SOMMAIRE

LA UNE Peine perdue. Ceux qui, niaisement, attendaient de Nicolas Sarkozy un geste de repentance sur les crimes de la France coloniale en Algérie en ont eu pour leurs frais. «Il y a eu beaucoup de souffrances des deux côtés.  Il faut prendre la part de tous les épisodes de l'histoire qui nous ont divisé et surtout respecter tous les morts quelle que soit leur origine». Telle a été sa réponse catégorique à un journaliste qui l'interrogeait sur sa position par rapport au préalable du pardon officiel que les autorités algériennes exigent de Paris pour la signature du traité d'amitié.

14/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

30 attentats sinon rien

Au pays de  la perfide Albion, les choses sont soit  toutes noires, soit toutes blanches. Pas de gris ou de blanc cassé. Parce qu’après avoir été longtemps un véritable havre de paix pour les intégristes de tout poil et de tout calibre, la voilà qui, par la voix de la patronne du MI5, annonce la préparation de pas moins de 30 attentats islamistes contre des cibles situées sur le territoire anglais. Au- delà de la solvabilité de pareilles informations, il serait bon qu’on nous explique à quoi peut correspondre un si brutal revirement de la part  d’une mouvance qui entretenait jusque-là le meilleur commerce du monde avec le pays le plus tolérant de la planète en matière des mœurs politiques même les plus répréhensibles.  Surtout que les islamistes du monde entier ne risquent pas de trouver de sitôt un refuge aussi douillet que celui offert par l’épais  brouillard de la Tamise.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy à Alger

Un «ami» qui refuse

le pardon

Peine perdue. Ceux qui, niaisement, attendaient de Nicolas Sarkozy un geste de repentance sur les crimes de la France coloniale en Algérie en ont eu pour leurs frais. «Il y a eu beaucoup de souffrances des deux côtés.  Il faut prendre la part de tous les épisodes de l'histoire qui nous ont divisé et surtout respecter tous les morts quelle que soit leur origine». Telle a été sa réponse catégorique à un journaliste qui l'interrogeait sur sa position par rapport au préalable du pardon officiel que les autorités algériennes exigent de Paris pour la signature du traité d'amitié.

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 Les Titres

 

Lutte contre la petite et moyenne criminalité à Alger

Virée avec les éléments de la police judiciaire

 

Révision de la Constitution

Les jeux ne sont pas faits

 

Soutien aux élèves de 3eAS

Les cours à partir de décembre

 

Tribunal de Blida

12 ans pour les ravisseurs d'un enfant à Douaouda

 

Toxicomanie dans les prisons

Plus de 12% des détenus concernés

 

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Affaire des détenus algériens en Italie

Les Familles sollicitent l’intervention de l’ambassadeur

Les familles des quatre ressortissants algériens arrêtés en Italie, le 21 juillet dernier, pour «appartenance au réseau terroriste El Qaïda» ont sollicité l’ambassadeur d’Italie en Algérie pour intervenir en faveur de leurs proches, lors d’un sit-in qui a été observé hier, devant le siège de l’ambassade.

Les familles des quatre Algériens résidant en Italie étaient présentes hier à 10 heures pour crier leur douleur vis-à-vis de l’incarcération de leurs proches, détenus dans la prison de Padou (Italie) depuis le 21 juillet dernier, sur ordre du tribunal de Venise après les avoir accusés de complicité avec les groupes terroristes affiliés à El Qaïda. Les parents, amis et voisins de ces détenus ont témoigné de leur bonne conduite et de leur probité. Deux membres mandatés par ces familles, en l’occurrence la mère des deux frères détenus, Farid Gaâd âgé de 36 ans et séjournant légalement en Italie depuis 14 ans et son frère Nabil âgé de 24 ans qui séjourne dans le même pays depuis maintenant 18 mois, avec l’associé de son fils Farid, ont été reçus en audition par l’ambassadeur d’Italie. L’associé de Farid Gaâd avec lequel il détient un cybercafé en Italie, et qui n’est paradoxalement pas impliqué dans cette affaire, nous a déclaré juste après son audition par l’ambassadeur, qu’en vertu de leur rencontre avec le représentant de l’Italie en Algérie, ils lui on remis une lettre pour dire que leurs proches sont innocents et aussi pour demander leur libération. Notre interlocuteur nous a appris également que l’ambassadeur leur a promis de transmettre leur message aux autorités compétentes de son pays, puisque selon ce dernier la justice est indépendante et ne relève que de ses propres jugements. Par ailleurs, le même interlocuteur a révélé que l’ambassadeur a aussi entendu qu’il n’était pas en mesure de leur promettre quoi que ce soit. Il y a lieu de rappeler par ailleurs que cette initiative vient après celle qui a permis aux proches de ces prisonniers d’être reçus, en juillet dernier, par Farouk Ksentini qui leur a assuré qu’il contactera l’ambassade d’Italie en Algérie pour demander des informations sur cette affaire. Après avoir transmis leurs doléances au représentant de l’Italie en Algérie, les familles en question se sont dispersées dans le calme.

Salah Harirèche

 

Relations algéro-italiennes

Romano Prodi à Alger

La visite qu’effectue aujourd’hui et demain à Alger le président du Conseil italien, Romano Prodi, devrait être conclue par «d’importantes décisions» susceptibles de donner une nouvelle impulsion à la coopération entre les deux pays, a-t-on assuré à Rome. Le ballet diplomatique incessant qu’ont connu les deux capitales aux fins de préparer le séjour du chef de l’exécutif italien et pour raffermir les liens de coopération, notamment la visite effectuée il y a quelques semaines à Rome par le ministre des Affaires étrangères M. Mohammed Bedjaoui, augure une amorce décisive dans les rapports entre Alger et Rome en vu d’accélérer la cadence des relations de coopération et de partenariat entre les deux pays, indique-t-on. Une visite qualifiée d’ailleurs de «très fructueuse» qui a permis aux deux parties de renouveler leur engagement et leur volonté de donner le plus attendu à ces relations à travers une panoplie d’actions visant à terme à faire de cette coopération un modèle dans la région.

Forts d’un traité d’amitié de bon voisinage et de coopération, signé en janvier 2003 à l’occasion de la visite à Alger de l’ancien président Carlo Azeglio Ciampi, l’Algérie et l’Italie n’ont cessé depuis, de donner un contenu palpable à ces relations, comme en témoigne le volume des échanges sans cesse croissant entre les deux pays qui s’est élevé, durant les neuf premiers mois de l’année en cours, à 7,6 milliards de dollars, selon les chiffres de l’Institut du commerce italien. La diversification des échanges à laquelle appelle Alger et le rééquilibrage de la balance commerciale que souhaite Rome, devraient encourager les deux pays à développer leur coopération, estiment des opérateurs économiques transalpins qui font état de nombreuses possibilités d’investissement. «Il s’agit de redéfinir les axes de coopération, car la volonté politique existe de part et d’autre», estiment ces opérateurs.   

Redouane A.

 

Camps de réfugiés sahraouis

La solidarité finance les premières aides alimentaires

En attendant que le HCR et le PAM entreprennent une action en faveur des réfugiés sahraouis des camps de Tindouf, qui traversent une grave crise alimentaire, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale a pris les devants en finançant les premiers quotas d’aides. Il s’agit, apprend-on hier auprès de M. Ould Abbès de «l’achat par son ministère de 6 000 tonnes de produits alimentaires de première nécessité (sucre-semoule, farine et légumes secs), qui seront expédiés, dès samedi par route aux camps de Tindouf».

Prenant part à la cérémonie de clôture des travaux de la rencontre des secrétaires généraux de wilaya avec le secrétariat national de l’ONEC qui ont lieu au siège de la mutuelle générale des travailleurs du bâtiment à Zeralda, Djamel Ould Abbès a déclaré qu’il est désormais «possible que le HCR et le PAM revoient à la hausse le nombre des réfugiés sahraouis à aider». Un nombre qui se rapprochera de celui annoncé par le Croissant-Rouge sahraoui, et qui est de 160 000 au lieu des 90 000 qui aide le PAM (en se basant sur des chiffres qui lui ont été communiqués, rappelant les propos de dons de  T. Morris, son président exécutif en visite dernièrement à Alger. «Ce dernier et la délégation des Nations unies qui l’accompagne ont été convaincus de l’importance d’entreprendre une action en urgence en faveur des réfugiés, après avoir visité les camps samedi dernier» a expliqué le ministre de la Solidarité nationale.

Par ailleurs, Ould Abbès a promis au président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNAPS), que son ministère participera à l’approvisionnement de la caravane de solidarité à laquelle appelle le comité. «Il s’agit alors de mobiliser les associations», les collectivités locales et les citoyens

afin de récolter le maximum de dons au profit des Sahraouis, nous explique Mehraz El Amari. Le ministère de Ould Abbès participera «en plus de dons avec les produits provenant des saisies effectuées par les services de la douane dans diverses wilayas».       

Habiba Ghrib

 

Remboursement anticipé de la dette

Prochaine étape, l’Allemagne

L’Algérie a parachevé le remboursement par anticipation de sa dette rééchelonnée auprès des Etats-Unis et un accord similaire doit être signé à la fin de cette semaine avec l’Allemagne, a indiqué à l’APS le ministre des Finances, Mourad Medelci, en marge de débats en plénière du Conseil de la nation consacrés à la loi de finances 2007.

La deuxième et dernière tranche du remboursement anticipé (près de 620 millions de dollars) de la dette rééchelonnée détenue par les Etats-Unis sur l’Algérie a fait l’objet d’un accord signé «très récemment» entre les deux parties, a-t-il précisé. Le montant total de cette dette était de l’ordre de 1,2 milliard de dollars. Un premier accord partiel de remboursement avait été conclu et exécuté pendant l’été pour un montant de 625 millions de dollars. Quant à la deuxième tranche de remboursement par anticipation de la dette détenue par l’Allemagne sur l’Algérie, «l’accord devrait être signé à la fin de cette semaine», a avancé le ministre. Sur une dette totale rééchelonnée d’un montant de 759 millions de dollars détenue par l’Allemagne sur l’Algérie, un premier accord de remboursement partiel portant sur un montant de 387 millions de dollars avait été signé et effectivement réglé en août dernier. L’accord sur la seconde tranche, qui reste à signer, porte sur un montant de 372 millions de dollars. Avec les Etats-unis et l’Allemagne, l’Algérie aura réglé à l’avance la totalité de sa dette —rééchelonnée— pour un montant total avoisinant les 8 milliards de dollars, en application de l’accord conclu avec le Club de Paris en mai dernier.

 

Une première dans la téléphonie fixe

Lacom lance le prépayé Sahel

Lacom, l’opérateur de téléphonie fixe et multimédia en Algérie lance Sahel, son  nouveau service prépayé et devient ainsi le premier opérateur fixe en Algérie à introduire ce mode de paiement. Depuis son lancement en Février 2006, Lacom œuvre à offrir le maximum de choix aux Algériens, en étoffant ses services et offres et en poursuivant le déploiement de son réseau à travers le territoire national. En mai 2006,  Lacom renforce   le post payé en lançant ses forfaits le super Eco, le super Plus et le super Maxi, en Août 2006, Lacom introduit l’abonnement, et plus récemment, en octobre 2006 Lacom a lancé l’Internet illimité. Lacom a lancé le 12 novembre Sahel, son nouveau système de paiement prépayé. Suite aux différentes études entreprises par Lacom auprès des consommateurs, la notoriété et le succès de ce mode de paiement, ont  conforté Lacom dans sa démarche de proximité pour lancer la première offre prépayée, sans abonnement et sans facture dans la téléphonie fixe. Sahel qui s’adresse aux ménages et petites entreprises algériennes qui désirent contrôler leur budget de communications téléphoniques innove encore plus par le système inédit des «sous-comptes» : un système qui offre la possibilité aux chefs de familles et aux chefs d’entreprises d’attribuer des sous-comptes aux membres de leurs familles et à leurs employés pour que chaque individu bénéficiant de cette option, gère son budget de communication comme bon lui semble. Lacom a commencé à commercialiser le 12 novembre la carte de recharge Sahel à 1000 DA, qui compte un bonus de 200 DA de communications gratuites, elle  sera disponible dans les boutiques Lacom ainsi que dans les 600 points de vente agréés dans l’ensemble des wilayas couvertes.       

Amine B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Nadia Kerraz

C’est pas sérieux !

Perplexité et incrédulité. Telles sont les deux sentiments qui dominent la scène politique au lendemain des déclarations de deux chefs de parti, dont l’un a cédé la place à l’autre à la chefferie du gouvernement. Ceci est précisé pour souligner le degré de responsabilité qui doit les animer lorsqu’il s’agit d’une question qui intéresse le devenir de l’Etat et de la société. Et pour cause, il s’agit présentement de la révision constitutionnelle. Certes, on pourra prétendre qu’en politique tout est permis. L’exercice de la politique a cette particularité propre qu’on peut être les pires ennemis tout en faisant semblant d’êtres les meilleurs amis du monde. Pour se faire une idée de cette capacité d’adaptation que recèlent les politiques made in Algeria et que l’on retrouve sous d’autres cieux, en France, pour ne citer que ce pays qui nous est si proche, il suffit de suivre l’évolution de l’alliance présidentielle politique. En effet, une fois séparés, après d’ultimes congratulations mémorisées par les caméras et les flashes des photographes, les trois dirigeants de cette entité redeviennent «normaux», c’est-à-dire des adversaires politiques qui ne se font aucun cadeau. Pire, depuis que les divergences sur la révision constitutionnelle ont éclaté au grand jour, l’on ne se gêne plus pour dire tout haut ce que les uns pensent des autres. Depuis la réunion de samedi, qui aura vu le RND récupérer, pour les trois prochains mois, la présidence tournante de l’alliance, le ton est monté d’un cran.

A la pique lancée par Belkhadem qui affirme souhaiter que le référendum portant révision de la loi fondamentale se tienne au cours de ce laps de temps, alors que le RND était au début fortement opposé à l’idée de cette révision, Ouyahia a tout simplement répondu en révélant que le FLN, qui, faut-il le rappeler, est le plus pressé de tous à voir se tenir cette consultation populaire, n’a pas remis de mouture à Abdelaziz Bouteflika et que celles qui sont à son niveau (le Président) émanent de personnalités. Ce tac au tac reflète en vérité ce bras de fer engagé depuis plusieurs mois sur la finalité de la révision constitutionnelle. Est-il en train de pencher en faveur de Ouyahia ? La réponse à cette interrogation, quand bien même elle est d’un importance capitale, tant les enjeux qui sont derrière ne relèvent pas du seul volet économique, ne devrait pas nous faire oublier que les politiques algériens ont cette fâcheuse manie de vouloir régler leurs comptes par presse interposée. Alors qu’il aurait été plus constructif d’instaurer un débat serein et à l’issue duquel les Algériens sauront au moins pourquoi ils seront appelés à voter pour l’amendement de la Constitution. Mais il n’est pas trop tard.

N. K.

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