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Mohamed
Bettache P/APW de Béjaïa
«L’administration fait tout pour étouffer l’APW»
Le président de l’APW
de Béjaïa, Mohamed Bettache, a appelé, hier, dans une
rencontre-débat consacrée à la situation socio-économique et
culturelle de la wilaya, au respect des délais impartis à la
réparation de la piste d’atterrissage de l’aéoroport Soummam-Abane
Ramdane fixés pour la fin du mois de mai de l’année prochaine, selon
l’administration. Une commission a été installée, selon lui, pour
assister et suivre les travaux qui seront engagés dès le début du
mois prochain par la SNTP.
Ceux-ci seront
réalisés en deux parties dont la première s’achèvera fin décembre de
l’année en cours (que le technicien appelle le blanc) et sera
consacrée à un terrassement, nivellement et la deuxième partie sera
entamée en janvier 2007 pour s’achever en juin, (partie noire qui
touchera le revêtement de la piste par le béton bitumineux).
Le P/APW qui a
sollicité la presse pour une critique sur l’action de son instance
qui connaîtra certaines insuffisances dues selon lui, à plusieurs
contraintes notamment le fonctionnement régi par des textes
«dépassés» et qui ne concède pas un champ de manœuvres et de
prérogatives à l’APW pour accomplir son travail convenablement,
d’une part et d’autre part, il y a, dira-t-il, la particularité de
notre wilaya par ses tendances partisanes. Sur ce point M. Bettache
étendra sa réflexion pour dire que «l’administration s’emploie à
tous les coups et par tous les moyens à étouffer l’APW», notamment
par la rétention de l’information et le refus de communiquer sur
différents dossiers.
Il relèvera les
retards dans l’exécution des recommandations et résolutions de l’APW
ainsi que dans la consommation des crédits alloués. Dans ce sens, il
dénoncera les retards dans le virement des subventions des
associations sportives et culturelles qui «souffrent énormément sur
le plan des finances». Toujours dans le chapitre fonctionnement, le
P/APW renchérit : «Nous n’avons pas une administration et l’APW
manque de personnel et de moyens et c’est à peine si on arrive à
traiter quelques dossiers. Cela nous empêche de nous occuper des
préoccupations de la population et même du suivi, voire du contrôle
de l’exécution des projets», observe-t-il en se désolant du refus du
ministère des Finances d’inscrire le projet de réalisation d’un
siège de wilaya sur l’espace de l’ancienne galerie, projet pour
lequel l’APW a dégagé 10 milliards de centimes.
Le dossier a été
remis au Chef du gouvernement actuel qui, apparemment, l’a accueilli
favorablement puisque son coût ne dépassera pas les 40 milliards de
centimes, dira-t-il. Les relations APW-administration qui ne sont
pas au beau fixe, du moins sur le plan de la communication, sont
presque «totalement rompues en dehors des sessions», ont été
abordées par les deux parties, lesquelles feront objet d’une session
extraordinaire, selon le P/APW qui relèvera les lacunes et les
problèmes, notamment dans les secteurs des travaux publics et de
l’hydraulique, dont une commission est instituée pour une
prescription dans la zone extra-portuaire, sujette à des agressions
qui touchent l’environnement et menace la santé des populations, dès
samedi prochain. «Nous n’avons pas besoin d’investissement
polluant», clame le P/APW qui relève que la confiance entre le
citoyen et l’Etat est rompue à cause du manque de contrôle et c’est
pour cela que les populations refusent l’implantation de certains
projets polluants. Qu’en est-il de l’usine Alexo d’Amizour, objet
d’une levée de boucliers des élus et de certaines associations ?
M. Mohamed
Bettache ne prendra aucune position, il se contentera de dire qu’une
commission s’est rendue sur les lieux pour rencontrer toutes les
parties en conflit et voir si l’usine de production de profilé
d’aluminium peut être polluante ou non.
Du reste, le P/APW
qui reconnaîtra «le rôle de la presse notamment au sujet de la
fermeture de l’aéroport», attend beaucoup de la corporation qui a
relevé les lacunes de l’APW dans la communication de ses dossiers.
Hocine Cherfa
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