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Les visites des délégations étrangères vers Alger continuent

L’appétit attisé par les 150 milliards de dollars

Renouvellement partiel du Conseil de la nation

Retrait du formulaire de candidature tous les jours de la semaine

Bouteflika en ouvrira les travaux

Première conférence sur l’emploi des jeunes aujourd’hui à Alger

Emploi féminin

L’Algérienne investit massivement le marché du travail

Installations industrielles

La gestion des sinistres définie par un décret exécutif

Selon Rachid Benaïssa

L’opération d’effacement des dettes des agriculteurs tire à sa fin

Protection des plantes et fertilisation

Les différentes filières appelées à s’organiser

Sommet sur la sécurité alimentaire mondiale

Bouteflika représenté par Medelci

3e Salon international du logement et de l’immobilier

Des dizaines d’exposants attendus au Logimmo

Entretien  avec le Dr Nouad Med Amokrane (*)

Vous voulez bien présenter la Fondation Filaha Innove ?

Dilapidation de 30 millions DA de Naftal

4 ans de prison  contre le responsable du service ventes

Enseignement supérieur

Les universités en grève à partir d’aujourd’hui

Fonction publique

Le SATEF favorable à une indemnité à effet rétroactif

Education nationale

La grève entre dans sa deuxième semaine

Sa présence dans l’échiquier social et économique est appelée à être revalorisée

Quelle place pour l’Université ?

 

 15/11/09

Les visites des délégations étrangères vers Alger continuent

L’appétit attisé par les 150 milliards de dollars

Plusieurs responsables étrangers et délégations économiques se sont rendus à Alger durant ces dernières semaines,  alors que d’autres continuent d’arriver depuis hier dans la capitale, comme la visite d’une délégation d’entreprises chinoises.

Si quelques officiels français ont osé dire que l’Algérie «fait fausse route» en adoptant des mesures relatives à la réorganisation du commerce extérieur et la protection de l’économie nationale dans le cadre de la loi de finances complémentaire  de 2009, le reste du monde, notamment des Asiatiques et des Européens accourent de plus en plus vers l’Algérie pour prendre leur part dans la cagnotte des 150 milliards de dollars, prévue dans le nouveau programme quinquennal, une cagnotte qui  attise l’appétit des opérateurs étrangers.

Dans ce cadre, plusieurs responsables étrangers et délégations économiques se sont rendus à Alger durant ces dernières semaines, alors que d’autres continuent d’arriver depuis hier dans la capitale, à l’image de la visite d’une délégation d’entreprises chinoises conduite par Wan Jifei, président du  Conseil chinois pour la promotion du commerce international (CCPIT).

A cette occasion, un forum d’affaires algéro-chinois sera ouvert aujourd’hui à Alger. A souligner que ce forum sera organisé par l’ambassade chinoise en Algérie et la chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI).

Il faut dire que les Chinois sont les plus acharnés pour avoir des parts dans les différents projets lancés dans le cadre des programmes quinquennaux, notamment dans les secteurs du bâtiment, les travaux publics et autres.  Et malgré le scandale qui a éclaté récemment concernant la corruption constatée dans l’octroi des marchés publics au niveau du ministère des Travaux publics en faveur des Chinois, ces derniers demeurent  attachés au marché algérien.  A savoir que Pékin n’a en aucun cas critiqué les mesures économiques prises par Alger. Avant les Chinois,  60 hommes d’affaires catalans se sont rendus à Alger au début du mois en cours. Les secteurs représentés sont la construction, l’agroalimentaire, l’éducation, l’environnement, les services, l’ingénierie et l’architecture, le tourisme, ainsi que l’industrie automobile et pharmaceutique.

Les entreprises catalanes ont affiché qu’elles ne craignent pas les dispositions de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009, adoptées en juillet dernier. A cet effet, les soixante hommes d’affaires sont venus en Algérie pour  chercher des opportunités d’affaires et d’investissement.

Pour sa part,  la Corée du Sud  a manifesté son souhait de renforcer ses relations économiques avec l’Algerie, à l’occasion de la visite à Alger du ministre coréen des Affaires étrangères  Yu Myung-hwan, le 2  novembre. Sachant que le groupe privé algérien Cevital et Samsung ont ainsi lancé fin 2008 la construction d’une usine de fabrication de produits de la marque sud-coréenne à Sétif (300 km à l’est d’Alger). Bien avant, c’était la Turquie qui avait manifesté son intérêt pour le marché algérien avec la visite du secrétaire d’Etat turc chargé du Commerce extérieur, M.Zafer Caglayan, qui s’était rendu à Alger à l’occasion de la 12e session du Conseil d’affaires algéro-turc. Les Turcs veulent  aller vers un accord de libre-échange pour renforcer leurs investissements en Algérie.

Les Allemands étaient aussi au rendez-vous avec deux délégations d’opérateurs qui se sont déplacées récemment dans la capitale. Cinq autres missions d’hommes d’affaires sont attendues d’ici au 8 décembre.

Du côté des Français, la secrétaire d’Etat française chargée des Aînés, Mme Nora Berra, est attendue aujourd’hui à Alger pour  une visite de deux jours.

Selon un communiqué de l’ambassade de France à Alger, Mme Berra  aura particulièrement des entretiens avec Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, et Mme Saâdia Nouara Djaffar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine.

A savoir que pour cette  secrétaire d’Etat, c’est sa  première visite en Algérie depuis sa prise de fonction au sein du gouvernement en juin dernier. Elle  assistera à cette occasion à la clôture d’un colloque organisé par l’association Réseau des jeunes chefs d’entreprise franco-algériens, à l’Ecole supérieure algérienne des affaires. Eurodéputée, Nora Berra est cofondatrice du club Convergences dont l’objectif est de populariser les réussites de personnes issues de l’émigration. Toutefois, on ne sait pas si cette visite aura pour objectif d’apaiser la tension entre les deux rives et d’essayer de jouer sur le fait de dépêcher une  ministre française d’origine algérienne. Sachant que c’est  le premier voyage d’un officiel français en Algérie, depuis une année. Alors que les relations entre les deux pays connaissent une tension accentuée par plusieurs affaires,  celle des moines de Tibhirine, la glorification des harkis et la LFC 2009.         

Par Nacera Chenafi

 

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Renouvellement partiel du Conseil de la nation

Retrait du formulaire de candidature tous les jours de la semaine

Les postulants à l’élection en vue du renouvellement de la moitié des membres élus du Conseil de la nation, prévue le 29 décembre prochain,  peuvent désormais retirer le formulaire de déclaration de candidature tous les jours de  la semaine, indique samedi le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales dans un communiqué.  Se référant au décret présidentiel portant convocation du collège électoral, composé, au niveau de chaque wilaya, de l’ensemble des membres de l’Assemblée populaire de la wilaya (APW) et des membres des Assemblées populaires communales (APC), le ministère de l’Intérieur informe les postulants à la candidature à ces élections que «le retrait du formulaire de déclaration de candidature s’effectue auprès des services  concernés de la wilaya, tous les jours de la semaine, du dimanche au jeudi de 9h à 16h30».         La remise de ce formulaire s’effectue sur présentation, par le postulant à la  candidature, d’une lettre annonçant son intention de constituer un dossier de candidature, ajoute la même source.  Le ministère précise, par ailleurs, qu’en vertu des dispositions de l’ordonnance  97-07 du 6 mars 1997, modifiée et complétée, portant loi organique relative au régime  électoral, le dossier de candidature «doit être déposé auprès de la commission électorale  de wilaya au plus tard quinze (15) jours avant la date du scrutin, soit le 14 décembre  2009 à 16h30».           

R. N.

 

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Bouteflika en ouvrira les travaux

Première conférence sur l’emploi des jeunes aujourd’hui à Alger

Cette conférence a pour but également d’«examiner les expériences arabes et internationales, en matière de soutien à l’emploi des jeunes, à travers des politiques, des programmes et des plans pratiques».

La première conférence arabe sur l’emploi des jeunes se tient aujourd’hui et est organisée pour la première fois en Algérie. Le rendez-vous est, selon les organisateurs,  pour prendre connaissance des dimensions de l’emploi et du chômage, aux niveaux arabe, régional et international et actualiser les données dans ce domaine. C’est le président de la République  qui procédera à l’ouverture des travaux. Cette conférence a pour but également d’«examiner les expériences arabes et internationales, en matière de soutien à l’emploi des jeunes, à travers des politiques, des programmes et des plans pratiques».

Organisée par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, en coordination avec l’Organisation arabe du travail (OAT), cette conférence s’étale sur trois jours et vise à faire connaître «les préoccupations actuelles et les aspirations futures des jeunes et analyser les liens entre l’emploi des jeunes et le chômage, les aspects liés à la démographie et à la formation, les questions des salaires, les systèmes de recrutement et le marché de l’emploi et l’émigration», souligne le ministère du Travail. Ce rendez-vous réunira au total   des représentants de 21 pays arabes. Les participants évoqueront plusieurs thèmes liés notamment à «la situation et aux perspectives de l’emploi des jeunes aux niveaux arabe et international, l’emploi dans le secteur non réglementé et les orientations de la décennie arabe de l’emploi (2010-2020)  ainsi que les mécanismes de sa mise en œuvre». Il sera également question de l’examen de la question «des expériences pionnières en matière de soutien des programmes d’emploi des jeunes et la meilleure méthode pour soutenir les programmes d’emploi du point de vue des organisations ouvrières dans le monde arabe et les expériences arabes et internationales en matière d’emploi des jeunes». Il faut savoir que selon les chiffres officiels, le taux de chômage dans les pays les plus industrialisés dans le monde a atteint 8,5 % en juillet 2009, alors qu’il est de 9 % au niveau de l’UE et de 14 % dans le monde arabe touchant particulièrement les jeunes qui représentent le cinquième de la population arabe.  Aussi, cette conférence, première du genre, intervient conformément  aux recommandations du dernier sommet économique et social des dirigeants arabes. A rappeler également que  la Banque mondiale et l’OAT  ont souligné la nécessité de garantir «de 80 à 100 millions emplois, jusqu’en 2025», soit «une moyenne de 6 millions d’emploi par an», a indiqué le ministère organisateur de cet événement.

F. A. et agences

 

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Emploi féminin

L’Algérienne investit massivement le marché du travail

La femme représente une place importante dans le marché du travail. Mis à part l’ambition féminine en termes de participation dans le développement du pays, l’Etat algérien  soutient l’implication totale à l’insertion des femmes dans le monde du travail. La femme algérienne envahit de plus en plus le marché du travail. Sur un total de 3 300 juges, 1 001 femmes juges ont été recensées. Pour la wilaya d’Alger, 60% des juges et 50% des notaires sont des femmes, et environ 6 000 greffières et 28 notaires ont été enregistrés pour l’année 2007. La femme est présente à  80% dans les secteurs de l’Education nationale, la Santé et la Justice. Le secteur de l’Education à lui seul occupe 70 % de la population féminine. L’insertion des femmes dans le monde du travail ne  se limite plus à la Fonction publique. Parmi les nombreux défis relevés par les femmes, on trouve sa volonté concrétisée dans le monde des  affaires, qui, maintenant,  n’est plus réservé à la gent masculine. Des milliers de projets sont dirigés actuellement par des femmes d’affaires. Dans ce contexte, les statistiques d’une étude réalisée en 2006 révèlent que la femme algérienne dirige plus de 11 000 entreprises à travers le territoire national, soit 10 % de l’ensemble des entreprises créées dans le cadre de l’Ansej. Les résultats de cette étude font état de

60 % d’entre elles qui exercent dans le secteur privé dont

30 % ont le statut de salarié. Ainsi, la femme s’est inscrite dans l’économie moderne qui est celle de l’entreprise performante et du savoir actif. S’agissant du domaine du commerce et selon les statistiques du Centre national du registre du commerce (CNRC) à fin 2005,  l’Algérie compte

93 328 femmes commerçantes. La capitale vient en tête de liste avec 7 813 femmes commerçantes, suivie de la wilaya d’Oran avec 5 309 et, en troisième position, on trouve Constantine avec 3 441. A signaler le changement opéré à l’égard du travail des femmes à partir des années 90, avec la compréhension de la nécessité de la participation de la femme dans l’emploi et les capacités de la femme et sa contribution au développement du pays et à l’aide de sa famille.  Une chose qui ne cache pas non plus l’attachement de la femme au travail comme facteur de son épanouissement. La mondialisation ainsi que la maturité de la femme au sein de la société, expliquent en grande partie l’évolution de l’emploi féminin. Malgré les progrès enregistrés en Algérie, le terrain reste encore à conquérir pour les femmes algériennes, notamment que la législation algérienne s’engage à soutenir l’entreprenariat des femmes à participer plus activement au développement de l’Algérie.

Yasmine Ayadi

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Installations industrielles

La gestion des sinistres définie par un décret exécutif

Les modalités d’élaboration et d’application des plans internes d’intervention par les exploitants des installations industrielles, en cas de sinistre, ont été fixées par un décret exécutif publié au Journal officiel n° 60. Ce décret, qui vient en application d’une loi de 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes, s’applique aux établissements industriels qui, par danger d’incendie, d’explosion ou d’émanation de substances toxiques, peuvent créer des risques. Le plan interne d’intervention est défini comme un outil de gestion  et de planification des secours et de l’intervention pour protéger les travailleurs, la population, les biens et l’environnement, et définissant, au titre de l’installation concernée, les mesures de prévention des risques, les moyens mobilisés ainsi que les procédures à met-tre en œuvre lors du déclenchement du sinistre. Ce plan d’intervention est établi, à la charge de l’exploitant, par les bureaux d’études spécialisés en matière d’évaluation de risques et de prévention sur la base d’une étude de dangers. L’opérateur économique doit exiger des fournisseurs des équipements et procédés techniques, la communication des informations relatives aux dangers potentiels résultant de leur utilisation ainsi que les moyens d’y faire face. Le plan interne doit contenir notamment l’évaluation des risques, la définition du système d’alarme et d’alerte, et les exercices d’entraînement préalables. Le texte indique que les travailleurs d’un établissement industriel doivent être informés et formés aux risques liés à l’exploitation des installations de l’établissement et de leurs conséquences ainsi qu’à la conduite à tenir en cas d’accident. Par ailleurs, le décret note que le ministre de l’Industrie établit et tient, dans le cadre du système d’information, un fichier rassemblant les renseignements sur les accidents survenus sur le territoire national, les causes qui les ont provoqués, les expériences acquises et les mesures adoptées, afin de permettre aux institutions, organismes et aux opérateurs économiques d’utiliser ces informations dans un but préventif.

R. N.

 

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Selon Rachid Benaïssa

L’opération d’effacement des dettes des agriculteurs tire à sa fin 

Concernant le foncier agricole, le ministre rappellera que la loi d’orientation agricole stipule que les terres doivent être gérées dans le cadre de concessions.

«L’opération d’effacement des dettes des agriculteurs tire à sa fin» a déclaré hier le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, lors de son passage sur les ondes de la Chaine III de la Radio nationale. 38 milliards de dinars de dettes des agriculteurs ont été rachetés par le Trésor public et il ne reste actuellement que 3 milliards de dinars à éponger. Cette somme représente le montant restant des créances de la Banque algérienne du développement rural (BADR). A cette cadence, cette mesure, décidée par le président de la République, devrait être concrétisée avant la fin de l’année en cours. Concernant le foncier agricole, le ministre rappellera que la loi d’orientation agricole stipule que les terres doivent être gérées dans le cadre de concessions. Il a affirmé que les textes d’application sont actuellement en discussion au niveau du gouvernement. Le ministre précisera au sujet des terres de haute potentialité agricole que ces dernières ne doivent être déclassées que par un texte de loi. Interrogé sur la situation du cheptel à la veille de l’Aïd El Adha, Rachid Benaïssa dira que tous les moyens ont été mis en application pour assurer son renouvellement. Il reconnaîtra que le cheptel national a essuyé les dégâts causés par la sécheresse. Pour remédier à cette situation, des mesures ont été prises telles que l’accélération de la reproduction, la vente de l’orge à un prix soutenu… etc. L’élevage, explique le ministre, est l’une des filières les plus importantes dans la constitution du PIB agricole. Abordant la politique des prix, le ministre de l’Agriculture annoncera la création des offices interprofessionnels afin de booster l’activité et mieux gérer les prix. Il évoquera ainsi la construction d’abattoirs qui seront rapprochés des avicultures. «Cela permettra aux abattoirs de travailler plus et nous permettra de stocker de la viande et influer sur les prix» indique-t-il. Interrogé sur les difficultés que traverse la Générale des concessions agricoles (GCA), le ministre dira que cet organisme ne souffre d’aucun problème. «Elle est chargée (GCA) de mettre en valeur les terres agricoles. Si le travail est bien fait, l’argent sera débloqué, si le travail est mal fait, on ne débloque pas l’argent» a-t-il expliqué. Rappelant au passage que des contrats de performance ont été signés avec différents organismes et individus à travers les wilayas du pays. Des contrats qui permettront de renforcer et d’assurer l’autosuffisance du pays.        

A. F.

 

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Protection des plantes et fertilisation

Les différentes filières appelées à s’organiser

Considéré comme un espace de rencontre des différents professionnels intéressés par la protection des plantes et la fertilisation, Rachid Benaïssa a indiqué hier, lors de l’inauguration de ce Forum que «c’est une action très importante qui s’inscrit dans le développement durable et qui permet l’amélioration de la productivité grâce à une utilisation raisonnable et rationnelle des engrais, ce qui conduirait à la protection de l’équilibre environnemental et de la sécurité alimentaire».

A ce sujet, il appellera les différents professionnels à étudier et réfléchir à l’idée du développement agricole, à une protection des plantes à la hauteur des exigences permettant aux fellahs d’augmenter leur production. Ce qui ne pourrait se faire sans l’organisation et la contribution de tous les partenaires concernés.

En outre, il rappellera les divers points que le gouvernement a soulevés dans le cadre de la stratégie du renouveau de l’économie agricole et rurale. Ainsi, il s’agira de relever le défi de la modernisation par le biais des exploitations agricoles viables, la mécanisation, la fertilisation des sols, la maîtrise des itinéraires techniques de production, et actions de formation et de recherche visant à améliorer les rendements. Dans ce contexte, le ministre affirmera que le taux d’utilisation des engrais dans la production céréalière pour cette année a été multiplié par quatre par rapport au taux utilisé en 2008. Néanmoins, il déplorera les prix pratiqués, que ce soit pour les engrais ou pour les fertilisants. En dépit de la subvention de 20% de l’Etat  pour l’achat des engrais, les prix de ces derniers ont augmenté de plus 40%. A ce propos, un intervenant sur cette question dira que «le prix est calculé en fonction du marché».

S’agissant de la situation de la fertilisation en Algérie, Mme Nassira Ahmed-Zaid de l’Institut national des sols de l’irrigation et du drainage (INSID) dira que «le taux de fertilisation en Algérie n’excède pas les 11kg/h. Ce taux est en deçà de la norme par rapport à ce qui se pratique dans les pays voisins et autour du bassin méditerranéen». Une norme évaluée, selon Mme Ahmed-Zaid à «50kg/h». Elle indiquera que «pour l’année 2008, l’utilisation des engrais n’a pas dépassé les 120 000 tonnes, alors que les besoins potentiels sont estimés à près de 600 000 T/an». Ainsi, dira notre interlocutrice, la fertilisation est l’un des facteurs qui contribuent à l’augmentation du rendement des cultures. Elle ajoutera dans le même ordre d’idées que «cet intrant est très important, notamment s’il est utilisé de façon rationnelle en synergie avec d’autres produits tels que l’irrigation, les produits phytosanitaires et la mécanisation». Elle rappellera la rencontre des ministres de l’Agriculture en 2006 au Nigeria, dont une des recommandations qui en a découlé était celle «d’augmenter le taux de fertilisation à 50%». Pour cela, dira-t-elle, il faudra relever les contraintes qui empêchent l’atteinte de ce taux d’utilisation d’engrais. Les contraintes essentielles sont les prix élevés, en dépit de la subvention de l’Etat et qui restent inaccessibles aux petits paysans, la non- disponibilité des engrais au moment voulu par les fellahs ainsi que les difficultés rencontrées dans l’acheminement de ces produits. A cela s’ajoutent les différentes actions menées par les divers Instituts du secteur à l’instar de l’INSID qui se propose de mener des actions pour accompagner l’agriculteur dans une utilisation technique, encourager les fellahs à effectuer des analyses des sols et incitation à une utilisation rationnelle des engrais.             

H. B.

 

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Sommet sur la sécurité alimentaire mondiale

Bouteflika représenté par Medelci

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, représentera le président de la République au Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui aura lieu à Rome du 16 au 18 novembre 2009, indique samedi un communiqué du ministère.  M. Medelci conduira la délégation algérienne à ce Sommet, qui comprendra également le ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, précise la même source. Le Sommet de Rome examinera «les moyens de faire face à la crise alimentaire mondiale et à œuvrer en vue de dégager un consensus sur l’éradication de la faim à l’horizon 2025», souligne le communiqué du MAE. Les participants à la rencontre se pencheront aussi sur «la question de l’amélioration de la gouvernance mondiale de l’agriculture et de la sécurité alimentaire à travers, notamment, le renforcement du rôle des institutions en charge des questions agricoles et alimentaires et la réforme du fonctionnement du Comité sur la sécurité alimentaire», ajoute-t-on.  Le Sommet devrait également convenir de mécanismes pour assurer un soutien à l’agriculture afin de mettre un terme aux distorsions des marchés, comme il s’efforcera de mobiliser 30 milliards de dollars par an afin de stimuler les investissements dans les infrastructures rurales, précise-t-on de même source.  Il sera aussi question d’«assurer l’accès à des intrants modernes en vue d’améliorer la production et la productivité vivrières dans les pays en voie de développement et de garantir la sécurité sanitaire et la qualité des aliments», ajoute le communiqué. Les chefs d’Etat et de gouvernements auront à convenir de la mise en place d’«un système d’alerte précoce» pour réagir aux crises alimentaires.   

R.N.

 

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3e Salon international du logement et de l’immobilier

Des dizaines d’exposants attendus au Logimmo

Un Salon présenté par ses organisateurs, comme étant un lieu où se réuniront tous les acteurs qui interviennent dans l’acte de bâtir et les activités annexes.

Sous le parrainage du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, la Capedes Agency tient à partir d’aujourd’hui et ce, jusqu’au 19 du mois en cours, à la Tour ABC – Hilton des Pins maritimes à Alger –  la 3e édition du Salon Logimmo 2009. Un salon présenté par ses organisateurs, comme étant un lieu où se réuniront tous les acteurs qui interviennent dans l’acte de bâtir et les activités annexes, à l’image des maîtres de l’œuvre, maîtres d’ouvrage, les promoteurs, agents et gestionnaires fonciers et immobiliers, les bureaux d’études et de recherche, organismes de contrôle technique, les entreprises de réalisation et industriels de la construction, les banques et établissements financiers, ainsi que les compagnies d’assurance.

Pour réussir cet événement, la Capedes Agency a d’ores et déjà annoncé la présence de plus de 100 entreprises nationales et étrangères, lesquelles ont confirmé leur participation. Des délégations officielles, des hommes d’affaires, des délégations d’ambassades sont également attendues pour ce rendez-vous, en plus des nombreux citoyens demandeurs de logements que le salon drainera étant donné qu’il est ouvert au grand public.

Parmi les objectifs tracés par les organisateurs du Salon, il s’agira entre autres de «consolider le succès des deux premières éditions Logimmo 2007 et 2008, pour contribuer à l’émergence d’un marché de l’immobilier organisé et ouvert aux immenses possibilités d’investissement dans le domaine». Placé sous le thème «Les villes nouvelles et l’Algérie de demain», la manifestation vise à confirmer notamment sa légitimité en tant que «Salon d’affaires, un espace de rencontres, d’échanges et d’opportunités permettant aux participants de présenter leurs produits et services, de donner aux visiteurs l’occasion de découvrir des offres immobilières et des solutions concrètes qui répondent à leurs besoins et préoccupations». Ainsi, des promoteurs, lotisseurs, agents immobiliers, organismes de crédit, assureurs, architectes… devraient se mettre à la disposition des investisseurs et des potentiels acquéreurs de logements pour concrétiser des affaires commerciales dans des conditions optimales.

Les rédacteurs du communiqué parvenu à notre rédaction parlent, en outre, d’une édition qui offrira une gamme de logements adaptés à tous les budgets. Des logements de prestige, de haut et moyen standing, des logements économiques et sociaux et également des terrains et des locaux commerciaux. Parallèlement au déroulement de l’exposition, des conférences-débats, des séminaires et des tables rondes seront animés par des experts du secteur, autour de sujets relatifs au «financement de l’immobilier : du social au promotionnel, éligibilité et conditions d’accès», «les villes nouvelles : maîtrise urbaine, rééquilibrage spatial, promotion d’une ville durable» ou encore «les innovations technologiques, solutions adaptées et conditions de mise en œuvre».

Enfin, il est prévu la signature d’importantes conventions de partenariat entre des professionnels algériens et leurs homologues de pays étrangers dans le domaine du bâtiment et de l’immobilier.  

Par Hafid Mesbah

 

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Entretien  avec le Dr Nouad Med Amokrane (*)

Vous voulez bien présenter la Fondation Filaha Innove ?

Filaha Innove, une fondation ONG, a été  créée en 2007 grâce à un Salon de l’agriculture. Nous avons voulu créer une passerelle qui réunirait les gens qui opèrent dans l’agriculture et dans l’agro-industrie.

La composante de la Fondation, c’est une association des anciens élèves de l’Institut national de l’agriculture, qui actuellement, sont à la retraite, et des anciens cadres du secteur.

 

Quels sont les objectifs principaux du Forum de Filaha Innove ?

Une des finalités du Forum est de présenter l’expérience algérienne et mettre en relief les expériences, notamment celles des pays voisins pour pouvoir nous mesurer.

Le Forum vise également à prendre en charge la problématique des opérateurs du secteur économique et d’arriver à constituer ces gens-là en interprofessionnels comme celle du lait, de l’office pour les fruits et légumes et des viandes et aussi pour ce qui concerne l’aviculture et l’oléiculture.

 

Que peut-on dire de l’oléiculture en Algérie ?

C’est une activité qui commence enfin à bouger. Nous avons tout intérêt à prendre en charge cette activité.

Il faudrait qu’on exploite les potentialités dont nous disposons pour figurer sur le marché international. Vous avez entendu lors des débats, l’intervention de l’expert qui a affirmé que si nous ne faisons rien pour cette activité, on risque de disparaître du circuit commercial.

 

La Fondation a institué un trophée pour encourager cette activité ?

Absolument. Le trophée de l’oléiculture Oléomed est considéré comme la labellisation de l’huile d’olive. Celui de 2009 sera décerné le 18 novembre en cours, au meilleur investisseur, meilleur oléiculteur, meilleur oléofacteur et meilleur conserveur du produit oléicole. Ce trophée va être élargi à toutes les filières pour pouvoir sacrer aussi bien les gens qui travaillent  mais aussi ceux qui œuvrent dans l’ombre. 

 

En termes de partenariat ?

Jusqu’à maintenant, quatre conventions ont été signées tant avec des organismes nationaux qu’étrangers pouvant améliorer l’environnement des adhérents de la Fondation. On se prépare actuellement à partir pour le salon de l’agriculture d’Agadir pour signer une convention avec l’association des producteurs de fruits et légumes marocaine. Nous avons également signé avec OPTIMEXPORT pour tout ce qui est exportation dans le but de participer à la création de consortiums d’exportateurs.

 

Qu’en est-il justement de l’exportation ?

Nous préparons avec le ministère de l’Industrie pour le mois prochain, les Assises de l’agroalimentaire qui nous permettront de nous préparer à aller vers des technopoles où il y aura une concentration d’activités qui vont générer une utilisation rationnelle des moyens et développer des centres techniques à l’intérieur du territoire. L’objectif de ces actions est d’arriver à être compétitifs en liant la compétition à la qualité. C’est ce qui permettra de faire émerger des leaders qui montreront réellement l’image de l’Algérie lors des salons et des concours internationaux.

Ce n’est qu’à ce moment-là que le label Algérie va être une réalité et on pourra parler d’exportation.

 

Quand pensez-vous y  arriver ?

A partir de l’année prochaine, on commencera à voir ce noyau dur qui portera le label Algérie à l’extérieur.

 

Pouvons-nous dire que nous nous inscrivons dans une agriculture moderne ?

Avec le soutien du FNRDA et du PNDA on a donné les moyens politiques au secteur pour se moderniser. Maintenant se pose le problème de l’organisation et de mutualisation.

 

C’est quoi la mutualisation ?

C’est d’arriver à la mise en place de coopératives agricoles de services pour pouvoir bénéficier de matériels agricoles modernes, des intrants et autres,  à des coûts réduits et les utiliser en commun.

 

Nous avons donc une politique pour une agriculture moderne, mais on n’y est pas encore ?

On y va progressivement. On va y arriver.

 

(*) Le Dr Nouad Med Amokrane, membre fondateur du groupe de réflexion Filaha Innove GRFI, vice-président du directoire et consultant expert.                    

Hind Bensaid

 

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Dilapidation de 30 millions DA de Naftal

4 ans de prison  contre le responsable du service ventes 

Le tribunal pénal près la cour d’Alger a condamné l’accusé B. Abdelghani, ex-responsable du service ventes à l’Entreprise nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers, Naftal, à 4 ans de prison ferme pour complicité dans une affaire de dilapidation de deniers publics de Naftal. La somme dilapidée est estimée à plus de 30 millions de DA. Le procureur de la République a requis 6 ans de prison ferme contre l’accusé, les avocats de la défense ont quant à eux sollicité les circonstances atténuantes. Les faits de cette affaire remontent, selon l’arrêt de renvoi, à un accord conclu entre le mis en cause et deux  opérateurs sahraouis grâce auxquels ils ont bénéficié de certaines marchandises dont des lubrifiants et des pneus en contrepartie de 13 chèques sans provisions. Ces chèques sont d’une valeur de plus de  30 millions de DA. Selon les rapports de l’enquête qui a été menée pour éclairer cette affaire, l’accusé a permis aux opérateurs impliqués dans cette affaire de prendre de la marchandise à des sommes colossales à paiement immédiat et cela dans un délai de 21 jours sans aucune garantie. Cette transaction a été effectuée  avec des dossiers incomplets puisque le registre du commerce n’était pas fourni. En outre, la durée de validité de certains documents produits était dépassée. Conformément à la réglementation de l’entreprise Naftal, les opérateurs ne peuvent acheter de nouvelles marchandises avant d’avoir payé celles déjà achetées.

S.H.

 

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Enseignement supérieur

Les universités en grève à partir d’aujourd’hui

Cette énième grève de 15 jours reconductible, initiée par le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) est motivée par la décision du gouvernement de supprimer la rétribution du régime indemnitaire avec effet rétroactif au 1er janvier 2008.

Le secteur de l’Enseignement supérieur n’échappe pas à la règle des mouvements de protestation, puisque toutes les activités pédagogiques et scientifiques seront arrêtées, à partir d’aujourd’hui, et ce, pendant 15 jours dans toutes les universités du pays. Cette énième grève de 15 jours reconductible, initiée par le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) est motivée par la décision du gouvernement de supprimer la rétribution du régime indemnitaire avec effet rétroactif au 1er janvier 2008. Le Cnes réclame également la revalorisation des salaires, la révision du régime indemnitaire et l’amélioration des conditions d’enseignement dans les établissements universitaires. Cependant, le Cnes reste optimiste et prend acte du dernier discours du président de la République dans la wilaya de Sétif lors de la cérémonie marquant l’ouverture solennelle de l’année universitaire 2009/2010. Le gel du mouvement de protestation est conditionné, désormais, par la mise en application et la concrétisation des orientations du président sur le terrain, indique un communiqué du Cnes, rendu public hier. Des assemblées générales de toutes les sections du Cnes, sont prévues les 15 et 16 novembre pour évaluer et se prononcer sur la situation au lendemain du discours du président. Le Cnes, pour sa part, tiendra les 17 et 18 novembre une résunion afin d’étudier les suites à donner au mouvement de protestation des enseignants du supérieur.

Par H. Larabi 

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Fonction publique

Le SATEF favorable à une indemnité à effet rétroactif

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Syndicat autonome des travailleurs de l’Education et de la formation (SATEF) a fait part de son regret de voir le ministère de l’Education nationale adopter une «démarche méprisante» qui «semble ne pas saisir toute la teneur et la force du message des travailleurs et qui feint d’ignorer leur colère, leur ardeur et leur résolution», et ce, est-il noté «après une semaine de grève qui a vu la paralysie totale du secteur de l’Education à travers tout le pays». «Le SATEF, poursuit le communiqué, invite le MEN à se rendre à l’évidence qu’en dehors d’une démarche allant résolument dans le sens de la satisfaction urgente des revendications, rien n’arrêtera cette grève ‘’tsunamique’’» ! Et d’ajouter : «Le SATEF enregistre et fait sienne la décision des travailleurs de poursuivre la grève jusqu’à satisfaction des revendications». Ce syndicat réclame l’ouverture rapide de négociations devant mener vers l’avènement du régime indemnitaire avant la fin de l’année 2009 avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008 ; l’organisation d’une conférence nationale regroupant MEN, syndicats, parents d’élèves, pédagogues, pour aboutir à des résolutions à mettre en œuvre pour réhabiliter l’école publique et le statut de l’éducateur ; l’intégration de tous les contractuels du secteur de l’éducation et ne recourir à la contractualisation que pour les vacances temporaires de poste ; l’avènement de formules de logement spéciales pour le secteur de l’Education et l’instauration d’une indemnité de location en attendant les solutions ; et l’abrogation de l’arrêté n°94-158 relatif aux œuvres sociales pour confier leur gestion à un organisme indépendant élu directement par les travailleurs tout en consacrant une gestion décentralisée.

L.G.

 

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Education nationale

La grève entre dans sa deuxième semaine

Le mouvement de protestation dans le secteu de l’Education, initié par plusieurs syndicats, se poursuit et entrera aujourd’hui dans sa deuxième semaine. Réunis le week-end denier en session extraordinaire, les bureaux nationaux des organisations syndicales, à savoir l’Unpef, le Cnapest, le Snapest, le CLA et le Satef ont décidé à l’unanimité de reconduire leur débrayage pour une deuxième semaine consécutive. Pour le Cnapest, qui a réuni les représentants de 42 wilayas, la décision de la reconduction de la grève est expliquée par le mutisme et l’absence de réponse favorable de la tutelle aux revendications des enseignants. Le Cnapest, dans un communiqué, rendu public hier, ne compte pas faire marche arrière sans que les doléances de la corporation ne soient prises en charge. Le communiqué souligne que «l’accompagnement de la grève par des actions de protestation, dont le bureau national est mandaté à en déterminer, en coordination avec les syndicats, la date et la nature». Le communiqué ajoute que «devant l’obstination de la tutelle à privilégier la politique de l’intimidation, la détermination des professeurs à arracher nos droits ne peut être que renforcée». En soulignant sa totale satisfaction à la mobilisation et à l’adhésion massive de tous les travailleurs de l’Education à l’appel de la grève, l’Unpef dénonce «les procédés d’intimidation et de provocation émanant du ministre de l’Education visant à casser la dynamique de la grève». Le président de l’Unpef, Sadek Dziri, désapprouve «le recours systématique du ministre aux tribunaux pour régler des questions de revendications exposées depuis la grève de 2006». Il a considéré ce recours comme un abus de pouvoir et une tentative de limitation des droits constitutionnels, à l’instar de la grève. De son côté, le Snapest lance un appel à tous les travailleurs de l’Education d’unifier leurs rangs et de se mobiliser davantage afin de faire valoir leurs revendications légitimes. Ce syndicat reste convaincu que les intérêts du fonctionnaire doivent toujours primer sur les divergences lorsqu’elles existent. Le CLA, lui aussi, reste déterminé à aller loin dans son mouvement de protestation, puisqu’une grève ouverte a été décrétée dès le départ. Malgré les intimidations et les pressions de la tutelle, le CLA demeure confiant et compte sur la mobilisation pour arracher les droits de la corporation. Décidés à ne plus céder à la bataille contre les enseignants, menée par le ministre, les animateurs de cette grève n’écartent pas le spectre de l’année blanche si le ministre persiste dans son attitude et n’ouvre pas les portes à un dialogue «sérieux et serein» avec les enseignants pour des revendications ayant trait à un salaire digne d’un enseignant, à l’ouverture des négociations sur le régime indemnitaire et notamment son application avec effet rétroactif à partir du mois de janvier 2008 ainsi que l’intégration des enseignants contractuels, la réorganisation des œuvres sociales et l’intégration de la médecine du travail.

Hocine Larabi

 

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Sa présence dans l’échiquier social et économique est appelée à être revalorisée

Quelle place pour l’Université ?

Le Conseil national de l’enseignement supérieur (CNES) a fait coïncider son mot d’ordre de grève dans les universités avec la rentrée officielle à l’occasion de laquelle le président

de la République a rappelé jeudi dernier à partir de Sétif les objectifs essentiels que la Nation est en droit de réclamer et d’attendre de cette institution.

Entre les idéaux de développement économique et de formation des élites pour lesquels, selon Bouteflika, l’Université est censée travailler, d’une part, et l’état dans lequel elle se trouve aujourd’hui – où se liguent, dans une dangereuse conjuration, baisse du niveau pédagogique, profils peu adaptés aux débouchés économiques, tensions permanentes et grèves récurrentes –, d’autre part, les analystes, les responsables gestionnaires et la société tout entière sont fondés à tirer la sonnette d’alarme et à désigner les termes de référence pour un nouveau «contrat social» qui devra servir de base consensuelle à une université qui puisse épouser complètement les préoccupations et les ambitions de la société en matière de savoir, de progrès technologique et de développement économique. Outre une population de jeunes bacheliers qui donne chaque année une envergure nouvelle à nos structures universitaires, ces  dernières  vivent des remous, des grèves et d’autres formes de perturbations où se mêlent les revendications sociales, les questions d’intendance et les exigences pédagogiques des programmes. Ces aléas – où se rejoignent, comme dans un condensé du chaudron de la société algérienne tout entière, les questions sociales, les motivations politiques et les contradictions culturelles – ont fini par prendre en otage l’Université et la projeter dans la zone des incertitudes. Des événements, comme celui vécu dramatiquement à l’université de Mostaganem à la rentrée 2008 où un étudiant avait tué son professeur, ne laissent pas de poser de graves et de déterminantes question quant au sort de l’Université algérienne. L’émoi et la consternation ayant affecté le personnel universitaire (corps enseignant et administration) ainsi que l’opinion publique, n’ont d’égal que l’espoir mis dans cette institution scientifique pour former les cadres de la Nation et permettre aux enfants du peuple une ascension sociale au prix d’un labeur et d’une compétence bien mis en valeur.

Travaillée au corps par des luttes politiciennes depuis que, faute de démocratie et de liberté d’expression, les organisations clandestines de la société (partis, associations, syndicats) y avaient élu domicile, l’Université algérienne ne faisait, depuis la fin des années soixante-dix du siècle dernier, que régresser et se fourvoyer dans une voie sans issue. Elle fera les frais de l’économie rentière qui s’installa insidieusement et qui a fini par casser tous les ressorts de la société. Les conséquences d’une telle situation ne pouvaient être qu’à l’antipode des missions dévolues à l’Université : formation de l’encadrement nécessaire pour l’économie et l’administration du pays, reproduction des élites et renforcement des valeurs de la citoyenneté.

Aléatoire adéquation formation-emploi

Il s’ensuit que le niveau de certaines questions et revendications – comme celles liées à l’intendance, au transport et à la cantine – paraît en déphasage complet par rapport aux enjeux que charrie le fonctionnement d’une telle institution. Autrement dit, la place et le rang qui doivent revenir à l’Université sont censés permettre de dépasser allégrement ces questions qui relèvent de la gestion quotidienne. Des budgets colossaux sont mis en place pour la constructions de nouveaux centres universitaires et de nouvelles résidences pour étudiants et étudiantes. De sommes conséquentes sont destinées à la dotation de laboratoires en équipements pédagogiques de recherche. La paradoxe est que des chapitres moins budgétivores souffrent d’un déficit de prise en charge correcte et, de ce fait, laissent la voie ouverte vers la contestation et le pourrissement.  C’est dans ce contexte d’interrogations et de remises en cause que les gestionnaires de l’économie nationale et les nouveaux capitaines d’industrie, qui commencent à conférer au secteur économique ses vraies valeurs de rentabilité et de compétence, se posent d’ores et déjà la grande question de savoir où se trouvent les relais en matière de ressources humaines appelées à prendre en charge les entreprises et à manager leur politique d’investissement.  Ce sont là les préoccupations développées aussi par le président Bouteflika jeudi à Sétif. Déjà auparavant, des séminaires et autres colloques se sont tenus pour analyser la relation entre l’Université algérienne, en tant qu’instance pédagogique et académique, avec le monde du travail tel qu’il s’est établi sous l’impulsion de l’ouverture sur le marché.  Aussi bien l’entreprise algérienne que l’entreprise étrangère appelée à travailler en Algérie, aucune d’entre elle n’a l’assurance de tomber sur des qualifications valables dans leurs domaines d’activité respectifs. Le constat le plus indulgent est que la relation intime et dialectique entre la formation et l’emploi n’a pas pu bénéficier de l’intérêt à la hauteur des défis de l’heure de la part des pouvoirs publics. Le challenge actuel c’est de mettre la main sur la stratégie permettant de  rationaliser et d’harmoniser le rapport entre la qualification et le background universitaire d’une part et les besoins d’une économie émergente d’autre part. Néanmoins, l’engagement de l’Algérie dans l’économie de marché – supposant compétitivité, performance et management moderne – ne peut souffrir davantage les atermoiements d’un système scolaire et universitaire qui forme des chômeurs en puissance. La recherche de la main-d’œuvre qualifiée, d’agents de maîtrise et de cadres compétents demeure le point noir de la politique du déploiement des entreprises dans notre pays. Le déficit en ressources humaines se pose avec une acuité inégalée depuis que le pays s’est engagé dans l’économie de marché. La particularité du chômage en Algérie est le fait qu’il soit lié à un déficit de qualification et de compétence. Le nivellement par le bas – généré par une économie rentière qui, il faut bien le dire, n’avait besoin d’aucune qualification particulière sous le régime de la rente distributive – a fait beaucoup de dégâts dans les systèmes scolaire et universitaire.

Recherche scientifique : Est-ce l’éveil ?

Le ravalement de l’Université dans la qualité de ses prestation a fini par marginaliser toutes les énergies susceptibles de s’investir dans la promotion de l’université et la recherche scientifique. Salaire qui ne s’accorde nullement avec la fonction d’enseignant universitaire, fouillis pédagogique faisant de nos étudiants des «cobayes» de nouvelles formules ou nouveaux régimes, déficit de débouchés dans le monde du travail vu les inadéquations entre la formation reçu et l’appareil économique du pays en pleine mutation. Ces travers et d’autres  écueils aussi objectifs et aussi insurmontables ont fini par dresser un barrage à toute forme d’initiative ou d’esprit de recherche. Mais pour donner le change et distribuer la rente par le canal de ce qui fut appelé la «recherche scientifique», on n’a pas hésité à envoyer à l’étranger des boursiers triés sur le volet par qui vous savez. L’opération se transformera, dans la plupart des cas et sans surprise, en une fuite des cerveaux organisée par les pouvoirs publics. Les résultats sont là. Les meilleurs laboratoires de médecine du monde, les plus performantes usines de montage électronique ou de conception informatique emploient des cadres algériens de haut niveau.

L’axe de la recherche scientifique commence à peine à bénéficier de l’intérêt des pouvoirs publics. Le gouvernement y a mis une enveloppe financière de 100 milliards de dinars. Cependant, l’on ne sait pas comment les gestionnaire de cette enveloppe comptent rentabiliser les résultats de la recherche dans le développement économique du pays. En d’autres termes, comment pourra-t-on sortir des recherches fantaisistes destinées juste à consommer de l’argent publics ? Jusqu’à quand, devra-ton se poser la question, la recherche scientifique demeurera l’exclusivité de l’Etat alors que sous d’autres cieux elle est assurée par des entreprises industrielles qui consacrent une partie de leurs budgets à ce que leur comptabilité mentionne sous la rubrique R & D (Recherche et Développement) ? Cette question se justifie par le fait qu’une recherche pragmatique, utile et efficace pour le développement ne peut réellement être «commandée» que par ses futurs utilisateurs. La conviction des analystes est que, sur le plan de la recherche appliquée, l’Algérie peut engager de grands chantiers pour mettre à niveau les entreprises et l’administration sur le plan technique en adaptant les dernières inventions et créations du monde développé. Il est désolant de voir des logiciels pirates – qui circulent en toute impunité – prendre la place et le rang de recherche applicables à nos entreprises. Or, en matière de solutions informatiques, des Algériens de valeur sont en train de rendre des services inestimables à des boites étrangères au moment où s’échaudent ici de fumeuses chimères lors de dispendieux séminaires tendant à inciter les cerveaux algériens à revenir au pays pour y investir et s’y investir !

La part prise par la matière grise algérienne sous les cieux «plus cléments» d’Europe, d’Amérique et des pays du Golfe est un signe révélateur des échecs recommencés de la politique nationale de recherche et de la stratégie de la valorisation des énergies humaines nationales. Que ce soit dans le secteur primaire (agriculture, forêts environnement) que dans le secteur secondaire (industrie, agroalimentaire) en passant par le secteur des services (tertiaire), l’Algérie a des besoins énormes de mise à niveau technique et de gestion. Aucune mesure administrative ou de «jurisprudence» étrangère ne peut remplacer l’action de la recherche scientifique. Des actions de recherche appliquée ont été déjà initiées en Algérie pour adapter des inventions ou créations occidentales. Les spécialistes algériens en environnement et en foresterie ont tiré le meilleur parti de l’observation et de l’évaluation des couverts végétaux par satellite. Ainsi, la nappe alfatière recouvrant tout le territoire des Hauts Plateaux a pu être suivie dans son évolution régressive jusqu’à pousser les scientifiques à tirer la sonnette d’alarme pour que les pouvoirs publics prennent en charge la question des surpâturages, des labours illicites et d’autres défrichements délictueux. De même, par exemple, les bribes d’information distillées ces derniers temps sur l’énergie bioéthanol que pourrait développer la datte algérienne méritent bien un traitement académique et une recherche plus poussée sur le terrain.

Coopération et transfert de technologie

Si, par le passé, la recherche scientifique était confinée dans les efforts fournie par une personne ou une équipe très réduite, l’évolution de l’organisation sociale des États fait qu’actuellement la recherche est moins personnalisée. Elle est souvent due à des entités institutionnelles (universités, instituts, laboratoires,…) au sein desquelles les personnes n’ont pas moins de mérite. Ainsi, dans le cadre du partenariat avec des pays avancés, des universités ou instituts algériens ont engagé des recherches conjointes qui bénéficient de l’expérience de l’un et de la connaissance du milieu de l’autre. Mise en valeur touristique et environnementale des îles Habibas au large d’Oran, glissements de terrain de Constantine, carte des risques sismiques de l’Algérie, identification et plan de lutte contre les maladies nosocomiales, promotion de l’industrie pharmaceutique nationale,…etc ; des dizaines de thèmes ayant une portée pratique dans la vie quotidienne des populations ont été déjà identifiés.  Par rapport aux mécanismes de recherche mis en place depuis des décennies dans les pays développés – mécanismes institutionnels, managériaux, financiers, partenariat avec les entreprises privées – l’Algérie enregistre un énorme déficit Actuellement, les sujets de recherche sont quasi exclusivement inspirés par des individualités au sein de l’université, par des conseils scientifiques y siégeant ou par la tutelle administrative. Les résultats de la recherche élisent souvent domicile dans les tiroirs de l’université. Leur prolongement sur le terrain ne bénéficie d’aucune garantie. Pire, des dizaines d’inventeurs – ayant fabriqué des machines et des outils suite à un souci de régler un problème technique réel posé au sein de la communauté – attendent depuis des années un brevet qui n’arrive pas. La plus intrépide des volontés s’en trouvera nécessairement émoussée.

Par Saâd Taferka

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