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LA UNE Depuis la tenue de la dernière tripartite, dont les travaux ont été achevés le 1er du mois en cours, aucune nouvelle n'a été rendue publique au sujet du payement des arriérés de salaires des 37 000 travailleurs, cumulés depuis une dizaine d'années.

15/10/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Entre deux maux, choisir le pire

Les dirigeants du RCD, ne doivent pas beaucoup s’intéresser à ce qui se passe dans le vaste monde pour oser affirmer des inepties qui datent du temps où ils étaient encore simples novices en subversion au FFS. Il ne suivent en tout cas certainement pas le feuilleton glauque des prisons secrètes de la CIA ou celui de la sous-traitance de la torture pour le compte de la quinzaine de polices politiques que compte la grande Amérique. Les scandales qui éclaboussent régulièrement les autres grands services de renseignement ne parviennent pas non plus aux oreilles de Ali Brahimi qui s’obstine à vouloir expliquer la faiblesse, certes regrettable,  de son parti, par celle, extraordinaire, d’un mythique parti de l’armée. Pourtant le patron du RCD n’hésitait pas à affirmer il y a de cela moins d’une année qu’il était prêt à s’accommoder du retour du Fis dissous sur la scène nationale, sachant l’importance que peut rapidement prendre un tel parti populiste pourvu qu’on lui lâche la bride.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arriérés de salaires

37 000 travailleurs attendent

Depuis la tenue de la dernière tripartite, dont les travaux ont été achevés le 1er du mois en cours, aucune nouvelle n'a été rendue publique au sujet du payement des arriérés de salaires des 37 000 travailleurs, cumulés depuis une dizaine d'années.

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Relations Alger-Rabat

Otages du dossier du Sahara Occidental

Pendant combien d’années encore, les peuples Algérien et Marocain que rapprochent des liens historiques, linguistiques, religieux, civilisationnels, et jusqu’à des relations familiales remontant, parfois, très loin en arrière, devraient-ils continuer à être otages du problème du Sahara Occidental ?

La position, constante et soutenue, de l’Algérie par rapport au principe de décolonisation de cette ancienne possession espagnole, aujourd’hui occupée par le Maroc, ne devrait plus servir de prétexte aux deux pays pour continuer à s’ignorer et à refuser de dialoguer sur de nombreuses questions d’intérêt commun. Plus pragmatiques, ayant à cœur les intérêts supérieurs de leurs deux nations, ils devraient, au contraire, s’inciter, l’un et l’autre, à établir des passerelles d’échanges afin que, dans un cadre bilatéral, d’abord, et dans le contexte plus large de l’Union maghrébine, par la suite, ils puissent commencer à explorer et promouvoir les secteurs où ils sont susceptibles de développer des liens de coopération, mutuellement, bénéfiques au lieu de rester braqués sur les sujets qui les divisent.

Il existe de nombreux exemples dans le monde de pays ayant des positions divergentes par  rapport aux problèmes qui les opposent mais qui ont su les transcender pour entretenir des liens de coopération. Cela est le cas, justement, du Maroc avec l’Espagne, pour ce qui concerne l’occupation, par l’Etat ibérique, de Ceuta et Mellila, de l’Espagne et du Royaume Uni, pour ce qui se rapporte, également, à l’occupation par cette dernière, de Gibraltar, de la Grande Bretagne et de l’Argentine vis-à-vis des  Iles Malouines, qui ont donné lieu à un conflit sanglant entre les deux pays. Il faut aussi citer la Chine et Taiwan qui, en dépit de la position de cette dernière à vouloir rester hors de la tutelle de son puissant voisin persistent, tous deux, à vouloir régler leur différend par des voies diplomatiques. Tout près de là, enfin, il y a l’exemple de la Russie et du Japon qui, tout en continuant à réaffirmer, chacun de leur côté, leur pleine souveraineté sur les Iles Kouriles, continuent, cependant, à entretenir des relations à de multiples niveaux.    Il devient impératif pour l’Algérie et le Maroc, d’arrêter de se soupçonner l’un et l’autre de velléités hostiles et de commencer à donner corps aux discours réaffirmés, à chaque occasion, par leurs dirigeants de dépassionner leurs relations et à faire en sorte d’entreprendre toutes les actions propres à désamorcer une tension latente qui risque, à tout moment, de les entraîner vers une catastrophe et des lendemains incertains.

Ce n’est certainement pas en continuant à «se regarder en chiens de faïence» que les deux pays, qui possèdent par ailleurs de très nombreux atouts économiques complémentaires, pourront avancer dans la voie du progrès et du développement. Il leur appartient de décrisper leurs relations en facilitant et en multipliant les échanges de délégations ministérielles, d’hommes d’affaires, d’associations, de groupements culturels et artistiques et de jeunes, en particulier.  L’essentiel est de maintenir des contacts suivis et d’initier des sources de dialogue. Le reste viendra, tout naturellement. Des échanges fructueux et suivis devraient, en outre, commencer à s’établir entre les services de sécurité des deux pays, (police, gendarmerie, douane), pour pouvoir mener, avec plus d’efficacité, la lutte contre les phénomènes frauduleux qui ne cessent de se développer aux frontières séparant les deux Etats. Nul doute que le combat contre les réseaux de contrebandes, spécialisés dans l’acheminement, dans un sens ou dans un autre, de bétail, de carburant, de drogues et autres produits illicites, ne pourraient être que mieux renforcé.          

Ahmed Mahieddine

 

 

 

4e commission de décolonisation de l’ONU

Résolution en faveur de la RASD

Comme attendu, ce sont uniquement les alliés du Maroc, la France, le Portugal et l’Espagne, qui se sont abstenus de voter au moment où la majorité des 76 nations a adopté la résolution 1514 de la 4e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée de la décolonisation. Celle-ci a réaffirmé «le droit inaliénable du peuple sahraoui a l’autodétermination et la détermination de la communauté internationale à assurer la décolonisation de la dernière colonie d’Afrique qu’est le Sahara occidental». Cette nouvelle a été bien accueillie du côté de la RASD, à tel point que le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed Salem Ould Salek, a déclaré, à partir de New York, – cité par l’APS – qu’il s’agit-là «d’une prise de position claire et sans équivoque de la part des Nations unies en faveur de la justice et de la légalité internationale». Ajoutant à cela que «cette victoire diplomatique de la cause sahraouie, qui vient après celle enregistrée au Sommet des pays non-alignés, à La Havane, et après la publication du rapport sur le Sahara occidental du Haut-Commissariat des Nations unies chargé des droits de l’homme, confirme que le Maroc navigue à contre-courant de l’histoire et de la légalité internationale». Toujours à travers sa lecture de la résolution, le ministre sahraoui a souligné qu’en «adoptant cette dernière, les  Nations unies ont voulu adresser un message vigoureux au Maroc pour que celui-ci mette fin à ses tergiversations et manœuvres visant à imposer à la communauté internationale un fait accompli colonial au Sahara occidental ». Il a par ailleurs tenu à réitérer que le «le Front Polisario et le gouvernement de la RASD réaffirment, une fois encore, que la seule solution juste, réaliste et viable au conflit  réside dans l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit souverain et inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, à travers un référendum libre, transparent et démocratique organisé et supervisé par les Nations unies, en coopération avec l’Union africaine». De son côté, «l’Algérie a accueilli avec une profonde satisfaction l’adoption de la résolution 1514 de la 4e Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée de la décolonisation», a annoncé hier un communiqué des Affaires étrangères. «Cette résolution a le triple mérite de réaffirmer le droit naturel du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination, de réitérer la validité du plan de règlement accepté depuis 1991 par le Maroc et le Front Polisario et approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies, a unanimement entériné en tant que solution optimale du conflit du Sahara occidental», lit- on encore sur ledit communiqué, lequel mentionne aussi que «l’Algérie se félicite de ce nouveau jalon sur la voie de la solution pacifique et juste de la question». Ajouté à cela, elle escompte «un surcroît de mobilisation et d’effort de la part de tous les organes compétents des Nations unies et plus particulièrement du Conseil de sécurité». Rappelons que ce dernier doit statuer sur le dossier du Sahara occidental à la fin du mois d’octobre.            

Habiba Ghrib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Nabil Benali

Une affaire lointaine

Comme le monde est petit. Algériens et Turcs auraient donc maintenant rendez-vous avec l’Histoire sur un même lieu commun, tournant toujours autour de la présence coloniale de la France en Algérie. Ankara ne cesse d’ailleurs de surenchérir sur le sujet à mesure que s’épaissit  l’opposition européenne à l’adhésion de la Turquie. A un Parlement français qui légifère sur la pénalisation de la négation du génocide arménien, les autorités turques redoublent d’exigences pour la reconnaissance par la France officielle des crimes coloniaux en terre algérienne.

A priori, rien de moins ne pouvait servir les partisans d’une doctrine de culpabilisation permanente de l’Occident qui servirait de point d’appui à la résistance en ce monde des chocs de civilisations ; que tout dialogue passe désormais par ce minima d’exigence qu’une bonne partie du Tiers-Monde serait en droit, ailleurs, de mettre en avant dans ses relations avec l’ancien occupant. Dans le cas de l’Algérie, il s’en trouverait beaucoup pour se féliciter de voir en la Turquie un allié dans l’offensive médiatique contre les nostalgiques de «l’Algérie de papa» qui ont été derrière la loi polémique du 23 février. Encore faut-il que parmi eux, l’on puisse déceler les gens de conviction et ceux à qui il a fallu entendre le Président Bouteflika endosser seul la tâche de rappeler une somme de vérités historiques. Mais faut-il déjà voir en la position turque une similitude utile, une voie pour une alliance objective ? Car le vrai problème du gouvernement d’Erdogan n’est ni le passé ni l’avenir de l’Algérie, mais ceux de la Turquie. Ajoutons encore que le problème de la France et aussi de l’Europe n’est ni le génocide arménien ni le surplus de culture musulmane que portent l’Etat et la société turque, mais le fait que ce pays soit le plus important allié des Etats-Unis dans la région. Comment donc ne pas voir dans les prétextes européens à une mise à l’écart permanente de la Turquie, une peur inavouée de reculer soi-même par rapport à ce qui est le moteur de la construction européenne : tenir tête à la superpuissance US, qui n’est ce qu’elle est, que parce que la Deuxième Guerre mondiale a choisi le Vieux continent pour théâtre. A vrai dire, si tant est qu’il y a quelque chose à faire, il ne serait pas de trop qu’une voix algérienne s’élève pour dénoncer la mise à sac de nos richesses du temps du protectorat ottoman et son abandon aux premières escarmouches, pour que la boucle de l’honnêteté intellectuelle soit vraiment bouclée. Alors parlons donc de tout ou alors ne disons rien. N’est-ce pas d’ailleurs la position d’Erdogan en personne.

N. B.

  

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