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Bouira, autoroute Est-Ouest
Des ouvrages
d’art à mettre au point
Un délai d'un mois
tout au plus a été fixé pour accomplir l'œuvre. Effectivement, c’est
ce qui a été constaté par le ministre des Travaux publics, Amar
Ghoul, lors de son passage, jeudi dernier, dans la wilaya de Bouira,
dans le but d’inspecter les projets d’ouvrages d’art en cours de
réalisation sur l’autoroute Est-Ouest, avant de se rendre par la
suite dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Deux tunnels sont en
voie de concrétisation dans la commune de Djebahia. Le premier est
évalué à un taux d’avancement dans les travaux à 79%. Le deuxième,
par contre, tourne autour de 43%. Dans la commune d’Aïn Turk, où est
situé le projet du viaduc de Oued Roukham, l’un des plus importants
ouvrages d’art d’Afrique, après son achèvement, le ministre a eu à
remarquer de visu l’état d’avancement de cette considérable
réalisation. Ainsi, le pont est pratiquement mis au point, notamment
les voûtes qui le soutiennent, il reste les voies de raccordement.
Pour cela, un délai d’un mois, tout au plus, a été fixé pour
accomplir l’œuvre. Pour ce qui est du tronçon d’autoroute situé dans
la commune d’El Esnam, il s’agit de l’axe Bouira-El Adjiba, d’une
longueur de 26 km, dont l’avancement des travaux est évalué à 70%.
Le tronçon, une fois accompli, apportera un soulagement très
favorable aux usagers de la RN 5, lesquels n’en finissent pas
d’endurer le calvaire des interminables embouteillages. Une autre
solution a été envisagée et qui est celle du contournement, en
attendant l’ouverture du tronçon, afin d’alléger un tant soit peu la
RN 5 de son encombrement à la limite du débordement. Le
contournement permettra l’évitement de la commune d’El Esnam,
considérée comme un point noir de la circulation automobile. D’autre
part, le ministre des Travaux publics a profité de son passage pour
exhorter les organismes qui sont en charge de la réalisation du
projet autoroutier de prendre les précautions nécessaires concernant
le volet environnemental par la mise en place d’une ceinture verte,
en étroite collaboration avec les services des forêts.
L’aspect
sécuritaire a également été abordé en vue de prendre des mesures qui
vont dans le sens de la prévention des glissements de terrain et
autres affaissements.
Farid Haddouche
Haut
RND de Béjaïa
Pour une
nouvelle carte sanitaire de la wilaya
Le secteur de la
santé a fait l’objet de critiques, mardi dernier lors de la table
ronde organisée en nocturne par le bureau de wilaya du RND. En
effet, l’organisation des secteurs sanitaires telle qu’elle est
adoptée jusqu’à présent n’est pas en mesure de prendre en charge les
besoins des populations en matière de soins, notamment dans les
localités de l’arrière-pays, qui en souffrent beaucoup plus, ont
estimé à l’unanimité, les intervenants en relevant l’insuffisance du
budget alloué au développement de ce secteur, même si, de leur avis,
les prestations sont encourageantes. A ce propos, il est recommandé
la poursuite en urgence de l’application de la réforme hospitalière,
le soutien à l’investissement privé et aussi accorder beaucoup plus
d’importance à la prévention afin de réduire le risque de certaines
maladies dangereuses et donner sa juste valeur à la santé scolaire.
Des propositions émises par les participants au débat, il ressort la
nécessité d’améliorer les capacités du secteur par l’élaboration
d’une nouvelle carte sanitaire qui assurera une répartition
équitable des ressources publiques et privées et qui prendra en
charge les maladies les plus répandues dans le pays, et relancera la
santé de proximité avec des équipes mobiles. Dans le volet de la
famille, les militants du RND estiment que la révision du code de la
famille, intervenu l’année dernière, a consacré la stabilité des
foyers et la sauvegarde de l’enfance. Concenant la wilaya de Béjaïa,
le RND se fixe comme objectif de remédier à deux situations qu’il
considère alarmantes, à savoir en finir avec «le spectacle des
femmes et enfants livrés à eux-mêmes et s’attaquer aux fléaux
sociaux qui ont gagné même les villages les plus reculés».
Hocine Cherfa
Haut
Oran
La pomme de
terre à 70 DA le kilo
Au début de la
deuxième décade du ramadan, les Oranais pensaient que les prix des
fruits et légumes allaient connaître réellement une baisse sensible,
surtout au vu des tarifs affichés, la pomme de terre ayant été
vendue entre 40 et 45 DA. Malheureusement pour les citoyens,
l’espoir s’est vite envolé et la mercuriale a connu subitement une
hausse incompréhensible, lésant considérablement les petites
bourses, plus particulièrement en cette dernière décade durant
laquelle les familles se doivent de débourser beaucoup plus pour
l’achat de vêtements neufs à leurs enfants. Qu’on en juge ! La pomme
de terre a atteint 70 DA, sachant qu’elle se négocie entre 55 et 60
DA le kilo au marché de gros. A ce propos, un producteur soulignera
qu’il n’a nullement l’intention de brader sa production, comme
c’était le cas l’année dernière. En somme, le produit est bien
disponible, mais ce sont les producteurs qui spéculent en sortant
leur produit au compte-gouttes. «C’est l’occasion ou jamais de
récupérer mes pertes de l’année précédente», dira un autre
producteur qui déchargeait sa production aux halles centrales
d’Oran, en soulignant qu’il dispose de bonnes quantités stockées
dans des chambres froides. Il y a lieu de noter aussi que les
autres produits ont également connu des hausses, à l’exemple de la
tomate vendue jusqu’à 45 DA le kilo, la carotte au même prix, tandis
que les haricots verts atteignaient 120 DA. Comment feront donc les
pères de famille pour voir un sourire se dessiner sur les lèvres de
leurs enfants le jour de l’Aïd ?
E. Ikram
Haut
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