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Nicolas Sarkozy à Alger
Un «ami» qui
refuse le pardon
«La politique est
une chose. Les sentiments entre les deux peuples sont une autre
affaire», a déclaré le très probable futur candidat à l’Elysée.
Peine perdue. Ceux
qui niaisement attendaient de Nicolas Sarkozy un geste de repentance
sur les crimes de la France coloniale en Algérie en ont eu pour
leurs frais. «Il y a eu beaucoup de souffrances des deux côtés. Il
faut prendre la part de tous les épisodes de l’histoire qui nous ont
divisé et surtout respecter tous les morts quelle que soit leur
origine». Telle a été sa réponse catégorique à un journaliste qui
l’interrogeait sur sa position par rapport au préalable du pardon
officiel que les autorités algériennes exigent de Paris pour la
signature du traité d’amitié. Pas question donc pour le ministre de
l’Intérieur français qui entame depuis hier une visite de travail de
deux jours en Algérie, de repentance. Face à l’insistance d’Alger,
le très probable futur candidat de l’UMP, principal parti de la
droite, ne semble pas du tout pressé. Il préfère tempérer et
attendre : «Il faut du temps pour que les blessures se cicatrisent.
Ce sont des blessures très complexes», a-t-il laché. On le sait,
entre Chirac et son trublion ministre, tout est différent notamment
pour ce qui est de la politique vis-à-vis de l’Algérie. Il ne s’est
pas fait prier pour le dire tout haut : «La politique est une chose.
Les sentiments entre les deux peuples sont une autre affaire». Pour
autant, si M. Sarkozy ne veut plus entendre parler de pardon, de
génocide identitaire et d’excuses officielles, il n’a cessé
d’appeler les deux pays, sans néanmoins annoncer d’actions
concrètes, à essayer de se comprendre et à construire un avenir en
commun. Sa recette à lui : «Faire des signes et des gestes», a-t-il
suggéré comme par exemple reconnaître l’«injustice» qu’il évoquera
au cimetière chrétien de Bologhine d’Alger. «Il y a eu un système
colonial injuste dont ont été victimes des femmes et des hommes», a
reconnu le ministre de l’Intérieur et de rappeler encore que le «la
douleur concerne les deux parties», façon on ne peut plus claire de
dire que les Algériens n’ont pas été les seuls à pâtir du passé.
Faire des signes signifie aussi, selon lui, «se garder des mots qui
blessent». «Je ne veux pas jeter des humiliations», a-t-il assuré.
«Beaucoup de
problèmes entre nos deux pays»
Verbatim : «Ma
visite à Alger a pour mot, dire aux représentants du peuple algérien
que l’amitié est importante. Nous avons beaucoup de choses à faire
ensemble. Je suis venu en ami des Algériens pour trouver une
solution aux différents problèmes car il y a en effet beaucoup de
problèmes à résoudre». Fidèle à lui-même, le chef de l’UMP,
pragmatique, froid et imperturbable, veut, en dépassionnant les
relations entre les deux pays, des actes. Invité de son homologue
Yazid Zerhouni, sa visite, pourtant sa troisième en trois ans,
Sarkozy l’a voulue celle d’un présidentiable qui cherche à montrer
ses galons. Aussitôt arrivé à Alger, il s’est recueilli en compagnie
du ministre de l’Intérieur au monument des Martyrs. «Me recueillir
devant un monument qui relate beaucoup de souffrances est une façon,
dit-il, de respecter les amis algériens», a confié le ministre à la
presse nationale et étrangère présente en masse sur les lieux.
Fini le
recueillement, direction le cimetière chrétien de Bologhine à Alger
où, accompagné de Dahou Ould Kablia, ministre délégué aux
Collectivités locales, il s’était recueilli avec le représentant de
l’Archevêque d’Alger, le Père Henry Jean-Pierre ainsi que celui de
la communauté juive en Algérie, Frédéric Belaïche. «C’est un moment
très émouvant pour moi de venir en ce lieu où sont enterrés les
pieds-noirs. Je remercie le gouvernement algérien de m’avoir permis
cette demande de visiter un lieu très émouvant», a-t-il avoué et
pour dire que l’Algérie demeure un pays très important pour la
France et inversement. Auparavant, au salon d’honneur de l’aéroport
Houari-Boumediene, Nicolas Sarkozy, a affirmé à l’APS que les
relations entre l’Algérie et la France sont «extrêmement
importantes».
«Les relations
entre l’Algérie et la France sont extrêmement importantes. L’Algérie
est notre grand voisin et nous avons une histoire partagée», a-t-il
déclaré en indiquant que «beaucoup d’Algériens vivent en France et
beaucoup de Français vivent en Algérie», et que l’Algérie «est un
pays où je suis venu fréquemment». M. Sarkozy a relevé, dans le même
sillage, que l’Algérie et la France sont des «grands pays», ajoutant
que «nous devons parler dans un climat de confiance et d’amitié en
pays libres et indépendants et qui se respectent et, partant, ce
sont des pays qui doivent se comprendre». Dans ce même contexte, le
responsable français a souligné l’importance de sa présence à Alger.
«Je voudrais dire, pour moi, combien il est important d’être à Alger
aujourd’hui. C’est un voyage qui a été préparé avec beaucoup de
soins et que j’ai préparé avec le Président Jacques Chirac», a-t-il
précisé. M. Sarkozy devait, en fin d’après-midi, rencontrer le Chef
du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem. Il sera par ailleurs reçu en
audience aujourd’hui par le président de la République.
Amine Goutali
Haut
Mise à niveau des transports
20 millions
d’euros pour l’assistance technique
Dans le cadre de
ses actions de coopération avec l’Algérie, l’Union européenne a
octroyé 20 millions d’euros pour la mise à niveau du transport
aérien, maritime et routier de notre pays a indiqué Mohamed Aouali,
secrétaire général au ministère du Travail en marge de la cérémonie
de signature d’une convention de financement pour l’appui au secteur
des transports, hier, au siège de ce département. Ce dernier nous a
fait savoir que ce projet d’appui constitue une opportunité idoine
pour la réussite de la mise à niveau du secteur des transports qui
accuse, rappelons le, un retard énorme.
Pour sa part,
Lucio Guerrato, ambassadeur de la commission de l’UE à Alger et qui
devra quitter l’Algérie dans les quinzaines de jours à venir,
celui-ci indiquera que «pratiquement 80 à 90 % de nos projets
consistent à assister les gouvernements dans le cadre
administratif». «Nous avons des équipes qui travail dans tous les
ministères et comme le secteur des transports enregistre des
insuffisances notamment en ce qui concerne le transport aérien,
maritime, et routier nous avons jugé utile de financer ces projets»,
a-t-il ajouté.
Ce projet entre
dans le cadre des prévisions exprimé et qui sont en réalité en deçà
du besoin exprimé par l’Algérie en la matière, et ce tenant compte
de la précarité tous azimuts que connaît le secteur des transports
dans notre pays. Il est à souligner que la totalité de ce
financement qui s’étalera sur une période de quatre ans et de
l’ordre de 25 millions d’euros, dont la partie européenne a consenti
une cagnotte de 20 millions d’euros, tandis que la partie algérienne
a financé ce projet avec un apport de 5 millions d’euros.
Depuis son
installation en Algérie, convient-il de rappeler, la commission de
l’Union européenne
a financé une trentaine de projets, mais force est de relever qu’un
seul projet a été mené à terme et clôturé l’été dernier. A ce
propos, Lucio Guerrato, qui verra son mandat expiré dans les
quelques jours à venir, a émis le vœu de voir la totalité de ses
projets concrétisés sur le terrain. Ainsi donc, il est souhaitable
de voir les prières de Lucio Guerrato exaucées, sinon l’essor de ce
secteur névralgique pour l’économie nationale n’est pas du tout pour
demain.
Djamel Oukali
Haut
Désigné membre du bureau exécutif
Un
divisionnaire algérien à Interpol
L’efficacité des
services de police algériens en matière de lutte antiterroriste, la
criminalité et le banditisme notamment, fait que la police
algérienne se trouve très sollicitée par Interpol où elle est
davantage représentée. Ce n’est pas seulement l’expérience des
services de sécurité algériens qui intéresse Interpol puisque cette
institution policière internationale s’intéresse, également, à la
compétence des cadres des institutions sécuritaires algériennes.
C’est ainsi que Mohand Amokrane Mahmoud, commissaire divisionnaire,
fut désigné membre au comité exécutif de cette police
internationale. Cette commission est chargée de s’assurer de la
protection des droits à la protection de ceux qui fournissent des
documents à Interpol. Présidée par Jackie Selebi, patron d’Interpol,
ce comité exécutif est composé de treize membres. Cette désignation
consacre le rôle important joué par l’Algérie dans la participation
dans la lutte internationale contre le terrorisme et la criminalité.
Cette désignation constitue, également, une reconnaissance des
compétences des services de sécurité algériens dans ces luttes.
Le renseignement
constitue l’un des apports des services de sécurité algériens dans
la lutte internationale contre le terrorisme et la criminalité sous
toutes ses formes. Des renseignements échangés 24 heures sur 24
heures et sept jours sur sept entre différents pays membres
d’Interpol. Avant même que l’Occident ne découvre l’affaire des
semelles de chaussures piégées, l’Algérie avait informé cette
institution internationale sur le fait que les terroristes ont déjà
utilisé, en Algérie, des affichages piégés ainsi que d’autres modes
opératoires qui pourraient être utilisés par les groupes terroristes
d’envergure internationale. D’où l’importance de l’expérience
algérienne en la matière de lutte internationale contre le
terrorisme.
M. Abi
Haut
Révision de la Constitution
Les jeux ne
sont pas faits
Depuis que l'idée
de la révision constitutionnelle a pris forme, elle n'a eu de cesse
de diviser
la classe
politique.
Même les alliés au
sein de l’alliance présidentielle n’ont pas été épargnés par la
division. FLN, RND et MSP se sont affrontés, depuis, dans une
«guerre» verbale par presse interposée. Une situation qui dure à ce
jour. D’autant que l’absence d’un vrai débat sur le sujet, que
pourtant le président Bouteflika a laissé entrevoir en affirmant
qu’il soumettrait les propositions d’amendement au peuple appelé à
voter par référendum, a fait que beaucoup de zones sombres
persistent. Les clarifications qui n’ont pas été apportées auraient
eu le mérite de situer les véritables enjeux, notamment politiques,
qui sont derrière ce projet d’amendement de la loi fondamentale du
pays et, partant, de donner matière à débattre sereinement aux lieu
et place de cette situation actuelle faite de confusion et de
questionnements. Une situation alimentée par les déclarations
contradictoires de ces responsables de partis auxquelles sont venues
se greffer celles du ministre de l’Intérieur. En définitive,
l’opinion publique ne sait plus quoi penser. Ainsi après une
première déclaration du Chef du gouvernement et SG de l’instance
exécutive du FLN, dans laquelle il affirmait que la révision de la
Constitution connaîtrait un «léger report», il reviendra à la charge
quelques jours plus tard pour affirmer qu’il souhaitait voir ce
référendum se tenir dans les trois prochains mois et qu’à l’heure
actuelle, le président de la République était en possession de «deux
ou trois moutures» sur lesquelles il planche avant de retenir celle
qui lui convient le plus. Cette déclaration faite samedi soir lors
de son passage au forum de l’ENTV sera suivie dès dimanche par une
déclaration, faite cette fois par le SG du RND Ahmed Ouyahia, à
l’occasion de son passage à la radio et dans laquelle il affirme que
le FLN n’a jamais remis de mouture au président de la République et
les trois sur lesquelles il planche émanent d’éminentes
personnalités. Or, si effectivement la rumeur avait prêté
l’existence d’une copie élaborée par Mohamed Bedjaoui, d’une autre
par Missoum Sbih et d’une troisième concoctée par une commission
installée au niveau de la présidence, il reste tout aussi vrai pour
l’avoir eu entre nos mains, qu’une copie avait été préparée par le
FLN, la seule du reste qui ait été rendue publique, et que cette
mouture avait été remise à la présidence au mois d’août dernier.
L’énigmatique mouture FLN
Du reste, le
chargé de la communication de ce parti avait confirmé dans un
entretien accordé au Jour d’Algérie cette remise en précisant quant
à l’absence de toute médiatisation de cette opération qu’il n’y
avait pas lieu d’ameuter la presse pour les informer d’une action
jugée banale. Dès lors que penser de la déclaration du SG du RND ?
Quel intérêt aurait eu Ouyahia à nier une chose que le FLN dit
s’être produite l’été dernier conformément à l’agenda qu’il s’était
fixé en mettant en place sa commission chargée de réfléchir à une
nouvelle mouture. A ce stade de la supputation deux pistes peuvent
être privilégiées. La première est que le FLN a effectivement remis
sa copie au Président et que le patron du RND qui déclare dénier le
droit à toute formation d’élaborer une mouture de la Constitution ne
peut faire autrement, du fait de son soutien au projet de la
révision, pour ne pas perdre le change devant ses militants que de
dire que les trois moutures auxquelles a fait allusion le SG du FLN
ne sont pas le fruit d’une réflexion partisane mais tout simplement
le produit de trois personnalités apolitiques. La deuxième, et qui
pourrait être la plus crédible, est celle qui consiste à croire
Ouyahia lorsqu’il affirme que le FLN n’a rien remis au Président. La
crédibilité d’une telle information tient du fait, qu’à titre
d’exemple, le parti de Belkhadem n’a jamais officiellement déclaré
avoir remis le projet élaboré au président. En réponse à la question
posée par le journaliste du Jour d’Algérie, le responsable du FLN a
déclaré qu’une copie a été remise à la Présidence.
La nuance est
claire. De plus, faut-il le rappeler dans son souci de convaincre
sur l’utilité d’une révision orientée en fonction de ses intérêts
partisans, le plus vieux parti d’Algérie, a fait en sorte de faire
croire que ce projet est plus bénéfique à Abdelaziz Bouteflika qu’à
lui et que les seuls dividendes qu’il en tirerait seraient de
briquer un troisième mandat. Et quand bien même ce souhait aurait
fortement motivé le Président, au début, puisque son projet de
revoir la Loi fondamentale date de 1999, il reste que cette
motivation a peut être diminué au regard de son état de santé. Du
reste, depuis le 4 juillet dernier, date de sa déclaration portant
intention de réviser la Constitution, il n’évoquera plus la
question, laissant le champ libre aux deux hommes, qui sont Ouyahia
et Belkhadem en vue d’en découdre avec le contenu de cette nouvelle
Constitution, sous l’œil vigilant du ministre de l’Intérieur
Zerhouni. A moins que dans sa quête du soutien du RND, qui avait
posé comme préalable que le projet émane du Président et de lui
seul, ce dernier n’ait décidé de ne pas tenir compte de la mouture
FLN.
Nadia Kerraz
Haut
En attendant l’application de la loi du Chahid
«Les politiques
jouent la carte ONEC»
L’Organisation
nationale des enfants de chahid (Onec) appelle toujours et encore à
«une application de l’ensemble des articles de la loi du moudjahid
et du chahid». C’est là la principale revendication qui ressort des
assises de l’organisation, qui ont été clôturées hier au siège de la
Mutuelle générale des travailleurs du bâtiment. «Nous demandons
aussi à ce que la pension de la veuve du chahid revienne de droit
après sa mort à ses enfants chômeurs et/ou handicapés», a déclaré
Tayeb Houari le SG de l’Onec lors d’un point de presse, avant de
préciser que «si l’Etat venait à octroyer aux fils et aux filles de
chahid tous leurs droits légitimes et clore de ce fait
définitivement ce dossier, il ne serait plus possible aux politiques
d’utiliser la carte Onec dans leurs discours». Tayeb Houari partage
par ailleurs l’avis des secrétaires nationaux et de wilayas qui ont
tenu à dénoncer lors de leurs diverses interventions durant la
cérémonie de clôture des assises : la marginalisation dont est
victime l’Organisation. Des questions, telles que : «Pour quelles
raisons avons-nous été écartés des commissions d’attribution des
logements sociaux ? Et pourquoi sommes-nous écartés des postes
stratégiques ? Et ou encore de participer aux conseils consultatifs,
ont été posées… A propos de la marginalisation de l’Organisation, le
SG a déclaré à ce sujet que «celle-ci ne reçoit aucune subvention à
l’exception de celle annuelle accordée par le ministère des
Moudjahidine et qui a été diminuée de 60% et qui est de l’ordre que
de
4 millions de
dinars». En réponse à la question relative à la lecture que fait l’Onec
de la visite de Sarkozy en Algérie, Tayeb Houari a déclaré que «le
peuple algérien attend toujours les excuses de l’Etat français
souverain pour tous les crimes contre l’humanité perpétrés par
l’Etat français colonial en Algérie pendant 132 ans». Cela dit, il a
ajouté que «Sarkozy vient en tant que candidat à la présidentielle
en France, avec l’intention de chercher le soutien de l’Etat
algérien qui risque d’influencer la communauté algérienne en
France. Mais, il doit savoir qu’il n’y aura pas de traité d’amitié
sans le pardon officiel». Par ailleurs et lors de leurs multiples
interventions à la cérémonie de clôture, certains secrétaires
nationaux ont tenu à dénoncer «les parties occultes qui cherchent à
nuire à la stabilité interne et externe de l’Algérie et qui mènent
une sale guerre contre l’idée de créer l’Union nationale des
organisations appartenant à la famille révolutionnaire». Il est à
signaler que les assises du secrétariat national de l’Onec ont porté
sur la loi du Moudjahid et du Chahid, sur les dossiers d’actualité
du pays et sur les préparatifs de la tenue du prochain congrès
national. Ce dernier est prévu pour le début de l’année 2007.
Habiba Ghrib
Le cadeau d’Ould
Abbès
Présent hier à la
cérémonie de clôture des assises de l’Onec, au siège de la Mutuelle
générale des travailleurs du bâtiment, Djamel Ould Abbès, ministre
de l’Emploi et de la Solidarité nationale a promis que la priorité
dans son programme d’absorption du chômage sera accordée en
particulier aux ayants droit. «Les enfants de chahid et de
moudjahidine seront toujours prioritaires dans les projets de l’Ansej,
le Cnac, les micro-entreprises», a-t-il expliqué. La faveur que
semble accorder le ministre à l’Onec et à l’Onem n’est en fait qu’un
juste retour des choses, puisqu’il a tenu à rappeler que ce sont ces
gens-là qui ont soutenu la campagne présidentielle et que c’est
«grâce à leur sacrifice et militantisme qu’il a été possible de
récolter 55 000 signatures pour la candidature de M. Bouteflika»,
a précisé M. Ould
Abbès en rappelant toutefois que «les préparatifs pour l’élection
présidentielle de 2009 ont été déjà enclenchés».
H.G.
Haut
Soutien aux élèves des classes de 3e AS
Les cours à
partir de décembre
Cette occasion a
été saisie pour mettre fin aux rumeurs faisant état de
l’organisation d’une 2e session du baccalauréat.
Dans le souci
d’impulser une nouvelle dynamique de prise en charge , de soutien en
fait, pédagogique aux élèves des classes 3e année secondaire, en
vue d’offrir une plus grande égalité des chances des candidats au
baccalauréat et d’améliorer leurs performances scolaires, le
ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid a procédé,
hier à l’ITE de Ben Aknoun, à l’installation de la commission
nationale de suivi des cours de soutien à cette catégorie d’élèves.
Le démarrage de l’opération est fixé pour la première semaine du
mois prochain (décembre). Instruisant les directeurs des
établissements d’Alger et ceux des wilayas du Centre, présents à
cette rencontre, le ministre s’est montré intransigeant à leur égard
afin de mener à bien cette opération visant «l’amélioration
significative des performances scolaires et du rendement de
l’institution éducative». Cette occasion a été saisie pour mettre
fin aux rumeurs faisant état de l’organisation d’une 2e session du
baccalauréat. Interpellé par les journalistes sur cette question,
Boubekeur Benbouzid a, une énième fois, nié l’organisation de tels
examens en rappelant que le système de rachat a été aboli
définitivement du système éducatif. Exposant, de son côté, aux
présents, la structuration et les modes d’organisation de cette
opération, le responsable de cette commission, Saâd Derich, a
indiqué qu’il s’agit de cours de soutien qui seront dispensés au
sein de l’établissement, d’études surveillées en classe et
révisions de devoirs en groupe. S’agissant des mesures
d’accompagnement destinés à soutenir cette opération, il a été mis à
la disposition des chefs d’établissements, divers supports
pédagogiques, à l’image de manuels parascolaires agréés, annales du
baccalauréat des 10 dernières années gravés sur CD-ROM par l’Onec
ainsi que des cours et exercices corrigés gravés sur CD-ROM par l’ONEFD.
Le ministère a doté, par ailleurs, chaque établissement
d’enseignement secondaire d’une enveloppe financière de 200 000 DA à
l’acquisition d’un data show et d’un micro-ordinateur portable. Les
enseignants assurant ces cours spéciaux doivent exploiter le volume
horaire non accompli en utilisant ainsi la dotation budgétaire
réservée aux heures supplémentaires. L’aide des associations des
parents d’élèves est plus qu’indispensable et celle aussi des
collectivités locales a noté ce responsable. Ce dernier a souligné
en outre que cette commission ministérielle sera animée par
l’inspecteur général et composée de responsables centraux chargés du
suivi rigoureux de la mise en œuvre de cette opération au niveau
national, la commission pédagogique de wilaya animée par le
directeur de l’éducation, composée notamment de responsables mais
aussi des représentants des parents d’élèves et enfin la commission
pédagogique d’établissement animée par le proviseur et composée d’un
personnel pédagogique et administratif.
Le ministre a tenu
à signaler à l’ensemble des acteurs de cette opération et plus
particulièrement ceux qui activent sur le terrain, chefs
d’établissements et le personnel pédagogique en charge des classes
de 3e année «à assurer une large information en direction des élèves
concernés et de leurs parents sur l’importance de cette opération»,
affirmant que son ministère est déterminé à mobiliser les énergies
et les moyens pour la réussite de cette opération.
Kahina Benarab
Syndicats de l’Education nationale
Le statut
particulier débattu prochainement
S’adressant aux
présidents et SG des syndicats autonomes de l’éducation nationale
présents à cette rencontre à l’instar du SNTE et l’UNPEF, le
ministre a indiqué dans la foulée qu’il donnera instruction très
prochainement à l’installation d’une commission afin de débattre du
statut particulier des travailleurs de son secteur répartis sur les
différents syndicats.
K. B.
Haut
Direction de l’éducation Alger-ouest
1 500 postes
créés
La direction de
l’éducation Alge-ouest a publié hier un communiqué à travers lequel
elle a évoqué de nombreuses actions entreprises pour l’année
scolaire en cours.
Ainsi, en matière
de recrutement, après finalisation et adoption du plan de gestion
des ressources humaines, plusieurs opérations de recrutement ont pu
être finalisées ou sont en cours de l’être, grâce à l’aide et
l’assistance de la direction générale de la Fonction publique. Cette
opération de recrutement touchera plus de 1 500 postes budgétaires.
16 concours de recrutement sont en cours de finalisation pour un
total de 751 postes de travail, dont 657 pour les seuls postes
d’enseignant (532 au primaire et au moyen et 125 au secondaire). 14
examens professionnels ont été lancés pour un total de 105 postes
budgétaires, ce qui permettrait la promotion des personnels
concernés. A compter de cette année, l’administration publique
pourra recourir au recrutement de contractuels dans certains postes
de travail. Treize corps et grades sont concernés par cette
opération pour 811 postes budgétaires au total, qui permettrait une
bonne flexibilité et régulation des effectifs. En matière
d’autonomisation des trois directions, le point le plus sensible
pour un grand utilisateur de main-d’œuvre, comme l’éducation, lors
d’une opération de scission ou de réorganisation des services, tels
que le découpage de la wilaya d’Alger, reste la pérennisation du
service chargé du versement des salaires. Trente- neuf mille
fonctionnaires seront touchés par cette mesure.
R. A.
Haut
Tribunal de Blida
12 ans pour les
ravisseurs d’un enfant à Douaouda
Parmi les affaires
inscrites au rôle de la session criminelle qui se tient actuellement
à Blida, celle relative à l’enlèvement et la séquestration avec une
demande de rançon sur la personne d’un enfant de onze ans, a été
jugée samedi. Cette affaire qui remonte au mois d’avril dernier
avait provoqué à l’époque la panique au sein de la population de la
région. En effet, lors de l’audition des auteurs, par le tribunal
criminel, on a appris qu’au départ, l’enlèvement n’était qu’un jeu
entre copains, mais à travers des rencontres régulières dans un café
de la ville de Douaouda, le projet macabre vit réellement le jour et
les quatre principaux accusés, en l’occurrence G.M, H.H, F.N et C.M,
choisissent même leur victime, un enfant dont le père est un chef
d’entreprise spécialisée en travaux hydrauliques à Douaouda. Une
fois le scénario arrêté et avant de passer à l’action, ils feront
appel à quatre autres compagnons pour les aider à garder l’enfant
dans un logement inoccupé à Souidania. Le 8 Avril dernier, alors que
le jeune Y. Brahim quittait l’école en même temps que ses camarades
de classe, G.M s’approcha de lui avant de l’embarquer dans un
véhicule touristique. Le jeune Brahim déjà frêle compte tenu de son
âge n’opposa aucune résistance à ses ravisseurs qui étaient pour lui
de grands gaillards, mais qui en réalité n’étaient que de jeunes
gamins si l’on juge de leur âge et avides d’exploit. Une fois à
Souidania, ils installèrent la jeune victime dans le logement prévu
avant d’appeler son père pour l’informer de l’enlèvement tout en lui
réclamant la bagatelle somme de 5 millions de dinars. «Sans cela
nous lui enlèverons ses reins», lui dira l’un des ravisseurs. Le
père tout désorienté tenta de négocier en leur faisant comprendre
qu’il n’a pas la somme demandée, mais il pourra leur remettre 3
millions de dinars, dont ils acceptèrent. Une fois l’argent remis
aux ravisseurs, ces derniers lui ont remis l’enfant enlevé deux
jours auparavant. Devant le tribunal, chacun des prévenus relata son
rôle dans cette affaire, alors que le jeune Brahim était accroché à
son père présent dans la salle. Pour sa part, le ministère public a,
dans son réquisitoire, souligné la manière employée par les
ravisseurs, sans oublier les moments difficiles que traversaient
leurs parents. Avant de quitter la salle d’audience, l’un des
parents dira «Il est dit que bien mal acquis ne profite jamais».
A. B. M.
Haut
Echouage du Béchar
Hommage aux
disparus
Deux ans après la
mort des marins lors de l’échouage du Béchar au port d’Alger, une
cérémonie de commémoration de ce triste événement s’est déroulée au
niveau de la gare maritime d’Alger où une gerbe de fleurs a été
déposée par les présidents de la SGP Gestramar et de Cnan Group au
pied de la stèle érigée à la mémoire des disparus, selon un
communiqué du groupe Cnan. «Le 13 novembre 2004, le navire Bechar
appartenant à CNAN Group a subi la furie des vagues et sombré à
quelques mètres de la jetée Kheireddine sans que personne n’ai pu
faire quoi que ce soit pour secourir le navire et son équipage par
défaut de moyens d’intervention adéquats pour un sauvetage par
hélitreuillage», rappelle le communiqué. «Les 16 marins qui périrent
dans ce naufrage ainsi que les 2 autres qui sont toujours portés
disparus, constituent une tragédie qui restera pour toujours gravée
dans la mémoire de tous les travailleurs de la CNAN ainsi que des
familles et amis de ces victimes», a-t-on conclu.
A. B.
Haut
Programme de développement rural
La Cour des
comptes accentue son contrôle
Cet intérêt pour
le secteur de développement rural est probablement motivé par les
importantes ressources financières à mobiliser pour ce secteur.
En s’intéressant à
«l’atteinte des objectifs», la Cour des comptes envisage de passer
au contrôle de l’efficacité des dépenses publiques par rapport aux
politiques arrêtées. Pour concrétiser cet objectif, cette
institution a invité hier, Rachid Benaissa, ministre délégué au
développement rural, pour animer une conférence ayant pour thème
«construction et évaluation d’une politique publique (cas du
renouveau rural). Cet intérêt pour le secteur de développement rural
est probablement motivé par les importantes ressources financières à
mobiliser pour ce secteur. Avec des besoins annuels de quatre
milliards de dollars, la politique de développement rural qui est
devenue, depuis 2006, celle du renouveau rural nécessite «un
contrôle ciblé», a estimé Rachid Benaïssa, pour qui l’intervention
de la Cour des comptes «permettra d’assurer la transparence des
dépenses et d’éviter le gaspillage».
Ce contrôle, selon
Abdelkader Benmaârouf, président de l’institution, est motivé par le
fait que les ressources financières dépensées appartiennent à
l’Etat, d’où le besoin pour la Cour des comptes de connaître les
objectifs du développement rural et la manière avec laquelle
l’argent a été dépensé. Le ministre, qui a qualifié la mission de
contrôle comme «élément clé du développement durable»,
a insisté sur
l’importance de créer une synergie avec les différents secteurs. Il
n’a pas manqué, cependant, de relever certaines défaillances comme
le déficit en information. En citant notamment les élus locaux, le
ministre a constaté que «rares sont ceux qui connaissent le contenu
de la politique de développement rural». Certes, «le plus gros souci
reste la rationalisation des interventions de l’Etat», mais la
contrainte liée au manque de connexion entre les différents
secteurs, lors de
l’élaboration des
projets doit être également résolue. Après avoir réussi à lancer
quelques 2 000 projets de proximité de développement rural intégrés
(PPDRI), depuis 2004, le ministère a constaté la disponibilité des
wilayas pour accueillir les futurs projets. Lors des débats,
certains responsables de la Cour des comptes ont estimé que les
besoins financiers du développement rural sont énormes. Comme l’a
souligné le vice-président de la Cour des comptes, le ministère
délégué doit réfléchir à d’autres formes de financement et se passer
de la subvention de l’Etat. Devant la difficulté d’obtenir des
crédits bancaires, Benaïssa a mentionné que «la mission du contrôle
est de parvenir à éviter les dépenses inutiles et d’avoir une
gestion rationnelle des ressources financières». Pour mieux cibler
ses actions, le ministère a développé des outils, tels le système
d’aide à la décision pour le développement rural intégré (SADDR). Ce
dernier comprend l’ensemble des informations relatives aux communes
liées notamment à la santé, l’environnement, l’urbanisme et
l’éducation. A partir de là, explique le ministre, des indicateurs
sont calculés, pour constituer ensuite un moyen d’identification des
besoins et de l’aide à la décision. Les indicateurs, a-t-il ajouté,
ont servi à l’élaboration d’un indice de développement rural
durable, qui est utilisé pour classer les communes. C’est ce
classement, justement, qui permettra aux responsables locaux
d’identifier les besoins devant permettre l’amélioration du niveau
de vie de la population. «L’indice est une approche détaillée est
ciblée», insiste le ministre.
Cela étant,
certains responsables de la Cour des comptes, ont souhaité, lors des
débats, avoir un guide devant les aider à effectuer leur mission
comme ils ont exprimé le besoin d’avoir plus d’explications sur les
objectifs de la politique de développement rural. Par ailleurs, il
existe en Algérie 979 communes rurales et 562 autres urbaines avec
un taux de ruralité partielle allant de 0 à 49%. «Il n y a pas de
territoire sans avenir mais il n’y a que des territoires sans
projets», souligne le ministre, en poursuivant que le monde rural
concerne plus de 13 millions d’habitants répartis en 1,85 million de
ménages, dont 70% sont des jeunes. Le ministère délégué, qui a
recensé 400 000 exploitations concernées par les programmes de
développement, a pour rôle de promouvoir une politique
d’accompagnement.
Karima Sebai
Haut
Toxicomanie dans les prisons
Plus de 12% des
détenus concernés
La consommation
de drogue n’épargne pas nos prisons. Selon une enquête nationale
menée en 2006 dans les 101 établissements pénitenciers sur les 127
existants en Algérie au moins 12,66% de prisonniers consomment de la
drogue; leur moyenne d’âge se situe entre 18 et 40 ans, 53% sont
âgés de 18 à 27, 35% de 28 à 40 ans et 8,43% ont plus de 40 ans.
Ainsi, sur les 47 478 détenus qui ont répondu aux questionnaires, 6
015 avouent être des consommateurs de drogue, même si 61% en fument
de façon irrégulière. Un chiffre effrayant. Le phénomène prend des
proportions peu communes, surtout si l’on sait que l’âge de la plus
grande partie des détenus ne dépasse pas 30 ans (59%). Interrogés
sur les causes qui les ont poussés à s’auto- détruire, 85% des
sondés déclarent que c’est un moyen de fuir la réalité et les
problèmes alors que 15% disent que c’est un moyen qui leur permet de
se faire «une place dans la société». Plus inquiétant encore, les
psychotropes sont prisés (56%) suivis du hachich (37%) et du
dissolvant (2%). Cette situation s’explique, peut être, par le
facilité de se procurer ses «poisons», l’enquête démontre que la
plupart de ces détenus (94%) prétextent souffrir de maladies
psychosomatiques. Ils vont voir le médecins, parfois les
spécialistes de l’établissement pénitenciers, ces derniers leur
prescrivent des calmants qui leurs servent de drogue. D’autre part,
l’enquête révèle que 47% des consommateurs sont des chômeurs et 25%
gagnent un revenu insuffisant. Dans la plupart des cas, ce sont les
facteurs socio-économiques qui favorisent la toxicomanie, même en
milieu carcéral puisque 48% en consomment par pauvreté et chômage,
37% pour mauvaise fréquentation et 28% pour des problèmes familiaux
(décès de l’un des parents, divorce…).
Le niveau scolaire
de ces consommateurs reste très faible, 39% ont un niveau primaire,
40% moyen et 10% sont illettrés. En outre, 77% des détenus sont
célibataires (12% sont mariés). Par ailleurs, les citadins sont les
plus exposés à ce danger (44,42%) suivis des habitants des villes
moyennes (40%) et 14% de ceux des villes rurales. Consommateurs donc
mais pas forcément trafiquants, tel est le constat établi par les
enquêteurs. En effet, 54% prisonniers toxicomanes ont été condamnés
pour vol qualifié, seulement 23% ont été condamnés pour des affaires
liées à la consommation ou la vente de drogue. Plus étonnant encore,
45% des consommateurs ne désirent pas arrêter la consommation de
psychotropes contre 54% qui souhaitent le faire. Pourtant, les
conséquences sont dévastatrices : 67% des détenus drogués, souffrent
de nombreux troubles (perte d’appétit, insomnies…)
et 31% sont
agressifs envers leurs médecins. Pas moins de 67% des sondés disent
avoir touché à la drogue avant d’être incarcérés, 10,5% après leur
mise en liberté et 2,33% en consomment à l’intérieur des
établissements pénitentiaires.
Cette enquête fait
également ressortir des lacunes de la prise en charge, car 69,34%
des interrogés n’ont jamais été suivis par un spécialiste et 30%
l’ont été mais juste pour renouveler leur traitement.
«Il faut tirer la
sonnette d’alarme, le phénomène prend de l’ampleur et les affaires
traitées par la justice, liées à la vente ou au commerce da la
drogue, enregistrent une hausse considérable», souligne M. Felioun,
le directeur de l’administration pénitentiaire du centre, ajoutant
que la politique de prise en charge doit réunir prévention, prise en
charge et adéquation des lois et moyens. Aujourd’hui, 230
psychologues couvrent 93 centres pénitenciers et une population
carcérale estimée à plus de 50 000.
Irane Belkhedim
Haut
Privatisation d’Eriad Sétif
Virulente
opposition du PT
Le Secrétariat
politique du Parti des Travailleurs (PT) s’associe aux travailleurs
de l’ERIAD d’Alger dans leur dénonciation de ce qui se passe dans
l’unité et avertit sur l’urgence et la nécessité d’arrêter le
processus de sa privatisation. «Ce massacre doit cesser car non
seulement il s’agit de préserver des dizaines de milliers de
familles de la déchéance sociale, mais la cession de l’unité ERIAD
d’Alger pour la bagatelle de 14 milliards de centimes alors que
l’expertise l’a évaluée à 25 milliards est une preuve supplémentaire
du caractère mafieux des opérations de privatisation», souligne le
PT dans son communiqué de presse, rendu public hier. Toujours
concernant le processus de privatisation, le PT considère la cession
de 51% du CPA et des autres banques publiques à des partenaires
étrangers une démarche qui vide la renationalisation des
hydrocarbures de son contenu. Pire encore, «elle prépare un
effondrement similaire à celui qui a ruiné les pays du sud-est
asiatique», indique le communiqué. Idem pour la privatisation des
compagnies assurances. «Une opération qui, selon le communiqué, a
provoqué des désastres partout où elle a été appliquée et qui
légalise, de ce fait, l’entrée en force de la spéculation mafieuse
internationale dans notre pays», ajoute le communiqué. Avisant sur
les ravages causés par ce genre de décisions, le parti des
travailleurs, estime que «cette orientation prépare un véritable
tsunami dans notre pays au moment où les conditions sont réunies
pour qu’il retrouve sa stabilité vers le chemin du développement».
Et de s’interroger «Ne peut-on l’arrêter et ouvrir un débat national
?». Revenant sur l’entretien très cordial entre le secrétaire
général du parti et l’ambassadeur du Venezuela, le secrétariat
politique du (PT) se dit très conforté par rapport à ces positions
et à la justesse des amendements que ses députés ont proposé à la
loi de finances 2007 et ce, après avoir eu un aperçu sur les
éléments sur le développements dans ce pays ami. Ces éléments qui
ont permis le développement de ce pays concernent notamment la
réouverture de pas moins de 3 000 entreprises et l’augmentation du
SMIG de 140 à 240 dollars par mois avec l’introduction d’une prime
fixe de 100 dollars sous forme de bons d’achat pour chaque salarié.
«Ces mesures qui sont le produit de la renationalisation des
hydrocarbures sont accompagnées aussi d’un plan de construction
d’infrastructures et d’entreprises très important, alors qu’au
Venezuela existent toujours des grandes surfaces de distribution
étatiques», fait remarquer le communiqué du PT.
Nouria B.
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