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Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 

Le banquier qui prêtait aux pauvres

 

 

 14/10/06

 

 

Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 

Le banquier qui prêtait aux pauvres

La Corée du Nord a menacé mercredi de prendre des «contre-mesures» si les Etats-Unis continuaient à exercer des pressions contre le régime communiste, selon un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères repris par l’agence officielle KCNA.

«Si les Etats-Unis continuent à nous harasser et à exercer des pressions à notre encontre, nous considérerons cela comme une déclaration de guerre et nous prendrons une série de contre-mesures», selon une dépêche de KCNA relayée par l’agence sud-coréenne, Yonhap. Par ailleurs, la décision de procéder à un nouvel essai nucléaire dépendra de la politique des Etats-Unis envers Pyongyang, a affirmé le numéro deux nord-coréen Kim Yong-nam dans une interview publiée par l’agence de presse japonaise Kyodo. «La question des futurs essais nucléaires est liée à la politique américaine à l’égard de notre pays», a déclaré M. Kim à Kyodo, dans une dépêche datée de Pyongyang où l’agence nippone vient d’ouvrir un bureau. «Si les Etats-Unis persistent dans leur attitude hostile et font pression sur nous de différentes façons, nous n’aurons d’autre choix que d’entreprendre d’autres actions physiques pour y faire face», a-t-il menacé. Kim Yong-nam, qui est le président du présidium de l’Assemblée suprême du peuple de Corée du Nord (Assemblée nationale), a minimisé l’impact des sanctions que pourrait prendre la communauté internationale contre Pyongyang après le test nucléaire de lundi. «Même si les sanctions économiques s’aggravent de jour en jour, notre économie en général a amorcé un cycle de croissance», a-t-il assuré. Plusieurs pays, Etats-Unis et Japon en tête, appliquent déjà des sanctions économiques contre Pyongyang. Ces mesures de rétorsion ont été renforcées après les tirs d’essai, le 5 juillet par la Corée du Nord, de sept missiles qui ont terminé leur course en mer du Japon.Le hiérarque nord-coréen – le premier à s’exprimer publiquement depuis le test de lundi – a mis comme condition au retour de Pyongyang aux négociations nucléaires multipartites la levée des sanctions financières de Washington, une revendication déjà formulée par la Corée du Nord. «Nous ne pouvons participer aux pourparlers à six alors même qu’une série de sanctions, y compris financières, nous sont imposées», a affirmé

M. Kim, ajoutant que «cette question aussi dépend de l’attitude des Etats-Unis». Ces pourparlers à six (Etats-Unis, deux Corées, Chine, Japon et Russie), ouverts en 2003 sous les auspices de Pékin, visent à obtenir de Pyongyang l’abandon définitif de son programme nucléaire. Ils sont au point mort depuis novembre 2005, la Corée du Nord exigeant, comme préalable à leur reprise, la levée des sanctions financières américaines imposées à des entités et entreprises nord-coréennes accusées de blanchiment d’argent et d’imprimer des faux billets.

D’autre part, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) ainsi que le Japon discutent actuellement de la réponse à apporter à l’essai nord-coréen de lundi. Après de nouvelles discussions mardi, le Conseil n’est pas arrivé à concilier d’une part les points de vue américain et japonais, qui soutiennent des sanctions dures, et chinois d’autre part, partisan de plus de retenue.

Après de nouvelles discussions mardi, le Conseil n’est pas arrivé à concilier d’une part les points de vue américains et japonais, qui veulent des sanctions dures, et chinois d’autre part, partisan de plus de retenue. Le projet de résolution en discussion à l’ONU condamne le test nucléaire et exige le retour de la Corée du Nord aux pourparlers à Six (Chine, les deux Corées, Etats-Unis, Japon, Russie), qu’elle boycotte depuis novembre 2005. Ces pourparlers visent à faire abandonner à Pyongyang son programme nucléaire militaire.

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