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1er colloque international d’économie de santé à Béjaïa

La politique nationale de santé en débat

 

 14/11/06

 

 1er colloque international d’économie de santé à Béjaïa

La politique nationale de santé en débat

«Gestion et réforme hospitalière, dans les pays en développement où à revenus intermédiaires», est le thème du 1er colloque international d’économie de la santé qu’abrite depuis hier le campus d’Aboudaou à l’initiative de la faculté de droit et des sciences économiques et le laboratoire économie et développement de l’Université Abderrahmane-Mira de Béjaïa. Ce colloque, selon sa présidente se propose «cette nouvelle discipline nouvellement créée et décliner la place, voire le rôle de l’Etat dans la perspective de développement de la santé et tester la robustesse des résultats des réformes engagées dans le domaine», soulignait-elle dans son intervention léminaire à l’ouverture de la rencontre qui a drainé un bon nombre de chercheurs en la matière venus de France, du Maroc, de Tunisie et de plusieurs universités algériennes, notamment le professeur Abdelhamid Aberkan qui est également ex-ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière durant le premier mandat de Boutelika et représentant aussi de l’Algérie auprès de l’Organisation mondiale de la santé. Etaient présents également le vice-président de l’APN et le docteur Mansouri, directeur de l’hôpital Nedir-mohamed de Tizi Ouzou. Intervenant sur le thème des réformes dans la santé, notamment l’expérience algérienne, le Pr Aberkane a retracé les grandes étapes de développement qui ont marqué le système de santé algérien en les situantdans le cadre des dynamiques socioéconomiques et des mutations démographiques et épidémiologiques depuis 1962. Le communicant qui n’a pas fait abstraction de son expérience personnelle en tant que professionnel de la santé et ex-ministre, a évalué les principales démarches et a relevé les contraintes rencontrées durant toute la période. Pour lui, celles-ci (les démarches) montrent à bien des égards «des déficits politiques et méthodologiques», voire des dysfonctionnements dans le système adopté et cela s’explique par une incohérence entre les réalités conceptuelles et matérielles du système de santé, qualifié au passage de «bâtard»,  et la politique nationale de santé. L’ex-ministre de la Santé revient particulièrement à son expérience à la tête du département et l’année 2002 et sa proposition du projet de loi sur la création des hôpitaux privés, projet, dira-t-il promulgué par ordonnance en 2005 relevant ainsi des lenteurs qui caractérisent l’action gouvernementale et décisionnelle et l’application des textes de loi et instructions qui ne se font souvent pas.  A ce titre, le professeur Aberkane revient encore sur l’instruction qu’il a donnée aux hôpitaux pour la  création des commissions de recours dans les hôpitaux pour protéger les usagers et les malades, création du conseil national et l’agence nationale de santé. Ce dernier plaide par ailleurs, pour une décentralisation des hôpitaux et laisser les idées fleurir mettant en avant une fois encore ses propositions sur la création des ressources propres à l’hôpital et un fonds spécial pour soulager certains services très sollicités. Le conférencier  décortiquera toute l’expérience algérienne de la santé, notamment celle liée à la réforme engagée en essayant d’apporter un certain nombre d’éléments sur lesquels il faut se baser, à savoir la méthode par la concertation démocratique  entre différents acteurs, les mutations en ce qui concerne l’organisation institutionnelle et changer les comportements. A ce propos, il dira que la santé a subi la transformation  au lieu de la planifier. L’évaluation fonctionnelle, à savoir le système d’information est l’un des volets les plus importants pour tracer la politique de la santé, estime l’ex-ministre de la Santé qui pour lui, la santé militaire se développe et ne connaît pas beaucoup de restriction devant les hôpitaux civils.

Hocine Cherfa

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