Événement

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Bouteflika évoque son état de santé

«Je ne suis pas malade !»

Le Président à propos du traité d’amitié

«Rien n’est impossible dans la vie»

La presse française commente l’événement

Feux sur le pardon

Point final

Coup de filet de la PJ d’Alger

Un réseau international de faussaires démantelé

Une étude MEDA sur l’informel et la contrefaçon 

Un diagnostic de fond s’impose

Environnement

Les huiles usées ne sont plus traitées

La revue El Djeich révèle

Des avions made in Algeria

Rencontre franco-algérienne sur les céréales

La France toujours 1er fournisseur de l’Algérie

Electricité

Renforcer l’interconnexion maghrébine

Enseignement de Tamazight

Un chemin parsemé d’entraves

 

 15/11/06

 

 Bouteflika évoque son état de santé

«Je ne suis pas malade !»

Certains commentaires ont laissé entendre que la maladie du Président était peut-être la raison pour laquelle le report du référendum avait été retenu.

Hier à l’issue de l’entretien qu’il a accordé au ministre français de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, le Président Abdelaziz Bouteflika est sorti du mutisme qu’il a observé depuis plusieurs mois s’agissant de son état de son santé. Il faut aussi rappeler que depuis quelques jours, la presse, à travers quelques écrits, était revenue à la charge. Certains commentaires ont laissé entendre que la maladie du Président était peut-être la raison pour laquelle le report du référendum avait été retenu. Mais ce n’est pas la seule fois où l’état de santé du Président a été invoqué. Les assurances données avant le début du mois de ramadan par le ministre de la Communication qui, pour rassurer sur l’état de santé de Bouteflika, avait rendu public son agenda du mois, n’avaient pas été jugées suffisantes d’autant que les auditions de ministres qui avaient eu lieu durant le mois sacré, n’ont pas été accompagnées d’images. Il n’en fallait pas plus pour relancer les rumeurs sur l’incapacité du Président à gouverner. L’annonce du report référendaire aura été la goutte qui avait fait déborder le vase et ce, même si cette annonce avait été précédée d’une visite d’Etat effectuée par Bouteflika en Chine. Dimanche dernier, le SG du RND, à l’occasion de son passage à la Radio a souligné la bonne santé du chef de l’Etat. De son bureau au palais

d’El Mouradia, Bouteflika ne pouvait ignorer tout ce qui se dit et s’écrit sur son état de santé. En a-t-il été agacé ? Visiblement. Pour preuve, interrogé hier sur le sujet, il déclarera à l’attention des journalistes, nationaux et étrangers présents à la présidence : «Vous faites toute une tartine de ce qui n’existe pas». Il affirmera avoir été malade «très malade» même, mais ajoutera-t-il «je m’en suis sorti de manière absolument fabuleuse». L’aveu, signifie-t-il qu’il revient de loin ? Il est permis de le penser. Toutefois, pour Bouteflika, désormais sa maladie relève du passé. Aujourd’hui, il affirme avoir dépassé le cap difficile. Aux journalistes, il dira une nouvelle fois : «Il faut cesser de parler de ma santé, je suis un homme absolument comme tout le monde». Le souci de rassurer et les nationaux et les étrangers est bien évident. Mieux, Abdelaziz Bouteflika, qui, au retour de son long séjour parisien, entre novembre et décembre 2005, où il a subi une intervention à l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce pour un «ulcère à l’estomac», selon les autorités algériennes, avait déclaré qu’il était en mesure de gouverner et que sa maladie avait été bien prise en charge. Mais le fait qu’il ait été ensuite à nouveau hospitalisé, également au Val-de-Grâce, du 19 au 21 avril 2006 pour des «examens post-opératoires» avait permis d’introduire le doute sur les réelles aptitudes physiques du Président. D’autant que depuis, il a réduit sa charge de travail, évitant autant que possible les sorties sur le terrain et ses visites à l’étranger. Ce rythme de travail auquel, faut-il le dire, le Président n’avait pas habitué les Algériens, a donné matière à spéculation. D’aucuns, qui lui prêtaient l’intention d’amender la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat, en étaient arrivés à se demander avec quelle santé il allait pouvoir faire campagne pour la nouvelle Constitution. Mais hier le Président a donné l’impression d’un homme qui ne veut pas s’accrocher au pouvoir à n’importe quel prix et surtout s’il n’a pas les capacités physiques pour le faire. Il dira : «Il est tout à fait clair que lorsque j’aurai des problèmes de santé, je rentrerai chez moi définitivement». Un aveu qui sonne aussi comme un démenti. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il était temps qu’il intervienne. Cela aura le mérite à l’avenir de clarifier les choses et de donner une plus grande visibilité à la situation politique.

Nadia Kerraz

 

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Le Président à propos du traité d’amitié

«Rien n’est impossible dans la vie»

«Rien n’est impossible dans la vie». C’est un Abdelaziz Bouteflika, philosophe, qui répond au ministre de l’Intérieur français dont l’hostilité au traité d’amitié que l’Algérie et la France espéraient signer, est de notoriété publique. Plus de trois heures de discussions au palais

d’El Mouradia mais, semble-t-il, les deux hommes n’ont pu communier leur vision des relations bilatérales. Le chef de l’Etat ne dit mot sur les excuses officielles que lui-même pourtant, exige de la France en vue de la signature du traité et passe sous silence toutes les déclarations à rebrousse-poil de Nicolas Sarkozy notamment celles mettant sur le même pied d’égalité Algériens, Français et Pieds-noirs dans les souffrances de la colonisation. Le ministre de l’Intérieur français avait déclaré lundi dernier à partir du cimetière chrétien de Bologhine à Alger, «qu’il y a eu beaucoup de souffrances des deux côtés». Le président de la République a par ailleurs, rappelé, hier, au numéro deux du gouvernement français et très probable candidat de la droite à l’Elysée en 2007, que l’Algérie et la France sont «condamnées à avoir un avenir commun». «Je crois que nous ne pouvons rien contre les lois de la géographie, je me suis laissé dire dernièrement que l’Algérie et la France n’avaient pas l’intention de déménager», a affirmé le chef de l’Etat et ajoutant : «Je sais, de certitude, que l’Algérie ne peut pas déménager et, par voie de conséquence, il y a quelque part une condamnation, une fatalité qu’il faut assumer positivement». Par ailleurs, tôt le matin, accompagné de Dahou Ould Kablia, ministre délégué chargé des Collectivités locales et de l’Archevêque d’Alger, Mgr Henri Teissier, Nicolas Sarkozy s’est recueilli au monastère de

Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine dans la wilaya de Médéa à la mémoire des sept moines trappistes. M. Sarkozy a rappelé dans une déclaration en marge de la cérémonie de recueillement, que «les sept moines trappistes n’étaient que des hommes de paix qui ne demandaient que de respecter leurs frères, musulmans, et vivre en paix». Rappelons que les moines avaient été enlevés le 27 mars 1996 par des terroristes et exécutés le 21 mai de la même année.        

A. G.

 

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La presse française commente l’événement

Feux sur le pardon

Comme il fallait s’ y attendre, la presse nationale française dont les envoyés spéciaux ont accompagné Nicolas Sarkozy dans son séjour algérien, a fait de l’événement l’un de ses gros titres pour l’édition d’hier. Fidèle à sa ligne de conduite vis-à-vis des autorités algériennes Libération par les «griffes» de la rédactrice acharnée, José Garçon, saute sur l’occasion pour stigmatiser un Bouteflika en fin de règne s’interrogeant sur la «luttes» au sommet de l’Etat à propos de la révision constitutionnelle…et des tas de choses qui concernent tous sauf la visite de Sarkozy. Sous le titre, «Colonisation : Sarkozy rejette la faute», l’hebdomadaire

Le Nouvel Observateur, rend compte des propos du numéro deux du gouvernement français sur son refus de souscrire aux excuses officielles dont Alger réclame comme préalable à toute signature du traité. «Devant un parterre de ressortissants français, Nicolas Sarkozy s’est montré réticent à l’idée d’excuses officielles réclamées par Alger», lit-on sur l’article publié sur le site Web de l’hebdomadaire. Le Nouvel Obs revient aussi sur l’autre refus de l’hôte d’Alger, du traité d’amitié dont les deux pays s’étaient auparavant engagés pour sa signature tout en rapportant les propos de son homologue algérien Yazid Zerhouni, qui, lui aussi, juge la situation encore inappropriée pour ce faire. A droite,

Le Figaro, a choisi de parler de convergences plutôt que de divergences dont les autres titres en ont fait, eux, leurs choux gras. Lutte contre le terrorisme, regain d’activisme du GSPC, allègement des procédures du visa…bref, tout les sujets qui ne fâchent pas. Le Monde, quant à lui, n’a pas dérogé à sa façon de traiter un grand événement en consacrant un article dans lequel le rédacteur juge que pour le ministre de l’Intérieur, l’Algérie constitue un terrain miné notamment depuis la  loi du 23 février et l’abrogation récemment de son article 4 glorifiant le rôle positif de la colonisation. Selon Le monde, Sarkozy reconnaît que le contexte est extrêmement difficile et que sa visite à Alger, concoctée en association avec le Président Chirac, se veut, note le journaliste, comme une tentative d’apaisement entre les deux pays.

A. G.

 

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Point final

Bien entendu, ce ne sera pas la sortie très inattendue d’hier du chef de l’Etat qui mettra fin aux multiples spéculations sur son état de santé. Cela n’avait pas été le cas non plus lorsque ce furent ses proches, puis son médecin traitant, qui avaient rendu public son bulletin médical et expliqué aux Algériens qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter quant au sort de leur Président. Même ses multiples déplacements à l’extérieur du pays, à Cuba puis en Chine (on se demande d’ailleurs si des plus jeunes oseraient pareil périple en si peu de temps, avec des heures et des heures de discours et de protocole à assumer) n’ont pas fait cesser une curieuse campagne dont le point de départ reste inexplicable. Entendre par là que plus le Président Bouteflika confirmait par son activité une nette amélioration de son état de santé, plus les questions se faisaient insistantes, certes de moins en moins innocentes. Mais c’est ainsi. A ceux qui veulent croire, aucune preuve n’est nécessaire, à ceux qui ne veulent pas, aucune explication n’est possible.

Reste le choix du moment. Depuis longtemps, le chef de l’Etat avait eu moult occasions pour aborder le sujet de sa santé, thème revenant comme un marronnier dans les journaux et il va sans dire que s’il n’avait pas voulu qu’on lui pose la question, il n’aurait eu qu’à instruire ses services pour que sa rencontre avec Nicolas Sarkozy soit couverte uniquement par les journalistes des médias publics. Non, tout indique que Abdelaziz Bouteflika a voulu prendre le taureau par les cornes pour lancer aux journalistes français une mise au point qui ne concerne pas que sa personne, mais parce qu’il sait que la question a immédiatement trait au premier symbole de la république algérienne. Simple coup de gueule ? Certainement non, car un chef d’Etat ne peut pas se permettre de réagir épidermiquement aux attaques dont il a l’habitude. Sa constance imperturbable face à la violente campagne d’avril 2004 a montré de quoi il était capable. Le fait est que la maladie du Président qui avait nécessité son hospitalisation à l’étranger est intervenue dans un contexte de vide politique, marqué par l’arrivée à terme d’un long travail pour mettre sur orbite sa politique de réconciliation nationale. Cette fois, rien de tel. Le Président est affairé à conclure des arbitrages délicats au sommet qui ont pour enjeu le régime politique du pays à travers le socle constitutionnel. Trop important pour laisser certaines parties parasiter un consensus qui semble assez difficile à tisser.

N. B.

 

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Coup de filet de la PJ d’Alger

Un réseau international de faussaires démantelé

Bac, décision de justice, carte grise, chèques, vignette auto, attestation d’achat d’un logement et on en passe : le gang démantelé à Alger était capable de falsifier n’importe quel document. Un coup de filet inédit pour la police.

La Brigade de recherches et d’interventions (BRI) de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger (SWPJ) qui vient de réussir un très important coup de filet contre un réseau international de faussaires et de vols de véhicules, apprend-on de source proche du parquet de Sidi-M’hamed. Deux ateliers ont été découverts à Alger, le premier était situé sur les hauteurs de la capitale. La perquisition effectuée par les éléments de cette brigade, avec un mandat délivré par le parquet, a permis aux enquêteurs de découvrir des lots de faux sceaux humides de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), des Douanes, du secrétariat général de la wilaya d’Alger, de cabinets de plusieurs autres wilayas, de circonscriptions administratives, de Sonacome, de l’Office du baccalauréat, de l’Université d’Alger, de cours de justice, de tribunaux, de la police technique et scientifique tunisienne, d’une représentation diplomatique, des impôts et d’autres institutions, explique cette source judiciaire. De faux diplômes du baccalauréat, de licences, de faux casiers judiciaires, de fausses cartes d’identité nationale, de faux permis de conduire, de fausses décisions d’attribution de lots de terrains à bâtir, de fausses attributions de logements, de faux avis de versement pour le payement de loyers de logements de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI), de fausses mains-levées de la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP), autorisant la vente de véhicules achetés avec un prêt de cette banque, de fausses mains- levées pour la sortie de véhicules des fourrières, de fausses autorisations d’entrée de véhicules en fourrière, de faux chèques bancaires, de faux chèques CCP, de faux timbres fiscaux, de fausses vignettes pour véhicules, 300 fausses cartes grises, de faux documents d’assurances, de faux extraits de naissance internationaux, un faux bon de caisse de 500 millions de centimes et bien d’autres documents falsifiés, ont été découverts par les policiers dans cette vraie «caverne d’Ali Baba». Les photos de 22 personnes ont été découvertes, par les enquêteurs, dans ce domicile transformé en atelier de «travail» par un individu âgé de 32 ans, licencié en droit, qui a été arrêté.

L’enquête des éléments de la BRI de la SWPJ a conduit les éléments de cette brigade à un deuxième atelier se trouvant dans une villa à Staouéli. Là, les enquêteurs ont découvert un faux sceau sec qui peut être apposé sur des passeports, cartes d’identité nationale, permis de conduire, notamment, ainsi qu’a été découvert une véritable station informatique utilisée à cet effet. Dans ce deuxième atelier, les éléments de la BRI ont découvert des passeports, des timbres fiscaux et des chèques, tous falsifiés. Le propriétaire de cette villa, un individu âgé de 42 ans, a été arrêté. Onze photos ont été découvertes par les enquêteurs dans cet atelier. Les enquêtes ont mené les policiers vers une troisième personne, âgée de 32 ans, qui a été arrêtée à son tour. En tout, sept personnes, dont les trois principaux accusés, ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire. Présentées le 13 novembre 2006 au parquet de Sidi-M’hamed, les trois principaux accusés ont été placés sous mandat de dépôt et les quatre autres personnes, dont une femme, ont été mises sous contrôle judiciaire. Les éléments de la BRI de la SWPJ ont récupéré huit véhicules volés, dont un de marque Peugeot 307, nouvelle gamme, volé en France, une Peugeot 206, volée à Khenchela, une Mitsibushi (année 2006) volée à Bourouba, une Nissan volée à Tizi-Ouzou et retrouvée à Bab Ezzouar et une Clio volée à Oran. Cette importante opération réussie par la BRI et la SWPJ qui fournissent d’importants efforts en matière de lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, pourrait, selon une source au fait de ces dossiers, apporter un coup décisif aux réseaux de vols et trafics de véhicules à Alger, puisque les auteurs de ces actes ne pourront plus se faire établir de faux documents dans ces ateliers.         

M. Abi

 

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Une étude MEDA sur l’informel et la contrefaçon 

Un diagnostic de fond s’impose

C’est hier qu’on été rendus publics les résultats de la mission d’Appui  à la révision et au rapprochement de la législation et à la définition des instruments d’application, réalisée à la demande du ministère du Commerce algérien par la délégation de la Commission européenne en Algérie (Deca), lors d’une rencontre qui s’est déroulée à l’hôtel Sheraton.  Composée de sept experts, la mission, qui a été financée par l’UE, via le programme MEDA a eu pour plan de travail, d’effectuer 144 sondages à travers huit wilayas, selon deux axes relatifs, le premier à l’informel et le second à la contrefaçon. 51 entretiens portant sur l’impact économique de l’informel, ont été réalisés alors dans les wilayas d’Alger d’Oran de Blida et de Djelfa, cela en plus de 51 autres entretiens concernant le cadre juridique et réglementaire. 42 entretiens ont été réalisés sur la contrefaçon dans les wilayas d’Alger, de Blida, de Annaba et de Djelfa. Ce travail qui s’est effectué en une durée de 40 jours a ciblé  des cadres centraux, des cadres des institutions, des responsables des mouvements associatifs, et des opérateurs économiques.

Il ressort, concernant l’enquête sur l’informel, que ce dernier occupe une place importante dans le marché algérien puisque sur 200 producteurs ciblés par l’enquête, au moins 100 y sont mêlés d’une façon où d’une autre. L’information avancée précédemment par les autorités algériennes et faisant état que l’informel occupe actuellement 30 à 40% du marché, a été commenté comme un fait alarmant par un des participants. Lequel et en sa qualité d’un des experts du bureau d’études qui ont conduit cette mission, a remis en cause ce chiffre, qui ne repose pas sur un réel diagnostic. Sous couverture de l’anonymat, il a déclaré qu’il est «plus important aujourd’hui que l’Algérie procède à un diagnostic plus approfondi sur le problème, car l’étude en question qui était très limitée dans le temps (40 jours c’est trop peu) n’a pas touché l’ensemble des produits, et n’a ciblé que quatre familles seulement : les cosmétiques, l’agroalimentaire, l’électroménager et l’habillement». Notre interlocuteur a ajouté qu’«un travail de fond s’étalant sur six mois au minimum est nécessaire pour cerner la question et y mettre les solutions adéquates pour y remédier». L’expert mise à ce propos sur les grandes potentialités humaines que possède l’Algérie  et qui sont en mesure de mettre en place tous les mécanismes utiles pour  mener une étude de fond sur le phénomène.   Côté contrefaçon, l’étude a tiré la sonnette d’alarme sur l’impact négatif des produits contrefaits, non seulement sur l’économie, mais plus particulièrement sur la santé des citoyens. Là encore, l’étude a montré qu’il ne s’agit que de la partie émergente de l’iceberg et que beaucoup reste à faire pour cerner le problème avant d’appliquer la stratégie d’intervention  préconisée par l’étude. Il est à signaler que cette stratégie repose sur cinq axes, qui sont entre autres la création d’un plan d’action national au plus haut niveau de l’Etat, l’amélioration de l’arsenal juridique et l’aménagement de la loi relative à la concurrence et à la réhabilitation.  

Habiba Ghrib

 

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Environnement

Les huiles usées ne sont plus traitées

Entre 160 000 et 180 000 tonnes des huiles usagées sont générées par différents secteurs industriels en Algérie, 70% sont dégagées par les automobiles. Ces huiles sont très dangereuses car toxiques pour l’environnement naturel, social et humain et nécessitent un traitement spécialisé et efficace. Le constat a été établi hier par les nombreux experts qui ont pris part au séminaire international qui s’est tenu à l’hôtel

El Aurassi, à Alger. La rencontre qui a regroupé des experts nationaux et internationaux (France et de Total Algérie Lubrifiants) a permis de poser les problèmes relatifs à cette question pour essayer de dégager des propositions et des solutions adéquates qui permettent la récupération et le traitement de ces huiles. «Nous générons annuellement entre 400 et 500 tonnes par an des huiles usagées qui nécessitent un traitement approprié qui doit être assuré par des structures spécialisées», nous confie M. Chehboub, Président-directeur général de la SNVI ajoutant qu’auparavant, dans les années 90, ces huiles étaient récupérées par Naftal et leur traitement se faisait en Tunisie, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Selon les experts, il n’existe aucune structure professionnelle, organisée, agréée et dédiée spécifiquement à la collecte. Seul Naftal, opérateur historique dans la distribution des produits pétroliers, récupère une partie des huiles usagées. Quant aux opérations de collecte, il n’y a pas de chiffres fiables et disponibles.

Il faut savoir que depuis 2005, le traitement a été subdivisionné, les huiles usées (ou usagées) des structures hospitalières et des écoles sont traitées, le traitement concernera en deuxième partie les zones industrielles. 

Pour les experts, le dispositif mis en place est très insuffisant, les textes existants sont plus généraux que spécifiques à l’activité et les activités de collecte et de traitement sont soumises à l’agrément de l’administration du ministère de l’Energie

Pourtant, une fois régénérées ou incinérées dans les cimetières ou dans un centre collectif (structures spécialisées), ces huiles ne constituent plus de danger. Par ailleurs, ces huiles peuvent être recyclées et utilisées comme combustible dans les cimenteries autorisées.

Irane Belkhedim

 

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La revue El Djeich révèle

Des avions made in Algeria

 «Un véritable défi qui a abouti à la naissance du premier avion made in Algeria.»

«Au mois de juin 2003, l’avion Fimas 142 a pris les airs dans le ciel de la ville d’Oran annonçant ainsi l’entrée en Algérie dans le secteur de la construction aéronautique». C’est la revue El Djeich qui le révèle, à travers un long reportage publié dans sa dernière livraison.

«Un véritable défi qui a abouti à la naissance du premier avion made in Algeria.»

Cette réalisation, la première du genre a été l’œuvre de l’entreprise de construction aéronautique dont le siège se situe à Tafraoui. Si les balbutiements de ces projets ont été évoqués dans un premier reportage publié par la revue (avril 2004), des avancées et des développements sont intervenus dans ce secteur jugé stratégique qu’est la construction aéronautique.

Dans un premier temps, l’entreprise faisait de l’assemblage et le montage d’avions sur la base de kits importés de la République tchèque avant d’entamer la phase de production d’avions de construction algérienne. Il est à relever qu’à ce jour, l’entreprise a été en mesure de construire trois modèles d’avions. Il s’agit du Fimas 142 (un bi-place qui totalise environ 150 heures de vol, soit l’équivalent de 180 missions), Safir 43 (un avion construit au profit du commandement des forces aériennes et qui est actuellement en exploitation) et un avion agricole X-3A, construit en réponse  à des besoins d’intérêt national économique et d’utilité publique. Ce dernier peut effectuer des opérations d’épandage de produits phytosanitaires et principalement dans la lutte antiacridienne.

De réelles capacités

L’entreprise de construction aérienne jouit de capacités non négligeables de production, ajoute encore le reporter d’El Djeich. «Outre un personnel qualifié, ingénieurs et techniciens, les équipements technologiques et matériels sophistiqués dont elle est dotée lui permettent de satisfaire les besoins des différents secteurs nationaux en aéronefs», est-il indiqué.

Si la commercialisation d’un avion n’est pas une évidence, sa construction l’est encore moins. Elle varie entre 4 et 6 mois et passe par un processus précis et complexe où l’erreur n’est pas admise.

Lorsque la décision de construire l’avion a été prise, la matière  première stockée au niveau du magasin central de la direction commerciale est rassemblée, répertoriée et classifiée. Par la suite, il sera procédé à la fabrication des éléments constituant la cellule de l’avion ainsi que ses accessoires. L’unité d’assemblage et de montage se charge de toutes les opérations de pré-assemblage, d’assemblage et de montage de l’avion. Une fois terminé, l’avion est ensuite expédié à la direction de l’exploitation et des opérations, où il est réceptionné pour être soumis au contrôle final. Une fois l’appareil réunissant toutes les conditions requises, il est soumis au contrôle de conformité (s’il s’agit d’un avion destiné à un usage civil) pour se voir délivrer un certificat de navigation sur l’ensemble du territoire national ainsi qu’un certificat d’équipements et d’instruments de bord. Enfin, nous convoquons le client pour lui fournir les explications nécessaires et lui délivrer les documents de l’appareil.

Des avions sophistiqués

Outre le soutien aux unités relevant des forces aériennes, notamment l’Ecole supérieure de l’air de Tafraoui (avions d’entraînement), l’entreprise entretient des relations commerciales avec nombre d’aéroclubs à travers le territoire national à l’instar de ceux de Sidi Bel-Abbès, Tiaret, Béjaïa, Oran et Constantine ainsi qu’avec différentes entreprises nationales comme la Sonelgaz qui a acquis un avion pour la surveillance des câbles électriques de haute tension et les déplacements de ses cadres ou encore la Protection civile. Il est à noter que les transactions pour la vente de ces appareils obéissant aux procédures en vigueur à l’échelle internationale. 

A. B.

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Rencontre franco-algérienne sur les céréales

La France toujours 1er fournisseur de l’Algérie

L’Algérie représente un marché porteur que les exportateurs français, de ce type de produits, ne pouvaient négliger.

L’organisme interprofessionnel de promotion internationale des céréales françaises, France Export Céréales, a organisé, hier, à Alger, une rencontre à l’intention des opérateurs algériens destinée à promouvoir les exportations de produits panifiables vers l’Algérie.

Avec un déficit de céréales, (blé tendre et blé dur), d’environ 20 millions de quintaux pour une consommation moyenne annuelle estimée, globalement, de 60 millions de quintaux, l’Algérie représente un marché porteur que les exportateurs français, de ce type de produits, ne pouvaient négliger. Parmi les nombreux pays fournisseurs de céréales du pays, la France occupe, en effet, le premier rang. Selon des chiffres communiqués durant la rencontre, lors de la campagne 2005/2006, l’Algérie a importé de ce pays plus de 1,9 million de tonnes de blé tendre et 683 000 tonnes de blé dur. Ces chiffres représentent 2/3 des achats opérés sur les marchés étrangers, pour le blé tendre et 45% de ceux relatifs au blé dur. Parmi les autres pays fournisseurs, il a été cité des Etats-Unis, du Canada, des pays de l’Union Européenne ainsi que de l’Europe de l’Est, à l’exemple de l’Ukraine, de la Fédération de Russie, de la Tchéquie et de la Slovaquie. Des quantités sont, en outre, ramenées de Syrie qui, depuis quelques années, à pu réaliser son autosuffisance en matière de production céréalière.    

Cette opération de marketing, la 7e de cette nature à avoir été organisée par France Export Céréales, à Alger, a regroupé près d’une centaine de professionnels algériens et une trentaine du côté français. Elle a donné lieu à la présentation de trois exposés durant lesquels ont été successivement présentés l’offre céréalière française pour l’année 2006, les tendances et les perspectives des marchés céréaliers internationaux de même que les aspects relatifs à l’évolution de la filière céréalière dans l’Hexagone. Il a, à ce titre, été indiqué qu’avec les

34 millions de tonnes moissonnés au titre de la  campagne agricole 2005/2006, et en dépit d’un déficit de 1 million de tonnes par rapport à l’année précédente, dû à une saison sèche, la France pourra  maintenir sa position de fournisseur régulier de l’Algérie.

Concernant certaines tendances observées sur le marché mondial des céréales, le conférencier présentant le sujet a noté que celui-ci est l’objet d’un profond chamboulement créé par une série de facteurs. Parmi ces derniers, il a cité une utilisation, prononcée des produits céréaliers pour des besoins non alimentaires, (production de méthanol pour produire des carburants), ce qui a contribué à perturber les cours. L’intervenant a, par ailleurs, fait état d’une baisse de la production, observée un peu partout, dans les gros pays céréaliers. «Cela a influé sur la baisse des stocks mondiaux qui, de 135 millions de tonnes durant l’année 2005, sont descendus à 116 millions de tonnes durant 2006». Pour illustrer cette tendance, il a indiqué que la production céréalière a accusé un déficit de 4 millions de tonnes aux USA, de 6 millions de tonnes au sein des pays de l’UE et d’environ 3 millions de tonnes dans ceux de l’Europe de l’Est.  Cela n’a pas manqué d’influer sérieusement sur le niveaux des prix. Dans certains cas, ceux-ci sont passés d’une année à une autre de 140 dollars FOB la tonne à 200, voire 225 dollars pour la même quantité et compte tenu des pays à partir desquels sont réalisés les importations. Si l’on en croit le conférencier, l’Algérie, par le biais de Office interprofessionnel des céréales, (OAIC), en anticipant sur une probable élévation des cours sur les  marchés mondiaux, a pu importer les 2/3 de ses besoins à des prix attractifs.        

Mahieddine Ahmed

 

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Electricité

Renforcer l’interconnexion maghrébine

Les travaux de la troisième conférence générale du Comité maghrébin de l’électricité (Comelec), dont le thème a été consacré au service public dans le cadre d’un marché libéralisé, ont débuté hier à Alger en présence de M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines et de M. Noureddine Bouterfa, P-DG de Sonelgaz. Cette conférence, selon Chakib Khelil, intervient au moment où les trois pays du Maghreb, en l’occurrence l’Algérie, la Tunisie et le Maroc se sont engagés dans un vaste projet régional de coopération en matière d’électricité. Elle réunit les entreprises d’électricité des pays du Maghreb qui se pencheront sur l’étude de la notion du service public dans le secteur électrique libéralisé. «Les participants auront l’occasion d’échanger les expériences dont celle de l’Algérie, la plus avancé dans le domaine, et des pays de l’Europe afin de permettre de renforcer les relations entre les pays maghrébins pour l’échange de l’électricité à travers notamment le renforcement des câbles et des système électriques d’échange pour mieux répondre à la demande de plus en plus forte», a souligné M. Khelil. Sur l’augmentation croissante de la demande énergétique qui caractérise le pays depuis plusieurs années estimées à 7% par an, le ministre a indiqué que cette augmentation est due à la croissance économique du pays, l’élévation du niveau de vie des algériens et le retour de la sécurité. «Cette croissance impose le lancement simultané de plusieurs projets nouveaux, la réhabilitation des infrastructure, l’amélioration de la qualité de service. Des défis que les partenaires du secteur de l’énergie doivent relever», a précisé le ministre. Outre les réformes juridiques et le renforcement des moyens et des infrastructures, le plan d’action mené par Sonalgaz dans le cadre du Comelec, a mobilisé cinq milliards de dollars sur cinq ans. La notion du service public dans le domaine de l’électricité a été évoquée dans la réforme du secteur avec pour objectif la suppression du monopole de Sonelgaz et l’instauration de la concurrence en matière de production et de distribution. Les travaux de cette conférencier, poursuit Khelil, seront focalisés sur les aspects juridiques, les aspects sociaux et politiques, les aspects économiques visant la prise en charge les investissements, l’exploitation, et la tarification permettant ainsi un accès égal à certains services. D’autres aspects relatifs notamment à la péréquation des tarifs, l’égalité de traitement ainsi que l’obligation de fourniture et la minimisation des coûts pour la collectivité seront débattus lors de cette rencontre. Le ministre est revenu sur les différentes performances réalisées par le Comelec qui, depuis sa création, a franchi de multiples étapes. Ce qui a permis aux pays adhérents de prévoir un vaste programme de développement de leurs réseaux de transport pour renforcer la fiabilité et la sécurité. Le projet de l’interconnexion entre les pays du Maghreb a été confié à la commission des interconnexions maghrébines créé en 1999 et à qui a été confiée la tâche de prendre en charge des dossiers de l’interconnexion maghrébine avec, entre autres, de veiller au bon fonctionnement des réseaux maghrébins interconnectés, d’instaurer un cadre réglementaire d’exploitation, veiller à son application, préparer l’intégration des futurs interconnexion maghrébine et de promouvoir les échanges en vue d’un marché maghrébin de l’électricité. Elle vise aussi la préparation des conditions techniques pour la mise en service des interconnections et la participation à la mise en place des outils nécessaires pour la création d’un marché maghrébin puis euromaghrébin et la définition des règles d’accès aux réseaux d’interconnexion.

Nouria B.

 

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Enseignement de Tamazight

Un chemin parsemé d’entraves

Le secrétaire général du haut commissariat à l’amazighité (HCA), Youssef Merrah, c’est exprimé hier au forum de la chaîne radiophonique «Radio Mitidja», en duplex et en direct de la Bibliothèque nationale d’El Hamma, sur les questions inhérentes à l’enseignement de Tamazight en Algérie. Le responsable de la première et unique structure nord-africaine, qui a pour but de promouvoir la langue Tamazight en Algérie, a déclaré à cette occasion que l’enseignement de cette langue, bute aujourd’hui sur plusieurs obstacles, d’abord parce que son enseignement est facultatif et non obligatoire, puisque parfois on consulte d’abord les parents d’élèves, à travers une autorisation écrite de leur part, alors que, rappelle M. Merrah, l’enseignement en Algérie est obligatoire dès l’âge de 6 ans jusqu’à 16 ans.              

Salah Harirèche

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