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Annoncée pour le 16 ou le 17 janvier

Convocation imminente du corps électoral

Ministre britannique pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient 

Hugh Robertson en visite aujourd’hui et demain en Algérie

Poursuite du périple du Premier ministre

Sellal demain à Bouira

Lutte contre la corruption

L’Etat décidé à sévir contre les fonctionnaires véreux

Célébration du Mawlid Ennabaoui

Sellal en réconciliateur à Ghardaïa

Bouteflika au Val-de-Grâce

«Contrôle médical routinier, son état s’améliore»

Nouvelle Constitution en Egypte

Référendum sur fond d’attentat

Téléphérique de Tizi-Ouzou

Début des travaux la semaine prochaine

Hassi Bahbah

Projet d'usine d'équipements ferroviaires

Anciens maquisards et fondateurs du FFS démissionnent à Béjaïa

«On a déclaré une salle guerre à la mémoire du parti»

Pénurie de lait

De nouvelles mesures pour satisfaire la demande

Prétoire

L'histoire d'un «pétard»

 

 15/01/14

Annoncée pour le 16 ou le 17 janvier

Convocation imminente du corps électoral

Annoncée par le Premier ministre pour cette semaine, la convocation du corps électoral est attendue pour demain ou après-demain, le 16 ou le 17 janvier, «sauf cas de force majeure». Une convocation très attendue car elle ouvre la voie à la confirmation (ou non)

de candidatures importantes.

Avec plus d'une dizaine de projets de candidature annoncés pour la présidentielle du 17 avril de 2014, dont celles de l'ancien Premier ministre Ahmed Benbitour, le président de Djil Dajdid, Djilali Sofiane, le président du FNA,  Moussa Taouati et plusieurs jeunes candidats «libres», la classe politique attend avec impatience la convocation du corps électoral pour la présidentielle qui sera automatiquement suivie par le dépôt des intentions de candidature, comme le stipule la loi électorale.

De nouveaux noms, probablement «lourds», vont annoncer leurs candidatures à l'instar de l'ancien Chef du gouvernement Ali Benflis, attendue pour le 19 janvier. Mais le plus important reste la position du Président Bouteflika qui tranchera sur sa candidature ou sa non participation à la prochaine présidentielle.

C'est dans ce contexte que le président de la République procédera, sauf «cas de force majeure» selon la version officielle, à la convocation du corps électoral pour l'élection présidentielle de 2014 entre le 16 et le 17 janvier en cours, conformément aux délais impartis par le code électoral.

Il est à noter que la loi organique du 12 janvier 2012 relative au régime électoral stipule dans son article 133 que «sans préjudice des dispositions de l'article 88 de la Constitution, le corps électoral est convoqué par décret présidentiel, quatre-vingt-dix jours avant la date du  scrutin».

Étant donné que le mandat présidentiel actuel prend fin le 16 avril 2014,  le scrutin devrait avoir «inévitablement» lieu entre le 16 et le 17 avril prochain, selon les dispositions du code électoral.

L’article 132 du code électoral décrète que «les élections présidentielles ont lieu dans les trente (30) jours qui précédent l'expiration du mandat du président de la République». D'ailleurs, pour postuler à la magistrature suprême, plusieurs personnalités avaient assujetti leur annonce solennelle de candidature à la convocation du corps électoral qui constitue l'enclenchement du processus. A partir de la convocation du corps électoral, les postulants à la candidature auront un délai de 45 jours pour déposer leurs dossiers au niveau du Conseil constitutionnel qui statuera sur leur validité ou pas, dans les dix  jours. 

Le candidat doit aussi présenter une liste comportant au moins six cents (600) signatures individuelles de membres élus, locaux et parlementaires, et répartis au moins à travers vingt-cinq (25) wilayas ou bien collecter 60 000 signatures individuelles d'électeurs.

Le nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à mille cinq cent (1 500), selon le code électoral.

D'autre part, la convocation du corps électoral donnera  lieu d'abord à la révision des listes électorales, ensuite à la mise en place d'une commission nationale pour la préparation de ces élections afin d'assurer leur réussite. Ladite commission est présidée par le Premier ministre.

Ces deux questions ont toujours fait couler beaucoup d'en-cre, car malgré les moyens importants mis par l'Etat pour une révision parfaite des listes électorales, des failles sont constatées à chaque élection, notamment le maintien des noms de personnes décédées sur les listes et celles qui ont changé de résidence. D'autre part, la question de la supervision des élections a été soulevée par des partis et des personnalités qui demandent la mise en place d'une commission indépendante de suivi du processus électoral portant sur la révision des listes électorales, la neutralité de l'administration, alors que d'autres demandent la démission du gouvernement actuel. Dans ce cadre, plus de 27 députés ont demandé la révision de code électoral, ce qui est impossible dans la période actuelle puisque le ministère de la Justice a entamé la préparation des présidentielles, sachant que la commission de la supervision des élections est composée de magistrats.           

Par Nacera Chennafi

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Ministre britannique pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient 

Hugh Robertson en visite aujourd’hui et demain en Algérie

Le ministre britannique pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, Hugh Robertson, effectuera une visite de travail en Algérie aujourd’hui et demain dans le cadre de la tenue de la 8e session du comite bilatéral algero-britannique, a indiqué hier le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.

La visite de M. Robertson, à l'invitation du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bougherra, s'inscrit dans le cadre du «renforcement» du dialogue de haut niveau entre l'Algérie et le Royaume-Uni,  a précisé M. Belani dans une déclaration à l'APS. Elle donnera aussi l'occasion aux deux ministres de passer en revue «le large spectre du partenariat bilatéral dans ses dimensions économique, culturelle, scientifique, sécuritaire et humaine», a-t-il ajouté. Elle donnera également lieu à la signature d'un mémorandum d'entente dans le domaine de l'enseignement supérieur et à l'inauguration de la British School For English. 

L. M.

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Poursuite du périple du Premier ministre

Sellal demain à Bouira

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, effectue demain une visite de travail dans la wilaya de Bouira, dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, indiquait hier  un communiqué du cabinet du Premier ministre. Lors de cette visite, le Premier ministre procèdera à l'examen de l'état d'exécution et d'avancement des projets de développement socio-économiques inscrits à l'indicatif de la wilaya. Il présidera, par la suite, une réunion élargie aux élus et aux représentants de la société civile, afin d'«étudier les voies et moyens d'impulser une plus grande  dynamique de développement de cette wilaya», précise la même source.

M. Sellal sera accompagné, lors de cette visite, d'une importante délégation ministérielle.

R. N.

 

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Lutte contre la corruption

L’Etat décidé à sévir contre les fonctionnaires véreux

Le ministre chargé de la Réforme du service public pointe du doigt certains fonctionnaires véreux qui ont contribué à la prolifération de ce fléau. L'implication des citoyens dans la lutte contre la corruption est souhaitée.

La lutte contre la bureaucratie et la corruption constitue  désormais une priorité, voire un souci majeur pour le ministre chargé de la Réforme du service public, Mohamed El Ghazi.

Cet ex-wali d'Annaba qui remet en cause plusieurs dysfonctionnements administratifs qui doivent être éliminés  pour  faire aboutir  la démarche qu'il a entreprise depuis son nomination à ce poste, jusque-là nouveau dans les annales du gouvernement algérien. La  lutte contre la corruption commence indubitablement par  la  fédération  de tous les efforts. Mohamed El Ghazi a  plaidé,  dans son intervention à l'ouverture des Assises communales sur le développement local tenues à Tipasa, pour la fédération des efforts de tous dans la lutte con-tre la corruption. «Il est important dans cette lutte de recourir à plus de transparence et de s'éloigner de la confusion», a souligné le ministre chargé de la  Réforme  du service public. S'adressant aux participants à ces assises, le ministre a néanmoins relevé que la corruption et les passe-droits existent en Algérie, mais pas de la façon dont certaines parties à l'étranger et des journaux nationaux tentent de la décrire.

Il a, à cet égard, mis en cause certains «fonctionnaires véreux» qui ont contribué à la prolifération de ce fléau, appelant les citoyens à leur faire face en les dénonçant, pour la prise des mesures légales qui s'imposent. «Le gouvernement est décidé à sévir avec toute la rigueur qui s'impose pour lutter contre ce phénomène», a-t-il affirmé. 

Le ministre a en outre loué l'organisation de ces Assises communales, qui sont «au diapason des efforts du gouvernement qui œuvre à l'implication du citoyen dans l'élaboration du prochain plan quinquennal 2015-2019». Il en veut pour preuve les grandes réalisations concrétisées dans plusieurs secteurs ces dernières années.

 Pour sa part, le wali de Tipasa, Mustapha Layadhi, a évoqué les efforts consentis par l'administration locale en vue de l'amélioration du cadre de vie du citoyen, signalant l'affectation d'une enveloppe de près de 500 milliards de dinars  pour ce faire, au titre des trois derniers plans quinquennaux. «Nous tâcherons de remédier aux insuffisances qui restent au titre du prochain quinquennal», a-t-il souligné.

Les plans d'action de la Commission interministérielle de la réforme du service public seront adoptés «au plus tard durant la semaine prochaine», a annoncé, lundi à Tipasa, le ministre auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme du service public, Mohamed El Ghazi.

 A ce sujet, il est utile de rappeler qu'un observatoire du service public devrait voir le jour  cette année avec comme mission principale la proposition de réformes de ce service. C'est en tout cas la promesse faite  par  le ministre chargé de la Réforme du service public, Mohamed El Ghazi. «On voudrait impliquer la société civile, notamment les usagers du service public dans la réforme de ce service. Nous voulons même aller plus loin à travers la création de l'observatoire du service public», avait annoncé  El Ghazi sur les ondes de la Radio nationale.  Il a précisé que ce nouvel organisme devrait voir le jour en 2014 et aura pour mission principale de proposer des réformes du service public.

«Cet observatoire, qui ne sera pas constitué de fonctionnaires mais de citoyens issus du mouvement associatif, pourra faire appel à toutes les compétences nécessaires pour pouvoir proposer des réformes du service public et observer par la suite si le service réformé répond aux exigences du citoyen», a-t-il encore  expliqué.  

Par Yazid Madi

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Célébration du Mawlid Ennabaoui

Sellal en réconciliateur à Ghardaïa

Sur instruction du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, le Premier ministre a tenté de trouver un compromis au conflit qui a secoué la wilaya de Ghardaïa. D’ailleurs, Sellal s’est déplacé sur les lieux pour célébrer officiellement le Mawlid Ennabaoui.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a présidé dans la soirée d’avant-hier à Ghardaïa la célébration officielle du Mawlid-Ennabaoui. Il a, en premier lieu, à la mosquée du quartier Thénia accompli la prière du Maghreb et a assisté à une veillée religieuse marquée par la déclamation de versets du Saint Coran et de panégyriques du Prophète Mohamed.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, des autorités locales, des notables des deux communautés et de nombreux citoyens de Ghardaïa. Le ministre des Affaires religieuses, Ghlamallah, a prononcé, à cette occasion, une allocution dans laquelle il a mis en exergue la portée de cet anniversaire qui célèbre la naissance du sceau des prophètes, Mohamed (QSSSL), Messager de Dieu pour répandre les hautes vertus et les valeurs de justice et d’égalité, et recommander les bonnes actions entre les humains, ainsi que la tolérance et la cohabitation entre les différentes cultures pour que l’ensemble puisse vivre dans la paix et la quiétude. Abdelmalek Sellal a, à cette occasion, honoré des chouyoukh de la région et procédé à une remise symbolique de prix à des récitants du Saint Coran et des apprenants des hadiths du Prophète, parmi une soixantaine devant être récompensés à l’occasion de cette fête religieuse.

Le Premier ministre a assisté, en deuxième lieu, à la veillée religieuse organisée à cette même occasion à la grande mosquée (ibadite) de Béni-Isguen, où il a accompli la prière de l’Icha. Cette célébration de la naissance du Prophète Mohamed (QSSSL) à Béni-Isguen a été également marquée par la déclamation de versets du Saint Coran et une série d’interventions sur les valeurs et vertus léguées par le Messager d’Allah, visant à instaurer la fraternité, la concorde et la miséricorde au sein de l’humanité, sans distinction de race, de langue et de culture. La célébration de cette grande veillée religieuse à Ghardaïa par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, intervient  dans le cadre de la démarche en cours afin d’apporter les solutions appropriées auxquelles aspirent les citoyens pour restaurer la  quiétude et la sérénité à Ghardaïa après les échauffourées entre jeunes enregistrées à la fin de l’année dernière dans plusieurs de ses quartiers. Pour  rappel, le Premier ministre avait reçu au début du mois courant une délégation de citoyens représentant les communautés ibadite et malékite de Ghardaïa, afin de mettre fin aux tensions qu’a connues cette wilaya. A l’issue de cette rencontre, plusieurs décisions ont été prises afin de permettre le retour à la normale à Ghardaïa, notamment la création au niveau des communes touchées d’un conseil de sages, un «espace d’arbitrage et de conciliation» sur la base de la «coexistence harmonieuse et pacifique» ancestrale qui prévalait dans cette wilaya. Sellal a indiqué samedi depuis Blida qu’«il n’y a aucun problème entre les rites ibadite et malékite», précisant qu’«ils sont proches et il n’y a aucun problème entre eux à Ghardaïa».

Mustapha Chaouchi

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Bouteflika au Val-de-Grâce

«Contrôle médical routinier, son état s’améliore»

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se trouve depuis lundi à l’hôpital Val-de-Grâce (France) dans le cadre d’une visite  médicale routinière de contrôle, indique mardi un communiqué de la présidence de la République qui affirme que son état général s’améliore «sûrement» et de «façon progressive». «Pour parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d’une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis le mois de juin 2013, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l’hôpital Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu’au vendredi 17 janvier 2014», précise le communiqué. «Aucune procédure d’urgence n’a dicté ce déplacement prévu et arrêté depuis son séjour à l’institution nationale (française) des Invalides à Paris», ajoute la même source qui souligne que l’état général du président de la République s’améliore «sûrement» et de «façon progressive».         

APS

 

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Nouvelle Constitution en Egypte

Référendum sur fond d’attentat

Quelque 53 millions d'électeurs sont appelés aux urnes en Egypte dont un million à l'extérieur du pays, pour un référendum sur la nouvelle Constitution. Le scrutin a débuté hier matin malgré la crainte des attentats. La victoire du «oui» étant probable, l'incertitude concerne le taux de participation.

Alors que la Tunisie attend encore sa Constitution quelque 53 millions d’électeurs sont appelés aux urnes en Egypte dont un million à l’extérieur du pays, pour un référendum sur la nouvelle Constitution. Pour beaucoup d’Egyptiens, voter «oui» pour la nouvelle Constitution, c’est voter pour un retour à la stabilité à la fois politique et économique après trois années de chaos post-révolutionnaire. Ils ont en effet été plusieurs dizaines à attendre leur tour, aux premières heures de la matinée devant les différents bureaux de vote du pays réquisitionnés à cet effet. Tous sont persuadés que le «oui» va l’emporter. «L’ancienne Constitution était bien trop vague, la nouvelle va donner des droits à tout le monde : les femmes, les enfants, les handicapés… personne n’est laissé à l’écart», ont indiqué aux médias des électeurs présents dans les files d’attente. D’autre part, pour les partisans du «oui», ce référendum c’est également celui du vote plébiscitant l’armée égyptienne et à plus forte raison son chef, le général al-Sissi, architecte de la destitution de Mohamed Morsi en juillet dernier. Les électeurs disent vouloir re-trouver de la stabilité. Ils estiment que seule l’armée est en mesure de garantir un retour à la normale. La plupart des partisans du «oui» considèrent que ce référendum est la suite logique de la journée du 30 juin, durant laquelle des millions d’Egyptiens avaient demandé dans la rue le départ de Mohamed Morsi, et donc l’intervention de l’armée. La majorité des électeurs dans les bureaux de vote, estiment que refuser cette Constitution c’est rejeter l’armée, c’est manquer de patriotisme, c’est se ranger du côté des Frères musulmans. Et donc, dans l’esprit d’un grand nombre d’Egyptiens : «On vote ‘’oui’’ parce qu’on veut que le terrorisme disparaisse, on a déjà demandé au général Sissi de lutter contre le crime et on veut  lui donner de nouveau ce pouvoir». D’ailleurs, l’homme fort de l’Egypte, le général Abdel Fattah al-Sissi, ne s’est pas gardé de manifester son intérêt pour les présidentielles de 2014 si le peuple le «réclame».

Un vote test

Néanmoins, selon les observateurs et les spécialistes de la question égyptienne, ces derniers n’écartent en effet aucunement un vote massif pour le

«oui», mais la véritable incertitude, estimeront-ils,  ce sera le taux de participation avec un enjeu bien sûr : l’éventuelle candidature du général al-Sissi à la présidentielle qui doit être organisée normalement d’ici au mois de juin. Et pour cause, pour les experts, le nouveau pouvoir voit dans ce référendum un premier moyen d’obtenir une caution dans les urnes pour ce que ses détracteurs présentent comme un «coup d’Etat» mais dont l’armée assure qu’il répondait à un ras-le-bol populaire massif à l’égard de Frères musulmans accaparant sans partage le pouvoir.

Boycott, prudence

Pourtant, la répression qui sévit actuellement contre toute voix critique a poussé d’autres mouvances que l’Alliance anti-coup d’Etat,  gravitant autour de la Confrérie, à appeler à la dernière minute au boycott du scrutin. C’est le cas notamment, du Parti «L’Egypte forte», dirigé par Abdel Moneim Aboul Fotouh, un ancien des Frères musulmans, et candidat malheureux à la présidentielle de 2012. Ce parti connu pour avoir ouvertement milité contre Morsi, mais qui s’inquiète aujourd’hui du pouvoir croissant des militaires, avait dans un premier temps décidé de faire campagne pour le «non». Avant-hier, il a finalement renoncé à participer au référendum. A l’origine de cette décision: l’arrestation de plusieurs de ses adhérents, «pour avoir collé des posters en faveur du ‘’non’’», croit savoir l’ONG Human Rights Watch.

Vote sous haute tension

Pour assurer la sécurité du scrutin qui se déroulera sur deux jours, le gouvernement intérimaire a annoncé le déploiement de 160 000 soldats et 200 000 policiers dans le pays. Certaines organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent un scrutin organisé dans un climat de peur et de répression de toute opposition, mais la très grande majorité de la population soutient le nouveau pouvoir et n’a d’yeux que pour le général Sissi, dont les portraits ornent les rues et presque chaque boutique au Caire. C’est dans ce climat d’insécurité et de censure renforcée que les capitales occidentales, qui suivent discrètement ces nouveaux développements, oscillent entre embarras et prudence. Par manque d’organisation, l’Union européenne n’a dépêché sur place que quatre observateurs pour veiller au bon déroulement du scrutin. Pour sa part, l’organisation américaine Democracy International a fait venir 80 représentants, dispatchés à travers le pays (à l’exception des gouvernorats jugés trop sensibles comme le Sinaï) afin de prendre note d’éventuelles irrégularités.

Attentat sans gravité au Caire

Deux heures avant l’ouverture du scrutin, une bombe de faible puissance a endommagé hier la façade d’un tribunal dans un quartier populaire du sud-ouest du Caire, sans faire de blessés. Les vitres du tribunal ont été soufflées. Aux alentours, un magasin a subi des dégâts et des vitres d’immeubles d’habitation ont également volé en éclats. Après l’explosion, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant le tribunal, brandissant des photos du général Sissi.

Par Lynda Naili Bourebrab

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Téléphérique de Tizi-Ouzou

Début des travaux la semaine prochaine

Les travaux de terrassement pour la réalisation du téléphérique de Tizi Ouzou, seront entamés la semaine prochaine, a indiqué mardi à l’APS, la directrice locale des transports. Mme Terki Zahia a précisé, à cet égard, que le marquage des sites devant recevoir les stations et les pilons, qui vont soutenir les câbles de ce moyen de transport aérien, a été effectué la semaine écoulée. Selon la direction des transports, le délai de réalisation du projet, confié au groupement d’entreprises POMA (France) et BAPIVA (Algérie), est de 24 mois. Ce moyen de transport urbain par câble est composé d’une partie en télécabine et une autre en téléphérique, sur un parcours de 7 km, et une altitude de 750 m. Il permettra de relier la gare routière de Bouhinoune au mausolée de Sidi Belloua dans le village de Redjaouna, qui surplombe, au nord, la ville de Tizi-Ouzou. Outres les deux stations de départ et d’arrivée, des haltes sont prévues au niveau de la nouvelle ville de Tizi-Ouzou, au stade du 1er Novembre, au siège de la wilaya et à l’hôpital Belloua. Le transport à partir de l’établissement hospitalier vers le mausolée de Redjaouna se fera par télécabine, le reste par le système téléphérique. Selon la directrice des transports, le projet permettra, notamment d’«améliorer la situation du transport urbain, de désengorger les artères de la ville de Tizi Ouzou, et de réduire la nuisance sonore ainsi que la pollution atmosphérique».

Ghani Y./APS

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Hassi Bahbah

Projet d'usine d'équipements ferroviaires

La société par actions (Spa) Infrarail, filiale de la SNTF, prévoit de réaliser une usine de fabrication d’équipements ferroviaires à Hassi Bahbah (50 km au nord de Djelfa), a-t-on appris mardi auprès de la direction des transports de la wilaya. Le projet, dont l’implantation est prévue sur un site de 6 ha, mitoyen avec l’ancienne gare ferroviaire, située à la sortie sud de la ville de Hassi Bahbah, sera d’«envergure nationale», en matière de fabrication de pièces de rechange, d’équipements pour voies ferrées et de traverses en béton de chemins de fer. La réalisation du projet a été confiée provisoirement au groupement français «Sateba- Travomed» pour un montant de 388 694 800 DA et de près de 7 millions d’euros, suivant un avis d’appel d’offres national et international restreint pour l’étude, la fourniture, les travaux de génie civil et le montage des équipements, la formation du personnel et l’assistance technique, lancé par Infrarail. Une fois opérationnelle, l’usine, dont le délai de réalisation est fixé à 12 mois, devrait générer entre 100 et 200 postes de travail permanents, en plus de nombreux autres indirects, a indiqué la même source. 

APS

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Anciens maquisards et fondateurs du FFS démissionnent à Béjaïa

«On a déclaré une salle guerre à la mémoire du parti»

Les anciens maquisards et militants du Front des forces socialistes (FFS) de 1963 ont démissionné hier du parti. Une lettre de démission a été envoyée à la direction nationale du parti dont une copie nous a été adressée. Ces derniers se sont adressés avec «colère et rage», comme ils ont tenu à le préciser en s'adressant aux dirigeants du parti. Ils ont relevé une série de dépassementsqui ont motivé leur décision de quitter avec fracas le parti.

Ces derniers se disent «profondément convaincus que les instances nationales du parti ont déclaré une salle guerre à la mémoire sacrée du parti et les idéaux tracés par notre frères Hocine Aït Ahmed et les 20 valeureux martyrs de la wilaya de Béjaïa. Nous annonçons officiellement notre démission du FFS que nous avons créé le 29 septembre 1963», lit-on dans la lettre de démission du parti signée par huit membres, en l'occurrence Abane Madjid, Ourdane Hocine, Harikis Meziane, Ikhlef Arezki, Amara Tahar, Hiber Med Ouali, Bentaleb Ahcen et Ichalal Med Saïd. Ils sont revenus sur les nombreux dépassements, notamment la caution apportée par la direction nationale du parti aux députés et autres responsables du parti qui n'ont pas hésité, selon eux, à «rabaisser» les militants du parti.

Les auteurs des ces comportements ont été nommément cités.

Il parlent ensuite de "propos immoraux d'un député envers une élue APW de Béjaïa, violation délibérée des statuts et des règles d'éthiques du parti, hogra, mépris affiché à l'égard de la fédération de Béjaïa, le soutien et la complicité de la direction nationale aux sinistres députés et sénateurs, voire autres responsables du parti qui ont refusé de contribuer financièrement à la réalisation d'une stèle en hommage aux martyrs du parti à Akfadou, à l'occasion du 50 anniversaire de la création du FFS, etc.».

Les membres fondateurs du FFS estiment que «la mémoire du parti, les 400 martyrs qui se sont sacrifiés pour liberté et la démocratie entre le 29 septembre et le

16 juin 1965 sont méprisés». 

H. Cherfa

 

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Pénurie de lait

De nouvelles mesures pour satisfaire la demande

La perturbation dans la distribution ainsi que la pénurie de lait en sachet constatée

depuis le début de l'année sera réglée par de nouvelles mesures pour satisfaire le marché, indique le ministère du Commerce.

L'augmentation des prix de lait pasteurisé appliquée depuis deux semaines, n'a pas été sans effet sur le lait en sachet. Lequel, bien que gardant son prix, a été touché par une spéculation opaque qui a entraîné sa pénurie. Dans ce contexte, le ministre a évoqué un éventuel détournement de la poudre de lait par certains transformateurs qui auraient utilisé ce produit subventionné par l'Etat pour la production des dérivés de lait. Ce dysfonctionnement que les professionnels n'expliquent pas par le manque de matière première sera réglé selon le ministère du Commerce. De nouvelles mesures visant à satisfaire les besoins du marché national en lait en sachet seront prises en fonction des conclusions de l'enquête ouverte la semaine dernière afin de déterminer les raisons à l'origine de la perturbation dans la distribution de ce produit de première nécessité, a indiqué le ministère du Commerce à l'APS. "Les conclusions de cette enquête, qui est toujours en cours, vont nous permettre de nous situer et de prendre des mesures réglementaires en coordination avec toutes les parties concernées", a indiqué le directeur général de la régulation et de l'organisation des activités au ministère, Abdelaziz Aït Abderahmane, sans toutefois donner plus de précisions. Plusieurs wilayas du pays, dont Alger, connaissent depuis quelques semaines une forte tension dans la distribution du lait pasteurisé en sachet (de 25 DA/litre). "Le lait en sachet est disponible, donc on ne peut pas parler d'une pénurie. C'est une sorte de pression sur l'offre suite, entre autres, à une forte demande", a-t-il estimé. Selon ce responsable, cette "forte" demande s'explique par la hausse des prix du lait conditionné dans des boîtes cartonnées, tirés par l'augmentation des prix de la poudre de lait sur le marché international.  "Ceux qui consommaient le lait conditionné dans des boîtes en carton se sont rabattus, suite à la hausse observée, sur le lait en sachet", a-t-il ajouté.  En effet, les prix de la poudre de lait sur les marchés internationaux ont enregistré en 2013 une hausse sensible. Entre septembre et décembre, le rythme s'est accéléré, variant entre 32 et 47 %, avait indiqué le ministre du Commerce, Mustapha Benbada.  De son côté, le représentant des distributeurs à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Farid Aoulmi, impute cette perturbation au niveau de la capitale au fait que la filiale du groupe Giplait de Birkhadem, ait diminué entre 5 à 20% les quantités distribuées à Alger au profit d'autres wilayas comme Tipasa et Blida. Outre la diminution des quantités aux livreurs, cette laiterie publique qui couvre 60% des besoins de la capitale, accuse des retards dans le processus de production et de livraison du produit atteignant parfois 48 heures, selon Aoulmi.

 Par Yasmine Ayadi

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Prétoire

L'histoire d'un «pétard»

Les festivités du Mawlid ennabaoui se sont passées dans un grand tumulte et un grand grabuge où une bonne partie de la population s'était laissée emportée par une folie en usant des produits pyrotechniques. Chaque année ces mêmes produits redoublent de virulence et de dangerosité. Des «pétards» de tous genres sont utilisés par des jeunes gens.  Côté ludique, il y a aussi le côté maléfique de la chose car chaque année, les hôpitaux du pays reçoivent des dizaines de personnes qui sont admises en urgence pour des premiers soins après qu'ils soient blessés dans un jeu qui pourtant se voulait amusant mais qui a mal tourné. Il faut dire que dans la majorité des cas, ces jeux se terminent très mal car comme dit l'adage «jeux de mains jeux de vilains». Malheureusement pour ceux qui ne voient pas loin, ceux-là sont condamnés à voir les ennuis de près et payeront ainsi leur manque de tact et de circonspection.

Tout près de nous il y a lieu de citer le conflit ethnique qui est devenu récurrent entre Mozabites et Ibadites dans l'une des wilayas du pays, à savoir Ghardaïa. Ces violences ont abouti à une véritable catastrophe après que cette région ait été plongée dans un engrenage de la violence, une violence aveugle inouïe et sans précédent qui a jeté l'émoi et la désolation sur tout le pays. Depuis le déclenchement du conflit il y a plus de cinq ans de cela, des vies humaines avaient été déplorées sans  compter les dégâts matériels, les dizaines de commerce saccagés, les maisons brûlées et autres dommages causés. Il faut savoir que tout avait commencé un jour du Mouloud ennabawi lorsque un jeune homme appartenant à une communauté avait lancé un pétard à l'intérieur d'une maison d’une communauté. Le bruit du pétard a provoqué une fausse couche à une femme et c'était assez suffisant pour déclencher les hostilités entre les deux communautés. C'était l'histoire d'un pétard.   

 Par Salah Harirèche   

  

 

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