à cette ville. Depuis ses débuts en littérature en 1944 avec son premier recueil de poèmes, intitulé : La brune m’a dit, Nizar Qabbani a publié plus de trente recueils de poèmes, dont L’enfance d’un sein (1948), Samba (1949), Tu es à moi (1950), le Journal d’une femme indifférente (1968), des Poèmes sauvages (1970), 100 lettres d’amour (1970), des Poèmes hors-la-loi (1972), Je jure qu’il n’y a de femmes que toi (1979) et plusieurs autres œuvres. Le poète arabe contemporain le plus populaire et le plus lu allait créer autour de lui une très grande controverse due au fait qu’il y relatait sans fausse pudeur son amour pour la femme. Il fut surnommé le poète de la femme et de la Oumma suite au tournant que connaîtra sa poésie après les défaites arabes successives face aux Israéliens. Le poète est mort le 1er mai 1998 à Londres, à l’âge de 75 ans.

H.K.

 

32e Festival du cinéma américain

«Little miss Sunshine» remporte le Grand Prix

Le Grand Prix du 32e Festival du cinéma americain de Deauville a été attribué à Little miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris, sorti en salle mercredi en France et salué unanimement par la critique.  Cette petite comédie indépendante, lauréate face à 10 autres films en compétition, pourrait d’ailleurs être le succès surprise de la rentrée cinématographique, comme cela a déjà été la cas aux Etats-Unis. Grinçant, déjanté et souvent hilarant, Little miss Sunshine raconte le périple en fourgon vers la Californie d’une famille d’Américains très moyens, dont la fille de sept ans doit participer à un concours de beauté de «mini-miss». Le père (Greg Kinnear) a écrit un livre sur la «culture de la gagne», le fils est un adolescent misanthrope et fan de Nietzsche qui a fait vœu de silence, l’oncle un universitaire homosexuel et suicidaire spécialiste de Proust, le grand-père un vieil héroïnomane libidineux et la mère (Toni Collette) est dépassée par les événements. Greg Kinnear est un habitué des comédies loufoques et l’Australienne Toni Collette s’est fait connaître il y a déjà quelques années dans le film Muriel. Dans Little miss Sunshine, les gags et les situations cocasses s’enchaînent sur un rythme soutenu. Ce film peut rappeler par moment les œuvres de Todd Solondz (Happiness» Palindromes...), même si le propos est moins jusqu’au-boutiste et si la morale est sauve à la fin.  «Cela a pris cinq années pour faire ce film. Le scénario a été présenté et refusé par tous les studios de New York et Los Angeles. Finalement nous l’avons fait nous-mêmes. C’est ce genre de cinéma qui me fait aimer le film indépendant: divertir, toucher avec le cœur en espérant qu’il change la vie de certains spectateurs», a expliqué Marc Turtletaub, l’un des producteurs, en recevant le prix.    

H.K.

 

Des intellectuels arabes défendent Gunter Grass

En marge du Salon international du livre qui  s’est tenu dernièrement à Sanaâ (Yémen), des intellectuels arabes de treize pays dont l’Algérie, ont pris position avec le prix Nobel de littérature 1999, contre le lynchage médiatique dont font l’objet ses Mémoires – sorties le 12  août dernier–, intitulé Beim Häuten der Zwiebel (En épluchant les oignons). «Nous  ne voyons dans cette polémique amplifiée autour de l’écrivain qu’une conspiration ourdie par le lobby sioniste qui tente de détourner l’opinion internationale des crimes perpétrés par Israël contre les peuples libanais et palestinien», soulignent les pétitionnaires. Notons que dans ses Mémoires, Gunter Grass évoque pour la première fois son enrôlement en 1945, à l’âge de 17 ans, dans la tristement renommée unité d’élite de l’armée nazie. Ce corps des Waffen SS a en effet par la suite été qualifié d’organisation criminelle par le Tribunal de Nuremberg en raison des atrocités qu’il a commis et de sa participation active à l’Holocauste. «Il fallait que ça sorte, enfin», avait confié l’auteur, ajoutant qu’un «sentiment de honte a pesé ensuite sur toute ma vie et que la principale justification de mon autobiographie est de rompre aujourd’hui le silence sur ce douloureux passé».

H. K.

 

 

    Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche