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Giuliana Sgrena présente son ouvrage Embuscade à Bagdad

L’ex-otage raconte son cauchemar

Tlemcen

Le patrimoine urbain et immatériel en débat

Oran

Malaise à la maison de la culture

Musée de Bagdad

Récupération de 1 130 objets et tableaux volés

 

 16/09/06

 

Giuliana Sgrena présente son ouvrage Embuscade à Bagdad

L’ex-otage raconte son cauchemar

Jeudi dernier, la librairie du Tiers-Monde a accueilli la journaliste Giuliana Sgrena  qui a animé un point de presse suivi d'une vente dédicace de son livre intitulé  Embuscade à  Bagdad paru sous les presses de Casbah Editions.

La journaliste du quotidien italien indépendant de gauche

Il Manifesto raconte dans son livre de 195 pages l’expérience dramatique vécue à Bagdad en février 2005, le souvenir du kidnapping, les difficiles conditions de la séquestration, … Un cauchemar qui a duré un mois (4février-4 mars) pendant lequel Giuliana Sgrena est restée prisonnière de moudjahidine qui affirment, dit-elle, «combattre contre l’occupation de l’Irak». La joie de sa libération est violemment interrompue par un tir des troupes américaines qui tuent Nicola Calipari, l’agent qui l’a sauvée de ses ravisseurs. «Nicola Calipari a été tué par des tirs américains alors qu’il m’accompagnait à l’aéroport de Bagdad», rappelle-t-elle lors de la vente-dédicace. Les premiers jours, je n’ai pas versé une seule larme. J’étais simplement furieuse. Je disais en face à mes ravisseurs : «Mais comment, vous m’enlevez moi qui suis contre la guerre ?!» Ce à quoi ils répondaient : «Oui, parce que tu vas parler avec les gens. Nous n’enlèverons jamais un journaliste qui reste enfermé dans son hôtel. Et puis le fait que tu dises être contre la guerre pourrait être une couverture». «Ce fut un mois d’alternance entre espérances fortes et moments de grande dépression», poursuit Giuliana Sgrena. Quelques jours après son enlèvement ses ravisseurs lui ont laissé voir la télévision et elle a alors vu son portrait géant accroché sur la façade du Capitole, la mairie de Rome, se rappelle-t-elle. «Mais, tout de suite après, est arrivée la revendication du Jihad qui annonçait mon exécution (…). J’étais terrorisée», explique-t-elle. Elle relève dans un paragraphe de son livre «l’enquête américaine qui a exonéré les militaires américains de toute responsabilité en mettant en cause la vitesse du véhicule italien et le manque de coordination des autorités de Rome avec les responsables US en Irak». Le rapport italien a au contraire souligné le niveau «d’inexpérience et de stress» des militaires américains impliqués dans l’incident et la mauvaise organisation du poste de contrôle dont faisaient partie les soldats ayant tiré. «Une expérience dramatique vécue dans un pays déchiré par la guerre et l’occupation, où les otages deviennent des armes de guerre, et où les victimes civiles irakiennes ne se comptent plus», soutient l’ex-otage, ajoutant que «depuis cette date, rien n’a changé et la situation sécuritaire est devenue chaotique». En faisant le récit de son expérience dramatique, Giuliana Sgrena nous présente avec lucidité les nombreux changements socio-politiques qui se sont produits après l’intervention américaine en Irak où les occupants et ceux qui combattent contre l’occupation ne veulent de témoins. «Depuis l’invasion US, les troupes américaines sont empêtrées et la politique du gouvernement G.W. Bush a du mal à s’en sortir», souligne la journaliste qui précise que «la guerre en Irak est sans doute le conflit le plus meurtrier pour les journalistes depuis la Seconde Guerre mondiale». Selon Reporters sans frontières, au moins 106 journalistes et collaborateurs des médias ont été tués en Irak depuis le déclenchement de la guerre en mars 2003.           

H. K.

 

Tlemcen

Le patrimoine urbain et immatériel en débat

La formation et le développement de la notion du patrimoine a été évoquée jeudi à Tlemcen par Jean-Michel Pérignon, inspecteur général de l’architecture et du patrimoine au ministère français de la Communication et de la Culture, à l’occasion d’une conférence animée dans le cadre du deuxième chantier international sur le patrimoine urbain et immatériel de Tlemcen (CIPAT 2). Abordant le thème «de l’objet architectural au territoire ou le concept de patrimoine miroir de la société», l’intervenant a traité de l’évolution de la protection du patrimoine historique et culturel de son pays depuis la Révolution de 1789, date à laquelle ce concept est apparu pour la première fois. Architecte-urbaniste ayant enseigné dans les pays du Maghreb notamment, le conférencier a précisé qu’à cette date, il a été procédé à la confiscation des biens nationaux «patrimoine commun de la nation», qui ont fait l’objet, ensuite, de la promulgation de lois et textes juridiques visant leur protection, dont la première loi sur la protection du patrimoine en 1887. «Cette notion, a-t-il poursuivi, s’est élargie en 1910 aux abords des monuments, pour toucher ensuite les monuments naturels ainsi que les sites». L’évolution de l’arsenal juridique a concerné également l’affectation de subventions et la création d’organismes chargés de la sauvegarde de ce patrimoine. Le conférencier a indiqué, par ailleurs, que ces actions ont des retombées socio-économiques certaines pour le pays les abritant, notamment, au plan touristique, avant de signaler que ce même patrimoine est «le miroir de la société qui réagit par rapport aux problèmes posés». Lors des débats, l’assistance, dont des étudiants et enseignants de la ville espagnole de Valence, se sont enquis de l’évolution actuelle de la protection du patrimoine dans le cadre de la mondialisation et du rôle de l’Unesco dans ce domaine. Le CIPAT 2 qui a pour cadre le quartier «R’hiba» de la vieille Médina de Tlemcen, est organisé par l’université Abou Bakr- Belkaïd en collaboration avec l’université Paris X de Nanterre, rappelle-t-on.

R. C.

 

Oran

Malaise à la maison de la culture

La nouvelle mesure prise dernièrement par le nouveau directeur de la maison de la culture d’Oran n’a pas manqué de faire sortir de leurs gonds les artistes. Dès la prise en main de cette structure, le directeur a décidé de faire vider l’espace réservé aux artistes pour établir, selon lui, l’état des lieux et réfléchir à la création d’un club des artistes. Les artistes, pour leur part, s’interrogent sur cette conduite qu’ils jugent vexatoire de la part d’un responsable dont le comportement «ne contribue nullement à la promotion des arts», ajoutant, par ailleurs qu’«ils ne disposent pas d’un autre lieu d’expression».

H. K.

 

Musée de Bagdad

Récupération de 1 130 objets et tableaux volés

Sur près de 7 000 pièces et tableaux volés du musée de Bagdad lors de l’invasion américaine en Irak en avril 2003, 1 130 d’entre elles ont été restituées au musée de Bagdad, selon la directrice du musée, Houda Seddik Enaïmi, signalant que plusieurs œuvres plastiques ont été abîmées. Parmi la collection de tableaux (peinture à l’huile, aquarelle, sculpture, calligraphie, céramique)  volés, certains ont été rachetés de revendeurs attitrés en Jordanie.

H. K.

 

 

 

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