Evénement

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Attentat terroriste contre le P/APW de Tizi Ouzou

Rabah Aïssat assassiné

Présidence de la république

Barkat et Amar Ghoul auditionnés par Bouteflika

Affaire Khalifa Bank

Les dossiers de ministres à la Cour suprême

Gillo Pontecorvo

Le réalisateur de «La Bataille d’Alger» est mort

FLN

Saâdani et Bouhadja sur le finish

RND

La prudence sans faille de Ouyahia

Législatives 2007

Hanoune insiste sur le vote à la proportionnelle

Aéroport d’Alger

L’EGSA crée une nouvelle filiale

Enahdha

«La hausse des salaires est insuffisante» 

Privatisation

Rebrab dénonce l’exclusion du privé national

Nadir Hacene à propos de l’accession de l’Algérie à l’OMC

«Il faut négocier sereinement»

Belaïz en a fait l’annonce ce jeudi 

Prochaine adoption d’un statut des greffiers

Normalisation

Dix ans de retard

Un lot d’armes de guerre récupéré à Berriane

Quatre terroristes neutralisés

Loi de finances 2007

Un nouveau cadre de règlement du budget attendu

Alger solde sa dette avec les USA

600 millions de dollars seront remboursés

Manuel scolaire

L’acheminement défaillant

Revalorisation des pensions de retraite

Louh accuse Azzi

17 octobre 1961

Les restes de Bedar Fatima rapatriés

 

 14/10/06

 

Attentat terroriste contre le P/APW de Tizi Ouzou

Rabah Aïssat assassiné

Transféré vers l’hôpital de Draâ El Mizan, la victime a rendu l’âme vers 4 heures du matin.

Rabah Aïssat, P/APW de Tizi Ouzou, a été assassiné par un individu armé jeudi en début de soirée vers 20 heures dans un café à Aïn Zaouia, à une cinquantaine de km au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, avons-nous appris de sources sécuritaires. Selon les indications fournies par nos sources, la victime était attablée avec des amis lorsqu’un jeune portant un gilet «Sûreté nationale» muni d’un kalachnikov s’est approché de lui pour tirer une première balle avant de l’achever à même le sol d’une longue rafale. Trois citoyens ont été légèrement blessés dont un élu local. Une fois son forfait accompli, l’auteur a pris la fuite vers une direction inconnue au milieu d’une panique générale semée parmi les présents du café. Transféré vers l’hôpital de Draâ El Mizan, la victime a rendu l’âme vers 4 heures du matin. Malgré tous les efforts déployés par l’équipe médicale et la mobilisation de civils présents sur les lieux pour un don de sang d’une quarantaine de flacons, elle n’a pas été sauvée. Le service médical l’ayant pris en charge a tout fait afin de lui préserver la vie en lui retirant plusieurs balles de l’abdomen, mais il a rendu l’âme aux environs de 4 heures du matin. Des sources médicales nous ont confié que les balles retirées du corps de la victime étaient explosives et du fait de la gravité des blessures, il était impossible d’envisager le transfert vers l’hôpital de Tizi Ouzou. Rabah Aïssat était âgé de 60 ans, père de 7 enfants. Il était à son deuxième mandat de P/APW depuis 2002 et de 1997 à 2002 présidait l’APC  d’Aïn Zaouia. Auparavant, ancien professeur des mathématiques, puis proviseur du lycée de Draâ El Mizan,  il allait en septembre 2005 occuper le poste de secrétaire général de l’académie de Tizi Ouzou avant sa réélection en tant que P/APW. Beaucoup de lycéens reconnaissaient en lui la générosité et le dévouement pour avoir aidé un bon nombre d’entre eux dans son lycée. Quant à son cursus scolaire, un de ses anciens camarades rappelle : «Il a fait l’école primaire ici à Aïn Zaouia, le collège à Draâ El Mizan, le lycée Amirouche de Tizi Ouzou et puis l’université à Oran. Notons enfin, que la dépouille mortelle du défunt a été acheminée hier matin vers le domicile familial et que l’enterrement aura lieu aujourd’hui à Aïn Zaouia. La dépouille sera exposée pour recueillement de 7h30 à 10 heures à Draâ El Mizan. Très tôt dans la matinée d’hier vendredi, les autorités civiles et militaires de la wilaya de Tizi Ouzou, notamment le wali, le commandant du secteur militaire et le colonel de la Gendarmerie nationale se sont dépêchés audit secteur sanitaire où ils l’ont vu à la morgue. Une foule impressionnante également affluait vers les lieux. A 11 heures, sa dépouille mortelle a été transportée à son domicile sis à Aïn Zaouia village, à 7 kilomètres de Draâ El Mizan. Le domicile mortuaire avait du mal à contenir les dizaines de personnes, proches ou habitants de la ville qui n’arrêtaient pas d’arriver. Les membres de la direction nationale du FFS et ceux du conseil national étaient également présents. Il est à signaler qu’au cours de cet attentat, il y a eu deux autres blessés légers dont un élu FFS à l’APC d Aïn Zaouia, admis, eux aussi, à l’hôpital de Boghni, ajoutent nos sources bien informées.  Nous apprenons, par ailleurs que la dépouille du défunt sera exposée au siège de l’APW avant l’enterrement qui aura lieu aujourd’hui samedi dans son village.    

H. M/A.M.

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Présidence de la république

Barkat et Amar Ghoul auditionnés par Bouteflika

Dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement,  le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a consacré, cette fois-ci, une séance au secteur de l’agriculture et du développement rural. Il notera d’emblée que les politiques sociales suivies dans le monde agricole et rural depuis l’indépendance, ont permis «une substantielle amélioration des principaux indicateurs de développement humain en valeur absolue». Il n’en demeure pas moins qu’elles n’ont pas réussi à garantir la sécurité alimentaire ni à effacer les inégalités.

Malgré les efforts consentis dans le secteur de l’agriculture, notamment la disponibilité en fruits et légumes couvrant largement les besoins et dégageant même des excédents, les prix des fruits et légumes affichés, de nos jours, restent pratiquement inabordables pour les moyennes et petites bourses. Reste que le premier magistrat du pays a précisé qu’en dépit des aléas climatiques, dont l’aridité, le rythme imprimé au développement de l’agriculture algérienne en harmonie avec le monde rural et la protection de l’environnement démontre que l’Algérie, à moyen terme, est capable de répondre entièrement aux besoins alimentaires de sa population et qu’il s’agira de renforcer les capacités institutionnelles et humaines pour la concrétisation de ces objectifs. Mis en oeuvre depuis l’an 2000, le Plan national de développement agricole (PNDA) visant l’amélioration des performances de l’agriculture pour une satisfaction plus effective de la sécurité alimentaire des populations. Parmi les retombées de ce plan, la création de 1 008 000 emplois, 825 000 ha d’irrigués dont 167 000 ha et 1 000 000 ha d’arboriculture fruitière et viticole (500 000 ha en 1999). Pour la protection des ressources naturelles et la lutte contre la désertification, des programmes de développement forestier et de développement du pastoralisme et de la steppe a été mise en place. Près de 200 000 ha ont été reboisés auxquels s’ajoutent les actions de conservation du sol, de désenclavement, de prévention et de lutte contre les incendies. Le chef de l’Etat a noté les tendances lourdes porteuses d’espoir, apparues à la faveur des premiers résultats enregistrés depuis  la mise en œuvre des différents programmes du PNDAR. Le programme de l’hydraulique permettra, une fois réalisé, de met-tre à la disposition de l’agriculture 350 000 ha irrigués, toutes formes d’irrigation confondues. Cette mise à niveau sera confortée par l’élargissement du potentiel productif animal, principalement le bovin laitier, par l’amélioration des performances du cheptel local et par l’acquisition d’au moins 50 000 vaches laitières/an de hautes performances. Le président soulignera, toutefois, que les résultats du PNDAR, «ne pourront donner toute leur mesure sans la valorisation de la production agricole par la professionnalisation de l’activité agricole». La mise en œuvre d’une Stratégie nationale de développement rural durable (SNDRD) a été élaborée et  sera concrétisée, à titre pilote. En juin dernier, près de 2 000 projets de proximité de développement rural intégré ont été mis en œuvre à titre expérimental. Ils ont concerné près de 260 000 ménages au niveau de 2 420 localités dans 821 communes et ont permis la création de 93 000 emplois. Clôturant les débats, le Président Bouteflika a tenu à signaler que l’agriculture économique et protectrice de l’environnement restera une activité économique fondamentale pour la prochaine décennie, comme il s’agit de s’adapter aussi aux effets de l’accord d’association avec l’Union européenne et de l’adhésion du pays à l’OMC. Par ailleurs, dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président Bouteflika a consacré une séance au secteur des travaux publics. Le bilan des réalisations depuis 1999 fait ressortir un taux de croissance de 7,1% pour l’année 2005, le secteur des travaux publics enregistre une évolution continue en matière de réalisation d’ouvrages et d’infrastructures livrés et lancés. Cette évolution est illustrée par les réalisations suivantes au titre de la période 1999-2005. L’on compte  416 947 emplois créés, 3,5 millions d’habitants désenclavés, 13 478 km de routes, 657 ouvrages d’art et plusieurs autres réalisations, dont  44 infrastructures maritimes et 42 infrastructures aéroportuaires.

Kahina Benarab

 

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Affaire Khalifa Bank

Les dossiers de ministres à la Cour suprême

Les dossiers de ministres entendus en tant que témoins seront transférés à la Cour suprême pour examen. Ces ministres ont déjà été entendus par les deux juges d’instruction près le tribunal de Chéraga chargés des auditions dans le cadre de l’instruction judiciaire ouverte sur l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank. C’est ce qu’a annoncé, jeudi dernier, à l’APN, Tayeb Belaïz, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Il s’agit, dit-il, du deuxième volet de cette affaire. Ce volet concerne les dossiers des personnes qui jouissent du privilège de juridiction et qui sont poursuivies pour «des faits en relation avec l’affaire». «Ces personnes seront poursuivies en vertu de la loi et la chambre d’accusation de la Cour suprême est chargée des affaires qui concernent la catégorie du privilège de juridiction et procède elle-même à l’instruction», ajoute le ministre. En ce qui concerne le premier volet, relatif aux 104 personnes inculpées par ces deux magistrats dans le cadre de cette instruction judiciaire, Tayeb Belaïz a rappelé que le dossier de l’affaire Khalifa Bank est prêt et a été transféré du tribunal criminel de Blida à la Cour suprême. Le ministre de la justice, garde des Sceaux a, d’autre part, affirmé que toutes les personnes qui jouissent du privilège de juridiction et qui sont accusées dans l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank «ont été entendues par devant le juge d’instruction près le tribunal de Chéraga en qualité de témoins en première et deuxième auditions. Ils ont été également entendus lors de séances de confrontation». Le ministre assure que l’affaire de la caisse principale de Khalifa Bank «sera jugée conformément à la loi, et les responsabilités de chacun seront déterminées». Pour ce qui est des accusés en détention préventive dans cette affaire, Tayeb Belaïz estime «qu’aucune  personne n’a fait l’objet d’une détention arbitraire».

Expliquant le report du procès, le ministre a mis cela en lien avec les recours introduits auprès de cette dernière par les accusés;  il a ajouté que la date du procès a été fixée avant que les avocats des inculpés n’introduisent des pourvois en cassation. Le ministre a cependant annoncé que les accusés ont introduit un recours auprès de la Cour suprême contre cette décision, affirmant que le recours dans pareil cas «suspend l’exécution de la décision». Il a soutenu que dans ce cas il reviendra à la Cour suprême de statuer dans l’affaire et de l’enrôler.

M. Abi

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Gillo Pontecorvo

Le réalisateur de «La Bataille d’Alger» est mort

Gillo Pontecorvo, l’un des plus grands cinéastes italiens de l’après-guerre et père de «la Bataille d’Alger», est décédé jeudi à Rome à l’âge de 86 ans.

Il existe souvent des œuvres plus célèbres que leur auteur, mais qui ne connaît pas «la Bataille d’Alger» et qui ne connaît pas cet ingénieux réalisateur ? Qui n’a pas été ému par les images, les personnages de ce film prodige et cette jeune femme de la fin du récit qui danse, en transe, devant les soldats ennemis ? L’auteur de cette œuvre cinématographique et l’un des géants du cinéma italien de l’après-guerre, Gillo Pontecorvo, est décédé jeudi à Rome à l’âge de 86 ans.

Né en 1919 dans une riche famille juive de Pise, en Toscane, il se lance dans des études de chimie; pendant la Seconde Guerre mondiale, il exerce comme journaliste pour plusieurs quotidiens et devient messager du parti communiste italien avant de se tourner, en 1950, vers le cinéma. Un métier qu’il exerce avec passion, les faits et la vie de l’époque l’inspirent, il en fait des films. C’est ainsi que l’idée d’un scénario sur les «événements» d’Algérie germe dans sa tête avant que ceux-ci se terminent. «Paras», son projet attendra de rencontrer Yacef Saâdi, ex-commandant du Front de libération nationale (FLN) d’Alger, trois fois condamné à mort et gracié en 1958 par de Gaulle, devenu à l’indépendance le créateur de Casbah Films, première maison de production algérienne pour pouvoir être concrétisé. En 1965, ils montent une co-production et Gillo Pontecorvo se lance dans la réalisation. Il épie, pendant six mois, les archives de police, interroge des guerriers des deux camps et recueille les souvenirs de Saâdi, il réussit à obtenir l’autorisation de filmer sur les lieux même à La Casbah. Excepté Jean Martin, qui joue le rôle du colonel Mathieu à la tête des parachutistes, il n’engage aucun comédien professionnel, Yacef Saâdi joue son propre rôle et Ali la Pointe est interprété par Brahim Hadjaj, un jeune berger analphabète repéré sur un marché. A sa sortie en 1966, la Bataille d’Alger remporte le Lion d’Or à Venise en 1966 et sera primé à Cannes et nominé aux Oscars. Un tel succès sera pourtant réprimé en France, le film est interdit, car il culpabilise la France et montre des scènes de torture, un témoignage de poids qui relate l’histoire de l’insurrection algéroise de 1954 jusqu’à la fin de la guerre. En 1971, le film finit par sortir avant d’être très vite retiré des écrans. En 2003, il est projeté au Pentagone en vue de préparer la guerre en Irak car considéré comme un modèle d’enseignement sur la guérilla urbaine. Ce n’est qu’en 2004, 40 ans après, qu’il ressort en France et est diffusé pour la première fois sur la télévision française. Il revient en 1971 avec «Queimada» sur le colonialisme dans les Antilles du XIXe siècle. En 1979, il tourne son dernier long métrage, «Ogro», qui traite du terrorisme à travers le meurtre du successeur du général Franco et de la fin d’une dictature. Le cinéaste italien a réalisé d’autres films, «Giovanna» en 1956, qui relate la grève des femmes dans une usine de tissus, «La Grande route bleue», son premier long métrage en 1957, qui décrit la vie difficile d’un petit village de pêcheurs. «Kapo» en 1959, narre l’existence d’une jeune fille juive, internée dans un camp de concentration et qui devient l’auxiliaire des officiers nazis. Gillo Pontecorvo nous quitte laissant derrière lui un production modeste mais riche et qui fait de lui l’un des grands maîtres du 7 e art dans la péninsule.

Belkhedim Irane

 

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FLN

Saâdani et Bouhadja sur le finish

La restructuration des mouhafadhas se fera après l’Aïd. Elle se poursuit, selon le porte-parole, «lentement mais sûrement».

Saïd Bouhadja lui-même chargé de superviser les AGE dans les wilayas de l’Oranie, prend son temps en faisant l’aller-retour entre Constantine et Alger et les wilayas concernées. Avant-hier, il a assisté à l’élection des bureaux et mouhafadhas de Naâma et Béchar avant d’entamer celles de Saïda, Tiaret, El Bayadh, Aïn Témouchent, Tlemcen et Oran.

Saïd Bouhadja a entamé, pour rappel, la restructuration à Mascara, Relizane et Sidi Bel-Abbès, dans le centre et l’ouest du pays sans difficulté. Mais il reste loin derrière son pair, Amar Saïdani qui a fait le gros des mouhafadhas du centre du pays, dont Tipasa, Bab El Oued, Draria, Bouzaréah, Chéraga, El Harrach, Boumerdès, Cherchell, Bouira et Tizi Ouzou.

Il procèdera à l’élection du bureau de Dar El Beïda aujourd’hui en attendant Sétif, Béjaia, Chlef, Aïn Defla et probablement Hussein Dey dans la dernière semaine de ramadhan puisqu’il devra présider, tout au long de la semaine à venir, des plénières consacrées aux débats relatifs à la loi de finances 2007. Par extrapolation, l’opération de renouvellement des bureaux de wilaya du Centre et de l’Ouest sera achevée vers la fin du mois de ramadhan. Contrairement à l’Est, le Sud et les Hauts Plateaux où l’opération est reportée pour après l’Aïd. Pour MM. Abada, Bounekraf et Goudjil, l’étendue géographique et le jeûne font l’essentiel des obstacles devant les superviseurs. Or, Amar Tou, ministre de la Santé ne veut pas prendre le risque de s’aventurer vers l’Est avant de passer l’audit, prévu avec le président de la République. Par ailleurs, le porte-parole avance que l’opération avance sans difficultés et dans la transparence totale. A la question de savoir si l’option des urnes est maintenue comme cela était prévu par l’instance exécutive pour élire les mouhafedhs,

M. Bouhadja a expliqué que les premiers responsables seront désignés parmi les membres du bureau élu. «Le choix est déjà établi de fait» et d’ajouter qu’à ce niveau du processus, «la personne morale est déjà là», autrement dit, le consensus est acquis et le superviseur ne fait qu’avaliser le compromis. Il dira que même en passant au vote secret c’est «l’autorité morale qui l’emportera». Toutefois, Saïd Bouhadja insistera sur des critères définis sur lesquels est basé ce choix, à savoir la crédibilité, l’expérience, la compétence et surtout la disponibilité. Ce dernier critère est, selon

M. Bouhadja, l’épreuve qui renforcera les chances d’éligibilité. Il faut souligner que la démarche préconisée au niveau local est basée sur l’esprit d’«alliances et de contre-alliances». Et c’est l’instruction de vote qui l’emporte au cours des AGE. Ce qui a poussé notre interlocuteur à dire qu’il n’y pas eu de liste unique. Chaque liste présente son candidat et le consensus se fait autour d’un nom à désigner par compromis.

Mais il reste à dire que ces affinités détermineront la suite de la tendance qui prédominera lors des prochaines échéances électorales.      

S. B.

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RND

La prudence sans faille de Ouyahia

Le parti en effet, n’a pas l’intention de se jeter dans la gueule du loup en anticipant sur des sujets qui risquent de lui attirer les foudres d’un président de la République qui a fait le choix, ce n’est plus un secret, d’opter pour le FLN comme instrument privilégié. Pour embarrassante, la situation que le RND vit actuellement, l’est vraiment. A plus d’un titre le parti de Ahmed Ouyahia donne l’impression de quelqu’un que l’on veut, mais sans réussir pour le moment, éjecter une fois la mission accomplie. Car jamais depuis le départ du gouvernement de Ahmed Ouyahia, le RND n’a paru aussi fragile alors que les charges à son encontre se sont intensifiées ces dernières semaines de la part, le comble, de ses propres «partenaires» de l’Alliance présidentielle, le FLN en tête qui rage, lui, d’en finir une fois pour toute avec un parti qui a réussi à le supplanter dans les arcanes du pouvoir. Et pour abattre la bête blessée, les détracteurs de Ouyahia n’excluent aucune voie, fut-elle même illégale. C’est donc bien malgré lui que l’ancien parti majoritaire se retrouve au centre de cette situation qui ne lui jamais été aussi défavorable. Chose qui explique en partie la prudence de Ouyahia face aux dossiers de l’actualité. Car le parti en effet, n’a pas l’intention de se jeter dans la gueule du loup en anticipant sur ses des sujets qui risquent de lui attirer les foudres d’un président de la République pour qui le choix du FLN comme partenaire n’est plus un secret. Et c’est dans cette seule et unique perspective que l’on a vu – une première – un Ouyahia, saluant l’appel de Rabah Kébir aux terroristes récalcitrants. C’est aussi dans ce cadre là que le soutien du RND à la politique de Bouteflika, bien que éminemment

tactique, ne souffre pour l’instant d’aucune nuance à l’exception peut-être du choix du régime politique pour lequel le parti a déjà fait son choix en s’opposant mezza voce au régime ultra présidentiel. Cela arrive alors que son frère ennemi, le FLN profitant à qui mieux-mieux de cette fragilité pour reconquérir son pouvoir d’antan et faire, avec le concours de plusieurs institutions de l’Etat, mais pas toutes, main- basse sur l’ensemble des arcanes du pouvoir. Tout cela sans doute avec le consentement, voire le coup de pouce du chef de l’Etat en personne. On ne peut ne pas voir dans les Nouaceri et Kacem Kébir qui choisissent ce moment pour lancer leur raid sur le parti, ou dans certains élus locaux, ceux de Biskra, qui ont annoncé déserter les rangs du parti pour rejoindre ceux du FLN avec l’aval d’un Belkhadem tout heureux d’une revanche dont il rêvait depuis belle lurette, une concordance qui ne relève d’aucun hasard.

Amine Goutali

 

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Législatives 2007

Hanoune insiste sur le vote à la proportionnelle

La charte pour la paix et la réconciliation nationale est un «couronnement» du retour de la paix en Algérie, a indiqué jeudi à Alger, la secrétaire générale et porte-parole du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune. Intervenant lors de l’émission «Le rendez-vous du jeudi» de la Chaîne II de la Radio nationale, Mme Hanoune a noté que «l’existence de cette charte est une victoire, car elle dénote de la démarche positive de l’Etat», ajoutant qu’elle avait appelé le peuple et les militants du PT à voter pour ce document et ce, «indépendamment de son contenu». Tout en faisant remarquer que des nations se sont effondrées à cause des crises de moindre gravité, la secrétaire générale du PT a estimé que «l’on ne peut pas résorber une crise de 15 ans en six mois». A ce titre, elle a affirmé que «le processus de paix est loin d’être achevé en Algérie», appelant à cet effet à «ouvrir le débat sur les disparus» car «l’on n’a pas intérêt à bâcler ce dossier». Par ailleurs, Mme Hanoune, qui a refusé de s’exprimer sur la révision constitutionnelle du fait que «sa teneur ne soit pas encore connue», a plaidé «pour le dialogue, loin de toutes violence ou exclusion».  Evoquant les prochains rendez-vous électoraux, notamment les législatives de 2007, elle s’est déclarée en faveur d’un scrutin à la proportionnelle, considérant que ce mode de scrutin «consolide le multipartisme et permet également aux femmes de participer aux élections».

La secrétaire générale du PT s’est dit «confiante» quant aux résultats de son parti, en prévision des prochaines élections dans la mesure où elle considère que «le PT,  grâce à la constance de sa politique, a gagné en sympathie et s’est structuré davantage pour se positionner en force politique». Dans le même ordre d’idées,

Mme Hanoune a fait savoir que son parti a recueilli

900 000 signatures sur

les 1 000 000 prévues, pour l’abrogation de la loi sur les hydrocarbures. Enfin, au sujet de la signature du pacte national économique et social, elle a affirmé que «la paix sociale ne se décrète pas, mais se construit», relevant que plus de 900 000 retraités n’ont pas bénéficié des augmentations décidées par le président de la République. Elle a, par ailleurs, demandé de «dresser le bilan de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne», entré en vigueur depuis une année.

Amine B.

 

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Aéroport d’Alger

L’EGSA crée une nouvelle filiale

L’entreprise de gestion des services et infrastructures aéroportuaires d’Alger a créé une filiale à la requête et à la diligence de Boultif Mohamed Salah, directeur général de l’Entreprise de gestion des services aéroportuaires. Ayant le statut d’Epic, sous la forme juridique EPE/SPA, elle a pour objet, l’acquisition, la construction, l’exploitation, la maintenance et le développement d’installations et infrastructures aéroportuaires, la fourniture de prestations de service dans le domaine aéroportuaire, la valorisation et l’exploitation de tout actif mobilier ou immobilier acquis ou réalisé sur fonds propres, reçus en dotation ainsi que ceux qui lui sont affectés pour les besoins de service public ainsi que l’exploitation et l’entretien du réseau de distribution de l’électricité et du gaz situé dans sa zone de desserte. M. Allache Tahar été désigné en qualité de président du conseil d’administration, ayant en charge également la direction générale de la société. A ce titre, il exerce la fonction de président-directeur général avec les pouvoirs les plus étendus prévus par les statuts.         

K. B.

 

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Enahdha

«La hausse des salaires est insuffisante» 

Les augmentations de salaires décidées lors de la dernière tripartite constituent «un pas positif mais insuffisant» pour améliorer le niveau de vie du citoyen algérien, a estimé le mouvement Enahdha. Dans un communiqué rendu public à l’issue de la réunion de son bureau national mercredi et jeudi, le mouvement a précisé que «les augmentations de salaires intervenues jusqu’à présent constituent un pas positif, mais demeurent insuffisantes au regard des conditions de vie difficiles des citoyens et de la faiblesse du pouvoir d’achat». S’agissant du pacte économique et social, le mouvement considère qu’en dépit de ses aspects «positifs», celui-ci comporte néanmoins «des aspects négatifs, notamment la non-association de tous les syndicats représentant les travailleurs». S’agissant du volet économique et social, le mouvement a exprimé son «inquiétude quant à l’ampleur prise par le fléau de la corruption et les atteintes à l’économie nationale».

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Privatisation

Rebrab dénonce l’exclusion du privé national

Sur un ensemble de 1 270 entreprises proposées à la privatisation, quelque 396 ont pu être vendues.

La volonté politique d’achever le processus de privatisation existe chez les pouvoirs publics mais elle demeure insuffisante et doit être mise en œuvre par «une réforme réelle» des textes régissant ce processus en vue d’optimiser et de rentabiliser le secteur industriel national, selon l’unanimité des participants à un débat organisé par le Forum des chefs d’entreprises (FCE). Sur un ensemble de 1 270 entreprises proposées à la privatisation, quelque 396 ont pu être vendues, selon des chiffres récents du ministère des Participations et de la Promotion des investissements cités par le président du Forum, M. Omar Ramdane. S’exprimant lors d’une conférence débat organisée mercredi dans la soirée autours du thème des privatisations, plusieurs intervenants, notamment des opérateurs économiques privés et des anciens ministres, ont déploré le retard accusé dans l’achèvement de ce processus engagé en 1995, imputant ce retard essentiellement aux lois et textes réglementant la vente par l’Etat des entreprises publiques. Ainsi, le président du groupe Cevital,

M. Issad Rebrab, a reconnu que les conditions de privatisation «ont exclu les opérateurs privés nationaux» en leur imposant des critères qui ne sont pas à leur portée au profit des étrangers. «Avec cette politique, quelque 14 milliards de dollars seraient transférés à l’étrangers sous forme de dividendes d’ici 2010» par les opérateurs économiques étrangers opérant en Algérie, a-t-il prévenu soulignant que l’investissement réalisé par les opérateurs nationaux demeure le principal vecteur de développement économique.

M. Rebrab propose à cet effet de fusionner toutes les Sociétés de gestion des participations (SGP) existantes en trois ou quatre grandes entités avec un cahier de charge «transparent et équitable» en vue d’achever ce processus dans trois ans au maximum. L’intervention du patron de Cevital a été précédée par un exposé présenté par M. Ramdane dans lequel il s’est étalé sur le bilan de 11 ans de privatisation. Le FCE constate dans ce cadre que 70% des repreneurs des entreprises publiques sont des opérateurs nationaux, alors que les Investissements directs étrangers (IDE) n’ont pas pu «véritablement y contribuer de façon décisive jusqu’à présent». Côté emploi, les opérations de privatisation réalisées n’ont pas conduit à des pertes d’emplois mais elles ont permis de créer de nombreux postes de travail, selon le FCE. Ainsi, un bilan officiel publié en juin dernier a fait état du maintien de 15 400 emplois et de la création de 9 113 nouveaux postes. Par ailleurs, le patron du FCE a déploré que le maintien d’un secteur de production public inefficace constitue de plus en plus de «frein pour l’essor» de l’économie nationale. Dans le même contexte, M. Ramdane a jugé «irréalistes» les conditions de financement de l’acquisition des entreprises publiques par des repreneurs privés et qui ont été confirmées récemment par les pouvoirs publics. Par ailleurs, les débats engagés autours de ce thèmes ont été essentiellement animés par des anciens ministres tels que M. Abdelkrim Harchaoui (Finances) qui a voulu que cette rencontre soit tenue «en présence de ministres en fonction». La rencontre de cette soirée, la dernière du mois sacré du ramadhan, a été conclue par une invitation adressée par le FCE au ministre de la Participation,

M. Abdelhamid Temmar, pour apporter «son point de vue» et écouter les préoccupations des opérateurs nationaux privés sur le thème. Drôle de pacte social dirions-nous…

Redouane A.

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Nadir Hacene à propos de l’accession de l’Algérie à l’OMC

«Il faut négocier sereinement»

Lors d’une conférence de presse animée, mercredi dernier, au siège national du Front des forces socialistes (FFS) par Maître Nadir Hacene, docteur en droit communautaire et avocat au barreau de Paris, plusieurs thèmes aussi riches que variés ont été débattus. Mais celui qui s’est taillé la part du lion est celui de l’accord d’association de l’Algérie avec l’Union européenne et l’accession à l’Organisation mondiale du commerce. Evoquant l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, Maître Nadir Hacene a estimé que «cette dernière ne représente aucun danger, d’autant plus qu’une période de dix ans est accordée aux pays désirant y adhérer pour réaliser  la mise à niveau de l’économie nationale.» Tout en gardant une certaine retenue par rapport aux réalités et circonstances, un peu défavorables, pour lesquelles l’Algérie a entamé  ses négociations avec l’UE et l’OMC, le conférencier n’a pas hésité à qualifier «cette dernière de vrais rounds de boxe.» Pour le cas de notre pays, l’invité du Front des forces socialistes, dira qu’il «faudrait du temps, surtout que l’Algérie présente un critère un peu distingué, à savoir les hydrocarbures. Notre pays ne veut pas qu’on touche à ce secteur névralgique alors que l’OMC le convoite.» C’est pour cette raison, a indiqué le conférencier, «que l’Algérie doit, ou bien, accéder à cette organisation, ou bien, rester isolée. Si elle doit y adhérer, elle devra être prête à subir le raz-de-marée américain, d’où la nécessité  de se mettre à niveau.» Toutefois, l’invité du jour a tenu à préciser que l’Algérie doit négocier son adhésion à l’OMC le plus souverainement possible. Quant à la façon avec laquelle les pays de l’Union du Magreb arabe sont allés négocier leur adhésion à l’OMC, Maître Nadir Hacene a déploré «le fait que chaque pays ait négocié seul alors qu’il fallait le faire ensemble.» Pour ce qui est appelé la zone de libre-échange, le conférencier a estimé qu’il faut qu’elle le soit beaucoup plus qu’elle ne l’est actuellement. «Pour parler d’une zone de libre-échange, il faut que les hommes puissent circuler librement et les visas doivent être délivrés sans contraintes.» Les Etats ayant déjà adhéré à l’OMC ont mis des années à y adhérer,

précisera-t-il. Abordant le volet sécuritaire, l’orateur rappellera que «l’Union européenne compte entretenir un vaste territoire sécurisé pour espérer à une paix chez eux.» Interrogé par l’ex-secrétaire général du plus vieux parti de l’opposition démocratique, Ahmed Djedaï, qui estime que l’Algérie a négocié avec une seule jambe et ce, en dissociant la politique de l’économie, le conférencier a fait savoir qu’on ne peut pas séparer l’une de l’autre. Parlant  de la concurrence qui devrait être rude, ce dernier affirmera que «celle-ci n’est pas une raison pour ne pas négocier, en souhaitant toutefois qu’il y ait une consultation populaire.» Et pour réussir cette opération, Maître Nadir Hacene insistera sur «la nécessité de mettre au diapason l’appareil bancaire et une politique économique cohérente car les potentialités, à l’image de la pêche existent.»

Par ailleurs, interrogé sur des questions d’ordre éminemment politique, le conférencier n’a donné aucune réponse.     

Djamel Oukali.

 

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Belaïz en a fait l’annonce ce jeudi 

Prochaine adoption d’un statut des greffiers

Le projet de statut des greffiers a été soumis aux départements ministériels et débattu au niveau du secrétariat général du gouvernement. Dans sa réponse, jeudi,  à une question d’un député lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux questions orales, Tayeb  Belaïz, ministre de la Justice, garde des Sceaux a indiqué que le 3e article du statut de la Fonction publique stipule l’élaboration d’un statut pour les greffiers. Constituant une partie principale de la réforme du secteur de la justice et un «pilier de l’action judiciaire», les greffiers sont pris en charge par le ministère de la Justice, notamment en matière de formation, d’amélioration des conditions socioprofessionnelles et de statut particulier. Ainsi, 1 447 greffiers ont bénéficié d’une formation de base entre 2000 et 2006, 1 160 autres ont eu droit à une formation spécialisée à l’intérieur du pays et 28 à l’étranger (France et Belgique).  2 525 greffiers ont déjà bénéficié d’une formation continue et 6 282 autres d’une formation en informatique et en anglais. En mentionnant l’amélioration de l’encadrement qui se «fait au niveau de l’Ecole nationale de formation des greffiers qui compte plusieurs antennes à travers le pays», le ministre a mentionné la création de  plusieurs autres  centres de formation à travers le pays. Concernant l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des greffiers, le ministre a indiqué que ces derniers «ont bénéficié d’une augmentation de 30% du salaire en 2003 et de 35% en 2005», alors que la prime de rendement a augmenté entre 5 et 25 % en 2003. De nombreux greffiers, a-t-il ajouté, ont «bénéficié en 2004 de logements de fonction en vertu d’un arrêté ministériel». Pour le ministre, «aucun jugement ni décision ne peuvent être pris par quelques parties judiciaires que ce soient sans la signature du greffier», ajoutant que «sans sa présence et sa signature, aucune enquête ne peut être menée ni aucun procès-verbal ou constat établi». Les greffiers travaillent au niveau des tribunaux, des cours, de la Cour suprême, du Conseil d’Etat et il y a même ceux qui sont délégués dans des  établissements ministériels. Leur nombre passera à 10 210 à la fin de l’année en cours. Une  hausse de 17,44 % est déjà enregistrée par rapport à l’année 2000. Cependant, les efforts déployés par le ministère pour améliorer les conditions socioprofessionnelles des greffiers sont qualifiés d’insuffisants, selon le député auteur de la question. 

K. S.

 

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Normalisation

Dix ans de retard

L’Algérie a franchi des pas importants en matière e normalisation industrielle mais il lui reste à rattraper un retard d’au moins dix années dans ce domaine décisif pour l’entrée du pays dans le commerce multilatéral, soulignent les milieux spécialisés à la veille de la journée mondiale de la normalisation célébrée le 14 octobre de chaque année.

A ce jour, quelque trois cents (300) entreprises algériennes ont été certifiées au système management de la qualité ISO 9000, a annoncé cette semaine L’Institut algérien de normalisation (IANOR). «Ce chiffre considérable reflète les énormes progrès qu’a réalisés l’Algérie dans le domaine de la normalisation et elle est ainsi en train de rattraper une décennie de retard», a commenté le directeur général de l’Institut, M. Mohamed Chaib Aissaoui, lors d’un point de presse. Selon les spécialistes, le processus pourrait encore s’accélérer à condition que soient rapidement mis en application les trois décrets exécutifs adoptés en 2005 en application de la loi de juin 2004 relative à la normalisation et en particulier le dispositif d’évaluation de la conformité.

C’est que les laboratoires d’évaluation existent dans le pays mais encore faut-il qu’ils soient accrédités car «l’accréditation est le socle de normalisation», selon les termes de M. Aissaoui.

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Un lot d’armes de guerre récupéré à Berriane

Quatre terroristes neutralisés

Deux terroristes ont été abattus, deux autres arrêtés et un lot  d’armes de guerre récupéré par les services de sécurité dans un barrage effectué ce jeudi, près de Berriane, 45 km au nord de Ghardaïa, a-t-on appris auprès de sources concordantes.

Agissant sur information, les services de sécurité ont également récupéré un camion transportant ces terroristes à destination du nord du pays.

Les deux corps des terroristes abattus, souligne la même source, ont été acheminés vers la morgue de l’hôpital de Ghardaïa.

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Loi de finances 2007

Un nouveau cadre de règlement du budget attendu

L’Algérie est en passe d’avoir, pour la première fois, un cadre règlement de loi de finances.

Après plusieurs jours de discussions au niveau de la commission parlementaire, le premier argentier exposera ce matin en plénière le projet de loi de finances au titre de l’exercice 2007. Ficelé (à l’origine) en 91 articles avant d’être amélioré et amendé au niveau de la commission des finances, le projet de M. Medelci apporte de nombreux allègements fiscaux et parafiscaux pour favoriser l’investissement créateur d’emplois et impulser le développement. Le ministre des Finances plaidera pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante pour un projet de loi basé sur une approche d’objectifs qui ne laisse plus de place à l’approche classique de budgets de moyens et de gestion.

De l’avis d’un spécialiste, l’Algérie est en passe d’avoir pour la première fois un cadre règlement de loi de finances. «La loi de finances qui se fait à la base des moyens sera désormais élaboré à la base des objectifs», est-il souligné. «Une enveloppe financière est allouée dorénavant à la base d’obligation de résultats», explique-t-on. Chaque

ministre rendra désormais compte de ses dépenses devant les institutions de l’Etat. Ce cadre réglementaire aura pour effet direct l’annulation de la lourdeur bureaucratique inhérente à l’autorisation de programme et le sujet de payement, etc, développe notre interlocuteur. Le budget adopté par la commission de finances, ajoute notre source, puis votée, le ministre est seul maître à bord dans l’application de son programme. Cette attitude inédite émane du souci de rendre plus souple l’exercice financier. Une vision moderne inspiré des systèmes allemand et français qui ont réussi à apporter de l’efficacité économique en matière de célérité dans les réalisations des projets à long terme qui requièrent des rallonges de délais et de budget sur plusieurs années et permettant de faciliter le contrôle de ces budgets sectoriels. Cette nouvelle réglementation entre dans le cadre des réformes du système financier. Introduite en Algérie au titre de ces réformes, elle est littéralement calquée sur l’expérience allemande en la matière. En effet l’expertise allemande y est pour beaucoup dans l’élaboration de ce cadre réglementaire des experts allemands en matière d’élaboration de budget ont séjourné plusieurs mois en Algérie pour encadrer un groupe de travail algérien afin d’instituer une nouvelle méthode de budgétisation. Désormais les budgets de certains département et secteurs socioéconomiques ne seront plus limités à une année mais sur trois ans et plus. Pour preuve et à titre d’exemple l’autoroute est-ouest ne peut se réaliser en deux ou trois ans. Un secteur dont le budget ne peut être arrêté sur une année. C’est ce qui suggère, selon notre source, l’adoption de budgets par objectifs. Puis intervient la loi de règlement de budget qui est un cadre qui permet le contrôle de la loi de finances. Le Parlement interviendra par la suite pour interpeller un tel ministre en lui demandant des comptes et des explications sur les placements des titres de son budget. Les députés seront assistés par la Cour des comptes et d’autres organismes spécialisés en matière d’expertise financière, économique, et commerciale. A noter que la France qui a accédé à cette méthode en l’an 2000 a certes atteint la vitesse de croisière sans pour autant pouvoir maîtriser son sujet.

Salah Bey

 

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Alger solde sa dette avec les USA

600 millions de dollars seront remboursés

Les Etats-Unis ont accepté la demande de l’Algérie pour rembourser la moitié restant de sa dette extérieure contractée auprès de ce pays. Dans un message adressé au Président Bouteflika, le Président américain George W. Bush a indiqué être «heureux de vous informer que les Etats-Unis accueillent favorablement et acceptent le paiement par anticipation en valeur nominale de la dette en suspens due au Département de l’Agriculture américain». Il ajoute : «Votre offre de paiement par anticipation démontre  une gestion solide de la dette et constitue un garant de l’engagement de l’Algérie pour le développement et la réforme sociale et économique». La lettre du Président américain vient en réponse à celle qui lui  a été adressée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika dans laquelle il a exprimé la volonté de l’Algérie de rembourser par anticipation l’intégralité de sa dette auprès du Club de Paris, détenue par les Etats-Unis d’Amérique. Pour rappel, sur les 1,2 milliard de dollars de dette, l’Algérie a déjà remboursé 625 millions de dollars envers les Etats-Unis.

Ce montant a fait l’objet d’un accord bilatéral de remboursement par anticipation de la dette algérienne rééchelonnée, signé en juin dernier. Les Etats-Unis avaient opté pour un paiement partiel des créances détenues sur l’Algérie, puisque le Club de Paris autorise  les Etats créanciers à choisir cette méthode de remboursement de la dette rééchelonnée comme il les autorise à opter pour un paiement total. La dette extérieure algérienne devra tomber à

5 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année en cours. L’Algérie a payé par anticipation un montant de 12 milliards de dollars, composé de la dette rééchelonnée contractée  auprès du Club de Paris (7,9 milliards de dollars), du Club de Londres (près de 800 millions de dollars) ainsi que des crédits multilatéraux pour un montant de près de 4 milliards de dollars contractés auprès des institutions financières internationales, telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Le remboursement par anticipation a permis à l’Algérie d’économiser près de 2 milliards de  dollars au titre des intérêts, des commissions du service de la dette et des autres charges financières assortissant les prêts contractés et qui devaient  être remboursés, selon l’échéancier initial, entre 2006 et 2011. Dans une récente déclaration, Mourad Medelci a indiqué qu’en plus des accords conclus, celui de l’annulation de la dette algérienne avec la Russie, estimée à 4,737 milliards de dollars, a permis à l’Algérie de régler globalement entre 2004 et 2006 une dette externe pour un montant de 16 milliards de dollars. Karima Sebai

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Manuel scolaire

L’acheminement défaillant

La distribution du manuel scolaire constitue, vraisemblablement, un véritable casse-tête pour le département de l’Education nationale. C’est du moins ce qu’on peut traduire de la déclaration de Boubekeur Benbouzid, faite  jeudi dernier en marge de la séance plénière de l’APN, consacrée aux questions orales. Le ministre qui annonce la mobilisation pour la rentrée prochaine de quelques 65 manuels scolaires souligne que «le problème du livre scolaire sera définitivement réglé à partir de l’année prochaine». Selon M Benbouzid, le problème de distribution s’est posé en particulier en terme d’acheminement et de répartition, notamment au niveau de la wilaya d’Alger où, a-t-il précisé, les «prévisions ont été mal établies». «C’est la raison pour laquelle nous veillons à ce que le manuel soit acheminé au niveau de l’ensemble des établissements scolaires», a-t-il encore enchaîné. Dans le même chapitre, évoquant les erreurs constatées dans certains manuels, il fait savoir qu’«une commission nationale a été mise en place pour corriger les erreurs relevées». Par ailleurs, répondant aux questions de députés qui ont trait aux écoles privées, le ministre de l’Education nationale n’a pas manqué l’occasion pour réitérer les mises en garde de son département adressées aux directeurs d’établissements scolaires qui ne se conforment pas au cahier des charges. A ce propos, sans pour autant préciser leur nombre ni la région dans laquelle ils sont établies, le ministre indique qu’«il y a des écoles privées qui ne veulent pas respecter les lois de la républiques. Nous avons mené des enquêtes qui ont révélé que certains établissements scolaires privés dispensent des cours en langues étrangère à nos enfants. La matière de l’histoire en particulier. Ces établissements sont d’ailleurs destinataires d’avertissements. S’ils persistent dans leurs démarches, nous allons procéder à leur fermeture dans les tout prochains jours. Nous sommes là pour appliquer les lois de la République». Dans la foulée, il fait rappeler que «le contrôle de ces établissements se fera de près et sans discontinuité».           

M. Kechad

 

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Revalorisation des pensions de retraite

Louh accuse Azzi

Louh a décliné jeudi toute responsabilité de son département dans la situation de blocage à laquelle font face les retraités concernant l’application de la directive du président de la république quant à l’augmentation des pensions de la retraite.

Il ne manquera pas, dans une déclaration faite,

en marge de la séance plénière de l’APN consacrée aux questions orales, de pointer un doigt accusateur à l’adresse du conseil de l’administration de la Caisse nationale de la retraite (CNR), dont le président de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) est membre. M.Louh a clairement évoqué l’actuel conflit opposant M. Azzi au directeur général de la CNR. Il rappellera que «les problèmes des retraités se règlent au niveau du Conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite. C’est le conseil d’Administration de cette Caisse, qui doit régler les problèmes du régime de la retraite, où le président de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) est membre» a précisé le ministre invitant les  «antagonistes» à ne pas faire sortir le conflits du cercle de la CNR. M. Louh invitera par ailleurs les membres du Conseil d’administration de la CNR à «formuler des propositions, concernant les problèmes des retraités», à son département ministériel. En réponse à une  autre question orale posée par un député l’APN, le ministre a indiqué que son département  poursuivra «de manière rigoureuse la campagne d’assainissement du secteur de la sécurité sociale et ce dans le cadre de la loi». «Personne ne pourra entraver la volonté du secteur à lutter contre la corruption et les réseaux d’intérêts dans la sécurité sociale». En consécration de la politique d’assainissement de ce secteur, M. Louh a rappelé qu’il était «nécessaire de prendre des mesures pour lutte contre la falsification des ordonnances médicales, les escroqueries ou encore le détournement des fonds des travailleurs». Il citera, entre autres mesures, prises par le ministère  «l’adoption du système de remboursements par poste en raison de la falsification constatée dans plusieurs dossiers. Cette mesure présente aussi l’avantage d’éviter la longue attente que doit endurer l’assuré devant les guichets de paiement». Il annoncera également  l’utilisation  prochaine de la carte magnétique.

Fatima Arab

 

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17 octobre 1961

Les restes de Bedar Fatima rapatriés

Les restes de Badar Fatima, une victime de la répression sanglante de 17 octobre 1961 à Paris, seront rapatriés demain vers l’Algérie pour être réinhumés au cimetière des moudjahidine de Tichy, dans la wilaya de Béjaïa. Les restes de cette moudjahida, qui fut jetée dans la Seine ce 17 octobre 1961, ont été exhumés hier matin du cimetière de Stains, une commune située en Seine-Saint-Denis (région parisienne) qui a été l’un des lieux de cette répression policière dont ont été victimes de nombreux Algériens sortis manifester pour une Algérie indépendante et contre le couvre-feu décrété par le préfet de police de l’époque, Maurice Papon. Nombre de personnes, dont des moudjahidines ayant vécu cette répression policière, un représentant du consulat d’Algérie à Bobigny ainsi que le maire de Stains et l’historien et écrivain Jean-Luc Einaudi ont assisté à cette cérémonie de recueillement, aux côtés des membres de la famille de Bedar Fatima. Pour le frère de la martyre comme pour ses deux sœurs présentes à ce recueillement, le rapatriement et la réinhumation des restes de leur sœur dans son pays constituent «une très important action». «Notre sœur est reconnue aujourd’hui martyre de la nation, une moudjahida», a souligné Joudi en cachant mal son émotion.

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