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Alger capitale de la culture arabe en 2007

La ville sera-t-elle prête pour l’évènement ?

Maâlma

La violence en milieu scolaire en progression

 

 15/10/06

 

Alger capitale de la culture arabe en 2007

La ville sera-t-elle prête pour l’évènement ?

Alger a été choisie pour devenir, l’espace de l’année 2007, la capitale de la culture arabe.

Nonobstant un tel choix, il faut se demander si la ville sera prête, le moment venu, pour accueillir, dans les meilleures conditions possibles, ses invités.   

Alger sera, le temps d’une année, la capitale de la culture arabe. Cela tout un chacun le sait. Ce qui l’est moins, c’est quand cette année va débuter. Les uns déclarent que, tout logiquement, celle-ci devrait avoir lieu au mois de janvier 2007. D’autres, évoquant le retard mis par les organisateurs dans la préparation de cet important évènement, affirment, de leur côté, que cette manifestation devrait débuter au début du mois de mai de cette même année.

La question n’est pas de savoir à partir de quel moment la vieille cité d’El Djazaïr va se transformer en capitale de la culture arabe mais de s’inquiéter si, au regard des importants retards observés dans l’avancement des travaux de  préparation de cette rencontre prestigieuse, Alger sera au rendez-vous le moment voulu.

Un évènement de cette importance commence, normalement, à être préparé des années à l’avance. Les autorités savaient, en effet, depuis 2001 que la capitale algérienne avait été choisie pour être le forum de la culture arabe. Comment comprendre qu’à quelques mois de cette inauguration, plusieurs édifices devant servir de lieux d’expression aux différentes formations culturelles soient, en ce moment même, l’objet de lourds travaux. A titre d’exemple, le cinéma Atlas, où devait se produire le plus grand nombre de ces formations, est toujours occupé par un vaste chantier. Il faut également rappeler, à ce propos, que la centaine de salles de cinéma qui auraient pu, pour l’occasion, servir de lieux d’expression aux groupes musicaux, en particulier, ont, dans leur grande majorité, et depuis de très longues années, été fermées ou détournées de leur fonction initiale.

Il faut dire, par ailleurs, qu’en dehors de la minuscule salle du vieil opéra d’Alger, Alger ne possède toujours pas une salle de concert digne de ce nom. Celle qui devait être édifiée dans l’enceinte de l’Institut national de musique, dont les travaux n’en finissent, par ailleurs, pas de durer depuis une vingtaine d’années, n’est pas prête de voir le jour. Pourquoi s’en cacher ? Bien qu’il existe toujours un ministère de la Culture, les  autorités ont cessé, depuis plus de deux décennies, d’accorder un intérêt soutenu à la chose culturelle. On n’assiste plus, comme par le passé, à des festivals culturels et artistiques, chaque fois renouvelés, de musique andalouse, chaâbie ou de rencontres poétiques. Alger ne reçoit plus, comme elle le faisait de façon régulière, des groupes de chants et des artistes étrangers. Il faut aussi regretter, à cet effet, que la majorité des manifestations artistiques et culturelles organisées dans la capitale le soit, aujourd’hui, à l’initiative de représentations diplomatiques et de centres culturels.

En plus de leur trouver des lieux d’expression, il s’agira également d’organiser, dans les meilleures conditions possibles, l’hébergement des personnes, (groupes, chanteurs, peintres, plasticiens, cinéastes…) qui viendront s’y produire. A cet effet, justement, il semblerait que les moyens dont dispose la ville ne soient pas assez importants pour faire face à l’afflux d’un nombre important d’invités. Pour contourner la difficulté, les organisateurs de la manifestation envisageraient de faire appel aux habitants pour en héberger une partie. En dépit de son profond sens de l’hospitalité, on ne sait, encore, quelle va être sa réaction face à cette demande. Dans un autre domaine et lorsque l’on aura réussi à résoudre les problèmes relatifs aux lieux d’expression et d’hébergement des délégations, se posera, avec acuité, celui de l’environnement que ces dernières vont avoir la curiosité de vouloir découvrir. Il n’est pas sûr, qu’à la suite de leurs pérégrinations, elles emporteront une très belle image  d’une capitale dont de très nombreuses constructions présentent des façades délabrées, des rues et des trottoirs défoncés et un environnement où la saleté règne en maîtresse absolue des lieux. On s’étonnerait, d’ailleurs, presque qu’elle ait été choisie pour accueillir une rencontre aussi prestigieuse.

Bien sûr, au tout dernier moment et afin d’entretenir l’illusion, des équipes rompues, depuis de longues années, à ce genre d’exercice vont s’activer pour rafraîchir à la chaux tous les endroits susceptibles d’être visités ou parcourus par les délégations officielles. Une fois, encore, on va faire dans le rafistolage et le camouflage en accrochant une multitude de drapeaux et de banderoles multicolores pour tenter, l’espace d’un instant, de donner une image plus agréable, plus hospitalière à celle qui fut il y a quelques décennies, considérée comme l’une des plus belles et des plus propres villes du pourtour méditerranéen. Et après ? Après, Alger retournera à son état de ville sale, morne et triste, une ville où l’on crève d’ennui et où les rares visiteurs étrangers hésitent à s’attarder.

Ahmed Mahieddine

 

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Maâlma

La violence en milieu scolaire en progression

Les écoliers des établissements scolaires de la commune de Maâlma  vivent dans la peur.  Chaque jour, de nouveaux cas de violence, de harcèlement et autres dépassements sont enregistrés au primaire, au CEM et même au lycée. Il sont commis par des élèves à l’encontre d’autres élèves. Rafic, jeune membre de l’association «Etoile» de la cité Sidi-Bennour de cette même commune raconte que  «les élèves de la commune de Maâlma s’adonnent encore plus aux idées des clans et des groupuscules qu’à celle de la camaraderie et de l’amitié. Ils tracent les plans d’attaque ou de défense, et désignent les victimes à massacrer à la sortie des classes,  au lieu d’écouter et de suivre les leçons et les conseils des  instituteurs ». Tout en tirant la sonnette d’alarme sur le danger que représente cette situation, les membres de cette association ont sollicité la direction générale du ministère de l’Education nationale ainsi que les autorités locales pour mettre fin à ces actes qui risquent de provoquer l’irrémédiable. En fait, les bagarres et les insultes sont devenues, au grand dam des élèves, monnaie courante aux alentours des établissements scolaires de Maâlma. «Ces agissements semblent se banaliser dans la vie courante de nos écoliers », a expliqué ce représentant des citoyens de la cité Bennour. Pis encore, a-t-il ajouté, le «régionalisme» exacerbe cette montée de violence. En fait, les élèves dans leurs rixes et combats, a expliqué notre interlocuteur, s’organisent selon les régions et quartiers. «Dans cette guerre sans nom, mais quotidienne, ce sont les élèves de notre cité – cité Bennour- qui  souffrent davantage puisqu’ on est nouvellement installé dans cette commune après notre délocalisation de différents endroits de la capitale», est-il indiqué. «En plus de la fatigue que leur causent les 10 km de déplacement qu’ils font de la cité Bennour à leurs écoles au chef-lieu de la commune, ceux-ci souffrent chaque jour  des  assauts, des fois meurtriers, que leur livrent leurs camarades de classe», a ajouté ce même représentant. «Ce qui fait craindre le pire, a-t-il ajouté, c’est que ces derniers temps les événements commencent à prendre une toute autre tournure. Les provocations se font maintenant à l’arme blanche et en plein public», a souligné, inquiet, notre interlocuteur. Usant d’exemple, il a évoqué des cas d’agressions très récents. Entre autres, celui de G. Imane, 17 ans, lycéenne agressée physiquement au sein même de son lycée. Ou, celui de Sofiane, poignardé au cours de ce mois à proximité d’une école. La liste est longue. Pour preuve  «les dépôts de plaintes enregistrent une augmentation  sensible», a fait remarquer l’orateur.

Craignant le pire, l’association «Etoile», en raison de  cette situation des moins reluisantes, et pour les parents d’élèves et pour les autorités locales, réclame un minimum de sécurité aux alentours des établissements scolaires en vue de rassurer les élèves à leur sortie des classes. Pour ce faire, l’association  préconise l’implantation d’agents de l’ordre pour protéger les écoliers. Leur présence sera à double utilité puisqu’ elle dissuadera  les conducteurs de voitures de faire de l’excès de vitesse, qui représente à leur tour, un problème à part entière.

Par ailleurs, «Etoile» encourage la création d’associations culturelles et sportives pour bien encadrer ces jeunes écoliers et les sauver de la déperdition et de l’extrémisme. En outre, au nom des 412 familles de la cité Sidi- Bennour, cette association exige l’ouverture, dans les plus brefs délais, d’une école primaire et d’un CEM aux élèves de cette nouvelle ville isolée.

Aomar Fekrache

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