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Ce soir à Ibn Zydoun
«Citoyennes»,
un regard neuf sur la femme
Parler de la femme
algérienne sans le moindre cliché, voilà une façon de faire pourtant
peu habituelle. Hocine Sadi, producteur et réalisateur, a osé le
faire et cela n’a pas été sans faire mouche. Son approche est
simple : montrer des femmes fières de leur vie sociale, impliquées
totalement dans l’évolution de leur société, responsables et aussi
très courageuses.
Non parce qu’elles
sont des femmes dans une société d’hommes, mais parce que réussir à
se faire sa place parmi la société est tout un défi en soi, un défi
au quotidien.
Pour Hocine Sadi,
«c’est un film documentaire sur l’expérience de la femme et de la
démocratie en Algérie. Pour en parler, j’ai recouru à un casting de
femmes qui sont dans la politique, dans le mouvement associatif ou
dans la presse. Je ne pense pas qu’elles sont quelque chose de plus
que d’autres, mais elles ont accepté qu’on parle d’elles. C’est peut
être, à la réflexion, une différence significative en soi». Sur un
documentaire en trois parties de cinquante-deux minutes chacune,
Hocine Sadi, «caméra en main» suivra à la trace la campagne d’une
femme politique à l’est du pays, la vie de deux journalistes ainsi
que le combat de la présidente d’une association d’handicapés qui
aide et soutient les handicapés nécessiteux et qui leur consacre
presque tout son temps. «Il y a des témoignages, des paroles, des
gestes magnifiques, tellement d’émotion. J’avoue que le montage et
l’arbitrage sur des scènes à garder ou non a été très dur», explique
Hocine Sadi. Aux spectateurs de juger tout de même. «Citoyennes»,
c’est ce soir à 19h à la salle Ibn Zeydoun (Office Ryadh El Feth),
en collaboration avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger.
Redouane A.
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Publication
Lumière sur l’aguellid
Jugurtha
S’appuyant sur des
références bibliographiques riches outre les écrits de l'historien
romain Salluste qui consigna des faits d'une valeur capitale,
l'ouvrage qui vient de paraître des éditions GAL, «la Guerre de
Jugurtha» restitue un récit de très haute densité d'un pan
d'histoire de la Numidie. Dans sa collection, les Editions Grand
Alger livre (GAL) viennent de publier un nouvel ouvrage sur un des
rois numides, Jugurtha, le grand souverain et général berbère qui
lutta pour l'indépendance de la Numidie contre l'impérialisme
romain. Intitulé la guerre de Jugurtha, cet ouvrage didactique de
178 pages défile au lecteur la chronologie de Rome et de la Numidie,
depuis la première guerre punique, qui opposa Rome à Carthage entre
264 et 146 av. J.-C. Présenté par Kamal Chehrit, l'ouvrage met en
lumière la «figure tragiquement superbe de Jugurtha, petit-fils de
Massinissa qui s'allia aux Romains lors de la deuxième guerre
punique (218-201) et put ainsi constituer un royaume puissant. L'aguellid
Jugurtha, intrépide guerrier rompu à toutes les rigueurs de la vie
martiale, un politique sagace et un diplomate persévérant jouera sur
ce registre et réussira à défaire à plusieurs reprises les Romains».
L'ouvrage s'appuie sur des références bibliographiques riches outre
les écrits de l'historien Salluste qui naquit vingt-deux ans après
l'exécution du grand amazigh que fut Jugurtha. Aussi, le non moins
fameux ouvrage la guerre de Jugurtha (Bellum Jugurthinum) reste un
référent fiable sur le plan historique, est-il noté dans la
présentation de l'ouvrage. A côté de la personnalité de Jugurtha,
les personnages du récit comme Metellus, Marius, Lucius Cornelius
(officiers supérieurs et hommes politiques romains) qui se liguèrent
contre l'aguellid sont passés en revue et décrits, à travers les
intrigues de palais. Au son des armes, dans l'atmosphère terrifiante
de villes saccagées, au milieu des décombres fumantes en sus des
échos et rumeurs qui secouent le cœur de Rome, le lecteur trouvera
dans ces pages dues à un grand lettré du Latium, la restitution de
quelques épisodes sur l'histoire de la Numidie et de la Maurétanie
alors sous domination romaine. L'ouvrage est couronné par un tableau
généalogique des rois numides et des rois de Maurétanie.
H. K.
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Le vidéaste Yazid Oulab expose au CCF
Jusqu'au 30 du
mois en cours, le vidéaste Yazid Oulab expose une série d'œuvres
vidéo au Centre culturel français (CCF). L'artiste a recours à cet
art visuel, à travers lequel il s'exprime pour faire une tradition
spirituelle ancienne dont il renouvelle les signes non sans exalter
le sens.
Il utilise des
médiums aussi divers que dessin, sculpture et vidéo pour développer
son travail. La vidéo pour Yazid Oulab est ce mode de faire
artistique dont l'idée consiste à promouvoir une espèce de nouveau
narcissisme entrepris comme phase alternative et agissante des
beaux-arts. Il ne s'agit rien d'autre que de confondre cette
expression contemporaine avec une pratique lui permettant de s'autofilmer.
Un travail qui nous édifie sur une quête de soi et la recherche de
l'autre. Soulignons que Yazid Oulab est peintre, sculpteur et
vidéaste.
Diplômé de l'Ecole
nationale des Beaux-arts d'Alger, il décide en 1992 de s'installer à
Marseille où il prépare un autre diplôme à l'Ecole des Beaux-arts
Luminy. Il s'illustre à travers des travaux qui sont
particulièrement remarqués, notamment la collection d'œuvres
présentées lors de l'exposition «Voyages d'artistes» à la fondation
Electra à Paris en 2003.
Dans le cadre de
la 5e édition de la fête d'art contemporain «Nuit blanche», tenue
en début du mois d'octobre dernier à Paris, plusieurs institutions
culturelles dont le Musée national d'art moderne ont acquis des
œuvres de l'artiste vidéaste pour leurs collections.
H. K.
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Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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