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Attentat terroriste contre le P/APW de Tizi Ouzou
Rabah Aïssat
assassiné
Transféré vers
l’hôpital de Draâ El Mizan, la victime a rendu l’âme vers 4 heures
du matin.
Rabah Aïssat, P/APW
de Tizi Ouzou, a été assassiné par un individu armé jeudi en début
de soirée vers 20 heures dans un café à Aïn Zaouia, à une
cinquantaine de km au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, avons-nous
appris de sources sécuritaires. Selon les indications fournies par
nos sources, la victime était attablée avec des amis lorsqu’un jeune
portant un gilet «Sûreté nationale» muni d’un kalachnikov s’est
approché de lui pour tirer une première balle avant de l’achever à
même le sol d’une longue rafale. Trois citoyens ont été légèrement
blessés dont un élu local. Une fois son forfait accompli, l’auteur a
pris la fuite vers une direction inconnue au milieu d’une panique
générale semée parmi les présents du café. Transféré vers l’hôpital
de Draâ El Mizan, la victime a rendu l’âme vers 4 heures du matin.
Malgré tous les efforts déployés par l’équipe médicale et la
mobilisation de civils présents sur les lieux pour un don de sang
d’une quarantaine de flacons, elle n’a pas été sauvée. Le service
médical l’ayant pris en charge a tout fait afin de lui préserver la
vie en lui retirant plusieurs balles de l’abdomen, mais il a rendu
l’âme aux environs de 4 heures du matin. Des sources médicales nous
ont confié que les balles retirées du corps de la victime étaient
explosives et du fait de la gravité des blessures, il était
impossible d’envisager le transfert vers l’hôpital de Tizi Ouzou.
Rabah Aïssat était âgé de 60 ans, père de 7 enfants. Il était à son
deuxième mandat de P/APW depuis 2002 et de 1997 à 2002 présidait l’APC
d’Aïn Zaouia. Auparavant, ancien professeur des mathématiques, puis
proviseur du lycée de Draâ El Mizan, il allait en septembre 2005
occuper le poste de secrétaire général de l’académie de Tizi Ouzou
avant sa réélection en tant que P/APW. Beaucoup de lycéens
reconnaissaient en lui la générosité et le dévouement pour avoir
aidé un bon nombre d’entre eux dans son lycée. Quant à son cursus
scolaire, un de ses anciens camarades rappelle : «Il a fait l’école
primaire ici à Aïn Zaouia, le collège à Draâ El Mizan, le lycée
Amirouche de Tizi Ouzou et puis l’université à Oran. Notons enfin,
que la dépouille mortelle du défunt a été acheminée hier matin vers
le domicile familial et que l’enterrement aura lieu aujourd’hui à
Aïn Zaouia. La dépouille sera exposée pour recueillement de 7h30 à
10 heures à Draâ El Mizan. Très tôt dans la matinée d’hier vendredi,
les autorités civiles et militaires de la wilaya de Tizi Ouzou,
notamment le wali, le commandant du secteur militaire et le colonel
de la Gendarmerie nationale se sont dépêchés audit secteur sanitaire
où ils l’ont vu à la morgue. Une foule impressionnante également
affluait vers les lieux. A 11 heures, sa dépouille mortelle a été
transportée à son domicile sis à Aïn Zaouia village, à 7 kilomètres
de Draâ El Mizan. Le domicile mortuaire avait du mal à contenir les
dizaines de personnes, proches ou habitants de la ville qui
n’arrêtaient pas d’arriver. Les membres de la direction nationale du
FFS et ceux du conseil national étaient également présents. Il est à
signaler qu’au cours de cet attentat, il y a eu deux autres blessés
légers dont un élu FFS à l’APC d Aïn Zaouia, admis, eux aussi, à
l’hôpital de Boghni, ajoutent nos sources bien informées. Nous
apprenons, par ailleurs que la dépouille du défunt sera exposée au
siège de l’APW avant l’enterrement qui aura lieu aujourd’hui samedi
dans son village.
H. M/A.M.
Haut
Présidence de la république
Barkat et Amar
Ghoul auditionnés par Bouteflika
Dans le cadre de
la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a consacré, cette
fois-ci, une séance au secteur de l’agriculture et du développement
rural. Il notera d’emblée que les politiques sociales suivies dans
le monde agricole et rural depuis l’indépendance, ont permis «une
substantielle amélioration des principaux indicateurs de
développement humain en valeur absolue». Il n’en demeure pas moins
qu’elles n’ont pas réussi à garantir la sécurité alimentaire ni à
effacer les inégalités.
Malgré les efforts
consentis dans le secteur de l’agriculture, notamment la
disponibilité en fruits et légumes couvrant largement les besoins et
dégageant même des excédents, les prix des fruits et légumes
affichés, de nos jours, restent pratiquement inabordables pour les
moyennes et petites bourses. Reste que le premier magistrat du pays
a précisé qu’en dépit des aléas climatiques, dont l’aridité, le
rythme imprimé au développement de l’agriculture algérienne en
harmonie avec le monde rural et la protection de l’environnement
démontre que l’Algérie, à moyen terme, est capable de répondre
entièrement aux besoins alimentaires de sa population et qu’il
s’agira de renforcer les capacités institutionnelles et humaines
pour la concrétisation de ces objectifs. Mis en oeuvre depuis l’an
2000, le Plan national de développement agricole (PNDA) visant
l’amélioration des performances de l’agriculture pour une
satisfaction plus effective de la sécurité alimentaire des
populations. Parmi les retombées de ce plan, la création de 1 008
000 emplois, 825 000 ha d’irrigués dont 167 000 ha et 1 000 000 ha
d’arboriculture fruitière et viticole (500 000 ha en 1999). Pour la
protection des ressources naturelles et la lutte contre la
désertification, des programmes de développement forestier et de
développement du pastoralisme et de la steppe a été mise en place.
Près de 200 000 ha ont été reboisés auxquels s’ajoutent les actions
de conservation du sol, de désenclavement, de prévention et de lutte
contre les incendies. Le chef de l’Etat a noté les tendances lourdes
porteuses d’espoir, apparues à la faveur des premiers résultats
enregistrés depuis la mise en œuvre des différents programmes du
PNDAR. Le programme de l’hydraulique permettra, une fois réalisé, de
met-tre à la disposition de l’agriculture 350 000 ha irrigués,
toutes formes d’irrigation confondues. Cette mise à niveau sera
confortée par l’élargissement du potentiel productif animal,
principalement le bovin laitier, par l’amélioration des performances
du cheptel local et par l’acquisition d’au moins 50 000 vaches
laitières/an de hautes performances. Le président soulignera,
toutefois, que les résultats du PNDAR, «ne pourront donner toute
leur mesure sans la valorisation de la production agricole par la
professionnalisation de l’activité agricole». La mise en œuvre d’une
Stratégie nationale de développement rural durable (SNDRD) a été
élaborée et sera concrétisée, à titre pilote. En juin dernier, près
de 2 000 projets de proximité de développement rural intégré ont été
mis en œuvre à titre expérimental. Ils ont concerné près de 260 000
ménages au niveau de 2 420 localités dans 821 communes et ont permis
la création de 93 000 emplois. Clôturant les débats, le Président
Bouteflika a tenu à signaler que l’agriculture économique et
protectrice de l’environnement restera une activité économique
fondamentale pour la prochaine décennie, comme il s’agit de
s’adapter aussi aux effets de l’accord d’association avec l’Union
européenne et de l’adhésion du pays à l’OMC. Par ailleurs, dans le
cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le
président Bouteflika a consacré une séance au secteur des travaux
publics. Le bilan des réalisations depuis 1999 fait ressortir un
taux de croissance de 7,1% pour l’année 2005, le secteur des travaux
publics enregistre une évolution continue en matière de réalisation
d’ouvrages et d’infrastructures livrés et lancés. Cette évolution
est illustrée par les réalisations suivantes au titre de la période
1999-2005. L’on compte 416 947 emplois créés, 3,5 millions
d’habitants désenclavés, 13 478 km de routes, 657 ouvrages d’art et
plusieurs autres réalisations, dont 44 infrastructures maritimes et
42 infrastructures aéroportuaires.
Kahina Benarab
Haut
Affaire Khalifa Bank
Les dossiers de
ministres à la Cour suprême
Les dossiers de
ministres entendus en tant que témoins seront transférés à la Cour
suprême pour examen. Ces ministres ont déjà été entendus par les
deux juges d’instruction près le tribunal de Chéraga chargés des
auditions dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte sur
l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank. C’est ce qu’a
annoncé, jeudi dernier, à l’APN, Tayeb Belaïz, ministre de la
Justice, garde des Sceaux. Il s’agit, dit-il, du deuxième volet de
cette affaire. Ce volet concerne les dossiers des personnes qui
jouissent du privilège de juridiction et qui sont poursuivies pour
«des faits en relation avec l’affaire». «Ces personnes seront
poursuivies en vertu de la loi et la chambre d’accusation de la Cour
suprême est chargée des affaires qui concernent la catégorie du
privilège de juridiction et procède elle-même à l’instruction»,
ajoute le ministre. En ce qui concerne le premier volet, relatif aux
104 personnes inculpées par ces deux magistrats dans le cadre de
cette instruction judiciaire, Tayeb Belaïz a rappelé que le dossier
de l’affaire Khalifa Bank est prêt et a été transféré du tribunal
criminel de Blida à la Cour suprême. Le ministre de la justice,
garde des Sceaux a, d’autre part, affirmé que toutes les personnes
qui jouissent du privilège de juridiction et qui sont accusées dans
l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank «ont été entendues
par devant le juge d’instruction près le tribunal de Chéraga en
qualité de témoins en première et deuxième auditions. Ils ont été
également entendus lors de séances de confrontation». Le ministre
assure que l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank «sera
jugée conformément à la loi, et les responsabilités de chacun seront
déterminées». Pour ce qui est des accusés en détention préventive
dans cette affaire, Tayeb Belaïz estime «qu’aucune personne n’a
fait l’objet d’une détention arbitraire».
Expliquant le
report du procès, le ministre a mis cela en lien avec les recours
introduits auprès de cette dernière par les accusés; il a ajouté
que la date du procès a été fixée avant que les avocats des inculpés
n’introduisent des pourvois en cassation. Le ministre a cependant
annoncé que les accusés ont introduit un recours auprès de la Cour
suprême contre cette décision, affirmant que le recours dans pareil
cas «suspend l’exécution de la décision». Il a soutenu que dans ce
cas il reviendra à la Cour suprême de statuer dans l’affaire et de
l’enrôler.
M. Abi
Haut
Gillo Pontecorvo
Le réalisateur
de «La Bataille d’Alger» est mort
Gillo Pontecorvo,
l’un des plus grands cinéastes italiens de l’après-guerre et père de
«la Bataille d’Alger», est décédé jeudi à Rome à l’âge de 86 ans.
Il existe souvent
des œuvres plus célèbres que leur auteur, mais qui ne connaît pas
«la Bataille d’Alger» et qui ne connaît pas cet ingénieux
réalisateur ? Qui n’a pas été ému par les images, les personnages de
ce film prodige et cette jeune femme de la fin du récit qui danse,
en transe, devant les soldats ennemis ? L’auteur de cette œuvre
cinématographique et l’un des géants du cinéma italien de
l’après-guerre, Gillo Pontecorvo, est décédé jeudi à Rome à l’âge de
86 ans.
Né en 1919 dans
une riche famille juive de Pise, en Toscane, il se lance dans des
études de chimie; pendant la Seconde Guerre mondiale, il exerce
comme journaliste pour plusieurs quotidiens et devient messager du
parti communiste italien avant de se tourner, en 1950, vers le
cinéma. Un métier qu’il exerce avec passion, les faits et la vie de
l’époque l’inspirent, il en fait des films. C’est ainsi que l’idée
d’un scénario sur les «événements» d’Algérie germe dans sa tête
avant que ceux-ci se terminent. «Paras», son projet attendra de
rencontrer Yacef Saâdi, ex-commandant du Front de libération
nationale (FLN) d’Alger, trois fois condamné à mort et gracié en
1958 par de Gaulle, devenu à l’indépendance le créateur de Casbah
Films, première maison de production algérienne pour pouvoir être
concrétisé. En 1965, ils montent une co-production et Gillo
Pontecorvo se lance dans la réalisation. Il épie, pendant six mois,
les archives de police, interroge des guerriers des deux camps et
recueille les souvenirs de Saâdi, il réussit à obtenir
l’autorisation de filmer sur les lieux même à La Casbah. Excepté
Jean Martin, qui joue le rôle du colonel Mathieu à la tête des
parachutistes, il n’engage aucun comédien professionnel, Yacef Saâdi
joue son propre rôle et Ali la Pointe est interprété par Brahim
Hadjaj, un jeune berger analphabète repéré sur un marché. A sa
sortie en 1966, la Bataille d’Alger remporte le Lion d’Or à Venise
en 1966 et sera primé à Cannes et nominé aux Oscars. Un tel succès
sera pourtant réprimé en France, le film est interdit, car il
culpabilise la France et montre des scènes de torture, un témoignage
de poids qui relate l’histoire de l’insurrection algéroise de 1954
jusqu’à la fin de la guerre. En 1971, le film finit par sortir avant
d’être très vite retiré des écrans. En 2003, il est projeté au
Pentagone en vue de préparer la guerre en Irak car considéré comme
un modèle d’enseignement sur la guérilla urbaine. Ce n’est qu’en
2004, 40 ans après, qu’il ressort en France et est diffusé pour la
première fois sur la télévision française. Il revient en 1971 avec «Queimada»
sur le colonialisme dans les Antilles du XIXe siècle. En 1979, il
tourne son dernier long métrage, «Ogro», qui traite du terrorisme à
travers le meurtre du successeur du général Franco et de la fin
d’une dictature. Le cinéaste italien a réalisé d’autres films, «Giovanna»
en 1956, qui relate la grève des femmes dans une usine de tissus,
«La Grande route bleue», son premier long métrage en 1957, qui
décrit la vie difficile d’un petit village de pêcheurs. «Kapo» en
1959, narre l’existence d’une jeune fille juive, internée dans un
camp de concentration et qui devient l’auxiliaire des officiers
nazis. Gillo Pontecorvo nous quitte laissant derrière lui un
production modeste mais riche et qui fait de lui l’un des grands
maîtres du 7 e art dans la péninsule.
Belkhedim Irane
Haut
FLN
Saâdani et
Bouhadja sur le finish
La restructuration
des mouhafadhas se fera après l’Aïd. Elle se poursuit, selon le
porte-parole, «lentement mais sûrement».
Saïd Bouhadja
lui-même chargé de superviser les AGE dans les wilayas de l’Oranie,
prend son temps en faisant l’aller-retour entre Constantine et Alger
et les wilayas concernées. Avant-hier, il a assisté à l’élection des
bureaux et mouhafadhas de Naâma et Béchar avant d’entamer celles de
Saïda, Tiaret, El Bayadh, Aïn Témouchent, Tlemcen et Oran.
Saïd Bouhadja a
entamé, pour rappel, la restructuration à Mascara, Relizane et Sidi
Bel-Abbès, dans le centre et l’ouest du pays sans difficulté. Mais
il reste loin derrière son pair, Amar Saïdani qui a fait le gros des
mouhafadhas du centre du pays, dont Tipasa, Bab El Oued, Draria,
Bouzaréah, Chéraga, El Harrach, Boumerdès, Cherchell, Bouira et Tizi
Ouzou.
Il procèdera à
l’élection du bureau de Dar El Beïda aujourd’hui en attendant Sétif,
Béjaia, Chlef, Aïn Defla et probablement Hussein Dey dans la
dernière semaine de ramadhan puisqu’il devra présider, tout au long
de la semaine à venir, des plénières consacrées aux débats relatifs
à la loi de finances 2007. Par extrapolation, l’opération de
renouvellement des bureaux de wilaya du Centre et de l’Ouest sera
achevée vers la fin du mois de ramadhan. Contrairement à l’Est, le
Sud et les Hauts Plateaux où l’opération est reportée pour après
l’Aïd. Pour MM. Abada, Bounekraf et Goudjil, l’étendue géographique
et le jeûne font l’essentiel des obstacles devant les superviseurs.
Or, Amar Tou, ministre de la Santé ne veut pas prendre le risque de
s’aventurer vers l’Est avant de passer l’audit, prévu avec le
président de la République. Par ailleurs, le porte-parole avance que
l’opération avance sans difficultés et dans la transparence totale.
A la question de savoir si l’option des urnes est maintenue comme
cela était prévu par l’instance exécutive pour élire les mouhafedhs,
M. Bouhadja a
expliqué que les premiers responsables seront désignés parmi les
membres du bureau élu. «Le choix est déjà établi de fait» et
d’ajouter qu’à ce niveau du processus, «la personne morale est déjà
là», autrement dit, le consensus est acquis et le superviseur ne
fait qu’avaliser le compromis. Il dira que même en passant au vote
secret c’est «l’autorité morale qui l’emportera». Toutefois, Saïd
Bouhadja insistera sur des critères définis sur lesquels est basé ce
choix, à savoir la crédibilité, l’expérience, la compétence et
surtout la disponibilité. Ce dernier critère est, selon
M. Bouhadja,
l’épreuve qui renforcera les chances d’éligibilité. Il faut
souligner que la démarche préconisée au niveau local est basée sur
l’esprit d’«alliances et de contre-alliances». Et c’est
l’instruction de vote qui l’emporte au cours des AGE. Ce qui a
poussé notre interlocuteur à dire qu’il n’y pas eu de liste unique.
Chaque liste présente son candidat et le consensus se fait autour
d’un nom à désigner par compromis.
Mais il reste à
dire que ces affinités détermineront la suite de la tendance qui
prédominera lors des prochaines échéances électorales.
S. B.
Haut
RND
La prudence
sans faille de Ouyahia
Le parti en effet,
n’a pas l’intention de se jeter dans la gueule du loup en anticipant
sur des sujets qui risquent de lui attirer les foudres d’un
président de la République qui a fait le choix, ce n’est plus un
secret, d’opter pour le FLN comme instrument privilégié. Pour
embarrassante, la situation que le RND vit actuellement, l’est
vraiment. A plus d’un titre le parti de Ahmed Ouyahia donne
l’impression de quelqu’un que l’on veut, mais sans réussir pour le
moment, éjecter une fois la mission accomplie. Car jamais depuis le
départ du gouvernement de Ahmed Ouyahia, le RND n’a paru aussi
fragile alors que les charges à son encontre se sont intensifiées
ces dernières semaines de la part, le comble, de ses propres
«partenaires» de l’Alliance présidentielle, le FLN en tête qui rage,
lui, d’en finir une fois pour toute avec un parti qui a réussi à le
supplanter dans les arcanes du pouvoir. Et pour abattre la bête
blessée, les détracteurs de Ouyahia n’excluent aucune voie, fut-elle
même illégale. C’est donc bien malgré lui que l’ancien parti
majoritaire se retrouve au centre de cette situation qui ne lui
jamais été aussi défavorable. Chose qui explique en partie la
prudence de Ouyahia face aux dossiers de l’actualité. Car le parti
en effet, n’a pas l’intention de se jeter dans la gueule du loup en
anticipant sur ses des sujets qui risquent de lui attirer les
foudres d’un président de la République pour qui le choix du FLN
comme partenaire n’est plus un secret. Et c’est dans cette seule et
unique perspective que l’on a vu – une première – un Ouyahia,
saluant l’appel de Rabah Kébir aux terroristes récalcitrants. C’est
aussi dans ce cadre là que le soutien du RND à la politique de
Bouteflika, bien que éminemment
tactique, ne
souffre pour l’instant d’aucune nuance à l’exception peut-être du
choix du régime politique pour lequel le parti a déjà fait son choix
en s’opposant mezza voce au régime ultra présidentiel. Cela arrive
alors que son frère ennemi, le FLN profitant à qui mieux-mieux de
cette fragilité pour reconquérir son pouvoir d’antan et faire, avec
le concours de plusieurs institutions de l’Etat, mais pas toutes,
main- basse sur l’ensemble des arcanes du pouvoir. Tout cela sans
doute avec le consentement, voire le coup de pouce du chef de l’Etat
en personne. On ne peut ne pas voir dans les Nouaceri et Kacem Kébir
qui choisissent ce moment pour lancer leur raid sur le parti, ou
dans certains élus locaux, ceux de Biskra, qui ont annoncé déserter
les rangs du parti pour rejoindre ceux du FLN avec l’aval d’un
Belkhadem tout heureux d’une revanche dont il rêvait depuis belle
lurette, une concordance qui ne relève d’aucun hasard.
Amine Goutali
Haut
Législatives 2007
Hanoune insiste
sur le vote à la proportionnelle
La charte pour la
paix et la réconciliation nationale est un «couronnement» du retour
de la paix en Algérie, a indiqué jeudi à Alger, la secrétaire
générale et porte-parole du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa
Hanoune. Intervenant lors de l’émission «Le rendez-vous du jeudi» de
la Chaîne II de la Radio nationale, Mme Hanoune a noté que
«l’existence de cette charte est une victoire, car elle dénote de la
démarche positive de l’Etat», ajoutant qu’elle avait appelé le
peuple et les militants du PT à voter pour ce document et ce,
«indépendamment de son contenu». Tout en faisant remarquer que des
nations se sont effondrées à cause des crises de moindre gravité, la
secrétaire générale du PT a estimé que «l’on ne peut pas résorber
une crise de 15 ans en six mois». A ce titre, elle a affirmé que «le
processus de paix est loin d’être achevé en Algérie», appelant à cet
effet à «ouvrir le débat sur les disparus» car «l’on n’a pas intérêt
à bâcler ce dossier». Par ailleurs, Mme Hanoune, qui a refusé de
s’exprimer sur la révision constitutionnelle du fait que «sa teneur
ne soit pas encore connue», a plaidé «pour le dialogue, loin de
toutes violence ou exclusion». Evoquant les prochains rendez-vous
électoraux, notamment les législatives de 2007, elle s’est déclarée
en faveur d’un scrutin à la proportionnelle, considérant que ce mode
de scrutin «consolide le multipartisme et permet également aux
femmes de participer aux élections».
La secrétaire
générale du PT s’est dit «confiante» quant aux résultats de son
parti, en prévision des prochaines élections dans la mesure où elle
considère que «le PT, grâce à la constance de sa politique, a gagné
en sympathie et s’est structuré davantage pour se positionner en
force politique». Dans le même ordre d’idées,
Mme Hanoune a fait
savoir que son parti a recueilli
900 000 signatures
sur
les 1 000 000
prévues, pour l’abrogation de la loi sur les hydrocarbures. Enfin,
au sujet de la signature du pacte national économique et social,
elle a affirmé que «la paix sociale ne se décrète pas, mais se
construit», relevant que plus de 900 000 retraités n’ont pas
bénéficié des augmentations décidées par le président de la
République. Elle a, par ailleurs, demandé de «dresser le bilan de
l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne», entré
en vigueur depuis une année.
Amine B.
Haut
Aéroport d’Alger
L’EGSA crée une
nouvelle filiale
L’entreprise de
gestion des services et infrastructures aéroportuaires d’Alger a
créé une filiale à la requête et à la diligence de Boultif Mohamed
Salah, directeur général de l’Entreprise de gestion des services
aéroportuaires. Ayant le statut d’Epic, sous la forme juridique EPE/SPA,
elle a pour objet, l’acquisition, la construction, l’exploitation,
la maintenance et le développement d’installations et
infrastructures aéroportuaires, la fourniture de prestations de
service dans le domaine aéroportuaire, la valorisation et
l’exploitation de tout actif mobilier ou immobilier acquis ou
réalisé sur fonds propres, reçus en dotation ainsi que ceux qui lui
sont affectés pour les besoins de service public ainsi que
l’exploitation et l’entretien du réseau de distribution de
l’électricité et du gaz situé dans sa zone de desserte. M. Allache
Tahar été désigné en qualité de président du conseil
d’administration, ayant en charge également la direction générale de
la société. A ce titre, il exerce la fonction de président-directeur
général avec les pouvoirs les plus étendus prévus par les statuts.
K. B.
Haut
Enahdha
«La hausse des
salaires est insuffisante»
Les augmentations
de salaires décidées lors de la dernière tripartite constituent «un
pas positif mais insuffisant» pour améliorer le niveau de vie du
citoyen algérien, a estimé le mouvement Enahdha. Dans un communiqué
rendu public à l’issue de la réunion de son bureau national mercredi
et jeudi, le mouvement a précisé que «les augmentations de salaires
intervenues jusqu’à présent constituent un pas positif, mais
demeurent insuffisantes au regard des conditions de vie difficiles
des citoyens et de la faiblesse du pouvoir d’achat». S’agissant du
pacte économique et social, le mouvement considère qu’en dépit de
ses aspects «positifs», celui-ci comporte néanmoins «des aspects
négatifs, notamment la non-association de tous les syndicats
représentant les travailleurs». S’agissant du volet économique et
social, le mouvement a exprimé son «inquiétude quant à l’ampleur
prise par le fléau de la corruption et les atteintes à l’économie
nationale».
Haut
Privatisation
Rebrab dénonce
l’exclusion du privé national
Sur un ensemble de
1 270 entreprises proposées à la privatisation, quelque 396 ont pu
être vendues.
La volonté
politique d’achever le processus de privatisation existe chez les
pouvoirs publics mais elle demeure insuffisante et doit être mise en
œuvre par «une réforme réelle» des textes régissant ce processus en
vue d’optimiser et de rentabiliser le secteur industriel national,
selon l’unanimité des participants à un débat organisé par le Forum
des chefs d’entreprises (FCE). Sur un ensemble de 1 270 entreprises
proposées à la privatisation, quelque 396 ont pu être vendues, selon
des chiffres récents du ministère des Participations et de la
Promotion des investissements cités par le président du Forum, M.
Omar Ramdane. S’exprimant lors d’une conférence débat organisée
mercredi dans la soirée autours du thème des privatisations,
plusieurs intervenants, notamment des opérateurs économiques privés
et des anciens ministres, ont déploré le retard accusé dans
l’achèvement de ce processus engagé en 1995, imputant ce retard
essentiellement aux lois et textes réglementant la vente par l’Etat
des entreprises publiques. Ainsi, le président du groupe Cevital,
M. Issad Rebrab, a
reconnu que les conditions de privatisation «ont exclu les
opérateurs privés nationaux» en leur imposant des critères qui ne
sont pas à leur portée au profit des étrangers. «Avec cette
politique, quelque 14 milliards de dollars seraient transférés à
l’étrangers sous forme de dividendes d’ici 2010» par les opérateurs
économiques étrangers opérant en Algérie, a-t-il prévenu soulignant
que l’investissement réalisé par les opérateurs nationaux demeure le
principal vecteur de développement économique.
M. Rebrab propose
à cet effet de fusionner toutes les Sociétés de gestion des
participations (SGP) existantes en trois ou quatre grandes entités
avec un cahier de charge «transparent et équitable» en vue d’achever
ce processus dans trois ans au maximum. L’intervention du patron de
Cevital a été précédée par un exposé présenté par M. Ramdane dans
lequel il s’est étalé sur le bilan de 11 ans de privatisation. Le
FCE constate dans ce cadre que 70% des repreneurs des entreprises
publiques sont des opérateurs nationaux, alors que les
Investissements directs étrangers (IDE) n’ont pas pu «véritablement
y contribuer de façon décisive jusqu’à présent». Côté emploi, les
opérations de privatisation réalisées n’ont pas conduit à des pertes
d’emplois mais elles ont permis de créer de nombreux postes de
travail, selon le FCE. Ainsi, un bilan officiel publié en juin
dernier a fait état du maintien de 15 400 emplois et de la création
de 9 113 nouveaux postes. Par ailleurs, le patron du FCE a déploré
que le maintien d’un secteur de production public inefficace
constitue de plus en plus de «frein pour l’essor» de l’économie
nationale. Dans le même contexte, M. Ramdane a jugé «irréalistes»
les conditions de financement de l’acquisition des entreprises
publiques par des repreneurs privés et qui ont été confirmées
récemment par les pouvoirs publics. Par ailleurs, les débats engagés
autours de ce thèmes ont été essentiellement animés par des anciens
ministres tels que M. Abdelkrim Harchaoui (Finances) qui a voulu que
cette rencontre soit tenue «en présence de ministres en fonction».
La rencontre de cette soirée, la dernière du mois sacré du ramadhan,
a été conclue par une invitation adressée par le FCE au ministre de
la Participation,
M. Abdelhamid
Temmar, pour apporter «son point de vue» et écouter les
préoccupations des opérateurs nationaux privés sur le thème. Drôle
de pacte social dirions-nous…
Redouane A.
Haut
Nadir Hacene à propos de l’accession de l’Algérie à l’OMC
«Il faut
négocier sereinement»
Lors d’une
conférence de presse animée, mercredi dernier, au siège national du
Front des forces socialistes (FFS) par Maître Nadir Hacene, docteur
en droit communautaire et avocat au barreau de Paris, plusieurs
thèmes aussi riches que variés ont été débattus. Mais celui qui
s’est taillé la part du lion est celui de l’accord d’association de
l’Algérie avec l’Union européenne et l’accession à l’Organisation
mondiale du commerce. Evoquant l’adhésion de l’Algérie à l’OMC,
Maître Nadir Hacene a estimé que «cette dernière ne représente aucun
danger, d’autant plus qu’une période de dix ans est accordée aux
pays désirant y adhérer pour réaliser la mise à niveau de
l’économie nationale.» Tout en gardant une certaine retenue par
rapport aux réalités et circonstances, un peu défavorables, pour
lesquelles l’Algérie a entamé ses négociations avec l’UE et l’OMC,
le conférencier n’a pas hésité à qualifier «cette dernière de vrais
rounds de boxe.» Pour le cas de notre pays, l’invité du Front des
forces socialistes, dira qu’il «faudrait du temps, surtout que
l’Algérie présente un critère un peu distingué, à savoir les
hydrocarbures. Notre pays ne veut pas qu’on touche à ce secteur
névralgique alors que l’OMC le convoite.» C’est pour cette raison, a
indiqué le conférencier, «que l’Algérie doit, ou bien, accéder à
cette organisation, ou bien, rester isolée. Si elle doit y adhérer,
elle devra être prête à subir le raz-de-marée américain, d’où la
nécessité de se mettre à niveau.» Toutefois, l’invité du jour a
tenu à préciser que l’Algérie doit négocier son adhésion à l’OMC le
plus souverainement possible. Quant à la façon avec laquelle les
pays de l’Union du Magreb arabe sont allés négocier leur adhésion à
l’OMC, Maître Nadir Hacene a déploré «le fait que chaque pays ait
négocié seul alors qu’il fallait le faire ensemble.» Pour ce qui est
appelé la zone de libre-échange, le conférencier a estimé qu’il faut
qu’elle le soit beaucoup plus qu’elle ne l’est actuellement. «Pour
parler d’une zone de libre-échange, il faut que les hommes puissent
circuler librement et les visas doivent être délivrés sans
contraintes.» Les Etats ayant déjà adhéré à l’OMC ont mis des années
à y adhérer,
précisera-t-il.
Abordant le volet sécuritaire, l’orateur rappellera que «l’Union
européenne compte entretenir un vaste territoire sécurisé pour
espérer à une paix chez eux.» Interrogé par l’ex-secrétaire général
du plus vieux parti de l’opposition démocratique, Ahmed Djedaï, qui
estime que l’Algérie a négocié avec une seule jambe et ce, en
dissociant la politique de l’économie, le conférencier a fait savoir
qu’on ne peut pas séparer l’une de l’autre. Parlant de la
concurrence qui devrait être rude, ce dernier affirmera que
«celle-ci n’est pas une raison pour ne pas négocier, en souhaitant
toutefois qu’il y ait une consultation populaire.» Et pour réussir
cette opération, Maître Nadir Hacene insistera sur «la nécessité de
mettre au diapason l’appareil bancaire et une politique économique
cohérente car les potentialités, à l’image de la pêche existent.»
Par ailleurs,
interrogé sur des questions d’ordre éminemment politique, le
conférencier n’a donné aucune réponse.
Djamel Oukali.
Haut
Belaïz en a fait l’annonce ce jeudi
Prochaine
adoption d’un statut des greffiers
Le projet de
statut des greffiers a été soumis aux départements ministériels et
débattu au niveau du secrétariat général du gouvernement. Dans sa
réponse, jeudi, à une question d’un député lors d’une séance
plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux
questions orales, Tayeb Belaïz, ministre de la Justice, garde des
Sceaux a indiqué que le 3e article du statut de la Fonction publique
stipule l’élaboration d’un statut pour les greffiers. Constituant
une partie principale de la réforme du secteur de la justice et un
«pilier de l’action judiciaire», les greffiers sont pris en charge
par le ministère de la Justice, notamment en matière de formation,
d’amélioration des conditions socioprofessionnelles et de statut
particulier. Ainsi, 1 447 greffiers ont bénéficié d’une formation de
base entre 2000 et 2006, 1 160 autres ont eu droit à une formation
spécialisée à l’intérieur du pays et 28 à l’étranger (France et
Belgique). 2 525 greffiers ont déjà bénéficié d’une formation
continue et 6 282 autres d’une formation en informatique et en
anglais. En mentionnant l’amélioration de l’encadrement qui se «fait
au niveau de l’Ecole nationale de formation des greffiers qui compte
plusieurs antennes à travers le pays», le ministre a mentionné la
création de plusieurs autres centres de formation à travers le
pays. Concernant l’amélioration des conditions socioprofessionnelles
des greffiers, le ministre a indiqué que ces derniers «ont bénéficié
d’une augmentation de 30% du salaire en 2003 et de 35% en 2005»,
alors que la prime de rendement a augmenté entre 5 et 25 % en 2003.
De nombreux greffiers, a-t-il ajouté, ont «bénéficié en 2004 de
logements de fonction en vertu d’un arrêté ministériel». Pour le
ministre, «aucun jugement ni décision ne peuvent être pris par
quelques parties judiciaires que ce soient sans la signature du
greffier», ajoutant que «sans sa présence et sa signature, aucune
enquête ne peut être menée ni aucun procès-verbal ou constat
établi». Les greffiers travaillent au niveau des tribunaux, des
cours, de la Cour suprême, du Conseil d’Etat et il y a même ceux qui
sont délégués dans des établissements ministériels. Leur nombre
passera à 10 210 à la fin de l’année en cours. Une hausse de 17,44
% est déjà enregistrée par rapport à l’année 2000. Cependant, les
efforts déployés par le ministère pour améliorer les conditions
socioprofessionnelles des greffiers sont qualifiés d’insuffisants,
selon le député auteur de la question.
K. S.
Haut
Normalisation
Dix ans de
retard
L’Algérie a
franchi des pas importants en matière e normalisation industrielle
mais il lui reste à rattraper un retard d’au moins dix années dans
ce domaine décisif pour l’entrée du pays dans le commerce
multilatéral, soulignent les milieux spécialisés à la veille de la
journée mondiale de la normalisation célébrée le 14 octobre de
chaque année.
A ce jour, quelque
trois cents (300) entreprises algériennes ont été certifiées au
système management de la qualité ISO 9000, a annoncé cette semaine
L’Institut algérien de normalisation (IANOR). «Ce chiffre
considérable reflète les énormes progrès qu’a réalisés l’Algérie
dans le domaine de la normalisation et elle est ainsi en train de
rattraper une décennie de retard», a commenté le directeur général
de l’Institut, M. Mohamed Chaib Aissaoui, lors d’un point de presse.
Selon les spécialistes, le processus pourrait encore s’accélérer à
condition que soient rapidement mis en application les trois décrets
exécutifs adoptés en 2005 en application de la loi de juin 2004
relative à la normalisation et en particulier le dispositif
d’évaluation de la conformité.
C’est que les
laboratoires d’évaluation existent dans le pays mais encore faut-il
qu’ils soient accrédités car «l’accréditation est le socle de
normalisation», selon les termes de M. Aissaoui.
Haut
Un lot d’armes de guerre récupéré à Berriane
Quatre
terroristes neutralisés
Deux terroristes
ont été abattus, deux autres arrêtés et un lot d’armes de guerre
récupéré par les services de sécurité dans un barrage effectué ce
jeudi, près de Berriane, 45 km au nord de Ghardaïa, a-t-on appris
auprès de sources concordantes.
Agissant sur
information, les services de sécurité ont également récupéré un
camion transportant ces terroristes à destination du nord du pays.
Les deux corps des
terroristes abattus, souligne la même source, ont été acheminés vers
la morgue de l’hôpital de Ghardaïa.
Haut
Loi de finances 2007
Un nouveau
cadre de règlement du budget attendu
L’Algérie est en
passe d’avoir, pour la première fois, un cadre règlement de loi de
finances.
Après plusieurs
jours de discussions au niveau de la commission parlementaire, le
premier argentier exposera ce matin en plénière le projet de loi de
finances au titre de l’exercice 2007. Ficelé (à l’origine) en 91
articles avant d’être amélioré et amendé au niveau de la commission
des finances, le projet de M. Medelci apporte de nombreux
allègements fiscaux et parafiscaux pour favoriser l’investissement
créateur d’emplois et impulser le développement. Le ministre des
Finances plaidera pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie
indépendante pour un projet de loi basé sur une approche d’objectifs
qui ne laisse plus de place à l’approche classique de budgets de
moyens et de gestion.
De l’avis d’un
spécialiste, l’Algérie est en passe d’avoir pour la première fois un
cadre règlement de loi de finances. «La loi de finances qui se fait
à la base des moyens sera désormais élaboré à la base des
objectifs», est-il souligné. «Une enveloppe financière est allouée
dorénavant à la base d’obligation de résultats», explique-t-on.
Chaque
ministre rendra
désormais compte de ses dépenses devant les institutions de l’Etat.
Ce cadre réglementaire aura pour effet direct l’annulation de la
lourdeur bureaucratique inhérente à l’autorisation de programme et
le sujet de payement, etc, développe notre interlocuteur. Le budget
adopté par la commission de finances, ajoute notre source, puis
votée, le ministre est seul maître à bord dans l’application de son
programme. Cette attitude inédite émane du souci de rendre plus
souple l’exercice financier. Une vision moderne inspiré des systèmes
allemand et français qui ont réussi à apporter de l’efficacité
économique en matière de célérité dans les réalisations des projets
à long terme qui requièrent des rallonges de délais et de budget sur
plusieurs années et permettant de faciliter le contrôle de ces
budgets sectoriels. Cette nouvelle réglementation entre dans le
cadre des réformes du système financier. Introduite en Algérie au
titre de ces réformes, elle est littéralement calquée sur
l’expérience allemande en la matière. En effet l’expertise allemande
y est pour beaucoup dans l’élaboration de ce cadre réglementaire des
experts allemands en matière d’élaboration de budget ont séjourné
plusieurs mois en Algérie pour encadrer un groupe de travail
algérien afin d’instituer une nouvelle méthode de budgétisation.
Désormais les budgets de certains département et secteurs
socioéconomiques ne seront plus limités à une année mais sur trois
ans et plus. Pour preuve et à titre d’exemple l’autoroute est-ouest
ne peut se réaliser en deux ou trois ans. Un secteur dont le budget
ne peut être arrêté sur une année. C’est ce qui suggère, selon notre
source, l’adoption de budgets par objectifs. Puis intervient la loi
de règlement de budget qui est un cadre qui permet le contrôle de la
loi de finances. Le Parlement interviendra par la suite pour
interpeller un tel ministre en lui demandant des comptes et des
explications sur les placements des titres de son budget. Les
députés seront assistés par la Cour des comptes et d’autres
organismes spécialisés en matière d’expertise financière,
économique, et commerciale. A noter que la France qui a accédé à
cette méthode en l’an 2000 a certes atteint la vitesse de croisière
sans pour autant pouvoir maîtriser son sujet.
Salah Bey
Haut
Alger solde sa dette avec les USA
600 millions de
dollars seront remboursés
Les Etats-Unis ont
accepté la demande de l’Algérie pour rembourser la moitié restant de
sa dette extérieure contractée auprès de ce pays. Dans un message
adressé au Président Bouteflika, le Président américain George W.
Bush a indiqué être «heureux de vous informer que les Etats-Unis
accueillent favorablement et acceptent le paiement par anticipation
en valeur nominale de la dette en suspens due au Département de
l’Agriculture américain». Il ajoute : «Votre offre de paiement par
anticipation démontre une gestion solide de la dette et constitue
un garant de l’engagement de l’Algérie pour le développement et la
réforme sociale et économique». La lettre du Président américain
vient en réponse à celle qui lui a été adressée par le président de
la République, Abdelaziz Bouteflika dans laquelle il a exprimé la
volonté de l’Algérie de rembourser par anticipation l’intégralité de
sa dette auprès du Club de Paris, détenue par les Etats-Unis
d’Amérique. Pour rappel, sur les 1,2 milliard de dollars de dette,
l’Algérie a déjà remboursé 625 millions de dollars envers les
Etats-Unis.
Ce montant a fait
l’objet d’un accord bilatéral de remboursement par anticipation de
la dette algérienne rééchelonnée, signé en juin dernier. Les
Etats-Unis avaient opté pour un paiement partiel des créances
détenues sur l’Algérie, puisque le Club de Paris autorise les Etats
créanciers à choisir cette méthode de remboursement de la dette
rééchelonnée comme il les autorise à opter pour un paiement total.
La dette extérieure algérienne devra tomber à
5 milliards de
dollars d’ici à la fin de l’année en cours. L’Algérie a payé par
anticipation un montant de 12 milliards de dollars, composé de la
dette rééchelonnée contractée auprès du Club de Paris (7,9
milliards de dollars), du Club de Londres (près de 800 millions de
dollars) ainsi que des crédits multilatéraux pour un montant de près
de 4 milliards de dollars contractés auprès des institutions
financières internationales, telles que la Banque mondiale et la
Banque africaine de développement. Le remboursement par anticipation
a permis à l’Algérie d’économiser près de 2 milliards de dollars au
titre des intérêts, des commissions du service de la dette et des
autres charges financières assortissant les prêts contractés et qui
devaient être remboursés, selon l’échéancier initial, entre 2006 et
2011. Dans une récente déclaration, Mourad Medelci a indiqué qu’en
plus des accords conclus, celui de l’annulation de la dette
algérienne avec la Russie, estimée à 4,737 milliards de dollars, a
permis à l’Algérie de régler globalement entre 2004 et 2006 une
dette externe pour un montant de 16 milliards de dollars.
Karima Sebai
Haut
Manuel scolaire
L’acheminement
défaillant
La distribution du
manuel scolaire constitue, vraisemblablement, un véritable
casse-tête pour le département de l’Education nationale. C’est du
moins ce qu’on peut traduire de la déclaration de Boubekeur
Benbouzid, faite jeudi dernier en marge de la séance plénière de l’APN,
consacrée aux questions orales. Le ministre qui annonce la
mobilisation pour la rentrée prochaine de quelques 65 manuels
scolaires souligne que «le problème du livre scolaire sera
définitivement réglé à partir de l’année prochaine». Selon M
Benbouzid, le problème de distribution s’est posé en particulier en
terme d’acheminement et de répartition, notamment au niveau de la
wilaya d’Alger où, a-t-il précisé, les «prévisions ont été mal
établies». «C’est la raison pour laquelle nous veillons à ce que le
manuel soit acheminé au niveau de l’ensemble des établissements
scolaires», a-t-il encore enchaîné. Dans le même chapitre, évoquant
les erreurs constatées dans certains manuels, il fait savoir qu’«une
commission nationale a été mise en place pour corriger les erreurs
relevées». Par ailleurs, répondant aux questions de députés qui ont
trait aux écoles privées, le ministre de l’Education nationale n’a
pas manqué l’occasion pour réitérer les mises en garde de son
département adressées aux directeurs d’établissements scolaires qui
ne se conforment pas au cahier des charges. A ce propos, sans pour
autant préciser leur nombre ni la région dans laquelle ils sont
établies, le ministre indique qu’«il y a des écoles privées qui ne
veulent pas respecter les lois de la républiques. Nous avons mené
des enquêtes qui ont révélé que certains établissements scolaires
privés dispensent des cours en langues étrangère à nos enfants. La
matière de l’histoire en particulier. Ces établissements sont
d’ailleurs destinataires d’avertissements. S’ils persistent dans
leurs démarches, nous allons procéder à leur fermeture dans les tout
prochains jours. Nous sommes là pour appliquer les lois de la
République». Dans la foulée, il fait rappeler que «le contrôle de
ces établissements se fera de près et sans
discontinuité».
M. Kechad
Haut
Revalorisation des pensions de retraite
Louh accuse
Azzi
Louh a décliné
jeudi toute responsabilité de son département dans la situation de
blocage à laquelle font face les retraités concernant l’application
de la directive du président de la république quant à l’augmentation
des pensions de la retraite.
Il ne manquera
pas, dans une déclaration faite,
en marge de la
séance plénière de l’APN consacrée aux questions orales, de pointer
un doigt accusateur à l’adresse du conseil de l’administration de la
Caisse nationale de la retraite (CNR), dont le président de la
Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) est membre.
M.Louh a clairement évoqué l’actuel conflit opposant M. Azzi au
directeur général de la CNR. Il rappellera que «les problèmes des
retraités se règlent au niveau du Conseil d’administration de la
Caisse nationale de retraite. C’est le conseil d’Administration de
cette Caisse, qui doit régler les problèmes du régime de la
retraite, où le président de la Fédération nationale des
travailleurs retraités (FNTR) est membre» a précisé le ministre
invitant les «antagonistes» à ne pas faire sortir le conflits du
cercle de la CNR. M. Louh invitera par ailleurs les membres du
Conseil d’administration de la CNR à «formuler des propositions,
concernant les problèmes des retraités», à son département
ministériel. En réponse à une autre question orale posée par un
député l’APN, le ministre a indiqué que son département poursuivra
«de manière rigoureuse la campagne d’assainissement du secteur de la
sécurité sociale et ce dans le cadre de la loi». «Personne ne pourra
entraver la volonté du secteur à lutter contre la corruption et les
réseaux d’intérêts dans la sécurité sociale». En consécration de la
politique d’assainissement de ce secteur, M. Louh a rappelé qu’il
était «nécessaire de prendre des mesures pour lutte contre la
falsification des ordonnances médicales, les escroqueries ou encore
le détournement des fonds des travailleurs». Il citera, entre autres
mesures, prises par le ministère «l’adoption du système de
remboursements par poste en raison de la falsification constatée
dans plusieurs dossiers. Cette mesure présente aussi l’avantage
d’éviter la longue attente que doit endurer l’assuré devant les
guichets de paiement». Il annoncera également l’utilisation
prochaine de la carte magnétique.
Fatima Arab
Haut
17 octobre 1961
Les restes de
Bedar Fatima rapatriés
Les restes de
Badar Fatima, une victime de la répression sanglante de 17 octobre
1961 à Paris, seront rapatriés demain vers l’Algérie pour être
réinhumés au cimetière des moudjahidine de Tichy, dans la wilaya de
Béjaïa. Les restes de cette moudjahida, qui fut jetée dans la Seine
ce 17 octobre 1961, ont été exhumés hier matin du cimetière de
Stains, une commune située en Seine-Saint-Denis (région parisienne)
qui a été l’un des lieux de cette répression policière dont ont été
victimes de nombreux Algériens sortis manifester pour une Algérie
indépendante et contre le couvre-feu décrété par le préfet de police
de l’époque, Maurice Papon. Nombre de personnes, dont des
moudjahidines ayant vécu cette répression policière, un représentant
du consulat d’Algérie à Bobigny ainsi que le maire de Stains et
l’historien et écrivain Jean-Luc Einaudi ont assisté à cette
cérémonie de recueillement, aux côtés des membres de la famille de
Bedar Fatima. Pour le frère de la martyre comme pour ses deux sœurs
présentes à ce recueillement, le rapatriement et la réinhumation des
restes de leur sœur dans son pays constituent «une très important
action». «Notre sœur est reconnue aujourd’hui martyre de la nation,
une moudjahida», a souligné Joudi en cachant mal son émotion.
Haut
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M.Merkouche
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