Alger

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Association de protection de l’activité commerciale

Conflit ouvert avec le wali

En raison de la cherté des loisirs

Les cybercafés de la capitale font le plein

Ramassage des ordures

L’horaire d’avant-ramadan maintenu 

 

 14/10/06

 

Association de protection de l’activité commerciale

Conflit ouvert avec le wali

Après six mois de gel d’activité, l’association de protection de l’activité commerciale est de retour.

Ne voulant pas «plier l’échine devant ses détracteurs», son président Ayache Hefaifa s’est dit, hier, lors d’un point de presse animé dans son bureau à Oued Koriche, déterminé à ester en justice le wali d’Alger aussitôt ses fonctions à la tête de l’exécutif de wilaya terminées.

Celui-ci a même exigé son départ immédiat. Ne pouvant avaler ce qu’il a qualifié «d’une machination montée contre sa personne et son association pour les discréditer», le conférencier n’a, en outre, pas épargné plusieurs autres responsables dans la circonscription de Bab El Oued en les accusant de «complicité dans ce gel d’activité» qui est, à ses yeux, «illégal». «J’ai de tout temps été du côté du président de la République. J’ai mené campagne pour la charte pour la paix et la réconciliation nationale, et ceci n’a pas été du goût de quelques personnes», a souligné l’orateur.

D’après ses déclarations, celui-ci a expliqué que c’est en organisant un meeting pour plaider la cause du président de la République que les différentes autorités de la wilaya d’Alger ont saisi l’occasion pour l’accuser de perturbations et atteintes à l’ordre public. Officiellement, entre autres raisons du gel des activités de cette association, a-t-on constaté dans le rapport de la Sûreté nationale, il est à citer l’incitation des commerçants au non- respect des lois émanant des autorités publiques et l’utilisation de cette même association à des fins personnelles. Des accusations que le conférencier a niées en bloc.

Le contrôle du commerce : «Allez aux ports !» 

Allant encore plus loin, M. Hefaifa Ayache a sollicité l’implication du président de la République et des hautes autorités de l’Etat pour mettre toute la lumière sur les vraies raisons de ce gel «arbitraire» des activités de son association. Sur un autre volet, le président de l’association de protection de l’activité commerciale n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer les dernières flambées des prix des fruits et légumes ainsi que des vêtements, et ce, à la veille de la fête de l’Aïd. «Toute la responsabilité de cette invraisemblable flambée des prix incombe au ministère du Commerce qui a de tout temps fermé les yeux sur des dépassements inacceptables», a assené M. Hefaifa. Celui-ci est même allé jusqu’à déclarer que «c’est le ministère du Commerce qui encourage le marché parallèle». Et cela, a ajouté le conférencier, par l’inexistence de mécanismes de contrôle des circuits commerciaux, notamment dans les ports. «Si les pouvoirs publics s’étaient consacrés au contrôle des ports du pays, 55% du commerce informel auraient été éradiqués», a  indiqué le président de l’association de protection de l’activité commerciale. Par ailleurs, ce conférencier qui se dit avoir été un fervent défenseur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, a fait savoir que son association est pour une amnistie fiscale des commerçants.

Aomar Fekrache

 

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En raison de la cherté des loisirs

Les cybercafés de la capitale font le plein

Les cybercafés demeurent les lieux privilégiés des jeunes Algérois durant les soirées du ramadan, Internet étant plus accessible et plutôt à leur portée, alors que les spectacles proposés, par ailleurs, sont jugés «onéreux». Aussitôt après les tarawihs (prières surérogatoires pendant le ramadan), les cybercafés sont investis par des jeunes et moins jeunes qui voient en ces établissements des lieux de rencontres, de partage et de loisirs. «Le nombre d’internautes augmente sensiblement durant les soirées du ramadan. Certains jeunes réservent même leur place avant le f’tour (rupture du jeûne)», a indiqué à l’APS Yacine, un gérant d’un cybercafé situé à El Madania (hauteurs d’Alger). Nassim, un étudiant en médecine, rencontré sur le perron du même cyber bondé, a indiqué qu’il s’est abonné pour 2 000 DA à cette salle d’Internet pour éviter de faire la chaîne (queue) et de se consacrer ainsi toute la nuit à rechercher d’éventuels sites proposant des leçons en rapport avec ses études. A l’intérieur des cybers, des boissons chaudes (thé à la menthe et café), accompagnées de confiseries et autres délices, tels que le «qalb ellouz» et «el-qtaïf» (gâteaux orientaux aux amandes) sont proposés aux internautes, qui les dégustent en navigant sur la toile et, pour certains, jusqu’à une heure tardive de la nuit. Cette ambiance se retrouve dans la majorité des cybers de la capitale, allant de Birtouta (sud-ouest) à Dar El-Beïda (Est) en passant par Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt) et Bab El-Oued (Centre). Certains jeunes préfèrent, par contre, siroter du thé et déguster des gourmandises dans des cafés, en se livrant à d’interminables parties de dominos, de jeux de dames ou de cartes.

D’autres, pour leur part, se pressent pour s’attabler dans des locaux ou garages, transformés pour la circonstance, en cafés, communément appelés «mahchacha». Un qualificatif qui désignait jadis un lieu où on s’adonnait à la consommation du hashish (canabis). Ces «cafés» de fortune «fleurissent» un peu partout dans les quartiers de la capitale, chaque année, durant le mois de ramadan. «J’aime fréquenter les mahchacha car on y déguste du thé au clou de girofle, à la menthe sèche, au citron pressé ou à l’eau de rose, servi avec de la zlabia, du halwa-turc ou de la halqouma», a confié un jeune homme, la trentaine, habitant la rue Cervantès, les hauteurs de Belcourt. Une autre frange de jeunes, se retrouve, quant à elle, sur les perrons des bâtiments des cités de la capitale pour discuter de tout et de rien. Ils veillent à la belle étoile en grillant cigarette sur cigarette, comme s’ils voulaient compenser le manque de nicotine imposé durant la journée.

L’un d’eux, un jeune de 25 ans, habitant La Casbah et fan de la musique chaâbie, a déploré le manque de soirées artistiques en plein air depuis quelques années, sachant que les soirées proposées dans certaines salles d’Alger ne sont pas à la portée du premier venu car, elles sont, se plaint-il, payantes et onéreuses. Saïd (20 ans), étudiant à l’Ecole nationale des beaux-arts, s’est félicité, pour sa part, de la tenue du Festival national du chaâbi au Théâtre national algérien (TNA), qui se déroule actuellement dans la capitale et qui devrait égayer, selon lui, un tant soit peu les soirées de ramadan. D’autres encore préfèrent veiller devant leur poste de télévision, mais n’ont plus la possibilité de zapper comme avant, compte tenu du cryptage des chaînes TV du bouquet TPS, très prisé par les téléspectateurs.

 

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Ramassage des ordures

L’horaire d’avant-ramadan maintenu 

Grâce au déploiement d’un dispositif de sécurité qui assure une couverture sécuritaire à 100 % et   aussi l’assurance de trouver un transport urbain et suburbain opérationnels jusqu’à 1 heure du matin, Alger attire le soir un maximum de riverains à la recherche de quelques moments de détente, à la terrasse d’un café, ou pour  profiter de la fraîcheur  nocturne pour faire, à quelques jours des fêtes de l’Aïd el Fitr  les obligatoires achats des effets vestimentaires pour les enfants et le nécessaire pour la préparation de gâteaux. L’ouverture de l’ensemble des boutiques d’Alger-Centre et ses environs fait que les artères du centre-ville restent les plus fréquentées de la capitale. Cela sans oublier le grand boulevard  

d’El Biar. Mais s’il est heureux de constater que les Algérois renouent avec les coutumes des belles veillées de ramadan, il faut aussi indiquer que ce regain n’est pas sans occasionner quelques désagréments.  En effet, en  plus de l’embouteillage et  du problème de stationnement, les piétons doivent faire avec la présence insolite des poubelles jonchées de détritus ménagers qui encombrent les trottoirs. Eh oui ! Si toutes les mesures ont été prises pour rendre agréable les sorties des Algérois le soir,  les services de nettoiement  de la ville n’ont pas jugé utile de revoir les horaires de la collecte des ordures. Les sacs poubelles  sont sortis par les citoyens aux horaires habituels, mais ne sont ramassés dans certains endroits, comme  la rue Didouche Mourad et la place Audin que lorsque la circulation devient plus fluide. A croire qu’on veut pénaliser le citoyen, en lui rappelant ainsi qu’il est un grand pollueur et qu’il produit, le ramadan aidant, un surplus de déchets ménagers.

H. G.

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