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LA UNE Selon les indications fournies par nos sources, la victime était attablée avec des amis lorsqu'un jeune portant un gilet «Sûreté nationale» muni d'un kalachnikov s'est approché de lui pour tirer une première balle avant de l'achever à même le sol d'une longue rafale.  

14/10/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Entre deux maux, choisir le pire

Les dirigeants du RCD, ne doivent pas beaucoup s’intéresser à ce qui se passe dans le vaste monde pour oser affirmer des inepties qui datent du temps où ils étaient encore simples novices en subversion au FFS. Il ne suivent en tout cas certainement pas le feuilleton glauque des prisons secrètes de la CIA ou celui de la sous-traitance de la torture pour le compte de la quinzaine de polices politiques que compte la grande Amérique. Les scandales qui éclaboussent régulièrement les autres grands services de renseignement ne parviennent pas non plus aux oreilles de Ali Brahimi qui s’obstine à vouloir expliquer la faiblesse, certes regrettable,  de son parti, par celle, extraordinaire, d’un mythique parti de l’armée. Pourtant le patron du RCD n’hésitait pas à affirmer il y a de cela moins d’une année qu’il était prêt à s’accommoder du retour du Fis dissous sur la scène nationale, sachant l’importance que peut rapidement prendre un tel parti populiste pourvu qu’on lui lâche la bride.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Attentat terroriste contre le P/APW

de Tizi Ouzou

Rabah Aïssat assassiné

Selon les indications fournies par nos sources, la victime était attablée avec des amis lorsqu'un jeune portant un gilet «Sûreté nationale» muni d'un kalachnikov s'est approché de lui pour tirer une première balle avant de l'achever à même le sol d'une longue rafale.  

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hjghjghj

 Les Titres

 

 

Affaire Khalifa Bank

Les dossiers de ministres à la Cour suprême

 

Gillo Pontecorvo

Le réalisateur de «La Bataille d’Alger» est mort

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

Présidence de la république

Barkat et Amar Ghoul auditionnés par Bouteflika

Dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement,  le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a consacré, cette fois-ci, une séance au secteur de l’agriculture et du développement rural. Il notera d’emblée que les politiques sociales suivies dans le monde agricole et rural depuis l’indépendance, ont permis «une substantielle amélioration des principaux indicateurs de développement humain en valeur absolue». Il n’en demeure pas moins qu’elles n’ont pas réussi à garantir la sécurité alimentaire ni à effacer les inégalités.

Malgré les efforts consentis dans le secteur de l’agriculture, notamment la disponibilité en fruits et légumes couvrant largement les besoins et dégageant même des excédents, les prix des fruits et légumes affichés, de nos jours, restent pratiquement inabordables pour les moyennes et petites bourses. Reste que le premier magistrat du pays a précisé qu’en dépit des aléas climatiques, dont l’aridité, le rythme imprimé au développement de l’agriculture algérienne en harmonie avec le monde rural et la protection de l’environnement démontre que l’Algérie, à moyen terme, est capable de répondre entièrement aux besoins alimentaires de sa population et qu’il s’agira de renforcer les capacités institutionnelles et humaines pour la concrétisation de ces objectifs. Mis en oeuvre depuis l’an 2000, le Plan national de développement agricole (PNDA) visant l’amélioration des performances de l’agriculture pour une satisfaction plus effective de la sécurité alimentaire des populations. Parmi les retombées de ce plan, la création de 1 008 000 emplois, 825 000 ha d’irrigués dont 167 000 ha et 1 000 000 ha d’arboriculture fruitière et viticole (500 000 ha en 1999). Pour la protection des ressources naturelles et la lutte contre la désertification, des programmes de développement forestier et de développement du pastoralisme et de la steppe a été mise en place. Près de 200 000 ha ont été reboisés auxquels s’ajoutent les actions de conservation du sol, de désenclavement, de prévention et de lutte contre les incendies. Le chef de l’Etat a noté les tendances lourdes porteuses d’espoir, apparues à la faveur des premiers résultats enregistrés depuis  la mise en œuvre des différents programmes du PNDAR. Le programme de l’hydraulique permettra, une fois réalisé, de met-tre à la disposition de l’agriculture 350 000 ha irrigués, toutes formes d’irrigation confondues. Cette mise à niveau sera confortée par l’élargissement du potentiel productif animal, principalement le bovin laitier, par l’amélioration des performances du cheptel local et par l’acquisition d’au moins 50 000 vaches laitières/an de hautes performances. Le président soulignera, toutefois, que les résultats du PNDAR, «ne pourront donner toute leur mesure sans la valorisation de la production agricole par la professionnalisation de l’activité agricole». La mise en œuvre d’une Stratégie nationale de développement rural durable (SNDRD) a été élaborée et  sera concrétisée, à titre pilote. En juin dernier, près de 2 000 projets de proximité de développement rural intégré ont été mis en œuvre à titre expérimental. Ils ont concerné près de 260 000 ménages au niveau de 2 420 localités dans 821 communes et ont permis la création de 93 000 emplois. Clôturant les débats, le Président Bouteflika a tenu à signaler que l’agriculture économique et protectrice de l’environnement restera une activité économique fondamentale pour la prochaine décennie, comme il s’agit de s’adapter aussi aux effets de l’accord d’association avec l’Union européenne et de l’adhésion du pays à l’OMC. Par ailleurs, dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président Bouteflika a consacré une séance au secteur des travaux publics. Le bilan des réalisations depuis 1999 fait ressortir un taux de croissance de 7,1% pour l’année 2005, le secteur des travaux publics enregistre une évolution continue en matière de réalisation d’ouvrages et d’infrastructures livrés et lancés. Cette évolution est illustrée par les réalisations suivantes au titre de la période 1999-2005. L’on compte  416 947 emplois créés, 3,5 millions d’habitants désenclavés, 13 478 km de routes, 657 ouvrages d’art et plusieurs autres réalisations, dont  44 infrastructures maritimes et 42 infrastructures aéroportuaires.

Kahina Benarab

 

Privatisation

Rebrab dénonce l’exclusion du privé national

Sur un ensemble de 1 270 entreprises proposées à la privatisation, quelque 396 ont pu être vendues.

La volonté politique d’achever le processus de privatisation existe chez les pouvoirs publics mais elle demeure insuffisante et doit être mise en œuvre par «une réforme réelle» des textes régissant ce processus en vue d’optimiser et de rentabiliser le secteur industriel national, selon l’unanimité des participants à un débat organisé par le Forum des chefs d’entreprises (FCE). Sur un ensemble de 1 270 entreprises proposées à la privatisation, quelque 396 ont pu être vendues, selon des chiffres récents du ministère des Participations et de la Promotion des investissements cités par le président du Forum, M. Omar Ramdane. S’exprimant lors d’une conférence débat organisée mercredi dans la soirée autours du thème des privatisations, plusieurs intervenants, notamment des opérateurs économiques privés et des anciens ministres, ont déploré le retard accusé dans l’achèvement de ce processus engagé en 1995, imputant ce retard essentiellement aux lois et textes réglementant la vente par l’Etat des entreprises publiques. Ainsi, le président du groupe Cevital,

M. Issad Rebrab, a reconnu que les conditions de privatisation «ont exclu les opérateurs privés nationaux» en leur imposant des critères qui ne sont pas à leur portée au profit des étrangers. «Avec cette politique, quelque 14 milliards de dollars seraient transférés à l’étrangers sous forme de dividendes d’ici 2010» par les opérateurs économiques étrangers opérant en Algérie, a-t-il prévenu soulignant que l’investissement réalisé par les opérateurs nationaux demeure le principal vecteur de développement économique.

M. Rebrab propose à cet effet de fusionner toutes les Sociétés de gestion des participations (SGP) existantes en trois ou quatre grandes entités avec un cahier de charge «transparent et équitable» en vue d’achever ce processus dans trois ans au maximum. L’intervention du patron de Cevital a été précédée par un exposé présenté par M. Ramdane dans lequel il s’est étalé sur le bilan de 11 ans de privatisation. Le FCE constate dans ce cadre que 70% des repreneurs des entreprises publiques sont des opérateurs nationaux, alors que les Investissements directs étrangers (IDE) n’ont pas pu «véritablement y contribuer de façon décisive jusqu’à présent». Côté emploi, les opérations de privatisation réalisées n’ont pas conduit à des pertes d’emplois mais elles ont permis de créer de nombreux postes de travail, selon le FCE. Ainsi, un bilan officiel publié en juin dernier a fait état du maintien de 15 400 emplois et de la création de 9 113 nouveaux postes. Par ailleurs, le patron du FCE a déploré que le maintien d’un secteur de production public inefficace constitue de plus en plus de «frein pour l’essor» de l’économie nationale. Dans le même contexte, M. Ramdane a jugé «irréalistes» les conditions de financement de l’acquisition des entreprises publiques par des repreneurs privés et qui ont été confirmées récemment par les pouvoirs publics. Par ailleurs, les débats engagés autours de ce thèmes ont été essentiellement animés par des anciens ministres tels que M. Abdelkrim Harchaoui (Finances) qui a voulu que cette rencontre soit tenue «en présence de ministres en fonction». La rencontre de cette soirée, la dernière du mois sacré du ramadhan, a été conclue par une invitation adressée par le FCE au ministre de la Participation,

M. Abdelhamid Temmar, pour apporter «son point de vue» et écouter les préoccupations des opérateurs nationaux privés sur le thème. Drôle de pacte social dirions-nous…

Redouane A.

 

Loi de finances 2007

Un nouveau cadre de règlement du budget attendu

L’Algérie est en passe d’avoir, pour la première fois, un cadre règlement de loi de finances.

Après plusieurs jours de discussions au niveau de la commission parlementaire, le premier argentier exposera ce matin en plénière le projet de loi de finances au titre de l’exercice 2007. Ficelé (à l’origine) en 91 articles avant d’être amélioré et amendé au niveau de la commission des finances, le projet de M. Medelci apporte de nombreux allègements fiscaux et parafiscaux pour favoriser l’investissement créateur d’emplois et impulser le développement. Le ministre des Finances plaidera pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante pour un projet de loi basé sur une approche d’objectifs qui ne laisse plus de place à l’approche classique de budgets de moyens et de gestion.

De l’avis d’un spécialiste, l’Algérie est en passe d’avoir pour la première fois un cadre règlement de loi de finances. «La loi de finances qui se fait à la base des moyens sera désormais élaboré à la base des objectifs», est-il souligné. «Une enveloppe financière est allouée dorénavant à la base d’obligation de résultats», explique-t-on. Chaque

ministre rendra désormais compte de ses dépenses devant les institutions de l’Etat. Ce cadre réglementaire aura pour effet direct l’annulation de la lourdeur bureaucratique inhérente à l’autorisation de programme et le sujet de payement, etc, développe notre interlocuteur. Le budget adopté par la commission de finances, ajoute notre source, puis votée, le ministre est seul maître à bord dans l’application de son programme. Cette attitude inédite émane du souci de rendre plus souple l’exercice financier. Une vision moderne inspiré des systèmes allemand et français qui ont réussi à apporter de l’efficacité économique en matière de célérité dans les réalisations des projets à long terme qui requièrent des rallonges de délais et de budget sur plusieurs années et permettant de faciliter le contrôle de ces budgets sectoriels. Cette nouvelle réglementation entre dans le cadre des réformes du système financier. Introduite en Algérie au titre de ces réformes, elle est littéralement calquée sur l’expérience allemande en la matière. En effet l’expertise allemande y est pour beaucoup dans l’élaboration de ce cadre réglementaire des experts allemands en matière d’élaboration de budget ont séjourné plusieurs mois en Algérie pour encadrer un groupe de travail algérien afin d’instituer une nouvelle méthode de budgétisation. Désormais les budgets de certains département et secteurs socioéconomiques ne seront plus limités à une année mais sur trois ans et plus. Pour preuve et à titre d’exemple l’autoroute est-ouest ne peut se réaliser en deux ou trois ans. Un secteur dont le budget ne peut être arrêté sur une année. C’est ce qui suggère, selon notre source, l’adoption de budgets par objectifs. Puis intervient la loi de règlement de budget qui est un cadre qui permet le contrôle de la loi de finances. Le Parlement interviendra par la suite pour interpeller un tel ministre en lui demandant des comptes et des explications sur les placements des titres de son budget. Les députés seront assistés par la Cour des comptes et d’autres organismes spécialisés en matière d’expertise financière, économique, et commerciale. A noter que la France qui a accédé à cette méthode en l’an 2000 a certes atteint la vitesse de croisière sans pour autant pouvoir maîtriser son sujet.

Salah Bey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Nadia Kerraz

Deux poids, deux mesures

Des enquêtes menées par le ministère de l’Education nationale ont confirmé les suspicions selon lesquelles des écoles privées continuent à enfreindre la loi. Elles refusent de se conformer à la réglementation en vigueur en continuant, pour certaines, à prodiguer un enseignement en langue française et, pour d’autres, à ne pas enseigner le programme algérien. Irrité par un tel comportement, Benbouzid se promet de sévir conformément à la loi si ces établissements ne tiennent pas compte de l’ultimatum qui leur a été donné. La sanction qui menace ces écoles en délicatesse avec la loi, sera tout simplement la fermeture. On peut comprendre la fermeté dont fait preuve le premier responsable du secteur de l’éducation nationale qui ne peut tolérer ce comportement indélicat. Du reste, Benbouzid qui a toujours fait montre d’intransigeance dans la gestion des dossiers et conflits qui relèvent de son département n’est pas homme à céder ou à fermer les yeux devant un quelconque manquement à la réglementation en vigueur. Toutefois, et justement en connaissance de ce «profil», l’on est amené à se demander pourquoi M. Benbouzid, toujours aussi prompt à réagir devant le moindre dépassement, fait preuve d’un quasi-laxisme dans la gestion d’une grave lacune inhérente à tout autre dossier, celui du manuel scolaire en l’occurrence. En effet, alors que lui-même reconnaît qu’il y a problème dans la distribution puisque l’acheminement et la répartition de ces outils indispensables ne se sont pas fait comme il se doit, d’où du reste les perturbations et les retards enregistrés, il se contentera de promettre de régler définitivement ce problème à partir de l’année prochaine. Devant les députés de l’APN, du moins devant ceux qui ont daigné assister à la séance, Benbouzid est revenu à la charge en menaçant de représailles les quelques établissements privés qui lui tiennent tête en refusant de respecter le cahier des charges. Ainsi donc pour un problème qui touche une minorité d’élèves, on enquête et on affirme sa détermination à ne pas badiner avec la loi alors que pour un problème national qui pénalise des milliers d’élèves, l’on se limite à faire la promesse de le résoudre dans un proche avenir. C’est-à-dire pas avant l’année prochaine. Pourquoi cette rigueur dans la gestion du premier cas et ce laxisme dans le second ? Est-il plus facile d’identifier les responsables de la première situation que ceux qui sont à l’origine de la seconde? Il est difficile de croire que le ministère ne connaît pas le maillon faible de la chaîne du manuel scolaire. Celle qui occasionne les perturbations relevées. Sans cela Benbouzid n’aurait pas pris l’engagement de le régler d’ici à l’année prochaine. A moins que ceux qui sont responsables de tous ces dysfonctionnements qui portent un grand préjudice au bon déroulement de l’école ne soient exemptés de sanctions. Pour preuve, le problème de la distribution des livres est récurrent puisqu’il se pose à chaque nouvelle rentrée scolaire. Benbouzid, qui gère le département de l’éducation depuis de longues années, ne peut l’ignorer.

N. K.

  

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