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Point chaud

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Inquiétude

 

 

 16/10/06

 

 Inquiétude

Sarkozy, à son grand dam, sent bien que la situation est en train de lui échapper. Dans un effort désespéré et un peu pathétique, il tente de redresser la barre. De toutes ses forces, il essaye de peser contre les courants qui le déstabilisent. Il y a quelques jours, lors d’un meeting à Périgueux, le président de l’UMP a prononcé un discours à travers lequel il a voulu remettre les choses en place et redire haut et fort qu’il était le seul et unique candidat de l’UMP. Dans ce discours, en présence de fidèles de l’UMP de la ville de Périgueux, le ministre de l’Intérieur à tenu à rappeler le système de désignation du candidat du parti majoritaire. Selon lui, tous ceux qui ne s’y plieront pas, seront, non seulement, de mauvais membres du parti mais également de mauvais Français. C’est en tout cas le message que semblait vouloir transmettre Nicolas Sarkozy, qui paraissait sous psychotropes durant son allocution. Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin étaient implicitement désignés par le président de l’UMP, qui, tel un enfant gâté, souhaitait que le public, formé par les membres de l’UMP – son UMP – lui dise que c’était bien lui son préféré. Au grand jamais, Nicolas Sarkozy, qui incarnait jusque-là la force, la détermination et la solidité, n’avait paru si désemparé et en proie à des doutes, et surtout très fragile, malgré ses déclarations. Durant cette soirée, le pathétique se disputait avec le ridicule. Sentant le vent tourner, Nicolas Sarkozy change son fusil d’épaule et accepte de prendre à son compte certaines idées typiquement gaullistes qu’il avait, il y a quelques mois, ostensiblement écartées de son programme. En effet, De Villepin et Alliot-Marie incarnant, eux, le mouvement gaulliste au sein de la droite, ne doivent pas le doubler en accaparant une frange de l’électorat de droite qui reste toujours fidèle au fondateur de la Ve République. Ceux qui avaient prévu une campagne facile pour le ministre de l’Intérieur sont, en même temps que lui, en train de se rendre compte que les choses ne seront pas si simples et que désormais, plus que jamais, Nicolas Sarkozy doit se tenir sur ses gardes.

Fouzia Mahmoudi

 

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