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Association de protection de l’activité commerciale
Conflit ouvert
avec le wali
Après six mois de
gel d’activité, l’association de protection de l’activité
commerciale est de retour.
Ne voulant pas
«plier l’échine devant ses détracteurs», son président Ayache
Hefaifa s’est dit, hier, lors d’un point de presse animé dans son
bureau à Oued Koriche, déterminé à ester en justice le wali d’Alger
aussitôt ses fonctions à la tête de l’exécutif de wilaya terminées.
Celui-ci a même
exigé son départ immédiat. Ne pouvant avaler ce qu’il a qualifié
«d’une machination montée contre sa personne et son association pour
les discréditer», le conférencier n’a, en outre, pas épargné
plusieurs autres responsables dans la circonscription de Bab El Oued
en les accusant de «complicité dans ce gel d’activité» qui est, à
ses yeux, «illégal». «J’ai de tout temps été du côté du président de
la République. J’ai mené campagne pour la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, et ceci n’a pas été du goût de quelques
personnes», a souligné l’orateur.
D’après ses
déclarations, celui-ci a expliqué que c’est en organisant un meeting
pour plaider la cause du président de la République que les
différentes autorités de la wilaya d’Alger ont saisi l’occasion pour
l’accuser de perturbations et atteintes à l’ordre public.
Officiellement, entre autres raisons du gel des activités de cette
association, a-t-on constaté dans le rapport de la Sûreté nationale,
il est à citer l’incitation des commerçants au non- respect des lois
émanant des autorités publiques et l’utilisation de cette même
association à des fins personnelles. Des accusations que le
conférencier a niées en bloc.
Le contrôle du
commerce : «Allez aux ports !»
Allant encore plus
loin, M. Hefaifa Ayache a sollicité l’implication du président de la
République et des hautes autorités de l’Etat pour mettre toute la
lumière sur les vraies raisons de ce gel «arbitraire» des activités
de son association. Sur un autre volet, le président de
l’association de protection de l’activité commerciale n’est pas allé
par quatre chemins pour dénoncer les dernières flambées des prix des
fruits et légumes ainsi que des vêtements, et ce, à la veille de la
fête de l’Aïd. «Toute la responsabilité de cette invraisemblable
flambée des prix incombe au ministère du Commerce qui a de tout
temps fermé les yeux sur des dépassements inacceptables», a assené
M. Hefaifa. Celui-ci est même allé jusqu’à déclarer que «c’est le
ministère du Commerce qui encourage le marché parallèle». Et cela, a
ajouté le conférencier, par l’inexistence de mécanismes de contrôle
des circuits commerciaux, notamment dans les ports. «Si les pouvoirs
publics s’étaient consacrés au contrôle des ports du pays, 55% du
commerce informel auraient été éradiqués», a indiqué le président
de l’association de protection de l’activité commerciale. Par
ailleurs, ce conférencier qui se dit avoir été un fervent défenseur
de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, a fait
savoir que son association est pour une amnistie fiscale des
commerçants.
Aomar Fekrache
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En raison de la cherté des loisirs
Les cybercafés
de la capitale font le plein
Les cybercafés
demeurent les lieux privilégiés des jeunes Algérois durant les
soirées du ramadan, Internet étant plus accessible et plutôt à leur
portée, alors que les spectacles proposés, par ailleurs, sont jugés
«onéreux». Aussitôt après les tarawihs (prières surérogatoires
pendant le ramadan), les cybercafés sont investis par des jeunes et
moins jeunes qui voient en ces établissements des lieux de
rencontres, de partage et de loisirs. «Le nombre d’internautes
augmente sensiblement durant les soirées du ramadan. Certains jeunes
réservent même leur place avant le f’tour (rupture du jeûne)», a
indiqué à l’APS Yacine, un gérant d’un cybercafé situé à El Madania
(hauteurs d’Alger). Nassim, un étudiant en médecine, rencontré sur
le perron du même cyber bondé, a indiqué qu’il s’est abonné pour 2
000 DA à cette salle d’Internet pour éviter de faire la chaîne
(queue) et de se consacrer ainsi toute la nuit à rechercher
d’éventuels sites proposant des leçons en rapport avec ses études. A
l’intérieur des cybers, des boissons chaudes (thé à la menthe et
café), accompagnées de confiseries et autres délices, tels que le «qalb
ellouz» et «el-qtaïf» (gâteaux orientaux aux amandes) sont proposés
aux internautes, qui les dégustent en navigant sur la toile et, pour
certains, jusqu’à une heure tardive de la nuit. Cette ambiance se
retrouve dans la majorité des cybers de la capitale, allant de
Birtouta (sud-ouest) à Dar El-Beïda (Est) en passant par
Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt) et Bab El-Oued (Centre). Certains
jeunes préfèrent, par contre, siroter du thé et déguster des
gourmandises dans des cafés, en se livrant à d’interminables parties
de dominos, de jeux de dames ou de cartes.
D’autres, pour
leur part, se pressent pour s’attabler dans des locaux ou garages,
transformés pour la circonstance, en cafés, communément appelés «mahchacha».
Un qualificatif qui désignait jadis un lieu où on s’adonnait à la
consommation du hashish (canabis). Ces «cafés» de fortune
«fleurissent» un peu partout dans les quartiers de la capitale,
chaque année, durant le mois de ramadan. «J’aime fréquenter les
mahchacha car on y déguste du thé au clou de girofle, à la menthe
sèche, au citron pressé ou à l’eau de rose, servi avec de la zlabia,
du halwa-turc ou de la halqouma», a confié un jeune homme, la
trentaine, habitant la rue Cervantès, les hauteurs de Belcourt. Une
autre frange de jeunes, se retrouve, quant à elle, sur les perrons
des bâtiments des cités de la capitale pour discuter de tout et de
rien. Ils veillent à la belle étoile en grillant cigarette sur
cigarette, comme s’ils voulaient compenser le manque de nicotine
imposé durant la journée.
L’un d’eux, un
jeune de 25 ans, habitant La Casbah et fan de la musique chaâbie, a
déploré le manque de soirées artistiques en plein air depuis
quelques années, sachant que les soirées proposées dans certaines
salles d’Alger ne sont pas à la portée du premier venu car, elles
sont, se plaint-il, payantes et onéreuses. Saïd (20 ans), étudiant à
l’Ecole nationale des beaux-arts, s’est félicité, pour sa part, de
la tenue du Festival national du chaâbi au Théâtre national algérien
(TNA), qui se déroule actuellement dans la capitale et qui devrait
égayer, selon lui, un tant soit peu les soirées de ramadan. D’autres
encore préfèrent veiller devant leur poste de télévision, mais n’ont
plus la possibilité de zapper comme avant, compte tenu du cryptage
des chaînes TV du bouquet TPS, très prisé par les téléspectateurs.
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Ramassage des ordures
L’horaire d’avant-ramadan
maintenu
Grâce au
déploiement d’un dispositif de sécurité qui assure une couverture
sécuritaire à 100 % et aussi l’assurance de trouver un transport
urbain et suburbain opérationnels jusqu’à 1 heure du matin, Alger
attire le soir un maximum de riverains à la recherche de quelques
moments de détente, à la terrasse d’un café, ou pour profiter de la
fraîcheur nocturne pour faire, à quelques jours des fêtes de l’Aïd
el Fitr les obligatoires achats des effets vestimentaires pour les
enfants et le nécessaire pour la préparation de gâteaux. L’ouverture
de l’ensemble des boutiques d’Alger-Centre et ses environs fait que
les artères du centre-ville restent les plus fréquentées de la
capitale. Cela sans oublier le grand boulevard
d’El Biar. Mais
s’il est heureux de constater que les Algérois renouent avec les
coutumes des belles veillées de ramadan, il faut aussi indiquer que
ce regain n’est pas sans occasionner quelques désagréments. En
effet, en plus de l’embouteillage et du problème de stationnement,
les piétons doivent faire avec la présence insolite des poubelles
jonchées de détritus ménagers qui encombrent les trottoirs. Eh oui !
Si toutes les mesures ont été prises pour rendre agréable les
sorties des Algérois le soir, les services de nettoiement de la
ville n’ont pas jugé utile de revoir les horaires de la collecte des
ordures. Les sacs poubelles sont sortis par les citoyens aux
horaires habituels, mais ne sont ramassés dans certains endroits,
comme la rue Didouche Mourad et la place Audin que lorsque la
circulation devient plus fluide. A croire qu’on veut pénaliser le
citoyen, en lui rappelant ainsi qu’il est un grand pollueur et qu’il
produit, le ramadan aidant, un surplus de déchets ménagers.
H. G.
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