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Muhammad Yunus,
prix Nobel de la paix
Le banquier qui
prêtait aux pauvres
La Corée du Nord a
menacé mercredi de prendre des «contre-mesures» si les Etats-Unis
continuaient à exercer des pressions contre le régime communiste,
selon un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères
repris par l’agence officielle KCNA.
«Si les Etats-Unis
continuent à nous harasser et à exercer des pressions à notre
encontre, nous considérerons cela comme une déclaration de guerre et
nous prendrons une série de contre-mesures», selon une dépêche de
KCNA relayée par l’agence sud-coréenne, Yonhap. Par ailleurs, la
décision de procéder à un nouvel essai nucléaire dépendra de la
politique des Etats-Unis envers Pyongyang, a affirmé le numéro deux
nord-coréen Kim Yong-nam dans une interview publiée par l’agence de
presse japonaise Kyodo. «La question des futurs essais nucléaires
est liée à la politique américaine à l’égard de notre pays», a
déclaré M. Kim à Kyodo, dans une dépêche datée de Pyongyang où
l’agence nippone vient d’ouvrir un bureau. «Si les Etats-Unis
persistent dans leur attitude hostile et font pression sur nous de
différentes façons, nous n’aurons d’autre choix que d’entreprendre
d’autres actions physiques pour y faire face», a-t-il menacé. Kim
Yong-nam, qui est le président du présidium de l’Assemblée suprême
du peuple de Corée du Nord (Assemblée nationale), a minimisé
l’impact des sanctions que pourrait prendre la communauté
internationale contre Pyongyang après le test nucléaire de lundi.
«Même si les sanctions économiques s’aggravent de jour en jour,
notre économie en général a amorcé un cycle de croissance», a-t-il
assuré. Plusieurs pays, Etats-Unis et Japon en tête, appliquent déjà
des sanctions économiques contre Pyongyang. Ces mesures de rétorsion
ont été renforcées après les tirs d’essai, le 5 juillet par la Corée
du Nord, de sept missiles qui ont terminé leur course en mer du
Japon.Le hiérarque nord-coréen – le premier à s’exprimer
publiquement depuis le test de lundi – a mis comme condition au
retour de Pyongyang aux négociations nucléaires multipartites la
levée des sanctions financières de Washington, une revendication
déjà formulée par la Corée du Nord. «Nous ne pouvons participer aux
pourparlers à six alors même qu’une série de sanctions, y compris
financières, nous sont imposées», a affirmé
M. Kim, ajoutant
que «cette question aussi dépend de l’attitude des Etats-Unis». Ces
pourparlers à six (Etats-Unis, deux Corées, Chine, Japon et Russie),
ouverts en 2003 sous les auspices de Pékin, visent à obtenir de
Pyongyang l’abandon définitif de son programme nucléaire. Ils sont
au point mort depuis novembre 2005, la Corée du Nord exigeant, comme
préalable à leur reprise, la levée des sanctions financières
américaines imposées à des entités et entreprises nord-coréennes
accusées de blanchiment d’argent et d’imprimer des faux billets.
D’autre part, les
cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis,
Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) ainsi que le Japon discutent
actuellement de la réponse à apporter à l’essai nord-coréen de
lundi. Après de nouvelles discussions mardi, le Conseil n’est pas
arrivé à concilier d’une part les points de vue américain et
japonais, qui soutiennent des sanctions dures, et chinois d’autre
part, partisan de plus de retenue.
Après de nouvelles
discussions mardi, le Conseil n’est pas arrivé à concilier d’une
part les points de vue américains et japonais, qui veulent des
sanctions dures, et chinois d’autre part, partisan de plus de
retenue. Le projet de résolution en discussion à l’ONU condamne le
test nucléaire et exige le retour de la Corée du Nord aux
pourparlers à Six (Chine, les deux Corées, Etats-Unis, Japon,
Russie), qu’elle boycotte depuis novembre 2005. Ces pourparlers
visent à faire abandonner à Pyongyang son programme nucléaire
militaire.
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