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Protection des droits d’auteurs et compositeurs africains
Plaidoyer pour
une stratégie de développement commune
A l’occasion de la
tenue à Alger de la réunion du comité africain de la confédération
internationale des sociétés d’auteurs compositeurs (Sisac) du 13 au
17 novembre 2006, M. Hakim Taoussar, directeur général de l’Onda
(Office des droits d’auteurs et droits voisins) a animé, avant-hier
à l’hôtel Aurassi, une conférence de presse.
«Près de 50
directeurs de sociétés des droits d’auteurs africains et arabes sont
présents à Alger lors de cette rencontre pour débattre des axes
importants et prioritaires concernant la gestion des droits
d’auteurs dans les pays africains», souligne M. Hakim Taoussar,
directeur général de l’Onda, ajoutant qu’à cette occasion, il est
prévu deux journées d’étude aujourd’hui et demain consacrées à deux
thèmes, à savoir «la bonne gouvernance des sociétés des droits
d’auteurs» et le leadership «des performances et les traditions des
sociétés des droits d’auteurs». Rappelant le rôle de la Sisac,
organisation non gouvernementale qui réunit «toutes sociétés des
droits d’auteurs dans le domaine de la protection pluridisciplinaire
(œuvres musicales, dramatiques, audiovisuelles, multimédias,
plastiques et graphiques), le conférencier a mis l’accent sur les
préoccupations que partagent l’ensemble des pays africains en
matière de redéfinition des relations entre les sociétés de
protection du droit de la propriété artistique et littéraire». Nous
plancherons lors des journées d’étude sur «les questions relatives à
l’harmonisation des normes de perception des droits d’auteurs, la
transparence dans la gestion, l’initiation d’actions communes dans
la gestion collective et la conformité avec les exigences que
requièrent les enjeux économiques et l’adoption d’une stratégie à
développer sur le plan de l’évolution des Ntic (nouvelles
technologies de l’information et de la communication)», a indiqué M.
Hakim Taoussar. Par ailleurs, l’orateur a tenu à faire part du
projet de création d’un comité intersectoriel national de lutte
contre les contrefaçons qui, selon lui, «est en cours d’adoption».
Ce projet se résume, précise-t-il, dans la mise en œuvre d’une
coordination commune avec les différents intervenants, tels que la
culture, la justice, la Sûreté nationale, les douanes, le commerce,
etc., pour lutter contre ce phénomène, notamment le piratage de
l’informatique. Pour sa part, la directrice générale du Bureau
sénégalais de la protection des droits d’auteurs, Mme Siby Abibatou,
a évoqué les principes directeurs du Nepad, tout en plaidant pour
«la mise sur pied d’une structure de suivi de la protection des
droits d’auteurs et ce, dans le cadre d’une coopération globale
économique». Selon l’intervenante, ce qui fait la différence en
matière de protection de la propriété intellectuelle entre les pays
africains relève moins du domaine législatif, sinon réside au niveau
du développement économique. Soulignons enfin que la clôture de ce
rendez-vous, prévu jeudi prochain, le comité exécutif régional
africain de la protection des droits d’auteurs présentera son bilan
d’activité de l’exercice précédent.
Hacène K.
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Bibliothèque nationale
La photographe
italienne Silvia Massotti expose
La ville de Rome,
ses monuments, ses paysages et ses lumières ont été mis en valeur
dans une collection d’œuvres dédiée à cette ville par l’artiste
photographe italienne Silvia Massotti, et présentée à la
Bibliothèque nationale à partir de dimanche jusqu’au 29 du mois
courant.
Cette exposition,
organisée par le Centre culturel italien, dans le cadre de la saison
culturelle, regroupe quarante- neuf photographies, réalisées selon
diverses techniques (digitales, diapositives, avec pellicules en
noir et blanc et couleurs) sur le thème de la ville, l’architecture
et les sites, tels que l’intérieur de Mura arménienne, l’église de
la Plazza de la Moreta, la Plazza Argentina, un édifice de style
néo-classique conçu par l’architecte Bernich. «La ville de Rome
constitue un parcours de mes recherches», dira l’universitaire et
artiste italienne qui «porte un regard sur la ville, mais avec le
cœur». «Je compte faire un travail photographique sur Alger, une
ville merveilleuse où il y a une superposition d’architectures», a
affirmé Silvia Massotti qui accorde une grande place à «la lumière
et à la relation entre les espaces». «Ce n’est pas seulement les
monuments qui m’intéressent mais l’œil à travers lequel on regarde
l’espace», a confié l’artiste italienne expliquant qu’elle n’utilise
jamais de flash dans son travail, basé quelquefois, a-t-elle
précisé, sur «la superposition de plans de perspectives». Outre la
présentation de sa collection sur la ville de Rome, intitulée «Rome
vision ouverte», Silvia Massotti, dont l’œuvre se veut d’être un
rapport harmonieux et complémentaire entre une vision urbaine et une
vision architecturale, animera durant son séjour, le premier en
Algérie, des stages à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts d’Alger et à
l’Université de Blida (département d’architecture).
R. C.
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