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Situation
alimentaire des Sahraouis
Mohamed Abdelaziz accuse Rabat et Paris
Le
président de la République arabe sahraouie démocratique
(RASD), Mohamed Abdelaziz, a déploré hier que la France
et le Maroc utilisent la situation alimentaire dans les
camps des réfugiés sahraouis «comme une carte de
pression sur le peuple sahraoui».
Les
Sahraouis vivent une situation grave en matière
alimentaire», a affirmé M. Abdelaziz sur les ondes de la
Chaîne III de la Radio nationale, ajoutant que la France
et le Maroc «veulent utiliser cette même situation comme
une carte de pression sur le peuple sahraoui pour les
mettre devant le fait accompli».Citant les récents
propos du roi du Maroc, Mohamed VI, dans lesquels il
avait fait le lien entre l’instauration de l’Etat
sahraoui et la propagation du terrorisme et du commerce
illégal, le président sahraoui a mis en garde contre le
refus d’accorder l’indépendance au peuple sahraoui sous
prétexte que la RASD serait «un marécage où se développe
ces fléaux». Dans ce contexte, le chef de l’Etat
sahraoui a affirmé que «l’instauration» de la RASD sur
l’ensemble des territoires sahraouis, permettrait (au
contraire) de prévenir le terrorisme, invitant le
gouvernement marocain à «coopérer» avec l’Etat sahraoui
contre ces fléaux. «L’application de la légalité
internationale, en termes de décolonisation et de
respect des droits de l’homme, n’a jamais été à
l’origine du développement du terrorisme», a-t-il encore
souligné, précisant, en revanche, que «le fait accompli
qu’exerce le Maroc contre le Sahara occidental pourrait
engendrer le terrorisme et l’extrémisme». A une question
sur le rapport du Haut commissariat des droits de
l’homme des Nations unies,
M.
Abdelaziz a qualifié d’«élément très important» ce
document, qui est, a-t-il ajouté, «un des acquis du
peuple sahraoui», tout en précisant que «malheureusement
l’ONU n’a pas fait le nécessaire pour essayer de
travailler sur la base des recommandations de ce
rapport». «Nous invitons l’ONU à travailler sur la base
de ce rapport (...) et à créer les mécanismes
nécessaires pour organiser le référendum
d’autodétermination qui constitue le premier droit de
l’homme» des Sahraouis, a-t-il dit. Concernant la
dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, le
président sahraoui a indiqué que le peuple sahraoui l’a
accueillie «favorablement parce qu’elle permet de
laisser sur la table du Conseil, le plan de règlement
initial pour organiser le référendum et le plan Baker».
M. Abdelaziz a regretté, toutefois, que «cette
résolution n’ait pas pris clairement en considération,
sous le prétexte qu’il s’agissait d’une résolution
technique, le rapport du Haut commissariat des droits de
l’homme et n’ait pas condamné le Maroc». D’autre part,
le chef de l’Etat sahraoui a réitéré la volonté du Front
Polisario de maintenir le dialogue «pour appliquer le
plan de règlement de 1991 ou le plan enrichi par les
accords de Houston ou encore le plan Baker, contenu dans
la résolution 14/95 du 31 juillet 2003». Dans ce
contexte, M. Abdelaziz a relevé la «déception profonde»
du peuple sahraoui face à «la trahison» de l’ONU et de
la communauté internationale quant au règlement de la
question sahraouie. Il a rappelé, à cet effet,
l’engagement des Nations unis pris en 1991 d’organiser
«dans les 8 mois» le référendum d’autodétermination
mais, a-t-il déploré, «15 ans après, celui-ci n’a pas vu
le jour, mieux encore on n’en parle même pas». Enfin,
M.
Abdelaziz a indiqué que le peuple sahraoui «a rompu avec
l’attentisme» depuis mai 2005, et «s’est lancé dans une
Intifadha et des protestations permanentes qui se
poursuivent en dépit de la répression féroce des forces
d’occupation marocaines».
R.
N.
Une enquête du CNA le
confirme
Absence de la culture de l’assurance
Développer une vision client et une démarche de qualité
totale. Tel est l’objectif assigné aux journées portes
ouvertes organisées hier à la Bibliothèque nationale
d’El Hamma par le Conseil national des assurances (CNA)
et l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de
réassurance. Les organisateurs de cette manifestation
ont mis en avant la promotion de la culture de
l’assurance dans tous ses aspects, laquelle fait
grandement défaut dans la société algérienne. A travers
cette manifestation les professionnels de l’assurance se
sont donné les moyens dans le but de créer une dynamique
nouvelle dans leurs relations avec le public, soutenir
leur recherche, offrir une meilleure qualité de service
et inscrire la culture de l’assurance dans le quotidien
du consommateurs, avec comme objectif la sécurisation du
patrimoine des personnes, le développement de
l’assurance de prévoyance épargne, sécurité de la
famille en plus de l’assurance automobile qui se
taille la part du lion sur le marché de l’assurance.
Les professionnels ont souligné ainsi qu’en participant
au développement de la société, d’autant plus que le
secteur des assurances ambitionne de se positionner à
l’avant-garde du développement et de la modernité et ce,
en soutenant leur recherche dans les divers domaines
d’assurance afin d’assurer un meilleur service,
nonobstant les autres compagnies d’assurances étrangères
qui s’installent de plus en plus chez nous. Dans cette
optique, soulignent aussi les responsables, les
assurances ont entrepris d’organiser leurs services
clients, dans le contexte de leur programme de
communication et de développement des produits
d’assurances. Au cours de cette première journée, le CNA
a rendu publics les résultats de son enquête menée au
courant de ces mois de novembre et octobre avec le
concours de l’UAR et du réseau des compagnies
d’assurance auprès des assurés et du personnel
commercial. Le but de celui-ci est d’identifier,
analyser et mesurer les comportements sur le marché.
L’enquête a été menée à travers 180 agences d’assurance
couvrant 11 compagnies au niveau de 15 wilayas. Dans
son exposé, le représentant de la société qui a mené
l’enquête, indique que l’échantillon sur le quel a été
effectué le profil des assurés est de 12,4% de femmes et
de 87 % d’hommes. Sur la question d’indemnisation des
sinistres, 39,3 % des gens questionnés estiment qu’ils
sont satisfaits alors que 37,3 % estiment le contraire.
Sur la fidélité des compagnies d’assurances, 74% sont
satisfaits par l’accueil, 59,2 % sont satisfaits par
l’expertise des sinistres, alors que 48,3 % sont
satisfaits par les délais d’expertise. 41,1%, parmi eux
sont satisfaits du payement et 43,1 % sont satisfaits
des délais de payement. S’agissant des cas pour lesquels
les citoyens procèdent à l’assurance, l’enquête démontre
que 92 % de l’assurance se font sur l’automobile, 17 %
sur l’assurance d’habitation et 10 % sur l’assurance
voyage. Sur l’assurance individuelle on relève seulement
9,2 %, ce qui explique clairement que les gens n’ont pas
encore acquis la culture d’assurance vie. Pour quelle
raison les gens procèdent-ils à l’assurance ? On dénote
85,5% par obligation, 20 % le font librement et que 1,9
% le fait par rapport aux exigences bancaires.
Kahina Benarab
Des invalides de la
guerre honorés par Cherif Abbès
Hommage à… Chadli Bendjedid
Le
ministre des Moudjahidine, Mohamed Chérif Abbas a
honoré, lundi soir, à Alger, des invalides de la guerre
de Libération nationale, qui ont reçu des attestations
et des médailles d’honneur. Cette cérémonie de
distinction qui s’inscrit dans le cadre de la
célébration du 52e anniversaire du déclenchement de la
Révolution nationale, se veut une occasion pour rendre
hommage aux «martyrs vivants» qui ont consenti d’énormes
sacrifices pour libérer l’Algérie du joug colonial.
Plusieurs membres du gouvernement, des moudjahidine, des
représentants du mouvement associatif et de la famille
révolutionnaire ont pris part à cette cérémonie. Un
vibrant hommage a été rendu à cette occasion au
moudjahid d’origine allemande Stéphane Janus, en
reconnaissance à ses sacrifices pour la libération de
l’Algérie. Stéphane Janus avait déserté l’armée
coloniale pour rejoindre les rangs de l’Armée de
libération nationale (ALN). Par ailleurs, le président
de l’Organisation nationale des invalides de la guerre
de Libération nationale, Mohamed Bouhafsi, a appelé à
la nécessaire «prise en charge des invalides de la
guerre de Libération nationale (...) symboles de la
glorieuse Révolution nationale». Il a salué en outre
les «énormes sacrifices consentis par ces moudjahidine
pour la libération de l’Algérie qui a pu, grâce à ces
héros, recouvrer sa souveraineté nationale et sa
dignité». «Les invalides de la guerre de Libération
nationale méritent de bénéficier d’une bonne prise en
charge sanitaire et de vivre dans la dignité», a-t-il
souligné. L’association a également tenu à honorer
l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid,
en hommage à sa participation à la Révolution de
Novembre 1954 jusqu’au recouvrement de l’indépendance
nationale.
Selon une association
nationale
Plus de 1 000 enfants diabétiques
Alger
compte 1 100 enfants diabétiques qui bénéficient d’un
traitement dans six centres hospitalo-universitaires
dans la capitale, a indiqué lundi la présidente de
l’Association des enfants diabétiques, Mme Farida Lassat.
Cette dernière qui est également chef de service
diabétologie de l’hôpital Nafissa Hamoud (Ex-Parnet) a
souligné, lors d’un atelier organisé lundi sur le
diabète de l’enfant à l’initiative de l’association «Ettifl
es-saïd» (l’enfant heureux), que le problème dont
souffre l’enfant algérien est l’absence d’injections
d’insuline pour leur catégorie. Pour sa part, la
présidente de l’Association «Ettifl es-saïd» , Mme
Lounès Ali Bacha Anissa a précisé que cet atelier
organisé à l’occasion de la Journée mondiale des
diabétiques (14 novembre) vise à doter les enfants des
informations nécessaires sur cette maladie et les
sensibiliser à l’hygiène alimentaire à suivre pour
prévenir cette pathologie. Lors de cet atelier ayant
regroupé outre des enfants diabétiques des enfants
sains, les parents et les enseignants ont été
sensibilisés à la conduite à tenir avec l’enfant
diabétique en cas de crise. Par ailleurs, le médecin
généraliste du centre médical d’El Mouradia a soulevé le
problème de l’absence de moyens de loisir pour l’enfant
diabétique qui ne peut, par exemple, intégrer les
colonies de vacances ou sortir en excursion loin de sa
famille en raison d’un régime alimentaire spécial et
d’un suivi particulier necessaires. 60 enfants
diabétiques devront bénéficier d’injections d’insuline
offertes par des laboratoires privés. Créée en 1999,
l’association «Ettifl es-saïd» se propose de suivre la
scolarisation de l’enfant malade en vue de l’améliorer
et l’organisation d’activités scolaires en faveur
d’enfants sains, handicapés moteurs, sourds-muets et
d’enfants hospitalisés. Elle œuvre également à la
protection des enfants contre certains fléaux sociaux, à
savoir le mauvais traitement, l’agression sexuelle et
l’instabilité familiale et psychologique.
Hassan Kabbani à Jeune
Afrique
«Nous sommes loin des autres opérateurs»
Lors
d’un entretien accordé au mensuel Jeune Afrique, le
président-directeur général d’Orascom Télécom Algérie
(OTA) Hassan Kabbani, s’est félicité de la position
qu’occupe sa société en Algérie et ce, avec 10 millions
d’abonnés, c’est-à-dire 33 % de la population
algérienne. Celui-ci a fait savoir qu’après cinq ans
d’activité «nous sommes loin des autres opérateurs, avec
plus de 64 % de parts de marché». Ce qui l’a conforté, a
coup sûr, à estimer qu’OTA est l’opérateur préféré des
Algériens. En réponse à une question sur les objectifs
de cet opérateur en Algérie lors de son installation en
2001, MM. Kabbani a rétorqué «en 2001, Orascom estimait
que l’Algérie pouvait atteindre un niveau de télé
densité élevé, avec 17 à 20 millions d’abonnés tous
opérateurs confondus. Mais nous situons cet horizon en
2010. Nous avons été surpris, il y avait un manque
énorme. En 2001, il n’y avait pas plus d’un million de
lignes fixes dans le pays». Mais compte tenu du pouvoir
d’achat plus élevé en Algérie qu’au Pakistan ou dans
d’autres pays et du taux de substitution du mobile au
fixe, beaucoup plus important en Algérie qu’en Tunisie,
la filiale OTA, soulignera l’orateur, représente une
part de contribution la plus importante à la société
mère.
Ao.
F.
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