Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Impact

La sentence est tombée cette semaine concernant l'impact de l'affaire Dieudonné sur la popularité de Manuel Valls. Le ministre de l'Intérieur qui tente depuis sa nomination il y dix-huit mois de montrer qu'il est un homme d'actions et pas seulement de paroles à certainement pensé qu'en s'attaquant aussi impitoyablement à l'humoriste polémique il démontrerait à ses concitoyens la détermination qui l'anime. Malheureusement pour le ministre, les Français en réclamant des actions de sa part, pensaient surtout au problème grandissant de l'insécurité et notamment de la violence brute qui a envahi depuis quelques mois la ville de Marseille. La hausse de violence, réelle ou pas selon les analystes, reste l'une des grandes préoccupations des Français. Une préoccupation qu'il affichait de par sa position directement supposée apaiser. Or, sur le terrain, Manuel Valls a été incapable d'apporter la moindre solution concrète aux problèmes de délinquance qui minent le pays. Se contentant de donner des discours censés montrer sa fermeté, cela fait déjà plusieurs mois qu'il ne fait plus illusion. Certes, il reste la personnalité la plus populaire du gouvernement, mais au vu des scores exceptionnellement bas de ses collègues, il n'en retire pas beaucoup de mérite et sa popularité, même si elle est parfois comparée, n'a rien à avoir avec celle de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci occupait les mêmes fonctions que lui. Et si leur ambition est similaire, rien n'indique aujourd'hui que Manuel Valls puisse prétendre suivre le même parcours, surtout maintenant que les français aient été échaudés par le mauvais mandat de Sarkozy. Il est vrai néanmoins que les très mauvais dix-huit premiers mois de gouvernance de Hollande ont largement tendance à relativiser la médiocrité du quinquennat de son prédécesseur. Reste à savoir quel impact aura sur le long terme l'affaire Dieudonné et si le zèle extrême du ministre à s'occuper d'une affaire qui n'intéresse que si peu de Français alors qu'une majorité réclame des faits concernant l'insécurité participera à ternir l'image de Manuel Valls qui est pressenti pour participer à la présidentielle de 2022 et peut-être même, au vu de l'impopularité record de François Hollande à celle de 2017.

F.M.

 

Monde

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 15/01/14

 

Israël

Le ministre de la Défense s'en prend violemment à Kerry et à son plan de paix

Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a lancé une virulente attaque contre le secrétaire d'État américain John Kerry et son plan de paix, dans des conversations privées rapportées hier par le quotidien «Yedioth Aharonot».

 “Le secrétaire d'État John Kerry - qui est arrivé ici déterminé, et qui est animé par une obsession incompréhensible et une sorte de messianisme - ne peut rien m'apprendre sur le conflit avec les Palestiniens” , assène Yaalon. "La seule chose susceptible de nous sauver est que John Kerry remporte le prix Nobel (de la Paix) et nous laisse tranquilles", ironise le minis-tre de la Défense, dont les remarques sont longuement rapportées par le correspondant diplomatique du quotidien, Shimon Shiffer. Yaalon, un faucon du gouvernement de Benjamin Netanyahu, critique plus spécifiquement des propositions américaines sur la sécurité en Cisjordanie, en particulier dans la vallée du Jourdain, le long de la frontière avec la Jordanie. " Le plan américain de sécurité qui nous a été présenté ne vaut pas le papier sur lequel il est écrit. Il n'assure ni la sécurité ni la paix ", reproche-t-il. "Pour le moment, nous sommes les seuls à avoir concédé quelque chose - la libération de prisonniers (palestiniens) - alors que les Palestiniens n'ont rien donné", poursuit Yaalon, un des dirigeants du Likoud, le parti de la droite nationaliste dirigé par Netanyahu. Israël s'était engagé à relâcher en quatre étapes, un total de 104 détenus palestiniens afin de permettre la relance des négociations de paix qui ont repris fin juillet. Quelque 5 000 Palestiniens sont incarcérés en Israël. John Kerry, qui a effectué dix voyages dans la région depuis mars 2013, n'a pas réussi jusqu'à présent à convain-cre les deux camps de se rallier à son plan de paix. Lors d'une réunion de sa direction hier soir à Ramallah (Cisjordanie), l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a averti que le processus politique est menacé d'effondrement. Dans un communiqué, le Comité exécutif de l'OLP a accusé le gouvernement Netanyahu de procéder à une expansion sans précédent de la colonisation et de vouloir annuler les références du processus de paix approuvées au plan international, au profit de l'annexion de Jérusalem et d'un contrôle absolu de grandes parties de la Cisjordanie, soit sous le prétexte de la sécurité, soit sous celui des blocs de colonies. Le Comité exécutif a demandé à la commission politique compétente de préparer un plan d'action immédiat pour mettre en œuvre les obligations de la résolution de l'ONU concernant l'adhésion de l'État de Palestine aux conventions et organisations internationales de l'ONU. Durcissant le ton ce week-end, le président palestinien Mahmoud Abbas a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de paix sans que Jérusalem-Est, annexée par Israël, ne devienne la capitale du futur État de Palestine, alors qu'Israël considère Jérusalem comme sa capitale éternelle et indivisible. Abbas a également réitéré son refus de considérer Israël l'État nation du peuple juif, comme l'exige Netanyahu. Une telle reconnaissance remettrait en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948.

 Par Ali O.

 

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