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Municipales
La droite
cherche à contenir la poussée de la gauche
Au second tour des
municipales, la droite cherchait à mobiliser pour limiter les dégâts
et conserver des villes-phares telles que Marseille, alors que la
gauche, requinquée par un premier tour qui lui a donné l’avantage,
appelait à accentuer le «vote sanction».
La participation a
été faible au premier tour (66,5%), et gauche (47% au premier tour)
comme droite (45%) espèrent mobiliser des troupes fraîches
aujourd’hui.
«Si tous nos
électeurs se décident à voter il y aura d’extraordinaires
surprises», a affirmé le secrétaire d’Etat à la Fonction publique
André Santini sur i-Télé. A droite, le Premier ministre François
Fillon s’est rendu en Seine-et-Marne, l’un des départements que
l’opposition peut ravir à la droite à l’occasion du second tour des
cantonales qui se déroule aussi aujourd’hui, et a attaqué
frontalement la gauche, en l’accusant de faire preuve de
«sectarisme» dans sa gestion départementale ou régionale. La gauche
a, de son côté, lancé d’ultimes appels au vote sanction contre la
majorité UMP, comme Ségolène Royal jeudi à Aix-en-Provence. «Chaque
voix qui ira à un candidat de l’UMP voudra signifier qu’on est
content de ce qui se passe et que ça devra continuer comme avant»,
a-t-elle déclaré. A Paris, où l’UMP Françoise de Panafieu ne cherche
plus qu’à limiter la casse face au maire sortant PS Bertrand
Delanoë, la chasse aux abstentionnistes ou indécis est aussi allée
bon train. Mme de Panafieu a lancé jeudi soir un appel aux électeurs
MoDem, leur demandant de s’interroger sur le camp dont ils sont «le
plus proches». A Paris, comme dans de nombreuses autres communes de
France, le parti de François Bayrou s’est en effet retrouvé au
centre des tractations, mais a refusé toute alliance globale, se
maintenant ou s’alliant avec l’un ou l’autre camp au cas par cas. Ce
qui a suscité des divergences, à gauche comme à droite, sur
l’attitude à adopter.
Si les tendances
du premier tour se confirment au second, la gauche, qui détient déjà
20 des 22 régions métropolitaines, devrait asseoir un peu plus sa
domination dans les collectivités locales françaises.
Dans les
départements, la gauche (47,7% des voix au premier tour des
cantonales, contre 40,8% à la droite), qui détient actuellement 51
conseils généraux, pourrait en conquérir jusqu’à dix de plus à
l’issue du deuxième tour des cantonales. Dans les municipalités, la
droite devrait voir s’éroder le léger avantage qu’elle avait depuis
2001 dans les villes de plus de 30 000 habitants. Dans les grandes
villes de plus de 200 000 habitants, le rapport de forces devrait
même pencher nettement en faveur de la gauche. La droite, qui
détenait jusqu’à aujourd’hui 5 de ces villes, s’attend à perdre
Strasbourg, et est encore incertaine à Marseille et surtout à
Toulouse. La gauche, elle, ne devrait perdre aucune des 6 grandes
villes qu’elle détient déjà, dont Paris et Lyon. Dans les villes de
100 000 à 200 000 habitants, la droite, qui en détient 15
aujourd’hui contre 10 à la gauche, s’attend à perdre Caen et craint
des pertes parmi des villes comme Metz, Aix, Perpignan, Amiens ou
Saint-Etienne, et ne voit venir aucune conquête, sauf peut-être
Angers.
Législatives iraniennes
Les
conservateurs confirment leur emprise sur le Parlement
Les conservateurs
iraniens ont confirmé leur emprise sur le Parlement, selon les
premiers résultats partiels aux législatives publiés hier, avec un
taux de participation remarquablement élevé malgré la
disqualification d’un grand nombre de candidats réformateurs.
Pour quarante
sièges dont les résultats étaient connus, sur un total de 290 à
pourvoir au scrutin de vendredi, la principale liste conservatrice,
le Front uni des défenseurs des principes en a remporté seize,
contre huit seulement pour la Coalition des réformateurs, selon le
ministère de l’Intérieur qui a fait état d’une participation de 65%.
«Notre liste
nationale a été bien accueillie par les masses et c’est le signe de
la confiance qu’a le peuple dans les défenseurs des principes à
travers le pays», a dit à l’AFP Shahabeddine Sadr, secrétaire
exécutif du Front uni.
Le porte-parole de
la Coalition des réformateurs, Abdollah Nasseri, a affirmé pour sa
part à l’AFP que sur les 102 candidats qu’elle présentait dans le
pays, sans compter ses 30 candidats pour Téhéran, «nous avons
remporté 44 sièges».
Si ces chiffres
sont confirmés, la Coalition maintient donc sa position minoritaire,
puisqu’elle détenait une quarantaine de sièges dans le Parlement
sortant. Aucun résultat n’était disponible pour la Coalition élargie
des défenseurs des principes (conservatrice) et le parti de la
Coalition nationale (réformateur).
Ali Dourani,
porte-parole de la Coalition élargie, a affirmé que sa liste «a
remporté une bonne partie des sièges à l’échelon national». Mais
plus de 80% des candidats inscrits sur la liste de cette formation
l’étaient aussi sur celle du Front uni.
Le grand prix du
scrutin est la circonscription de Téhéran, où les deux listes
conservatrices sont engagées dans une vraie compétition entre elles,
mais aussi avec les réformateurs.
Le ministre de
l’Intérieur, Mostafa Pour Mohammadi, a précisé que les résultats
pour la capitale seraient disponibles d’ici trois à quatre jours. Il
a salué par ailleurs une «participation irrésistible» des électeurs
au scrutin, censée adresser un message d’unité nationale aux
«ennemis» de l’Iran. Le quotidien ultraconservateur Kayhan a
d’ailleurs titré en une hier que «le vote de la nation a brisé les
reins de l’ennemi».
«Environ 65% des
électeurs ont participé aux élections, ce qui est supérieur au
précédent scrutin», a dit Habibollah Hassan Khanlou, secrétaire du
quartier général pour les élections au ministère.
Un taux
remarquablement élevé compte tenu de l’ampleur des disqualifications
de candidats réformateurs par les autorités.
La campagne
électorale a été très courte, une semaine, et inhabituellement
terne, notamment à cause de l’interdiction faite aux candidats
d’utiliser des affiches, entre autres pour économiser le papier.
Son résultat final
était joué d’avance par la disqualification de plus de 2 000
candidats, en grande partie, réformateurs, sur un total de plus de 7
000, toutes listes confondues.
Un deuxième tour
se tiendra, à une date encore non précisée, entre le 13 et le 27
avril, selon le ministère de l’Intérieur.
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