Événement

Retour

4e congrès de l’Organisation nationale des enfants de chouhada 

Soutenir Bouteflika pour un 3e mandat

Il revendique la libération de ses éléments contre les otages autrichiens

Le GSPC tente de reconstituer katibet Tarek Ibn Ziad

Après l’interview accordée à Reuters 

Les priorités du chef de l’Etat hiérarchisées

Parti des travailleurs

Louisa Hanoune critique Belkhadem

Le syndicat SNPSSP a tenu son congrès électif

Les médecins spécialistes prêts pour la grève d’avril

La crise du lait refait surface

Milk-Rhummel annonce la fermeture de son entreprise 

Le MDS en sortie a Bejaia  

Une candidature unique pour la présidentielle  

Projets des 100 locaux commerciaux par commune

Le loyer mensuel varie entre 1 000  et 1 500 DA

Protection civile

Alerte sur les dangers des pétards

Tribunal criminel de Boumerdes

L’«émir» Sersoub condamné à 20 ans de réclusion criminelle

 

 16/03/08

 

4e congrès de l’Organisation nationale des enfants de chouhada 

Soutenir Bouteflika pour un 3e mandat

Les participants au 4e congrès  de l’Organisation nationale des enfants de chouhada (Onec) ont appelé hier le président de la République Abdelaziz Bouteflika  à réviser la Constitution et à présenter sa candidature pour un troisième mandat à la tête du pays.

La déclaration a été faite officiellement hier par le SG de l’Organisation, Tayeb Houari, à l’ouverture des travaux du congrès qui se tient jusqu’à demain à l’hôtel El Aurassi, sous le thème : «Fidélité, union et continuité».

Avec une forte présence de  représentants de pays africains et arabes et pour la première fois dans l’histoire de l’Organisation, le congrès a pris un cachet international. D’un autre côté, la cérémonie d’ouverture a été marquée par une forte présence de personnalités politiques et membres du gouvernement, telles que le  Chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem et le SG du RND Ahmed Ouyahia. Cela en plus de représentants de partis, organisations et associations. 

Dans son allocution d’ouverture, Tayeb Houari a insisté sur la particularité de ce 4e congrès qui intervient, a-t-il dit, «dans des circonstances nationale et internationale assez particulières, et qui se situe surtout par la présence et la participation de représentants d’enfants de martyrs des pays arabes et africains». 

Intervenant à l’occasion, Abdelaziz Belkhadem a déclaré que «l’Algérie qui a payé un lourd tribut pour son indépendance ne permettra pas que son histoire soit écrite en dehors de ses frontières ni par des plumes qui visent à modifier et à occulter cette histoire». Le Chef du gouvernement a ajouté à ce propos qu’il s’agit là d’une intension manifeste

«de vouloir enraciner le noyau d’une nouvelle forme de colonialisme».  Il a rappelé par ailleurs que «l’Algérie a mis  tous les moyens  à la disposition des historiens et des organisations qui permettront aux témoins de la guerre de Libération d’aider à l’écriture de l’histoire de l’Algérie contemporaine» et a-t-il ajouté «ne permettra pas à quiconque de franchir les limites et outrepasser les principes et fondements tracés par les martyrs de la Révolution de Novembre 1954».  «Nous insistons encore une fois sur la récupération de l’ensemble des archives prises par le colonialisme français» a réitéré  le Chef du gouvernement.        

 Revenant par ailleurs sur l’histoire commune que partagent les pays du continent africain avec le colonialisme sous toutes ses formes, M. Belkhadem a souligné que l’ONEC est en proue pour défendre les acquis des pays et la réconciliation nationale pour permettre le retour total de la stabilité». Cela, a-t-il ajouté, qu’ «elle est toujours fidèle à ses positions de solidarité avec les peuples opprimés et leur lutte pour l’autodétermination et plus précisément aux peuples palestinien et sahraoui».

  Il est à signaler que le 4e  congrès, auquel participe environ un millier de  congressistes,  et qui a élu son bureau avec pour membre et pour la première fois une fille de chahid représentant la communauté algérienne à l’étranger, a vu  la participation des cellules Onec des entreprises et une représentativité de l’Afrique du Sud, du  Mozambique, de l’Angola,  du Yémen, de la Tunisie, de la Syrie. Cela en plus de la participation d’une délégation représentant les enfants de chouhada de la Palestine et une autre de la République arabe sahraouie démocratique  (RASD).  Il va être aussi  marqué  aujourd’hui par la présence d’une forte délégation politique et ministérielle de la RASD conduite par le président sahraoui Mohamed Abdelaziz. Laquelle participation coïncide avec la tenue à Manhasset (New York) du quatrième round des négociations entre le Maroc et le Front Polisario autour du conflit du Sahara occidental.  

Par Habiba Ghrib 

 

    Haut

Il revendique la libération de ses éléments contre les otages autrichiens

Le GSPC tente de reconstituer katibet Tarek Ibn Ziad

La liste des détenus islamistes en Algérie dont le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) revendique la libération en contrepartie de la libération du couple autrichien enlevé par cette organisation terroriste en Tunisie contiendrait le nom de Abdelmadjid K., alias Ossam Abou Okba, selon une source proche de ce dossier. Il s’agit d’un ancien compagnon de Amari Saïfi, alias «Abderrezak El Para» arrêté et remis par un pays africain à l’Algérie, ajoute cette source. C’était un des membres de katibet Tarek Ibn Ziad créée par Abderrezak El Para en 2003 et qui a organisé le rapt de 32 touristes européens dans le Sahara algérien. Abderrezak El Para était à l’époque «émir» de la zone 5 du GSPC et comptait Mokhtar Belmokhtar, alias Khaled Abou El Abbés, alias Laouer, parmi les effectifs de cette katiba. L’ancien «émir» de la zone 5 du GSPC avait mis Khaled Abou El Abbès à la tête de cette katiba après l’obtention de 5 millions d’euros de la part du gouvernement allemand en contrepartie de la libération des touristes que ces terroristes tenaient en otage.

Ossam Abou Okba faisait partie d’une serriat chargée de la protection de Abderrezak El Para. Cette seriate composée à l’époque de 50 à 80 terroristes était dirigée par un «officier exégète», un certain Abou Abdallah Messaoud. Ossam Abou Okba faisait partie des éléments de katibet Tarek Ibn Ziad quand ils s’étaient accrochés avec l’armée tchadienne en sol tchadien. Plusieurs parmi eux ont trouvé la mort, d’autres ont réussi à s’enfuir. Cette katiba était chargée d’alimenter les maquis du GSPC en armes et munitions. Après le retrait de Mokhtar Belmokhtar, l’actuel «émir» national du GSPC a tenté de mettre à la tête de cette katiba un certain Hamid Abou Zeid avec pour mission éventuelle de liquider physiquement Khaled Abou El Abbès. C’est ce qu’a révélé un ex-«émir» de la zone 9 du GSPC celle où sévissait la katibet Tarek Ibn Ziad, dans le Sahara algérien, Messaoud Abou Daoud, repenti.

Une source bien informée écarte, d’autre part, l’éventualité de la revendication du GSPC de libérer Hassan Hattab, alias Abou Hamza, ex-«émir» national du GSPC, pour le motif que ce dernier était en désaccord avec Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, actuel «émir» national de cette organisation terroriste et que Hassan Hattab s’est repenti en se rendant de son plein gré aux forces de sécurité.

En revendiquant la libération de proches collaborateurs de Abderrezak El Para, le GSPC tenterait de remet-tre sur pied cette katiba dans le but d’alimenter ses maquis en armes et munitions et, probablement, en matières explosives.

Katibet Tarek Ibn Ziad constitue par ailleurs une importante source de financement pour le GSPC du fait qu’elle sévit dans le vol de véhicules dans le Sahara algérien et leur vente dans des pays africains limitrophes.          

Par M. Abi

 

    Haut

Après l’interview accordée à Reuters 

Les priorités du chef de l’Etat hiérarchisées

A une année de l’expiration du mandat du président Bouteflika, il est aujourd’hui difficile de deviner les  projets politiques du locataire du Palais d’El Mouradia. A-t-il oui ou non l’intention de briguer le troisième mandat auquel l’exhorte le FLN et nombre d’associations ?  Il faudra encore attendre pour être fixé.

Et pour cause, ce qui ressort de l’interview accordée à l’agence britannique Reuters, c’est que la question n’est pas  tranchée.  Pourtant, est-on en droit de croire à un an de la fin de cette mandature, Bouteflika devrait savoir à quoi  s’en tenir et quel avenir il se réserve. Et si tel est cas et que  dans  son esprit la réponse est connue, il n’en reste pas moins qu’il prend le soin de ne pas  la laisser transparaître.   En fait, Bouteflika se dit plus préoccupé par le présent que par une échéance qui n’interviendra que dans un an. C’est ce qu’il affirme : «Pour l’instant, il s’agit pour moi d’achever correctement mon deuxième mandat en espérant atteindre tous les objectifs que je m’étais fixés et qui faisaient l’objet de mon programme électoral». Cette réponse, loin d’être une surprise est, pour les observateurs avertis, ce qu’il fallait dire au moment où il le fallait. Et ce d’autant que Bouteflika se devait de donner un signe après la forte   pression exercée ces derniers temps par les partisans à un troisième mandat. A  leur sujet, il a du reste précisé : «Que des organisations ou des partis politiques se préoccupent déjà des prochaines élections présidentielles, je n’y vois que la manifestation de l’intérêt que notre population et la classe politique apportent à la vie politique et au devenir de notre pays. C’est une preuve de maturité politique dont je ne peux que me réjouir». Et que l’on se rassure, si le président a évité de se positionner sur la présidentielle de 2009, ce n’est nullement pour une quelconque incapacité physique. Son état de santé n’intervient nullement en ligne de compte. Du reste, le président Bouteflika  a affirmé à ce sujet  que «tout le monde sait que j’ai été malade et que j’ai dû suivre  une convalescence sérieuse. Mais maintenant, j’ai repris mes activités normales  et je ne pense pas que mon état de santé doive encore susciter des commentaires  ou des supputations plus ou moins fantaisistes», a-t-il conclu. A bon entendeur... En fait, Bouteflika a réagi en président avisé, soucieux de ne pas donner le signal de départ à une polémique qui ne peut être que stérile à un an du prochain rendez-vous présidentiel. Achever ce qui est entrepris depuis avril 2004  est de son point de vue l’urgence à laquelle il doit s’atteler et à laquelle il doit consacrer toute son énergie.  Il  sait que sa réélection est intervenue sur la base d’engagements électoraux  pris et que la population attend, légitimement, leur concrétisation. Partant il ne pouvait faire l’impasse sur ces attentes, exprimées parfois de manière bruyante,  quand bien même le pays a enregistré nombre de réalisations. Car de là à affirmer que rien n’a été fait ces dernières années, il y a un pas que seuls ceux qui sont frappés de cécité franchiront. Du reste dans l’interview accordée à l’agence Reuters, Abdelaziz Bouteflika ne manquera pas de   souligner que l’Algérie a récupéré, depuis 1999, «la place qui est la sienne dans le concert des nations». Mais assurément, le président sait que la population ne va pas se contenter de cela. Et pour cause, l’agitation qui secoue le front social est un élément à ne pas négliger.  L’autre volet important est la situation sécuritaire. Les derniers attentats enregistrés ont été l’occasion pour certains de crier à l’échec de la politique de réconciliation initiée par le président Bouteflika et plébiscitée par le peuple en 2005. Mais  «quel pays peut aujourd’hui être assuré contre toute attaque terroriste, alors que nous voyons de telles attaques se développer un peu partout dans le monde» demandera-t-il. Bouteflika   indiquera que «la politique de réconciliation nationale, plébiscitée par notre peuple, a contribué au rétablissement de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire de notre République». Toutefois, il  a relevé que «malgré cela, à l’instar de tout autre pays, l’Algérie ne peut prétendre à une sécurité absolue», affirmant que «nous devons, avec les moyens légaux de l’Etat, lutter encore contre le crime organisé quelles que soient les dénominations sous lesquelles on peut le désigner».   Il a estimé que ce phénomène est «transnational», assurant qu’il sera «plus facilement réduit par le renforcement d’une coopération internationale loyale en la matière». Au plan économique  et au registre de la lutte contre le commerce informel, il a fait savoir sur ce plan que des mesures d’ordre législatif et réglementaire ont été prises pour lutter contre la corruption, le blanchiment d’argent, la contrebande et la contrefaçon, ajoutant que «d’autres mesures ont visé la modernisation et le renforcement des dispositifs de contrôle». En ce sens, il a expliqué que «les réformes en cours ont permis une meilleure bancarisation de l’économie, la réduction de la pression fiscale, la libéralisation du commerce extérieur, la convertibilité commerciale de la monnaie nationale, la simplification des formalités douanières (...)», estimant que «c’est autant de facteurs qui doivent concourir à l’assèchement des activités dans la sphère informelle». Il a fait également savoir que «les retombées de ces réformes montrent que les investissements directs étrangers, initialement fortement concentrés dans le secteur des hydrocarbures, amorcent, depuis 2006, une tendance à une meilleure diversification sectorielle». Autant de réalisations  qui ont été faites, mais que l’on veut occulter à dessein lorsqu’on évoque le bilan de ce mandat présidentiel. L’autre dossier sur lequel Bouteflika est en droit de ressentir quelque satisfaction en dépit du fait que des progrès sont encore à espérer,  est celui qui a trait aux relations algéro- françaises. Et pour cause, des  «évolutions remarquables» dans différents  domaines ont été enregistrées , et ce, même si elles «n’ont pas encore donné leur pleine  mesure», et qu’il faille sortir la coopération économique entre les deux pays, «de la logique purement commerciale et franchir le pas vers un partenariat qu’on  ne saurait dissocier d’un accroissement substantiel du flux d’investissements.»   

Par Selma M.

 

    Haut

Parti des travailleurs

Louisa Hanoune critique Belkhadem

C’est une Louisa Hanoune ayant repris un peu du poil de la bête qui a tenu à «dire certaines vérités» hier, lors d’un point de presse tenu à la clôture de la réunion du secrétariat national du Parti des travailleurs. Ouvrant le bal par un retour sur la célébration de la Journée de la femme, la dame du PT a dénoncé «le caractère festif de la célébration de cette journée», en y voyant «une volonté de vider le 8 mars de son contenu». Car, estime-t-elle, «il n’y a pas de quoi venir se gargariser de discours et de chiffres sur la situation de la femme». Une situation «des plus difficiles actuellement» affirme-t-elle ; la femme étant «la victime principale de la politique économique et social suivie aujourd’hui». Pour le Parti des travailleurs, affirme-t-elle, la célébration de la Journée de la femme ne s’arrête pas à la seule journée du 8 mars mais représente

«tout le combat pour la consécration des droits juridiques, politiques et sociaux de la femme». A ce propos, Mme Hannoune retrouve ses premiers pas dans le militantisme et qualifie le code de la famille élaboré en 1984 comme étant «un code rétrograde et étranger à notre société» et les amendements introduits en 2005 comme «futiles». D’ailleurs, souligne-t-elle, «il est en contradiction avec la Constitution qui, elle, par exemple, garantit le droit du travail aux femmes». Des arguments suffisants, selon elle, pour passer à son «abrogation ou son amendement dans le fond». Par ailleurs, et toujours dans le même registre, elle a indiqué que sa formation n’est pas «concernée» par les déclarations du président de la République concernant la responsabilité des partis dans l’exclusion des femmes de la responsabilité politique, estimant que le président «a été induit en erreur». Enchaînant sur ce constat peu reluisant de la situation de la femme, la responsable du Parti des travailleurs a estimé que la politique actuelle prônée par le gouvernement est «inconséquente et incohérente». «Le tramway ne peut rien régler à lui seul s’il n’y a pas une véritable politique d’industrialisation du pays» a-t-elle estimé. Critiquant l’accord avec l’Union européenne et l’empressement du gouvernement à adhérer à l’OMC, dans un contexte marqué surtout par la déréglementation au niveau du marché mondial devant laquelle l’Algérie s’est retrouvé impuissante de gérer les moindres effets, elle s’est demandé «pourquoi le gouvernement veut à tout prix se jeter entre les mains de ces organisations ?». D’autant, ajoute-t-elle, que

«les échanges entre notre pays et l’Union européenne sont très inégaux». Les exportations algériennes envers les pays de l’Europe «ne dépassent pas un milliard d’euros du fait des restrictions imposées par l’accord d’association» a-t-elle indiqué. Des restrictions, affirme-t-elle, «qui sont à sens unique». Pour Mme Hanoune, «à l’avenir ce sera encore l’anarchie totale et personne ne pourra intervenir ou sauver quoi que ce soit». Cette «politique de l’autruche» doit cesser, selon Mme Hannoune qui dénonce, par ailleurs,

«le désengagement de l’Etat et le  remplacement du monopole de l’Etat par le monopole du privé», ce qui génère «une dangereuse dislocation du tissu social».  Exigeant «un bilan de la politique de privatisation», elle émet des critiques claires envers Belkhadem et plusieurs membres de son gouvernement d’être «incohérents» et de «s’auto-glorifier». «Il y a un Chef du gouvernement qui reconnaît l’échec de la politique de privatisation devant le Conseil des ministres, mais se présente devant le CPE et demande d’accélérer le bradage». La privatisation du CPA, de la BDL et d’AGENOR relève de «l’aventurisme», affirme-t-elle, en demandant «le retrait de la loi sur la concession des mines promulguée en 2001». S’en prenant au ministre des Finances et à la ministre déléguée à la Réforme bancaire, qui tiennent encore à la privatisation du CPA, elle a indiqué qu’«aujourd’hui, ce n’est plus la crise des subprimes qui nous menace mais une véritable récession économique mondiale». De plus, indique-t-elle au passage, la BDL contient «les dépôts hypothécaires des gens et les réserves nationales en or qui sont évaluées à 10 tonnes». Enfin, et sur le plan organique, le Parti des travailleurs poursuit l’opération de renouvellement de ses bureaux de wilaya. Une opération entamée en décembre passé et qui se poursuit encore.           

Par Boudjemaâ Medjkoun

 

    Haut

Le syndicat SNPSSP a tenu son congrès électif

Les médecins spécialistes prêts pour la grève d’avril

Dans un point de presse tenu hier au siège national du syndicat, le

Dr Yousfi, président réélu à la tête du SNPSSP, a fait part des entraves rencontrées par son organisation dans sa quête de l’activité dans la légalité. 

Le syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) a renouvelé ses structures au cours d’un congrès électif tenu le week-end dernier, et ce, afin de continuer le mouvement de protestation engagé dans le cadre de la Coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique. Dans un point de presse tenu hier au siège national de syndicat, le Dr Yousfi, président réélu à la tête du SNPSSP, a fait part des entraves rencontrées par son organisation dans sa quête de l’activité dans la légalité. L’organisation du congrès n’a pas été évidente en raison du refus masqué du ministère de la Santé pour la délivrance de l’autorisation de la tenue du congrès dans l’enceinte de l’hôpital de Ben Aknoun. La wilaya d’Alger a également accusé beaucoup de retard pour donner son accord au SNPSSP afin qu’il tienne sa rencontre au niveau de la mutuelle des travailleurs du bâtiment et des matériaux de construction à Zeralda. En plus de quelques modifications au niveau du statut, les congressistes, délégués de 40 wilayas, ont renouvelé l’adoption du plan d’action du bureau partant. Ainsi, le maintien de la grève nationale en avril prochain a été plébiscité par ces congressistes qui ont donné le feu vert au Conseil national de s’engager dans les mouvements de protestation à prévoir dans le cadre de la Coordination nationale des syndicats de la Fonction publique qui regroupe 13 syndicats, dont six sont issus de la santé. Si le syndicat a choisi de lutter dans le cadre de la coordination, explique le Dr Yousfi, c’est parce que c’est le gouvernement qui devrait répondre aux préoccupations des syndicats, du moment que les ministères ne sont pas habilités à régler la situation de blocage qui prévaut actuellement. Cette situation de blocage est engendrée notamment par la promulgation des statuts particuliers sans consulter  les syndicats autonomes. Dans le cas des spécialistes, le syndicats, tout en se disant «ouverts au dialogue avec le ministère», ne manquent pas de hausser le ton après «la trahison» de la tutelle concernant le fait que le statut promulgué conjointement dans le cadre de la commission mixte a été mis de côté, et au ministère de signer un texte dont il n’a jamais été convenu avec le syndicat. Ce dernier réserve plusieurs actions de protestation.

«Nous avons adressé un message au ministère de la Santé en lui accordant un ultimatum de quelques jours pour donner suite à nos préoccupations, dans le cas où le département de Tou persiste dans son mutisme pour honorer ses engagements (application du statuts convenu lors des négociations entre les deux parties)». A souligner que les syndicats affiliés à la Coordination de la Fonction publique sont en train de discuter, chacun dans ses structures, du mot d’ordre pour la grève du mois d’avril prochain. Il convient de rappeler enfin qu’une assemblée générale se tiendra  le 27 du mois en cours pour fixer les modalités et la date de la prochaine grève. 

Par Fatima Arab

 

    Haut

La crise du lait refait surface

Milk-Rhummel annonce la fermeture de son entreprise 

La sonnette d’alarme est encore une fois tirée dans la filière du lait. Les producteurs privés de lait pasteurisé se trouvent dans l’embarras et ne savent plus a quel saint se vouer.

La situation semble atteindre un seuil insurmontable puisque aucune mesure n’a été prise pour régler le problème de quota, fortement critiqué par les producteurs. La disponibilité de la poudre de lait n’a pas pour autant réglé, de façon définitive, la crise de lait, étant donné que le système de distribution de cette dernière ne répond pas favorablement aux besoins des producteurs. Le feuilleton vécu, il y a quelques années, concernant la mise des clés sous le paillasson de plusieurs unités de production de lait semble resurgir. Le cri de détresse lancé par la laiterie Milk-Rhumel de Constantine n’est que le mauvais présage pour le début d’une crise sans antécédent. L’entreprise semble passer des moments critiques après avoir tapé à toutes les portes en vue de trouver des solutions aux multiples problèmes posés.

En effet, Milk-Rhumel annonce, à travers un communiqué de presse rendu public hier, la fermeture de son usine de production de lait à partir de demain. Cette décision est justifiée, précise le même communiqué signé le directeur de l’entreprise, M. Boulahbel Adel, par l’insuffisance de la quantité de poudre de lait attribué par l’ONIL. «Un quota dérisoire m’a été attribué, estimé à 20 tonnes par mois» souligne le communiqué.

Le responsable de l’entreprise donnera une autre précision concernant son incapacité à honorer ses engagements bancaires face à cette situation insoutenable. Ainsi, outre le chômage technique auquel fera face l’ensemble des travailleurs de cette unité de production, il sera question également de priver la population locale de ce produit de première nécessité.

En effet, les responsables de la Fédération nationale des producteurs de lait pasteurisé ont évoqué, il y a quelques semaines, le problème des quotas distribués par l’Office de lait. Ils ont durement critiqué le calcul «absurde» et «aberrant» fait par cet office pour décider des quantités de poudre à distribuer. «Des quantités qui restent en deçà des besoins exprimés», ont ils affirmé.

La précarité des modalités de distribution vient s’ajouter au mode de payement exigé par l’ONIL qui n’accepte que le payement cash, avant même de récupérer la poudre. Ceci, malgré le non payement des subventions réservées, au cours des derniers mois, avant d’arrêter le système de subvention aux producteurs. Les producteurs se trouvent devant une impasse, notamment pour ceux ayant contracté des crédits bancaires pour monter leur entreprise ou tout simplement pour s’approvisionner en poudre. La réponse des pouvoirs publics aux différentes doléances exprimées par les producteurs tarde à venir.

Par Nouria B.

 

    Haut

Le MDS en sortie a Bejaia  

Une candidature unique pour la présidentielle  

Le secrétaire général du mouvement démocratique et social (MDS) M. Hocine Ali, a plaidé, lors d’une conférence débat qu’il animé jeudi dernier à  Béjaïa, la présentation d’une candidature «unique» des démocrates lors des prochaines présidentielles. Une idée «arlésienne» qui  avait été lancée par le RCD dans le passé, avant d’être reprise par d’autres formations politiques, sans jamais voir le jour. En effet, s’exprimant devant une salle constituée de quelques dizaines de militants et sympathisants du parti, le SG du MDS appellera à un «large rassemblement des démocrates et des républicains» pour aller aux présidentielles 2009. L’orateur qui s’opposera à un troisième mandat pour le président de la république M. Abelaziz Bouteflika, fera ensuite une analyse sur la situation politique qui prévaut, jugeant nécessaire la construction d’un pôle démocratique capable de faire un contre poids sur   l’échiquier politique national.

M. Hocine estime «possible» une telle équation, dans la mesure où elle permet d’espérer que les démocrates pourraient faire un bon score et se prémunir d’un autre échec. 

Les partis démocrates et républicains peuvent, ainsi ,dira-t-il,  affronter avec beaucoup d’assurance les prochaines échéances électorales, dont la présidentielle.   

Tarek B.S.                

 

    Haut

Projets des 100 locaux commerciaux par commune

Le loyer mensuel varie entre 1 000  et 1 500 DA

Le nombre de projets réalisés depuis la mise en application du dispositif du micro-crédit s’élève à 42 791.

Cette formule de financement des projets au profit des jeunes lancée par l’Angem semble montrer son efficacité sur le terrain. Les chiffres avancés par les responsables de cette agence ne font que démontrer la performance des résultats obtenus. C’est du moins ce qu’a indiqué Djamel Ould Abbès en marge de la journée du regroupement portant sur l’évaluation des réalisations et des perspectives de développement, organisée hier au ministère de la Solidarité nationale. Une journée à laquelle ont pris part les directeurs d’agence de l’Angem au niveau du territoire national. Le nombre de projets concrétisés est appelé à être doublés d’ici à la fin de l’année en cours. Le ministre table sur le lancement définitif de 100 000 projets à la fin 2008. Les atouts qui contribueront à la réalisation de cette progression seront mis en œuvre également avec l’élargissement du réseau de l’Angem puisque le nombre des cellules d’accompagnement ouvertes au niveau du territoire national est de 500. «Ces agences ont pour mission d’accueillir, d’aider et d’orienter les jeunes dans le processus de création de leurs micro-entreprises, a expliqué le ministre.

La question relative à la possibilité de réaliser et d’élargir l’activité des micro-entreprises déjà en exercice a été également abordée lors de cette réunion. Le ministre a promis que cette question sera débattue au cours de cette journée.

Djamel Ould Abbès a également exhorté les jeunes à détracter des crédits auprès des banques compte tenu des facilitations accordées, notamment en matière d’allègement des conditions qui permettront d’avoir les crédits. «Le traitement du dossier et l’accord portant sur l’éligibilité du projet vont se faire désormais dans un délai ne dépassant pas trois mois, selon la circulaire du secrétariat de la chefferie du gouvernement» a-t-il expliqué. 

En ce qui concerne le projet de la réalisation des 100 locaux par commune, le ministre affirme que 90 000 unités ont été réalisées et sont prêtes à être réceptionnées.

«Ce projet se poursuit et nous comptons atteindre 154 000 locaux commerciaux d’ici à la fin de l’année» a expliqué Djamel Ould Abbès. Les jeunes promoteurs qui occuperont ces locaux payeront un loyer symbolique variant entre 1 000 et 1 500 DA par mois. «Au bout de cinq années d’activité, ces locaux seront la propriété des jeunes promoteurs» a-t-il affirmé. Ce regroupement, faut-il le noter, a été organisé sous forme d’ateliers pour faire l’évaluation sur les différents aspects de ce dispositif. Les thèmes retenus ont trait à la mise en œuvre du dispositif du micro-crédit, la gestion des antennes régionales et les activités de soutien.

Par Nouria B.

 

    Haut

Protection civile

Alerte sur les dangers des pétards

La célébration de la naissance du Prophète est l’une des fêtes où l’on enregistre souvent des  accidents plus ou moins graves, se produisant ici et là à travers l’ensemble du territoire national. Cela est effarent car ce genre d’accidents sont souvent attentatoires au cours normal d’une vie humaine, lui causant dans bien des cas un handicap à vie. Les circonstances de ce genre d’accidents dramatiques sont souvent liées au mauvais usage des pétards, ces produits que l’on qualifie de prohibés mais qui finissent toujours par inonder nos marchés à chaque approche de la célébration du Mawlid Ennabaoui. Ainsi et pour réduire autant que faire se peut des accidents résultants de l’usage indélicat des pétards, la direction de la Protection civile vient de publier un communiqué dans lequel une série de consignes de sécurité et de prévention contre le mauvais usage des pétards est mentionnée.  «L’utilisation abusive et dangereuse des pétards durant la fête du Mawlid Ennabaoui,  qui sont d’ailleurs interdits, cause chaque année des blessures graves aux personnes et des incendies dans les habitations et les établissements recevant du public» écrit-on dans le même document. Et de poursuivre : «Afin de réduire les conséquences découlant de l’utilisation de ces produits, la Protection civile appelle les citoyens, et particulièrement les jeunes, à un maximum de prudence en raison de la disponibilité sur le marché informel de ces produits ô combien dangereux». Il est donc recommandé, indique-t-on, de ne pas utiliser ces produits à l’intérieur des habitations, devant les hôpitaux, près des voitures, des stations d’essence et des écoles, et de ne pas les laisser à la portée des enfants. 

La Protection civile a aussi donné des consignes de sécurité quant  à la manipulation des bougies et cierges.  La source précise, à cet égard, que les bougies doivent être placées sur des supports stables et ininflammables, leur emplacement doit être loin des tentures et meubles afin d’éviter le déclenchement d’incendies et leur manipulation doit se faire en présence d’adultes. La Protection civile appelle également les parents à entreposer bien les bougies, les allumettes et les briquets, en les gardant hors de portée des enfants, et à enseigner à ces derniers à être prudents lorsqu’ils sont près d’une bougie allumée.

Il est conseillé en outre de ne jamais laisser une bougie allumée sans surveillance et préconisé d’utiliser les mèches incandescentes surtout au niveau des immeubles en raison du risque d’incendie.

Par K. Aoudia

 

    Haut

Tribunal criminel de Boumerdes

L’«émir» Sersoub condamné à 20 ans de réclusion criminelle

L’émir de la katibet  El Arkam, Alias Abdeldjebar, de son vrai nom Sersoub Abderrezak, a été condamné hier par contumace à la peine de vingt ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel près la cour de Boumerdès, pour les chefs d’accusation : appartenance à groupe terroriste armé, tentative de kidnapping et vols à main armé.

Deux autres individus F. Bekkar et H. Ali en liberté provisoire, sont inculpés aussi dans la même affaire. Ces derniers sont accusés  de non-dénonciation  de terroristes. Le procureur a requis la peine de trois ans de prison ferme. La défense, pour sa part, a plaidé non coupable et demande la relaxe. Après délibération, le tribunal a rejeté les accusations portées à leur encontre. Il s’est prononcé sur l’acquittement des deux accusés. Par ailleurs, dans la même journée, le tribunal criminel a condamné par contumace à la peine capitale, quatre terroristes en fuite. Il s’agit de B. Sofiane,  S. Salah, B. Mohamed et Z. Hocine pour les chefs d’accusation : apologie, tentative d’homicide volontaire avec préméditation et appartenance à groupe terroriste armé. Ces activistes terroristes, faut-il le rappeler, font partie d’une seriate qui écume la région de Legata-Bordj-Menaiel-Aïn El Hamra, d’où ils sont originaires. D’autres éléments de cette sériate, H. Mohamed, H. Djamel, A. Mohamed toujours en cavale sont accusés  d’appartenance à groupe terroriste armé.  Reconnus coupable des délits précités, ces derniers ont été condamnés aussi par contumace à une peine moins importante que leurs acolytes, soit à  vingt ans de réclusion criminelle.

A. A.

 

    Haut

 

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche