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Blocage des augmentations de salaires

La faute à Belkhadem ?

Salaires impayés de 40 000 travailleurs

Pas de solution pour le ramadan

Le GSPC fait allégeance à El Qaïda

A qui profite l’alliance ?

Paris y voit un «durcissement»  de la menace

Accusé d’avoir volé l’argent du GSPC

Hassan Hattab dément

La désinformation d’Al Jazeera

Meeting des aârchs a bouira

«Moraliser la vie publique»

Minimisant la crise au FFS

Laskri et Tabou jouent aux pompiers

Après les hydrocarbures

Le PT dénonce la loi sur l’eau  

L’UDR pour une alternative républicaine

«Le sursaut des démocrates est indispensable»

Boufhaima (Draâ El Mizan)

Le mémorial de Lounès Matoub saccagé

L’argent de la solidarité ramadanesque  débloqué

A l’approche du mois de ramadan

Les prix des fruits et légumes repartent à la hausse

Mouvement démocratique et social

Agitation aux portes du siège

Intempéries dans plusieurs wilayas

Des morts et des dégâts matériels

Formation professionnelle

Plus de 470 000 stagiaires et apprentis attendus

La maladie de Blue tongue 

Aucun danger pour l’homme

 

 16/09/06

 

Blocage des augmentations de salaires

La faute à Belkhadem ?

A J-1 de la date limite pour la tenue de la dernière rencontre SGP-UGTA sur l'augmentation des salaires, tout laisse croire que les partenaires finiront par s'en remettre à l'arbitrage du Chef du gouvernement. N'aurait-on pas dû commencer par là ?

Les négociations entre les fédérations de l’UGTA, les Sociétés de gestion et de participation (SGP) et la SNVI Rouiba se poursuivront aujourd’hui à 16 heures. Il s’agit là, de l’avant-dernière rencontre, avant celle décisive, de lundi prochain, à l’issue de laquelle est attendue une solution favorable à la question des augmentations de salaires. Or, de part et d’autre de la table de négociations, chacune des deux parties semble d’ores et déjà camper sur ses positions. Et les deux ont signalé à maintes reprises, qu’au cas où le blocage persiste, «il sera fait appel automatiquement à l’arbitrage du Chef du gouvernement en personne». Il est donc attendu dans ce cas de figure que A. Belkahdem tranche. Lui qui avait précédemment annoncé qu’«augmentation des salaires il y aura», sans prendre pour autant la peine de l’appliquer directement selon que le permettent ses prérogatives, lui encore qui n’a, jusqu’à présent pas bougé le petit doigt pour sortir les négociations SGP-UGTA de l’impasse. Pour rappel, la décision émanant du Chef du gouvernement qui avait pour sûr redonné espoir à des milliers de travailleurs, avait été colporté en grande pompe et avec optimisme et grande conviction par un Sidi Saïd, qui n’en n’avait sûrement pas mesuré les véritables conséquences dès le départ. Celles d’avoir crié victoire trop tôt et penser avoir pour argent comptant, «un argent que les SGP font dans la plus haute des résistances quand il s’agit de le lâcher». Il n’est pas à écarter d’un autre côté, comme l’ont annoncé précédemment et les représentants des SGP et ceux du patronat que «la question des hausses de salaires ne trouvera probablement une solution que lors de la tenue de la prochaine tripartite». Alors que la date de la tenue de cette dernière, prévue pour ce mois de septembre, vient d’être, encore une fois, reportée à «une date ultérieure», il ne serait pas étonnant que l’on annonce aux travailleurs que la décision reviendra de droit au président de la République. Admirons le sérieux !

15% de hausse, un cadeau

Les négociations entre les fédérations de l’UGTA et les SGP, qui vont reprendre aujourd’hui, se sont achevées mercredi dernier sur un fond de concessions de part et d’autre. Alors que l’augmentation des 40%, revendiqués dès le départ par les fédérations de l’UGTA, ces dernières avaient révisé leur demande à la baisse. Les syndicalistes ont alors demandé entre 30 et 35% d’augmentation, lesquelles sont toujours jugées excessivement élevées par les représentants des cinq sociétés de gestion des participations et de la SNVI de Rouiba. On apprendra par ailleurs, que les SGP se sont, elles aussi, rétractées par rapport à leur position initiale et que sur instructions de leur tutelle, ont déclaré «ne pouvoir accorder aux travailleurs pas plus de 0 à 15% d’augmentation, au lieu des 2% annoncés la semaine dernière, lors de la poursuite des négociations». «Nous avons fait un effort extraordinaire en présentant les nouvelles propositions, conformément aux instructions de notre ministre, M Temmar. S’il sera accepté par les syndicalistes, le taux de 15% d’augmentation sera accordé selon la formule suivante. De 0 à 5 % pour les entreprises déstructurées, de 5 à 10% au profit des travailleurs des entreprises récupérables et enfin de 10 à 15% pour ceux des entreprises en bonne situation financière. Mais l’UGTA a présenté, comme toujours, une contre-proposition qui se trouve très loin de la notre», nous a confié jeudi, un cadre responsable d’une des SGP concernées par les négociations avec les fédérations. Notre interlocuteur a ajouté par ailleurs, que les négociations ont aussi porté sur les augmentations des primes non incluses dans le salaire de base, «en l’occurrence, les primes de panier, de transport, de risque, de nuisance etc..». Enfin, on apprendra que deux autres rencontres sont programmées en parallèle de celles regroupant les syndicalistes aux représentants des SGP. «Il s’agit de la rencontre de demain du ministre de la Participation et de la Promotion de l’investissement,

A. Temmar, avec les présidents des directoires des SGP, avec pour ordre du jour, l’application de la mise en œuvre des recommandations du CPE», nous apprend une source fiable qui n’a pas écarté l’hypothèse que le ministre «se prononcera peut-être sur les changements dans l’organique des SGP, annoncé lors de la rencontre du mois d’août dernier». La seconde rencontre programmé également pour dimanche, regroupera la Centrale syndicale et ses fédérations, en vue de mettre en place les stratégies nécessaires pour l’ultime et dernière réunion. La bataille s’annonce dores et déjà très rude.           

Habiba Ghrib

 

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Salaires impayés de 40 000 travailleurs

Pas de solution pour le ramadan

C’est la réunion de la dernière chance du conseil interministériel consacré à l’examen de la question des salaires impayés, prévu aujourd’hui. Les ministres Tayeb Louh, Abdelhamid Temmar, Mourad Medelci et Djamel Ould Abbès se pencheront sur les modalités de payement des revenus des

40 000 (et non de 30 000), en attente depuis plusieurs années. Cette question a été évoquée, il y a quelques jours, par

M. Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA qui a publiquement fait la promesse de payer tous ces arriérés aux travailleurs avant le mois de ramadan prévu pour la fin du mois de septembre «pour qu’ils puissent passer un bon ramadan et subvenir aux besoins de leurs familles», a-t-il indiqué. Cette décision, selon le patron de la Centrale syndicale, a été prise dans le cadre des négociations entamées depuis quelques mois entre les fédérations de l’UGTA et les SGP pour la finalisation des conventions de branches. Des accords qui peinent à se concrétiser à cause, notamment, de la question cruciale des augmentations des revenus des travailleurs qui s’annonce comme une revendication dont la concrétisation relève de l’impossible, selon les arguments des responsables des SGP.

Ainsi, on apprend, par ailleurs, que la question des salaires impayés n’a jamais figuré dans les discussions qui ont eu lieu entre la Centrale syndicale et ses différents partenaires dans la préparation de la tripartite. «On n’a jamais évoqué cette question dans les différentes réunions avec les deux ministères concernés à savoir celui du travail et de la participation», précise un responsable qui prend part aux négociations des conventions de branches. Ce même responsable s’interroge sur la possibilité de payer ces salaires en un seul coup et durant cette durée très courte au moment où même la décision de l’augmentation des salaires semble attendre l’arbitrage du Chef du gouvernement, premier annonceur de cette nouvelle. «Qui donne le droit de faire de telle déclaration au premier responsable des syndicalistes avant une préalable consultation des départements concernés ?», s’interroge le responsable. Dans le cas où cette question n’a pas été évoquée dans la loi de finances complémentaire 2006 et celle en préparation pour 2007, les pouvoirs publics seront dans l’obligation de recourir au Trésor public pour débloquer ces milliards de centimes. Une solution alternative qui ne peut se réaliser sans une décision politique prise par le Chef du Gouvernement. «Mais le temps d’y être, le ramadan sera déjà entamé», nous explique notre source. Et sous réserve de confirmation, cette nouvelle annonce ne fera que jeter de l’huile sur le feu puisqu’elle intervient dans un moment caractérisé par une grande tension exercée par les travailleurs des différents secteurs d’activités et des anciens travailleurs également.

Nouria B.

 

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Le GSPC fait allégeance à El Qaïda

A qui profite l’alliance ?

L’organisation d’Oussama Ben Laden a certainement ses calculs et ses intérêts dans ce ralliement.

Dans un nouveau communiqué, rendu public mercredi dernier, sur son site internet, le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) donne des détails sur son rattachement à El Qaïda. Ce ralliement a eu lieu, selon l’émir national de cette organisation terroriste, Abou Mossàab Abdelouadoud, «après près d’une année d’efforts continus et de contacts» avec le réseau d’Oussama Ben Laden avant l’annonce de cette alliance. Cet émir fixe les intérêts en commun entre son organisation et celle d’Oussama Ben Laden, qui se caractérisent par l’«instauration un Etat islamique, loin de toute considération nationaliste» et «la nécessité de serrer les rangs face aux ennemis de l’Islam». Ce qui ne constitue pas une preuve que ce ralliement ne soit pas calculé par chacune des deux parties qui veut en tirer profit, chacun en ce qui le concerne. Le GSPC qui se trouve en difficulté, en Algérie, du fait de l’étau qui ne cesse de se resserrer suite  aux coups qui lui sont portés sans discontinuité, par l’ANP et l’ensemble des services de sécurité algériens, a besoin, pour acheminer des armes vers ses maquis, de réactiver ses réseaux de soutien et de logistique, en Europe et ailleurs dans le monde, démantelés au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001. Le GSPC a également besoin de financements, dont il est privé suite au démantèlement de ces réseaux, et l’aide d’El Qaïda ne pourrait pas être refusée par l’organisation terroriste créée par Hassan Hattab qui, d’ailleurs, tente de redorer son blason tâché du sang de ses victimes en «démentant» l’existence d’une richesse à son compte. Ce «démenti» est-il rédigé pour convaincre Oussama Ben Laden et ses acolytes d’El Qaïda ? Cette hypothèse n’est pas écartée, puisque avant l’annonce du ralliement du GSPC à El Qaïda, Hassan Hattab faisait fi des accusations portées à son encontre pour ce qui est richesses qu’il aurait accumulées avec l’argent provenant d’activités terroristes. L’organisation d’Oussama Ben Laden a certainement ses calculs et ses intérêts dans ce ralliement. L’un de ces intérêts est que cette organisation terroriste pourrait jouir de davantage de cartes pour maintenir une pression sur l’Europe. L’on se rappelle la proposition de «trêve» d’El Qaïda rejetée par l’Europe, il y a quelque temps. De par cette «trêve», cette organisation voulait sûrement bénéficier d’un répit dans les poursuites pour pouvoir réactiver ses réseaux sur ce continent, loin de toute pression sécuritaire. Oussama Ben Laden et les émirs d’El Qaïda voudraient également bénéficier des capacités du GSPC dans la falsification de documents pour faciliter la circulation de ses éléments à travers le monde. Ceci, bien sûr, dans le cas ou l’alliance entre ces deux organisations terroristes s’avèrerait réelle sur le terrain. Un terrain loin d’être conquis par le groupe salafiste pour la prédication et le combat dont les tentatives d’acheminement d’armes vers ses maquis, en Algérie, à partir de pays africains limitrophes, ont été mises en échec par l’ANP.

M. Abi

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Paris y voit un «durcissement»  de la menace

Depuis ce 11 septembre date à laquelle le GSPC a fait acte d’allégeance à Al Qaïda., la  France est sur le sentier de guerre. Paris  «prend très au sérieux» les menaces terroristes proférées par le numéro deux d’Al Qaïda, a déclaré le ministre de l’Intérieur. Pourtant, ajoutera Nicolas Sarkozy, il n’y a là «rien de nouveau». Car, sera-t-il indiqué, «la menace terroriste contre la France est élevée et permanente et nous savons qu’il faut faire preuve d’une vigilance absolue». Alors, la question qui se pose est de savoir quel est le fait nouveau, d’autant qu’il est reconnu  que  l’émir du GSPC a menacé la France à plusieurs reprises ces dernières années, la dénonçant en septembre 2005 comme «l’ennemi numéro un de l’Islam». Mieux encore, à en croire Sarkozy, l’acceptation par Al Qaïda du ralliement du Groupe salafiste algérien pour la prédication et le combat (GSPC), ne constitue pas une réelle surprise. «Nous savons depuis le 11 septembre 2003 que le GSPC a fait acte d’allégeance à Al Qaïda», a-t-il déclaré, ajoutant dans le sillage de cette déclaration que «pour nous, ce n’est pas un hasard si cet acte d’allégeance a été prononcé le 11 septembre 2003 et que comme par hasard Al Qaïda envoie ce message acceptant cette allégeance le 11 septembre 2006». De tels propos signifient au moins que la situation officialisée à cette date était attendue. C’est du reste ce qui ressort des propos  du Premier ministre qui   a reconnu qu’il y avait «bien une situation de risque». Dominique de Villepin a ainsi indiqué avoir «fait le point de l’ensemble des informations» dont les services concernés  disposaient dans ce domaine. Informations qui, de son avis, «confirment l’inquiétude». D’où, a-t-il déclaré, le maintien au rouge du plan Vigipirate. Le Quai d’Orsay, quant à lui, a indiqué que «le gouvernement français s’applique à accompagner la lutte antiterroriste d’une politique visant à en traiter les causes, afin de prévenir la radicalisation des populations et le recrutement de nouveaux terroristes», citant notamment «les efforts déployés pour apaiser les tensions au Proche-Orient». C’est dire que si en France la menace rebrandie, à la faveur de l’allégeance du GSPC, a ressuscité les inquiétudes, ces dernières ne sont pas pour autant nouvelles, quand bien même dans son message diffusé sur Internet le 11 septembre, Ayman al-Zawahiri, considéré comme le bras droit d’Oussama Ben Laden, avait souhaité que cette alliance GSPC-Al Qaïda devienne «un os dans la gorge des croisés américains et français ainsi que de leurs alliés». Pour preuve, le «patron» de la Direction de la surveillance du territoire (DST), a reconnu le 11 septembre que la menace terroriste est aujourd’hui «très élevée et très internationale». «La France fait partie des pays menacés. Notre pays est franchement pour nos adversaires islamistes dans le camp des Occidentaux, des ‘croisés’ comme ils disent, et rien ne nous sera épargné», a-t-il averti. Un avis partagé par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui a déclaré, quant à lui, que «ce qui est évident c’est que la menace n’a pas décru et qu’elle est à un niveau élevé, je dirai même très élevé». En fait de l’analyse des services  de renseignement français, la seule nouveauté est que cette alliance est perçue comme un «durcissement» et un «renforcement» de la menace contre les intérêts français.

 Nadia Kerraz

 

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Accusé d’avoir volé l’argent du GSPC

Hassan Hattab dément

Hassan Hattab est de retour. Non pour faire davantage de victimes mais pour, semble-t-il, défendre son «image» et «en découdre» avec une campagne médiatique dont il dit être la cible. Dans un communiqué transmis hier à notre rédaction, l’homme qui se considère toujours comme le «vrai» patron du GSPC, juge les articles parus récemment dans certains titres de la presse nationale – dans lesquels un ancien membre de l’organisation terroriste élargi par les mesures de la charte, l’accuse du vol et de la dilapidation de l’argent du groupe en l’ayant investi dans des projets – comme les fruits d’une diversion et d’une manipulation derrière lesquelles se cachent des gens mus par la «nage en eaux troubles» et dont la finalité n’est autre que torpiller les efforts consentis (il ne précise pas lesquels), pour l’arrêt de l’effusion de sang. Hassan Hattab y voit aussi une tentative de nuire à son image et «à celle du GSPC» et explique qu’une telle offensive s’explique par le fait que celui-ci a rejeté la charte pour la paix et la réconciliation nationale car «injuste» à ses yeux.

La sortie donc de l’«ex-émir» national du GSPC que l’organisation Al Qaïda de Oussama Ben Laden a annoncé  tout récemment avoir mis sous sa houlette,  intervient après la publication des propos de Saïd Amer, alias Bilal Al Oualbani, ancien responsable de la communication interne et externe  au sein de la nébuleuse salafiste qui a accusé Hattab d’avoir mis à sac les ressources financières, fruit des opérations de rackets et cambriolages des banques et des postes, avant de prendre la fuite en quittant définitivement les rang du GSPC. Cette accusation fait suite, rappelle Al Oualbani, à la réunion du «conseil des notables» du GSPC, laquelle réunion a fait le bilan des années de commandement de Hassan Hattab à la tête de l’organisation terroriste.           

A. G.

 

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La désinformation d’Al Jazeera

La chaîne de télévision qatarie, Al Jazeera a, dans son traitement journalistique de l’alliance du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) et El Qaïda, jeudi dernier, présenté l’organisation terroriste de l’émir Abou Mossàab Abdelouadoud, comme «une organisation soutenue par le peuple algérien parce qu’elle ne cible pas les civils». Des propos graves ne reposant sur aucune réalité. Le journaliste de cette chaîne de télévision a beau se rectifier quelque peu en ajoutant que ce soutien a été altéré, la réalité reste tout de même falsifiée car tous les Algériens qui affrontent cette organisation terroriste savent que cette organisation n’a, depuis sa création, en 1998, par des dissidents du GIA, dont Hassan Hattab, jamais été soutenue par le peuple algérien, du fait, tout simplement, qu’elle n’est qu’une organisation terroriste qui tente de mettre le pays à feu et à sang. Comme n’ont jamais été soutenues, par le peuple algérien, l’ensemble des organisations ayant sévi ou sévissant toujours en Algérie. Cela va sans dire que cette organisation terroriste – et les chiffres sont là pour le prouver – n’a jamais fait de distinction entre un militaire, un policier, un gendarme, un paysan, un automobiliste, une personne âgée et un bébé.           

M. Abi

 

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 Meeting des aârchs a bouira

«Moraliser la vie publique»

Un rassemblement a eu lieu, hier, à la salle omnisports de la ville d’El Esnam, située à 10 km à l’est de Bouira, après l’appel lancé par le comité citoyen à la population de la commune. L’objet étant de dénoncer une énième fois l’existence des débits sauvages de boissons alcoolisées sous forme de constructions rudimentaires (baraques). La nécessité de venir à bout de ce phénomène, indésirable, qui prend de l’ampleur a été proposée au P/APC qui a été convié au rassemblement. Ce dernier s’est fait un point d’honneur d’éradiquer les baraquements illicites, juste après le mois de ramadan, faute de quoi leurs propriétaires seront traduits devant la justice. Une autre revendication a été évoquée par les animateurs du mouvement des aârchs qui est celle de l’exigence de l’ouverture d’un siège de Sûreté urbaine dans un délai raisonnable pour pallier au déficit de ce corps de sécurité publique. D’où l’apparition des fléaux sociaux, tels la drogue, la délinquance et autres infractions commises quotidiennement. Un rendez-vous avec la population a été pris après le ramadan afin de faire le point sur tous les engagements pris.

Farid Haddouche

 

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Minimisant la crise au FFS

Laskri et Tabou jouent aux pompiers

nLe porte-parole du Front des forces socialistes, Karim Tabou, a reproché à la presse nationale d'avoir rapporté et médiatiser la crise qui secoue son parti.

Venu dans la wilaya de Tizi Ouzou avec le premier secrétaire national, Ali Laskri, pour présider un conseil fédéral dont l’ordre du jour a porté sur la préparation du 29 septembre, anniversaire de la fondation du plus vieux parti d’opposition, le chargé de la communication de la formation de Hocine Aït Ahmed, s’en est pris à la presse qui «fait dans la désinformation, la diffamation et qui ne vérifie pas l’information auprès des instances du parti», a-t-il déclaré dans une conférence de presse animée à l’issue du conseil fédéral. Le fait que des opposants à la direction nationale se soient adressés à la presse n’a pas été du goût de la direction contestée qui rappelle que le parti dispose de structures qui consacrent le débat contradictoire et la critique. Laskri dira que c’est à travers la presse qu’il a appris la préparation du sit-in du 31 août passé devant le siège de la direction nationale. «Pourtant, je n’ai jamais refusé de recevoir ou d’écouter un militant». K. Tabou reviendra sur ses attaques contre la presse, accusant certains journalistes de «faire dans le sensationnel». Cela dit, les conférenciers ont qualifié la crise qui secoue le parti de «très marginale et qu’elle était prévisible et évidente après le succès de notre rassemblement du 20 août».

A propos du sit-in qui se déroulait le même jour devant le siège de la direction nationale, Tabou dira qu’il s’agit d’un groupe d’anciens militants de 1963. Il déclarera bà ce sujet : «Il arrive qu’il y ait des divergences, mais celles-ci doivent rester à l’intérieur du parti et dans ce groupe, on peut retrouver des militants de 1963, dont on ne peut douter de leur sincérité et leur légitimité». «La crise au sein du FFS est considérée comme une étape qui sera gérée, car le FFS ne sera jamais manipulé», ont conclu les conférenciers.

Décidément, la situation se corse encore davantage au sein du Front des forces socialistes. Les militants qui ne demandaient pas moins que le départ de la direction nationale de leur formation politique, sont revenus à la charge, jeudi dernier, en organisant un rassemblement au siège national du FFS. Plus de 500 militants, venus de toutes les wilayas du centre du pays, ont, lors de ce rassemblement de contestation, réaffirmé «leur déclaration, dans laquelle ils réclament le départ de Karim Tabou et Ali Laskri et ce, en réhabilitant et restructurant le  parti.» Pour sauver le FFS qui vit, selon les militants contestataires, une crise sans précédent, «un rassemblement se tiendra le 29 du mois en cours à Tizi Ouzou, à l’endroit où a eu lieu la proclamation du Front des forces socialistes, en 1963.»

A cette occasion, les militants insurgés interpelleront le président du plus vieux parti de l’opposition démocratique en Algérie afin qu’il mette fin à la direction du parti qui n’est, de leur avis, pas «à la hauteur de la tâche.» Sous le sceau de l’anonymat, un militant frondeur nous a fait savoir que le FFS «est en situation de léthargie depuis l’installation de l’actuelle direction nationale et qu’aucune position politique n’a été adoptée par rapport à l’actualité politique nationale, pourtant riche en évènements.» Enfonçant un peu plus le clou, notre interlocuteur nous a déclaré, dans un langage qui ne souffre d’aucune ambiguïté, que «la direction du Front des forces socialistes n’est pas du tout à la hauteur de la confiance placée en elle.» Le silence et «l’hibernation politique» observés par le parti d’Aït Ahmed quant aux échéances électorales, qui pointent déjà à l’horizon, n’ont pas laissé de marbre les militants qui jurent par tous les saints qu’ils iront jusqu’au bout et ce, pour redorer le blason de leur parti politique. Pour cette raison, a déclaré un militant, «que nous avons invité la direction du FFS à un débat responsable le 31 août dernier et que celle-ci a refusé en désertant le siège national.» Interrogé par nos soins pour savoir si Hocine Aït Ahmed est au courant de ce qui se passe au sein de son parti, notre interlocuteur dira : «Nous doutons fort qu’Aït Ahmed soit informé. On lui cache la vérité.» Par ailleurs,  depuis l’éclatement de la crise, chaque dimanche, les militants contestataires organisent un rassemblement pour réactiver la renaissance du FFS et remettre sur rail la locomotive du parti. «Dans un passé récent, le Front des forces socialistes fut la locomotive politique, nous ne voulons pas qu’il en soit aujourd’hui, le dernier wagon», a ajouté notre source. Au train où vont les choses, il est fort à parier que le vent de la discorde qui secoue le FFS sera riche en rebondissements  mais ne pourra pas le faire dérailler.

Zahra H. et Djamel Oukali

 

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Après les hydrocarbures

Le PT dénonce la loi sur l’eau   

L’amendement de la loi sur les hydrocarbures doit être suivi par un autre sur celle portant sur l’eau», a plaidé Louisa Hanoune, secrétaire générale du parti. L’Algérie, a-t-elle ajouté, dispose d’importantes compétences et n’a nullement besoin de faire appel à Suez dont plusieurs contrats ont été résiliés à travers le monde. La  secrétaire générale du PT, qui est intervenue à l’occasion de la session ordinaire du comité central du parti, tenue hier à l’Office national des parcs et loisirs, a longuement évoqué les  questions sociales et économiques du pays. Celle de la pauvreté était parmi les points développés. «Le nombre de pauvres en Algérie qui avoisinerait les 14 millions», est

désormais le bon chiffre, selon elle, puisque selon le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, trois millions d’enfants sont nécessiteux. Ce qui signifie que le chiffre avancé par Ould Abbès, ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, qui est de 600 000 pauvres, est loin de la réalité. Ceci l’amènera à parler des dernières décisions d’augmentation de salaires, qui restent, à ses yeux «dérisoires». Elle a souhaité, à cette occasion, avoir des explications sur «la base utilisée pour décider de ces augmentations». Que ce soit par rapport à la cherté de la vie ou par rapport aux recettes engrangées par le pays grâce à la hausse du prix du pétrole, «la hausse décidée demeure faible et ne répond pas aux attentes des travailleurs qui voient leur pouvoir d’achat se dégrader». Elle a dénoncé également la discrimination observée entre les différentes catégories de travailleurs. Ceux du secteur industriel ont été lésés par rapport aux autres. Tout en soutenant les fédérations de l’UGTA qui maintiennent leur revendication d’augmenter les salaires et menacent de recourir à la rue, elle a dénoncé le refus des SGP de satisfaire cette demande. Au moment où l’Algérie compte près de 70 millions de dollars de recettes, les salaires de quelque 40 000 travailleurs demeurent impayés depuis des années, a regretté Louisa Hanoune. «La hausse du SMIG est indispensable, surtout au moment où d’autres hausses sont attendues dans le secteur de l’électricité, du gaz et de l’eau», revendique-t-elle. Elle a relevé, par ailleurs, le paradoxe qui prévaut dans les décisions de l’Etat qui a décidé la renationalisation du secteur des hydrocarbures en amendant la loi y afférente alors que le dossier de privatisation des entreprises publiques est maintenu. Même la Cnuced, dans ses différents rapports, conseille aux pays africains de préserver leurs entreprises, rappelle Louisa Hanoune. «Il faut arrêter le processus de privatisation»,

a-t-elle suggéré en citant le cas du Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la gestion par concession des ports et de l’aéroport d’Alger. A propos du projet du nouveau découpage administratif, annoncé jeudi par le ministre de l’Intérieur, elle a d’abord exprimé son appréciation du projet avant d’annoncer l’engagement d’un large débat au sein de son parti qui devra faire ses propositions au ministère. La création de nouvelles APC, souligne Louisa Hanoune, permettrait d’améliorer la gestion des ressources, de créer de nouveaux emplois et d’améliorer le contrôle des budgets. Concernant la charte pour la paix et la réconciliation nationale, elle a jugé nécessaire de «donner plus de chance pour le retour de la paix. Les choses sont compliquées et nécessitent plus de temps pour pouvoir prendre en charge les familles victimes». Elle saisit cette occasion pour parler du nombre important de travailleurs qui ont sollicité son parti pour exprimer leur refus d’être indemnisés au lieu d’être réintégrés dans leurs postes de travail. «Les travailleurs doivent être réintégrés pour absorber la crise», a estimé Louisa Hanoune qui a annoncé avoir soumis des propositions au président de la République concernant le projet de révision de la Constitution et a souhaité l’engagement d’un  «large débat sur la question».

Karima Sebai

 

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L’UDR pour une alternative républicaine

«Le sursaut des démocrates est indispensable»

Fidèle à ses positions de principe, le conseil national de l’UDR, réuni jeudi 14 septembre, réitère, dans une déclaration, rendue publique hier, son immuable «opposition aux tentatives de prorogation du délai de la charte pour la paix et la réconciliation nationale» et considère que «si les portes de la repentance doivent rester ouvertes, celles de l’impunité doivent être définitivement fermées». Considérant que cette prorogation de délai est «moralement inacceptable du coup qu’elle porte à la crédibilité de l’Etat», voire «pratiquement inutile dans la mesure où les irréductibles parmi les terroristes ou leurs sponsors politiques ont eu largement le temps de se repentir». Par ailleurs, l’UDR ne cache pas sa crainte devant ce qu’il appelle «un péril tangible» devant le fait que «la cinglante défaite militaire du terrorisme pourrait se transformer en victoire politique de l’islamisme».

En déplorant l’absence des républicains dans les grands débats qui engagent l’avenir du pays, et sans sursaut des démocrates, il est évident, selon l’UDR, que «les inflexibles» attendent «plus de concessions politiques qu’un prolongement de délai». «Une situation accessoire» contre laquelle l’UDR appelle à un rassemblement républicain. «Une riposte républicaine s’impose et la victoire est possible», estime-t-on du côté de la formation de Benyounès. «Encore faut-il que tous les démocrates portés par un élan patriotique», fassent l’effort de renoncer à leurs divergences «pour œuvrer à la construction d’un grand mouvement capable d’imposer l’alternative républicaine indispensable».

A noter que la sortie de Amara Benyounès n’est pas fortuite. Cette session extraordinaire du conseil national, convoquée à la demande de son SG, coïncide avec la sortie du RCD qui a réuni son état major en université d’été jeudi et vendredi à Boumerdès.

Pour l’UDR, l’aspiration des citoyens à la construction d’un rassemblement républicain et leur disponibilité à œuvrer à sa concrétisation est «une réalité incontestable». Conscient de l’échec des différentes tentatives de rassemblement dû essentiellement «aux luttes de leadership, à l’étroitesse des intérêts partisans et à l’absence de projet», l’UDR considère que cela «ne peut être source de résignation mais de motivation». «C’est en tirant les leçons de cet échec que l’UDR a, depuis ses premières assises, inscrit le rassemblement des démocrates dans une alternative de progrès comme objectif essentiel de son action politique».

L’UDR, farouche opposant «aux velléités de retour au parti unique» réaffirme sa disponibilité à œuvrer dans le sens de la concrétisation d’un tel rassemblement et se déclare partie prenante de toute initiative tendant à matérialiser le projet d’une alternative incontestable.

S. B.

 

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Boufhaima (Draâ El Mizan)

Le mémorial de Lounès Matoub saccagé

C’est L’indignation et la colère pour les habitants de Boufhaima, à quatre kilomètres  à l’ouest de la ville de Draâ El Mizan, en réaction au saccage par des inconnus, de la stèle érigée à la mémoire de Lounès Matoub. Cela s’est passé mercredi dernier, tard dans la soirée. Ce mémorial, à entendre les commentaires de la population locale, représente le meilleur hommage qu’elle puisse lui rendre pour avoir chanté le vrai visage de l’Algérie. Ce petit monument réalisé en céramique, couvert de verre, laissant apparaître le portrait du rebelle, portant le titre «Un grand poète, peut-il mourir?», présente une image défigurée depuis trois jours. «C’est une insulte à la mémoire de celui qui disait, de son vivant : je mets dans mes chansons la vie d’un peuple», s’est indigné un jeune du village. Ce dernier, faut-il le signaler, abrite un bureau local de la Fondation Lounès Matoub. Par ailleurs, on apprend que c’est la troisième stèle saccagée depuis le début de l’année en cours après celle de Tikobaïn à Ouaguenoun et celle de Tizi N’Tlata à Boghni. Le barde flingué, même mort, dérange.

Ali Mazouni

 

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L’argent de la solidarité ramadanesque  débloqué

Comme chaque année, à l’occasion du mois sacré du ramadan, un programme de solidarité est mis en place par les autorités de la wilaya de Tizi Ouzou où l’on projette de toucher par cette opération plus de 10 000 familles nécessiteuses en mobilisant deux enveloppes financières, l’une estimée à

16 millions de dinars sur le budget de la wilaya et l’autre octroyée par le ministère de tutelle, de l’ordre de 33 millions de dinars. Les moyens financiers des communes  sont évalués à 13 millions de dinars. Cela permettra de confectionner des colis alimentaires qui seront distribués au profit des nécessiteux. Autre action retenue par la commission de wilaya chargée de cette solidarité, c’est le principe d’ouvrir 20 restaurants. Notons enfin, qu’au cours de la réunion de ladite commission, son président, en l’occurrence le wali, El Hocine Mazouz, a invité les P/APC à œuvrer pour que la wilaya se dote de son fichier social afin de pallier à toute évaluation et faire barrage aux faux nécessiteux.

Hamid M

 

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A l’approche du mois de ramadan

Les prix des fruits et légumes repartent à la hausse

A l'approche du mois sacré de ramadan, les prix des fruits et légumes ont, à nouveau, commencé à connaître un début d'emballement, prémices à la flambée qui, à l'occasion de cet anniversaire religieux, affecte les marchés domestiques.

Certains légumes de saison, tels les pommes de terres, haricots verts, navets, carottes et courgettes, ont connu des hausses de 50 à 100% du prix auquel ils étaient cédés quelques semaines auparavant. Cela est le cas, notamment, de la pomme de terre que certains marchands proposent entre 35 et 45 dinars le kilogramme contre 20 à 25 dinars précédemment. Il en est de même pour les haricots verts qui sont passés, en quelques jours, de 35 à 60 et 80 dinars le kilogramme. D’autres légumes, à l’image des courgettes, des carottes, des poivrons et des aubergines, ont connu des hausses moins spectaculaires. La tomate, pour sa part, n’en finit pas de connaître des pics de hausse et de baisse, incessants, compte tenu des quantités livrées au marché. Leader en matière de coût, il y a quelques mois, l’oignon, dont il a été noté une très grosse production, cette année, est proposé entre 10 et 15 dinars le kilogramme contre 55 et 70 dinars pour la même quantité auparavant. Comme à son habitude, la laitue, profite de la période d’été, propice à l’organisation de banquets de mariage, pour se maintenir en tête des produits verts. Elle est cédée entre 80 et 100 dinars.

Il convient de dire que instabilité des cours, dont continue à faire l’objet le marché des fruits et légumes, a pour raison majeure l’absence de toute mercuriale. C’est cette dernière qui, en fonction de l’offre de produits agricoles sur les marchés de gros, détermine le niveau de prix pratiqués au détail. Par le passé, et en fonction justement de cette mercuriale, dont il n’a jamais été expliqué les raisons de sa disparition, le propriétaire d’un étal était tenu d’afficher, tout en même temps, le prix d’achat et de vente d’un produit agricole proposé à la vente. La disparition du système de la mercuriale, qui n’est pas en contradiction avec l’économie de marché, aura été pour beaucoup dans la désorganisation du système de fixation des prix des  fruits et des légumes en Algérie et des incidences, fâcheuses, sur le budget des ménages.

Forts de l’absence de tout contrôle, les commerçants ont pris l’habitude de fixer, à leur guise, les prix des produits présentés sur leurs étals. Lorsque, par exemple, certains d’entre eux constatent un grand afflux de clients sur le marché, il est courant de les voir effacer, subrepticement, le prix marqué, à la craie, sur un petit écriteau et d’y inscrire un autre plus important. Lorsque les clients commencent à se faire rares, ou bien ne s’intéressent pas trop à leur marchandise, ils s’empressent, alors, d’effacer à nouveau le prix porté pour en proposer un moindre. Le marché de la viande de mouton n’a, par ailleurs, pas connu, ou pas encore, les envolées observées par le passé, à pareille époque. Cette situation pourrait s’expliquer par les apports massifs de produits carnés, importés de Nouvelle Zelande, d’Argentine et du Brésil et dont des représentants d’éleveurs avaient, récemment, estimé qu’ils leur causaient de sérieux préjudices. L’autre raison de cette relative stabilité des coûts de la viande ovine serait due à l’apparition, au début du mois de juillet, en Algérie, de la blue tongue, une pathologie affectant le cheptel ovin qui a contraint les éleveurs des régions affectées à se débarrasser, à bas prix, d’une partie de leur cheptel.

Après avoir souffert des informations faisant état de la progression inquiétante de l’épidémie de grippe aviaire, les prix de la viande de poulet sont en train de reprendre une envolée qui ne semble, pour le moment, pas connaître de limite. Suivant qu’il est vendu à la pièce ou débité en quartiers, ce gallinacé peut atteindre de 160 à 250 dinars le kilogramme. D’autre part, et afin de n’avoir pas à révéler son prix au kilo, au consommateur quelque peu curieux, les marchands de volaille ont pris l’habitude de le vendre à la pièce. Une carcasse de poulet, dont il est malaisé d’évaluer le poids exact peut, ainsi, être cédée entre 450 et 550 dinars. Concernant, justement, la valse des prix des produits agricoles au niveau du commerce de détail, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Saïd Barkat, a admis, implicitement, qu’il n’existait pas de coordination entre le secteur chargé de la production et celui ayant en charge le contrôle au niveau de leur commercialisation au détail. Il a, à ce propos, cité nommément, le ministère du Commerce. M. Barkat, en réponse à des représentants des médias avait, auparavant, promis une grande disponibilité des fruits, des légumes et des viandes blanches durant la période de ramadan. Il a expliqué cette profusion de produits agricoles par l’extension des zones de culture et l’introduction de  techniques culturales plus modernes.

Ahmed Mahieddine

 

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Mouvement démocratique et social

Agitation aux portes du siège

Le Congrès régional du centre, du MDS, auquel avaient appelé les membres exclus du parti, pour la journée d’hier, dans le cadre de la préparation du Congrès parallèle du parti, n’a pas eu lieu. En effet, prévu initialement à Telemly, les initiateurs du Congrès en question ont décidé, faute d’autorisation, de le tenir au siége national du parti.

Or, les membres du bureau national du MDS ont, à cor et à cri, empêché la tenue de ledit congrès régional. «Vous êtes exclus du parti et vous n’avez aucun droit de vous réunir ici. Vous vous êtes en dehors de la ligne du Mouvement », clament les membres de MDS, proches de l’aile Ahmed Meliani, SG par intérim du Mouvement.  «Où sont vos militants ? Pourquoi vous-t-on a refusé l’autorisation de vous réunir à la cantine de Sonelgaz ? vous voulez organiser un congrès du parti à trois ?»... Autant d’interrogations ironiques à l’égard des «congressistes» venus organiser leur réunion.  Aussitôt, des prises de bec qui ont failli à maintes reprises tourner au pire, ont été enclenchées entre les deux parties. «Vous avez peur. Pourquoi refusez-vous le débat ? Ce que vous êtes en train de nous faire est antidémocratique. Nous ne sommes pas minoritaires, nous avons notre base. C’est vous qui avez chassé les militants du MDS», réfutent les pro- Hocine Ali, qui est, lui aussi, SG par intérim du MDS. A en croire les dires de ces derniers, des congrès régionaux ont eu lieu, durant le même journée d’hier, pour préparer le congrès national du parti, prévu le week-end prochain. Où ? Le lieu n’est pas encore désigné selon ses initiateurs que nous avons rencontrés hier. A ce propos, aux yeux de M. Guerbi (tendance Meliani), «c’est une démarche minoritaire initiée par des membres écartés qui tentent d’imposer une nouvelle ligne politique au mouvement», a-t-il indiqué. Le MDS de Ahmed Meliani tiendra jeudi prochain la conférence nationale des cadres du parti, au siège national du MDS. Le congrès national du MDS aura lieu, les 21 et 22 décembre 2006, tel que fixé lors de la conférence nationale du MDS, tenue le 31 mars 2006. A cet égard, un communiqué émanant de cette tenadance, signé par M. Chentouf, parvenu hier à notre rédaction, évoque les faits de la journée d’hier, le MDS «dénonce encore une fois cette grossière manœuvre et reste déterminé à se battre pour préserver le mouvement comme instrument de combat et un espace de débat libres».

M.Kechad

 

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Intempéries dans plusieurs wilayas

Des morts et des dégâts matériels

Les fortes précipitations qui se sont abattues, ces dernières 48 heures, sur différentes wilayas du territoire national ont fait au minimum sept victimes. A M’sila, deux jeunes filles sont mortes noyées, jeudi passé, après avoir été emportées par les crues d’un oued à douar Ouled Abdallah dans la commune de Souamaâ, a indiqué jeudi le président de cette APC. La même source a précisé que les précipitations enregistrées dans la nuit de mercredi à jeudi «ont causé des dégâts considérables dans les constructions en argile dont plusieurs ont été partiellement démolies, sans que l’on déplore des pertes humaines». La perturbation de la circulation routière à l’entrée de la commune de Lemtarfa sur la RN 40 a causé un accident ayant entraîné la mort de 3 personnes et des blessures à 11 autres. Les pluies abondantes ont également ralenti la circulation dans la commune de Hammam Dhalaâ où plusieurs habitations de la cité Tolba ont été inondées et des ovins emportés par les eaux, selon les indications du président de l’association de ce quartier. Deux enfants ont péri noyés dans la wilaya de Béchar où les fortes précipitations ont causé également des dégâts matériels notamment pour les vieilles bâtisses. Dans la wilaya de Tipasa, où heureusement aucune victime n’a été déplorée, les services de la Protection civile ont effectué 30 interventions après des inondations qui ont touché quelques maisons. Comme on a enregistré le blocage de la circulation automobile et des coupures du courant électrique après qu’un pylône eut cédé suite aux fortes rafales de vent.

La wilaya d’Alger n’est pas épargnée par ces pluies torrentielles. A Bab El Oued, faute de n’avoir pas débouché les avaloirs, comme d’habitude d’ailleurs, plusieurs quartiers ont été submergés par les flots et la boue. Ce qui n’est pas passé sans créer une grande panique des citoyens. Même scénario à Club des pins et dans la commune de Staouéli où la circulation a été bloquée au niveau de la RN  11 reliant cette commune à Alger au niveau de Aïn Benian. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, les pluies torrentielles ont causé des désagréments et quelques routes sont jusqu’à hier impraticables.

Aomar Fekrache

 

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Formation professionnelle

Plus de 470 000 stagiaires et apprentis attendus

Ils seront 473 570 stagiaires et apprentis, dont 190 000 nouveaux, rejoindront aujourd’hui les rangs des Instituts et Centres de formation professionnelle à l’échelle nationale.

Parmi les 190 000 nouveaux stagiaires qui se sont rajoutés aux 283 570 effectifs reconduits pour l’année professionnelle 2006-2007, 87 000 suivront des formations en résidentielle,

62 000 autres par apprentissage, alors que 15 000 stagiaires suivront une formation à distance et 10 000 stagiaires sont inscrits dans des formations qualifiantes organisées en cours du soir. La formation au profit de la femme au foyer, quant à ellen compte 16 000 postes pédagogiques. La répartition des nouveaux stagiaires sur les 20 branches que compte la nomenclature du secteur de la formation professionnelle, celle du bâtiment et des travaux publics (BTP) détient le plus grand taux d’inscrits, soit 15%, suivie de celle de l’artisanat traditionnel (11 %), tandis que l’agriculture représente un taux de 7,2%.Outre les offres de formation dispensées par le secteur, les stagiaires auront la possibilité cette année de suivre des formations dans des établissements de formation professionnelle publics et privés relevant d’autres secteurs, qui offrent 65 864 places pédagogiques.

Ainsi, 23 474 places pédagogiques seront garanties aux stagiaires dans les 70 établissements publics de formation professionnelle et 42 390 autres places pédagogiques dépendront des 528 établissements privés de formation professionnelle. Par ailleurs, le cursus d’enseignement professionnel  a été caractérisé l’année écoulée par une phase préparatoire, qui a concerné 26 sections dans 13 Instituts nationaux de formation professionnelle pilotes, implantés dans 9 wilayas. Cette expérience pédagogique s’étendra  cette année à 21 Instituts nationaux spécialisés de formation professionnelle (INSFP) à travers 16 wilayas du pays. Le nombre d’effectifs inscrits dans le cursus d’enseignement professionnel pour l’année 2006-2007 a connu une augmentation de l’ordre de 1 620 élèves alors qu’il totalisait 936 élèves en 2005-2006. 19 nouvelles sections d’enseignement professionnel, totalisant un effectif de 684 places pédagogiques réparties sur 8 spécialités, seront lancées cette année. Six nouvelles spécialités ont été introduites dans ce cursus, à savoir l’énergétique, l’électrotechnique, la maintenance des engins agricoles, les techniques des gros oeuvres du bâtiment, les techniques du géomètre et de la topographie et les travaux publics. Concernant les centres spécialisés, le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels compte réceptionner, pour la rentrée 2006-2007, 29 nouveaux établissements d’une capacité de près de 7 000 postes qui s’ajouteront aux 884 infrastructures déjà existantes. Un total de 16 internats d’une capacité totale de 730 places seront, par ailleurs, mis en service cette année pour s’ajouter aux 34 300 places existantes dans les différentes wilayas du pays pour atteindre une capacité globale de 35 030 places. Dans le souci d’assurer d’une manière relativement satisfaisante la couverture des besoins des établissements de formation en matière d’équipements, 271 sections d’équipements technico-pédagogiques seront également réceptionnées. La rentrée professionnelle 2006-2007 sera marquée, entre autres, par l’augmentation des présalaires des stagiaires à un taux de 30 % du SNMG, alors qu’il était égal à 15% du SNMG, soit 1 500 DA. Les maîtres artisans qui assurent la formation des stagiaires et des apprentis dans les centres de formation, bénéficieront eux aussi, d’une augmentation dans leur paiement, soit 400 DA l’heure, alors qu’il était auparavant fixé à 120 DA l’heure. En matière budgétaire et de ressources humaines du secteur, le budget de fonctionnement pour l’année 2006 enregistre une augmentation de 3,55% par rapport aux crédits de l’année 2005. Par ailleurs, près de 2 200 nouveaux postes budgétaires sont prévus pour cette année. Ainsi, l’encadrement pédagogique mobilisé pour la rentrée de septembre, s’élève à 12 139 formateurs permanents auxquels viennent s’ajouter 5 797 vacataires et 1 781 formateurs recrutés dans le cadre des contrats de pré-emploi.

Amine B.

 

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La maladie de Blue tongue 

Aucun danger pour l’homme

La direction des services vétérinaires est catégorique : il n’y a aucune raison de s’alarmer sachant qu’il n’existe aucune possibilité de transmission de la blue tongue à l’homme. Par suite de la réapparition, il y a quelques semaines, de la fièvre catarrhale du mouton, dénommée, aussi, blue tongue, (langue bleue), les services du ministère de l’Agriculture et du Développement rural tiennent à indiquer qu’il n’existe aucun risque, fut-il minime, de transmission de cette maladie à l’homme. Cette pathologie animale a été dénommée blue tongue en raison de l’un de ses nombreux symptômes qui n’est, en rien, systématique. La langue de l’animal infecté présente une congestion lui donnant une couleur bleutée. En plus d’une importante ulcération de la bouche, il souffre d’une conjonctivite suivie de larmoiements. Des complications respiratoires et digestives peuvent survenir et provoquer sa mort au bout de 8 à 10 jours.  A propos d’une éventuelle transmission de la maladie à l’homme, le sous-directeur de la santé animale, Karim Boughalem, est catégorique : «Il s’agit là, dit-il, d’une maladie strictement animale qui ne représente aucun danger pour la santé publique. Il n’y a aucune raison de la confondre avec la grippe aviaire ou la brucellose, dénommée fièvre de Malte». Le représentant du ministère de l’Agriculture va encore plus loin en précisant que même si un animal atteint de la blue tongue a été en contact avec un être humain, il ne pourrait exister le moindre risque de transmission de la maladie vers ce dernier.

M. Boughalem explique, un peu plus loin, que c’est un moustique, dénommé Culoide qui est le responsable de la transmission de cette pathologie particulière. «Celle-ci se fait lorsque cet insecte pique un animal contaminé puis pique, à nouveau, un animal sain. Dans le cas où une personne est piquée, même si le moustique est infecté, il n’y a aucun risque pour qu’elle développe une quelconque maladie», poursuit le sous-directeur de la santé animale. Pour souligner le peu de danger représenté par cette pathologie animale,

M. Boughalem tient à noter que seulement 3 200 animaux, «avec un taux de mortalité inférieur à 1%», ont été infectés, sur les quelque 20 millions de têtes  d’ovins qui évoluent en Algérie. Il considère que la bonne circulation de l’information parmi les éleveurs, notamment, pour ce qui concerne l’application de certaines mesures prophylactiques particulières a contribué, pour une large part, à limiter la progression de cette maladie. M. Boughalem signale, encore, qu’il n’existe pas de traitement spécifique à la blue tongue. «La lutte contre cette maladie se fait, dit-il par le biais d’opérations de désinsectisation de tous les sites, (points d’eau, tas de fumier, eaux usées, zones humides…), ou le culoide trouve des conditions favorables à sa reproduction. Quand une bête est malade, on se contente de lui administrer des antibiotiques, pour éviter une surinfection, et des fortifiants, pour l’aider à se sortir de ce passage viral».  Dans les premières wilayas où la maladie a fait son apparition (Ghardaïa, El Bayadh et Naäma), il n’existe plus aucune présence de la blue tongue, en raison, d’une part, des opérations de désinsectisation à grande échelle qui ont été menées contre l’insecte vecteur et, d’autre part, parce que les nuits, en devenant plus fraîches ont considérablement diminué l’activité vectorielle. La prédominance d’un fort taux d’humidité dans les régions nord du pays contribuent, en dépit des opérations de désinsectisation, à maintenir la pression sur le cheptel ovin dans les wilayas de Béjaïa, Bouira et Tizi Ouzou.

Une épidémie de blue tongue, avec un plus important taux de mortalité de têtes de mouton, avait, déjà, été signalée dans le courant de l’année 2000 en Algérie. Le virus de type II, autrement plus virulent, avait laissé les éleveurs impuissants face à la maladie de leur bétail.

Ahmed Mahieddine 

 

 

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