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Nicolas Sarkozy à Alger

Un «ami» qui refuse le pardon

Mise à niveau des transports

20 millions d’euros pour l’assistance technique

Désigné membre du bureau exécutif

Un divisionnaire algérien à Interpol

Révision de la Constitution

Les jeux ne sont pas faits

En attendant l’application de la loi du Chahid

«Les politiques jouent la carte ONEC»

Soutien aux élèves des classes de 3e AS

Les cours à partir de décembre

Syndicats de l’Education nationale

Le statut particulier débattu prochainement

Direction de l’éducation Alger-ouest

1 500 postes créés

Tribunal de Blida

12 ans pour les ravisseurs d’un enfant à Douaouda

Echouage du Béchar

Hommage aux disparus

Programme de développement rural

La Cour des comptes accentue son contrôle

Toxicomanie dans les prisons

Plus de 12% des détenus concernés

Privatisation d’Eriad Sétif

Virulente opposition du PT

 

 14/11/06

 

 Nicolas Sarkozy à Alger

Un «ami» qui refuse le pardon

 «La politique est une chose. Les sentiments entre les deux peuples sont une autre affaire», a déclaré le très probable futur candidat à l’Elysée.

Peine perdue. Ceux qui niaisement attendaient de Nicolas Sarkozy un geste de repentance sur les crimes de la France coloniale en Algérie en ont eu pour leurs frais. «Il y a eu beaucoup de souffrances des deux côtés.  Il faut prendre la part de tous les épisodes de l’histoire qui nous ont divisé et surtout respecter tous les morts quelle que soit leur origine». Telle a été sa réponse catégorique à un journaliste qui l’interrogeait sur sa position par rapport au préalable du pardon officiel que les autorités algériennes exigent de Paris pour la signature du traité d’amitié. Pas question donc pour le ministre de l’Intérieur français qui entame depuis hier une visite de travail de deux jours en Algérie, de repentance.  Face à l’insistance d’Alger, le très probable futur candidat de l’UMP, principal parti de la droite, ne semble pas du tout pressé. Il préfère tempérer et attendre : «Il faut du temps pour que les blessures se cicatrisent. Ce sont des blessures très complexes», a-t-il laché.  On le sait, entre Chirac et son trublion ministre, tout est différent notamment pour ce qui est de la politique vis-à-vis de l’Algérie. Il ne s’est pas fait prier pour le dire tout haut : «La politique est une chose. Les sentiments entre les deux peuples sont une autre affaire». Pour autant, si M. Sarkozy ne veut plus entendre parler de pardon, de génocide identitaire et d’excuses officielles, il n’a cessé d’appeler les deux pays, sans néanmoins annoncer d’actions concrètes, à essayer de se comprendre et à construire un avenir en commun. Sa recette à lui : «Faire des signes et des gestes», a-t-il suggéré comme par exemple reconnaître l’«injustice» qu’il évoquera au cimetière chrétien de Bologhine d’Alger. «Il y a eu un système colonial injuste dont ont été victimes des femmes et des hommes», a reconnu le ministre de l’Intérieur et de rappeler encore que le «la douleur concerne les deux parties», façon on ne peut plus claire de dire que les Algériens n’ont pas été les seuls à pâtir du passé. Faire des signes signifie aussi, selon lui, «se garder des mots qui blessent». «Je ne veux pas jeter des humiliations», a-t-il assuré.

«Beaucoup de problèmes entre nos deux pays»

Verbatim : «Ma visite à Alger a pour mot, dire aux représentants du peuple algérien que l’amitié est importante. Nous avons beaucoup de choses à faire ensemble. Je suis venu en ami des Algériens pour trouver une solution aux différents problèmes car il y a en effet beaucoup de problèmes à résoudre». Fidèle à lui-même, le chef de l’UMP, pragmatique, froid et imperturbable, veut, en dépassionnant les relations entre les deux pays, des actes. Invité de son homologue Yazid Zerhouni, sa visite, pourtant sa troisième en trois ans, Sarkozy l’a voulue celle d’un présidentiable qui cherche à montrer ses galons. Aussitôt arrivé à Alger, il s’est recueilli en compagnie du ministre de l’Intérieur au monument des Martyrs. «Me recueillir devant un monument qui relate beaucoup de souffrances est une façon, dit-il, de respecter les amis algériens», a confié le ministre à la presse nationale et étrangère présente en masse sur les lieux. 

Fini le recueillement, direction le cimetière chrétien de Bologhine à Alger où, accompagné de Dahou Ould Kablia, ministre délégué aux Collectivités locales, il s’était recueilli avec le représentant de l’Archevêque d’Alger, le Père Henry Jean-Pierre ainsi que celui de la communauté juive en Algérie, Frédéric Belaïche. «C’est un moment très émouvant pour moi de venir en ce lieu où sont enterrés les pieds-noirs. Je remercie le gouvernement algérien de m’avoir permis cette demande de visiter un lieu très émouvant», a-t-il avoué et pour dire que l’Algérie demeure un pays très important pour la France et inversement. Auparavant, au salon d’honneur de l’aéroport Houari-Boumediene,  Nicolas Sarkozy, a affirmé à l’APS que les relations entre l’Algérie et la France sont «extrêmement importantes».

«Les relations entre l’Algérie et la France sont extrêmement importantes. L’Algérie est notre grand voisin et nous avons une histoire partagée», a-t-il déclaré en indiquant que «beaucoup d’Algériens vivent en France et beaucoup de Français vivent en Algérie», et que l’Algérie «est un pays où je suis venu fréquemment». M. Sarkozy a relevé, dans le même sillage, que l’Algérie et la France sont des «grands pays», ajoutant que «nous devons parler dans un climat de confiance et d’amitié en pays libres et indépendants et qui se respectent et, partant, ce sont des pays qui doivent se comprendre». Dans ce même contexte, le responsable français a souligné l’importance de sa présence à Alger. «Je voudrais dire, pour moi, combien il est important d’être à Alger aujourd’hui. C’est un voyage qui a été préparé avec beaucoup de soins et que j’ai préparé avec le Président Jacques Chirac», a-t-il précisé. M. Sarkozy devait, en fin d’après-midi, rencontrer le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem. Il sera par ailleurs reçu en audience aujourd’hui par le président de la République.

Amine Goutali

 

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Mise à niveau des transports

20 millions d’euros pour l’assistance technique

Dans le cadre de ses actions de coopération avec l’Algérie, l’Union européenne a octroyé 20 millions d’euros pour la mise à niveau du transport aérien, maritime et routier de notre pays a indiqué Mohamed Aouali, secrétaire général au ministère du Travail en marge de la cérémonie de signature d’une convention de financement pour l’appui au secteur des transports, hier, au siège de ce département. Ce dernier nous a fait savoir que ce projet d’appui  constitue une opportunité idoine pour la réussite de la mise à niveau du secteur des transports qui accuse, rappelons le, un retard énorme.

Pour sa part, Lucio Guerrato, ambassadeur de la commission de l’UE à Alger et qui devra quitter l’Algérie dans les quinzaines de jours à venir, celui-ci  indiquera que «pratiquement 80 à 90 % de nos projets consistent à assister les gouvernements dans le cadre administratif». «Nous avons des équipes qui travail dans tous les ministères et comme le secteur des transports enregistre des insuffisances notamment en ce qui concerne le transport aérien, maritime, et routier nous avons jugé utile de financer ces projets»,

a-t-il ajouté.

Ce projet entre dans le cadre des prévisions exprimé et qui sont en réalité en deçà du besoin exprimé par l’Algérie en la matière, et ce tenant compte de la précarité tous azimuts que connaît le secteur des transports dans notre pays. Il est à souligner que la totalité de ce financement qui s’étalera sur une période de quatre ans et de l’ordre de 25 millions d’euros, dont la partie européenne a consenti une cagnotte de 20 millions d’euros, tandis que la partie algérienne a financé ce projet avec un apport de 5 millions d’euros. 

Depuis son installation en Algérie, convient-il de rappeler, la commission de

l’Union européenne a financé une trentaine de projets, mais force est de relever qu’un seul projet a été mené à terme et clôturé l’été dernier. A ce propos, Lucio Guerrato, qui verra son mandat expiré dans les quelques jours à venir, a émis le vœu de voir la totalité de ses projets concrétisés sur le terrain. Ainsi donc, il est souhaitable de voir les prières de Lucio Guerrato exaucées, sinon l’essor de ce secteur névralgique pour l’économie nationale n’est pas du tout pour demain.

Djamel Oukali

 

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Désigné membre du bureau exécutif

Un divisionnaire algérien à Interpol

L’efficacité des services de police algériens en matière de lutte antiterroriste, la criminalité et le banditisme notamment, fait que la police algérienne se trouve très sollicitée par Interpol où elle est davantage représentée. Ce n’est pas seulement l’expérience des services de sécurité algériens qui intéresse Interpol puisque cette institution policière internationale s’intéresse, également, à la compétence des cadres des institutions sécuritaires algériennes. C’est ainsi que Mohand Amokrane Mahmoud, commissaire divisionnaire, fut désigné  membre au comité exécutif de cette police internationale. Cette commission est chargée de s’assurer de la protection des droits à la protection de ceux qui fournissent des documents à Interpol. Présidée par Jackie Selebi, patron d’Interpol, ce comité exécutif est composé de treize membres. Cette désignation consacre le rôle important joué par l’Algérie dans la participation dans la lutte internationale contre le terrorisme et la criminalité. Cette désignation constitue, également, une reconnaissance des compétences des services de sécurité algériens dans ces luttes.

Le renseignement constitue l’un des apports des services de sécurité algériens dans la lutte internationale contre le terrorisme et la criminalité sous toutes ses formes. Des renseignements échangés 24 heures sur 24 heures et sept jours sur sept entre différents pays membres d’Interpol. Avant même que l’Occident ne découvre l’affaire des semelles de chaussures piégées, l’Algérie avait informé cette institution internationale sur le fait que les terroristes ont déjà utilisé, en Algérie, des affichages piégés ainsi que d’autres modes opératoires qui pourraient être utilisés par les groupes terroristes d’envergure internationale. D’où l’importance de l’expérience algérienne en la matière de lutte internationale contre le terrorisme.

M. Abi

 

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Révision de la Constitution

Les jeux ne sont pas faits

Depuis que l'idée de la révision constitutionnelle a pris forme, elle n'a eu de cesse de diviser

la classe politique.

Même les alliés au sein de l’alliance présidentielle n’ont pas été épargnés par la division. FLN, RND et MSP se sont affrontés, depuis, dans une «guerre» verbale par presse interposée. Une situation qui dure à ce jour. D’autant que l’absence d’un vrai débat sur le sujet, que pourtant le président Bouteflika a laissé entrevoir en affirmant qu’il soumettrait les propositions d’amendement au peuple appelé à voter par référendum, a fait que beaucoup de zones sombres persistent. Les clarifications qui n’ont pas été apportées auraient eu le mérite de situer les véritables enjeux, notamment politiques, qui sont derrière ce projet d’amendement de la loi fondamentale du pays et, partant, de donner matière à débattre sereinement aux lieu et place de cette situation actuelle faite de confusion et de questionnements. Une situation alimentée par les déclarations contradictoires de ces responsables de partis auxquelles sont venues se greffer celles du ministre de l’Intérieur. En définitive, l’opinion publique ne sait plus quoi penser. Ainsi après une première déclaration du Chef du gouvernement et SG de l’instance exécutive du FLN, dans laquelle il affirmait que la révision de la Constitution connaîtrait un «léger report», il reviendra à la charge quelques jours plus tard pour affirmer qu’il souhaitait voir ce référendum se tenir dans les trois prochains mois et qu’à l’heure actuelle, le président de la République était en possession de «deux ou trois moutures» sur lesquelles il planche avant de retenir celle qui lui convient le plus.  Cette déclaration faite samedi soir lors de son passage au forum de l’ENTV sera suivie dès dimanche par une déclaration, faite cette fois par le SG du RND Ahmed Ouyahia, à l’occasion de son passage à la radio et dans laquelle il affirme que le FLN n’a jamais remis de mouture au président de la République et les trois sur lesquelles il planche émanent d’éminentes personnalités. Or, si effectivement la rumeur avait prêté l’existence d’une copie élaborée par Mohamed Bedjaoui, d’une autre par Missoum Sbih et d’une troisième concoctée par une commission installée au niveau de la présidence, il reste tout aussi vrai pour l’avoir eu entre nos mains, qu’une copie avait été préparée par le FLN, la seule du reste qui ait été rendue publique, et que cette mouture avait été remise à la présidence au mois d’août dernier.

L’énigmatique mouture FLN

Du reste, le chargé de la communication de ce parti avait confirmé dans un entretien accordé au Jour d’Algérie cette remise en précisant quant à l’absence de toute médiatisation de cette opération qu’il n’y avait pas lieu d’ameuter la presse pour les informer d’une action jugée banale. Dès lors que penser de la déclaration du SG du RND ? Quel intérêt aurait eu Ouyahia à nier une chose que le FLN dit s’être produite l’été dernier conformément à l’agenda qu’il s’était fixé en mettant en place sa commission chargée de réfléchir à une nouvelle mouture. A ce stade de la supputation deux pistes peuvent être privilégiées. La première est que le FLN a effectivement remis sa copie au Président et que le patron du RND qui déclare dénier le droit à toute formation d’élaborer une mouture de la Constitution ne peut faire autrement, du fait de son soutien au projet de la révision, pour ne pas perdre le change devant ses militants que de dire que les trois moutures auxquelles a fait allusion le SG du FLN ne sont pas le fruit d’une réflexion partisane mais tout simplement le produit de trois personnalités apolitiques. La deuxième, et qui pourrait être la plus crédible, est celle qui consiste à croire Ouyahia lorsqu’il affirme que le FLN n’a rien remis au Président. La crédibilité d’une telle information tient du fait, qu’à titre d’exemple, le parti de Belkhadem n’a jamais officiellement déclaré avoir remis le projet élaboré au président. En réponse à la question posée par le journaliste du Jour d’Algérie, le responsable du FLN a déclaré qu’une copie a été remise à la Présidence.

La nuance est claire. De plus, faut-il le rappeler dans son souci de convaincre sur l’utilité d’une révision orientée en fonction de ses intérêts partisans, le plus vieux parti d’Algérie, a fait en sorte de faire croire que ce projet est plus bénéfique à Abdelaziz Bouteflika qu’à lui et que les seuls dividendes qu’il en tirerait seraient de briquer un troisième mandat. Et quand bien même ce souhait aurait fortement motivé le Président, au début, puisque son projet de revoir la Loi fondamentale date de 1999, il reste que cette motivation a peut être diminué au regard de son état de santé. Du reste, depuis le 4 juillet dernier, date de sa déclaration portant intention de réviser la Constitution,  il n’évoquera plus la question, laissant le champ libre aux deux hommes, qui sont Ouyahia et Belkhadem en vue d’en découdre avec le contenu de cette nouvelle Constitution, sous l’œil vigilant du ministre de l’Intérieur Zerhouni. A moins que dans sa quête du soutien du RND, qui avait posé comme préalable que le projet émane du Président et de lui seul, ce dernier n’ait décidé de ne pas tenir compte de la mouture FLN.

Nadia Kerraz

 

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En attendant l’application de la loi du Chahid

«Les politiques jouent la carte ONEC»

L’Organisation nationale des enfants de chahid (Onec) appelle toujours et encore à «une application de l’ensemble des articles de la loi du moudjahid et du chahid». C’est là la principale revendication qui ressort des assises de l’organisation, qui ont été clôturées hier au siège de la Mutuelle générale des travailleurs du bâtiment. «Nous demandons aussi à ce que la pension de la veuve du chahid revienne de droit après sa mort à ses enfants chômeurs et/ou handicapés», a déclaré Tayeb Houari le SG de l’Onec lors d’un point de presse, avant de préciser que «si l’Etat venait à octroyer aux fils et aux filles de chahid tous leurs droits légitimes et clore de ce fait définitivement ce dossier, il ne serait plus possible aux politiques d’utiliser la carte Onec dans leurs discours». Tayeb Houari partage par ailleurs l’avis des secrétaires nationaux et de wilayas qui ont tenu à dénoncer lors de leurs diverses interventions durant la cérémonie de clôture des assises : la marginalisation dont est victime l’Organisation. Des questions, telles que : «Pour quelles raisons avons-nous été écartés des commissions d’attribution des logements sociaux ? Et pourquoi sommes-nous écartés des postes stratégiques ? Et ou encore de participer aux conseils consultatifs, ont été posées… A propos de la marginalisation de l’Organisation, le SG a déclaré à ce sujet que «celle-ci ne reçoit aucune subvention à l’exception de celle annuelle accordée par le ministère des Moudjahidine et qui a été diminuée de 60% et qui est de l’ordre que de

4 millions de dinars». En réponse à la question relative à la lecture que fait l’Onec de la visite de Sarkozy en Algérie, Tayeb Houari a déclaré que «le peuple algérien attend toujours les excuses de l’Etat français souverain pour tous les crimes contre l’humanité perpétrés par l’Etat français colonial en Algérie pendant 132 ans». Cela dit, il a ajouté que «Sarkozy vient en tant que candidat à la présidentielle en France, avec l’intention de chercher le soutien de l’Etat algérien qui risque d’influencer  la communauté algérienne en France. Mais, il doit savoir qu’il n’y aura pas de traité d’amitié sans le pardon officiel». Par ailleurs et lors de leurs multiples interventions à la cérémonie de clôture, certains secrétaires nationaux ont tenu à dénoncer «les parties occultes qui cherchent à nuire à la stabilité interne et externe de l’Algérie et qui mènent une sale guerre contre l’idée de créer l’Union nationale des organisations appartenant à la famille révolutionnaire». Il est à signaler que les assises du secrétariat national de l’Onec ont porté sur la loi du Moudjahid et du Chahid, sur les dossiers d’actualité du pays et sur les préparatifs de la tenue du prochain congrès national. Ce dernier est prévu pour le début de l’année 2007.

Habiba Ghrib

 

Le cadeau d’Ould Abbès

Présent hier à la cérémonie de clôture des assises de l’Onec, au siège de la Mutuelle générale des travailleurs du bâtiment, Djamel Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale a promis que la priorité dans son programme d’absorption du chômage sera accordée en particulier aux ayants droit. «Les enfants de chahid et de moudjahidine seront toujours prioritaires dans les projets de l’Ansej, le Cnac, les micro-entreprises», a-t-il expliqué. La faveur que semble accorder le ministre à l’Onec et à l’Onem n’est en fait qu’un juste retour des choses, puisqu’il a tenu à rappeler que ce sont ces gens-là qui ont soutenu la campagne présidentielle et que c’est «grâce à leur sacrifice et militantisme qu’il a été possible de récolter 55 000 signatures pour la candidature de M. Bouteflika»,

a précisé M. Ould Abbès en rappelant toutefois que «les préparatifs pour l’élection présidentielle de 2009 ont été déjà enclenchés».    

H.G.

 

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Soutien aux élèves des classes de 3e AS

Les cours à partir de décembre

Cette occasion a été saisie  pour mettre  fin  aux rumeurs faisant état de l’organisation d’une 2e session du baccalauréat.

Dans le souci d’impulser une nouvelle dynamique de prise en charge , de soutien en fait,  pédagogique  aux élèves des classes 3e année secondaire, en vue d’offrir  une plus grande égalité des chances des candidats au baccalauréat et d’améliorer leurs performances scolaires, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid a procédé, hier à l’ITE de Ben Aknoun, à l’installation de la commission nationale de suivi des cours de soutien à cette catégorie d’élèves. Le  démarrage de l’opération est fixé pour la première semaine du mois prochain (décembre). Instruisant les directeurs des établissements d’Alger et ceux des wilayas du Centre, présents à cette rencontre, le ministre s’est montré intransigeant à leur égard afin de mener à bien cette opération visant «l’amélioration significative des performances scolaires et du rendement de l’institution éducative». Cette occasion  a été saisie  pour mettre  fin  aux rumeurs faisant état de l’organisation d’une 2e session du baccalauréat. Interpellé par les journalistes sur cette question, Boubekeur Benbouzid a, une énième fois, nié l’organisation de tels examens en rappelant que le système de rachat a été aboli définitivement du système éducatif. Exposant, de son côté, aux présents, la structuration et les modes d’organisation de cette opération, le responsable de cette commission, Saâd Derich, a indiqué qu’il s’agit de cours de soutien qui seront dispensés au sein de l’établissement,  d’études surveillées en classe et révisions de devoirs en groupe. S’agissant des mesures d’accompagnement destinés à soutenir cette opération, il a été mis à la disposition des chefs d’établissements, divers supports pédagogiques, à l’image de manuels parascolaires agréés, annales du baccalauréat des 10 dernières années gravés sur CD-ROM par l’Onec ainsi que des cours et exercices corrigés gravés sur CD-ROM par l’ONEFD.   Le ministère a doté, par ailleurs, chaque établissement d’enseignement secondaire d’une enveloppe financière de 200 000 DA à l’acquisition d’un data show et d’un micro-ordinateur portable. Les enseignants assurant ces cours spéciaux doivent exploiter le volume horaire non accompli en  utilisant ainsi la dotation budgétaire réservée aux heures supplémentaires. L’aide des associations des parents d’élèves est plus qu’indispensable et celle aussi des collectivités locales a noté ce responsable. Ce dernier a souligné en outre que cette commission ministérielle sera animée par l’inspecteur général et composée de responsables centraux chargés du suivi rigoureux de la mise en œuvre de cette opération au niveau national, la commission pédagogique de wilaya animée par le directeur de l’éducation, composée notamment de responsables mais aussi des représentants des parents d’élèves et enfin la commission pédagogique d’établissement animée par le proviseur et composée d’un personnel pédagogique et administratif.

Le ministre a tenu à signaler à l’ensemble des acteurs de cette opération et plus particulièrement ceux qui activent sur le terrain, chefs d’établissements et le personnel pédagogique en charge des classes de 3e année «à assurer une large information en direction des élèves concernés et de leurs parents sur l’importance de cette opération», affirmant que son ministère est déterminé à mobiliser les énergies et les moyens pour la réussite de cette opération.        

Kahina Benarab

 

Syndicats de l’Education nationale

Le statut particulier débattu prochainement

S’adressant aux présidents et SG des syndicats autonomes de l’éducation nationale présents à cette rencontre à l’instar du SNTE et l’UNPEF, le ministre a indiqué dans la foulée qu’il donnera instruction très prochainement à l’installation d’une commission afin de débattre du statut particulier des travailleurs de son secteur répartis sur les différents syndicats. 

K. B.

 

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Direction de l’éducation Alger-ouest

1 500 postes créés

La direction de l’éducation Alge-ouest a publié hier un communiqué à travers lequel elle a évoqué de nombreuses actions entreprises pour l’année scolaire en cours.

Ainsi, en matière de recrutement, après finalisation et adoption du plan de gestion des ressources humaines, plusieurs opérations de recrutement ont pu être finalisées ou sont en cours de l’être, grâce à l’aide et l’assistance de la direction générale de la Fonction publique. Cette opération de recrutement touchera plus de 1 500 postes budgétaires. 16 concours de recrutement sont en cours de finalisation pour un total de 751 postes de travail, dont 657 pour les seuls postes d’enseignant (532 au primaire et au moyen et 125 au secondaire). 14 examens professionnels ont été lancés pour un total de 105 postes budgétaires, ce qui permettrait la promotion des personnels concernés. A compter de cette année, l’administration publique pourra recourir  au recrutement de contractuels dans certains postes de travail. Treize corps et grades sont concernés par cette opération pour 811 postes budgétaires au total, qui permettrait une bonne flexibilité et régulation des effectifs. En matière d’autonomisation des trois directions, le point le plus sensible pour un grand utilisateur de main-d’œuvre, comme l’éducation, lors d’une opération de scission ou de réorganisation des services, tels que le découpage de la wilaya d’Alger, reste la pérennisation du service chargé du versement des salaires. Trente- neuf mille fonctionnaires seront touchés par cette mesure.

R. A.

 

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Tribunal de Blida

12 ans pour les ravisseurs d’un enfant à Douaouda

Parmi les affaires inscrites au rôle de la session criminelle qui se tient actuellement à Blida, celle relative à l’enlèvement et la séquestration avec une demande de rançon sur la personne d’un enfant de onze ans, a été jugée samedi. Cette affaire qui remonte au mois d’avril dernier avait provoqué à l’époque la panique au sein de la population de la région. En effet, lors de l’audition des auteurs, par le tribunal criminel, on a appris qu’au départ, l’enlèvement n’était qu’un jeu entre copains, mais à travers des rencontres régulières dans un café de la ville de Douaouda, le projet macabre vit réellement le jour et les quatre principaux accusés, en l’occurrence G.M, H.H, F.N et C.M, choisissent même leur victime, un enfant dont le père est un chef d’entreprise spécialisée en travaux hydrauliques à Douaouda. Une fois le scénario arrêté et avant de passer à l’action, ils feront appel à quatre autres compagnons pour les aider à garder l’enfant dans un logement inoccupé à Souidania. Le 8 Avril dernier, alors que le jeune Y. Brahim quittait l’école en même temps que ses camarades de classe, G.M s’approcha de lui avant de l’embarquer dans un véhicule touristique. Le jeune Brahim déjà frêle compte tenu de son âge n’opposa aucune résistance à ses ravisseurs qui étaient pour lui de grands gaillards, mais qui en réalité n’étaient que de jeunes gamins si l’on juge de leur âge et avides d’exploit. Une fois à Souidania, ils installèrent la jeune victime dans le logement prévu avant d’appeler son père pour l’informer de l’enlèvement tout en lui réclamant la bagatelle somme de 5 millions de dinars. «Sans cela nous lui enlèverons ses reins»,  lui dira l’un des ravisseurs. Le père tout désorienté tenta de négocier en leur faisant comprendre qu’il n’a pas la somme demandée, mais il pourra leur remettre 3 millions de dinars, dont ils acceptèrent. Une fois l’argent remis aux ravisseurs, ces derniers lui ont remis l’enfant enlevé deux jours auparavant. Devant le tribunal, chacun des prévenus relata son rôle dans cette affaire, alors que le jeune Brahim était accroché à son père présent dans la salle. Pour sa part, le ministère public a, dans son réquisitoire, souligné la manière employée par les ravisseurs, sans oublier les moments difficiles que traversaient leurs parents. Avant de quitter la salle d’audience, l’un des parents dira «Il est dit que bien mal acquis ne profite jamais».

A. B. M.

 

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Echouage du Béchar

Hommage aux disparus

Deux ans après la mort des marins lors de l’échouage du Béchar au port d’Alger, une cérémonie de commémoration de ce triste événement s’est déroulée au niveau de la gare maritime d’Alger où une gerbe de fleurs a été déposée par les présidents de la SGP Gestramar et de Cnan Group au pied de la stèle érigée à la mémoire des disparus, selon un communiqué du groupe Cnan. «Le 13 novembre 2004, le navire Bechar appartenant à CNAN Group a subi la furie des vagues et sombré à quelques mètres de la jetée Kheireddine sans que personne n’ai pu faire quoi que ce soit pour secourir le navire et son équipage par défaut de moyens d’intervention adéquats pour un sauvetage par hélitreuillage», rappelle le communiqué. «Les 16 marins qui périrent dans ce naufrage ainsi que les 2 autres qui sont toujours portés disparus, constituent une tragédie qui restera pour toujours gravée dans la mémoire de tous les travailleurs de la CNAN ainsi que des familles et amis de ces victimes», a-t-on conclu.

A. B.

 

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Programme de développement rural

La Cour des comptes accentue son contrôle

Cet intérêt pour le secteur de développement rural est probablement motivé par les importantes ressources financières à mobiliser pour ce secteur.

En s’intéressant à «l’atteinte des objectifs», la Cour des comptes envisage de passer au contrôle de l’efficacité des dépenses publiques par rapport aux politiques arrêtées. Pour concrétiser cet objectif, cette institution a invité hier, Rachid Benaissa, ministre délégué au développement rural, pour animer une conférence ayant pour thème «construction et évaluation d’une politique publique (cas du renouveau rural). Cet intérêt pour le secteur de développement rural est probablement motivé par les importantes ressources financières à mobiliser pour ce secteur. Avec des besoins annuels de quatre milliards de dollars, la politique de développement rural qui est devenue, depuis 2006, celle du renouveau rural nécessite «un contrôle ciblé», a estimé Rachid Benaïssa, pour qui l’intervention de la Cour des comptes «permettra d’assurer la transparence des dépenses et d’éviter le gaspillage».

Ce contrôle, selon Abdelkader Benmaârouf, président de l’institution, est motivé par le fait que les ressources financières dépensées appartiennent à l’Etat, d’où le besoin pour la Cour des comptes de connaître les objectifs du développement rural et la manière avec laquelle l’argent a été dépensé. Le ministre, qui a qualifié la mission de contrôle comme «élément clé du développement durable»,

a insisté sur l’importance de créer une synergie avec les différents secteurs. Il n’a pas manqué, cependant, de relever certaines défaillances comme le déficit en information. En citant notamment les élus locaux, le ministre a constaté que «rares sont ceux qui connaissent le contenu de la politique de développement rural». Certes, «le plus gros souci reste la rationalisation des interventions de l’Etat», mais la contrainte liée au manque de connexion entre les différents secteurs, lors de

l’élaboration des projets doit être également résolue. Après avoir réussi à lancer quelques 2 000 projets de proximité de développement rural intégrés (PPDRI), depuis 2004, le ministère a constaté la disponibilité des wilayas pour accueillir les futurs projets. Lors des débats, certains responsables de la Cour des comptes ont estimé que les besoins financiers du développement rural sont énormes. Comme l’a souligné le vice-président de la Cour des comptes, le ministère délégué doit réfléchir à d’autres formes de financement et se passer de la subvention de l’Etat. Devant la difficulté d’obtenir des crédits bancaires, Benaïssa a mentionné que «la mission du contrôle est de parvenir à éviter les dépenses inutiles et d’avoir une gestion rationnelle des ressources financières». Pour mieux cibler ses actions, le ministère a développé des outils, tels le système d’aide à la décision pour le développement rural intégré (SADDR). Ce dernier comprend l’ensemble des informations relatives aux communes liées notamment à la santé, l’environnement, l’urbanisme et l’éducation. A partir de là, explique le ministre, des indicateurs sont calculés, pour constituer ensuite un moyen d’identification des besoins et de l’aide à la décision. Les indicateurs, a-t-il ajouté, ont servi à l’élaboration d’un indice de développement rural durable, qui est utilisé pour classer les communes. C’est ce classement, justement, qui permettra aux responsables locaux d’identifier les besoins devant permettre l’amélioration du niveau de vie de la population. «L’indice est une approche détaillée est ciblée», insiste le ministre.

Cela étant, certains responsables de la Cour des comptes, ont souhaité, lors des débats, avoir un guide devant les aider à effectuer leur mission comme ils ont exprimé le besoin d’avoir plus d’explications sur les objectifs de la politique de développement rural. Par ailleurs, il existe en Algérie 979 communes rurales et 562 autres urbaines avec un taux de ruralité partielle allant de 0 à 49%. «Il n y a pas de territoire sans avenir mais il n’y a que des territoires sans projets», souligne le ministre, en poursuivant que le monde rural concerne plus de 13 millions d’habitants répartis en 1,85 million de ménages, dont 70% sont des jeunes. Le ministère délégué, qui a recensé 400 000 exploitations concernées par les programmes de développement, a pour rôle de promouvoir une politique d’accompagnement.

Karima Sebai

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Toxicomanie dans les prisons

Plus de 12% des détenus concernés

La consommation de  drogue n’épargne pas nos prisons. Selon une enquête nationale menée en 2006 dans les 101 établissements pénitenciers sur les 127 existants en Algérie au moins 12,66% de prisonniers consomment de la drogue; leur moyenne d’âge se situe entre 18 et 40 ans, 53% sont âgés de 18 à 27, 35% de 28 à 40 ans et 8,43% ont plus de 40 ans. Ainsi, sur les 47 478 détenus qui ont répondu aux questionnaires, 6 015 avouent être des consommateurs de drogue, même si 61% en fument de façon irrégulière.   Un chiffre effrayant. Le phénomène prend des proportions peu communes, surtout si l’on sait que l’âge de la plus grande partie des détenus ne dépasse pas 30 ans (59%). Interrogés sur les causes qui les ont poussés à s’auto- détruire, 85% des sondés déclarent que c’est un moyen de fuir la réalité et les problèmes alors que 15% disent que c’est un moyen qui leur permet de se faire «une place dans la société». Plus inquiétant encore, les psychotropes sont prisés (56%) suivis du hachich (37%) et du dissolvant (2%). Cette situation s’explique, peut être, par le facilité de se procurer ses «poisons», l’enquête démontre que la plupart de ces détenus (94%) prétextent souffrir de maladies psychosomatiques. Ils vont voir le médecins, parfois les spécialistes de l’établissement pénitenciers, ces derniers leur prescrivent des calmants qui leurs servent de drogue. D’autre part, l’enquête révèle que 47% des consommateurs sont des chômeurs et 25% gagnent un revenu insuffisant. Dans la plupart des cas, ce sont les facteurs socio-économiques qui favorisent la toxicomanie, même en milieu carcéral puisque 48% en consomment par pauvreté et chômage, 37% pour mauvaise fréquentation et 28% pour des problèmes familiaux (décès de l’un des parents, divorce…).

Le niveau scolaire de ces consommateurs reste très faible, 39% ont un niveau primaire, 40% moyen et 10% sont illettrés. En outre, 77% des détenus sont célibataires (12% sont mariés). Par ailleurs, les citadins sont les plus exposés à ce danger (44,42%) suivis des habitants des villes moyennes (40%) et 14% de ceux des villes rurales. Consommateurs donc mais pas forcément trafiquants, tel est le constat établi par les enquêteurs. En effet, 54% prisonniers toxicomanes ont été condamnés pour vol qualifié, seulement 23% ont été condamnés pour des affaires liées à la consommation ou la vente de drogue. Plus étonnant encore, 45% des consommateurs ne désirent pas arrêter la consommation de psychotropes contre 54% qui souhaitent le faire. Pourtant, les conséquences sont dévastatrices : 67% des détenus drogués, souffrent de nombreux troubles (perte d’appétit, insomnies…)

et 31% sont agressifs envers leurs médecins. Pas moins de 67% des sondés disent avoir touché à la drogue avant d’être incarcérés, 10,5% après leur mise en liberté et 2,33% en consomment à l’intérieur des établissements pénitentiaires.

Cette enquête fait également ressortir des lacunes de la prise en charge, car 69,34% des interrogés n’ont jamais été suivis par un spécialiste et 30% l’ont été mais juste pour renouveler leur traitement.

«Il faut tirer la sonnette d’alarme, le phénomène prend de l’ampleur et les affaires traitées par la justice, liées à la vente ou au commerce da la drogue, enregistrent une hausse considérable», souligne M. Felioun, le directeur de l’administration pénitentiaire du centre, ajoutant que la politique de prise en charge doit réunir prévention, prise en charge et adéquation des lois et moyens. Aujourd’hui, 230 psychologues couvrent 93 centres pénitenciers et une population carcérale estimée à plus de 50 000.

Irane Belkhedim

 

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Privatisation d’Eriad Sétif

Virulente opposition du PT

Le Secrétariat politique du Parti des Travailleurs (PT) s’associe aux travailleurs de l’ERIAD d’Alger dans leur dénonciation de ce qui se passe dans l’unité et avertit sur l’urgence et la nécessité d’arrêter le processus de sa privatisation. «Ce massacre doit cesser car non seulement il s’agit de préserver des dizaines de milliers de familles de la déchéance sociale, mais la cession de l’unité ERIAD d’Alger pour la bagatelle de 14 milliards de centimes alors que l’expertise l’a évaluée à 25 milliards est une preuve supplémentaire du caractère mafieux des opérations de privatisation», souligne le PT dans son communiqué de presse, rendu public hier. Toujours concernant le processus de privatisation, le PT considère la cession de 51% du CPA et des autres banques publiques à des partenaires étrangers une démarche qui vide la renationalisation des hydrocarbures de son contenu. Pire encore, «elle prépare un effondrement similaire à celui qui a ruiné les pays du sud-est asiatique», indique le communiqué. Idem pour la privatisation des compagnies assurances. «Une opération qui, selon le communiqué, a provoqué des désastres partout où elle a été appliquée et qui légalise, de ce fait, l’entrée en force de la spéculation mafieuse internationale dans notre pays», ajoute le communiqué. Avisant sur les ravages causés par ce genre de décisions, le parti des travailleurs, estime que «cette orientation prépare un véritable tsunami dans notre pays au moment où les conditions sont réunies pour qu’il retrouve sa stabilité vers le chemin du développement». Et de s’interroger «Ne peut-on l’arrêter et ouvrir un débat national ?». Revenant sur l’entretien très cordial entre le secrétaire général du parti et l’ambassadeur du Venezuela, le secrétariat politique du (PT) se dit très conforté par rapport à ces positions et à la justesse des amendements que ses députés ont proposé à la loi de finances 2007 et ce, après avoir eu un aperçu sur les éléments sur le développements dans ce pays ami. Ces éléments qui ont permis le développement de ce pays concernent notamment la réouverture de pas moins de 3 000 entreprises et l’augmentation du SMIG de 140 à 240 dollars par mois avec l’introduction d’une prime fixe de 100 dollars sous forme de bons d’achat pour chaque salarié. «Ces mesures qui sont le produit de la renationalisation des hydrocarbures sont accompagnées aussi d’un plan de construction d’infrastructures et d’entreprises très important, alors qu’au Venezuela existent toujours des grandes surfaces de distribution étatiques», fait remarquer le communiqué du PT.

Nouria B.

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