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Ses
liens établis avec Al Qaïda
Le
GSPC rejette définitivement la main tendue
Car ce
monde-là, sous la houlette américaine, est en guerre
contre le terrorisme et contre l’ennemi numéro un de la
planète : Al Qaïda d’Oussama Ben Laden.
Si le
discours réconciliateur qui s’est imposé ou plutôt qu’on
a voulu - et réussi- à imposer dans la scène politique
au détriment d’une politique dite «éradicatrice» fer de
lance autrefois d’un Etat entièrement engagé dans la
lutte antiterroriste, si ce discours donc continue
jusqu’à aujourd’hui sur le plan interne surtout, à faire
recette, à l’étranger par contre, la chose n’est plus la
même. L’ère de la réconciliation, pourtant autrefois
portée à bout de bras par les puissants de ce monde- les
Etats-Unis en tête- est bel et bien révolue et n’est aux
yeux du monde, depuis les attentats du 11 septembre,
qu’un lointain et vague souvenir que personne désormais
n’ose remettre au goût du jour. Car ce monde-là, sous la
houlette américaine, est en guerre contre le terrorisme
et contre l’ennemi numéro un de la planète : Al Qaïda d’Oussama
Ben Laden. C’est, à proprement parler, l’ère et l’heure
des s’en va-t-en guerre qui ont sonné. En Algérie, en
revanche, cette guerre-là, quoique officiellement nous
en sommes partie prenante, voire pour certains l’Algérie
reste un partenaire de choix du fait de son expérience
probante dans la lutte antiterroriste, n’est plus ce
qu’elle était. La politique de la main a été une
politique qui a certes porté ses fruits, puisqu’ elle a
permis le retour au bercail de plus de six mille
terroristes, et d’où s’explique aussi le rétablissement
de la situation sécuritaire, mais reste tout même que
cette politique peine sur le terrain à en finir
définitivement avec l’aile irréductible du terrorisme.
Nombre de terroristes, quelque 500 selon le ministre de
l’Intérieur, continuent à écumer les maquis et, de là,
fouler au pied toutes les mesures de pardon initiées
jusqu’ici par les pouvoirs publics. Une évidence : la
paix, ils n’en veulent pas. Encore moins la charte que
le Gspc, en tête, a rejetée dans le fond et dans la
forme en jurant par dieux et saints de tuer et de tuer
encore jusqu’à la restauration d’un Etat islamique.
Voilà leur rêve mu, celui-ci, par un extrémisme
religieux qu’aucune démarche politique et, par
conséquent, pacifique, n’est de nature à estomper. La
preuve : ce même Gspc que l’offre de pardon de Etat ne
décourage pas de voir ses membres déposer leurs armes et
revenir dans le «droit chemin» s’obstine dans sa logique
terroriste. Les attentas qu’il a perpétrés à la fin du
mois d’août, à quelques jours de la date butoir de la
charte, et qui ont fait, plusieurs morts, notamment
parmi les forces de l’ordre sont, pour ceux qui refusent
à ce jour de voir la réalité en face, l’exemple parfait
d’une organisation de sanguinaires qu’aucune mesure de
paix ne pourrait sensibiliser. Pis, ce groupe terroriste
dont les relations avec Al Qaïda sont, en fait, un
secret de polichinelle, vient, tout juste d’être coopté
par Oussama Ben Laden. Ayman Zawahiri, le numéro deux de
cette nébuleuse, a annoncé, lundi, via Al Jazeera
l’intégration officielle du Gspc dans les rangs de la
redoutable nébuleuse salafiste. Un pied de nez à ceux,
en Algérie, qui ont misé sur son «éventuel» effritement
à travers la reddition de ses activistes. Une façon
aussi de dire que la politique réconciliatrice à
laquelle la classe politique en tête lui trouve des
vertus extraordinaires, voire «spirituelles» pour les
formations islamistes, n’a pas encore vidé totalement
les montagnes de tous les terroristes. Si elle a été
toutefois- et là nul ne saurait soutenir le contraire-
l’élément moteur qui a permis le retour, après plusieurs
années de terreur, au calme et à la stabilité à la fois
politique et sécuritaire, la charte, voire même les
autres mesures que les pouvoirs publics prendront dans
les prochains jours ou semaines, restent insuffisants
si, de toute évidence, le but est de bâtir une
république démocratique et
moderne.
Amine Goutali
Réunion
des ministres des AE du G-15
Bedjaoui demande un consensus sur les grandes priorités
Dans
une allocution prononcée à l’ouverture de la réunion des
ministres des Affaires étrangères des pays membres du
G-15 qu’il a présidée et dont une copie est parvenue
mercredi à l’APS, M. Bedjaoui a estimé que les pays de
ce groupe sont tenus de participer «activement pour
suggérer des voies et maintenir intactes les raisons
d’espérer en un avenir meilleur». «La situation
internationale s’est accompagnée de changements rapides
à l’origine de graves incertitudes et de dangereuses
instabilités appelant à la recherche de solutions
d’apaisement et de justice», a-t-il expliqué. Pour le
chef de la diplomatie algérienne, il paraît «évident»
que le G-15 œuvre à la promotion d’une «approche rénovée
de l’entreprise coopérative» entre ces pays, afin de
«favoriser l’avènement d’une gestion plus solidaire et
mieux concertée du risque international», notamment pour
faire face aux «tentatives unilatétralistes et répétées
des pays riches tendant à imposer des solutions à partir
d’une lecture dénaturée parce que déterministe, de la
mondialisation». Dans le même contexte, il a considéré
que la responsabilité du G-15 «est d’autant plus grande»
que leurs approches des questions internationales
«peuvent être érigées en jalon essentiel, en repère ou
encore en vecteur porteur autant pour la réflexion que
pour l’action des autres groupements de solidarité du
monde en développement».
Revenant sur la présidence de l’Algérie, M. Bedjaoui a
affirmé que «la revitalisation autant que l’efficacité
de l’action du G-15 ont constitué le souci et le vecteur
ayant servi de guide à l’action de l’Algérie durant
toute la période au cours de laquelle elle a eu
l’honneur de présider ce mouvement». «Cette action
d’importance de la présidence algérienne s’est doublée
d’autres initiatives qui ont pris la forme de séminaires
ou d’ateliers d’experts ayant traité de problèmes
susceptibles de constituer un levier majeur, voire un
moteur de la coopération entre les pays du Sud», a-t-il
ajouté. Il a, à cet égard, estimé qu’il appartenait au
G-15
aujourd’hui de «décider si l’action d’identification des
principaux problèmes et entraves qui ont gêné le
fonctionnement du Groupe peut servir de catalyseur à une
action rénovée et plus efficace de notre institution».
M.
Bedjaoui a souligné à cette occasion, que
«l’appréhension objective des enjeux actuels et de leurs
potentielles retombées sur le monde en développement » a
amené la présidence algérienne à organiser
respectivement un atelier d’experts sur la E-Gouvernance,
à Alger en avril 2005, et plus récemment, en juillet
2006, à Genève, un séminaire sur le développement rural
et agricole de la gestion des ressources hydriques. Les
conclusions et recommandations issues des travaux de ces
rencontres ont «favorisé des échanges de points de vue
et d’expériences, mais ont surtout permis d’identifier,
dans nombre de cas, les différents domaines qui
pourraient faire l’objet d’une coopération fructueuse
entre les pays membres du Groupe», a-t-il relevé.
Abordant par ailleurs l’environnement économique
international, M. Bedjaoui a estimé que le G-15 doit
«œuvrer à jeter les fondements pragmatiques d’une
alliance rénovée à l’effet de promouvoir une coopération
internationale reposant sur un plus grand équilibre des
intérêts entre les pays développés et leurs homologues
en développement». Concernant le projet de déclaration
que le groupe est appelé à examiner avant sa soumission
à l’adoption par les chefs d’Etat et de gouvernement, le
chef de la diplomatie algérienne a expliqué qu’il «prend
en charge autant la diversité que la complexité des
problèmes et des dysfonctionnements qui caractérisent la
situation internationale aujourd’hui et rendent
difficile la réalisation de l’objectif de
restructuration des relations internationales» auquelles
aspirent les pays du G-15. «Nous devons cependant garder
à l’esprit que les enjeux qui sont associés à cet
objectif confèrent à celui-ci un degré de priorité vital
et nous commandent en conséquence de l’examiner avec la
souplesse requise par les consensus que nous
recherchons», a conclu M. Bedjaoui.
R.
A.
Suite
à l’infiltration de mazout dans le réseau AEP
La
station Naftal sera déplacée
Une
réunion interministérielle a décidé de déplacer la
station Naftal sise à Baraki afin que l’incident
caractérisé par l’infiltration de mazout dans de l’eau
potable, dans la wilaya d’Alger, ne se reproduise plus,
avons-nous appris, hier, auprès de M. Benbouaziz,
responsable de la communication auprès du ministère des
Ressources en eau. Ce déplacement aura lieu
progressivement, ajoute-t-il. Ce responsable confirmant
le départ de leur poste de quatre chefs de centre de la
SEAAL, indiquera qu’«il ne s’agit pas de limogeage». Ce
sont d’après lui «des mutations qui ne sont pas liées
à l’affaire de l’infiltration de mazout dans le réseau
AEP».
Ces chefs de centre exercent toujours dans la SEAAL.
Par
ailleurs, M. Benbouaziz, évoquant l’incident survenu sur
une canalisation se trouvant à Kouba, déclarera que
«cet incident s’est produit tandis que des équipes de la
SEAAL effectuaient des travaux de sondage dans le cadre
de l’installation d’une station de dessalement», nous
dit-il en ajoutant que la coopérative immobilière
accusée d’être à l’origine de cet incident
«n’a
rien à voir dans cette affaire». Des sources proches de
ce ministère disent, cependant, que le terrain se
trouvant au-dessus de cette canalisation a été attribué
à cette coopérative immobilière, en se demandant
«comment le permis de construire pour ériger des
bâtisses au-dessus d’une canalisation de cette
importance a-t-il pu être délivré». Plusieurs quartiers
de la wilaya d’Alger ont, d’autre part, été privés de
l’alimentation en eau potable, depuis avant-hier aux
coups de 17h. La société d’exploitation et
d’assainissement d’eau d’Alger (SEAAL) dégage sa
responsabilité et impute cette situation à un problème
technique survenu dans un disjoncteur de l’alimentation
en énergie électrique. Hier, de nombreux habitants
d’Aïn-Naâdja
se sont déplacés au château d’eau et ont demandé à cette
société de rétablir l’alimentation en ce liquide
précieux. Il est à noter que cette coupure a eu lieu
moins d’une heure après l’éclatement d’une conduite de 1
diamètre de l’alimentation en eau potable près de
l’Institut national de travaux publics suite à des
travaux de viabilisation effectués sur place par une
coopérative immobilière pour la construction
d’immeubles. Les eaux se dégageant de cette conduite ont
atteint huit mètres de hauteur. A notre question de
savoir pourquoi les normes en matière d’urbanisme
stipulant de maintenir une distance de 35 mètres
linéaires par rapport à une conduite d’alimentation en
eau potable, de cette importance, n’ont pas été
respectés, des responsables de la communication au
niveau de la SEAAL ont répondu que leur société est
chargée d’assurer l’alimentation en eau et n’est
nullement concernée par ce problème. «Cela nous
dépasse», nous dit-on.
M.
Abi |