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Arriérés de salaires
37 000
travailleurs attendent
Beaucoup de
contradictions ont été relevées depuis qu’on a évoqué ce dossier.
Depuis la tenue de
la dernière tripartite, dont les travaux ont été achevés le 1er du
mois en cours, aucune nouvelle n’a été rendue publique au sujet du
payement des arriérés de salaires des 37 000 travailleurs, cumulés
depuis une dizaine d’années. A noter tout d’abord que la promesse
donnée par Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA, concernant le
payement de ces travailleurs avant le mois de ramadan n’a pas été
tenue, en dépit des nombreuses rencontres entre les responsables
concernés auxquels a été confiée la mission de débloquer cette
situation.
La dernière
déclaration faite par M. Temmar, ministre de la Participation et de
la Promotion des Investissements remonte
au 1er octobre où
il a précisé à la presse, lors de la clôture de la tripartite, que
les salaires de 30 000 travailleurs ont été versés au cours de ce
mois et que le reste des travailleurs percevront leurs salaires dans
les prochains jours. Une affirmation qui laisse entendre que ce
dossier est clos chez Temmar, qui ne précise pas, néanmoins, les
formules adoptées pour régler ce problème. Le payement de ces
salaires nécessite, pour la précision, un montant colossal estimé à
200 milliards de centimes. Une question s’impose : Ces salaires
ont-ils été réellement versés ?
Beaucoup de
contradictions ont été relevées depuis qu’on a évoqué ce dossier.
Les dernières et les plus flagrantes concernent d’ailleurs cette
instruction donnée par M. Temmar aux SGP pour la prise en charge de
ces arriérés de salaires. Une instruction qui ne semble pas être au
goût des SGP. Datant du 12 septembre 2006, cette instruction
interministérielle sollicite les SGP à se réunir et à trouver les
mécanismes fiables pour le payement de ces salaires. Cette même
instruction prévoit le payement des salaires jusqu’au mois de
juillet mais ne fixe aucune échéance pour la rendre effective ni
aucune date pour effectuer ce payement. En revanche, elle propose
aux SGP de puiser dans leurs ressources financières pour payer les
travailleurs, en attente depuis plusieurs mois. D’où la proposition
d’organiser une sorte de solidarité entre les différentes SGP, de
façon à permettre à celles disposant d’un excédent en ressources
propres, à financer celles qui enregistrent un manque pour pouvoir
honorer ces payements.
L’autre élément
qui mérite d’être cité est relatif à l’état financier des
entreprises concernées. Outre le rendement jugé très faible, il y a
aussi les cotisations des caisses de sécurité sociale et des
engagements fiscaux qui sont des charges difficiles à assumer pour
ces entreprises fragilisées. Cette situation fait en sorte que le
payement de ces arriérés de salaires devient quasiment
impossible.
Cette instruction
n’a pas eu l’écho estompé. Pour preuve, ces même SGP ont été à
l’origine de la traîne des négociations avec les fédérations de l’UGTA
portant sur la signature des conventions de branches. Ces SGP ont
refusé et refusent, jusqu’à ce jour, d’accorder des augmentations de
salaires conséquentes aux travailleurs de plusieurs secteurs. Le
constat est très visible puisque seulement huit fédérations ont
signé les conventions avec les SGP sur les 54 qui devraient être
signées à l’occasion de la tripartite. Le reste des fédérations
mènent un combat pour pouvoir arracher une augmentation de salaires
avant de signer les conventions.
Nouria B.
Haut
Conventions de branches
Réunion ce
mardi entre fédérations et SGP
Les fédérations de
l’UGTA et les syndicats d’entreprises publiques n’ayant pas procédé
à la signature des conventions de branches et des conventions
collectives lors de la dernière tripartite vont tenir une réunion ce
lundi ou au plus tard mardi avec les SGP et les responsables de la
Centrale syndicale. Cette rencontre sera consacrée à l’évaluation
des négociations qui se tiennent encore entre les SGP et les
fédérations concernées et pour signer ces conventions si les deux
parties aboutissent à un accord. Mais au niveau des fédérations, les
choses ne semblent pas connaître un bon avancement. Des menaces
d’occuper la rue par les travailleurs du syndicat national du
complexe de plastique de Sétif ont été exprimées récemment. Les
responsables de la fédération de la chimie, qui suivent avec
beaucoup d’attention ce qui se passe au niveau de cette unité,
semblent très mécontents par rapport aux propositions des SGP qui
refusent encore une fois d’accorder des augmentations de salaires
aux travailleurs de ce complexe et de celui du secteur de la chimie
de manière générale.
La fédération du
secteur des mines n’a pas trouvé, deux semaines après la tenue de la
tripartite, un terrain d’entente avec les SGP du secteur. Cela
s’ajoute aux conflits signalés par le syndicat de Sonatrach qui ne
semble encore prêt à signer la convention au cours de cette semaine.
La situation de blocage est également constatée au niveau d’Air
Algérie. Le syndicat de l’entreprise n’a toujours pas entamé les
négociations avec les P-DG de la compagnie en raison de son absence.
«Si cette
situation persiste, on va négocier les revendications salariales
inclues dans les conventions avec le ministre des Transports. Les
responsables de la Centrale syndicale comptent le saisir cette
semaine pour finaliser ce dossier», dira M. Balli, secrétaire
général du syndicat d’Air Algérie qui ne manque pas de préciser
qu’il table sur une augmentation salariale de 30% au profit des
travailleurs de la compagnie. Ainsi, le feuilleton de la signature
des conventions de branches dans le secteur économique public se
poursuit et ce, même après la tripartite et la signature du pacte
économique et social alors que le paraphe de toutes ces conventions
devait sa faire durant ce rendez-vous avec un arbitrage du Chef du
gouvernement pour les secteurs qui n’ont pas conclu les
négociations. Pour rappel, seules huit conventions ont été signées
lors de la tripartite, en plus de la convention collective de
Sonalgaz, au lieu de 54, comme cela a été annoncé auparavant. Pour
ce qui est de la réunion qui devrait se tenir au plus tard mardi, on
ne précise pas, toutefois, le nombre de conventions qui seront
signées.
Nouria B.
Haut
Dans l’attente d’une entrevue avec Belkhadem
Kébir va
rencontrer Ben Bella et Hanoune
Même s’il n’a pas
été reçu jusque-là par le SG du FLN qui semble apparemment gagner du
temps, Rabah Kébir continue ses consultations avec les acteurs de la
classe politique. Il compte rencontrer l’ancien président de la
République, Ahmed Ben Bella, apprend-on de sources concordantes.
L’ex-exilé de
Francfort a rencontré, pour rappel, l’ancien SG du FLN, Abdelahamid
Mehri, avant de rencontrer Abderrahmane Chibane, président de
l’association des oulémas et le président du MSP, au siège national.
L’itinéraire de Kébir ne manque de symbolique.
Le choix des
personnalités rencontrées n’est pas fortuit. Kébir a préféré se
concerter avec M. Mehri en raison de ses positions «San’égidiotes».
L’ancienne victime du «coup scientifique» du FLN s’affiche en
observateur aguerri du mouvement de la classe politique. Le cheikh
Abderrahmane Chibane, disciple du cheikh Abdelahamid Ben Badis est,
de par son statut, un autre témoin du mouvement national. La
rencontre de la délégation avec le MSP peut être perçue comme un
rapprochement historique entre l’ex-FIS et le MSP, aujourd’hui
présenté comme la première force politique islamiste.
La réunion qui a
duré une heure de temps au cours de laquelle les discussions ont
tourné autour de nombreuses questions d’actualité, dont le Mouvement
pour la société de la paix, bien placé dans les rouages de l’Etat,
détient certains éléments d’information. Rappelons que le cycle de
rencontres que mène Rabah Kébir se poursuit et entre dans le cadre
des concertations avec les partis politiques et autres
personnalités. Ces rencontres obéissent à la logique d’expliquer les
bonnes intentions affichées par le revenant après 14 ans d’exil à
l’étranger. La mission d’éclaireur se poursuit. Prochaine rencontre
avec Ben Bella et Louisa Hanoune qui rouvre le dossier des disparus
depuis jeudi au forum de la Chaîne II de la Radio nationale.
F. O.
Haut
En poste à Rabat depuis 2005
La mission
impossible de Larbi Belkheir
Il est surtout
permis d’affirmer que la dynamique qui était en cours durant l’été
2005 est stoppée net.
En «mission» à
Rabat où disait-il sa «priorité sera d’établir des relations de
confiance avec le Maroc et surtout une véritable communication entre
les deux pays», car, a-t-il estimé «cela fait trop longtemps» que
les relations entre les deux pays «passent par des hauts et des
bas»; et du fait aussi que les Algériens et les Marocains sont
«condamnés à s’entendre». Il rappellera que «le Maroc est notre
voisin et le restera». Larbi Belkheir a-t-il échoué dans
l’accomplissement de cette tâche qu’il s’est assignée ? Il est
permis de le penser. Il est surtout permis d’affirmer que la
dynamique qui était en cours durant l’été 2005 est stoppée net. Et
pourtant, tous les espoirs étaient permis à ce moment-là. Les
observateurs, même les plus avertis, avaient fini par croire que la
nomination par Bouteflika de son directeur de cabinet au poste
d’ambassadeur «extraordinaire et plénipotentiaire» au Maroc
obéissait à son souci de relancer sur de nouvelles bases les
relations entre les deux pays. D’autant que cette nomination avait
été précédée par une série d’évènements, à même d’accréditer la
thèse du réchauffement définitif des relations algéro-marocaines. En
effet, les mois de juillet et août 2005 auront vu la libération des
404 derniers prisonniers de guerre marocains, la nomination de
nouveaux ambassadeurs à Rabat et à Alger, l’échange de quelques
messages protocolaires envoyés de part et d’autre et surtout, une
très visible médiation américaine. Au printemps précédent, plus
exactement en mars 2005, Mohammed VI se rend à Alger pour la
première fois depuis son intronisation pour assister au 17e Sommet
de la Ligue arabe. Mais le fait majeur est que le roi marocain
prolonge son séjour après la fin des travaux officiels. Certes, au
mois de mai suivant, la tension reprend à la veille du Sommet de l’UMA
qui devait se tenir en Libye. Le Maroc ayant mal perçu le message
adressé par Bouteflika à Mohamed Abdelaziz, président de la Rasd,
«l’assurant du soutien indéfectible de l’Algérie à l’occasion du 32e
anniversaire de la naissance du front». Mais cette tension
renaissante a été étouffée le 5 juillet, date à laquelle Mohammed VI
adressait un message de félicitations au président algérien à
l’occasion de la fête de l’indépendance. Bouteflika lui répond avec
enthousiasme et récidive à l’occasion de l’anniversaire de Mohamed
VI. Cet échange de messages sera suivi par l’envoi, par le souverain
marocain, à l’occasion du 20 août, d’un autre. Entre-temps, le13
juillet, Mohamed Abdelaziz a mis la main à la pâte en contribuant à
l’apaisement en annonçant la «libération imminente des derniers
prisonniers de guerre marocains». Quelques jours après, George Bush
envoie un émissaire personnel dans la région, en la personne de
Richard Lugar. Entre-temps, le Maroc propose un nouvel ambassadeur
aux autorités algériennes, en la personne de Abdellah Belkziz.
L’agrément des autorités algériennes est donné dans les 36 heures.
L’émissaire américain entame alors une visite officielle dans la
région, à Alger, Rabat et Tripoli, dernière étape de sa tournée
maghrébine. L’américain «ne cache pas son espoir de voir le Maroc et
l’Algérie reprendre les négociations». Une médiation qui semblait
favorablement accueillie. Dans ce sillage intervient la nomination
de Larbi Belkheir comme ambassadeur «extraordinaire et
plénipotentiaire». Rabat valide dans la journée même la nomination.
Mieux, des réactions élogieuses fusent du côté marocain. De Paris,
l’intéressé dira qu’il rejoindra Rabat «probablement en octobre». En
fait, il ne prendra ses fonctions qu’à la mi-novembre 2005. Plus
exactement le 14. Entre- temps, ce retard avait été interprété de
façon différente d’un côté comme de l’autre. Mais le nouvel
ambassadeur qui a succédé à Boualem Bessaih, rappelé à Alger pour
présider le Conseil constitutionnel, était attendu sur deux gros
dossiers. A savoir la réouverture des frontières algéro-marocaines,
fermées depuis 1994, à la suite de l’attentat de Marrakech et celui
du Sahara occidental. Les Marocains qui avaient présenté dans un
premier temps Belkheir comme un «ami» du Maroc avaient espéré que
l’ancien directeur de cabinet de la présidence ne joue de son
influence supposée pour faire accepter à Alger le règlement proposé
par Rabat s’agissant du dossier sahraoui. Ils ne semblaient avoir
pas prêté attention à sa déclaration faite le 25 août à un quotidien
français et dans laquelle Larbi Belkheir avait affirmé que le
dossier restera «du ressort des Nations unies, pas du nôtre»,
Belkheir réitérant de la sorte la position officielle de l’Algérie.
Dès lors, peut-on vraiment parler d’un constat d’échec ? Et quand
bien même ce constat est établi, incombe-t-il réellement au seul
diplomate ? Car assurément, les relations entre les deux pays sont
beaucoup plus complexes qu’elles ne le semblent. Et contrairement à
ce qui est usité, elles ne tiennent pas uniquement au dossier
sahraoui, ni à la qualité d’un seul homme.
Nadia Kerraz
Haut
Crise au sommet de la CNR
La FNTR dément
les propos de Louh
La réponse
apportée par ce responsable qu’est le ministre «n’en est pas une».
Les déclarations
du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh,
faites ce jeudi à l’APN, ont suscité une vive réaction de la part de
la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR).
Dans un
communiqué-mise au point, parvenu, hier, à notre rédaction, la FNTR
tient à préciser que la réponse apportée par ce responsable qu’est
le ministre «n’en est pas une». Cette fédération estime ainsi que la
situation devient grave. Toutefois, «nous n’avons aucune envie de
polémiquer mais on ne peut se taire devant tant de mauvaise foi»,
souligne la FNTR.
Cette dernière
considère, par ailleurs, que le ministre «n’a pas apporté de réponse
aux préoccupations des retraités sortis manifester, légitimement et
dignement, mercredi dernier». Du moment que, lit-on dans cette mise
au point, la principale cause du sit-in national observé récemment
est motivée par «l’application anarchique» de la loi et son
«interprétation abusive» qui a abouti à l’exclusion du relèvement à
10 000 DA, entre
autres, des retraites proportionnelles et des retraites sans
conditions d’âge, «en violation de l’article 29 de la loi de
finances complémentaire 2006». La fédération des retraités note à
cet effet, que sur cette question, et au lieu d’apporter une
réponse claire et dépourvue de toute ambiguïté «nous avons eu droit
à des faux-fuyants et à des accusations qui n’ont aucun rapport avec
le problème posé et qui ont pris pour cible la personne du
secrétaire général». Quant aux déclarations rapportées par la presse
nationale, faisant état de l’agitation de la FNTR parce que ses
dirigeants sont opposés à l’assainissement entrepris par son
département ministériel, elles «sont farfelues et dénuées de tout
fondement». Au contraire, tient à signaler la FNTR, qui affirme
qu’elle a «toujours dénoncé le laisser-aller constaté dans le
fonctionnement de la CNR» et a attiré, à maintes reprises,
l’attention du ministre, depuis son arrivée dans le secteur. La
prise de conscience de la fédération est survenue, suite «au danger
de maintenir un nombre important d’agences de wilaya sans directeur
titulaire». De plus, précise la FNTR, «nous avons toujours, dans
notre démarche, agi en conciliant la défense des intérêts matériels
et moraux des retraités avec ceux inséparables de leur caisse».
Abordant enfin la
question de la revalorisation annuelle des pensions, la FNTR
rappelle que le conseil d’administration «a fait ses propositions
depuis le mois d’août dernier». Autrement dit, les retraités
attendent la signature de l’arrêté par le ministre du Travail et de
la Sécurité sociale, signale encore la FNTR.
Kahina B.
Haut
Après l’assassinat de Rabah Aïssat
Condamnations
et inquiétudes
L’assassinat du
président de l’APW de Tizi Ouzou a suscité l’indignation et la
consternation des partis politiques. Tout «en condamnant sans
réserve» ce crime abject, rappelant les qualités du défunt que ses
compagnons de parcours politique et professionnel attestent
aujourd’hui, le Parti des travailleurs exige que «la lumière, toute
la lumière soit faite sur cet assassinat». C’est une exigence de la
démocratie, estime le parti de Louisa Hanoune, dans un communiqué
rendu public par le bureau de wilaya de Tizi Ouzou. Ceci car, selon
le PT, il s’agit d’un militant politique et d’un élu, un pas
gravissime a été franchi, et de se demander : «A qui profite le
crime ?». «Qui veut replonger la Kabylie et par-delà notre pays dans
une situation de chaos et à quels
desseins ? Le
bureau régional de ce parti rappelle également que le quotidien des
citoyens de cette région est meublé depuis la crise issue des
événements tragiques d’avril 2001, suivie de l’isolement de la
wilaya d’une situation socio-économique qui n’a cessé de se
dégrader, alors que la situation sécuritaire a atteint des
proportions insoutenables pour les populations de la wilaya :
assassinats, rapts, vols en tous genres, attentats à l’explosif. «Si
l’absence de perspective pour l’écrasante majorité de la population
est pour beaucoup dans la prolifération de la délinquance, l’absence
de la gendarmerie qui agissait en dehors des agglomérations
n’a-t-elle pas aggravé dangereusement la
situation ?» Avec
ce lâche assassinat, on veut, selon le PT chercher à «dresser des
obstacles devant les efforts visant à rétablir la paix dans notre
pays». Le Mouvement démocratique et social (MDS), de son côté,
estime que ce «crime odieux s’inscrit dans la recrudescence des
actes terroristes qui n’épargnent plus personne». L’impunité offerte
et toutes les largesses accordées par la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, ajoute le MDS, en cette terrible
circonstance, ne suffisent pas à mettre fin aux agissements de la
horde intégriste. «Bien au contraire, toutes les concessions
confortent dans son acharnement destructeur, le terrorisme qui, même
voué à l’échec (….) continue à peser lourdement dans l’équation
politique nationale». Tout en appelant à la vigilance et en exigeant
l’arrêt de la politique de l’abdication devant l’intégrisme, le MDS
condamne cet assassinat avec la plus grande énergie.
Quant au FLN, par
le biais de son porte-parole, Saïd Bouhadja, condamne cet acte
terroriste. Le FLN estime : «Le terrorisme continue à cibler les
hommes fidèles». Tout en appelant à prendre plus en considération
l’aspect sécuritaire dans cette région et à soutenir les forces
activant pour faire face au terrorisme, l’Union pour la démocratie
et la république (UDR) s’incline devant la mémoire du défunt «dont
le parcours politique et l’intégrité morale forcent le respect».
Tout en condamnant ce lâche assassinat, l’UDR estime que les
terroristes viennent de signer le retour aux attentats
ciblés «indice, si besoin est, que leurs capacités de nuisance sont
toujours considérables en dépit de leur recul». L’UDR s’inquiète par
ailleurs de la recrudescence du terrorisme, particulièrement dans
cette région. De son côté, la ministre de la Culture, tout en
présentant ses condoléances à la famille, aux amis du défunt et à la
population, rappellera que Rabah Aïssat était connu par son
intégrité et son engagement en faveur de la stabilité dans la
région. «Non, ils ne nous démobiliseront pas. Notre détermination
ira grandissante, ils ne nous feront pas reculer dans la voie que
nous nous sommes tracée, menant l’Algérie vers l’harmonie, le
développement et la démocratie», dira la ministre à l’adresse «des
ennemis de la nation» qui ont mis fin aux jours de «l’homme de
consensus, rassembleur, toujours en quête des moyens de l’entente et
de la rencontre entre les opinions» qu’était Rabah Aïssat, aux yeux
de Khalida Toumi.
Fatima Arab
Haut
Cartes de sénateurs et diplômes d’avocats sur commande
Un faussaire au
centre d’un réseau d’escrocs
Le tribunal
criminel de Sidi M’hamed instruit, actuellement, l’affaire de la
falsification de cartes de membres du Sénat, falsification de
diplômes d’avocats et falsification de fausses décisions
d’attribution de lots de terrains à bâtir, pour être jugée durant la
prochaine session criminelle, selon une source judiciaire. Ce procès
pourrait avoir lieu en novembre prochain, ajoute cette source. L’un
des principaux accusés dans cette affaire de falsification de
documents officiels et liée à une étrange affaire est un agent de
sécurité au Sénat. Près d’une vingtaine de personnes sont accusées
dans cette affaire, dont une en fuite. Ce serait un réseau
spécialisé dans le trafic de fausses cartes de Sénat et de faux
diplômes d’avocats. L’enquête avait été menée par le service central
de répression du banditisme (SCRB, ex-ONRB) avant que les inculpés
ne soient présentés devant la justice qui étudie, actuellement, les
dossiers des prévenus pour le procès qui aura lieu au tribunal
criminel de Sidi M’hamed au cours de la prochaine session
criminelle. Les enquêteurs en charge de cette affaire, avaient, à
l’époque, annoncé que ces fausses cartes du Sénat avaient été
utilisées dans des escroqueries. Des membres de ce réseau se
faisaient passer pour des sénateurs. Ces cartes ont également et
selon la même source, été utilisées pour passer des barrages. Cette
affaire est étrangement liée à l’assassinat d’un vice-président de
l’APC de Bordj El Bahri, dans la wilaya d’Alger. L’arrestation de
membres de ce réseau avait amené à un rebondissement dans l’affaire
liée à l’assassinat de cet élu local, il y a deux années environ.
Cet assassinat avait été attribué à un homme âgé de 75 ans et accusé
d’appartenance au terrorisme. Il croupit, depuis, en prison même
après les révélations faites par les membres de ce réseau
reconnaissant qu’ils seraient les auteurs de ce crime. Cet
assassinat serait lié à un trafic de foncier. Cet élu local était
connu dans la commune de Bordj El Bahri pour son opposition à ce
trafic. Chose étrange, son bureau à l’APC avait, après son
assassinat, été «visité» et des documents volatilisés. Malgré ces
aveux, la personne à laquelle cet assassinat avait été attribué, se
trouve toujours en prison. Après la dissolution du service central
de répression du banditisme (SCRB, ex-ONRB), les enquêteurs en
charge de cette affaire ont été entendus sur les procédures entamées
dans ces investigations, selon une source proche de la DGSN. La
justice arrivera-t-elle à faire la lumière sur cette affaire, qui
est loin d’avoir livré tous ses secrets ?
M. Abi
Haut
SocothYd
Les
travailleurs en grève illimitée
Les 650
travailleurs de l’entreprise Socothyd sise aux Issers étaient, hier,
en grève. Une grève illimitée entamée mercredi dernier. Les
travailleurs, qui exigent le départ du DG, affirment ne pas renoncer
à cette action tant que ce responsable ne sera pas remplacé. Il lui
est reproché sa «mauvaise gestion» de l’entreprise. De mêm qu’ils
affirment vouloir s’opposer à la tentative de «bradage» dont est
menacée leur entreprise. Les 650 travailleurs se demandent pourquoi
ce sabotage par le DG de cette entreprise ? Absent pour cause de
congé, le DG a laissé a sa place un intérimaire qui, de toute
évidence, est dépassé par les évènements.
K. A.
Haut
El-Oued
Saisie de 50 kg
de kif traité
Les services de la
Gendarmerie nationale de la wilaya d’El-Oued ont saisi, vendredi
soir, 50 kg de kif traité dans la commune de Robbah et appréhendé
deux individus. Suite à des informations précises, les éléments de
la GN ont investi l’habitation où était dissimulée la drogue,
conditionnée en plaquettes de 500 g. Les services de la GN ont
également découvert des cartes grises falsifiées. Les deux
incriminés, qui étaient sur le point d’écouler cette drogue à
l’intérieur et à l’extérieur du pays, ont été présentés devant le
procureur de la République, qui a ordonné leur détention préventive
pour «commercialisation et propagation de drogue», et
«falsification, faux et usage de faux», en attendant les conclusions
de l’enquête.
Haut
Elus du RCD à l’APW
«L’urgence d’un
débat sur l’insécurité»
Lors du
recueillement sur la dépouille de Rabah Aïssat au niveau du siège de
l’APW, le groupe des élus du RCD au niveau de cette assemblée a
rendu publique une déclaration dans laquelle il réitère ses
inquiétudes quant à l’insécurité qui règne dans la région. Tout en
condamnant l’assassinat du président de l’APW, «un acte abject qui
a ciblé une personnalité politique de la région», les élus de la
formation de Saïd Sadi se désolent de «cet ignoble crime, qui
confirme malheureusement la préoccupation et l’inquiétude exprimées
par les élus du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie
depuis le début de leur mandat, à savoir l’urgence d’un débat sur
l’insécurité dans notre région, refusé par les pouvoirs publics»; en
effet, pour la dernière session de l’APW, les élus du RCD, appuyés
par d’autres, ont demandé l’inscription à l’ordre du jour de ladite
session d’un point relatif à l’insécurité dans la région. Mais
celui-ci n’a pas été retenu. Dans sa déclaration, le groupe RCD
«appelle, en cette période de confusion, les citoyens à plus de
vigilance et interpelle les autorités à assumer leurs
responsabilités».
Zahra H.
Du nouveau dans la loi de finances 2007
L’exportation
des déchets ferreux et non ferreux réglementée
Désormais,
l’exportation des produits ferreux et non ferreux obéira, en vertu
d’une proche loi attendue probablement lors de la prochaine session
parlementaire à un cahier des charges. Cette activité qui a été de
tous temps un moyen de richesse illicite, voire un moyen de saignée
et de sabotage de l’économie nationale. Des réseaux mafieux,
constate le texte de loi de finances en page 129, se sont imposés en
l’absence de textes régissant ce secteur, fort rapporteur sans
contrepartie, fusse-t-elle, symbolique. En véritable barrons dans
cette activité, les membres des réseaux de ramassage des produits
récupérables ou recyclables, tels le cuivre, le cuir et le fer
s’attaquent en effet, par leurs relais, à saborder les
infrastructures publiques pour faire de la collecte à partir des
lignes téléphoniques, électriques et autres parcs de déchets
industriels destinés à l’usage interne. En plus de la saignée
économique, les capitaux réalisés dans ces opérations d’exportation
ne sont jamais rapatriés.
Ces réseaux
activent dans leur travail, toléré mais non réglementé, sans
s’acquitter d’aucun droit fiscal ou parafiscal et sans payer
d’impôts.
La loi de finances
2007 s’appuie sur ce constat négatif pour introduire dans son
article 79 la proposition de loi organique afin de régenter le
secteur, en pleine expansion, qui tourne frauduleusement et échappe
à la loi, à l’instar des autres segments de l’exportation des
produits hors hydrocarbures, ce qui facilitera les opérations de
contrôle des services affiliés au ministère des Finances (Impôts,
Douanes), au ministère du Commerce ou les services de sécurité
(Gendarmerie nationale et police).
Mise à niveau
Dans son article
86, le projet de loi de finances 2007, propose en complément et
amendant l’article 71 de la loi de finances de l’exercice 2006, la
débaptisation de «la Caisse de promotion de la compétitivité
industrielle» régie par le compte n°102-302 en «Fonds national
d’approvisionnement des opérations de mise à niveau des PME-PMI»
immatriculé 124-302 et qui a pour objectif d’asseoir et d’impulser
une stratégie de compétitivité parmi les entreprises, dont le
personnel dépasse 50 employés. L’ancienne caisse ne prenait en
charge que les entreprises dont le collectif ne dépasse pas la
cinquantaine. D’autre part, l’article 88 amende l’annexe 1 de
l’article 21 de la loi 14-82 promulguée en date du 30/12/1982 au
titre de la loi de finances de 1983 modifiant ainsi «les crédits des
entreprises industrielles et artisanales» en «fonds de crédits pour
les entreprises économiques» et réactivation le compte 304-404,
liquidé au 31/12/1994 dans le but de prendre en charge
l’approvisionnement de certains projets par le biais de financement
temporaire (sur avances ou crédits puisés du Trésor public) au
profit, notamment, des unités de dessalement d’eau, du métro
d’Alger, du transport ferroviaire, du transport aérien et du projet
d’autoroute Est-Ouest et ce, dans le cadre du plan de développement
et d’amélioration des infrastructures de base, économiques et
sociales.
Salah Bey
Haut
Programmée pour 2009
Retard dans la
réalisation de 1 million de logements
La réalisation de
1 million de logements risque de ne pas être finalisée en 2009,
si l’on en croit le résumé chiffré de la séance que le chef de l’Etat
a consacré à l’habitat, ans la foulée de ses audiences consacrées
aux examens sectoriels. Si l’objectif principal est de livrer un
million de logements durant la période 2005/2009, il n’en demeure
pas moins que le rythme avec lequel avancent les travaux, il est
fort à parier que d’ici la date prévue, il ne sera réalisé que la
moitié. Et pour cause, lancé en 2001, ledit projet n’est qu’à 16% de
taux d’avancement, ce qui contredit les propos de Ahmed Ouyahia.
Même si l’évaluation des retombées positives du programme de
logements avec la livraison de 1 034 566 logements à fin 2009, il
ressort que le parc national de logements qui passera de 5 939 606
en 2004 à 6 974 172 logements en 2009, aura enregistré un
accroissement global de 17,4%. A ce titre, le parc national de
logement a enregistré une augmentation de 2 143 236 logements, entre
1998 et 2009, ce qui représente un accroissement de près de 43%. Le
Chef de l’Etat a, enfin, indiqué qu’à l’avenir, il faudra veiller à
ce que les espaces dégagés dans le vieux bâti soient réservés aux
espaces verts à travers un cadre juridique approprié. A ce jour,
l’ensemble des autorisations de programme est inscrit, sauf 50% des
programmes complémentaires Sud et Hauts Plateaux qui seront inscrits
en 2007. Durant la période du 1er janvier 2005 au 30 juin 2006, les
consommations financières ont atteint la somme de 171 milliards de
DA en 2006. Ainsi l’accroissement global des dépenses sera de
l’ordre de 37% par rapport à 2005. L’amélioration de la qualité
architecturale et technique du cadre bâti produit. Il est fait état
de l’impératif d’une adaptation permanente de la conception
architecturale aux spécificités des différentes localités
géographiques et climatiques du pays. Par ailleurs, les concours
d’architecture ont été généralisés aux programmes d’équipement
publics et de logements, de manière à stimuler la créativité et
l’originalité dans la conception des projets. Le recensement
effectué à fin juin pour les chantiers lancés durant le semestre
fait état d’un effectif de 121 076 emplois. Il est à souligner qu’il
s’agit d’emplois occupés au sein de chantiers. Il est à noter que
sur ce nombre total de
26 780
entreprises, 17%, soit 4 422 entreprises ont été classées et
qualifiées depuis le lancement du programme quinquennal. Le
portefeuille des projets totalise au 30 juin 2006, 1 910 projets,
parmi lesquels, 422 soit 22%.
Le montant, cumulé
des autorisations de programme inscrites en 2005 et 2006, totalise
417,7 milliards de DA.
Djamel Oukali
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L’APN adopte huit projets de loi
La loi de
finances 2007 débattue ce matin
L’APN a repris ses
travaux hier en séance plénière consacrés au vote de huit
ordonnances et projets de loi dont les commissions permanentes ont
achevé l’élaboration des rapports. Dans la matinée, les députés ont
adopté à la majorité un projet de loi relatif à la protection de
certaines espèces animales menacées d’extinction.
Le texte précise
une série de mesures portant sur la protection des animaux menacés
d’extinction en complément de la loi
03-10 sur la
protection de l’environnement, dans le cadre du développement
durable, de la loi 07-04 portant sur la pêche et de la loi 05-06
relative à la lutte contre la contrebande. Les députés ont également
adopté à la majorité, l’ordonnance relative au statut général de la
Fonction publique. Cette loi a fait l’objet d’une opposition des
députés du Parti des travailleurs qui ont voté par «non». Ce projet
avait été, pour rappel, présenté le 4 septembre dernier devant la
commission des affaires juridiques et administratives et des
libertés de l’APN, comporte 224 articles dans lesquels sont définies
les règles juridiques de base, appliquées aux fonctionnaires et les
principales garanties qui leur sont octroyées dans l’accomplissement
de leurs missions au service de l’Etat. Dans la soirée, les députés
ont procédé à l’adoption d’une série de textes, dont celui relatif
au foncier, aux derniers amendements sur la loi des hydrocarbures et
à l’ordonnance portant loi de finances complémentaire 2006.
La plénière a
aussi entendu l’exposé du premier argentier du pays qui a présenté
le projet de loi de finances 2007. Ce projet est élaboré pour la
première fois dans l’histoire financière algérienne à la base d’une
approche d’objectifs et non à la base de moyens. Les députés
appréhendent 91 articles introduisant d’importants allègements
fiscaux et parafiscaux en faveur de l’investissement générateur
d’emplois, notamment en PME et PMI. Les débats commenceront ce matin
pour se poursuivre de jour comme de nuit jusqu’au 17 du mois en
cours.
Salah Bey
Haut
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