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Pour améliorer les conditions d’accueil des voyageurs
Réhabilitation
des stations de transport urbain
Il est question
d’installer des clôtures, d’améliorer l’éclairage public,
d’installer des gradins et d’ouvrir des kiosques au niveau de toutes
les gares routières.
Un projet de
réhabilitation et de rénovation des gares routières et stations
urbaines de la capitale sera lancé, au début 2007, par l’Entreprise
de gestion de la circulation et du transport urbain d’Alger (EGCTU).
Ce projet, a fait savoir un cadre de cette société, touchera plus de
la moitié des stations urbaines de la capitale. Ainsi, sur les 40
stations de transport urbain que compte la ville d’Alger, les 25
stations gérées par le département des stations urbaines de l’EGCTU
seront toutes concernées par cette opération. «Nous comptons, à
travers cette opération, améliorer considérablement la circulation
automobile et les conditions d’accueil des voyageurs au niveau des
gares et stations de la capitale»,
a indiqué ce même
responsable. Pour ce faire, il est question de réaliser des
clôtures, d’améliorer l’éclairage public, d’installer des gradins et
kiosques au niveau de toutes les gares routières. Comme on
mobilisera un service de maintenance pour veiller au bon
fonctionnement des ces équipements. Interrogé sur les 15 autres
stations urbaines gérées par les APC ou le privé, notre source a
fait savoir que «l’amélioration des prestations et conditions
d’accueil des voyageurs est une priorité que les pouvoirs publics
projètent de réaliser dans les années à venir. Donc, il est
inéluctable que ces stations ne soient pas concernées par cette
opération», a-t-il relevé. Seulement, a-t-il précisé, ces dernières
devraient être prises en charge et réaménagées par leurs gérants
respectifs. «Les stations gérées par les APC et/ou le privé sont
rentables, donc c’est à leurs propriétaires de les aménager.
En ce qui nous
concerne, nous ne travaillons pas dans un but lucratif, notre
objectif c’est d’assurer un service public aux citoyens, car nous
dépendons de l’Etat», a expliqué ce cadre de l’EGCTU. Se prononçant
sur la précarité que connaît actuellement les différentes stations
de la capitale, ce responsable n’a pas manqué de souligner l’intérêt
qu’accorde le département qu’il dirige à ces lieux névralgiques de
la vie courante des citoyens. «Nous avons déjà équipé en abri-bus
les stations les plus importantes de la capitale, mais force est de
remarquer que la quasi-totalité de ces lieux publics ont fait
l’objet de saccage», a-t-il rappelé. S’expliquant encore davantage,
notre interlocuteur a indiqué qu’il n’est plus question que ces
actes de vandalisme se reproduisent, puisque il y aura un
renforcement d’agents de sécurité à ces endroits, a-t-il
souligné. «De cette façon, nous assurerons la sécurité aux usagers
et la pérennité aux équipements qui nous reviennent très cher»,
a-t-il conclu.
Sur un autre plan,
notre interlocuteur a relevé les difficultés que rencontre l’EGCTU
dans la gestion des stations de transport urbain. «Il y a un manque
considérable en stations et gares routières au niveau de la
capitale», a-t-il souligné. «Nous recevons quotidiennement 2 500 bus
de transport de voyageurs en provenance des différentes communes de
la capitale et plus de 7 500 bus en provenance des autres wilayas du
territoire national»,
a-t-il affirmé.
D’où toute la nécessité de renforcer la capitale en stations et
gares routières dans les plus brefs délais, a-t-il laissé entendre.
Selon notre source, c’est la région Est de la capitale qui souffre
le plus de ce manque, en raison de sa superficie importante et la
concentration populaire qu’elle connaît. Un problème appelé à
disparaître dans les quelques années à venir, puisque un projet de
renforcement en gares et stations urbaines des communes de l’est
d’Alger est déjà à pied d’œuvre. Pour finir, notre interlocuteur a
insisté sur la politique des priorités que les autorités publiques
ont appliquée dans la gestion de la circulation routière au niveau
de la capitale, et ce, depuis 2001. «On a tenu, en premier lieu, à
construire des infrastructures pour éviter les stationnements
anarchiques au milieu de la voie publique. Maintenant que beaucoup
de choses ont été réalisées sur ce plan, nous voila passés à la
phase de l’amélioration des prestations et services pour les
citoyens», a-t-il souligné. A ce titre, ce cadre de l’EGCTU prévoit
une amélioration considérable de la fluidité de la circulation
routière dans les quelques mois à venir, notamment avec la mise en
circulation prochaine du métro et du tramway.
Aomar Fekrache
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