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Blocage des augmentations de salaires
La faute à
Belkhadem ?
A J-1 de la date
limite pour la tenue de la dernière rencontre SGP-UGTA sur
l'augmentation des salaires, tout laisse croire que les partenaires
finiront par s'en remettre à l'arbitrage du Chef du gouvernement.
N'aurait-on pas dû commencer par là ?
Les négociations
entre les fédérations de l’UGTA, les Sociétés de gestion et de
participation (SGP) et la SNVI Rouiba se poursuivront aujourd’hui à
16 heures. Il s’agit là, de l’avant-dernière rencontre, avant celle
décisive, de lundi prochain, à l’issue de laquelle est attendue une
solution favorable à la question des augmentations de salaires. Or,
de part et d’autre de la table de négociations, chacune des deux
parties semble d’ores et déjà camper sur ses positions. Et les deux
ont signalé à maintes reprises, qu’au cas où le blocage persiste,
«il sera fait appel automatiquement à l’arbitrage du Chef du
gouvernement en personne». Il est donc attendu dans ce cas de figure
que A. Belkahdem tranche. Lui qui avait précédemment annoncé
qu’«augmentation des salaires il y aura», sans prendre pour autant
la peine de l’appliquer directement selon que le permettent ses
prérogatives, lui encore qui n’a, jusqu’à présent pas bougé le petit
doigt pour sortir les négociations SGP-UGTA de l’impasse. Pour
rappel, la décision émanant du Chef du gouvernement qui avait pour
sûr redonné espoir à des milliers de travailleurs, avait été
colporté en grande pompe et avec optimisme et grande conviction par
un Sidi Saïd, qui n’en n’avait sûrement pas mesuré les véritables
conséquences dès le départ. Celles d’avoir crié victoire trop tôt et
penser avoir pour argent comptant, «un argent que les SGP font dans
la plus haute des résistances quand il s’agit de le lâcher». Il
n’est pas à écarter d’un autre côté, comme l’ont annoncé
précédemment et les représentants des SGP et ceux du patronat que
«la question des hausses de salaires ne trouvera probablement une
solution que lors de la tenue de la prochaine tripartite». Alors que
la date de la tenue de cette dernière, prévue pour ce mois de
septembre, vient d’être, encore une fois, reportée à «une date
ultérieure», il ne serait pas étonnant que l’on annonce aux
travailleurs que la décision reviendra de droit au président de la
République. Admirons le sérieux !
15% de hausse,
un cadeau
Les négociations
entre les fédérations de l’UGTA et les SGP, qui vont reprendre
aujourd’hui, se sont achevées mercredi dernier sur un fond de
concessions de part et d’autre. Alors que l’augmentation des 40%,
revendiqués dès le départ par les fédérations de l’UGTA, ces
dernières avaient révisé leur demande à la baisse. Les syndicalistes
ont alors demandé entre 30 et 35% d’augmentation, lesquelles sont
toujours jugées excessivement élevées par les représentants des cinq
sociétés de gestion des participations et de la SNVI de Rouiba. On
apprendra par ailleurs, que les SGP se sont, elles aussi, rétractées
par rapport à leur position initiale et que sur instructions de leur
tutelle, ont déclaré «ne pouvoir accorder aux travailleurs pas plus
de 0 à 15% d’augmentation, au lieu des 2% annoncés la semaine
dernière, lors de la poursuite des négociations». «Nous avons fait
un effort extraordinaire en présentant les nouvelles propositions,
conformément aux instructions de notre ministre, M Temmar. S’il sera
accepté par les syndicalistes, le taux de 15% d’augmentation sera
accordé selon la formule suivante. De 0 à 5 % pour les entreprises
déstructurées, de 5 à 10% au profit des travailleurs des entreprises
récupérables et enfin de 10 à 15% pour ceux des entreprises en bonne
situation financière. Mais l’UGTA a présenté, comme toujours, une
contre-proposition qui se trouve très loin de la notre», nous a
confié jeudi, un cadre responsable d’une des SGP concernées par les
négociations avec les fédérations. Notre interlocuteur a ajouté par
ailleurs, que les négociations ont aussi porté sur les augmentations
des primes non incluses dans le salaire de base, «en l’occurrence,
les primes de panier, de transport, de risque, de nuisance etc..».
Enfin, on apprendra que deux autres rencontres sont programmées en
parallèle de celles regroupant les syndicalistes aux représentants
des SGP. «Il s’agit de la rencontre de demain du ministre de la
Participation et de la Promotion de l’investissement,
A. Temmar, avec
les présidents des directoires des SGP, avec pour ordre du jour,
l’application de la mise en œuvre des recommandations du CPE», nous
apprend une source fiable qui n’a pas écarté l’hypothèse que le
ministre «se prononcera peut-être sur les changements dans
l’organique des SGP, annoncé lors de la rencontre du mois d’août
dernier». La seconde rencontre programmé également pour dimanche,
regroupera la Centrale syndicale et ses fédérations, en vue de
mettre en place les stratégies nécessaires pour l’ultime et dernière
réunion. La bataille s’annonce dores et déjà très rude.
Habiba Ghrib
Haut
Salaires impayés de 40 000 travailleurs
Pas de solution
pour le ramadan
C’est la réunion
de la dernière chance du conseil interministériel consacré à
l’examen de la question des salaires impayés, prévu aujourd’hui. Les
ministres Tayeb Louh, Abdelhamid Temmar, Mourad Medelci et Djamel
Ould Abbès se pencheront sur les modalités de payement des revenus
des
40 000 (et non de
30 000), en attente depuis plusieurs années. Cette question a été
évoquée, il y a quelques jours, par
M. Abdelmadjid
Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA qui a publiquement fait la
promesse de payer tous ces arriérés aux travailleurs avant le mois
de ramadan prévu pour la fin du mois de septembre «pour qu’ils
puissent passer un bon ramadan et subvenir aux besoins de leurs
familles», a-t-il indiqué. Cette décision, selon le patron de la
Centrale syndicale, a été prise dans le cadre des négociations
entamées depuis quelques mois entre les fédérations de l’UGTA et les
SGP pour la finalisation des conventions de branches. Des accords
qui peinent à se concrétiser à cause, notamment, de la question
cruciale des augmentations des revenus des travailleurs qui
s’annonce comme une revendication dont la concrétisation relève de
l’impossible, selon les arguments des responsables des SGP.
Ainsi, on apprend,
par ailleurs, que la question des salaires impayés n’a jamais figuré
dans les discussions qui ont eu lieu entre la Centrale syndicale et
ses différents partenaires dans la préparation de la tripartite. «On
n’a jamais évoqué cette question dans les différentes réunions avec
les deux ministères concernés à savoir celui du travail et de la
participation», précise un responsable qui prend part aux
négociations des conventions de branches. Ce même responsable
s’interroge sur la possibilité de payer ces salaires en un seul coup
et durant cette durée très courte au moment où même la décision de
l’augmentation des salaires semble attendre l’arbitrage du Chef du
gouvernement, premier annonceur de cette nouvelle. «Qui donne le
droit de faire de telle déclaration au premier responsable des
syndicalistes avant une préalable consultation des départements
concernés ?», s’interroge le responsable. Dans le cas où cette
question n’a pas été évoquée dans la loi de finances complémentaire
2006 et celle en préparation pour 2007, les pouvoirs publics seront
dans l’obligation de recourir au Trésor public pour débloquer ces
milliards de centimes. Une solution alternative qui ne peut se
réaliser sans une décision politique prise par le Chef du
Gouvernement. «Mais le temps d’y être, le ramadan sera déjà entamé»,
nous explique notre source. Et sous réserve de confirmation, cette
nouvelle annonce ne fera que jeter de l’huile sur le feu puisqu’elle
intervient dans un moment caractérisé par une grande tension exercée
par les travailleurs des différents secteurs d’activités et des
anciens travailleurs également.
Nouria B.
Haut
Le GSPC fait allégeance à El Qaïda
A qui profite l’alliance ?
L’organisation d’Oussama
Ben Laden a certainement ses calculs et ses intérêts dans ce
ralliement.
Dans un nouveau
communiqué, rendu public mercredi dernier, sur son site internet, le
groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) donne des
détails sur son rattachement à El Qaïda. Ce ralliement a eu lieu,
selon l’émir national de cette organisation terroriste, Abou Mossàab
Abdelouadoud, «après près d’une année d’efforts continus et de
contacts» avec le réseau d’Oussama Ben Laden avant l’annonce de
cette alliance. Cet émir fixe les intérêts en commun entre son
organisation et celle d’Oussama Ben Laden, qui se caractérisent par
l’«instauration un Etat islamique, loin de toute considération
nationaliste» et «la nécessité de serrer les rangs face aux ennemis
de l’Islam». Ce qui ne constitue pas une preuve que ce ralliement ne
soit pas calculé par chacune des deux parties qui veut en tirer
profit, chacun en ce qui le concerne. Le GSPC qui se trouve en
difficulté, en Algérie, du fait de l’étau qui ne cesse de se
resserrer suite aux coups qui lui sont portés sans discontinuité,
par l’ANP et l’ensemble des services de sécurité algériens, a
besoin, pour acheminer des armes vers ses maquis, de réactiver ses
réseaux de soutien et de logistique, en Europe et ailleurs dans le
monde, démantelés au lendemain des attentats terroristes du 11
septembre 2001. Le GSPC a également besoin de financements, dont il
est privé suite au démantèlement de ces réseaux, et l’aide d’El
Qaïda ne pourrait pas être refusée par l’organisation terroriste
créée par Hassan Hattab qui, d’ailleurs, tente de redorer son blason
tâché du sang de ses victimes en «démentant» l’existence d’une
richesse à son compte. Ce «démenti» est-il rédigé pour convaincre
Oussama Ben Laden et ses acolytes d’El Qaïda ? Cette hypothèse n’est
pas écartée, puisque avant l’annonce du ralliement du GSPC à El
Qaïda, Hassan Hattab faisait fi des accusations portées à son
encontre pour ce qui est richesses qu’il aurait accumulées avec
l’argent provenant d’activités terroristes. L’organisation d’Oussama
Ben Laden a certainement ses calculs et ses intérêts dans ce
ralliement. L’un de ces intérêts est que cette organisation
terroriste pourrait jouir de davantage de cartes pour maintenir une
pression sur l’Europe. L’on se rappelle la proposition de «trêve»
d’El Qaïda rejetée par l’Europe, il y a quelque temps. De par cette
«trêve», cette organisation voulait sûrement bénéficier d’un répit
dans les poursuites pour pouvoir réactiver ses réseaux sur ce
continent, loin de toute pression sécuritaire. Oussama Ben Laden et
les émirs d’El Qaïda voudraient également bénéficier des capacités
du GSPC dans la falsification de documents pour faciliter la
circulation de ses éléments à travers le monde. Ceci, bien sûr, dans
le cas ou l’alliance entre ces deux organisations terroristes
s’avèrerait réelle sur le terrain. Un terrain loin d’être conquis
par le groupe salafiste pour la prédication et le combat dont les
tentatives d’acheminement d’armes vers ses maquis, en Algérie, à
partir de pays africains limitrophes, ont été mises en échec par l’ANP.
M. Abi
Haut
Paris y voit un «durcissement» de la menace
Depuis ce 11
septembre date à laquelle le GSPC a fait acte d’allégeance à Al
Qaïda., la France est sur le sentier de guerre. Paris «prend très
au sérieux» les menaces terroristes proférées par le numéro deux
d’Al Qaïda, a déclaré le ministre de l’Intérieur. Pourtant, ajoutera
Nicolas Sarkozy, il n’y a là «rien de nouveau». Car, sera-t-il
indiqué, «la menace terroriste contre la France est élevée et
permanente et nous savons qu’il faut faire preuve d’une vigilance
absolue». Alors, la question qui se pose est de savoir quel est le
fait nouveau, d’autant qu’il est reconnu que l’émir du GSPC a
menacé la France à plusieurs reprises ces dernières années, la
dénonçant en septembre 2005 comme «l’ennemi numéro un de l’Islam».
Mieux encore, à en croire Sarkozy, l’acceptation par Al Qaïda du
ralliement du Groupe salafiste algérien pour la prédication et le
combat (GSPC), ne constitue pas une réelle surprise. «Nous savons
depuis le 11 septembre 2003 que le GSPC a fait acte d’allégeance à
Al Qaïda», a-t-il déclaré, ajoutant dans le sillage de cette
déclaration que «pour nous, ce n’est pas un hasard si cet acte
d’allégeance a été prononcé le 11 septembre 2003 et que comme par
hasard Al Qaïda envoie ce message acceptant cette allégeance le 11
septembre 2006». De tels propos signifient au moins que la situation
officialisée à cette date était attendue. C’est du reste ce qui
ressort des propos du Premier ministre qui a reconnu qu’il y
avait «bien une situation de risque». Dominique de Villepin a ainsi
indiqué avoir «fait le point de l’ensemble des informations» dont
les services concernés disposaient dans ce domaine. Informations
qui, de son avis, «confirment l’inquiétude». D’où, a-t-il déclaré,
le maintien au rouge du plan Vigipirate. Le Quai d’Orsay, quant à
lui, a indiqué que «le gouvernement français s’applique à
accompagner la lutte antiterroriste d’une politique visant à en
traiter les causes, afin de prévenir la radicalisation des
populations et le recrutement de nouveaux terroristes», citant
notamment «les efforts déployés pour apaiser les tensions au
Proche-Orient». C’est dire que si en France la menace rebrandie, à
la faveur de l’allégeance du GSPC, a ressuscité les inquiétudes, ces
dernières ne sont pas pour autant nouvelles, quand bien même dans
son message diffusé sur Internet le 11 septembre, Ayman al-Zawahiri,
considéré comme le bras droit d’Oussama Ben Laden, avait souhaité
que cette alliance GSPC-Al Qaïda devienne «un os dans la gorge des
croisés américains et français ainsi que de leurs alliés». Pour
preuve, le «patron» de la Direction de la surveillance du territoire
(DST), a reconnu le 11 septembre que la menace terroriste est
aujourd’hui «très élevée et très internationale». «La France fait
partie des pays menacés. Notre pays est franchement pour nos
adversaires islamistes dans le camp des Occidentaux, des ‘croisés’
comme ils disent, et rien ne nous sera épargné», a-t-il averti. Un
avis partagé par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui a
déclaré, quant à lui, que «ce qui est évident c’est que la menace
n’a pas décru et qu’elle est à un niveau élevé, je dirai même très
élevé». En fait de l’analyse des services de renseignement
français, la seule nouveauté est que cette alliance est perçue comme
un «durcissement» et un «renforcement» de la menace contre les
intérêts français.
Nadia Kerraz
Haut
Accusé d’avoir volé l’argent du GSPC
Hassan Hattab dément
Hassan Hattab est
de retour. Non pour faire davantage de victimes mais pour,
semble-t-il, défendre son «image» et «en découdre» avec une campagne
médiatique dont il dit être la cible. Dans un communiqué transmis
hier à notre rédaction, l’homme qui se considère toujours comme le
«vrai» patron du GSPC, juge les articles parus récemment dans
certains titres de la presse nationale – dans lesquels un ancien
membre de l’organisation terroriste élargi par les mesures de la
charte, l’accuse du vol et de la dilapidation de l’argent du groupe
en l’ayant investi dans des projets – comme les fruits d’une
diversion et d’une manipulation derrière lesquelles se cachent des
gens mus par la «nage en eaux troubles» et dont la finalité n’est
autre que torpiller les efforts consentis (il ne précise pas
lesquels), pour l’arrêt de l’effusion de sang. Hassan Hattab y voit
aussi une tentative de nuire à son image et «à celle du GSPC» et
explique qu’une telle offensive s’explique par le fait que celui-ci
a rejeté la charte pour la paix et la réconciliation nationale car
«injuste» à ses yeux.
La sortie donc de
l’«ex-émir» national du GSPC que l’organisation Al Qaïda de Oussama
Ben Laden a annoncé tout récemment avoir mis sous sa houlette,
intervient après la publication des propos de Saïd Amer, alias Bilal
Al Oualbani, ancien responsable de la communication interne et
externe au sein de la nébuleuse salafiste qui a accusé Hattab
d’avoir mis à sac les ressources financières, fruit des opérations
de rackets et cambriolages des banques et des postes, avant de
prendre la fuite en quittant définitivement les rang du GSPC. Cette
accusation fait suite, rappelle Al Oualbani, à la réunion du
«conseil des notables» du GSPC, laquelle réunion a fait le bilan des
années de commandement de Hassan Hattab à la tête de l’organisation
terroriste.
A. G.
Haut
La désinformation d’Al Jazeera
La chaîne de
télévision qatarie, Al Jazeera a, dans son traitement journalistique
de l’alliance du groupe salafiste pour la prédication et le combat
(GSPC) et El Qaïda, jeudi dernier, présenté l’organisation
terroriste de l’émir Abou Mossàab Abdelouadoud, comme «une
organisation soutenue par le peuple algérien parce qu’elle ne cible
pas les civils». Des propos graves ne reposant sur aucune réalité.
Le journaliste de cette chaîne de télévision a beau se rectifier
quelque peu en ajoutant que ce soutien a été altéré, la réalité
reste tout de même falsifiée car tous les Algériens qui affrontent
cette organisation terroriste savent que cette organisation n’a,
depuis sa création, en 1998, par des dissidents du GIA, dont Hassan
Hattab, jamais été soutenue par le peuple algérien, du fait, tout
simplement, qu’elle n’est qu’une organisation terroriste qui tente
de mettre le pays à feu et à sang. Comme n’ont jamais été soutenues,
par le peuple algérien, l’ensemble des organisations ayant sévi ou
sévissant toujours en Algérie. Cela va sans dire que cette
organisation terroriste – et les chiffres sont là pour le prouver –
n’a jamais fait de distinction entre un militaire, un policier, un
gendarme, un paysan, un automobiliste, une personne âgée et un bébé.
M. Abi
Haut
Meeting
des aârchs a bouira
«Moraliser la
vie publique»
Un rassemblement a
eu lieu, hier, à la salle omnisports de la ville d’El Esnam, située
à 10 km à l’est de Bouira, après l’appel lancé par le comité citoyen
à la population de la commune. L’objet étant de dénoncer une énième
fois l’existence des débits sauvages de boissons alcoolisées sous
forme de constructions rudimentaires (baraques). La nécessité de
venir à bout de ce phénomène, indésirable, qui prend de l’ampleur a
été proposée au P/APC qui a été convié au rassemblement. Ce dernier
s’est fait un point d’honneur d’éradiquer les baraquements
illicites, juste après le mois de ramadan, faute de quoi leurs
propriétaires seront traduits devant la justice. Une autre
revendication a été évoquée par les animateurs du mouvement des
aârchs qui est celle de l’exigence de l’ouverture d’un siège de
Sûreté urbaine dans un délai raisonnable pour pallier au déficit de
ce corps de sécurité publique. D’où l’apparition des fléaux sociaux,
tels la drogue, la délinquance et autres infractions commises
quotidiennement. Un rendez-vous avec la population a été pris après
le ramadan afin de faire le point sur tous les engagements pris.
Farid Haddouche
Haut
Minimisant la crise au FFS
Laskri et Tabou
jouent aux pompiers
nLe porte-parole
du Front des forces socialistes, Karim Tabou, a reproché à la presse
nationale d'avoir rapporté et médiatiser la crise qui secoue son
parti.
Venu dans la
wilaya de Tizi Ouzou avec le premier secrétaire national, Ali Laskri,
pour présider un conseil fédéral dont l’ordre du jour a porté sur la
préparation du 29 septembre, anniversaire de la fondation du plus
vieux parti d’opposition, le chargé de la communication de la
formation de Hocine Aït Ahmed, s’en est pris à la presse qui «fait
dans la désinformation, la diffamation et qui ne vérifie pas
l’information auprès des instances du parti», a-t-il déclaré dans
une conférence de presse animée à l’issue du conseil fédéral. Le
fait que des opposants à la direction nationale se soient adressés à
la presse n’a pas été du goût de la direction contestée qui rappelle
que le parti dispose de structures qui consacrent le débat
contradictoire et la critique. Laskri dira que c’est à travers la
presse qu’il a appris la préparation du sit-in du 31 août passé
devant le siège de la direction nationale. «Pourtant, je n’ai jamais
refusé de recevoir ou d’écouter un militant». K. Tabou reviendra sur
ses attaques contre la presse, accusant certains journalistes de
«faire dans le sensationnel». Cela dit, les conférenciers ont
qualifié la crise qui secoue le parti de «très marginale et qu’elle
était prévisible et évidente après le succès de notre rassemblement
du 20 août».
A propos du sit-in
qui se déroulait le même jour devant le siège de la direction
nationale, Tabou dira qu’il s’agit d’un groupe d’anciens militants
de 1963. Il déclarera bà ce sujet : «Il arrive qu’il y ait des
divergences, mais celles-ci doivent rester à l’intérieur du parti et
dans ce groupe, on peut retrouver des militants de 1963, dont on ne
peut douter de leur sincérité et leur légitimité». «La crise au sein
du FFS est considérée comme une étape qui sera gérée, car le FFS ne
sera jamais manipulé», ont conclu les conférenciers.
Décidément, la
situation se corse encore davantage au sein du Front des forces
socialistes. Les militants qui ne demandaient pas moins que le
départ de la direction nationale de leur formation politique, sont
revenus à la charge, jeudi dernier, en organisant un rassemblement
au siège national du FFS. Plus de 500 militants, venus de toutes les
wilayas du centre du pays, ont, lors de ce rassemblement de
contestation, réaffirmé «leur déclaration, dans laquelle ils
réclament le départ de Karim Tabou et Ali Laskri et ce, en
réhabilitant et restructurant le parti.» Pour sauver le FFS qui
vit, selon les militants contestataires, une crise sans précédent,
«un rassemblement se tiendra le 29 du mois en cours à Tizi Ouzou, à
l’endroit où a eu lieu la proclamation du Front des forces
socialistes, en 1963.»
A cette occasion,
les militants insurgés interpelleront le président du plus vieux
parti de l’opposition démocratique en Algérie afin qu’il mette fin à
la direction du parti qui n’est, de leur avis, pas «à la hauteur de
la tâche.» Sous le sceau de l’anonymat, un militant frondeur nous a
fait savoir que le FFS «est en situation de léthargie depuis
l’installation de l’actuelle direction nationale et qu’aucune
position politique n’a été adoptée par rapport à l’actualité
politique nationale, pourtant riche en évènements.» Enfonçant un peu
plus le clou, notre interlocuteur nous a déclaré, dans un langage
qui ne souffre d’aucune ambiguïté, que «la direction du Front des
forces socialistes n’est pas du tout à la hauteur de la confiance
placée en elle.» Le silence et «l’hibernation politique» observés
par le parti d’Aït Ahmed quant aux échéances électorales, qui
pointent déjà à l’horizon, n’ont pas laissé de marbre les militants
qui jurent par tous les saints qu’ils iront jusqu’au bout et ce,
pour redorer le blason de leur parti politique. Pour cette raison, a
déclaré un militant, «que nous avons invité la direction du FFS à un
débat responsable le 31 août dernier et que celle-ci a refusé en
désertant le siège national.» Interrogé par nos soins pour savoir si
Hocine Aït Ahmed est au courant de ce qui se passe au sein de son
parti, notre interlocuteur dira : «Nous doutons fort qu’Aït Ahmed
soit informé. On lui cache la vérité.» Par ailleurs, depuis
l’éclatement de la crise, chaque dimanche, les militants
contestataires organisent un rassemblement pour réactiver la
renaissance du FFS et remettre sur rail la locomotive du parti.
«Dans un passé récent, le Front des forces socialistes fut la
locomotive politique, nous ne voulons pas qu’il en soit aujourd’hui,
le dernier wagon», a ajouté notre source. Au train où vont les
choses, il est fort à parier que le vent de la discorde qui secoue
le FFS sera riche en rebondissements mais ne pourra pas le faire
dérailler.
Zahra H. et
Djamel Oukali
Haut
Après les hydrocarbures
Le PT dénonce
la loi sur l’eau
L’amendement de la
loi sur les hydrocarbures doit être suivi par un autre sur celle
portant sur l’eau», a plaidé Louisa Hanoune, secrétaire générale du
parti. L’Algérie, a-t-elle ajouté, dispose d’importantes compétences
et n’a nullement besoin de faire appel à Suez dont plusieurs
contrats ont été résiliés à travers le monde. La secrétaire
générale du PT, qui est intervenue à l’occasion de la session
ordinaire du comité central du parti, tenue hier à l’Office national
des parcs et loisirs, a longuement évoqué les questions sociales et
économiques du pays. Celle de la pauvreté était parmi les points
développés. «Le nombre de pauvres en Algérie qui avoisinerait les 14
millions», est
désormais le bon
chiffre, selon elle, puisque selon le ministre de l’Education
nationale, Boubekeur Benbouzid, trois millions d’enfants sont
nécessiteux. Ce qui signifie que le chiffre avancé par Ould Abbès,
ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, qui est de
600 000 pauvres, est loin de la réalité. Ceci l’amènera à parler des
dernières décisions d’augmentation de salaires, qui restent, à ses
yeux «dérisoires». Elle a souhaité, à cette occasion, avoir des
explications sur «la base utilisée pour décider de ces
augmentations». Que ce soit par rapport à la cherté de la vie ou par
rapport aux recettes engrangées par le pays grâce à la hausse du
prix du pétrole, «la hausse décidée demeure faible et ne répond pas
aux attentes des travailleurs qui voient leur pouvoir d’achat se
dégrader». Elle a dénoncé également la discrimination observée entre
les différentes catégories de travailleurs. Ceux du secteur
industriel ont été lésés par rapport aux autres. Tout en soutenant
les fédérations de l’UGTA qui maintiennent leur revendication
d’augmenter les salaires et menacent de recourir à la rue, elle a
dénoncé le refus des SGP de satisfaire cette demande. Au moment où
l’Algérie compte près de 70 millions de dollars de recettes, les
salaires de quelque 40 000 travailleurs demeurent impayés depuis des
années, a regretté Louisa Hanoune. «La hausse du SMIG est
indispensable, surtout au moment où d’autres hausses sont attendues
dans le secteur de l’électricité, du gaz et de l’eau»,
revendique-t-elle. Elle a relevé, par ailleurs, le paradoxe qui
prévaut dans les décisions de l’Etat qui a décidé la
renationalisation du secteur des hydrocarbures en amendant la loi y
afférente alors que le dossier de privatisation des entreprises
publiques est maintenu. Même la Cnuced, dans ses différents
rapports, conseille aux pays africains de préserver leurs
entreprises, rappelle Louisa Hanoune. «Il faut arrêter le processus
de privatisation»,
a-t-elle suggéré
en citant le cas du Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la gestion
par concession des ports et de l’aéroport d’Alger. A propos du
projet du nouveau découpage administratif, annoncé jeudi par le
ministre de l’Intérieur, elle a d’abord exprimé son appréciation du
projet avant d’annoncer l’engagement d’un large débat au sein de son
parti qui devra faire ses propositions au ministère. La création de
nouvelles APC, souligne Louisa Hanoune, permettrait d’améliorer la
gestion des ressources, de créer de nouveaux emplois et d’améliorer
le contrôle des budgets. Concernant la charte pour la paix et la
réconciliation nationale, elle a jugé nécessaire de «donner plus de
chance pour le retour de la paix. Les choses sont compliquées et
nécessitent plus de temps pour pouvoir prendre en charge les
familles victimes». Elle saisit cette occasion pour parler du nombre
important de travailleurs qui ont sollicité son parti pour exprimer
leur refus d’être indemnisés au lieu d’être réintégrés dans leurs
postes de travail. «Les travailleurs doivent être réintégrés pour
absorber la crise», a estimé Louisa Hanoune qui a annoncé avoir
soumis des propositions au président de la République concernant le
projet de révision de la Constitution et a souhaité l’engagement
d’un «large débat sur la question».
Karima Sebai
Haut
L’UDR pour une alternative républicaine
«Le sursaut des
démocrates est indispensable»
Fidèle à ses
positions de principe, le conseil national de l’UDR, réuni jeudi 14
septembre, réitère, dans une déclaration, rendue publique hier, son
immuable «opposition aux tentatives de prorogation du délai de la
charte pour la paix et la réconciliation nationale» et considère que
«si les portes de la repentance doivent rester ouvertes, celles de
l’impunité doivent être définitivement fermées». Considérant que
cette prorogation de délai est «moralement inacceptable du coup
qu’elle porte à la crédibilité de l’Etat», voire «pratiquement
inutile dans la mesure où les irréductibles parmi les terroristes ou
leurs sponsors politiques ont eu largement le temps de se repentir».
Par ailleurs, l’UDR ne cache pas sa crainte devant ce qu’il appelle
«un péril tangible» devant le fait que «la cinglante défaite
militaire du terrorisme pourrait se transformer en victoire
politique de l’islamisme».
En déplorant
l’absence des républicains dans les grands débats qui engagent
l’avenir du pays, et sans sursaut des démocrates, il est évident,
selon l’UDR, que «les inflexibles» attendent «plus de concessions
politiques qu’un prolongement de délai». «Une situation accessoire»
contre laquelle l’UDR appelle à un rassemblement républicain. «Une
riposte républicaine s’impose et la victoire est possible»,
estime-t-on du côté de la formation de Benyounès. «Encore faut-il
que tous les démocrates portés par un élan patriotique», fassent
l’effort de renoncer à leurs divergences «pour œuvrer à la
construction d’un grand mouvement capable d’imposer l’alternative
républicaine indispensable».
A noter que la
sortie de Amara Benyounès n’est pas fortuite. Cette session
extraordinaire du conseil national, convoquée à la demande de son
SG, coïncide avec la sortie du RCD qui a réuni son état major en
université d’été jeudi et vendredi à Boumerdès.
Pour l’UDR,
l’aspiration des citoyens à la construction d’un rassemblement
républicain et leur disponibilité à œuvrer à sa concrétisation est
«une réalité incontestable». Conscient de l’échec des différentes
tentatives de rassemblement dû essentiellement «aux luttes de
leadership, à l’étroitesse des intérêts partisans et à l’absence de
projet», l’UDR considère que cela «ne peut être source de
résignation mais de motivation». «C’est en tirant les leçons de cet
échec que l’UDR a, depuis ses premières assises, inscrit le
rassemblement des démocrates dans une alternative de progrès comme
objectif essentiel de son action politique».
L’UDR, farouche
opposant «aux velléités de retour au parti unique» réaffirme sa
disponibilité à œuvrer dans le sens de la concrétisation d’un tel
rassemblement et se déclare partie prenante de toute initiative
tendant à matérialiser le projet d’une alternative incontestable.
S. B.
Haut
Boufhaima (Draâ El Mizan)
Le mémorial de
Lounès Matoub saccagé
C’est
L’indignation et la colère pour les habitants de Boufhaima, à quatre
kilomètres à l’ouest de la ville de Draâ El Mizan, en réaction au
saccage par des inconnus, de la stèle érigée à la mémoire de Lounès
Matoub. Cela s’est passé mercredi dernier, tard dans la soirée. Ce
mémorial, à entendre les commentaires de la population locale,
représente le meilleur hommage qu’elle puisse lui rendre pour avoir
chanté le vrai visage de l’Algérie. Ce petit monument réalisé en
céramique, couvert de verre, laissant apparaître le portrait du
rebelle, portant le titre «Un grand poète, peut-il mourir?»,
présente une image défigurée depuis trois jours. «C’est une insulte
à la mémoire de celui qui disait, de son vivant : je mets dans mes
chansons la vie d’un peuple», s’est indigné un jeune du village. Ce
dernier, faut-il le signaler, abrite un bureau local de la Fondation
Lounès Matoub. Par ailleurs, on apprend que c’est la troisième stèle
saccagée depuis le début de l’année en cours après celle de Tikobaïn
à Ouaguenoun et celle de Tizi N’Tlata à Boghni. Le barde flingué,
même mort, dérange.
Ali Mazouni
Haut
L’argent de la solidarité ramadanesque débloqué
Comme chaque
année, à l’occasion du mois sacré du ramadan, un programme de
solidarité est mis en place par les autorités de la wilaya de Tizi
Ouzou où l’on projette de toucher par cette opération plus de 10 000
familles nécessiteuses en mobilisant deux enveloppes financières,
l’une estimée à
16 millions de
dinars sur le budget de la wilaya et l’autre octroyée par le
ministère de tutelle, de l’ordre de 33 millions de dinars. Les
moyens financiers des communes sont évalués à 13 millions de
dinars. Cela permettra de confectionner des colis alimentaires qui
seront distribués au profit des nécessiteux. Autre action retenue
par la commission de wilaya chargée de cette solidarité, c’est le
principe d’ouvrir 20 restaurants. Notons enfin, qu’au cours de la
réunion de ladite commission, son président, en l’occurrence le
wali, El Hocine Mazouz, a invité les P/APC à œuvrer pour que la
wilaya se dote de son fichier social afin de pallier à toute
évaluation et faire barrage aux faux nécessiteux.
Hamid M
Haut
A l’approche du mois de ramadan
Les prix des
fruits et légumes repartent à la hausse
A l'approche du
mois sacré de ramadan, les prix des fruits et légumes ont, à
nouveau, commencé à connaître un début d'emballement, prémices à la
flambée qui, à l'occasion de cet anniversaire religieux, affecte les
marchés domestiques.
Certains légumes
de saison, tels les pommes de terres, haricots verts, navets,
carottes et courgettes, ont connu des hausses de 50 à 100% du prix
auquel ils étaient cédés quelques semaines auparavant. Cela est le
cas, notamment, de la pomme de terre que certains marchands
proposent entre 35 et 45 dinars le kilogramme contre 20 à 25 dinars
précédemment. Il en est de même pour les haricots verts qui sont
passés, en quelques jours, de 35 à 60 et 80 dinars le kilogramme.
D’autres légumes, à l’image des courgettes, des carottes, des
poivrons et des aubergines, ont connu des hausses moins
spectaculaires. La tomate, pour sa part, n’en finit pas de connaître
des pics de hausse et de baisse, incessants, compte tenu des
quantités livrées au marché. Leader en matière de coût, il y a
quelques mois, l’oignon, dont il a été noté une très grosse
production, cette année, est proposé entre 10 et 15 dinars le
kilogramme contre 55 et 70 dinars pour la même quantité auparavant.
Comme à son habitude, la laitue, profite de la période d’été,
propice à l’organisation de banquets de mariage, pour se maintenir
en tête des produits verts. Elle est cédée entre 80 et 100 dinars.
Il convient de
dire que instabilité des cours, dont continue à faire l’objet le
marché des fruits et légumes, a pour raison majeure l’absence de
toute mercuriale. C’est cette dernière qui, en fonction de l’offre
de produits agricoles sur les marchés de gros, détermine le niveau
de prix pratiqués au détail. Par le passé, et en fonction justement
de cette mercuriale, dont il n’a jamais été expliqué les raisons de
sa disparition, le propriétaire d’un étal était tenu d’afficher,
tout en même temps, le prix d’achat et de vente d’un produit
agricole proposé à la vente. La disparition du système de la
mercuriale, qui n’est pas en contradiction avec l’économie de
marché, aura été pour beaucoup dans la désorganisation du système de
fixation des prix des fruits et des légumes en Algérie et des
incidences, fâcheuses, sur le budget des ménages.
Forts de l’absence
de tout contrôle, les commerçants ont pris l’habitude de fixer, à
leur guise, les prix des produits présentés sur leurs étals.
Lorsque, par exemple, certains d’entre eux constatent un grand
afflux de clients sur le marché, il est courant de les voir effacer,
subrepticement, le prix marqué, à la craie, sur un petit écriteau et
d’y inscrire un autre plus important. Lorsque les clients commencent
à se faire rares, ou bien ne s’intéressent pas trop à leur
marchandise, ils s’empressent, alors, d’effacer à nouveau le prix
porté pour en proposer un moindre. Le marché de la viande de mouton
n’a, par ailleurs, pas connu, ou pas encore, les envolées observées
par le passé, à pareille époque. Cette situation pourrait
s’expliquer par les apports massifs de produits carnés, importés de
Nouvelle Zelande, d’Argentine et du Brésil et dont des représentants
d’éleveurs avaient, récemment, estimé qu’ils leur causaient de
sérieux préjudices. L’autre raison de cette relative stabilité des
coûts de la viande ovine serait due à l’apparition, au début du mois
de juillet, en Algérie, de la blue tongue, une pathologie affectant
le cheptel ovin qui a contraint les éleveurs des régions affectées à
se débarrasser, à bas prix, d’une partie de leur cheptel.
Après avoir
souffert des informations faisant état de la progression inquiétante
de l’épidémie de grippe aviaire, les prix de la viande de poulet
sont en train de reprendre une envolée qui ne semble, pour le
moment, pas connaître de limite. Suivant qu’il est vendu à la pièce
ou débité en quartiers, ce gallinacé peut atteindre de 160 à 250
dinars le kilogramme. D’autre part, et afin de n’avoir pas à révéler
son prix au kilo, au consommateur quelque peu curieux, les marchands
de volaille ont pris l’habitude de le vendre à la pièce. Une
carcasse de poulet, dont il est malaisé d’évaluer le poids exact
peut, ainsi, être cédée entre 450 et 550 dinars. Concernant,
justement, la valse des prix des produits agricoles au niveau du
commerce de détail, le ministre de l’Agriculture et du Développement
rural, M. Saïd Barkat, a admis, implicitement, qu’il n’existait pas
de coordination entre le secteur chargé de la production et celui
ayant en charge le contrôle au niveau de leur commercialisation au
détail. Il a, à ce propos, cité nommément, le ministère du Commerce.
M. Barkat, en réponse à des représentants des médias avait,
auparavant, promis une grande disponibilité des fruits, des légumes
et des viandes blanches durant la période de ramadan. Il a expliqué
cette profusion de produits agricoles par l’extension des zones de
culture et l’introduction de techniques culturales plus modernes.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Mouvement démocratique et social
Agitation aux
portes du siège
Le Congrès
régional du centre, du MDS, auquel avaient appelé les membres exclus
du parti, pour la journée d’hier, dans le cadre de la préparation du
Congrès parallèle du parti, n’a pas eu lieu. En effet, prévu
initialement à Telemly, les initiateurs du Congrès en question ont
décidé, faute d’autorisation, de le tenir au siége national du
parti.
Or, les membres du
bureau national du MDS ont, à cor et à cri, empêché la tenue de
ledit congrès régional. «Vous êtes exclus du parti et vous n’avez
aucun droit de vous réunir ici. Vous vous êtes en dehors de la ligne
du Mouvement », clament les membres de MDS, proches de l’aile Ahmed
Meliani, SG par intérim du Mouvement. «Où sont vos militants ?
Pourquoi vous-t-on a refusé l’autorisation de vous réunir à la
cantine de Sonelgaz ? vous voulez organiser un congrès du parti à
trois ?»... Autant d’interrogations ironiques à l’égard des
«congressistes» venus organiser leur réunion. Aussitôt, des prises
de bec qui ont failli à maintes reprises tourner au pire, ont été
enclenchées entre les deux parties. «Vous avez peur. Pourquoi
refusez-vous le débat ? Ce que vous êtes en train de nous faire est
antidémocratique. Nous ne sommes pas minoritaires, nous avons notre
base. C’est vous qui avez chassé les militants du MDS», réfutent les
pro- Hocine Ali, qui est, lui aussi, SG par intérim du MDS. A en
croire les dires de ces derniers, des congrès régionaux ont eu lieu,
durant le même journée d’hier, pour préparer le congrès national du
parti, prévu le week-end prochain. Où ? Le lieu n’est pas encore
désigné selon ses initiateurs que nous avons rencontrés hier. A ce
propos, aux yeux de M. Guerbi (tendance Meliani), «c’est une
démarche minoritaire initiée par des membres écartés qui tentent
d’imposer une nouvelle ligne politique au mouvement», a-t-il
indiqué. Le MDS de Ahmed Meliani tiendra jeudi prochain la
conférence nationale des cadres du parti, au siège national du MDS.
Le congrès national du MDS aura lieu, les 21 et 22 décembre 2006,
tel que fixé lors de la conférence nationale du MDS, tenue le 31
mars 2006. A cet égard, un communiqué émanant de cette tenadance,
signé par M. Chentouf, parvenu hier à notre rédaction, évoque les
faits de la journée d’hier, le MDS «dénonce encore une fois cette
grossière manœuvre et reste déterminé à se battre pour préserver le
mouvement comme instrument de combat et un espace de débat libres».
M.Kechad
Haut
Intempéries dans plusieurs wilayas
Des morts et
des dégâts matériels
Les fortes
précipitations qui se sont abattues, ces dernières 48 heures, sur
différentes wilayas du territoire national ont fait au minimum sept
victimes. A M’sila, deux jeunes filles sont mortes noyées, jeudi
passé, après avoir été emportées par les crues d’un oued à douar
Ouled Abdallah dans la commune de Souamaâ, a indiqué jeudi le
président de cette APC. La même source a précisé que les
précipitations enregistrées dans la nuit de mercredi à jeudi «ont
causé des dégâts considérables dans les constructions en argile dont
plusieurs ont été partiellement démolies, sans que l’on déplore des
pertes humaines». La perturbation de la circulation routière à
l’entrée de la commune de Lemtarfa sur la RN 40 a causé un accident
ayant entraîné la mort de 3 personnes et des blessures à 11 autres.
Les pluies abondantes ont également ralenti la circulation dans la
commune de Hammam Dhalaâ où plusieurs habitations de la cité Tolba
ont été inondées et des ovins emportés par les eaux, selon les
indications du président de l’association de ce quartier. Deux
enfants ont péri noyés dans la wilaya de Béchar où les fortes
précipitations ont causé également des dégâts matériels notamment
pour les vieilles bâtisses. Dans la wilaya de Tipasa, où
heureusement aucune victime n’a été déplorée, les services de la
Protection civile ont effectué 30 interventions après des
inondations qui ont touché quelques maisons. Comme on a enregistré
le blocage de la circulation automobile et des coupures du courant
électrique après qu’un pylône eut cédé suite aux fortes rafales de
vent.
La wilaya d’Alger
n’est pas épargnée par ces pluies torrentielles. A Bab El Oued,
faute de n’avoir pas débouché les avaloirs, comme d’habitude
d’ailleurs, plusieurs quartiers ont été submergés par les flots et
la boue. Ce qui n’est pas passé sans créer une grande panique des
citoyens. Même scénario à Club des pins et dans la commune de
Staouéli où la circulation a été bloquée au niveau de la RN 11
reliant cette commune à Alger au niveau de Aïn Benian. Dans la
wilaya de Tizi Ouzou, les pluies torrentielles ont causé des
désagréments et quelques routes sont jusqu’à hier impraticables.
Aomar Fekrache
Haut
Formation professionnelle
Plus de 470 000
stagiaires et apprentis attendus
Ils seront 473 570
stagiaires et apprentis, dont 190 000 nouveaux, rejoindront
aujourd’hui les rangs des Instituts et Centres de formation
professionnelle à l’échelle nationale.
Parmi les 190 000
nouveaux stagiaires qui se sont rajoutés aux 283 570 effectifs
reconduits pour l’année professionnelle 2006-2007, 87 000 suivront
des formations en résidentielle,
62 000 autres par
apprentissage, alors que 15 000 stagiaires suivront une formation à
distance et 10 000 stagiaires sont inscrits dans des formations
qualifiantes organisées en cours du soir. La formation au profit de
la femme au foyer, quant à ellen compte 16 000 postes pédagogiques.
La répartition des nouveaux stagiaires sur les 20 branches que
compte la nomenclature du secteur de la formation professionnelle,
celle du bâtiment et des travaux publics (BTP) détient le plus grand
taux d’inscrits, soit 15%, suivie de celle de l’artisanat
traditionnel (11 %), tandis que l’agriculture représente un taux de
7,2%.Outre les offres de formation dispensées par le secteur, les
stagiaires auront la possibilité cette année de suivre des
formations dans des établissements de formation professionnelle
publics et privés relevant d’autres secteurs, qui offrent 65 864
places pédagogiques.
Ainsi, 23 474
places pédagogiques seront garanties aux stagiaires dans les 70
établissements publics de formation professionnelle et 42 390 autres
places pédagogiques dépendront des 528 établissements privés de
formation professionnelle. Par ailleurs, le cursus d’enseignement
professionnel a été caractérisé l’année écoulée par une phase
préparatoire, qui a concerné 26 sections dans 13 Instituts nationaux
de formation professionnelle pilotes, implantés dans 9 wilayas.
Cette expérience pédagogique s’étendra cette année à 21 Instituts
nationaux spécialisés de formation professionnelle (INSFP) à travers
16 wilayas du pays. Le nombre d’effectifs inscrits dans le cursus
d’enseignement professionnel pour l’année 2006-2007 a connu une
augmentation de l’ordre de 1 620 élèves alors qu’il totalisait 936
élèves en 2005-2006. 19 nouvelles sections d’enseignement
professionnel, totalisant un effectif de 684 places pédagogiques
réparties sur 8 spécialités, seront lancées cette année. Six
nouvelles spécialités ont été introduites dans ce cursus, à savoir
l’énergétique, l’électrotechnique, la maintenance des engins
agricoles, les techniques des gros oeuvres du bâtiment, les
techniques du géomètre et de la topographie et les travaux publics.
Concernant les centres spécialisés, le ministère de la Formation et
de l’Enseignement professionnels compte réceptionner, pour la
rentrée 2006-2007, 29 nouveaux établissements d’une capacité de près
de 7 000 postes qui s’ajouteront aux 884 infrastructures déjà
existantes. Un total de 16 internats d’une capacité totale de 730
places seront, par ailleurs, mis en service cette année pour
s’ajouter aux 34 300 places existantes dans les différentes wilayas
du pays pour atteindre une capacité globale de 35 030 places. Dans
le souci d’assurer d’une manière relativement satisfaisante la
couverture des besoins des établissements de formation en matière
d’équipements, 271 sections d’équipements technico-pédagogiques
seront également réceptionnées. La rentrée professionnelle 2006-2007
sera marquée, entre autres, par l’augmentation des présalaires des
stagiaires à un taux de 30 % du SNMG, alors qu’il était égal à 15%
du SNMG, soit 1 500 DA. Les maîtres artisans qui assurent la
formation des stagiaires et des apprentis dans les centres de
formation, bénéficieront eux aussi, d’une augmentation dans leur
paiement, soit 400 DA l’heure, alors qu’il était auparavant fixé à
120 DA l’heure. En matière budgétaire et de ressources humaines du
secteur, le budget de fonctionnement pour l’année 2006 enregistre
une augmentation de 3,55% par rapport aux crédits de l’année 2005.
Par ailleurs, près de 2 200 nouveaux postes budgétaires sont prévus
pour cette année. Ainsi, l’encadrement pédagogique mobilisé pour la
rentrée de septembre, s’élève à 12 139 formateurs permanents
auxquels viennent s’ajouter 5 797 vacataires et 1 781 formateurs
recrutés dans le cadre des contrats de pré-emploi.
Amine B.
Haut
La maladie de Blue tongue
Aucun danger
pour l’homme
La direction des
services vétérinaires est catégorique : il n’y a aucune raison de
s’alarmer sachant qu’il n’existe aucune possibilité de transmission
de la blue tongue à l’homme. Par suite de la réapparition, il y a
quelques semaines, de la fièvre catarrhale du mouton, dénommée,
aussi, blue tongue, (langue bleue), les services du ministère de
l’Agriculture et du Développement rural tiennent à indiquer qu’il
n’existe aucun risque, fut-il minime, de transmission de cette
maladie à l’homme. Cette pathologie animale a été dénommée blue
tongue en raison de l’un de ses nombreux symptômes qui n’est, en
rien, systématique. La langue de l’animal infecté présente une
congestion lui donnant une couleur bleutée. En plus d’une importante
ulcération de la bouche, il souffre d’une conjonctivite suivie de
larmoiements. Des complications respiratoires et digestives peuvent
survenir et provoquer sa mort au bout de 8 à 10 jours. A propos
d’une éventuelle transmission de la maladie à l’homme, le
sous-directeur de la santé animale, Karim Boughalem, est
catégorique : «Il s’agit là, dit-il, d’une maladie strictement
animale qui ne représente aucun danger pour la santé publique. Il
n’y a aucune raison de la confondre avec la grippe aviaire ou la
brucellose, dénommée fièvre de Malte». Le représentant du ministère
de l’Agriculture va encore plus loin en précisant que même si un
animal atteint de la blue tongue a été en contact avec un être
humain, il ne pourrait exister le moindre risque de transmission de
la maladie vers ce dernier.
M. Boughalem
explique, un peu plus loin, que c’est un moustique, dénommé Culoide
qui est le responsable de la transmission de cette pathologie
particulière. «Celle-ci se fait lorsque cet insecte pique un animal
contaminé puis pique, à nouveau, un animal sain. Dans le cas où une
personne est piquée, même si le moustique est infecté, il n’y a
aucun risque pour qu’elle développe une quelconque maladie»,
poursuit le sous-directeur de la santé animale. Pour souligner le
peu de danger représenté par cette pathologie animale,
M. Boughalem tient
à noter que seulement 3 200 animaux, «avec un taux de mortalité
inférieur à 1%», ont été infectés, sur les quelque 20 millions de
têtes d’ovins qui évoluent en Algérie. Il considère que la bonne
circulation de l’information parmi les éleveurs, notamment, pour ce
qui concerne l’application de certaines mesures prophylactiques
particulières a contribué, pour une large part, à limiter la
progression de cette maladie. M. Boughalem signale, encore, qu’il
n’existe pas de traitement spécifique à la blue tongue. «La lutte
contre cette maladie se fait, dit-il par le biais d’opérations de
désinsectisation de tous les sites, (points d’eau, tas de fumier,
eaux usées, zones humides…), ou le culoide trouve des conditions
favorables à sa reproduction. Quand une bête est malade, on se
contente de lui administrer des antibiotiques, pour éviter une
surinfection, et des fortifiants, pour l’aider à se sortir de ce
passage viral». Dans les premières wilayas où la maladie a fait son
apparition (Ghardaïa, El Bayadh et Naäma), il n’existe plus aucune
présence de la blue tongue, en raison, d’une part, des opérations de
désinsectisation à grande échelle qui ont été menées contre
l’insecte vecteur et, d’autre part, parce que les nuits, en devenant
plus fraîches ont considérablement diminué l’activité vectorielle.
La prédominance d’un fort taux d’humidité dans les régions nord du
pays contribuent, en dépit des opérations de désinsectisation, à
maintenir la pression sur le cheptel ovin dans les wilayas de Béjaïa,
Bouira et Tizi Ouzou.
Une épidémie de
blue tongue, avec un plus important taux de mortalité de têtes de
mouton, avait, déjà, été signalée dans le courant de l’année 2000 en
Algérie. Le virus de type II, autrement plus virulent, avait laissé
les éleveurs impuissants face à la maladie de leur bétail.
Ahmed
Mahieddine
Haut
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M.Merkouche
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