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15e Sommet des non-alignés

Plaidoyer pour un nouvel ordre  mondial

Loi de finances complémentaire 2009

Elle sera promulguée par ordonnance présidentielle

Rina Sherman se confie au «Jour d’Algérie»

Les nuisances du lobby anti-algérien

Jean-Louis Bruguière détruit les «arguments» de Me Patrick Baudoin

Conférence du DG d’Arcelor Mittal Algérie

«Nous sommes ici et nous y restons»

Elle se tiendra à Alger les 12 et 13 décembre

Conférence internationale des villes solidaires avec la RASD

Union des villes africaine UCGLA

L’Algérie nommée vice-président chargé de l’Afrique du Nord

A un mois du ramadhan

Les prix des fruits et légumes augmentent

Journées portes ouvertes des Universités

Aider les nouveaux bacheliers à fixer leur choix

Annulation d’un autre contrat français

Un projet d’Alstom rejeté par l’Algérie

 

 16/07/09

15e Sommet des non-alignés

Plaidoyer pour un nouvel ordre  mondial

Le Président Bouteflika a souligné que le mouvement des non-alignés se doit de rester à l’avant-garde de la promotion d’un nouvel ordre international «porteur d’un multilatéralisme novateur, fait d’ouverture réciproque, de compréhension mutuelle et de solidarité active».

Après les riches qui se sont réunis la semaine dernière dans le cadre du G 8 +5 (pays émergents) en Italie pour trouver une issue à la crise économique mondiale qui persiste toujours, hier en Egypte, c’était au tour des pauvres  et des pays en voie de développement de ce concerter dans le cadre des non-alignés (MNA) sur cette crise qui ne les épargne pas, et surtout défendre la place d’un mouvement qui veut se positionner comme un groupement fort économiquement et politiquement. Dans ce cadre, une cinquantaine de dirigeants des différents Etats membres des non-alignés dont le Président  Bouteflika  ont plaidé  pour un nouvel ordre politique et économique mondial devant assurer une participation effective des pays du Mouvement dans la prise de décision et prenant en considération leurs propres préoccupations.

Le Président Bouteflika a souligné que le mouvement des non- alignés se doit de rester à l’avant-garde de la promotion d’un nouvel ordre international «porteur d’un multilatéralisme novateur, fait d’ouverture réciproque, de compréhension mutuelle et de solidarité active». Car selon lui, on est dans un temps manifestement difficile, où les doutes et les désillusions continuent de contrarier la quête des idéaux de paix et de développement.

Il a estimé que le constat unanime qui s’impose aujourd’hui est que la réponse à la gravité de cette crise systémique ne saurait se satisfaire de réformes conjoncturelles. C’est la raison pour laquelle il appelle à une rupture avec «les approches partielles et superficielles suivies jusque-là et qui sont totalement en déphasage avec les réalités du monde, parce que décidées dans des cercles restreints  insuffisamment représentatifs des intérêts de l’ensemble de la communauté internationale». Evoquant la marginalisation des pays du Sud et leur exclusion des sphères où sont prises les décisions qui commandent la conduite de la politique économique mondiale, il a  affirmé que ces comportements ne peuvent raisonnablement continuer ; avant d’ajouter qu’il y a une  nécessité  d’une gestion transparente, responsable, efficiente et solidaire de l’interdépendance qui permettrait d’assurer à tous les bienfaits de la croissance et de la prospérité. Selon lui, le  nouvel ordre international que «nous revendiquons est celui qui sera basé sur le respect scrupuleux des obligations qui incombent à tout un chacun en vertu  de la Charte des Nations unies, en particulier notre engagement à vivre en paix et en sécurité les uns avec les autres dans un esprit de tolérance et de bon voisinage». A ce titre, il a appelé à «mettre un terme au désordre économique mondial et à la récession qui s’opposent à nos ambitions tant individuelles que collectives de développement et de progrès».

Par ailleurs,  il a salué  la position de Mouvement des non-alignés en faveur d’un règlement du conflit du Sahara occidental  affirmant la disponibilité de l’Algérie à coopérer. 

Evoquant la réforme de l’ONU, il a estimé que cette réforme ne sera ni complète ni satisfaisante sans un élargissement du Conseil de sécurité pour être plus représentatif et sans la révision substantielle de ses méthodes de travail pour une meilleure transparence et efficacité. Le président du Conseil d’Etat cubain, Raul Castro a demandé que ce  nouvel ordre mondial prenne en considération les conditions particulières dans lesquelles évoluent les pays en développement. Selon lui, les pays riches sont à l’origine de cette crise du fait de l’impact du déséquilibre structurel et de l’absence de réalisme dans l’ordre économique mondial qui se nourrit de la consommation et de la souffrance des pays pauvres.

Le même plaidoyer a été fait  par le président égyptien,

M. Moubarak qui a estimé qu’il est temps d’instaurer un nouvel ordre politique et économique mondial  plus équitable prenant en compte les intérêts de tous les pays et les priorités des pays en voie de développement.

Le président soudanais, Omar El-Bechir s’est étalé sur  la coopération entre les pays du Sud et à conforter la solidarité entre ces pays pour la mise en œuvre des objectifs et des intérêts communs, soulignant que les pays pauvres sont les premières victimes de cette crise.

Quant à Maamar El Keddafi, il a  proposé la création, au sein du Mouvement des non-alignés, d’un conseil de sécurité qui se chargera de se prononcer sur les différents conflits susceptibles de surgir dans les pays membres du mouvement. De son coté, le  secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé à la tenue d’un sommet en 2010 sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), en vue d’encourager les pays développés à aider et accompagner les pays pauvres dans le monde.           

Par Nacera Chenafi 

 

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 Loi de finances complémentaire 2009

Elle sera promulguée par ordonnance présidentielle

Le projet de loi de finances complémentaire de 2009 sera présenté le 29  juillet en Conseil des ministres. C’est ce que nous avons appris hier d’une source du ministère des Finances.  Ce texte qui a été examiné en Conseil de gouvernement en début de ce mois,  attend toujours que le Président Bouteflika  tranche sur certaines mesures  sensibles  qu’il  contient, notamment l’augmentation de la taxe sur les véhicules et consacrer la décision du chef de l’Etat de limiter l’investissement des sociétés étrangères en Algérie à 49% pour que les investisseurs locaux puissent disposer d’une part de 51% du capital. A cet effet, ce texte sera promulgué par voie d’ordonnance présidentielle et non par voie d’un projet de loi, selon la même source. Selon une première lecture de ce choix, il y aurait une volonté d’éviter la polémique au sein du Parlement, notamment en ce qui concerne l’augmentation de la taxe sur les véhicules neufs qui figure comme une proposition dans ce nouveau texte dans le but de barrer la route aux concessionnaires qui n’ont apparemment pas revu à la baisse les importations de véhicules malgré la taxe introduite dans  la loi de finances complémentaire de 2008 puis la loi de finances  de 2009. A rappeler que malgré le débat houleux qu’a suscité cette taxe avec le refus même du parti majoritaire de l’Assemblée populaire nationale, d’autant que le citoyen sera pénalisé de son côté par cette nouvelle charge,  la majorité de l’Alliance présidentielle a été obligée de faire passer cette procédure afin de ne pas bloquer tout un budget d’Etat. Cette nouvelle taxe viendra s’ajouter à celle en vigueur depuis juillet 2008. La taxe actuelle concerne les véhicules importés par des particuliers ou achetés auprès des concessionnaires automobiles locaux. Elle varie entre 50 000 dinars et 150 000 dinars. On parle déjà d’une  taxe qui sera la même que celle introduite  l’année dernière. Si elle est retenue, les acquéreurs devront débourser entre 100 000 et 300 000 dinars supplémentaires, en fonction de la marque et de la puissance du véhicule.

A noter que les  concessionnaires automobiles vendent plus de 200 000 véhicules par an en Algérie. A ce titre, le ministre des Finances a appelé les constructeurs automobiles à venir investir en Algérie dans la fabrication et le montage d’automobiles.

D’autre part, il  n’est pas précisé si la loi consacrera la décision du président de la République de limiter l’investissement des sociétés étrangères en Algérie à 49% pour que les investisseurs locaux puissent disposer d’une part de 51% du capital. Pour éviter la confrontation avec les parlementaires favorables aux investissements directs étrangers et contre la  suprématie des opérateurs locaux, selon les déclarations du ministre devant le Parlement, les mesures visant à promouvoir l’investissement national sont contenues dans le projet de loi de finances. Parmi les mesures  introduites également dans ce texte, il y a la lutte contre la fraude fiscale, la réduction des importations, l’emploi des jeunes et la bourse des étudiants.  Les enveloppes budgétaires prévues par le projet de loi de finances complémentaire iront à des secteurs-clés : au premier rang l’agriculture, dans le cadre de la réduction de la facture alimentaire qui pénalise la balance de paiement de l’Algérie. Il sera procédé aussi à l’augmentation des bourses des étudiants de 50% pour atteindre environ 5 000 dinars par trimestre et une enveloppe en faveur du soutien à l’emploi de jeunes. Pour la période de  2009 à  2013, il est prévu la création de 3 millions de postes d’emploi. A cet effet, ce texte  contiendra  des dispositions orientées vers la baisse de la pression fiscale.       

Par Nacera Chenafi 

 

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Rina Sherman se confie au «Jour d’Algérie»

Les nuisances du lobby anti-algérien

Rina Sherman, sud africaine, est cinéaste, docteur d’Etat, depuis 1990, chercheur et écrivain. Rina Sherman a été la compagne de Didier Contant, grand reporter français et ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma, auteur d’une enquête menée en Algérie sur l’assassinat des 7 moines de Tibhérine, en 1996. Elle est le plus proche des témoins de cette victime du «qui tue qui ?»

 

Entretien réalisé par Mounir Abi

 

Le Jour d’Algérie : Comment qualifiez-vous le fait que le général Buchwalter a fait sa déposition en ne se basant sur aucune preuve matérielle dans l’affaire de l’assassinat des sept moines ?

Rina Sherman : En effet, l’ancien attaché militaire de l’Ambassade de France à Alger s’inspire de propos anonymes du frère d’un officier algérien. Il n’explique pas pourquoi il n’y avait pas de trous de balle dans la tête des moines, étant donné que les tirs auraient eu lieu d’un hélicoptère en vol. Le diplomate français ne précise pas non plus comment l’engin a-t-il pu atterrir dans de telles conditions pour « voir » sur qui ils avaient tiré ? Il paraît que le général demande à parler depuis quelque temps déjà. Et d’ailleurs, il existe deux autres versions différentes de cette histoire; il y a celle qui a été relatée dans le livre de Kiser et celle qui a été donnée par un diplomate anonyme en Finlande. Ce qui est préoccupant, c‘est la façon dont la presse française, à chaque fois, se précipite en masse pour confirmer ces informations, sans enquête ni preuve concrète de leurs affirmations. C’est une piètre façon de faire du journalisme et l’on est en droit de s’interroger sur ce qui motive ces journalistes.

 

Justement, comment expliquez-vous qu’une partie de la presse française se fasse le relais d’une telle accusation non argumentée ?

Je qualifie cette manière sensationnaliste de faire du journalisme comme typique des méthodes utilisées par le groupe de pression le «Qui tue qui ?». On en a vu d’autres et l’on en verra encore d’autres.

 

Croyez-vous que ce soit une affaire algéro-algérienne du fait que ces 7 moines ont été assassinés en Algérie et avaient la nationalité algérienne?

Il s’agit d’une question d’êtres humains, qui s’inscrit dans un contexte de massacres organisés à grande échelle par des terroristes, les GIA, qui, au nom de la religion, ont tué 150 000 personnes, voire plus, dont les moines du Monastère de Tibhirine. Les familles des victimes du terrorisme sont en droit de savoir ce qui est arrivé à leurs proches.

 

Comment interprétez-vous le fait que cette affaire a été déterrée 13 ans après ?

La mort de moines de Tibhirine, disposant d’une capitale émotion très fort auprès du public français, resurgit à intervalle régulier, relayé par la presse française qui se précipite pour affirmer à grande pompe les informations. En 2008, nous avions justement le diplomate en Finlande. Cette année, nous avons le général en personne.

 

Un mot sur les pressions subies par Didier Contant, qui a été votre compagnon, par les partisans du «Qui tue qui?» en France

Didier Contant n’a pas pu publier les résultats de sa dernière enquête à Médéa et à Blida sur la mort des moines, parce que ses confrères l’ont accusé auprès des rédactions parisiennes de travailler pour les services algériens dans le cadre de son investigation. Les journalistes des rédactions concernées n’ont pas vérifié ces mensonges, mais ont préféré mettre Didier Contant à la porte, l’empêchant de travailler. Les journalistes concernés sont porteurs de la carte de journaliste. Mais Didier Contant, qui avait passé un mois en Algérie, dans des circonstances parfois difficiles, risquait de perdre la sienne s’il ne publiait pas ses articles.

 

Un mot sur les derniers moments de ce grand reporter et ancien directeur de l’agence Gamma.

Didier Contant était l’ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma. C’était un grand reporter, un journaliste chevronné et quelqu’un de solide. Il continuait de vérifier les résultats de son enquête jusqu’à quelques heures avant sa mort. De même qu’il préparait minutieusement ses enquêtes. Il est allé voir Me Baudoin et avait contacté le Père Armand Veilleux, mais aussi Mgr Teissier juste avant son départ en Algérie. Il consultait tout le monde et de tous les courants.

Me Baudoin venait tout juste de déposer une plainte au nom du Père Armand Veilleux et d’un seul membre d’une seule famille des moines. Didier lui avait dit qu’il trouvait peu crédible la version de Tigha, le témoin de 2003, selon laquelle Zitouni serait arrivé à la caserne de Blida avec deux 4x4 banalisés plein de moines ! L’avocat avait fini par concéder que cette version manquait de crédibilité. Beaucoup de monde savait donc que Didier Contant partait en Algérie pour continuer son investigation sur la mort des moines. Dès son retour, Jean-Baptiste Rivoire de Canal+ lui a signalé qu’il était informé de ses activités en Algérie. Dans les carnets que les policiers ont trouvé sur lui au moment de sa mort, Didier avait soigneusement noté les conversations des derniers jours de sa vie; avec Jean-Baptiste Rivoire et Paul Moreira de Canal+, mais aussi avec Jean-Marie Montali du Figaro Magazine et bien d’au-tres. Il y avait une très grande pression sur lui. Aucun de ses confrères ne lui est venu en aide.

 

Qui a intérêt d’après vous à relancer cette affaire et accuser l’armée algérienne de «bavure»?

La France a perdu une guerre contre l’Algérie et en même temps le pays lui-même. Pour certains, cette double perte est encore présente sur le plan psychologique.

Un phénomène semblable existe en Afrique du Sud et en Namibie; ceux qui, hier encore, étaient des plus grands opposants des gouvernements de ségrégation raciale, sont devenus des opposants féroces des nouveaux gouvernements au moment des élections libres en Afrique du Sud et de l’indépendance en Namibie.

Bien entendu, je suis pour une opposition forte, dynamique et critique, mais un tel virement et acharnement est peut-être signe de difficulté à accepter le changement.

D’ailleurs, pourquoi est-ce que les forces démocratiques françaises, et notamment les gauches diverses, ne soutiennent-elles pas ou si peu les associations civiles et l’opposition en Algérie ?  Il y a également le mouvement anti-colonial et anti-USA, qui a trouvé en des terroristes de nouvelles victimes idéales. Ils s’empressent d’ailleurs systématiquement pour dire que les terroristes ne sont pas des auteurs des crimes qu’ils revendiquent, c’est la faute de l’armée algérienne. Il y a également un élément de racisme qui résiste à vouloir accepter les Algériens comme des interlocuteurs à part entière.

Il y a longtemps, un journaliste qui était sur place au moment de la mort des moines m’a dit : «A l’époque, nous nous sommes tous dit qu’il y a quelque chose de l’armée dedans… »

Je veux bien prendre en considération toute proposition, mais sur la base de faits et non pas sur la base de ouï-dire et de grandes émotions. La deuxième partie de l’enquête de Didier Contant n’a jamais été publiée. Peut-on en connaître un aperçu sur le contenu? Didier Contant avait publié un premier article sur la mort des moines dans le Pèlerin Magazine, un deuxième dans le Figaro Magazine à Noël 2003, juste avant de repartir en Algérie. Cette troisième enquête apportait de nouvelles précisions, et notamment indiquait que beaucoup de personnes à Blida se doutaient de la fiabilité des propos d’Abdelkader Tigha. Le mis en cause de ce témoin important mettait en mal la thèse que défendait Jean-Baptiste Rivoire, qui tentait d’accuser l’armée de la mort des moines. Plusieurs médias et journaux se sont fait le relais des déclarations de Tigha, dont notamment Canal +, Libération et Le Monde. Des grandes ONG se sont occupées de son sort, dont FIDH et Amnesty International. Un article qui révélait la véritable identité de Tigha tombait au plus mal. Mais les heures de bandes que Didier Contant avait enregistrées avec les Blidéens sont là et un jour ils sortiront au grand jour.

 

Un mot sur le procès que vous avez intenté à l’encontre de Jean-Baptiste Rivoire.

En février 2009, Jean-Baptiste Rivoire a été renvoyé devant le tribunal correctionnel du chef de violences volontaires préméditées contre la personne de Didier Contant. Nous attendons la suite pour l’automne.

Comment expliquez-vous qu’une partie de la presse française ne s’intéresse pas à ce procès?

Au début, bon nombre des journalistes que j’ai rencontrés aux ob-sèques de Didier Contant m’ont fait comprendre qu’ils étaient prêts à mener une contre-enquête, que ce qui s’est passé n’était pas normal; tous parlaient de Rivoire et de Moreira de Canal +.

Trois semaines plus tard, alors que je rentrais définitivement de la Namibie, il n’y avait déjà plus personne pour m’aider.

Plus tard, certains ont dit au juge qu’ils étaient sous pression dans leurs rédactions pour ne pas en parler, notamment au Figaro Magazine. Ceux que j’arrivais encore à joindre disaient : «Il me faut du neuf. S’il y a une mise en examen, reparlons-en.» Quand Rivoire a été mis en examen en février 2008, il n’y avait que Caroline Fourest, Respublica, Riposte Laïque et Golias Magazine pour en parler. Un an plus tard, quand Rivoire a été renvoyé en correctionnel en février 2009, il n’y avait plus que Riposte Laïque qui en a parlé. Il s’agit d’un corporatisme dans un petit milieu et sans presse indépendante, sauf pour Charlie Hebdo, le Canard Enchaîné et quelques autres titres.

A l’exception de Marie Baudlot sur Category.net et un dossier complet paru dans Golias Magazine, la presse française a été plutôt frileuse en ce qui concerne l’affaire Contant. C’est peut-être en train de changer, car jeudi dernier, j’ai pu rappeler un certain nombre de points importants concernant le dossier Contant lors de l’émission «The Debate - Who Killed. The Tibhirine Monks», sur France 24, notamment sur le rôle qu’occupe Me Baudoin dans les retours fréquents de l’affaire des moines dans la presse. Mais de manière générale, le manque de courage, d’analyse et de solidarité des confrères de Didier Contant étaient très remarqués dans les premiers temps          

M. A.

 

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Jean-Louis Bruguière détruit les «arguments» de Me Patrick Baudoin

Dans un entretien publié par l’hebdomadaire «L’Express», dans son édition d’hier, l’ex-magistrat Jean-Louis Bruguière répond à Me Patrick Baudoin, avocat de proches de victimes parmi les

7 moines de Tibherine qui l’a critiqué sur la manière dont il a instruit l’affaire de ces religieux assassinés en 1996 en Algérie. Ce magistrat démonte, une à une, les «accusations» faites par cet avocat dans des propos incendiaires. Dans quels buts ces propos très virulents, d’ailleurs ? «(…) en réalité, depuis le début, cet avocat veut démontrer que les services algériens sont impliqués dans ces meurtres avec la participation de la France, la droite, alors au pouvoir, étant évidemment complice…Me Baudoin ne défend pas l’intérêt des victimes en se faisant de la publicité avec une polémique purement idéologique», répond Jean-Louis Bruguière, très au fait de ce dossier. Il dément, par ailleurs, les propos de cet avocat selon lesquels il lui aurait fourni le nom du général Buckwalter (ancien attaché militaire de l’Ambassade de France en Algérie), dans le but de l’entendre. «C’est entièrement faux», lance-t-il. Jean-Louis Bruguière peut le prouver puisqu’il a été destinataire de la liste que lui a adressée Me Baudoin. «L’avocat des parties civiles m’avait adressé une longue liste de personnes à entendre, allant d’Alain Juppé à un spécialiste belge du terrorisme. Le responsable de la DGSE et l’attaché militaire de l’Ambassade de France en Algérie sur la liste, mais sans leurs noms», ajoute-t-il. «Le second, à l’époque (général Buckwalter, NDLR), n’a jamais évoqué une participation de l’armée algérienne comme il le fait aujourd’hui», lance-t-il. Pourquoi donc ce général change-t-il d’avis en accusant l’armée algérienne de «bavure» ? Manipulation par une maladresse difficile à dissimuler. «Me Baudoin a visiblement   regardé à peine ces procès-verbaux, au point qu’aujourd’hui il parle du «général Dewatre», alors qu’il était préfet, note Jean-Louis Bruguière. Comment cet avocat a-t-il pu commettre une telle «bourde» ? Il faut dire que ce n’est, en tout cas, pas étonnant pour quelqu’un qui se base sur les «ouï-dire» pour accuser toute une armée d’avoir assassiné les 7 moines de Tibherine contre ses intérêts et ceux du pays auquel elle appartient.    

M. Abi

 

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Conférence du DG d’Arcelor Mittal Algérie

«Nous sommes ici et nous y restons»

Vincent Le Gouic a sorti de ses valises l’accord que vient de conclure la direction générale d’ArcelorMittal Annaba et le syndicat UGTA de l’entreprise. Il l’a évidemment brandi comme un trophée.

ArcelorMittal ne vend pas des cacahuètes et l’Algérie demeure pour lui un marché en croissance. C’est la réponse qu’a assénée Vincent Le Gouic, directeur général d’ArcelorMittal Algérie à ceux qui ont misé sur un éventuel retrait du numéro 1 mondial de la sidérurgie du marché algérien au regard de sa faillite présumée à l’échelle internationale. Vincent Le Gouic, qui a pris ses fonctions au mois de mai 2009, a tenu donc à faire sa première apparition publique en convoquant hier une conférence de presse à l’hôtel Sheraton d’Alger pour, selon ses dires,

«rétablir certaines vérités, car beaucoup a été écrit et dit sur nous». Vincent Le Gouic a sorti de ses valises l’accord que vient de conclure la direction générale d’ArcelorMittal Annaba et le syndicat UGTA de l’entreprise. Il l’a évidemment brandi comme un trophée. En effet, cet accord (valable une année, jusqu’à 2010) signé le 8 juillet 2009 a mis fin à un mouvement de grève autour surtout du salaire qui a failli hypothéquer le processus de viabilisation de l’entreprise.

«Cet accord va bien au-delà d’un accord salarial ordinaire», note le DG d’ArcelorMittal Annaba.  Selon lui, l’accord en question vise outre à asseoir une meilleure transparence dans la gestion notamment de la sous-traitance, «de faire revenir l’espoir». Aux yeux de Le Gouic, l’accord porte aussi «sur ce qui est non chiffrable». «Nous avons prévu, a-t-il ajouté, une petite enveloppe pour corriger certains actes qui nous paraissent comme des injustices». Un comité de l’éthique présidé par le DG et dans lequel siège le président du Comité de participation et le président du syndicat a été mis en place. Smaïl Kouadria, porte-parole des travailleurs a indiqué de son côté que ce comité aura à plancher, entre autres, sur les affaires de malversations connues car ébruitées par la presse, se contentant de citer l’affaire de récupération de la ferraille de Tébessa. Smaïl Kouadria a écarté l’éventualité d’un licenciement des travailleurs. Un sujet pourtant sur lequel Le Gouic est resté quelque peu ambigu. «Il faut tenir compte de la productivité, laquelle, a-t-il expliqué, est déduite du rapport entre la production et le nombre de travailleurs». Il a ainsi reconnu que «par rapport aux 7 000 personnes employées au complexe d’El Hadjar, il y a un faible ratio». Il a qualifié de faible la production actuelle qui est estimée à 1,3 millions de tonnes/an, promettant au passage de l’améliorer même si pour 2009 les prévisions donnent 750 000 tonnes. ArcelorMittal, «leader incontesté de la métallurgie en Algérie», selon le DG, fait face à une rude concurrence qui s’est cristallisée paradoxalement dans le corps des importateurs et non des producteurs. «Nous ne détenons pas le monopole de la sidérurgie» affirme le DG, révélant au passage qu’«il y a 200 000 tonnes de produits ferreux stockés au niveau des ports». Aux journalistes qui lui reprochent l’incapacité de l’entreprise à répondre à la demande nationale, il leur expliquera que la «capacité d’ArcelorMittal est inférieure à la taille du marché algérien». Il se défendra d’avoir augmenté les prix de ses produits soutenant qu’ils sont ceux du marché. La tonne d’acier se vend à pas moins de 200 dollars la tonne dans le bassin méditerranéen, a-t-il indiqué.             

Par Larbi Graïne

 

ArcelorMittal Annaba par les chiffres

Complexe sidérurgique intégré dont 30% des actions détenues par Sider et 70% par ArcelorMittal.

• Superficie : 832 hectares.

• Capacité de production : 1.8 million de produits sidérurgiques.

• ArcelorMittal Annaba dispose :

• D’un réseau commercial à travers le pays de 12 points de vente.

• De deux mines de fer d’une capacité totale de 3 millions de tonnes/an situées à 200 km de Annaba gérées par ArcelorMittal

Tébessa et reliées à l’usine par une ligne ferroviaire. Les réservesminières exploitables sont de 86 millions de tonnes.

 

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Elle se tiendra à Alger les 12 et 13 décembre

Conférence internationale des villes solidaires avec la RASD

Le comité de préparation de la conférence internationale sur les villes jumelées  et solidaires avec les villes du Sahara occidental a été installé officiellement hier, à l’issue de  la rencontre politique tripartite regroupant une délégation des Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique (UCGLA), une délégation de la République arabe démocratique sahraouie (RASD) et celle du Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui (CNASPS).  Le comité de préparation est présidé par le Dr Saïd Ayachi, vice-président du CNASPS. Ce dernier a annoncé que la conférence internationale qui se tiendra les 12 et 13 décembre «sera une occasion de réunir le maximum d’élus locaux des villes jumelées et celles solidaires avec les villes du Sahara occidental». Elle aura pour objectif de «rendre un hommage et d’exprimer une totale solidarité à la résistance civile sahraouie dans les territoires occupés, dénoncer la violation massive, multiforme et multifonctionnelle des droits de l’homme dans ces zones-là, et enfin  réfléchir comment ces représentants des sociétés civiles à travers le monde puissent exiger de l’ONU la responsabilité d’organiser rapidement un référendum libre, loyal et transparent pour l’autodétermination du peuple sahraoui». La conférence verra aussi, selon le Dr Ayachi, la participation de personnalités de haut rang, d’artistes, de juristes et d’intellectuels du monde entier. Intervenant à l’occasion le président du Comité nationale algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (Cnasps), Mahrez Lamari a indiqué qu’une délégation mixte issue du comité de préparation de la conférence internationale va se rendre à L’UA en vue de présenter à ses membres un éclairage sur l’importance de la rencontre. Habiba Ghrib

 

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Union des villes africaine UCGLA

L’Algérie nommée vice-président chargé de l’Afrique du Nord  

L’Algérie a été désignée officiellement par le comité exécutif des Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique (UCGLA), au poste de vise-président  de l’Union chargée de l’Afrique du Nord. Un poste qui sera assuré par l’APC d’Alger- Centre et son P/APC Tayeb Zitouni.  La notification de décision a été remise officiellement hier à ce dernier par le révérend sud-africain, Mgr Smangaliso Mkhatshwa, président des Cités et Gouvernements locaux Unis d’Afrique (UCGLA), lors de la rencontre tripartite qui s’est tenue au siège du Comité national algérien de soutien au peuple Sahraoui (CNASPS). A l’occasion, le révérend sud-africain  a déclaré  que le choix a été porté sur l’algérie à la demande de la délégation sahraouie, membre du comité exécutif de l’UCGLA, mais surtout en guise de reconnaissance à l’Algérie pour sa solidarité et son soutien aux peuples de l’Afrique et aux causes d’autodétermination.  Tout en  reconnaissant le grand honneur mais surtout la grande responsabilité qui lui a été confiée par cette nomination, le P/APC Tayeb Zitouni a déclaré que lui, son APC ainsi que l’ensemble des élus locaux vont relever ce défi et combler le déficit enregistré par l’Afrique du Nord dans l’UCGLA.                             

Habiba Ghrib

 

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A un mois du ramadhan

Les prix des fruits et légumes augmentent

Même en pleine saison de cueillette des fruits et légumes, l’été de cette année s’annonce dur, dur… pour les petites bourses en Algérie, et le pire est à craindre à l’approche du mois de ramadhan.

Et pour cause, ces aliments à large consommation sont cédés à des prix parfois hors d’atteinte des citoyens qui prennent leurs couffins pour faire leur marché quotidien. C’est du moins ce que nous avons constaté de visu lors d’une virée qui nous a conduit au marché de fruits et légumes de Bab El-Oued, à Alger, pourtant réputé être le marché «le moins cher de la capitale». En tête du hit parade des prix des légumes viennent les haricots verts qui coûtent entre 100 et 120 DA le kilo, suivis par le poivron (90 DA), la courgette, la salade et la tomate, sont affichées à 60 DA/kilo. La tomate qui a connu des prix encore plus élevés il y a quelques jours seulement où elle a atteint des pics de 90 DA, les citoyens à faibles revenus sont contraints de se rabattre sur celle dite d’«Annaba» ou industrielle, cédée à 35 DA. «Comme la tomate fraîche reste trop cher, je préfère opter pour celle d’Annaba, notamment pour en faire un ingrédient dans la préparation d’une sauce. Car pour la consommer avec de la salade, je trouve que ce n’est pas commode puisqu’elle a une peau dure», s’exprime Naïma, une femme au foyer d’une quarantaine d’années.

Du côté des fruits, les prix de la pêche varient entre 50 et 100 DA le kg selon la qualité. Les bananes ne sont cédées qu’à partir de 100 DA le kg.

Pour ce qui est du citron, il est «intouchable», selon les propos de Mohamed. Cette denrée largement utilisée dans les pâtisseries en cette saison de fêtes  a fait que le kilo en coûte, tenez-vous bien, entre 250 et 350 DA.

Les produits agricoles d’origine animale sont également concernés par cette flambée des prix. Un kilo de poulet coûte 220 DA, 270 DA s’il est nettoyé. La viande fraîche de bœuf est affichée à 650 DA et là encore beaucoup de consommateurs achètent de la viande de mouton congelée à 450 DA.

Pour expliquer cette hausse des prix des fruits et légumes, chacun y va de son argument. Selon des commerçants que nous avons interrogés sur place, la principale cause de cette hausse des prix est essentiellement due au fait qu’ils s’approvisionnent «auprès des marchands de gros à des tarifs élevés», se défend Saïd avant de poursuivre : «Vous savez, les grossistes ne sont pas la cause de ces flambées ! Eux aussi s’approvisionnent auprès des agriculteurs, lesquels achètent à  leur tour les engrais à un prix fort. Car il faut savoir qu’à la même période de l’année précédente, les engrais utilisés dans la production des légumes était de 1 500 DA/q ; alors qu’il dépasse aujourd’hui les

10 000DA/q. Vous comprenez alors que cela influe automatiquement sur les prix de leur production que le dernier maillon de la chaîne, soit le consommateur, assume au bout du compte». Autre raison que Yacine, agriculteur et marchand ambulant de fruits, évoque est celle liée aux pluies qui sont tombées à un moment où les arbres fruitiers commençaient à fleurir, alors qu’un tel phénomène fait pourrir le fruit avant même qu’il n’arrive à maturité.

H. M.

 

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Journées portes ouvertes des Universités

Aider les nouveaux bacheliers à fixer leur choix

Des Journées portes ouvertes sont organisées du 12 au 17 juillet par l’ensemble des universités du territoire à l’effet d’informer les nouveaux bacheliers (ils sont plus de 134 000 à avoir décroché leur diplôme) sur les spécialités dispensées par les facultés, instituts et écoles supérieures de l’enseignement supérieur et parmi lesquelles ils désirent fixer leur choix. Au niveau de la capitale, ces journées sont organisées au sein de l’auditorium de l’annexe de l’université à Bouzaréah. Ahmed Berraghba, vice-recteur chargé de la pédagogie sous la direction duquel sont organisées ces journées, signale que le choix des spécialités par les nouveaux bacheliers doit se faire sur la base de la série du Bac, de la moyenne exigée pour la spécialité et tenir compte en même temps du découpage administratif établi par une circulaire du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Au terme de cette dernière, tout nouveau bachelier ne peut prétendre suivre la spécialité choisie dans une autre zone géographique autre que celle dans laquelle il réside habituellement si elle y est dispensée. Elle  rappelle aussi que le rattachement aux circonscriptions géographiques d’inscription des nouveaux bacheliers dans les domaines de formation, filières et troncs communs est cependant susceptible d’être modifié afin de garantir une meilleure affectation de ces derniers dans les établissements offrant plus de capacités d’accueil, d’enseignement et d’hébergement. Pour ce qui concerne en particulier la circonscription géographique d’Alger,

M. Berraghda indique que durant ces portes ouvertes, des dépliants sont mis à la disposition des nouveaux bacheliers. «Ils contiennent, dit-il, des informations sur les cours dispensés dans les sept facultés et les deux instituts de l’université d’Alger concernant autant le système d’enseignement classique que le nouveau système LMD, (Science, Master, Doctorat)». Il s’agit en l’occurrence de la Faculté de droit, de la Faculté des sciences économiques, commerciales et de gestion, de la Faculté des sciences politiques et de la communication, de la Faculté de médecine, de la Faculté des lettres et des langues, de la Faculté des sciences, de l’Institut d’archéologie et de l’Institut d’éducation physique et sportive. «Toutes ces institutions, précise M. Berraghba, dispensent plus d’une soixantaine de spécialités différentes. Les nouveaux bacheliers ont également à leur disposition, poursuit-il, des enseignants expérimentés, des informaticiens ainsi que des administrateurs de gestion de la scolarité chargés de les orienter en fonction de leurs vœux». Le vice-recteur indique que les pré inscriptions, l’orientation et le recours des nouveaux bacheliers se feront exclusivement en ligne par le biais de deux sites Internet, (http://www.orientation.esi.dz et http://www.mesrs.dz). Les pré inscriptions durant lesquelles ces bacheliers auront eu le loisir de formuler dix choix par ordre d’intérêt parmi les spécialités qui les intéressent le plus ont débuté le 12 juillet pour prendre fin le 17 du même mois. La période de confirmation de ces pré inscriptions a été fixée du 18 au 22 juillet, celle des affectations et des recours entre le 29 juillet et le 3 août. La période des inscriptions définitives qui se fera directement à l’annexe de Bouzaréah de l’Université d’Alger se déroulera du 29 juillet au 6 août. A partir du 29 juillet elle pourra se faire en ligne. Après le 22 juillet, chaque étudiant recevra en ligne son affectation définitive. S’il n’est pas satisfait de son affectation, il a la possibilité de pouvoir introduire un recours en ligne entre le 29 juillet et le 3 août.       

Par Ahmed Mahieddine

 

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Annulation d’un autre contrat français

Un projet d’Alstom rejeté par l’Algérie

Un projet d’Alstom à Biskra serait annulé par la Commission nationale des marchés publics (CNMP), selon une source chargée de sa réalisation.

Selon cette source, ayant requis l’anonymat, «le projet d’une durée de deux ans ayant accusé un retard de quatre ans, alors que les installations  pour la réalisation d’une station d’épuration pour le compte de l’Office national d’assainissement (ONA) étaient bien avancées a été annulé par la CNMP sans explication». Toutefois, le montant de ce projet qui concernerait des travaux d’assainissement n’a pas été révélé.

Contacté par le Jour d’Algérie pour confirmation et plus d’informations sur les dernières annulations de contrats français en Algérie, le ministère des Finances n’avait pas d’informations à fournir et la CNMP ne se prononce pas sur ses décisions. Pour leur part, à Alstom Algérie, les  responsables étaient injoignables.

En 2006, Alstom avait obtenu la construction de la première ligne de 23 km du tramway d’Alger, d’un montant de 400 millions d’euros et qui devait entrer en service cette année, mais la première rame Citadis destinée à la future ligne n’a été livrée qu’en mars dernier. Dans ce projet confié par l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) au consortium Mediterrail, composé d’Alstom, d’ETRHB et de Todini porte sur la livraison  de 41 rames Citadis commandées par l’EMA. Alstom a également été retenu pour réaliser, en consortium, les systèmes de tramway d’Oran et de Constantine. Hormis les contrats des tramways d’Alger, d’Oran et de Constantine signés avec l’EMA (Entreprise du Métro d’Alger), il existe aussi des contrats d’infrastructures et d’électrification des lignes de la banlieue d’Alger en cours de réalisation par l’ANESRIF-SNTF. Autres contrats obtenus par le groupe français : la signalisation de la nouvelle ligne ferroviaire de 100 km entre Saïda et Moulay Slissen pour 100 millions d’euros et la signalisation d’une ligne ferroviaire de 140 km entre Mechria et Demouche dans le sud-ouest du pays pour 30 millions d’euros.

Alstom était également intéressé par le projet d’électrification de la rocade nord des chemins de fer. Estimé à un milliard d’euros, ce projet fait partie de la modernisation des chemins de fer algériens, un programme doté d’un budget de 10 milliards de dollars. Depuis 2004, Alstom était chargée de l’électrification des 300 km de voies du réseau ferré de la banlieue d’Alger, un contrat de 400 millions d’euros.

Dans l’électricité, Alstom avait décroché la réalisation de la centrale électrique de Relizane pour 260 millions d’euros. Il a été retenu pour la réhabilitation de la centrale électrique de Marsat Hadjadj près d’Oran pour 70 millions. Il est en lice pour la construction «clés en mains» de deux centrales électriques géantes de 1200 MW chacune. Alstom Algérie partage avec General Electrics le projet attribué, après un premier appel d’offres infructueux où il était seul en lice, par la Société nationale d’électricité et de gaz (Sonelgaz) pour la réalisation des centrales électrique de Terga (Aïn Témouchent) et de Koudiet Eddraouch (El Tarf). Le coût des deux centrales avoisine les 2.2 milliards d’euros. Il est en concurrence avec l’Américain General Electrics (GE). L’attribution de ces deux projets est prévue pour le 20 novembre.

Depuis cette date, Alstom décroche contrat après contrat en Algérie, pour une montant dépassant le 1.5 milliard d’euros en trois ans. De tous les grands projets de transport lancés par le gouvernement, seule la réalisation du métro d’Alger a échappé à Alstom, finalement confiée à Siemens. Le nombre des effectifs d’Alstom en Algérie atteindrait 650 personnes, avait affirmé son P-DG, Rafik Sana, lors d’un entretien accordé au confrère «Les Afriques».

Il est à rappeler que ce n’est pas le seul contrat français annulé par la commission nationale des marchés publics en Algérie. Le dernier en date concerne le contrat d’une valeur de 40 millions d’euros relatif aux études et travaux d’assainissement ainsi que le renouvellement de rail des lignes reliant Mohammadia dans la wilaya de Mascara à Mostaganem et Oued Tin à Arzew en passant par Marsat El Hadjadj près d’Oran. L’Anesrif avait attribué ce projet il y a quelques mois au groupement franco-algérien Sécorail-Sotref, avec le groupe de construction français Bouygues qui a été annulé par l’Agence nationale des investissements ferroviaires (Anesrif). Un autre contrat français avec le constructeur automobile Peugeot n’a pas reçu validation par la CNM pour la livraison de 632 ambulances à la Protection civile. Alstom projetait de réaliser une unité de montage de tramways en Algérie. Ce projet a été validé le 3 novembre dernier. A cette occasion il a été convenu la mise en place d’une commission mixte. Elle sera constituée de responsables du ministère des Transports, de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) et d’Alstom chargée d’étudier, entre autres, le lieu d’implantation, les capacités de production et, globalement, la stratégie de cette unité de montage. Selon la même source, «la priorité sera accordée aux besoins de l’Algérie, qui a de grands projets de tramways à Alger, Constantine, et Oran. Le ministre a également annoncé un métro et un tramway dans chaque grande ville. Il n’y a pas de planning clairement arrêté pour ces derniers projets, mais on peut dire que tous les deux ans environ il y aura un nouveau tramway qui sera opérationnel dans une ville. Pour ce qui est de l’exportation, pourquoi pas, c’est une option. Là aussi, ce n’est pas nous qui décidons, ce sont les marchés internationaux. Et si, sur un projet donné, il y a possibilité de faire appel à la production algérienne, pourquoi pas, puisque le tramway fabriqué en Algérie répondra aux normes internationales. Il n’y aura aucune différence avec ceux qui sont produits à La Rochelle». Pour son financement, une joint-venture entre Alstom et une structure ferroviaire algérienne s’en chargera.

Par Fella M.

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