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LA UNE A J-1 de la date limite pour la tenue de la dernière rencontre SGP-UGTA sur l'augmentation des salaires, tout laisse croire que les partenaires finiront par s'en remettre à l'arbitrage du Chef du gouvernement. N'aurait-on pas dû plutôt commencer par là ?

16/09/06

 

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Coup sur coup, nous avons eu droit jeudi dernier à deux moments de pur bonheur. L’un offert par notre ami Larbi Zouag d’El Khabar qui a réussi là l’une de ses meilleures chroniques, en brocardant gentiment le kimilsunguisme en marche à des niveaux de plus en plus larges des appareils politiques et étatiques du pays. En mettant en avant le Président de la République derrière la moindre action gouvernementale et en le créditant de la plus petite initiative bureaucratique, son Chef du gouvernement, ses ministres, ses cadres ne nous ramènent pas seulement à Kim Il Sung, mais à toute cette noria de petits pères des peuples, pourtant tous disqualifiés par l’histoire. Mémoire courte ou bégaiement de l’histoire, il est en tout cas sûr que certains de nos ministres et pas des moindres sont vraiment en train de filer du mauvais coton en nous faisant dévaler trois décennies entières de luttes politiques d’un très haut niveau pour nous ramener à des réflexes du genre «comme il a dit lui».

L’autre agréable surprise aura été l’apparition de Mohamed Benchicou en page 3 de notre confrère

Le Soir d’Algérie.

Un retour qui, on l’espère, contribuera même modestement à enrayer le dangereux ronronnement politique et éditorial ambiant, par ailleurs relevé par Benchicou, même si le meilleur moyen d’y parvenir n’est certainement pas de la jouer sur le mode de la revanche. Les idées avancées par lui sont trop importantes pour les laisser dénaturer par un sentiment de rancœur qui ne fera pas beaucoup avancer les choses pour les raisons qu’il cite lui-même dans son long commentaire. La scène médiatique algérienne a besoin de cette pétillance et même de cette irrévérence, mais encore faudrait-il lui éviter les impairs d’une Shehrazade en panne de bons récits, même si les djinns menacent toujours de nous mener la vie dure.

Cheikh Ezemli

 

Blocage des augmentations de salaires

La faute à Belkhadem ?

A J-1 de la date limite pour la tenue de la dernière rencontre SGP-UGTA sur l'augmentation des salaires, tout laisse croire que les partenaires finiront par s'en remettre à l'arbitrage du Chef du gouvernement. N'aurait-on pas dû plutôt commencer par là ?

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 Les Titres

 

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A qui profite l’alliance ?

 

Minimisant la crise au FFS

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Fermeture de l’école saoudienne d’Alger

Benbouzid déclare la décision «irréversible»

 

Le projet sera présenté en Conseil de gouvernement

Une vingtaine de nouvelles wilayas

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

 Fermeture de l’école saoudienne d’Alger

Benbouzid déclare la décision «irréversible»

Cet établissement «est dans une situation de non-conformité avec la législation algérienne en la matière».

Interrogé par un député à l’APN à propos de «la situation des établissements scolaires étrangers, et notamment sur  la décision de fermeture de l’école saoudienne», Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale a indiqué que cet établissement «est dans une situation de non-conformité avec la législation algérienne en la matière» dont les lois stipulent que les élèves algériens inscrits dans des écoles étrangères doivent suivre un enseignement basé sur des programmes algériens.

Réaffirmant que la décision de fermeture «est irréversible» et que les lois algériennes en vigueur doivent être appliquées, il  précise que ces mesures sont prises pour la sauvegarde des intérêts des enfants. Il indiquera  par ailleurs que l’école saoudienne qui a ouvert ses classes en avril 2003, a été instituée conformément à un «accord de principe entre le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et l’ambassadeur saoudien à Alger sans l’aval du ministère de l’Education nationale». Le ministre rappellera, à cet effet, que le directeur de l’école saoudienne a été convoqué, en janvier 2005, et qu’il lui a été  demandé de se conformer aux lois en vigueur. «De fait, un délai d’une année lui a été octroyé pour ce faire», précisera Benbouzid. Le directeur de l’école saoudienne, a signalé le ministre, a indiqué qu’

«il n’était pas en mesure d’appliquer la décision algérienne et a adressé une correspondance au ministère dans laquelle il annonce la déscolarisation des élèves algériens de son école qui compte 700 élèves, dont 64 % sont algériens». Depuis, l’opération de transfert des dossiers des élèves algériens se poursuit, tout en réaffirmant l’engagement du ministère à veiller à leur réinscription dans les écoles publiques ou privées. En ce qui concerne le lycée français, le ministre a indiqué que l’Algérie et la France sont liées par un accord spécial dans ce domaine.

Manuels scolaires

L’épineux  problème de la distribution des 53 millions de manuels scolaires, imprimés  pour répondre aux besoins de cette année scolaire,  a été évoqué ce jeudi à l’APN.  Boubekeur Benbouzid, interpellé sur le sujet, a tenu à rassurer. L’opération se poursuit dans de bonnes conditions et qu’elle «sera réglée dans les trois ou quatre prochains jours», a-t-il déclaré.  Il affirme que les manuels scolaires sont disponibles. Le problème  qui se pose est celui de l’acheminement qui fait défaut comme cela a été le cas d’ailleurs, l’année précédente, d’autant plus que la distribution «demande du temps». Mais assure le ministre,  son département «supervise avec précision cette opération de distribution au niveau de tous les établissements scolaires». S’agissant des prix des livres, Benbouzid a relevé que son département a alloué une enveloppe de 5 milliards de dinars «réservée spécialement aux enfants qui sont dans le besoin», relevant qu’au moins 50 % des élèves scolarisés bénéficient de «la gratuité du livre scolaire».    

K. B.

 

 Le projet sera présenté en Conseil de gouvernement

Une vingtaine de nouvelles wilayas

Près d’une vingtaine de nouvelles wilayas seront créées dans le cadre de ce nouveau découpage administratif, selon une source du ministère de l’Intérieur. Ce nouveau découpage prendra en considération les paramètres de densité, de superficie et de sécurité, explique cette source. Le dernier découpage administratif remonte au 4 février 1984 lors duquel il est passé de 31 wilayas et 704 communes à 48 wilayas et 1 541 communes.

Le nouveau découpage administratif concernera, notamment, les Hauts Plateaux et le sud du pays, poursuit cette source qui évoque la concentration humaine au nord du pays. La wilaya d’Alger qui est la wilaya la plus petite en terme de superficie, avec 809 kilomètres carrés, compte la densité la plus importante avec, environ, trois millions d’habitants, tandis que la wilaya de Tindouf qui compte seulement deux communes, enregistre une densité variant entre 0,1 et 0,2 (nombre d’habitants par kilomètre carré). La wilaya d’Illizi compte six communes, la wilaya de Tamanrasset dix communes et la wilaya d’Annaba 12 communes et six daïras. La wilaya de Tizi Ouzou est la wilaya qui compte le plus grand nombre de communes, avec 67 communes.

Le nouveau découpage administratif consisterait, selon cette source, à réduire le nombre de communes dans les wilayas du nord montagneux (Tizi-Ouzou, Médéa, Bejaïa,…) et à doter des daïras de zones éparses à faible densité en statut de wilayas déléguées avant qu’elles ne soient promues au rang de wilaya, dit cette source qui estime à près d’une vingtaine le nombre de daïras concernées.

Ce nouveau découpage administratif concernerait, également, des wilayas comme Alger, Constantine et Oran. Ce nouveau découpage sera établi en fonction des mêmes critères que celui qui sera décidé pour la création de nouvelles wilayas, selon cette source. En ce qui concerne la superficie, cette source indique que 25 des 48 wilayas que compte le pays ont une superficie comprise entre 800 et 7000 kilomètres carrés, 11 wilayas ont une superficie comprise entre 20 000 et 90 000 kilomètres carrés et 6 wilayas ont une superficie supérieure à 90 000 kilomètres carrés et s’étalant, parfois, jusqu’à 500 000 kilomètres carrés.

Yazid Zerhouni a annoncé, jeudi dernier, que le projet de découpage administratif sera bientôt soumis au Conseil de gouvernement. Ce projet comprend la promotion des grandes daïras en wilayas déléguées en attendant de les proumovoir au rang de nouvelles wilayas. Ce nouveau découpage définit quatre critères pour la promotion d’une daïra en wilaya déléguée, selon le ministre. Le premier critère, explique Nourreddine Yazid Zerhouni, concerne l’éloignement du chef-lieu de wilaya. Le ministre cite l’exemple de la daïra d’In Salah, distante du chef-lieu de wilaya de près de 700 km. Le deuxième critère a trait à la densité de la population, a ajouté le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui a noté que certaines daïras comptent plus d’un million d’habitants alors que la moyenne se situe entre 400 000 et 500 000 habitants. Le troisième critère évoqué par le ministre prend en considération le nombre de communes, sachant, di-il, que certaines wilayas gèrent plus de 60 communes comme Médéa (64 communes) et Béjaïa (60 communes), a encore dit M. Zerhouni. Nourreddine Yazid Zerhouni estime que dans cette situation, la gestion est «loin d’être facile quelle que soit la volonté affichée».

Le dernier critère est, selon le ministre, le «critère de souveraineté», en expliquant que cela concerne les daïras frontalières telle Bordj Badji Mokhtar, située à la frontière avec le Mali et Bir El Ater, à la frontière avec la Tunisie. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a ajouté, pour expliquer ce critère, que «cela concerne les relations avec les pays voisins, l’échange commercial et la sécurité». «Ces wilayas déléguées, a dit le ministre, seront régies par des walis délégués représentant la wilaya. Elles comprendront également des directeurs délégués dans tous les domaines et assumeront les mêmes missions administratives que la wilaya dans le cadre des démarches visant à rapprocher l’administration du citoyen» a rapporté, hier, l’APS. «Une fois les moyens matériels et humains mis en place, la wilaya déléguée assumera les pleines charges d’une nouvelle wilaya et pourra ensuite être rattachée à d’autres daïras et communes», selon le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

M. Abi

 

 

 Justice

La responsabilité de la personne morale en débat

Le ministère de la Justice organise, aujourd’hui, un colloque sur le thème de «La responsabilité pénale de la personne morale» à la résidence des magistrats, a indiqué, jeudi, un communiqué du ministère.

Ce colloque de deux jours sera animé par «des experts du ministère de la Justice» ainsi que «l’experte belge Mme Isabelle Hamer, juriste au service de la politique pénale et gestionnaire de l’unité de la criminalité des institutions au ministère belge de la Justice», ajoute la même source. La rencontre s’inscrit dans le cadre de «la réforme prônée par le Président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, visant à renforcer et appuyer la formation des magistrats dans différentes spécialités pour leur permettre d’acquérir les connaissances nécessaires à l’ombre des nouvelles formes de la criminalité à l’ère de la mondialisation».Le colloque verra la participation de «juges de parquets, d’instructions, de sections et de chambres pénales près des tribunaux et des cours instruisant dans les questions de la responsabilité pénale de la personne morale». Il permet aux participants «d’approfondir leurs connaissances et d’acquérir un savoir-faire en tirant profit de l’expérience belge, notamment la loi belge de 1999 portant règles juridiques relatives à la responsabilité pénale de la personne morale». La rencontre se veut l’occasion «d’approfondir les dispositions de la responsabilité pénale de la personne morale incluses dans les textes relatifs à la loi portant répression des infractions à la législation et à la réglementation inhérentes au change et au mouvement des capitaux vers l’étranger, amendées par la loi du 19 février 2003, la loi du 19 juillet 2003 relative à la répression des crimes relatifs à l’interdiction de l’utilisation, de la production, du stockage et de l’utilisation des armes chimiques et leur destruction, celle du 23 août 2005 relative à la contrebande, celle du 20 février 2006 relative à la lutte contre la corruption et autres textes juridiques traitant de ce thème. L’Algérie a réalisé un saut qualitatif en matière de développement de la législation nationale en la matière, ce qui lui permet d’être au diapason des législations étrangères, notamment à la faveur de l’inclusion des dispositions de la responsabilité pénale de la personne morale en 2004 dans le texte du code pénal et le code des procédures pénales, en vertu des lois du 10 novembre 2004».   

Amine B.

 

 Pétrole

Sonatrach tisse des liens avec la Libye

Un contrat d’étude a été signé la semaine passée entre Sonatrach et la compagnie pétrolière libyenne, National Oil Company, portant sur l’étude technique des gisements frontaliers d’Alrar (Algérie) et de Wafa (Libye), selon la compagnie nationale. L’étude qui doit déterminer l’état actuel des deux gisements frontaliers a été confiée au consultant en engineering réservoir, De Gloyer and Mac Nautighton (DMN), selon la même source.

  L’étude sera menée en deux phases, la première phase de 6 mois consistera à étudier l’existence éventuelle d’une communication entre les deux gisements. La deuxième phase de 12 mois consistera dans le cas de l’existence d’une communication, à construire un modèle géologique et un réservoir englobant une exploitation optimale des deux gisements, cette étude doit permettre la définition des meilleurs moyens pour une exploitation efficiente, coordonnée et équitable des ressources des deux gisements frontaliers, selon la Société. La signature au début de l’année en cours d’un contrat d’exploration entre les deux compagnies sur le bloc que Sonatrach avait décroché dans un avis d’appel d’offres a relancé les discussions sur les deux gisements, cette signature du contrat s’est fait en présence des P-DG des deux compagnies, Mohamed Meziane pour Sonatrach, et Choukri Mohamed Ghanem pour la NOC libyenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par  Abderrahmane Mahmoudi

Effondrement moral annoncé

Nous pouvons parfaitement comprendre qu’un pouvoir en proie à de sérieuses dissensions – au sujet notamment de la prorogation ou non des délais permettant à Kébir et Haddam de venir réveiller la rue intégriste – ait besoin d’un amuseur public pour masquer le malaise ambiant. Nous pouvons même comprendre que ce même pouvoir choisisse un homme sans la moindre légitimité pour personnifier l’instance politique la plus élevée du pays qu’est l’Alliance, mais fallait-il obligatoirement porter ce choix sur un fieffé menteur ? Un homme qui dit une chose aujourd’hui et son exact contraire dans l’heure qui suit, lorsqu’il ne dit pas les deux choses en même temps. Nous aurions, à la limite, pu admettre que le patron du MSP joue à l’amuseur public en sa qualité de militant en chef d’un parti, mais ce n’est pas le cas, l’homme est ministre sans portefeuille, représentant du Président de la République. Il se déplace à ce titre dans les capitales du monde pour y représenter l’Algérie, il reçoit des officiels, il préside l’instance politique la plus puissante du pays et engage l’Etat algérien dans chacun de ses faits et gestes et, bien entendu, dans ses innombrables mensonges. Et cela n’est pas bien pour l’état moral d’une Algérie qui n’a jamais eu autant besoin de franchise et de sincérité qu’en ces moments de reconstruction morale après deux décennies de mauvais coups, de violences de tous ordres et de perversion des valeurs. Comment l’Etat, avec un grand E, peut-il se permettre le luxe en des moments aussi cruciaux, que l’un de ses plus «importants» représentants rabaisse la pratique politique à des exercices aussi condamnables. Est-on suffisamment conscient que de pareilles pratiques renforcent, au sein de notre jeunesse, l’idée que le manque de scrupules, l’entrisme, l’absence de principes moraux, le double et le triple jeu, les volte-face inexpliquées, sont un bon moyen pour réussir dans un pays privé de repères. Au moment où s’amorce la reconstruction morale de notre pays, avons-nous vraiment besoin de mettre en avant ce genre de responsables, sachant que le patron du MSP n’est que la caricature vivante de pratiques qui tendent malheureusement à se généraliser à trop d’échelons et qui éloignent durablement les Algériens de la chose publique ? Des gouvernants qui racontent n’importe quoi sans avoir à rendre de compte ni de leurs propos ni de leurs actes, est le pire des scénarios lorsqu’on aspire au redressement d’une société profondément traumatisée par des années de gabegie et de terrorisme. Si les Algériens ont appris à prendre leurs distances avec tout cela en se rendant de moins en moins nombreux aux urnes, l’Etat, dans le sens noble du mot, n’a pas le droit de laisser la situation se dégrader aussi dangereusement sachant le discrédit qui finira par l’entacher tout entier.

A. M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

   

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