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4e congrès de
l’Organisation nationale des enfants de chouhada
Soutenir
Bouteflika pour un 3e mandat
Les
participants au 4e congrès de l’Organisation nationale des enfants
de chouhada (Onec) ont appelé hier le président de la République
Abdelaziz Bouteflika à réviser la Constitution et à présenter sa
candidature pour un troisième mandat à la tête du pays.
La déclaration a
été faite officiellement hier par le SG de l’Organisation, Tayeb
Houari, à l’ouverture des travaux du congrès qui se tient jusqu’à
demain à l’hôtel El Aurassi, sous le thème : «Fidélité, union et
continuité».
Avec une forte
présence de représentants de pays africains et arabes et pour la
première fois dans l’histoire de l’Organisation, le congrès a pris
un cachet international. D’un autre côté, la cérémonie d’ouverture a
été marquée par une forte présence de personnalités politiques et
membres du gouvernement, telles que le Chef du gouvernement
Abdelaziz Belkhadem et le SG du RND Ahmed Ouyahia. Cela en plus de
représentants de partis, organisations et associations.
Dans son
allocution d’ouverture, Tayeb Houari a insisté sur la particularité
de ce 4e congrès qui intervient, a-t-il dit, «dans des circonstances
nationale et internationale assez particulières, et qui se situe
surtout par la présence et la participation de représentants
d’enfants de martyrs des pays arabes et africains».
Intervenant à
l’occasion, Abdelaziz Belkhadem a déclaré que «l’Algérie qui a payé
un lourd tribut pour son indépendance ne permettra pas que son
histoire soit écrite en dehors de ses frontières ni par des plumes
qui visent à modifier et à occulter cette histoire». Le Chef du
gouvernement a ajouté à ce propos qu’il s’agit là d’une intension
manifeste
«de vouloir
enraciner le noyau d’une nouvelle forme de colonialisme». Il a
rappelé par ailleurs que «l’Algérie a mis tous les moyens à la
disposition des historiens et des organisations qui permettront aux
témoins de la guerre de Libération d’aider à l’écriture de
l’histoire de l’Algérie contemporaine» et a-t-il ajouté «ne
permettra pas à quiconque de franchir les limites et outrepasser les
principes et fondements tracés par les martyrs de la Révolution de
Novembre 1954». «Nous insistons encore une fois sur la récupération
de l’ensemble des archives prises par le colonialisme français» a
réitéré le Chef du gouvernement.
Revenant par
ailleurs sur l’histoire commune que partagent les pays du continent
africain avec le colonialisme sous toutes ses formes, M. Belkhadem a
souligné que l’ONEC est en proue pour défendre les acquis des pays
et la réconciliation nationale pour permettre le retour total de la
stabilité». Cela, a-t-il ajouté, qu’ «elle est toujours fidèle à ses
positions de solidarité avec les peuples opprimés et leur lutte pour
l’autodétermination et plus précisément aux peuples palestinien et
sahraoui».
Il est à
signaler que le 4e congrès, auquel participe environ un millier de
congressistes, et qui a élu son bureau avec pour membre et pour la
première fois une fille de chahid représentant la communauté
algérienne à l’étranger, a vu la participation des cellules Onec
des entreprises et une représentativité de l’Afrique du Sud, du
Mozambique, de l’Angola, du Yémen, de la Tunisie, de la Syrie. Cela
en plus de la participation d’une délégation représentant les
enfants de chouhada de la Palestine et une autre de la République
arabe sahraouie démocratique (RASD). Il va être aussi marqué
aujourd’hui par la présence d’une forte délégation politique et
ministérielle de la RASD conduite par le président sahraoui Mohamed
Abdelaziz. Laquelle participation coïncide avec la tenue à Manhasset
(New York) du quatrième round des négociations entre le Maroc et le
Front Polisario autour du conflit du Sahara occidental.
Par Habiba
Ghrib
Haut
Il revendique la libération de ses éléments contre les otages
autrichiens
Le GSPC tente
de reconstituer katibet Tarek Ibn Ziad
La liste des
détenus islamistes en Algérie dont le groupe salafiste pour la
prédication et le combat (GSPC) revendique la libération en
contrepartie de la libération du couple autrichien enlevé par cette
organisation terroriste en Tunisie contiendrait le nom de
Abdelmadjid K., alias Ossam Abou Okba, selon une source proche de ce
dossier. Il s’agit d’un ancien compagnon de Amari Saïfi, alias «Abderrezak
El Para» arrêté et remis par un pays africain à l’Algérie, ajoute
cette source. C’était un des membres de katibet Tarek Ibn Ziad créée
par Abderrezak El Para en 2003 et qui a organisé le rapt de 32
touristes européens dans le Sahara algérien. Abderrezak El Para
était à l’époque «émir» de la zone 5 du GSPC et comptait Mokhtar
Belmokhtar, alias Khaled Abou El Abbés, alias Laouer, parmi les
effectifs de cette katiba. L’ancien «émir» de la zone 5 du GSPC
avait mis Khaled Abou El Abbès à la tête de cette katiba après
l’obtention de 5 millions d’euros de la part du gouvernement
allemand en contrepartie de la libération des touristes que ces
terroristes tenaient en otage.
Ossam Abou Okba
faisait partie d’une serriat chargée de la protection de Abderrezak
El Para. Cette seriate composée à l’époque de 50 à 80 terroristes
était dirigée par un «officier exégète», un certain Abou Abdallah
Messaoud. Ossam Abou Okba faisait partie des éléments de katibet
Tarek Ibn Ziad quand ils s’étaient accrochés avec l’armée tchadienne
en sol tchadien. Plusieurs parmi eux ont trouvé la mort, d’autres
ont réussi à s’enfuir. Cette katiba était chargée d’alimenter les
maquis du GSPC en armes et munitions. Après le retrait de Mokhtar
Belmokhtar, l’actuel «émir» national du GSPC a tenté de mettre à la
tête de cette katiba un certain Hamid Abou Zeid avec pour mission
éventuelle de liquider physiquement Khaled Abou El Abbès. C’est ce
qu’a révélé un ex-«émir» de la zone 9 du GSPC celle où sévissait la
katibet Tarek Ibn Ziad, dans le Sahara algérien, Messaoud Abou Daoud,
repenti.
Une source bien
informée écarte, d’autre part, l’éventualité de la revendication du
GSPC de libérer Hassan Hattab, alias Abou Hamza, ex-«émir» national
du GSPC, pour le motif que ce dernier était en désaccord avec
Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, actuel «émir»
national de cette organisation terroriste et que Hassan Hattab s’est
repenti en se rendant de son plein gré aux forces de sécurité.
En revendiquant la
libération de proches collaborateurs de Abderrezak El Para, le GSPC
tenterait de remet-tre sur pied cette katiba dans le but d’alimenter
ses maquis en armes et munitions et, probablement, en matières
explosives.
Katibet Tarek Ibn
Ziad constitue par ailleurs une importante source de financement
pour le GSPC du fait qu’elle sévit dans le vol de véhicules dans le
Sahara algérien et leur vente dans des pays africains
limitrophes.
Par M. Abi
Haut
Après l’interview accordée à Reuters
Les priorités
du chef de l’Etat hiérarchisées
A une année de
l’expiration du mandat du président Bouteflika, il est aujourd’hui
difficile de deviner les projets politiques du locataire du Palais
d’El Mouradia. A-t-il oui ou non l’intention de briguer le troisième
mandat auquel l’exhorte le FLN et nombre d’associations ? Il faudra
encore attendre pour être fixé.
Et pour cause, ce
qui ressort de l’interview accordée à l’agence britannique Reuters,
c’est que la question n’est pas tranchée. Pourtant, est-on en
droit de croire à un an de la fin de cette mandature, Bouteflika
devrait savoir à quoi s’en tenir et quel avenir il se réserve. Et
si tel est cas et que dans son esprit la réponse est connue, il
n’en reste pas moins qu’il prend le soin de ne pas la laisser
transparaître. En fait, Bouteflika se dit plus préoccupé par le
présent que par une échéance qui n’interviendra que dans un an.
C’est ce qu’il affirme : «Pour l’instant, il s’agit pour moi
d’achever correctement mon deuxième mandat en espérant atteindre
tous les objectifs que je m’étais fixés et qui faisaient l’objet de
mon programme électoral». Cette réponse, loin d’être une surprise
est, pour les observateurs avertis, ce qu’il fallait dire au moment
où il le fallait. Et ce d’autant que Bouteflika se devait de donner
un signe après la forte pression exercée ces derniers temps par
les partisans à un troisième mandat. A leur sujet, il a du reste
précisé : «Que des organisations ou des partis politiques se
préoccupent déjà des prochaines élections présidentielles, je n’y
vois que la manifestation de l’intérêt que notre population et la
classe politique apportent à la vie politique et au devenir de notre
pays. C’est une preuve de maturité politique dont je ne peux que me
réjouir». Et que l’on se rassure, si le président a évité de se
positionner sur la présidentielle de 2009, ce n’est nullement pour
une quelconque incapacité physique. Son état de santé n’intervient
nullement en ligne de compte. Du reste, le président Bouteflika a
affirmé à ce sujet que «tout le monde sait que j’ai été malade et
que j’ai dû suivre une convalescence sérieuse. Mais maintenant,
j’ai repris mes activités normales et je ne pense pas que mon état
de santé doive encore susciter des commentaires ou des supputations
plus ou moins fantaisistes», a-t-il conclu. A bon entendeur... En
fait, Bouteflika a réagi en président avisé, soucieux de ne pas
donner le signal de départ à une polémique qui ne peut être que
stérile à un an du prochain rendez-vous présidentiel. Achever ce qui
est entrepris depuis avril 2004 est de son point de vue l’urgence à
laquelle il doit s’atteler et à laquelle il doit consacrer toute son
énergie. Il sait que sa réélection est intervenue sur la base
d’engagements électoraux pris et que la population attend,
légitimement, leur concrétisation. Partant il ne pouvait faire
l’impasse sur ces attentes, exprimées parfois de manière bruyante,
quand bien même le pays a enregistré nombre de réalisations. Car de
là à affirmer que rien n’a été fait ces dernières années, il y a un
pas que seuls ceux qui sont frappés de cécité franchiront. Du reste
dans l’interview accordée à l’agence Reuters, Abdelaziz Bouteflika
ne manquera pas de souligner que l’Algérie a récupéré, depuis
1999, «la place qui est la sienne dans le concert des nations». Mais
assurément, le président sait que la population ne va pas se
contenter de cela. Et pour cause, l’agitation qui secoue le front
social est un élément à ne pas négliger. L’autre volet important
est la situation sécuritaire. Les derniers attentats enregistrés ont
été l’occasion pour certains de crier à l’échec de la politique de
réconciliation initiée par le président Bouteflika et plébiscitée
par le peuple en 2005. Mais «quel pays peut aujourd’hui être assuré
contre toute attaque terroriste, alors que nous voyons de telles
attaques se développer un peu partout dans le monde» demandera-t-il.
Bouteflika indiquera que «la politique de réconciliation
nationale, plébiscitée par notre peuple, a contribué au
rétablissement de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du
territoire de notre République». Toutefois, il a relevé que «malgré
cela, à l’instar de tout autre pays, l’Algérie ne peut prétendre à
une sécurité absolue», affirmant que «nous devons, avec les moyens
légaux de l’Etat, lutter encore contre le crime organisé quelles que
soient les dénominations sous lesquelles on peut le désigner». Il
a estimé que ce phénomène est «transnational», assurant qu’il sera
«plus facilement réduit par le renforcement d’une coopération
internationale loyale en la matière». Au plan économique et au
registre de la lutte contre le commerce informel, il a fait savoir
sur ce plan que des mesures d’ordre législatif et réglementaire ont
été prises pour lutter contre la corruption, le blanchiment
d’argent, la contrebande et la contrefaçon, ajoutant que «d’autres
mesures ont visé la modernisation et le renforcement des dispositifs
de contrôle». En ce sens, il a expliqué que «les réformes en cours
ont permis une meilleure bancarisation de l’économie, la réduction
de la pression fiscale, la libéralisation du commerce extérieur, la
convertibilité commerciale de la monnaie nationale, la
simplification des formalités douanières (...)», estimant que «c’est
autant de facteurs qui doivent concourir à l’assèchement des
activités dans la sphère informelle». Il a fait également savoir que
«les retombées de ces réformes montrent que les investissements
directs étrangers, initialement fortement concentrés dans le secteur
des hydrocarbures, amorcent, depuis 2006, une tendance à une
meilleure diversification sectorielle». Autant de réalisations qui
ont été faites, mais que l’on veut occulter à dessein lorsqu’on
évoque le bilan de ce mandat présidentiel. L’autre dossier sur
lequel Bouteflika est en droit de ressentir quelque satisfaction en
dépit du fait que des progrès sont encore à espérer, est celui qui
a trait aux relations algéro- françaises. Et pour cause, des
«évolutions remarquables» dans différents domaines ont été
enregistrées , et ce, même si elles «n’ont pas encore donné leur
pleine mesure», et qu’il faille sortir la coopération économique
entre les deux pays, «de la logique purement commerciale et franchir
le pas vers un partenariat qu’on ne saurait dissocier d’un
accroissement substantiel du flux d’investissements.»
Par Selma M.
Haut
Parti des travailleurs
Louisa Hanoune
critique Belkhadem
C’est une Louisa
Hanoune ayant repris un peu du poil de la bête qui a tenu à «dire
certaines vérités» hier, lors d’un point de presse tenu à la clôture
de la réunion du secrétariat national du Parti des travailleurs.
Ouvrant le bal par un retour sur la célébration de la Journée de la
femme, la dame du PT a dénoncé «le caractère festif de la
célébration de cette journée», en y voyant «une volonté de vider le
8 mars de son contenu». Car, estime-t-elle, «il n’y a pas de quoi
venir se gargariser de discours et de chiffres sur la situation de
la femme». Une situation «des plus difficiles actuellement»
affirme-t-elle ; la femme étant «la victime principale de la
politique économique et social suivie aujourd’hui». Pour le Parti
des travailleurs, affirme-t-elle, la célébration de la Journée de la
femme ne s’arrête pas à la seule journée du 8 mars mais représente
«tout le combat
pour la consécration des droits juridiques, politiques et sociaux de
la femme». A ce propos, Mme Hannoune retrouve ses premiers pas dans
le militantisme et qualifie le code de la famille élaboré en 1984
comme étant «un code rétrograde et étranger à notre société» et les
amendements introduits en 2005 comme «futiles». D’ailleurs,
souligne-t-elle, «il est en contradiction avec la Constitution qui,
elle, par exemple, garantit le droit du travail aux femmes». Des
arguments suffisants, selon elle, pour passer à son «abrogation ou
son amendement dans le fond». Par ailleurs, et toujours dans le même
registre, elle a indiqué que sa formation n’est pas «concernée» par
les déclarations du président de la République concernant la
responsabilité des partis dans l’exclusion des femmes de la
responsabilité politique, estimant que le président «a été induit en
erreur». Enchaînant sur ce constat peu reluisant de la situation de
la femme, la responsable du Parti des travailleurs a estimé que la
politique actuelle prônée par le gouvernement est «inconséquente et
incohérente». «Le tramway ne peut rien régler à lui seul s’il n’y a
pas une véritable politique d’industrialisation du pays» a-t-elle
estimé. Critiquant l’accord avec l’Union européenne et
l’empressement du gouvernement à adhérer à l’OMC, dans un contexte
marqué surtout par la déréglementation au niveau du marché mondial
devant laquelle l’Algérie s’est retrouvé impuissante de gérer les
moindres effets, elle s’est demandé «pourquoi le gouvernement veut à
tout prix se jeter entre les mains de ces organisations ?».
D’autant, ajoute-t-elle, que
«les échanges
entre notre pays et l’Union européenne sont très inégaux». Les
exportations algériennes envers les pays de l’Europe «ne dépassent
pas un milliard d’euros du fait des restrictions imposées par
l’accord d’association» a-t-elle indiqué. Des restrictions,
affirme-t-elle, «qui sont à sens unique». Pour Mme Hanoune, «à
l’avenir ce sera encore l’anarchie totale et personne ne pourra
intervenir ou sauver quoi que ce soit». Cette «politique de
l’autruche» doit cesser, selon Mme Hannoune qui dénonce, par
ailleurs,
«le désengagement
de l’Etat et le remplacement du monopole de l’Etat par le monopole
du privé», ce qui génère «une dangereuse dislocation du tissu
social». Exigeant «un bilan de la politique de privatisation», elle
émet des critiques claires envers Belkhadem et plusieurs membres de
son gouvernement d’être «incohérents» et de «s’auto-glorifier». «Il
y a un Chef du gouvernement qui reconnaît l’échec de la politique de
privatisation devant le Conseil des ministres, mais se présente
devant le CPE et demande d’accélérer le bradage». La privatisation
du CPA, de la BDL et d’AGENOR relève de «l’aventurisme»,
affirme-t-elle, en demandant «le retrait de la loi sur la concession
des mines promulguée en 2001». S’en prenant au ministre des Finances
et à la ministre déléguée à la Réforme bancaire, qui tiennent encore
à la privatisation du CPA, elle a indiqué qu’«aujourd’hui, ce n’est
plus la crise des subprimes qui nous menace mais une véritable
récession économique mondiale». De plus, indique-t-elle au passage,
la BDL contient «les dépôts hypothécaires des gens et les réserves
nationales en or qui sont évaluées à 10 tonnes». Enfin, et sur le
plan organique, le Parti des travailleurs poursuit l’opération de
renouvellement de ses bureaux de wilaya. Une opération entamée en
décembre passé et qui se poursuit encore.
Par Boudjemaâ
Medjkoun
Haut
Le syndicat SNPSSP a tenu son congrès électif
Les médecins
spécialistes prêts pour la grève d’avril
Dans un point de
presse tenu hier au siège national du syndicat, le
Dr Yousfi,
président réélu à la tête du SNPSSP, a fait part des entraves
rencontrées par son organisation dans sa quête de l’activité dans la
légalité.
Le syndicat
national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) a
renouvelé ses structures au cours d’un congrès électif tenu le
week-end dernier, et ce, afin de continuer le mouvement de
protestation engagé dans le cadre de la Coordination des syndicats
autonomes de la Fonction publique. Dans un point de presse tenu hier
au siège national de syndicat, le Dr Yousfi, président réélu à la
tête du SNPSSP, a fait part des entraves rencontrées par son
organisation dans sa quête de l’activité dans la légalité.
L’organisation du congrès n’a pas été évidente en raison du refus
masqué du ministère de la Santé pour la délivrance de l’autorisation
de la tenue du congrès dans l’enceinte de l’hôpital de Ben Aknoun.
La wilaya d’Alger a également accusé beaucoup de retard pour donner
son accord au SNPSSP afin qu’il tienne sa rencontre au niveau de la
mutuelle des travailleurs du bâtiment et des matériaux de
construction à Zeralda. En plus de quelques modifications au niveau
du statut, les congressistes, délégués de 40 wilayas, ont renouvelé
l’adoption du plan d’action du bureau partant. Ainsi, le maintien de
la grève nationale en avril prochain a été plébiscité par ces
congressistes qui ont donné le feu vert au Conseil national de
s’engager dans les mouvements de protestation à prévoir dans le
cadre de la Coordination nationale des syndicats de la Fonction
publique qui regroupe 13 syndicats, dont six sont issus de la santé.
Si le syndicat a choisi de lutter dans le cadre de la coordination,
explique le Dr Yousfi, c’est parce que c’est le gouvernement qui
devrait répondre aux préoccupations des syndicats, du moment que les
ministères ne sont pas habilités à régler la situation de blocage
qui prévaut actuellement. Cette situation de blocage est engendrée
notamment par la promulgation des statuts particuliers sans
consulter les syndicats autonomes. Dans le cas des spécialistes, le
syndicats, tout en se disant «ouverts au dialogue avec le
ministère», ne manquent pas de hausser le ton après «la trahison» de
la tutelle concernant le fait que le statut promulgué conjointement
dans le cadre de la commission mixte a été mis de côté, et au
ministère de signer un texte dont il n’a jamais été convenu avec le
syndicat. Ce dernier réserve plusieurs actions de protestation.
«Nous avons
adressé un message au ministère de la Santé en lui accordant un
ultimatum de quelques jours pour donner suite à nos préoccupations,
dans le cas où le département de Tou persiste dans son mutisme pour
honorer ses engagements (application du statuts convenu lors des
négociations entre les deux parties)». A souligner que les syndicats
affiliés à la Coordination de la Fonction publique sont en train de
discuter, chacun dans ses structures, du mot d’ordre pour la grève
du mois d’avril prochain. Il convient de rappeler enfin qu’une
assemblée générale se tiendra le 27 du mois en cours pour fixer les
modalités et la date de la prochaine grève.
Par Fatima Arab
Haut
La crise du lait refait surface
Milk-Rhummel
annonce la fermeture de son entreprise
La sonnette
d’alarme est encore une fois tirée dans la filière du lait. Les
producteurs privés de lait pasteurisé se trouvent dans l’embarras et
ne savent plus a quel saint se vouer.
La situation
semble atteindre un seuil insurmontable puisque aucune mesure n’a
été prise pour régler le problème de quota, fortement critiqué par
les producteurs. La disponibilité de la poudre de lait n’a pas pour
autant réglé, de façon définitive, la crise de lait, étant donné que
le système de distribution de cette dernière ne répond pas
favorablement aux besoins des producteurs. Le feuilleton vécu, il y
a quelques années, concernant la mise des clés sous le paillasson de
plusieurs unités de production de lait semble resurgir. Le cri de
détresse lancé par la laiterie Milk-Rhumel de Constantine n’est que
le mauvais présage pour le début d’une crise sans antécédent.
L’entreprise semble passer des moments critiques après avoir tapé à
toutes les portes en vue de trouver des solutions aux multiples
problèmes posés.
En effet,
Milk-Rhumel annonce, à travers un communiqué de presse rendu public
hier, la fermeture de son usine de production de lait à partir de
demain. Cette décision est justifiée, précise le même communiqué
signé le directeur de l’entreprise, M. Boulahbel Adel, par
l’insuffisance de la quantité de poudre de lait attribué par l’ONIL.
«Un quota dérisoire m’a été attribué, estimé à 20 tonnes par mois»
souligne le communiqué.
Le responsable de
l’entreprise donnera une autre précision concernant son incapacité à
honorer ses engagements bancaires face à cette situation
insoutenable. Ainsi, outre le chômage technique auquel fera face
l’ensemble des travailleurs de cette unité de production, il sera
question également de priver la population locale de ce produit de
première nécessité.
En effet, les
responsables de la Fédération nationale des producteurs de lait
pasteurisé ont évoqué, il y a quelques semaines, le problème des
quotas distribués par l’Office de lait. Ils ont durement critiqué le
calcul «absurde» et «aberrant» fait par cet office pour décider des
quantités de poudre à distribuer. «Des quantités qui restent en deçà
des besoins exprimés», ont ils affirmé.
La précarité des
modalités de distribution vient s’ajouter au mode de payement exigé
par l’ONIL qui n’accepte que le payement cash, avant même de
récupérer la poudre. Ceci, malgré le non payement des subventions
réservées, au cours des derniers mois, avant d’arrêter le système de
subvention aux producteurs. Les producteurs se trouvent devant une
impasse, notamment pour ceux ayant contracté des crédits bancaires
pour monter leur entreprise ou tout simplement pour s’approvisionner
en poudre. La réponse des pouvoirs publics aux différentes doléances
exprimées par les producteurs tarde à venir.
Par Nouria B.
Haut
Le MDS en sortie a Bejaia
Une candidature
unique pour la présidentielle
Le secrétaire
général du mouvement démocratique et social (MDS) M. Hocine Ali, a
plaidé, lors d’une conférence débat qu’il animé jeudi dernier à
Béjaïa, la présentation d’une candidature «unique» des démocrates
lors des prochaines présidentielles. Une idée «arlésienne» qui
avait été lancée par le RCD dans le passé, avant d’être reprise par
d’autres formations politiques, sans jamais voir le jour. En effet,
s’exprimant devant une salle constituée de quelques dizaines de
militants et sympathisants du parti, le SG du MDS appellera à un
«large rassemblement des démocrates et des républicains» pour aller
aux présidentielles 2009. L’orateur qui s’opposera à un troisième
mandat pour le président de la république M. Abelaziz Bouteflika,
fera ensuite une analyse sur la situation politique qui prévaut,
jugeant nécessaire la construction d’un pôle démocratique capable de
faire un contre poids sur l’échiquier politique national.
M. Hocine estime
«possible» une telle équation, dans la mesure où elle permet
d’espérer que les démocrates pourraient faire un bon score et se
prémunir d’un autre échec.
Les partis
démocrates et républicains peuvent, ainsi ,dira-t-il, affronter
avec beaucoup d’assurance les prochaines échéances électorales, dont
la présidentielle.
Tarek B.S.
Haut
Projets des 100 locaux commerciaux par commune
Le loyer
mensuel varie entre 1 000 et 1 500 DA
Le nombre de
projets réalisés depuis la mise en application du dispositif du
micro-crédit s’élève à 42 791.
Cette formule de
financement des projets au profit des jeunes lancée par l’Angem
semble montrer son efficacité sur le terrain. Les chiffres avancés
par les responsables de cette agence ne font que démontrer la
performance des résultats obtenus. C’est du moins ce qu’a indiqué
Djamel Ould Abbès en marge de la journée du regroupement portant sur
l’évaluation des réalisations et des perspectives de développement,
organisée hier au ministère de la Solidarité nationale. Une journée
à laquelle ont pris part les directeurs d’agence de l’Angem au
niveau du territoire national. Le nombre de projets concrétisés est
appelé à être doublés d’ici à la fin de l’année en cours. Le
ministre table sur le lancement définitif de 100 000 projets à la
fin 2008. Les atouts qui contribueront à la réalisation de cette
progression seront mis en œuvre également avec l’élargissement du
réseau de l’Angem puisque le nombre des cellules d’accompagnement
ouvertes au niveau du territoire national est de 500. «Ces agences
ont pour mission d’accueillir, d’aider et d’orienter les jeunes dans
le processus de création de leurs micro-entreprises, a expliqué le
ministre.
La question
relative à la possibilité de réaliser et d’élargir l’activité des
micro-entreprises déjà en exercice a été également abordée lors de
cette réunion. Le ministre a promis que cette question sera débattue
au cours de cette journée.
Djamel Ould Abbès
a également exhorté les jeunes à détracter des crédits auprès des
banques compte tenu des facilitations accordées, notamment en
matière d’allègement des conditions qui permettront d’avoir les
crédits. «Le traitement du dossier et l’accord portant sur
l’éligibilité du projet vont se faire désormais dans un délai ne
dépassant pas trois mois, selon la circulaire du secrétariat de la
chefferie du gouvernement» a-t-il expliqué.
En ce qui concerne
le projet de la réalisation des 100 locaux par commune, le ministre
affirme que 90 000 unités ont été réalisées et sont prêtes à être
réceptionnées.
«Ce projet se
poursuit et nous comptons atteindre 154 000 locaux commerciaux d’ici
à la fin de l’année» a expliqué Djamel Ould Abbès. Les jeunes
promoteurs qui occuperont ces locaux payeront un loyer symbolique
variant entre 1 000 et 1 500 DA par mois. «Au bout de cinq années
d’activité, ces locaux seront la propriété des jeunes promoteurs»
a-t-il affirmé. Ce regroupement, faut-il le noter, a été organisé
sous forme d’ateliers pour faire l’évaluation sur les différents
aspects de ce dispositif. Les thèmes retenus ont trait à la mise en
œuvre du dispositif du micro-crédit, la gestion des antennes
régionales et les activités de soutien.
Par Nouria B.
Haut
Protection civile
Alerte sur les
dangers des pétards
La célébration de
la naissance du Prophète est l’une des fêtes où l’on enregistre
souvent des accidents plus ou moins graves, se produisant ici et là
à travers l’ensemble du territoire national. Cela est effarent car
ce genre d’accidents sont souvent attentatoires au cours normal
d’une vie humaine, lui causant dans bien des cas un handicap à vie.
Les circonstances de ce genre d’accidents dramatiques sont souvent
liées au mauvais usage des pétards, ces produits que l’on qualifie
de prohibés mais qui finissent toujours par inonder nos marchés à
chaque approche de la célébration du Mawlid Ennabaoui. Ainsi et pour
réduire autant que faire se peut des accidents résultants de l’usage
indélicat des pétards, la direction de la Protection civile vient de
publier un communiqué dans lequel une série de consignes de sécurité
et de prévention contre le mauvais usage des pétards est
mentionnée. «L’utilisation abusive et dangereuse des pétards durant
la fête du Mawlid Ennabaoui, qui sont d’ailleurs interdits, cause
chaque année des blessures graves aux personnes et des incendies
dans les habitations et les établissements recevant du public»
écrit-on dans le même document. Et de poursuivre : «Afin de réduire
les conséquences découlant de l’utilisation de ces produits, la
Protection civile appelle les citoyens, et particulièrement les
jeunes, à un maximum de prudence en raison de la disponibilité sur
le marché informel de ces produits ô combien dangereux». Il est donc
recommandé, indique-t-on, de ne pas utiliser ces produits à
l’intérieur des habitations, devant les hôpitaux, près des voitures,
des stations d’essence et des écoles, et de ne pas les laisser à la
portée des enfants.
La Protection
civile a aussi donné des consignes de sécurité quant à la
manipulation des bougies et cierges. La source précise, à cet
égard, que les bougies doivent être placées sur des supports stables
et ininflammables, leur emplacement doit être loin des tentures et
meubles afin d’éviter le déclenchement d’incendies et leur
manipulation doit se faire en présence d’adultes. La Protection
civile appelle également les parents à entreposer bien les bougies,
les allumettes et les briquets, en les gardant hors de portée des
enfants, et à enseigner à ces derniers à être prudents lorsqu’ils
sont près d’une bougie allumée.
Il est conseillé
en outre de ne jamais laisser une bougie allumée sans surveillance
et préconisé d’utiliser les mèches incandescentes surtout au niveau
des immeubles en raison du risque d’incendie.
Par K. Aoudia
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Tribunal criminel de Boumerdes
L’«émir»
Sersoub condamné à 20 ans de réclusion criminelle
L’émir de la
katibet El Arkam, Alias Abdeldjebar, de son vrai nom Sersoub
Abderrezak, a été condamné hier par contumace à la peine de vingt
ans de réclusion criminelle par le tribunal criminel près la cour de
Boumerdès, pour les chefs d’accusation : appartenance à groupe
terroriste armé, tentative de kidnapping et vols à main armé.
Deux autres
individus F. Bekkar et H. Ali en liberté provisoire, sont inculpés
aussi dans la même affaire. Ces derniers sont accusés de
non-dénonciation de terroristes. Le procureur a requis la peine de
trois ans de prison ferme. La défense, pour sa part, a plaidé non
coupable et demande la relaxe. Après délibération, le tribunal a
rejeté les accusations portées à leur encontre. Il s’est prononcé
sur l’acquittement des deux accusés. Par ailleurs, dans la même
journée, le tribunal criminel a condamné par contumace à la peine
capitale, quatre terroristes en fuite. Il s’agit de B. Sofiane, S.
Salah, B. Mohamed et Z. Hocine pour les chefs d’accusation
: apologie, tentative d’homicide volontaire avec préméditation et
appartenance à groupe terroriste armé. Ces activistes terroristes,
faut-il le rappeler, font partie d’une seriate qui écume la région
de Legata-Bordj-Menaiel-Aïn El Hamra, d’où ils sont originaires.
D’autres éléments de cette sériate, H. Mohamed, H. Djamel, A.
Mohamed toujours en cavale sont accusés d’appartenance à groupe
terroriste armé. Reconnus coupable des délits précités, ces
derniers ont été condamnés aussi par contumace à une peine moins
importante que leurs acolytes, soit à vingt ans de réclusion
criminelle.
A. A.
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