|
L'un des accusés n'est autre que son gendre
Un
ex-ministre victime du vol de plus de 700 millions
Plusieurs autres objets de valeur avaient été
subtilisés. Au départ, la victime de ce vol a déposé
plainte contre X. Un ex-ministre a été appelé à la barre
du tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs dans une
affaire de vol dont il a été victime. Les tenants et les
aboutissants de cette affaire remontent à septembre
dernier lorsque le fils de la victime a reçu un appel
téléphonique de la part du chauffeur de son père qui
l’avait informé que la porte de la chambre de leur
maison était cassée. Après s’être déplacé sur les lieux,
la victime s’est rendue compte qu’il venait de faire
l’objet d’un cambriolage et qu’une somme de plus de 700
millions de centimes en or a été volée de cette pièce
ainsi que d’autre objets de valeur. Il a été indiqué
dans l’énoncé de l’ordonnance de renvoi près la chambre
d’accusation que les cambrioleurs se sont emparés de 21
millions de centimes en liquide. Ce qui fait que la
totalité de la somme d’argent qui a été volée par les
cambrioleurs est de 721 millions de centimes. En outre,
plusieurs autres objets de valeur avaient été
subtilisés. Au départ, la victime de ce vol a déposé
plainte contre X. L’enquête a piétiné jusqu’au jour où
l’un des mis en cause dans cette affaire, en
l’occurrence M. Ameziane, contacte son gendre A. Oussama.
M. Ameziane a indiqué à son gendre que c’était lui et
l’autre accusé dans cette affaire qui ont été derrière
le coup. Il lui a indiqué toutefois qu’il avait agi sous
la menace de l’autre accusé dans cette affaire. Il y a
lieu d’indiquer que ce deuxième accusé n’est autre que
le neveu de la victime. Les deux accusés seront arrêtés
quelques jours plus tard après le recueil de cette
information. M. Ameziane a indiqué qu’il avait connu son
acolyte qui n’est autre que le neveu de l’ex-ministre à
travers le réseau social Facebook. Il a indiqué qu’il
lui avait promis de lui trouver du travail au niveau de
l’hôtel Sheraton et c’est pour cela qu’il est resté
attaché à lui. Le tribunal correctionnel de Bir Mourad
Raïs a ajourné la prononciation du jugement dans cette
affaire pour la semaine prochaine.
Par
Salah H.
Navire-MV Blida
Arrivée à Alger des marins algériens
Les
marins algériens, détenus depuis janvier 2011 par des
pirates en Somalie, ont été rapatriés dimanche à Alger
sains et saufs à bord d’un avion spécial en provenance
du Kenya. Les familles et proches des marins soulagés
par cet heureux dénouement après 11 mois d’une
éprouvante attente étaient présents en nombre pour les
accueillir à l’aéroport militaire de Boufarik. Les 25
marins, dont 17 Algériens de l’équipage du navire «MV
Blida», qui avait fait l’objet d’un acte de piraterie en
haute mer le 1er janvier dernier, alors qu’il se
dirigeait vers le port de Mombasa au Kenya, avaient été
libérés le 3 novembre dernier.
K.
L.
Meurtre
Un
employé de wilaya assassiné par un citoyen
Un
quinquagénaire travaillant comme chef de bureau des
moyens généraux à la wilaya de Boumerdès, répondant au
nom de Azzouz Saïd, a été assassiné avant-hier aux
environs de 19 heures, à Tidjelabine, à quelques
encablures du chef- lieu de wilaya Boumerdès, a-t-on
appris de sources locales. La même source affirme que la
victime serait blessée mortellement à l’arme blanche au
ventre. Bien que blessé, celui-ci a réussi à prendre la
fuite à bord de son véhicule avant d’en perdre le
contrôle et se renverser à proximité d’un barrage de la
gendarmerie nationale où il rendit l’âme. Il faut
rappeler que la victime Azzouz Saïd est âgée de 52 ans
et père d’un enfant.
Une
enquête est ouverte par la sûreté nationale pour
déterminer les causes exactes de cet attentat et
retrouver le ou les auteurs. La dépouille mortelle a été
inhumée hier au cimetière de Boumerdès. Il a été
accompagné à sa dernière demeure par une foule
nombreuse, des membres de sa famille, des amis et ses
collègues de travail.
A.K.
La question du jour
La
Syrie à la lumière du précédent libyen
Il
était prévisible que la Ligue arabe accorde une deuxième
chance au régime syrien pour se conformer au plan de
sortie de crise qu’il avait lui-même approuvé. Ce qui
l’était beaucoup moins, c’était la suspension de sa
participation à ses travaux et le fait qu’il ne dispose
que d’un délai très court, pas plus de quatre jours,
pour cesser de massacrer sa population, sous peine d’une
internationalisation de la crise, de sa libyanisation
autrement dit. Comme il n’est même pas vraisemblable que
cela soit fait avant expiration de l’ultimatum, car c’en
est un, la Ligue arabe ne pourra que constater dans
quatre jours que bien loin de s’améliorer, la situation
n’a fait au contraire que s’empirer. Il est clair
d’ailleurs que c’est parce que la Ligue savait
parfaitement que le pouvoir syrien ne changerait pas de
politique, ni dans plusieurs semaines ni même dans
plusieurs mois, qu’elle lui a laissé moins d’une semaine
pour remplir ses engagements. Ce délai de quatre jours,
elle compte elle-même le mettre à profit pour rencontrer
les opposants et tenter de les amener à accorder leurs
violons. Ce qui par la même occasion vaudra
reconnaissance de l’opposition. Et si celle-ci parvenait
à se rassembler, ce qui en principe devrait se faire
sous l’égide du Conseil national syrien, présidé par
Burhan Ghalion, il deviendrait possible de passer à
l’étape suivante : sa reconnaissance comme unique
représentant du peuple syrien.
En
même temps qu’elle gèle la participation de la Syrie, la
Ligue arabe agite la menace d’une internationalisation
de la crise. En clair, elle n’exclut pas de se dessaisir
du dossier au profit du Conseil de sécurité. Une issue à
la libyenne trouvera sans doute alors des partisans au
sein de celui-ci. C’est ce que voudrait d’ailleurs la
jurisprudence. La mise en place d’une zone d’exclusion
en défense de la population civile sera proposée. Peu
importe par qui. Mais il y a tout lieu de penser que
c’est paradoxalement le précédent libyen qui sera
invoqué à l’encontre de cette proposition. La Chine,
mais plus encore la Russie, ont suffisamment fait savoir
qu’ayant été floués dans le cas de la Libye ils
s’inscriront en faux contre toute tentative de le
rééditer. Tout porte à penser qu’ils opposeront leurs
vetos.
Mais
avant qu’on en arrive là, il faudrait convaincre les
opposants syriens, qui divergent sur ce point, de
demander d’une seule voix une intervention militaire
sous l’égide du Conseil de sécurité. C’est une chose qui
est loin d’être acquise. Le Conseil national avait
complètement exclu cette éventualité pendant des mois.
Il ne lui sera pas facile de se dédire, bien que sa
conviction en la matière semble avoir été entamée devant
la montée en puissance de la répression. On a
aujourd’hui le sentiment que ce sont les partisans de
cette option, où qu’ils se situent, dans le Conseil ou
en dehors de celui-ci, qui sont en train de prendre le
dessus sur ceux qui continuent de s’y opposer. Les
jours qui viennent achèveront de les départager sur
cette question fondamentale.
Toujours est-il qu’il ne suffit pas que l’opposition
demande l’intervention pour que celle-ci ait lieu dans
l’immédiat. Il faudrait encore convaincre la Russie et
la Chine d’y consentir. Cela risque de prendre encore
quelque temps. Ce n’est pas tout : le régime syrien
n’est pas aussi isolé dans la région que l’a été le
régime de Kaddafi dans la sienne. Il ne se retrouvera
pas seul devant une intervention militaire, quelle qu’en
soit la forme. Il sera aidé dans ce cas de figure par
l’Iran et le Hezbollah. Une déstabilisation de tout le
Moyen-Orient pourra en résulter.
Si
donc il existe de fortes similitudes entre les deux
situations, libyenne et syrienne, il n’en reste pas
moins que leurs différences ne sont pas négligeables. Ni
les pays arabes les plus chauds pour une
internationalisation, ni les pays occidentaux qui ont
applaudi aux dernières mesures prises par la Ligue
arabe, n’ignorent qu’à bien des égards la Syrie de
Bachar El Assad n’est pas la Libye de Kaddafi.
Une
chose est sûre : ils ne feront pas preuve avec la
première du même empressement à recourir à la force
qu’avec la seconde.
Par
Mohamed Habili
Haut
|