Points chauds 

Par

Fouzia Mahmoudi

Assistance 

Chose assez rare pour être signalée, les Etats-Unis ont critiqué vendredi le gouvernement israélien. Lors d’une réunion réunissant des émissaires palestiniens, israéliens et américains, ces derniers ont critiqué la continuation de la colonisation en Cisjordanie. Les émissaires des différentes parties s’étaient réunis pour tenter de trouver un moyen d’appliquer la Feuille de route, un plan de paix international lancé en 2003 mais resté lettre morte. Selon ce plan, Israël s’est engagé à «normaliser la vie des Palestiniens» en levant ses restrictions en Cisjordanie occupée et à geler la colonisation, tandis que les Palestiniens doivent «mettre fin à la violence et au terrorisme». Les Américains exaspérés par les demandes israéliennes auraient mis en exergue que l’Etat israélien continuait à mettre en place des colonies alors que, selon la feuille de route, leur expansion devait prendre fin. Les Américains ont même précisé que «le gel de la colonisation doit signifier qu’aucune pierre ne doit être ajoutée» dans les colonies. Un diplomate, proche des discussions israélo-palestiniennes, avait auparavant reproché à Israël «de ne pas respecter tous les engagements pris en vue de faciliter la vie quotidienne des Palestiniens en Cisjordanie». Côté palestinien, cette «aide» inespérée de la part des Américains ne fait pas oublier la situation critique dans laquelle se trouve Ghaza. Aujourd’hui, tous les espoirs se concentrent sur une reprise sérieuse des négociations israélo-palestiniennes, mais au vu de la situation sur place, il est peu probable que solution soit trouvée dans l’immédiat au conflit qui ronge le Proche-Orient depuis déjà soixante ans.

F. M.

 

Monde

Retour

Municipales

La droite cherche à contenir la poussée de la gauche

Législatives iraniennes

Les conservateurs confirment leur emprise sur le Parlement

 

 16/03/08

 

Municipales

La droite cherche à contenir la poussée de la gauche

Au second tour des municipales, la droite cherchait à mobiliser pour limiter les dégâts et conserver des villes-phares telles que Marseille, alors que la gauche, requinquée par un premier tour qui lui a donné l’avantage, appelait à accentuer le «vote sanction».

La participation a été faible au premier tour (66,5%), et gauche (47% au premier tour) comme droite (45%) espèrent mobiliser des troupes fraîches aujourd’hui.

«Si tous nos électeurs se décident à voter il y aura d’extraordinaires surprises», a affirmé le secrétaire d’Etat à la Fonction publique André Santini sur i-Télé. A droite, le Premier ministre François Fillon s’est rendu en Seine-et-Marne, l’un des départements que l’opposition peut ravir à la droite à l’occasion du second tour des cantonales qui se déroule aussi aujourd’hui, et a attaqué frontalement la gauche, en l’accusant de faire preuve de «sectarisme» dans sa gestion départementale ou régionale. La gauche a, de son côté, lancé d’ultimes appels au vote sanction contre la majorité UMP, comme Ségolène Royal jeudi à Aix-en-Provence. «Chaque voix qui ira à un candidat de l’UMP voudra signifier qu’on est content de ce qui se passe et que ça devra continuer comme avant», a-t-elle déclaré. A Paris, où l’UMP Françoise de Panafieu ne cherche plus qu’à limiter la casse face au maire sortant PS Bertrand Delanoë, la chasse aux abstentionnistes ou indécis est aussi allée bon train. Mme de Panafieu a lancé jeudi soir un appel aux électeurs MoDem, leur demandant de s’interroger sur le camp dont ils sont «le plus proches». A Paris, comme dans de nombreuses autres communes de France, le parti de François Bayrou s’est en effet retrouvé au centre des tractations, mais a refusé toute alliance globale, se maintenant ou s’alliant avec l’un ou l’autre camp au cas par cas. Ce qui a suscité des divergences, à gauche comme à droite, sur l’attitude à adopter.

Si les tendances du premier tour se confirment au second, la gauche, qui détient déjà 20 des 22 régions métropolitaines, devrait asseoir un peu plus sa domination dans les collectivités locales françaises.

Dans les départements, la gauche (47,7% des voix au premier tour des cantonales, contre 40,8% à la droite), qui détient actuellement 51 conseils généraux, pourrait en conquérir jusqu’à dix de plus à l’issue du deuxième tour des cantonales. Dans les municipalités, la droite devrait voir s’éroder le léger avantage qu’elle avait depuis 2001 dans les villes de plus de 30 000 habitants. Dans les grandes villes de plus de 200 000 habitants, le rapport de forces devrait même pencher nettement en faveur de la gauche. La droite, qui détenait jusqu’à aujourd’hui 5 de ces villes, s’attend à perdre Strasbourg, et est encore incertaine à Marseille et surtout à Toulouse. La gauche, elle, ne devrait perdre aucune des 6 grandes villes qu’elle détient déjà, dont Paris et Lyon. Dans les villes de 100 000 à 200 000 habitants, la droite, qui en détient 15 aujourd’hui contre 10 à la gauche, s’attend à perdre Caen et craint des pertes parmi des villes comme Metz, Aix, Perpignan, Amiens ou Saint-Etienne, et ne voit venir aucune conquête, sauf peut-être Angers.

 

Législatives iraniennes

Les conservateurs confirment leur emprise sur le Parlement

Les conservateurs iraniens ont confirmé leur emprise sur le Parlement, selon les premiers résultats partiels aux législatives publiés hier, avec un taux de participation remarquablement élevé malgré la disqualification d’un grand nombre de candidats réformateurs.

Pour quarante sièges dont les résultats étaient connus, sur un total de 290 à pourvoir au scrutin de vendredi, la principale liste conservatrice, le Front uni des défenseurs des principes en a remporté seize, contre huit seulement pour la Coalition des réformateurs, selon le ministère de l’Intérieur qui a fait état d’une participation de 65%.

«Notre liste nationale a été bien accueillie par les masses et c’est le signe de la confiance qu’a le peuple dans les défenseurs des principes à travers le pays», a dit à l’AFP Shahabeddine Sadr, secrétaire exécutif du Front uni.

Le porte-parole de la Coalition des réformateurs, Abdollah Nasseri, a affirmé pour sa part à l’AFP que sur les 102 candidats qu’elle présentait dans le pays, sans compter ses 30 candidats pour Téhéran, «nous avons remporté 44 sièges».

Si ces chiffres sont confirmés, la Coalition maintient donc sa position minoritaire, puisqu’elle détenait une quarantaine de sièges dans le Parlement sortant. Aucun résultat n’était disponible pour la Coalition élargie des défenseurs des principes (conservatrice) et le parti de la Coalition nationale (réformateur).

Ali Dourani, porte-parole de la Coalition élargie, a affirmé que sa liste «a remporté une bonne partie des sièges à l’échelon national». Mais plus de 80% des candidats inscrits sur la liste de cette formation l’étaient aussi sur celle du Front uni.

Le grand prix du scrutin est la circonscription de Téhéran, où les deux listes conservatrices sont engagées dans une vraie compétition entre elles, mais aussi avec les réformateurs.

Le ministre de l’Intérieur, Mostafa Pour Mohammadi, a précisé que les résultats pour la capitale seraient disponibles d’ici trois à quatre jours. Il a salué par ailleurs une «participation irrésistible» des électeurs au scrutin, censée adresser un message d’unité nationale aux «ennemis» de l’Iran. Le quotidien ultraconservateur Kayhan a d’ailleurs titré en une hier que «le vote de la nation a brisé les reins de l’ennemi».

«Environ 65% des électeurs ont participé aux élections, ce qui est supérieur au précédent scrutin», a dit Habibollah Hassan Khanlou, secrétaire du quartier général pour les élections au ministère.

Un taux remarquablement élevé compte tenu de l’ampleur des disqualifications de candidats réformateurs par les autorités.

La campagne électorale a été très courte, une semaine, et inhabituellement terne, notamment à cause de l’interdiction faite aux candidats d’utiliser des affiches, entre autres pour économiser le papier.

Son résultat final était joué d’avance par la disqualification de plus de 2 000 candidats, en grande partie, réformateurs, sur un total de plus de 7 000, toutes listes confondues.

Un deuxième tour se tiendra, à une date encore non précisée, entre le 13 et le 27 avril, selon le ministère de l’Intérieur.

 Haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche