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Les travailleurs des Galeries algériennes en colère

«Où sont passées nos indemnisations ?»

Abou Djerra Soltani

«Je n’ai jamais demandé l’amnistie générale»

Conversions commerciales du ramadan

Le gouvernement menace de sévir

M. Daâdouâ au Jour d’Algérie

«Le renouvellement des structures à l’APN est légal»

Gouvernement-Aârchs

Risque de rupture du dialogue

Négociations sur les salaires

Les fédérations font des concessions

Sécurité sociale

Un système national de contrôle moderne en cours

MDS

La tension persiste

L’ex-commissaire de police Ziari jugé hier

Un an de prison ferme requis

Sous-traitance

Les bourses régionales changent de statut

PME

Benbada critique le conseil consultatif

 

 14/09/06

 

Les travailleurs des Galeries algériennes en colère

«Où sont passées nos indemnisations ?»

Ils étaient hier une centaine de travailleurs à s’être donné le mot pour un rassemblement au siège de la Centrale syndicale.

Les travailleurs des Galeries algériennes sont en colère. Ils ont décidé de revenir à la charge et de demander leurs indemnités complètes suite à la mesure de compression qui leur a été imposée au niveau  des différentes unités de la wilaya d'Alger.

Ils étaient hier une centaine de travailleurs à s’être donné le mot pour un rassemblement au siège de la Centrale syndicale. Ce regroupement, préparé depuis plusieurs semaines, a un seul objectif celui de rencontrer  Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA. 

L’objectif que visaient ces travailleurs a été atteint puisque la rencontre avec le patron de la Centrale syndicale a eu lieu. Ils ont pu transmettre leurs doléances au patron de la Centrale syndicale mais sont  mécontents et «choqués» par sa réaction. «Je ne peux rien vous faire. Vous avez touché des indemnisations de 40 millions de centimes chacun après votre départ», lâchera-t-il. La colère gagne ces travailleurs, lesquels ne pouvaient plus se retenir. «Nous avons été trahis, ils nous ont mis dehors et nous ont volé notre argent», se révoltent-ils.  «Vous vous êtes trompés, nous n’avons jamais pris cet argen, M. Sidi Saïd», ont-ils répondu. En effet, l’affaire remonte au 30 novembre 1997 lors de la fermeture des galeries au nombre de 48 unités à Alger.  Sur ce, ce sont quelque 2 800 employés qui se sont retrouvés à la porte sans  percevoir leurs indemnisations complètes tel que le stipule l’instruction n°3 du Chef du gouvernement adressée au Holding public service qui la transmette, de leurs côtés, aux liquidateurs des entreprises de distribution «les galeries» et ENAL. «Nous avons eu l’équivalent d’une année de travail comme indemnité seulement», expliquera

M. Hamadou, membre de la commission. Et d’ajouter : «Aucune dispositions n’a été appliquée légalement : nous n’avons pas eu droit au départ volontaire, ni aux indemnités de la caisse nationale de chômage, soit l’équivalent de 36 mois en plus des 15 mois d’indemnités payés par le liquidateur», explique un autre membre de la délégation. «On revendique nos droits et on exige une application transparente des dispositions de l’instruction», lâchent les travailleurs. Les trois liquidateurs désignés pour accomplir l’opération ont, selon les travailleurs, pris la fuite. «L’intérimaire du troisième liquidateur nous a demandés d’aller à la justice puisque nous n’allons rien gagner», ont-ils précisé. Désespérés par la précarité de la situation dans laquelle se trouvent ces milliers de travailleurs,  ils  ont adressé des lettres ouvertes à Ahmed Ouyahia, alors  Chef du gouvernement et même au président de la République. Ces appels, selon les travailleurs, n’ont eu aucun écho auprès de ces responsables. «Si le patron de la Centrale syndicale ne règle pas ce problème, nous allons nous adresser à M. Belkhadem pour lui exposer notre problème», menacent-ils.  Les travailleurs ont mis du temps pour convaincre le patron de la Centrale syndicale que les propos qu’ils tenaient étaient détournés. Ce dernier finira par leur demander de déposer un dossier au niveau de l’UGTA pour l’examiner et tenter de trouver une solution. «Le dernier des travailleurs a passé 30 ans de sa vie dans ces Galeries et maintenant elles sont proposées à la vente sans qu’ils ne puissent avoir une part du bénéfice, c’est injuste», clament-ils.  Les travailleurs ont décidé de se rassembler à la Centrale syndicale chaque mercredi, «jusqu’à ce que nous obtenons la totalité de nos revendications», disent-ils d’un ton ferme.        

Nouria B.

 

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Abou Djerra Soltani

«Je n’ai jamais demandé l’amnistie générale»

Abou Djerra Soltani a nié, hier, avoir demandé une amnistie générale, comme cela a été largement rapporté par la presse en début de semaine. Il s’exprimait à l’APN, en marge de la journée parlementaire de solidarité et de soutien avec les députés libanais. Membre de l’alliance présidentielle, M. Soltani à qui l’on reproche «de dire une chose et son contraire», s’est ouvertement défendu devant les représentants des médias en tentant d’expliquer que ses «propos ont été sciemment déformés ou mal compris». Il se ressaisira en considérant que «la situation concernant le chapitre de la réconciliation, de l’après-31 août rappelle celle du 13 janvier 2000», estimant que les dispositions de la concorde civile s’étalaient jusqu’au 29 septembre 2005, date du plébiscite de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. A propos des nouvelles dispositions attendues pour le parachèvement de la mise en œuvre de ladite charte surtout que les procureurs de la République sont embarrassés quant à l’attitude à prendre par rapport à ce vide laissé par l’expiration des délais, le président du MSP s’est montré plus prolixe que le ministre de l’Intérieur qui a annoncé que des dispositions nouvelles sont annoncées bientôt. M. Soltani incombera le retard dans la prise de ces mesures par le fait que le président de la République ne dispose pas encore du rapport-bilan des six mois de la mise en œuvre des mesures de la charte. «Le président de la République a été instruit oralement et non dans le détail. Et il prendra, en vertu de l’article 47 de la charte, les dispositions appropriées dès qu’il aura le rapport de la commission nationale de suivi de l’application de la charte», sera-t-il indiqué. Plus loin, M. Soltani affirmera qu’«on n’a pas voté sur les délais dans la charte», précisant que «ce sont les textes d’application concernant le volet sécuritaire qui énonçaient les délais de repentance».        

Salah Bey

 

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Conversions commerciales du ramadan

Le gouvernement menace de sévir

Réuni hier, le Conseil de gouvernement a examiné et adopté un décret exécutif présenté par la ministre déléguée auprès du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, chargée de la Famille et de la Condition féminine. Le décret exécutif porte sur la création d’un comité consultatif de la famille et de la femme. Les missions de cet organe sont destinées à contribuer à l’élaboration de programmes opérationnels, conformément à la politique des pouvoirs publics en direction de la famille et de la condition féminine. Le Conseil de gouvernement a entendu une communication portant sur les actifs résiduels des entreprises publiques autonomes et non-autonomes dissoutes et les actifs excédentaires des entreprises publiques économiques, présentée par le ministre des Participations et de la Promotion des Investissements. La communication a porté sur l’examen des conditions et modalités de gestion de ces actifs à l’effet notamment de mobiliser des assiettes foncières supplémentaires destinées à accueillir des projets d’investissement. Le Conseil de gouvernement a entendu une communication du ministre du Commerce sur le programme d’encadrement et de contrôle du marché à l’occasion du mois sacré du ramadan. Les mesures arrêtées au plan intersectoriel au regard d’une demande plus forte et d’une disponibilité réelle des produits au cours de ce mois sacré  visent à intensifier l’activité des services chargés notamment d’assurer la régulation de la commercialisation des produits, le respect des règles d’hygiène et de protection des consommateurs, le contrôle des pratiques commerciales et les sanctions applicables en cas de manquement aux règlements régissant ce domaine, l’interdiction des reconversions conjoncturelles des commerces. Le Conseil de gouvernement a entendu une communication du ministre des Transports sur les grands projets du secteur.

La communication a porté sur les grands enjeux du programme dont la réalisation est projetée à l’horizon 2025 et qui est fondée sur l’amélioration de la qualité de service rendu aux usagers des transports collectifs, la participation à un aménagement du territoire équilibré et l’assurance d’un meilleur maillage et d’une répartition modale optimale des moyens de transport à travers le territoire national, par le développement des centres logistiques, et enfin, l’adaptation des infrastructures pour répondre aux besoins de mobilité de la population. Au titre de la période 2005-2009, les crédits mobilisés nécessaires à la concrétisation des projets inscrits s’élèvent à plus de 1 000 milliards de dinars. Le Conseil de gouvernement a, enfin, entendu une communication de la ministre de la Culture sur le programme de la manifestation «Alger capitale de la culture arabe 2007».

La capitale de notre pays abritera l’année prochaine la manifestation «Alger capitale de la culture arabe 2007» tel qu’adopté par la Ligue arabe à Riadh en 2000. Dans cette perspective, le comité national qui a été institué et chargé de préparer l’ensemble des aspects liés à cet important événement, a arrêté un programme national des activités culturelles qui se dérouleront à cette occasion, à l’effet notamment de favoriser la connaissance du patrimoine et la création culturelle du Monde Arabe et la diversité du patrimoine algérien.    

R. N.

 

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M. Daâdouâ au Jour d’Algérie

«Le renouvellement des structures à l’APN est légal»

Le président du groupe parlementaire du FLN n’est pas allé de main morte pour défendre son président. «Il n’y a aucune fitna quand on instruit les groupes parlementaires pour renouveler leurs responsables respectifs. De là à maintenir ou désigner de nouveaux députés cela incombera à chaque groupe» fera-t-il remarquer. Plus précis, M. Daâdoua dira que «le président de l’APN a agi selon le règlement intérieur dans ses articles 12 et 32 qui l’obligent à instruire de l’obligation de renouveler les structures et remettre de nouveaux PV. A l’issue de ces opérations, on procède à l’installation ou à la reconduction de la même composante, cela importe peu». A la question de savoir si cela est aussi utile à quelques mois de la fin de la législature, sachant que c’est la dernière session avant l’expiration du mandat actuel, M. Daâdoua rétorquera en signalant la nécessité de respecter cette procédure : «Il est obligé de le faire, le reste concerne les partis et non la présidence de l’APN». M. Saâdani avait, pour rappel, instruit, en début de semaine, les chefs des groupes parlementaires des partis siégeant dans les commissions et le bureau de l’APN pour respecter les délais de renouvellement des structures fixés pour fin septembre. Plus rassurant,

M. Daâdoua s’est dit non concerné puisque le FLN est pour le maintien de l’actuel composante des présidents des six commissions parlementaires, et les vice-présidents de commissions, les rapporteurs et les cinq vice-présidents de l’Assemblée. Si on rajoute au FLN, les groupes parlementaires du PT, du RND, du MSP qui ont de tout temps opté pour la stabilité via le maintien de leur pyramide hiérarchique au sein de la basse chambre, il reste à savoir si la sortie du président de l’Assemblée ne pose pas de problèmes aux deux autres groupes qui sont les indépendants et El Islah en particulier? Ce dernier est en mauvaise posture depuis l’amorce de la crise en juin 2005. Une dissidence qui a pris la forme de redressement et a scindé le parti à l’APN en deux groupes parallèles se disputant la légitmité de représenter le MRN. L’un toujours fidèle au cheikh Djaballah, dont la présidence est gelée sur arrêté de justice, et l’autre compose avec le tout nouveau SG Djahid Younsi, non encore agréé par le ministère de l’Intérieur. Un vrai imbroglio pour les deux ailes en fin de mandat.

Salah Bey

 

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Gouvernement-Aârchs

Risque de rupture du dialogue

La réunion s'annonce capitale pour l'avenir du dialogue Gouvernement-Aârchs, à en croire des délégués du mouvement citoyen.

La coordination inter-wilayas du mouvement citoyen tiendra un conclave le week-end prochain aux Ouadhias pour faire le point sur les résultats du dialogue entrepris depuis plus d’une année avec le pouvoir autour de la prise en charge des revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur. La réunion s’annonce capitale pour l’avenir du dialogue Gouvernement-Aârchs, à en croire des délégués du mouvement citoyen, d’autant que cela intervient au moment où le successeur d’Ahmed Ouyahia multiplie les déclarations quant à la suite qu’il donnera à ce dialogue. Ainsi, nos interlocuteurs ne voient qu’une seule réponse à ces

déclarations : l’annonce du retrait du mouvement citoyen de la table des négociations. D’autant qu’ils soutiennent que l’heure n’est plus à l’attente pour une région qui traverse «une période sociale explosive. Devant la lenteur d’action des pouvoirs publics qui tardent à appliquer les engagements pris par des représentants de l’Etat au cours des différentes étapes du dialogue Gouvernement-Aârchs, l’heure est plutôt à la protestation. «Nous avons accepté de tout mettre en œuvre pour que ce dialogue aboutisse  à du concret, malheureusement, le pouvoir manque de volonté et nous assistons à des déclarations provocatrices à notre égard et à celui des populations de la région», diront les animateurs des Aârchs. Nos interlocuteurs considèrent aujourd’hui que la situation n’est plus de défendre la plate-forme d’El Kseur, puisqu’un accord global a été signé entre les deux parties, car «nous avons dépassé ce stade et le mouvement citoyen a son mot à dire sur plusieurs questions qui touchent à la vie politique nationale». Ils réaffirment qu’au jour d’aujourd’hui «on ne peut plus attendre encore» et que chacune des parties de ce dialogue devrait prendre ses responsabilités. Interrogés sur la capacité de mobiliser leurs troupes en cas de retour à la protestation, nos interlocuteurs nous rétorquent que «la situation sociopolitique de la région est favorable et beaucoup seront surpris par la mobilisation de la population sous la coupe du mouvement citoyen. Et nous allons saisir les instances internationales quant au non-respect des engagements pris par l’Etat».       

Hamid M.

 

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Négociations sur les salaires

Les fédérations font des concessions

Les négociations entre les fédérations de l’UGTA et les Sociétés de gestion et de participation (SGP) se poursuivent et le bras de fer entre les deux parties persiste et prend de plus en plus de l’ampleur, du fait qu’aucun rapprochement des positions n’est annoncé. Ainsi, les rencontres organisées depuis lundi dernier pour l’installation des commissions paritaires d’une part et pour la révélation des propositions des SGP d’autre part, n’ont toujours pas abouti à des solutions concrètes. Déjà, un grand mécontentement des travailleurs du secteur

métallurgie-mécanique a été exprimé par les travailleurs. Dans une première rencontre, les SGP proposent une augmentation des salaires des travailleurs de 2% alors que la fédération insiste sur une augmentation de 40%. Promettant de revenir avec des propositions qui peuvent satisfaire les revendications des syndicalistes lors d’une autre rencontre organisée hier, les SGP ont maintenu leur offre et n’ont exprimé aucune volonté à une éventuelle révision à la hausse. Devant cette impasse que connaissent les discussions, les membres de la fédération ont fait une concession en baissant le taux de l’augmentation des revenus, précédemment proposé. «Nous avons demandé une hausse de 35% au lieu de 40%», précise M. Kerdjani, secrétaire général de la fédération. Des négociations houleuses ont eu lieu hier encore et la fédération estime que la Centrale syndicale soutient les travailleurs du secteur et est tout à fait favorable à une bonne revalorisation des salaires. En attendant la dernière réunion qui aura lieu samedi prochain, la fédération reste sur sa position, menaçant d’investir le terrain. Une réunion regroupant la fédération tourisme et commerce avec Gestour, a eu lieu hier. Les syndicalistes ont exigé une hausse de 30% et l’accord sur le départ volontaire des travailleurs. Aucune proposition n’a été faite par les SGP du secteur lors de cette première réunion, cédant ainsi la place à l’optimisme des membres de la fédération qui croient en l’obtention de leurs revendications. «Nous avons les bilans détaillés de l’état financier de toutes les unités touristiques et le nombre des entreprises destructurées ne dépasse pas cinq unités, Hammam Righa et l’Onat entre autres», explique un membre de la fédération. «Une dernière réunion est prévue samedi ou dimanche prochain pour finaliser les négociations», expliquera M. Brahmia, secrétaire général de la fédération. Le Syndicat national d’Air Algérie prévoit de rencontrer le P-dg de la compagnie samedi prochain pour l’installation de la commission paritaire. Le Syndicat national d’Air Algérie table sur une augmentation des salaires de 30%. «La situation financière de l’entreprise est bonne, nous comptons décrocher cette revendication», précise

M. Balli, secrétaire général du syndicat.

Nouria B

 

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Sécurité sociale

Un système national de contrôle moderne en cours

Les différentes caisses de sécurité sociale ont connu à plusieurs reprises des scandales liés à des détournements de fonds, à la falsification de vignettes, à la production et l’utilisation de faux documents. Pour lutter contre ces phénomènes, le ministère a décidé de renforcer la mission de contrôle à travers l’acquisition de nouveaux équipements et l’échange d’expériences avec les autres pays avec qui l’Algérie a signé des accords de coopération comme la France, la Tunisie et le Maroc. A l’occasion du séminaire international des inspections générales de France, d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, organisé hier à l’hôtel El Aurassi, Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale a estimé que dans le but «d’éviter les dysfonctionnements, il est de la mission de l’Etat d’exercer un contrôle sur l’ensemble des administrations afin d’assurer leur bon fonctionnement, constater les faiblesses et, le cas échéant, corriger les erreurs et sanctionner les manquements nés de la mise en œuvre de ces réformes». Les contrôles «ont permis de relever des dysfonctionnements en tous genres qui ont donné lieu à des mesures correctives», a révélé le ministre, sans donner plus de détails concernant son secteur. L’Etat, a-t-il ajouté, «procède à l’évaluation de l’efficacité de ses services par des contrôles appropriés, à travers ses institutions et organes compétents, les inspections générales viennent en tête de ces institutions spécialisées dans les domaines du contrôle, du suivi et de l’orientation». A cet effet, le  ministère du Travail a engagé un programme de réformes des institutions et organismes en vue de concrétiser  la politique sociale du pays. Cette dernière s’articule autour de plusieurs axes tels que la réorganisation de l’administration centrale et la modernisation de la gestion des organismes. Parmi les actions réalisées par l’inspection générale du ministère, le ministre a cité les contrôles de conformité, l’évaluation de l’organisation et le fonctionnement des établissements sous tutelle. L’intérêt du contrôle est devenu indispensable dès lors que l’Algérie dispose d’une importante manne financière et a augmenté le budget annuel d’investissement, qui est passé de 266 milliards de dinars en 1999 à

1 200 milliards de dinars en 2005. Ainsi, «les effets conjugués d’une politique de gestion rationnelle aussi bien du budget que des finances, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles fondamentales, ont permis la mise en œuvre successive de deux ambitieux programmes d’investissement», que sont celui des Hauts-Plateaux et des zones sahariennes. En relevant «les progrès significatifs dans la mise en œuvre des grandes réformes lancées depuis 1999», Tayeb Louh a parlé notamment de la réforme de la justice, de l’éducation et du secteur économique. «Il en est de même pour la réforme des structures et des organes de contrôle et d’évaluation». La réforme des missions et des structures de l’Etat a pour but, selon lui, d’adapter les missions et l’organisation du service public aux nouvelles réalités politiques, économiques et sociales. Les différentes réformes se sont traduites sur le plan économique par la réduction du taux de chômage qui est passé à 15,3% en 2005 contre 29% en 1999, la maîtrise de l’inflation qui a été ramenée à 1,6% en 2005 et l’enregistrement d’un taux de croissance moyen de 5% pour la période 2002-2005.

Karima Sebai

 

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MDS

La tension persiste

Vraisemblablement, la crise qui secoue la formation politique du Mouvement démocratique et social (MDS) est loin de voir son épilogue pour ne point dire qu’elle va droit au pourrissement. C’est ce qu’on peu tirer de la conférence de presse animée hier, à Alger, par le secrétaire général par intérim du Mouvement, Ahmed Meliani.

Evoquant, d’emblée, la situation actuelle du MDS, le conférencier fait savoir que sa formation politique tiendra, le 21 septembre prochain, la conférence nationale des cadres du parti, au siège national,à Alger. Conférence qui coïncidera, ajoute-il, avec la tenue du pré-congrès du parti, à lequel ont appelé les trois membres exclus du parti.

«C’est une démarche minoritaire initiée par des membres écartés qui tentent d’imposer une nouvelle ligne politique au Mouvement», indique

M Meliani avant de s’interroger : «A quels règlements se sont référées ces personnes pour entreprendre une telle démarche ?».

Le congrès national du MDS aura lieu, les 21 et 22 décembre 2006, tel que fixé lors de la conférence nationale du MDS, tenue le 31 mars 2006.

Dans la même optique, le secrétaire général par intérim rappelle que les membres du conseil national du mouvement réunis récemment, à Alger, ont réitéré la décision de mettre à l’écart les trois membres du bureau national du MDS.

Il s’agit des MM. Hocine Ali, Teguia Yacine et Ferhi Hamid, qui ont été l’objet d’une mesure de suspension prise à leur encontre par le bureau national du parti, au mois de juillet passé. En clair, le conférencier a fait savoir que «Les dernières tentatives des trois membres du bureau national, démissionnaires de fait, nous éclairent davantage sur les intentions longtemps tues pour mieux tromper les militants et les amis du mouvement». Dans un autre registre, abordant quelques dossiers d’actualité nationale, l’orateur souligne que la formation politique du MDS rejette de fond en comble le projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Selon lui, le projet de la charte en question «confisque la victoire sur le terrorisme intégriste. Elle (la charte) permet le redéploiement de l’islamisme politique et la recrudescence de la violence».

Idem pour la question de la révision de la Constitution puisque le dossier y afférent a été concocté, selon le porte-parole du mouvement, sans débat et sans négociations avec la classe politique.

M. K.

 

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L’ex-commissaire de police Ziari jugé hier

Un an de prison ferme requis

Le représentant du minsitère public près le tribunal correctionnel de Sidi-M’hamed a requis, hier, un an de prison ferme à l’encontre de Khaled Ziari, ex-commissaire de police et ex-directeur de la lutte anti-terroriste, révoqué par la DGSN et six mois de prison ferme à l’encontre de quarante autres ex-fonctionnaires de police, également révoqués. Le verdict est attendu pour le 20 septembre en cours. Ces accusés sont poursuivis pour «attroupement non autorisé» et «collecte illégale». Khaled Ziari se présentait comme «porte-parole» d’une association, non agréée, demandant «la réintégration dans les rangs de la police» de ces ex-policiers au cours de plusieurs sit-in qu’ils avaient organisés. «Nous devons être réintégrés au même titre que les repentis qui ont bénéficié de réintégration», avaient-ils dit.       

M. Abi

 

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Sous-traitance

Les bourses régionales changent de statut

En l'absence de données ou d'études, le marché de la sous-traitance industrielle «n'est pas encore structuré de manière à exploiter toutes les capacités existantes».

Malgré son importance dans le développement économique et sa capacité de contribuer à la baisse de la facture d’importation de la pièce de rechange qui s’élève à 3,5 milliards de dollars, ce marché reste marginalisé en Algérie. Ce constat exprimé par Mustapha Benbada, ministre de la PME et de l’Artisanat est aggravé par le fait que les entreprises nationales préfèrent «faire appel aux entreprises étrangères au lieu de celles activant au niveau national». Leur prétexte, explique le ministre, est lié à la qualité et à la satisfaction des exigences en termes de normes. «Les grandes entreprises doivent donner aux PME spécialisées dans la sous-traitance leur chance, surtout lorsque le produit est de même qualité que celui de l’importation». Intervenant en marge du premier congrès et salon arabes de la sous-traitance industrielle qui se tient à Alger depuis hier, Benbada a cité l’exemple de la SNVI qui compte quelques 500 entreprises sous-traitantes et Cevital qui dénombre plus de 300 sous-traitants. Pour développer l’activité, un engagement de l’Etat est indispensable. D’ailleurs, un dossier reposant sur deux axes a été remis au gouvernement, il y a une année. Outre la proposition d’un texte juridique qui organise la sous-traitance, l’autre axe est relatif à la réorganisation des bourses de sous-traitance, qui ont actuellement le statut d’association en entreprise publique à caractère industriel et commercial (Epic). L’Etat s’engage définitivement vis-à-vis des quatre bourses en les dotant annuellement de cinq millions de dinars chacune. La bourse de l’ouest compte 600 entreprises sous traitantes, celle du centre 350, et celle de l’est compte 70 entreprises, a-t-il mentionné. Il a, en revanche,  espéré voir le Conseil consultatif de la promotion de la sous-traitance jouer son rôle. La sous-traitance doit concerner même les secteurs des services tels que le transport et la restauration, au moment où l’Algérie compte de grandes entreprises de service notamment dans le secteur des télécommunication qui peuvent sous traiter leurs activités avec les PME. Le ministre a suggéré aussi que les pouvoirs publics assurent des mécanismes de soutien, notamment  en proposant des mesures fiscales et parafiscales. A cet effet, le conseil national de développement de la sous-traitance étudie actuellement les mécanismes à proposer. Revenant sur les travaux du congrès, Benbada a parlé des expériences des différents pays qui seront présentées à l’occasion. La participation des experts étrangers contribuera à élaborer des propositions pour une meilleure intégration arabe. «Nous sommes dans une situation de concurrence inter-arabe», regrette le ministre qui  souhaite une meilleure intégration de l’industrie arabe, une unification des visions et de méthodologies. Il a regretté aussi le fait que les échanges entre les pays arabes représentent moins de 10% de l’ensemble de leurs échanges avec le reste du monde. Outre le manque d’expérience, la sous-traitance souffre notamment du manque de professionnalisme, de la préférence du produit étranger et la faiblesse de l’intervention des banques. Le marché arabe reste consommateur des produits étrangers, a-t-il relevé. Selon lui, la sous-traitance peut constituer un moyen d’augmenter les échanges entre les pays arabes. Pour corriger cette situation, le ministère de la PME algérien soumettra aux participants des pays arabe au congrès un d’une charte. Cette dernière repose sur une stratégie de travail commune pour les pays arabes. L’Organisation arabe du développement industriel et de métallurgie (OADIM) a proposé, pour sa part, de créer un centre arabe de sous-traitance industrielle et l’élaboration d’un guide arabe de la branche. Talaat Ben Dhafer, directeur général de l’Oadim a estimé dans son allocution que les industries arabes «n’arrivent pas à décrocher une place par rapport aux industries étrangères» que ce soit pour l’exportation et même au niveau de leurs marchés locaux, malgré les différents soutiens et avantages accordés par leurs Etats. Le développement industriel, a-t-il ajouté, nécessite l’élaboration de stratégies et de faire appel à la sous-traitance. Cette dernière représente en Europe 400 milliards d’euros en terme de valeur de production. Les

300 000 entreprises sous traitantes ont contribué à la création de 7 millions d’emplois. L’organisation est prête, a-t-il ajouté, à «soutenir les efforts et les initiatives pour développer le marché de la sous-traitance, notamment pour élaborer des études en vue de créer des centres de la sous-traitance et de partenariat».     

Karima Sebai

 

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PME

Benbada critique le conseil consultatif

Le ministre de la PME et de l’Artisanat,  Mustapha Benbada, a appelé, mardi à Alger, les autorités publiques à promouvoir la sous-traitance industrielle par des avantages financiers et fiscaux. S’exprimant en marge de l’ouverture du premier Congrès arabe de la sous-traitance industrielle, M. Benbada a indiqué que «les autorités publiques doivent accorder un intérêt particulier à la sous-traitance industrielle, notamment par un soutien financier et fiscal garantissant son essor». Estimant que la sous-traitance en Algérie «demeure instable car non structurée d’une manière lui permettant d’exploiter le potentiel disponible», le ministre a indiqué que cette défaillance est due «au recours des grandes entreprises algériennes à la sous-traitance étrangères sous prétexte que leurs services répondent aux normes internationales de qualité et d’expertise, sans accorder aux sous-traitants nationaux l’opportunité de démontrer leur performance, ce qui est une erreur», estime-t-il. Aussi M. Benbada a souligné la nécessité «de favoriser l’outil de production nationale à l’instar des pays œuvrant à la préservation de leurs intérêts». L’Algérie dispose de quatre bourses de sous-traitance comptant plus de 1 190 sous-traitants, dont 600 à la Bourse de l’Ouest, 350 à la Bourse du Centre, 160 à la Bourse de l’Est et 80 à la Bourse du Sud, rappelle-t-on. M. Benbada a ajouté que le secteur souffre d’une autre déficience qu’est la perception erronée du concept de la sous-traitance qu’il limite à la seule industrie, ignorant qu’elle s’étend à d’autres domaines, dont le secteur des services, tels que les transports, l’hôtellerie et les télécommunications. Un dossier relatif à deux domaines essentiels a été adressé au gouvernement, précise le ministre. Le premier est une proposition d’un texte de loi réglementant la sous-traitance, à l’image de certains pays comme la France, et le deuxième a trait à la réorganisation des bourses de sous-traitance sous forme d’entreprises à caractère commercial et économique.

Dans ce contexte, M. Benbada a regretté que «le conseil consultatif de promotion de la sous-traitance n’ait pas joué son rôle pleinement», du fait qu’il «n’a, à ce jour, pas pu présenter une plate-forme d’action au ministère sur les moutures de cette loi», qui devrait être issue de la base, autrement dit, des membres du conseil qui regroupe les différents secteurs. Le premier Congrès arabe de la sous-traitance a vu la participation de 17 entreprises tunisienne, marocaine, égyptienne et jordanienne, outre 4 entreprises européennes représentant l’Autriche, la France, la Belgique et l’Allemagne. Une exposition sur la sous-traitance industrielle a été organisée en marge du Congrès aux Palais des expositions (Pins maritimes) avec la participation de 124 entreprises de sous-traitance arabes et européennes représentant 13 pays arabes et 4 pays européens.   

R. N.

 

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