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Ce soir à Ibn Zydoun

«Citoyennes», un regard neuf sur la femme

Publication

Lumière sur l’aguellid Jugurtha

Le vidéaste Yazid Oulab expose au CCF

 

 15/11/06

 

 Ce soir à Ibn Zydoun

«Citoyennes», un regard neuf sur la femme

Parler de la femme algérienne sans le moindre cliché, voilà une façon de faire pourtant peu habituelle. Hocine Sadi, producteur et réalisateur, a osé le faire et cela n’a pas été sans faire mouche. Son approche est simple : montrer des femmes fières de leur vie sociale, impliquées totalement dans l’évolution de leur société, responsables et aussi très courageuses.

Non parce qu’elles sont des femmes dans une société d’hommes, mais parce que réussir à se faire sa place parmi la société est tout un défi en soi, un défi au quotidien.

Pour Hocine Sadi, «c’est un film documentaire sur l’expérience de la femme et de la démocratie en Algérie. Pour en parler, j’ai recouru à un casting de femmes qui sont dans la politique, dans le mouvement associatif ou dans la presse. Je ne pense pas qu’elles sont quelque chose de plus que d’autres, mais elles ont accepté qu’on parle d’elles. C’est peut être, à la réflexion, une différence significative en soi». Sur un documentaire en trois parties de cinquante-deux minutes chacune, Hocine Sadi, «caméra en main» suivra à la trace la campagne d’une femme politique à l’est du pays, la vie de deux journalistes ainsi que le combat de la présidente d’une association d’handicapés qui aide et soutient les handicapés nécessiteux et qui leur consacre presque tout son temps. «Il y a des témoignages, des paroles, des gestes magnifiques, tellement d’émotion. J’avoue que le montage et l’arbitrage sur des scènes à garder ou non a été très dur», explique Hocine Sadi. Aux spectateurs de juger tout de même. «Citoyennes», c’est ce soir à 19h à la salle Ibn Zeydoun (Office Ryadh El Feth), en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger.

Redouane A.

 

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Publication

Lumière sur l’aguellid Jugurtha

S’appuyant sur des références bibliographiques riches outre les écrits de l'historien romain Salluste qui consigna des faits d'une valeur capitale, l'ouvrage qui vient de paraître des éditions GAL, «la Guerre de Jugurtha» restitue un récit de très haute densité d'un pan d'histoire de la Numidie. Dans sa collection, les Editions Grand Alger livre (GAL) viennent de publier un nouvel ouvrage sur un des rois numides, Jugurtha, le grand souverain et général berbère qui lutta  pour l'indépendance de la Numidie contre l'impérialisme romain. Intitulé la guerre de Jugurtha, cet ouvrage didactique de 178 pages défile au lecteur la chronologie de Rome et de la Numidie, depuis la première guerre punique, qui opposa Rome à Carthage entre 264 et 146 av. J.-C. Présenté par Kamal Chehrit, l'ouvrage met en lumière la «figure tragiquement superbe de Jugurtha, petit-fils de Massinissa qui s'allia aux Romains lors de la deuxième guerre punique (218-201) et put ainsi constituer un royaume puissant. L'aguellid Jugurtha, intrépide guerrier rompu à toutes les rigueurs de la vie martiale, un politique sagace et un diplomate persévérant jouera sur ce registre et réussira à défaire à plusieurs reprises les Romains». L'ouvrage s'appuie sur des références bibliographiques riches outre les écrits de l'historien Salluste qui naquit vingt-deux ans après l'exécution du grand amazigh que fut Jugurtha. Aussi, le non moins fameux ouvrage la guerre de Jugurtha (Bellum Jugurthinum) reste un référent fiable sur le plan historique, est-il noté dans la présentation de l'ouvrage. A côté de la personnalité de Jugurtha, les personnages du récit  comme Metellus, Marius, Lucius Cornelius  (officiers supérieurs et hommes politiques romains) qui se liguèrent contre l'aguellid sont passés en revue et décrits, à travers les intrigues de palais. Au son des armes, dans l'atmosphère terrifiante de villes saccagées, au milieu des décombres fumantes en sus des échos et rumeurs qui secouent le cœur de Rome, le lecteur trouvera dans ces pages dues à un grand lettré du Latium, la restitution de quelques épisodes sur l'histoire de la Numidie et de la Maurétanie alors sous domination romaine. L'ouvrage est couronné par un tableau généalogique des rois numides et des rois de Maurétanie.

 H. K.

 

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Le vidéaste Yazid Oulab expose au CCF

Jusqu'au 30 du mois en cours, le vidéaste Yazid Oulab expose une série d'œuvres vidéo au Centre culturel français (CCF). L'artiste a recours à cet art visuel, à travers lequel il s'exprime pour faire une tradition spirituelle ancienne dont il renouvelle les signes non sans exalter le sens.

Il utilise des médiums aussi divers que dessin, sculpture et vidéo pour développer son travail. La vidéo pour Yazid Oulab est ce mode de faire artistique dont l'idée consiste à promouvoir une espèce de nouveau narcissisme entrepris comme phase alternative et agissante des beaux-arts. Il ne s'agit rien d'autre que de confondre cette expression contemporaine avec une pratique lui permettant de s'autofilmer. Un travail qui nous édifie sur une quête de soi et la recherche de l'autre. Soulignons que Yazid Oulab est peintre, sculpteur et vidéaste.

Diplômé de l'Ecole nationale des Beaux-arts d'Alger, il décide en 1992 de s'installer à Marseille où il prépare un autre diplôme à l'Ecole des Beaux-arts Luminy. Il s'illustre à travers des travaux qui sont particulièrement remarqués, notamment la collection d'œuvres présentées lors de l'exposition «Voyages d'artistes» à la fondation Electra à Paris en 2003.

Dans le cadre de la 5e édition de la fête d'art contemporain  «Nuit blanche», tenue en début du mois d'octobre dernier à Paris, plusieurs institutions culturelles dont le Musée national d'art moderne ont acquis des œuvres de l'artiste vidéaste pour leurs collections.

H. K.

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Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche