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15e Sommet des
non-alignés
Plaidoyer pour
un nouvel ordre mondial
Le Président
Bouteflika a souligné que le mouvement des non-alignés se doit de
rester à l’avant-garde de la promotion d’un nouvel ordre
international «porteur d’un multilatéralisme novateur, fait
d’ouverture réciproque, de compréhension mutuelle et de solidarité
active».
Après les riches
qui se sont réunis la semaine dernière dans le cadre du G 8 +5 (pays
émergents) en Italie pour trouver une issue à la crise économique
mondiale qui persiste toujours, hier en Egypte, c’était au tour des
pauvres et des pays en voie de développement de ce concerter dans
le cadre des non-alignés (MNA) sur cette crise qui ne les épargne
pas, et surtout défendre la place d’un mouvement qui veut se
positionner comme un groupement fort économiquement et
politiquement. Dans ce cadre, une cinquantaine de dirigeants des
différents Etats membres des non-alignés dont le Président
Bouteflika ont plaidé pour un nouvel ordre politique et économique
mondial devant assurer une participation effective des pays du
Mouvement dans la prise de décision et prenant en considération
leurs propres préoccupations.
Le Président
Bouteflika a souligné que le mouvement des non- alignés se doit de
rester à l’avant-garde de la promotion d’un nouvel ordre
international «porteur d’un multilatéralisme novateur, fait
d’ouverture réciproque, de compréhension mutuelle et de solidarité
active». Car selon lui, on est dans un temps manifestement
difficile, où les doutes et les désillusions continuent de
contrarier la quête des idéaux de paix et de développement.
Il a estimé que le
constat unanime qui s’impose aujourd’hui est que la réponse à la
gravité de cette crise systémique ne saurait se satisfaire de
réformes conjoncturelles. C’est la raison pour laquelle il appelle à
une rupture avec «les approches partielles et superficielles suivies
jusque-là et qui sont totalement en déphasage avec les réalités du
monde, parce que décidées dans des cercles restreints
insuffisamment représentatifs des intérêts de l’ensemble de la
communauté internationale». Evoquant la marginalisation des pays du
Sud et leur exclusion des sphères où sont prises les décisions qui
commandent la conduite de la politique économique mondiale, il a
affirmé que ces comportements ne peuvent raisonnablement continuer ;
avant d’ajouter qu’il y a une nécessité d’une gestion
transparente, responsable, efficiente et solidaire de
l’interdépendance qui permettrait d’assurer à tous les bienfaits de
la croissance et de la prospérité. Selon lui, le nouvel ordre
international que «nous revendiquons est celui qui sera basé sur le
respect scrupuleux des obligations qui incombent à tout un chacun en
vertu de la Charte des Nations unies, en particulier notre
engagement à vivre en paix et en sécurité les uns avec les autres
dans un esprit de tolérance et de bon voisinage». A ce titre, il a
appelé à «mettre un terme au désordre économique mondial et à la
récession qui s’opposent à nos ambitions tant individuelles que
collectives de développement et de progrès».
Par ailleurs, il
a salué la position de Mouvement des non-alignés en faveur d’un
règlement du conflit du Sahara occidental affirmant la
disponibilité de l’Algérie à coopérer.
Evoquant la
réforme de l’ONU, il a estimé que cette réforme ne sera ni complète
ni satisfaisante sans un élargissement du Conseil de sécurité pour
être plus représentatif et sans la révision substantielle de ses
méthodes de travail pour une meilleure transparence et efficacité.
Le président du Conseil d’Etat cubain, Raul Castro a demandé que ce
nouvel ordre mondial prenne en considération les conditions
particulières dans lesquelles évoluent les pays en développement.
Selon lui, les pays riches sont à l’origine de cette crise du fait
de l’impact du déséquilibre structurel et de l’absence de réalisme
dans l’ordre économique mondial qui se nourrit de la consommation et
de la souffrance des pays pauvres.
Le même plaidoyer
a été fait par le président égyptien,
M. Moubarak qui a
estimé qu’il est temps d’instaurer un nouvel ordre politique et
économique mondial plus équitable prenant en compte les intérêts de
tous les pays et les priorités des pays en voie de développement.
Le président
soudanais, Omar El-Bechir s’est étalé sur la coopération entre les
pays du Sud et à conforter la solidarité entre ces pays pour la mise
en œuvre des objectifs et des intérêts communs, soulignant que les
pays pauvres sont les premières victimes de cette crise.
Quant à Maamar El
Keddafi, il a proposé la création, au sein du Mouvement des
non-alignés, d’un conseil de sécurité qui se chargera de se
prononcer sur les différents conflits susceptibles de surgir dans
les pays membres du mouvement. De son coté, le secrétaire général
de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé à la tenue d’un sommet en 2010 sur
les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), en vue
d’encourager les pays développés à aider et accompagner les pays
pauvres dans le monde.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Loi
de finances complémentaire 2009
Elle sera
promulguée par ordonnance présidentielle
Le projet de loi
de finances complémentaire de 2009 sera présenté le 29 juillet en
Conseil des ministres. C’est ce que nous avons appris hier d’une
source du ministère des Finances. Ce texte qui a été examiné en
Conseil de gouvernement en début de ce mois, attend toujours que le
Président Bouteflika tranche sur certaines mesures sensibles
qu’il contient, notamment l’augmentation de la taxe sur les
véhicules et consacrer la décision du chef de l’Etat de limiter
l’investissement des sociétés étrangères en Algérie à 49% pour que
les investisseurs locaux puissent disposer d’une part de 51% du
capital. A cet effet, ce texte sera promulgué par voie d’ordonnance
présidentielle et non par voie d’un projet de loi, selon la même
source. Selon une première lecture de ce choix, il y aurait une
volonté d’éviter la polémique au sein du Parlement, notamment en ce
qui concerne l’augmentation de la taxe sur les véhicules neufs qui
figure comme une proposition dans ce nouveau texte dans le but de
barrer la route aux concessionnaires qui n’ont apparemment pas revu
à la baisse les importations de véhicules malgré la taxe introduite
dans la loi de finances complémentaire de 2008 puis la loi de
finances de 2009. A rappeler que malgré le débat houleux qu’a
suscité cette taxe avec le refus même du parti majoritaire de
l’Assemblée populaire nationale, d’autant que le citoyen sera
pénalisé de son côté par cette nouvelle charge, la majorité de
l’Alliance présidentielle a été obligée de faire passer cette
procédure afin de ne pas bloquer tout un budget d’Etat. Cette
nouvelle taxe viendra s’ajouter à celle en vigueur depuis juillet
2008. La taxe actuelle concerne les véhicules importés par des
particuliers ou achetés auprès des concessionnaires automobiles
locaux. Elle varie entre 50 000 dinars et 150 000 dinars. On parle
déjà d’une taxe qui sera la même que celle introduite l’année
dernière. Si elle est retenue, les acquéreurs devront débourser
entre 100 000 et 300 000 dinars supplémentaires, en fonction de la
marque et de la puissance du véhicule.
A noter que les
concessionnaires automobiles vendent plus de 200 000 véhicules par
an en Algérie. A ce titre, le ministre des Finances a appelé les
constructeurs automobiles à venir investir en Algérie dans la
fabrication et le montage d’automobiles.
D’autre part, il
n’est pas précisé si la loi consacrera la décision du président de
la République de limiter l’investissement des sociétés étrangères en
Algérie à 49% pour que les investisseurs locaux puissent disposer
d’une part de 51% du capital. Pour éviter la confrontation avec les
parlementaires favorables aux investissements directs étrangers et
contre la suprématie des opérateurs locaux, selon les déclarations
du ministre devant le Parlement, les mesures visant à promouvoir
l’investissement national sont contenues dans le projet de loi de
finances. Parmi les mesures introduites également dans ce texte, il
y a la lutte contre la fraude fiscale, la réduction des
importations, l’emploi des jeunes et la bourse des étudiants. Les
enveloppes budgétaires prévues par le projet de loi de finances
complémentaire iront à des secteurs-clés : au premier rang
l’agriculture, dans le cadre de la réduction de la facture
alimentaire qui pénalise la balance de paiement de l’Algérie. Il
sera procédé aussi à l’augmentation des bourses des étudiants de 50%
pour atteindre environ 5 000 dinars par trimestre et une enveloppe
en faveur du soutien à l’emploi de jeunes. Pour la période de 2009
à 2013, il est prévu la création de 3 millions de postes d’emploi.
A cet effet, ce texte contiendra des dispositions orientées vers
la baisse de la pression fiscale.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Rina Sherman se confie au «Jour d’Algérie»
Les nuisances
du lobby anti-algérien
Rina Sherman, sud
africaine, est cinéaste, docteur d’Etat, depuis 1990, chercheur et
écrivain. Rina Sherman a été la compagne de Didier Contant, grand
reporter français et ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma,
auteur d’une enquête menée en Algérie sur l’assassinat des 7 moines
de Tibhérine, en 1996. Elle est le plus proche des témoins de cette
victime du «qui tue qui ?»
Entretien
réalisé par Mounir Abi
Le Jour
d’Algérie : Comment qualifiez-vous le fait que le général Buchwalter
a fait sa déposition en ne se basant sur aucune preuve matérielle
dans l’affaire de l’assassinat des sept moines ?
Rina Sherman : En
effet, l’ancien attaché militaire de l’Ambassade de France à Alger
s’inspire de propos anonymes du frère d’un officier algérien. Il
n’explique pas pourquoi il n’y avait pas de trous de balle dans la
tête des moines, étant donné que les tirs auraient eu lieu d’un
hélicoptère en vol. Le diplomate français ne précise pas non plus
comment l’engin a-t-il pu atterrir dans de telles conditions pour «
voir » sur qui ils avaient tiré ? Il paraît que le général demande à
parler depuis quelque temps déjà. Et d’ailleurs, il existe deux
autres versions différentes de cette histoire; il y a celle qui a
été relatée dans le livre de Kiser et celle qui a été donnée par un
diplomate anonyme en Finlande. Ce qui est préoccupant, c‘est la
façon dont la presse française, à chaque fois, se précipite en masse
pour confirmer ces informations, sans enquête ni preuve concrète de
leurs affirmations. C’est une piètre façon de faire du journalisme
et l’on est en droit de s’interroger sur ce qui motive ces
journalistes.
Justement,
comment expliquez-vous qu’une partie de la presse française se fasse
le relais d’une telle accusation non argumentée ?
Je qualifie cette
manière sensationnaliste de faire du journalisme comme typique des
méthodes utilisées par le groupe de pression le «Qui tue qui ?». On
en a vu d’autres et l’on en verra encore d’autres.
Croyez-vous que
ce soit une affaire algéro-algérienne du fait que ces 7 moines ont
été assassinés en Algérie et avaient la nationalité algérienne?
Il s’agit d’une
question d’êtres humains, qui s’inscrit dans un contexte de
massacres organisés à grande échelle par des terroristes, les GIA,
qui, au nom de la religion, ont tué 150 000 personnes, voire plus,
dont les moines du Monastère de Tibhirine. Les familles des victimes
du terrorisme sont en droit de savoir ce qui est arrivé à leurs
proches.
Comment
interprétez-vous le fait que cette affaire a été déterrée 13 ans
après ?
La mort de moines
de Tibhirine, disposant d’une capitale émotion très fort auprès du
public français, resurgit à intervalle régulier, relayé par la
presse française qui se précipite pour affirmer à grande pompe les
informations. En 2008, nous avions justement le diplomate en
Finlande. Cette année, nous avons le général en personne.
Un mot sur les
pressions subies par Didier Contant, qui a été votre compagnon, par
les partisans du «Qui tue qui?» en France
Didier Contant n’a
pas pu publier les résultats de sa dernière enquête à Médéa et à
Blida sur la mort des moines, parce que ses confrères l’ont accusé
auprès des rédactions parisiennes de travailler pour les services
algériens dans le cadre de son investigation. Les journalistes des
rédactions concernées n’ont pas vérifié ces mensonges, mais ont
préféré mettre Didier Contant à la porte, l’empêchant de travailler.
Les journalistes concernés sont porteurs de la carte de journaliste.
Mais Didier Contant, qui avait passé un mois en Algérie, dans des
circonstances parfois difficiles, risquait de perdre la sienne s’il
ne publiait pas ses articles.
Un mot sur les
derniers moments de ce grand reporter et ancien directeur de
l’agence Gamma.
Didier Contant
était l’ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma. C’était un grand
reporter, un journaliste chevronné et quelqu’un de solide. Il
continuait de vérifier les résultats de son enquête jusqu’à quelques
heures avant sa mort. De même qu’il préparait minutieusement ses
enquêtes. Il est allé voir Me Baudoin et avait contacté le Père
Armand Veilleux, mais aussi Mgr Teissier juste avant son départ en
Algérie. Il consultait tout le monde et de tous les courants.
Me Baudoin venait
tout juste de déposer une plainte au nom du Père Armand Veilleux et
d’un seul membre d’une seule famille des moines. Didier lui avait
dit qu’il trouvait peu crédible la version de Tigha, le témoin de
2003, selon laquelle Zitouni serait arrivé à la caserne de Blida
avec deux 4x4 banalisés plein de moines ! L’avocat avait fini par
concéder que cette version manquait de crédibilité. Beaucoup de
monde savait donc que Didier Contant partait en Algérie pour
continuer son investigation sur la mort des moines. Dès son retour,
Jean-Baptiste Rivoire de Canal+ lui a signalé qu’il était informé de
ses activités en Algérie. Dans les carnets que les policiers ont
trouvé sur lui au moment de sa mort, Didier avait soigneusement noté
les conversations des derniers jours de sa vie; avec Jean-Baptiste
Rivoire et Paul Moreira de Canal+, mais aussi avec Jean-Marie
Montali du Figaro Magazine et bien d’au-tres. Il y avait une très
grande pression sur lui. Aucun de ses confrères ne lui est venu en
aide.
Qui a intérêt
d’après vous à relancer cette affaire et accuser l’armée algérienne
de «bavure»?
La France a perdu
une guerre contre l’Algérie et en même temps le pays lui-même. Pour
certains, cette double perte est encore présente sur le plan
psychologique.
Un phénomène
semblable existe en Afrique du Sud et en Namibie; ceux qui, hier
encore, étaient des plus grands opposants des gouvernements de
ségrégation raciale, sont devenus des opposants féroces des nouveaux
gouvernements au moment des élections libres en Afrique du Sud et de
l’indépendance en Namibie.
Bien entendu, je
suis pour une opposition forte, dynamique et critique, mais un tel
virement et acharnement est peut-être signe de difficulté à accepter
le changement.
D’ailleurs,
pourquoi est-ce que les forces démocratiques françaises, et
notamment les gauches diverses, ne soutiennent-elles pas ou si peu
les associations civiles et l’opposition en Algérie ? Il y a
également le mouvement anti-colonial et anti-USA, qui a trouvé en
des terroristes de nouvelles victimes idéales. Ils s’empressent
d’ailleurs systématiquement pour dire que les terroristes ne sont
pas des auteurs des crimes qu’ils revendiquent, c’est la faute de
l’armée algérienne. Il y a également un élément de racisme qui
résiste à vouloir accepter les Algériens comme des interlocuteurs à
part entière.
Il y a longtemps,
un journaliste qui était sur place au moment de la mort des moines
m’a dit : «A l’époque, nous nous sommes tous dit qu’il y a quelque
chose de l’armée dedans… »
Je veux bien
prendre en considération toute proposition, mais sur la base de
faits et non pas sur la base de ouï-dire et de grandes émotions. La
deuxième partie de l’enquête de Didier Contant n’a jamais été
publiée. Peut-on en connaître un aperçu sur le contenu? Didier
Contant avait publié un premier article sur la mort des moines dans
le Pèlerin Magazine, un deuxième dans le Figaro Magazine à Noël
2003, juste avant de repartir en Algérie. Cette troisième enquête
apportait de nouvelles précisions, et notamment indiquait que
beaucoup de personnes à Blida se doutaient de la fiabilité des
propos d’Abdelkader Tigha. Le mis en cause de ce témoin important
mettait en mal la thèse que défendait Jean-Baptiste Rivoire, qui
tentait d’accuser l’armée de la mort des moines. Plusieurs médias et
journaux se sont fait le relais des déclarations de Tigha, dont
notamment Canal +, Libération et Le Monde. Des grandes ONG se sont
occupées de son sort, dont FIDH et Amnesty International. Un article
qui révélait la véritable identité de Tigha tombait au plus mal.
Mais les heures de bandes que Didier Contant avait enregistrées avec
les Blidéens sont là et un jour ils sortiront au grand jour.
Un mot sur le
procès que vous avez intenté à l’encontre de Jean-Baptiste Rivoire.
En février 2009,
Jean-Baptiste Rivoire a été renvoyé devant le tribunal correctionnel
du chef de violences volontaires préméditées contre la personne de
Didier Contant. Nous attendons la suite pour l’automne.
Comment
expliquez-vous qu’une partie de la presse française ne s’intéresse
pas à ce procès?
Au début, bon
nombre des journalistes que j’ai rencontrés aux ob-sèques de Didier
Contant m’ont fait comprendre qu’ils étaient prêts à mener une
contre-enquête, que ce qui s’est passé n’était pas normal; tous
parlaient de Rivoire et de Moreira de Canal +.
Trois semaines
plus tard, alors que je rentrais définitivement de la Namibie, il
n’y avait déjà plus personne pour m’aider.
Plus tard,
certains ont dit au juge qu’ils étaient sous pression dans leurs
rédactions pour ne pas en parler, notamment au Figaro Magazine. Ceux
que j’arrivais encore à joindre disaient : «Il me faut du neuf. S’il
y a une mise en examen, reparlons-en.» Quand Rivoire a été mis en
examen en février 2008, il n’y avait que Caroline Fourest,
Respublica, Riposte Laïque et Golias Magazine pour en parler. Un an
plus tard, quand Rivoire a été renvoyé en correctionnel en février
2009, il n’y avait plus que Riposte Laïque qui en a parlé. Il s’agit
d’un corporatisme dans un petit milieu et sans presse indépendante,
sauf pour Charlie Hebdo, le Canard Enchaîné et quelques autres
titres.
A l’exception de
Marie Baudlot sur Category.net et un dossier complet paru dans
Golias Magazine, la presse française a été plutôt frileuse en ce qui
concerne l’affaire Contant. C’est peut-être en train de changer, car
jeudi dernier, j’ai pu rappeler un certain nombre de points
importants concernant le dossier Contant lors de l’émission «The
Debate - Who Killed. The Tibhirine Monks», sur France 24, notamment
sur le rôle qu’occupe Me Baudoin dans les retours fréquents de
l’affaire des moines dans la presse. Mais de manière générale, le
manque de courage, d’analyse et de solidarité des confrères de
Didier Contant étaient très remarqués dans les premiers temps
M. A.
Haut
Jean-Louis Bruguière détruit les «arguments» de Me Patrick
Baudoin
Dans un entretien
publié par l’hebdomadaire «L’Express», dans son édition d’hier,
l’ex-magistrat Jean-Louis Bruguière répond à Me Patrick Baudoin,
avocat de proches de victimes parmi les
7 moines de
Tibherine qui l’a critiqué sur la manière dont il a instruit
l’affaire de ces religieux assassinés en 1996 en Algérie. Ce
magistrat démonte, une à une, les «accusations» faites par cet
avocat dans des propos incendiaires. Dans quels buts ces propos très
virulents, d’ailleurs ? «(…) en réalité, depuis le début, cet avocat
veut démontrer que les services algériens sont impliqués dans ces
meurtres avec la participation de la France, la droite, alors au
pouvoir, étant évidemment complice…Me Baudoin ne défend pas
l’intérêt des victimes en se faisant de la publicité avec une
polémique purement idéologique», répond Jean-Louis Bruguière, très
au fait de ce dossier. Il dément, par ailleurs, les propos de cet
avocat selon lesquels il lui aurait fourni le nom du général
Buckwalter (ancien attaché militaire de l’Ambassade de France en
Algérie), dans le but de l’entendre. «C’est entièrement faux»,
lance-t-il. Jean-Louis Bruguière peut le prouver puisqu’il a été
destinataire de la liste que lui a adressée Me Baudoin. «L’avocat
des parties civiles m’avait adressé une longue liste de personnes à
entendre, allant d’Alain Juppé à un spécialiste belge du terrorisme.
Le responsable de la DGSE et l’attaché militaire de l’Ambassade de
France en Algérie sur la liste, mais sans leurs noms», ajoute-t-il.
«Le second, à l’époque (général Buckwalter, NDLR), n’a jamais évoqué
une participation de l’armée algérienne comme il le fait
aujourd’hui», lance-t-il. Pourquoi donc ce général change-t-il
d’avis en accusant l’armée algérienne de «bavure» ? Manipulation par
une maladresse difficile à dissimuler. «Me Baudoin a visiblement
regardé à peine ces procès-verbaux, au point qu’aujourd’hui il parle
du «général Dewatre», alors qu’il était préfet, note Jean-Louis
Bruguière. Comment cet avocat a-t-il pu commettre une telle
«bourde» ? Il faut dire que ce n’est, en tout cas, pas étonnant pour
quelqu’un qui se base sur les «ouï-dire» pour accuser toute une
armée d’avoir assassiné les 7 moines de Tibherine contre ses
intérêts et ceux du pays auquel elle appartient.
M. Abi
Haut
Conférence du DG d’Arcelor Mittal Algérie
«Nous sommes
ici et nous y restons»
Vincent Le Gouic a
sorti de ses valises l’accord que vient de conclure la direction
générale d’ArcelorMittal Annaba et le syndicat UGTA de l’entreprise.
Il l’a évidemment brandi comme un trophée.
ArcelorMittal ne
vend pas des cacahuètes et l’Algérie demeure pour lui un marché en
croissance. C’est la réponse qu’a assénée Vincent Le Gouic,
directeur général d’ArcelorMittal Algérie à ceux qui ont misé sur un
éventuel retrait du numéro 1 mondial de la sidérurgie du marché
algérien au regard de sa faillite présumée à l’échelle
internationale. Vincent Le Gouic, qui a pris ses fonctions au mois
de mai 2009, a tenu donc à faire sa première apparition publique en
convoquant hier une conférence de presse à l’hôtel Sheraton d’Alger
pour, selon ses dires,
«rétablir
certaines vérités, car beaucoup a été écrit et dit sur nous».
Vincent Le Gouic a sorti de ses valises l’accord que vient de
conclure la direction générale d’ArcelorMittal Annaba et le syndicat
UGTA de l’entreprise. Il l’a évidemment brandi comme un trophée. En
effet, cet accord (valable une année, jusqu’à 2010) signé le 8
juillet 2009 a mis fin à un mouvement de grève autour surtout du
salaire qui a failli hypothéquer le processus de viabilisation de
l’entreprise.
«Cet accord va
bien au-delà d’un accord salarial ordinaire», note le DG d’ArcelorMittal
Annaba. Selon lui, l’accord en question vise outre à asseoir une
meilleure transparence dans la gestion notamment de la
sous-traitance, «de faire revenir l’espoir». Aux yeux de Le Gouic,
l’accord porte aussi «sur ce qui est non chiffrable». «Nous avons
prévu, a-t-il ajouté, une petite enveloppe pour corriger certains
actes qui nous paraissent comme des injustices». Un comité de
l’éthique présidé par le DG et dans lequel siège le président du
Comité de participation et le président du syndicat a été mis en
place. Smaïl Kouadria, porte-parole des travailleurs a indiqué de
son côté que ce comité aura à plancher, entre autres, sur les
affaires de malversations connues car ébruitées par la presse, se
contentant de citer l’affaire de récupération de la ferraille de
Tébessa. Smaïl Kouadria a écarté l’éventualité d’un licenciement des
travailleurs. Un sujet pourtant sur lequel Le Gouic est resté
quelque peu ambigu. «Il faut tenir compte de la productivité,
laquelle, a-t-il expliqué, est déduite du rapport entre la
production et le nombre de travailleurs». Il a ainsi reconnu que
«par rapport aux 7 000 personnes employées au complexe d’El Hadjar,
il y a un faible ratio». Il a qualifié de faible la production
actuelle qui est estimée à 1,3 millions de tonnes/an, promettant au
passage de l’améliorer même si pour 2009 les prévisions donnent
750 000 tonnes. ArcelorMittal, «leader incontesté de la métallurgie
en Algérie», selon le DG, fait face à une rude concurrence qui s’est
cristallisée paradoxalement dans le corps des importateurs et non
des producteurs. «Nous ne détenons pas le monopole de la sidérurgie»
affirme le DG, révélant au passage qu’«il y a 200 000 tonnes de
produits ferreux stockés au niveau des ports». Aux journalistes qui
lui reprochent l’incapacité de l’entreprise à répondre à la demande
nationale, il leur expliquera que la «capacité d’ArcelorMittal est
inférieure à la taille du marché algérien». Il se défendra d’avoir
augmenté les prix de ses produits soutenant qu’ils sont ceux du
marché. La tonne d’acier se vend à pas moins de 200 dollars la tonne
dans le bassin méditerranéen, a-t-il indiqué.
Par Larbi
Graïne
ArcelorMittal
Annaba par les chiffres
Complexe
sidérurgique intégré dont 30% des actions détenues par Sider et 70%
par ArcelorMittal.
• Superficie : 832
hectares.
• Capacité de
production : 1.8 million de produits sidérurgiques.
• ArcelorMittal
Annaba dispose :
• D’un réseau
commercial à travers le pays de 12 points de vente.
• De deux mines de
fer d’une capacité totale de 3 millions de tonnes/an situées à 200
km de Annaba gérées par ArcelorMittal
Tébessa et reliées
à l’usine par une ligne ferroviaire. Les réservesminières
exploitables sont de 86 millions de tonnes.
Haut
Elle se tiendra à Alger les 12 et 13 décembre
Conférence
internationale des villes solidaires avec la RASD
Le comité de
préparation de la conférence internationale sur les villes jumelées
et solidaires avec les villes du Sahara occidental a été installé
officiellement hier, à l’issue de la rencontre politique tripartite
regroupant une délégation des Cités et Gouvernements locaux Unis
d’Afrique (UCGLA), une délégation de la République arabe
démocratique sahraouie (RASD) et celle du Comité national algérien
de soutien au peuple sahraoui (CNASPS). Le comité de préparation
est présidé par le Dr Saïd Ayachi, vice-président du CNASPS. Ce
dernier a annoncé que la conférence internationale qui se tiendra
les 12 et 13 décembre «sera une occasion de réunir le maximum d’élus
locaux des villes jumelées et celles solidaires avec les villes du
Sahara occidental». Elle aura pour objectif de «rendre un hommage et
d’exprimer une totale solidarité à la résistance civile sahraouie
dans les territoires occupés, dénoncer la violation massive,
multiforme et multifonctionnelle des droits de l’homme dans ces
zones-là, et enfin réfléchir comment ces représentants des sociétés
civiles à travers le monde puissent exiger de l’ONU la
responsabilité d’organiser rapidement un référendum libre, loyal et
transparent pour l’autodétermination du peuple sahraoui». La
conférence verra aussi, selon le Dr Ayachi, la participation de
personnalités de haut rang, d’artistes, de juristes et
d’intellectuels du monde entier. Intervenant à l’occasion le
président du Comité nationale algérien de solidarité avec le peuple
sahraoui (Cnasps), Mahrez Lamari a indiqué qu’une délégation mixte
issue du comité de préparation de la conférence internationale va se
rendre à L’UA en vue de présenter à ses membres un éclairage sur
l’importance de la rencontre.
Habiba Ghrib
Haut
Union des villes africaine UCGLA
L’Algérie
nommée vice-président chargé de l’Afrique du Nord
L’Algérie a été
désignée officiellement par le comité exécutif des Cités et
Gouvernements locaux Unis d’Afrique (UCGLA), au poste de
vise-président de l’Union chargée de l’Afrique du Nord. Un poste
qui sera assuré par l’APC d’Alger- Centre et son P/APC Tayeb Zitouni.
La notification de décision a été remise officiellement hier à ce
dernier par le révérend sud-africain, Mgr Smangaliso Mkhatshwa,
président des Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique (UCGLA),
lors de la rencontre tripartite qui s’est tenue au siège du
Comité national algérien de soutien au peuple Sahraoui (CNASPS). A
l’occasion, le révérend sud-africain a déclaré que le choix a été
porté sur l’algérie à la demande de la délégation sahraouie, membre
du comité exécutif de l’UCGLA, mais surtout en guise de
reconnaissance à l’Algérie pour sa solidarité et son soutien aux
peuples de l’Afrique et aux causes d’autodétermination. Tout en
reconnaissant le grand honneur mais surtout la grande responsabilité
qui lui a été confiée par cette nomination, le P/APC Tayeb Zitouni a
déclaré que lui, son APC ainsi que l’ensemble des élus locaux vont
relever ce défi et combler le déficit enregistré par l’Afrique du
Nord dans l’UCGLA.
Habiba Ghrib
Haut
A un mois du ramadhan
Les prix des
fruits et légumes augmentent
Même en pleine
saison de cueillette des fruits et légumes, l’été de cette année
s’annonce dur, dur… pour les petites bourses en Algérie, et le pire
est à craindre à l’approche du mois de ramadhan.
Et pour cause, ces
aliments à large consommation sont cédés à des prix parfois hors
d’atteinte des citoyens qui prennent leurs couffins pour faire leur
marché quotidien. C’est du moins ce que nous avons constaté de visu
lors d’une virée qui nous a conduit au marché de fruits et légumes
de Bab El-Oued, à Alger, pourtant réputé être le marché «le moins
cher de la capitale». En tête du hit parade des prix des légumes
viennent les haricots verts qui coûtent entre 100 et 120 DA le kilo,
suivis par le poivron (90 DA), la courgette, la salade et la tomate,
sont affichées à 60 DA/kilo. La tomate qui a connu des prix encore
plus élevés il y a quelques jours seulement où elle a atteint des
pics de 90 DA, les citoyens à faibles revenus sont contraints de se
rabattre sur celle dite d’«Annaba» ou industrielle, cédée à 35 DA.
«Comme la tomate fraîche reste trop cher, je préfère opter pour
celle d’Annaba, notamment pour en faire un ingrédient dans la
préparation d’une sauce. Car pour la consommer avec de la salade, je
trouve que ce n’est pas commode puisqu’elle a une peau dure»,
s’exprime Naïma, une femme au foyer d’une quarantaine d’années.
Du côté des
fruits, les prix de la pêche varient entre 50 et 100 DA le kg selon
la qualité. Les bananes ne sont cédées qu’à partir de 100 DA le kg.
Pour ce qui est du
citron, il est «intouchable», selon les propos de Mohamed. Cette
denrée largement utilisée dans les pâtisseries en cette saison de
fêtes a fait que le kilo en coûte, tenez-vous bien, entre 250 et
350 DA.
Les produits
agricoles d’origine animale sont également concernés par cette
flambée des prix. Un kilo de poulet coûte 220 DA, 270 DA s’il est
nettoyé. La viande fraîche de bœuf est affichée à 650 DA et là
encore beaucoup de consommateurs achètent de la viande de mouton
congelée à 450 DA.
Pour expliquer
cette hausse des prix des fruits et légumes, chacun y va de son
argument. Selon des commerçants que nous avons interrogés sur place,
la principale cause de cette hausse des prix est essentiellement due
au fait qu’ils s’approvisionnent «auprès des marchands de gros à des
tarifs élevés», se défend Saïd avant de poursuivre : «Vous savez,
les grossistes ne sont pas la cause de ces flambées ! Eux aussi
s’approvisionnent auprès des agriculteurs, lesquels achètent à leur
tour les engrais à un prix fort. Car il faut savoir qu’à la même
période de l’année précédente, les engrais utilisés dans la
production des légumes était de 1 500 DA/q ; alors qu’il dépasse
aujourd’hui les
10 000DA/q. Vous
comprenez alors que cela influe automatiquement sur les prix de leur
production que le dernier maillon de la chaîne, soit le
consommateur, assume au bout du compte». Autre raison que Yacine,
agriculteur et marchand ambulant de fruits, évoque est celle liée
aux pluies qui sont tombées à un moment où les arbres fruitiers
commençaient à fleurir, alors qu’un tel phénomène fait pourrir le
fruit avant même qu’il n’arrive à maturité.
H. M.
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Journées portes ouvertes des Universités
Aider les
nouveaux bacheliers à fixer leur choix
Des Journées
portes ouvertes sont organisées du 12 au 17 juillet par l’ensemble
des universités du territoire à l’effet d’informer les nouveaux
bacheliers (ils sont plus de 134 000 à avoir décroché leur diplôme)
sur les spécialités dispensées par les facultés, instituts et écoles
supérieures de l’enseignement supérieur et parmi lesquelles ils
désirent fixer leur choix. Au niveau de la capitale, ces journées
sont organisées au sein de l’auditorium de l’annexe de l’université
à Bouzaréah. Ahmed Berraghba, vice-recteur chargé de la pédagogie
sous la direction duquel sont organisées ces journées, signale que
le choix des spécialités par les nouveaux bacheliers doit se faire
sur la base de la série du Bac, de la moyenne exigée pour la
spécialité et tenir compte en même temps du découpage administratif
établi par une circulaire du ministère de l’Enseignement supérieur
et de la Recherche scientifique. Au terme de cette dernière, tout
nouveau bachelier ne peut prétendre suivre la spécialité choisie
dans une autre zone géographique autre que celle dans laquelle il
réside habituellement si elle y est dispensée. Elle rappelle aussi
que le rattachement aux circonscriptions géographiques d’inscription
des nouveaux bacheliers dans les domaines de formation, filières et
troncs communs est cependant susceptible d’être modifié afin de
garantir une meilleure affectation de ces derniers dans les
établissements offrant plus de capacités d’accueil, d’enseignement
et d’hébergement. Pour ce qui concerne en particulier la
circonscription géographique d’Alger,
M. Berraghda
indique que durant ces portes ouvertes, des dépliants sont mis à la
disposition des nouveaux bacheliers. «Ils contiennent, dit-il, des
informations sur les cours dispensés dans les sept facultés et les
deux instituts de l’université d’Alger concernant autant le système
d’enseignement classique que le nouveau système LMD, (Science,
Master, Doctorat)». Il s’agit en l’occurrence de la Faculté de
droit, de la Faculté des sciences économiques, commerciales et de
gestion, de la Faculté des sciences politiques et de la
communication, de la Faculté de médecine, de la Faculté des lettres
et des langues, de la Faculté des sciences, de l’Institut
d’archéologie et de l’Institut d’éducation physique et sportive.
«Toutes ces institutions, précise M. Berraghba, dispensent plus
d’une soixantaine de spécialités différentes. Les nouveaux
bacheliers ont également à leur disposition, poursuit-il, des
enseignants expérimentés, des informaticiens ainsi que des
administrateurs de gestion de la scolarité chargés de les orienter
en fonction de leurs vœux». Le vice-recteur indique que les pré
inscriptions, l’orientation et le recours des nouveaux bacheliers se
feront exclusivement en ligne par le biais de deux sites Internet,
(http://www.orientation.esi.dz et http://www.mesrs.dz). Les pré
inscriptions durant lesquelles ces bacheliers auront eu le loisir de
formuler dix choix par ordre d’intérêt parmi les spécialités qui les
intéressent le plus ont débuté le 12 juillet pour prendre fin le 17
du même mois. La période de confirmation de ces pré inscriptions a
été fixée du 18 au 22 juillet, celle des affectations et des recours
entre le 29 juillet et le 3 août. La période des inscriptions
définitives qui se fera directement à l’annexe de Bouzaréah de
l’Université d’Alger se déroulera du 29 juillet au 6 août. A partir
du 29 juillet elle pourra se faire en ligne. Après le 22 juillet,
chaque étudiant recevra en ligne son affectation définitive. S’il
n’est pas satisfait de son affectation, il a la possibilité de
pouvoir introduire un recours en ligne entre le 29 juillet et le 3
août.
Par Ahmed
Mahieddine
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Annulation d’un autre contrat français
Un projet d’Alstom
rejeté par l’Algérie
Un projet d’Alstom
à Biskra serait annulé par la Commission nationale des marchés
publics (CNMP), selon une source chargée de sa réalisation.
Selon cette
source, ayant requis l’anonymat, «le projet d’une durée de deux ans
ayant accusé un retard de quatre ans, alors que les installations
pour la réalisation d’une station d’épuration pour le compte de
l’Office national d’assainissement (ONA) étaient bien avancées a été
annulé par la CNMP sans explication». Toutefois, le montant de ce
projet qui concernerait des travaux d’assainissement n’a pas été
révélé.
Contacté par le
Jour d’Algérie pour confirmation et plus d’informations sur les
dernières annulations de contrats français en Algérie, le ministère
des Finances n’avait pas d’informations à fournir et la CNMP ne se
prononce pas sur ses décisions. Pour leur part, à Alstom Algérie,
les responsables étaient injoignables.
En 2006, Alstom
avait obtenu la construction de la première ligne de 23 km du
tramway d’Alger, d’un montant de 400 millions d’euros et qui devait
entrer en service cette année, mais la première rame Citadis
destinée à la future ligne n’a été livrée qu’en mars dernier. Dans
ce projet confié par l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) au
consortium Mediterrail, composé d’Alstom, d’ETRHB et de Todini porte
sur la livraison de 41 rames Citadis commandées par l’EMA. Alstom a
également été retenu pour réaliser, en consortium, les systèmes de
tramway d’Oran et de Constantine. Hormis les contrats des tramways
d’Alger, d’Oran et de Constantine signés avec l’EMA (Entreprise du
Métro d’Alger), il existe aussi des contrats d’infrastructures et
d’électrification des lignes de la banlieue d’Alger en cours de
réalisation par l’ANESRIF-SNTF. Autres contrats obtenus par le
groupe français : la signalisation de la nouvelle ligne ferroviaire
de 100 km entre Saïda et Moulay Slissen pour 100 millions d’euros et
la signalisation d’une ligne ferroviaire de 140 km entre Mechria et
Demouche dans le sud-ouest du pays pour 30 millions d’euros.
Alstom était
également intéressé par le projet d’électrification de la rocade
nord des chemins de fer. Estimé à un milliard d’euros, ce projet
fait partie de la modernisation des chemins de fer algériens, un
programme doté d’un budget de 10 milliards de dollars. Depuis 2004,
Alstom était chargée de l’électrification des 300 km de voies du
réseau ferré de la banlieue d’Alger, un contrat de 400 millions
d’euros.
Dans
l’électricité, Alstom avait décroché la réalisation de la centrale
électrique de Relizane pour 260 millions d’euros. Il a été retenu
pour la réhabilitation de la centrale électrique de Marsat Hadjadj
près d’Oran pour 70 millions. Il est en lice pour la construction
«clés en mains» de deux centrales électriques géantes de 1200 MW
chacune. Alstom Algérie partage avec General Electrics le projet
attribué, après un premier appel d’offres infructueux où il était
seul en lice, par la Société nationale d’électricité et de gaz (Sonelgaz)
pour la réalisation des centrales électrique de Terga (Aïn
Témouchent) et de Koudiet Eddraouch (El Tarf). Le coût des deux
centrales avoisine les 2.2 milliards d’euros. Il est en concurrence
avec l’Américain General Electrics (GE). L’attribution de ces deux
projets est prévue pour le 20 novembre.
Depuis cette date,
Alstom décroche contrat après contrat en Algérie, pour une montant
dépassant le 1.5 milliard d’euros en trois ans. De tous les grands
projets de transport lancés par le gouvernement, seule la
réalisation du métro d’Alger a échappé à Alstom, finalement confiée
à Siemens. Le nombre des effectifs d’Alstom en Algérie atteindrait
650 personnes, avait affirmé son P-DG, Rafik Sana, lors d’un
entretien accordé au confrère «Les Afriques».
Il est à rappeler
que ce n’est pas le seul contrat français annulé par la commission
nationale des marchés publics en Algérie. Le dernier en date
concerne le contrat d’une valeur de 40 millions d’euros relatif aux
études et travaux d’assainissement ainsi que le renouvellement de
rail des lignes reliant Mohammadia dans la wilaya de Mascara à
Mostaganem et Oued Tin à Arzew en passant par Marsat El Hadjadj près
d’Oran. L’Anesrif avait attribué ce projet il y a quelques mois au
groupement franco-algérien Sécorail-Sotref, avec le groupe de
construction français Bouygues qui a été annulé par l’Agence
nationale des investissements ferroviaires (Anesrif). Un autre
contrat français avec le constructeur automobile Peugeot n’a pas
reçu validation par la CNM pour la livraison de 632 ambulances à la
Protection civile. Alstom projetait de réaliser une unité de montage
de tramways en Algérie. Ce projet a été validé le 3 novembre
dernier. A cette occasion il a été convenu la mise en place d’une
commission mixte. Elle sera constituée de responsables du ministère
des Transports, de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) et d’Alstom
chargée d’étudier, entre autres, le lieu d’implantation, les
capacités de production et, globalement, la stratégie de cette unité
de montage. Selon la même source, «la priorité sera accordée aux
besoins de l’Algérie, qui a de grands projets de tramways à Alger,
Constantine, et Oran. Le ministre a également annoncé un métro et un
tramway dans chaque grande ville. Il n’y a pas de planning
clairement arrêté pour ces derniers projets, mais on peut dire que
tous les deux ans environ il y aura un nouveau tramway qui sera
opérationnel dans une ville. Pour ce qui est de l’exportation,
pourquoi pas, c’est une option. Là aussi, ce n’est pas nous qui
décidons, ce sont les marchés internationaux. Et si, sur un projet
donné, il y a possibilité de faire appel à la production algérienne,
pourquoi pas, puisque le tramway fabriqué en Algérie répondra aux
normes internationales. Il n’y aura aucune différence avec ceux qui
sont produits à La Rochelle». Pour son financement, une
joint-venture entre Alstom et une structure ferroviaire algérienne
s’en chargera.
Par Fella M.
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