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Les travailleurs des Galeries algériennes en colère
«Où sont
passées nos indemnisations ?»
Ils étaient hier
une centaine de travailleurs à s’être donné le mot pour un
rassemblement au siège de la Centrale syndicale.
Les travailleurs
des Galeries algériennes sont en colère. Ils ont décidé de revenir à
la charge et de demander leurs indemnités complètes suite à la
mesure de compression qui leur a été imposée au niveau des
différentes unités de la wilaya d'Alger.
Ils étaient hier
une centaine de travailleurs à s’être donné le mot pour un
rassemblement au siège de la Centrale syndicale. Ce regroupement,
préparé depuis plusieurs semaines, a un seul objectif celui de
rencontrer Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA.
L’objectif que
visaient ces travailleurs a été atteint puisque la rencontre avec le
patron de la Centrale syndicale a eu lieu. Ils ont pu transmettre
leurs doléances au patron de la Centrale syndicale mais sont
mécontents et «choqués» par sa réaction. «Je ne peux rien vous
faire. Vous avez touché des indemnisations de 40 millions de
centimes chacun après votre départ», lâchera-t-il. La colère gagne
ces travailleurs, lesquels ne pouvaient plus se retenir. «Nous avons
été trahis, ils nous ont mis dehors et nous ont volé notre argent»,
se révoltent-ils. «Vous vous êtes trompés, nous n’avons jamais pris
cet argen, M. Sidi Saïd», ont-ils répondu. En effet, l’affaire
remonte au 30 novembre 1997 lors de la fermeture des galeries au
nombre de 48 unités à Alger. Sur ce, ce sont quelque 2 800 employés
qui se sont retrouvés à la porte sans percevoir leurs
indemnisations complètes tel que le stipule l’instruction n°3 du
Chef du gouvernement adressée au Holding public service qui la
transmette, de leurs côtés, aux liquidateurs des entreprises de
distribution «les galeries» et ENAL. «Nous avons eu l’équivalent
d’une année de travail comme indemnité seulement», expliquera
M. Hamadou, membre
de la commission. Et d’ajouter : «Aucune dispositions n’a été
appliquée légalement : nous n’avons pas eu droit au départ
volontaire, ni aux indemnités de la caisse nationale de chômage,
soit l’équivalent de 36 mois en plus des 15 mois d’indemnités payés
par le liquidateur», explique un autre membre de la délégation. «On
revendique nos droits et on exige une application transparente des
dispositions de l’instruction», lâchent les travailleurs. Les trois
liquidateurs désignés pour accomplir l’opération ont, selon les
travailleurs, pris la fuite. «L’intérimaire du troisième liquidateur
nous a demandés d’aller à la justice puisque nous n’allons rien
gagner», ont-ils précisé. Désespérés par la précarité de la
situation dans laquelle se trouvent ces milliers de travailleurs,
ils ont adressé des lettres ouvertes à Ahmed Ouyahia, alors Chef
du gouvernement et même au président de la République. Ces appels,
selon les travailleurs, n’ont eu aucun écho auprès de ces
responsables. «Si le patron de la Centrale syndicale ne règle pas ce
problème, nous allons nous adresser à M. Belkhadem pour lui exposer
notre problème», menacent-ils. Les travailleurs ont mis du temps
pour convaincre le patron de la Centrale syndicale que les propos
qu’ils tenaient étaient détournés. Ce dernier finira par leur
demander de déposer un dossier au niveau de l’UGTA pour l’examiner
et tenter de trouver une solution. «Le dernier des travailleurs a
passé 30 ans de sa vie dans ces Galeries et maintenant elles sont
proposées à la vente sans qu’ils ne puissent avoir une part du
bénéfice, c’est injuste», clament-ils. Les travailleurs ont décidé
de se rassembler à la Centrale syndicale chaque mercredi, «jusqu’à
ce que nous obtenons la totalité de nos revendications», disent-ils
d’un ton ferme.
Nouria B.
Haut
Abou Djerra Soltani
«Je n’ai jamais
demandé l’amnistie générale»
Abou Djerra
Soltani a nié, hier, avoir demandé une amnistie générale, comme cela
a été largement rapporté par la presse en début de semaine. Il
s’exprimait à l’APN, en marge de la journée parlementaire de
solidarité et de soutien avec les députés libanais. Membre de
l’alliance présidentielle, M. Soltani à qui l’on reproche «de dire
une chose et son contraire», s’est ouvertement défendu devant les
représentants des médias en tentant d’expliquer que ses «propos ont
été sciemment déformés ou mal compris». Il se ressaisira en
considérant que «la situation concernant le chapitre de la
réconciliation, de l’après-31 août rappelle celle du 13 janvier
2000», estimant que les dispositions de la concorde civile
s’étalaient jusqu’au 29 septembre 2005, date du plébiscite de la
charte pour la paix et la réconciliation nationale. A propos des
nouvelles dispositions attendues pour le parachèvement de la mise en
œuvre de ladite charte surtout que les procureurs de la République
sont embarrassés quant à l’attitude à prendre par rapport à ce vide
laissé par l’expiration des délais, le président du MSP s’est montré
plus prolixe que le ministre de l’Intérieur qui a annoncé que des
dispositions nouvelles sont annoncées bientôt. M. Soltani incombera
le retard dans la prise de ces mesures par le fait que le président
de la République ne dispose pas encore du rapport-bilan des six mois
de la mise en œuvre des mesures de la charte. «Le président de la
République a été instruit oralement et non dans le détail. Et il
prendra, en vertu de l’article 47 de la charte, les dispositions
appropriées dès qu’il aura le rapport de la commission nationale de
suivi de l’application de la charte», sera-t-il indiqué. Plus loin,
M. Soltani affirmera qu’«on n’a pas voté sur les délais dans la
charte», précisant que «ce sont les textes d’application concernant
le volet sécuritaire qui énonçaient les délais de
repentance».
Salah Bey
Haut
Conversions commerciales du ramadan
Le gouvernement
menace de sévir
Réuni hier, le
Conseil de gouvernement a examiné et adopté un décret exécutif
présenté par la ministre déléguée auprès du ministre de la Santé, de
la Population et de la Réforme hospitalière, chargée de la Famille
et de la Condition féminine. Le décret exécutif porte sur la
création d’un comité consultatif de la famille et de la femme. Les
missions de cet organe sont destinées à contribuer à l’élaboration
de programmes opérationnels, conformément à la politique des
pouvoirs publics en direction de la famille et de la condition
féminine. Le Conseil de gouvernement a entendu une communication
portant sur les actifs résiduels des entreprises publiques autonomes
et non-autonomes dissoutes et les actifs excédentaires des
entreprises publiques économiques, présentée par le ministre des
Participations et de la Promotion des Investissements. La
communication a porté sur l’examen des conditions et modalités de
gestion de ces actifs à l’effet notamment de mobiliser des assiettes
foncières supplémentaires destinées à accueillir des projets
d’investissement. Le Conseil de gouvernement a entendu une
communication du ministre du Commerce sur le programme d’encadrement
et de contrôle du marché à l’occasion du mois sacré du ramadan. Les
mesures arrêtées au plan intersectoriel au regard d’une demande plus
forte et d’une disponibilité réelle des produits au cours de ce mois
sacré visent à intensifier l’activité des services chargés
notamment d’assurer la régulation de la commercialisation des
produits, le respect des règles d’hygiène et de protection des
consommateurs, le contrôle des pratiques commerciales et les
sanctions applicables en cas de manquement aux règlements régissant
ce domaine, l’interdiction des reconversions conjoncturelles des
commerces. Le Conseil de gouvernement a entendu une communication du
ministre des Transports sur les grands projets du secteur.
La communication a
porté sur les grands enjeux du programme dont la réalisation est
projetée à l’horizon 2025 et qui est fondée sur l’amélioration de la
qualité de service rendu aux usagers des transports collectifs, la
participation à un aménagement du territoire équilibré et
l’assurance d’un meilleur maillage et d’une répartition modale
optimale des moyens de transport à travers le territoire national,
par le développement des centres logistiques, et enfin, l’adaptation
des infrastructures pour répondre aux besoins de mobilité de la
population. Au titre de la période 2005-2009, les crédits mobilisés
nécessaires à la concrétisation des projets inscrits s’élèvent à
plus de 1 000 milliards de dinars. Le Conseil de gouvernement a,
enfin, entendu une communication de la ministre de la Culture sur le
programme de la manifestation «Alger capitale de la culture arabe
2007».
La capitale de
notre pays abritera l’année prochaine la manifestation «Alger
capitale de la culture arabe 2007» tel qu’adopté par la Ligue arabe
à Riadh en 2000. Dans cette perspective, le comité national qui a
été institué et chargé de préparer l’ensemble des aspects liés à cet
important événement, a arrêté un programme national des activités
culturelles qui se dérouleront à cette occasion, à l’effet notamment
de favoriser la connaissance du patrimoine et la création culturelle
du Monde Arabe et la diversité du patrimoine algérien.
R. N.
Haut
M. Daâdouâ au Jour d’Algérie
«Le
renouvellement des structures à l’APN est légal»
Le président du
groupe parlementaire du FLN n’est pas allé de main morte pour
défendre son président. «Il n’y a aucune fitna quand on instruit les
groupes parlementaires pour renouveler leurs responsables
respectifs. De là à maintenir ou désigner de nouveaux députés cela
incombera à chaque groupe» fera-t-il remarquer. Plus précis, M.
Daâdoua dira que «le président de l’APN a agi selon le règlement
intérieur dans ses articles 12 et 32 qui l’obligent à instruire de
l’obligation de renouveler les structures et remettre de nouveaux PV.
A l’issue de ces opérations, on procède à l’installation ou à la
reconduction de la même composante, cela importe peu». A la question
de savoir si cela est aussi utile à quelques mois de la fin de la
législature, sachant que c’est la dernière session avant
l’expiration du mandat actuel, M. Daâdoua rétorquera en signalant la
nécessité de respecter cette procédure : «Il est obligé de le faire,
le reste concerne les partis et non la présidence de l’APN». M.
Saâdani avait, pour rappel, instruit, en début de semaine, les chefs
des groupes parlementaires des partis siégeant dans les commissions
et le bureau de l’APN pour respecter les délais de renouvellement
des structures fixés pour fin septembre. Plus rassurant,
M. Daâdoua s’est
dit non concerné puisque le FLN est pour le maintien de l’actuel
composante des présidents des six commissions parlementaires, et les
vice-présidents de commissions, les rapporteurs et les cinq
vice-présidents de l’Assemblée. Si on rajoute au FLN, les groupes
parlementaires du PT, du RND, du MSP qui ont de tout temps opté pour
la stabilité via le maintien de leur pyramide hiérarchique au sein
de la basse chambre, il reste à savoir si la sortie du président de
l’Assemblée ne pose pas de problèmes aux deux autres groupes qui
sont les indépendants et El Islah en particulier? Ce dernier est en
mauvaise posture depuis l’amorce de la crise en juin 2005. Une
dissidence qui a pris la forme de redressement et a scindé le parti
à l’APN en deux groupes parallèles se disputant la légitmité de
représenter le MRN. L’un toujours fidèle au cheikh Djaballah, dont
la présidence est gelée sur arrêté de justice, et l’autre compose
avec le tout nouveau SG Djahid Younsi, non encore agréé par le
ministère de l’Intérieur. Un vrai imbroglio pour les deux ailes en
fin de mandat.
Salah Bey
Haut
Gouvernement-Aârchs
Risque de
rupture du dialogue
La réunion
s'annonce capitale pour l'avenir du dialogue Gouvernement-Aârchs, à
en croire des délégués du mouvement citoyen.
La coordination
inter-wilayas du mouvement citoyen tiendra un conclave le week-end
prochain aux Ouadhias pour faire le point sur les résultats du
dialogue entrepris depuis plus d’une année avec le pouvoir autour de
la prise en charge des revendications contenues dans la plate-forme
d’El Kseur. La réunion s’annonce capitale pour l’avenir du dialogue
Gouvernement-Aârchs, à en croire des délégués du mouvement citoyen,
d’autant que cela intervient au moment où le successeur d’Ahmed
Ouyahia multiplie les déclarations quant à la suite qu’il donnera à
ce dialogue. Ainsi, nos interlocuteurs ne voient qu’une seule
réponse à ces
déclarations :
l’annonce du retrait du mouvement citoyen de la table des
négociations. D’autant qu’ils soutiennent que l’heure n’est plus à
l’attente pour une région qui traverse «une période sociale
explosive. Devant la lenteur d’action des pouvoirs publics qui
tardent à appliquer les engagements pris par des représentants de
l’Etat au cours des différentes étapes du dialogue
Gouvernement-Aârchs, l’heure est plutôt à la protestation. «Nous
avons accepté de tout mettre en œuvre pour que ce dialogue
aboutisse à du concret, malheureusement, le pouvoir manque de
volonté et nous assistons à des déclarations provocatrices à notre
égard et à celui des populations de la région», diront les
animateurs des Aârchs. Nos interlocuteurs considèrent aujourd’hui
que la situation n’est plus de défendre la plate-forme d’El Kseur,
puisqu’un accord global a été signé entre les deux parties, car
«nous avons dépassé ce stade et le mouvement citoyen a son mot à
dire sur plusieurs questions qui touchent à la vie politique
nationale». Ils réaffirment qu’au jour d’aujourd’hui «on ne peut
plus attendre encore» et que chacune des parties de ce dialogue
devrait prendre ses responsabilités. Interrogés sur la capacité de
mobiliser leurs troupes en cas de retour à la protestation, nos
interlocuteurs nous rétorquent que «la situation sociopolitique de
la région est favorable et beaucoup seront surpris par la
mobilisation de la population sous la coupe du mouvement citoyen. Et
nous allons saisir les instances internationales quant au
non-respect des engagements pris par l’Etat».
Hamid M.
Haut
Négociations sur les salaires
Les fédérations
font des concessions
Les négociations
entre les fédérations de l’UGTA et les Sociétés de gestion et de
participation (SGP) se poursuivent et le bras de fer entre les deux
parties persiste et prend de plus en plus de l’ampleur, du fait
qu’aucun rapprochement des positions n’est annoncé. Ainsi, les
rencontres organisées depuis lundi dernier pour l’installation des
commissions paritaires d’une part et pour la révélation des
propositions des SGP d’autre part, n’ont toujours pas abouti à des
solutions concrètes. Déjà, un grand mécontentement des travailleurs
du secteur
métallurgie-mécanique a été exprimé par les travailleurs. Dans une
première rencontre, les SGP proposent une augmentation des salaires
des travailleurs de 2% alors que la fédération insiste sur une
augmentation de 40%. Promettant de revenir avec des propositions qui
peuvent satisfaire les revendications des syndicalistes lors d’une
autre rencontre organisée hier, les SGP ont maintenu leur offre et
n’ont exprimé aucune volonté à une éventuelle révision à la hausse.
Devant cette impasse que connaissent les discussions, les membres de
la fédération ont fait une concession en baissant le taux de
l’augmentation des revenus, précédemment proposé. «Nous avons
demandé une hausse de 35% au lieu de 40%», précise M. Kerdjani,
secrétaire général de la fédération. Des négociations houleuses ont
eu lieu hier encore et la fédération estime que la Centrale
syndicale soutient les travailleurs du secteur et est tout à fait
favorable à une bonne revalorisation des salaires. En attendant la
dernière réunion qui aura lieu samedi prochain, la fédération reste
sur sa position, menaçant d’investir le terrain. Une réunion
regroupant la fédération tourisme et commerce avec Gestour, a eu
lieu hier. Les syndicalistes ont exigé une hausse de 30% et l’accord
sur le départ volontaire des travailleurs. Aucune proposition n’a
été faite par les SGP du secteur lors de cette première réunion,
cédant ainsi la place à l’optimisme des membres de la fédération qui
croient en l’obtention de leurs revendications. «Nous avons les
bilans détaillés de l’état financier de toutes les unités
touristiques et le nombre des entreprises destructurées ne dépasse
pas cinq unités, Hammam Righa et l’Onat entre autres», explique un
membre de la fédération. «Une dernière réunion est prévue samedi ou
dimanche prochain pour finaliser les négociations», expliquera M.
Brahmia, secrétaire général de la fédération. Le Syndicat national
d’Air Algérie prévoit de rencontrer le P-dg de la compagnie samedi
prochain pour l’installation de la commission paritaire. Le Syndicat
national d’Air Algérie table sur une augmentation des salaires de
30%. «La situation financière de l’entreprise est bonne, nous
comptons décrocher cette revendication», précise
M. Balli,
secrétaire général du syndicat.
Nouria B
Haut
Sécurité sociale
Un système
national de contrôle moderne en cours
Les différentes
caisses de sécurité sociale ont connu à plusieurs reprises des
scandales liés à des détournements de fonds, à la falsification de
vignettes, à la production et l’utilisation de faux documents. Pour
lutter contre ces phénomènes, le ministère a décidé de renforcer la
mission de contrôle à travers l’acquisition de nouveaux équipements
et l’échange d’expériences avec les autres pays avec qui l’Algérie a
signé des accords de coopération comme la France, la Tunisie et le
Maroc. A l’occasion du séminaire international des inspections
générales de France, d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, organisé
hier à l’hôtel El Aurassi, Tayeb Louh, ministre du Travail et de la
Sécurité sociale a estimé que dans le but «d’éviter les
dysfonctionnements, il est de la mission de l’Etat d’exercer un
contrôle sur l’ensemble des administrations afin d’assurer leur bon
fonctionnement, constater les faiblesses et, le cas échéant,
corriger les erreurs et sanctionner les manquements nés de la mise
en œuvre de ces réformes». Les contrôles «ont permis de relever des
dysfonctionnements en tous genres qui ont donné lieu à des mesures
correctives», a révélé le ministre, sans donner plus de détails
concernant son secteur. L’Etat, a-t-il ajouté, «procède à
l’évaluation de l’efficacité de ses services par des contrôles
appropriés, à travers ses institutions et organes compétents, les
inspections générales viennent en tête de ces institutions
spécialisées dans les domaines du contrôle, du suivi et de
l’orientation». A cet effet, le ministère du Travail a engagé un
programme de réformes des institutions et organismes en vue de
concrétiser la politique sociale du pays. Cette dernière s’articule
autour de plusieurs axes tels que la réorganisation de
l’administration centrale et la modernisation de la gestion des
organismes. Parmi les actions réalisées par l’inspection générale du
ministère, le ministre a cité les contrôles de conformité,
l’évaluation de l’organisation et le fonctionnement des
établissements sous tutelle. L’intérêt du contrôle est devenu
indispensable dès lors que l’Algérie dispose d’une importante manne
financière et a augmenté le budget annuel d’investissement, qui est
passé de 266 milliards de dinars en 1999 à
1 200 milliards de
dinars en 2005. Ainsi, «les effets conjugués d’une politique de
gestion rationnelle aussi bien du budget que des finances, ainsi que
la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles
fondamentales, ont permis la mise en œuvre successive de deux
ambitieux programmes d’investissement», que sont celui des
Hauts-Plateaux et des zones sahariennes. En relevant «les progrès
significatifs dans la mise en œuvre des grandes réformes lancées
depuis 1999», Tayeb Louh a parlé notamment de la réforme de la
justice, de l’éducation et du secteur économique. «Il en est de même
pour la réforme des structures et des organes de contrôle et
d’évaluation». La réforme des missions et des structures de l’Etat a
pour but, selon lui, d’adapter les missions et l’organisation du
service public aux nouvelles réalités politiques, économiques et
sociales. Les différentes réformes se sont traduites sur le plan
économique par la réduction du taux de chômage qui est passé à 15,3%
en 2005 contre 29% en 1999, la maîtrise de l’inflation qui a été
ramenée à 1,6% en 2005 et l’enregistrement d’un taux de croissance
moyen de 5% pour la période 2002-2005.
Karima Sebai
Haut
MDS
La tension
persiste
Vraisemblablement,
la crise qui secoue la formation politique du Mouvement démocratique
et social (MDS) est loin de voir son épilogue pour ne point dire
qu’elle va droit au pourrissement. C’est ce qu’on peu tirer de la
conférence de presse animée hier, à Alger, par le secrétaire général
par intérim du Mouvement, Ahmed Meliani.
Evoquant,
d’emblée, la situation actuelle du MDS, le conférencier fait savoir
que sa formation politique tiendra, le 21 septembre prochain, la
conférence nationale des cadres du parti, au siège national,à Alger.
Conférence qui coïncidera, ajoute-il, avec la tenue du pré-congrès
du parti, à lequel ont appelé les trois membres exclus du parti.
«C’est une
démarche minoritaire initiée par des membres écartés qui tentent
d’imposer une nouvelle ligne politique au Mouvement», indique
M Meliani avant de
s’interroger : «A quels règlements se sont référées ces personnes
pour entreprendre une telle démarche ?».
Le congrès
national du MDS aura lieu, les 21 et 22 décembre 2006, tel que fixé
lors de la conférence nationale du MDS, tenue le 31 mars 2006.
Dans la même
optique, le secrétaire général par intérim rappelle que les membres
du conseil national du mouvement réunis récemment, à Alger, ont
réitéré la décision de mettre à l’écart les trois membres du bureau
national du MDS.
Il s’agit des MM.
Hocine Ali, Teguia Yacine et Ferhi Hamid, qui ont été l’objet d’une
mesure de suspension prise à leur encontre par le bureau national du
parti, au mois de juillet passé. En clair, le conférencier a fait
savoir que «Les dernières tentatives des trois membres du bureau
national, démissionnaires de fait, nous éclairent davantage sur les
intentions longtemps tues pour mieux tromper les militants et les
amis du mouvement». Dans un autre registre, abordant quelques
dossiers d’actualité nationale, l’orateur souligne que la formation
politique du MDS rejette de fond en comble le projet de la charte
pour la paix et la réconciliation nationale. Selon lui, le projet de
la charte en question «confisque la victoire sur le terrorisme
intégriste. Elle (la charte) permet le redéploiement de l’islamisme
politique et la recrudescence de la violence».
Idem pour la
question de la révision de la Constitution puisque le dossier y
afférent a été concocté, selon le porte-parole du mouvement, sans
débat et sans négociations avec la classe politique.
M. K.
Haut
L’ex-commissaire de police Ziari jugé hier
Un an de prison
ferme requis
Le représentant du
minsitère public près le tribunal correctionnel de Sidi-M’hamed a
requis, hier, un an de prison ferme à l’encontre de Khaled Ziari,
ex-commissaire de police et ex-directeur de la lutte
anti-terroriste, révoqué par la DGSN et six mois de prison ferme à
l’encontre de quarante autres ex-fonctionnaires de police, également
révoqués. Le verdict est attendu pour le 20 septembre en cours. Ces
accusés sont poursuivis pour «attroupement non autorisé» et
«collecte illégale». Khaled Ziari se présentait comme «porte-parole»
d’une association, non agréée, demandant «la réintégration dans les
rangs de la police» de ces ex-policiers au cours de plusieurs sit-in
qu’ils avaient organisés. «Nous devons être réintégrés au même titre
que les repentis qui ont bénéficié de réintégration», avaient-ils
dit.
M. Abi
Haut
Sous-traitance
Les bourses
régionales changent de statut
En l'absence de
données ou d'études, le marché de la sous-traitance industrielle
«n'est pas encore structuré de manière à exploiter toutes les
capacités existantes».
Malgré son
importance dans le développement économique et sa capacité de
contribuer à la baisse de la facture d’importation de la pièce de
rechange qui s’élève à 3,5 milliards de dollars, ce marché reste
marginalisé en Algérie. Ce constat exprimé par Mustapha Benbada,
ministre de la PME et de l’Artisanat est aggravé par le fait que les
entreprises nationales préfèrent «faire appel aux entreprises
étrangères au lieu de celles activant au niveau national». Leur
prétexte, explique le ministre, est lié à la qualité et à la
satisfaction des exigences en termes de normes. «Les grandes
entreprises doivent donner aux PME spécialisées dans la
sous-traitance leur chance, surtout lorsque le produit est de même
qualité que celui de l’importation». Intervenant en marge du premier
congrès et salon arabes de la sous-traitance industrielle qui se
tient à Alger depuis hier, Benbada a cité l’exemple de la SNVI qui
compte quelques 500 entreprises sous-traitantes et Cevital qui
dénombre plus de 300 sous-traitants. Pour développer l’activité, un
engagement de l’Etat est indispensable. D’ailleurs, un dossier
reposant sur deux axes a été remis au gouvernement, il y a une
année. Outre la proposition d’un texte juridique qui organise la
sous-traitance, l’autre axe est relatif à la réorganisation des
bourses de sous-traitance, qui ont actuellement le statut
d’association en entreprise publique à caractère industriel et
commercial (Epic). L’Etat s’engage définitivement vis-à-vis des
quatre bourses en les dotant annuellement de cinq millions de dinars
chacune. La bourse de l’ouest compte 600 entreprises sous
traitantes, celle du centre 350, et celle de l’est compte 70
entreprises, a-t-il mentionné. Il a, en revanche, espéré voir le
Conseil consultatif de la promotion de la sous-traitance jouer son
rôle. La sous-traitance doit concerner même les secteurs des
services tels que le transport et la restauration, au moment où
l’Algérie compte de grandes entreprises de service notamment dans le
secteur des télécommunication qui peuvent sous traiter leurs
activités avec les PME. Le ministre a suggéré aussi que les pouvoirs
publics assurent des mécanismes de soutien, notamment en proposant
des mesures fiscales et parafiscales. A cet effet, le conseil
national de développement de la sous-traitance étudie actuellement
les mécanismes à proposer. Revenant sur les travaux du congrès,
Benbada a parlé des expériences des différents pays qui seront
présentées à l’occasion. La participation des experts étrangers
contribuera à élaborer des propositions pour une meilleure
intégration arabe. «Nous sommes dans une situation de concurrence
inter-arabe», regrette le ministre qui souhaite une meilleure
intégration de l’industrie arabe, une unification des visions et de
méthodologies. Il a regretté aussi le fait que les échanges entre
les pays arabes représentent moins de 10% de l’ensemble de leurs
échanges avec le reste du monde. Outre le manque d’expérience, la
sous-traitance souffre notamment du manque de professionnalisme, de
la préférence du produit étranger et la faiblesse de l’intervention
des banques. Le marché arabe reste consommateur des produits
étrangers, a-t-il relevé. Selon lui, la sous-traitance peut
constituer un moyen d’augmenter les échanges entre les pays arabes.
Pour corriger cette situation, le ministère de la PME algérien
soumettra aux participants des pays arabe au congrès un d’une
charte. Cette dernière repose sur une stratégie de travail commune
pour les pays arabes. L’Organisation arabe du développement
industriel et de métallurgie (OADIM) a proposé, pour sa part, de
créer un centre arabe de sous-traitance industrielle et
l’élaboration d’un guide arabe de la branche. Talaat Ben Dhafer,
directeur général de l’Oadim a estimé dans son allocution que les
industries arabes «n’arrivent pas à décrocher une place par rapport
aux industries étrangères» que ce soit pour l’exportation et même au
niveau de leurs marchés locaux, malgré les différents soutiens et
avantages accordés par leurs Etats. Le développement industriel,
a-t-il ajouté, nécessite l’élaboration de stratégies et de faire
appel à la sous-traitance. Cette dernière représente en Europe 400
milliards d’euros en terme de valeur de production. Les
300 000
entreprises sous traitantes ont contribué à la création de 7
millions d’emplois. L’organisation est prête, a-t-il ajouté, à
«soutenir les efforts et les initiatives pour développer le marché
de la sous-traitance, notamment pour élaborer des études en vue de
créer des centres de la sous-traitance et de partenariat».
Karima Sebai
Haut
PME
Benbada
critique le conseil consultatif
Le ministre de la
PME et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, a appelé, mardi à Alger,
les autorités publiques à promouvoir la sous-traitance industrielle
par des avantages financiers et fiscaux. S’exprimant en marge de
l’ouverture du premier Congrès arabe de la sous-traitance
industrielle, M. Benbada a indiqué que «les autorités publiques
doivent accorder un intérêt particulier à la sous-traitance
industrielle, notamment par un soutien financier et fiscal
garantissant son essor». Estimant que la sous-traitance en Algérie
«demeure instable car non structurée d’une manière lui permettant
d’exploiter le potentiel disponible», le ministre a indiqué que
cette défaillance est due «au recours des grandes entreprises
algériennes à la sous-traitance étrangères sous prétexte que leurs
services répondent aux normes internationales de qualité et
d’expertise, sans accorder aux sous-traitants nationaux
l’opportunité de démontrer leur performance, ce qui est une erreur»,
estime-t-il. Aussi M. Benbada a souligné la nécessité «de favoriser
l’outil de production nationale à l’instar des pays œuvrant à la
préservation de leurs intérêts». L’Algérie dispose de quatre bourses
de sous-traitance comptant plus de 1 190 sous-traitants, dont 600 à
la Bourse de l’Ouest, 350 à la Bourse du Centre, 160 à la Bourse de
l’Est et 80 à la Bourse du Sud, rappelle-t-on. M. Benbada a ajouté
que le secteur souffre d’une autre déficience qu’est la perception
erronée du concept de la sous-traitance qu’il limite à la seule
industrie, ignorant qu’elle s’étend à d’autres domaines, dont le
secteur des services, tels que les transports, l’hôtellerie et les
télécommunications. Un dossier relatif à deux domaines essentiels a
été adressé au gouvernement, précise le ministre. Le premier est une
proposition d’un texte de loi réglementant la sous-traitance, à
l’image de certains pays comme la France, et le deuxième a trait à
la réorganisation des bourses de sous-traitance sous forme
d’entreprises à caractère commercial et économique.
Dans ce contexte,
M. Benbada a regretté que «le conseil consultatif de promotion de la
sous-traitance n’ait pas joué son rôle pleinement», du fait qu’il
«n’a, à ce jour, pas pu présenter une plate-forme d’action au
ministère sur les moutures de cette loi», qui devrait être issue de
la base, autrement dit, des membres du conseil qui regroupe les
différents secteurs. Le premier Congrès arabe de la sous-traitance a
vu la participation de 17 entreprises tunisienne, marocaine,
égyptienne et jordanienne, outre 4 entreprises européennes
représentant l’Autriche, la France, la Belgique et l’Allemagne. Une
exposition sur la sous-traitance industrielle a été organisée en
marge du Congrès aux Palais des expositions (Pins maritimes) avec la
participation de 124 entreprises de sous-traitance arabes et
européennes représentant 13 pays arabes et 4 pays européens.
R. N.
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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