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Son appel au dépôt des armes rejeté

Rabah Kébir torpillé par le GSPC

A l’approche d’échéances électorales

Un bilan présidentiel positif sur toute la ligne

Selon SaLaH Djenouhat (UGTA)

Les conventions de branches signées samedi prochain

Dans un message à Bouteflika

Chirac enterre le Traité d’amitié

Prix Nobel de paix

Le comité de candidature de Bouteflika s’explique

Campagnes d’évangélisation

Ghlamallah accuse des touristes étrangers

Crise franco-Turque sur les génocides coloniaux

Silence embarrassé d’Alger

Le CNES persiste dans la protestation

Les enseignants se sont rassemblés hier à l’USTHB

Service national

Réduction de sa durée pour les médecins

Développement rural

L’appel de Benhabylès

Air Algérie

Le dialogue a porté ses fruits

 

 16/10/06

 

Son appel au dépôt des armes rejeté

Rabah Kébir torpillé par le GSPC

«Le terrorisme frappe quand il peut». C’est par cette phrase qu’une source sécuritaire résume sa réponse à la recrudescence terroriste enregistrée ces derniers temps dans certaines régions du pays. Les possibilités des terroristes à frapper dépendent de la baisse de la vigilance chez la population et chez les services de sécurité, ainsi que des moyens logistiques, matériels et humains dont disposent les groupes terroristes. Cette recrudescence enregistrée ces derniers temps, et notamment, durant le mois de ramadan, signifie-t-elle une baisse de la vigilance ou reflète-t-elle le renforcement du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), principale organisation terroriste sévissant, en Algérie ? Rien ne semble accréditer l’une de ces deux thèses au détriment de l’autre puisque l’«explication» pourrait se trouver dans les derniers développements connus par le pays en matière d’événements politiques. Des événements caractérisées, principalement, par l’expiration du délai de six mois accordé par la charte pour la paix et la réconciliation nationale aux éléments des groupes terroristes sévissant toujours ainsi que par le retour, au pays, de Rabah Kébir, chef du département des relations internationales à l’ex-FIS avant qu’il ne s’enfuit vers l’Allemagne. Le GSPC, auteur des récents attentats enregistrés, en Kabylie, notamment, dont celui de l’assassinat du P/APW de Tizi-Ouzou, avait, à maintes reprises, rejeté cette réconciliation qui ne répondait pas aux exigences de ses ambitions de s’accaparer du pouvoir par la force. Cette organisation terroriste qui compterait, aujourd’hui, selon des sources, entre 500 et 600 éléments fichés par les services de sécurité (sans compter ceux qui ne sont pas recherchés, car non fichés), rejette l’offre de paix, de manière sanglante. La violence étant le «moyen d’expression» préféré des sbires de

l’«émir» national de cette organisation terroriste, Abou Mossàab Abdelouadoud, et de ses prédécesseurs à la tête de cette nébuleuse, une recrudescence des attentats terroristes a été enregistrée dans certaines régions du pays.

Un autre fait à retenir également. C’est celui de l’appel lancé par Rabah Kébir dès son retour, en Algérie, en direction des groupes terroristes toujours en activité pour déposer les armes. Une cinglante fin de non- recevoir a été réservée par le GSPC à cet appel. Le but de cette organisation terroriste est, bien sûr, de faire davantage de victimes et également de discréditer l’influence de Rabah Kébir sur les groupes terroristes. Une position qui arrange, objectivement parlant, les desseins de Ali Benhadj, hostile au retour de son ex-compagnon au FIS-dissous, au détriment de ses ambitions. Sur le terrain, l’organisation terroriste d’Abou Mossàab Abdelouadoud dispose-t-elle de moyens qui lui permettraient de tenir encore longtemps ce rôle? Une chose est sûre, cette organisation terroriste, avant et après son annonce de ralliement à

El-Qaïda, perd de sa capacité de nuisance, chaque jour qui passe, grâce aux coups qui lui sont portés par l’ANP et les services e sécurité. Sa reconstitution ne suivant pas le rythme des pertes qu’il subit, le GSPC est appelé à disparaître. Une question de temps.

M. Abi

 

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A l’approche d’échéances électorales

Un bilan présidentiel positif sur toute la ligne

Le président de la République  a entamé une série d’auditions de ses ministres depuis le début du mois de ramadan. Après Khellil, Berkat, Sellal, Mimoun, c’était au tour de Ghoul et de Hammimid, respectivement ministres des Travaux publics et de l’Habitat d’être auditionnés à la fin de la semaine dernière. Dans l’actuel contexte politique caractérisé, il faut le dire, par l’absence d’un débat réel sur les résultats de l’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, cheval de bataille du Président Bouteflika pour le programme de son deuxième mandat, tout le monde s’attendait à ce qu’il y  ait des décisions effectives concernant les autres projets initiés par le Président. Car, il est vain de chercher au-delà des auditions consacrées aux examens sectoriels, puisque les entretiens entre les ministres et le premier magistrats du pays se sont résumés jusque-là à des bilans chiffrés, tout comme ceux auxquels l’opinion publique a eu droit, lors des différentes sorties médiatiques des ministres, et ce ne sont pas les tribunes qui manquent, d’autant plus que journaux et chaînes de radio et ENTV organisent régulièrement des forums. Les ministres ne ratent aucune occasion pour donner des chiffres qu’il n’est pas aisé de confirmer ou d’infirmer. Ce ne sont pas les affirmations de M. Ould Abbès sur le taux de chômage, qui sera amené à 8% en 2009, et le taux de pauvreté des ménages qui ne dépasse pas 11% qui pourront être contredits, vu l’inexistence d’appareils de statistiques objectives et fiables, qui puissent, si besoin est, servir de base d’étude et de confection de programme à court, moyen et même à long terme. Dans le cas des auditions, à quoi aurait servi l’entrevue avec le  ministre de l’Habitat, à titre d’exemple, sinon à dire encore une fois que le programme de 1 million de logements  n’est qu’à  16% d’avancement des travaux et que d’ici à 2009, on aura enregistré un accroissement global de 17,4%  dans le parc national des logements ? Cherche-t-on, plutôt, à instaurer tout juste un nouveau système de communication, mais en quête des mêmes objectifs ?

L’exécutif, sous la houlette de Belkhadem, qui ne fait jusque-là que poursuivre le programme de son prédécesseur Ouyahia, cherche-t-il à donner une image reluisante de stabilité sur tous les fronts afin que le Président se décide enfin à faire démarrer son autre cheval de bataille, la révision de la Constitution? Le Président, à travers ce nouveau plan de communication et d’évaluation, vise-t-il à baliser le terrain, qu’il veut dépourvu de tout point noir, afin de mettre sur les rails le projet de révision de la Constitution avant la fin de l’année ?      

Fatima Arab

 

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Selon SaLaH Djenouhat (UGTA)

Les conventions de branches signées samedi prochain

Toutes les conventions de branches, portant notamment sur l’augmentation des salaires des secteurs public et privé, seront signées samedi, au siège du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, a-t-on appris dimanche de source syndicale.

«L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le ministre du Travail et de la Sécurité sociale ont arrêté la date du 21 octobre pour procéder à la signature de toutes les conventions de branches qui n’ont pas été soumises à la signature entre les différentes parties concernées lors de la 12e tripartite», a déclaré à l’APS le secrétaire national, chargé de l’organique, Salah Djenouhat. Une autre source syndicale a précisé, par ailleurs, que le report de la date de la signature de ces conventions, prévu initialement pour cette semaine, est dû à l’agenda chargé du ministre du Travail et de la Sécurité sociale,  Tayeb Louh. Neuf conventions de branches ont été signées à l’issue des travaux de la tripartite sur les 52 prévues dans le cadre des négociations entre les Sociétés de gestion des participations (SGP), le patronat et les fédérations affiliées à l’UGTA, rappelle-t-on. La 12e tripartite avait également décidé de revaloriser le salaire national minimum garanti (SNMG) de 10 000 DA à 12 000 DA, applicable à compter du 1er janvier 2007. Dans ce contexte, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, avait déclaré à l’issue de la tripartite que les salaires de l’ensemble des travailleurs du secteur public connaîtront une augmentation «réelle» de 20 à 25 %.Les travailleurs du secteur privé, quant à eux, bénéficieront d’une augmentation de 10 à

20 %, suite à la signature d’une convention-cadre entre l’UGTA et les organisations patronales.

 

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Dans un message à Bouteflika

Chirac enterre le Traité d’amitié

nLe président de la République,  Abdelaziz Bouteflika, a reçu samedi un message de son homologue français,  Jacques Chirac, dans lequel ce dernier réaffirme son «engagement» pour «mener à bien le rapprochement historique» entre les deux pays.

 «Les liens qui unissent nos deux peuples sont, à bien des titres, exceptionnels. C’est pourquoi, je partage cet engagement qui est le vôtre de mener à bien le rapprochement historique entre nos deux pays à travers la construction d’un partenariat d’exception dans l’esprit de dialogue et de coopération qui est au cœur de notre déclaration commune signée à Alger en mars 2003», écrit le président français dans son message. Le président Chirac s’est réjouit, en outre, des «avancées» dans le dialogue mené entre l’Union européenne et l’Algérie, en particulier depuis la tenue du premier conseil d’association. Il a exprimé, à cet égard, «l’appui de la France» afin de «donner toute sa vigueur au processus de Barcelone qui vise à faire de l’espace euro-méditerranéen une zone de prospérité, de sécurité et de stabilité accrues». Le président français a tenu, dans ce contexte, à assurer le chef de l’Etat du «respect de la France à l’égard de l’action menée par l’Algérie en faveur du développement du continent africain dont (...) le Nepad est un instrument essentiel». Il a considéré, à ce titre, que le «partenariat d’exception» entre l’Algérie et la France «doit être mis au service de la promotion de la paix, du développement et de la stabilité internationales». Cette lettre dont une synthèse a été rendue publique par la présidence et répercutée samedi soir par l’APS n’explique cependant pas la pertinence qu’on pourrait lui supposer, sinon la volonté du chef de l’Etat français de vouloir relancer à nouveau le processus de refondation des relations algéro-françaises, avec ceci de particulier qu’il ne dit pas un mot sur le traité d’amitié, promis pourtant à la signature à la fin de 2005, n’était la polémique sur le passé colonial de la France en Algérie. Le président français ne se départit pas pour autant d’un autre chemin vers la refondation, en se référant une nouvelle fois à la Déclaration d’Alger qui, somme toute, a laissé la porte ouverte à toutes les bonnes initiatives.

Ainsi, s’il faut déduire que l’essentiel est préservé mais pas la forme, il faut aussi admettre que le traité d’amitié subit là son plus important report. Par plusieurs fois, Jacques Chirac a insisté sur le traité d’amitié algéro-français en minimisant l’effet de la polémique sur la qualité des relations politique et économique, personnelles mêmes qui le lient au président Bouteflika. Il a été, du reste, relayé par son premier ministre De Villepin qui a même parlé de «commissions mixtes» qui travaillent dans la discrétion. Mais M. Chirac a dû tirer ses conclusions du manque de répondant de la part d’Alger qui campe sur son exigence d’excuses officielles. Avec l’évacuation par lui maintenant du projet de traité bilatéral des échanges politiques, on est loin des assurances du passé. En un mot, le traité d’amitié n’intéresse plus personne à l’heure actuelle. De quoi donner raison à Réda Malek qui estimait qu’il s’agissait d’une question «prématurée». Mais l’aventure valait le coup. On en sort sans doute mieux fixé sur le poids du passif qui sépare encore les deux Etats.

Nabil Benali

 

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Prix Nobel de paix

Le comité de candidature de Bouteflika s’explique

Après l’annonce du prix Nobel 2006 attribué au Bengalais Muhammed Yunus propriétaire de Grameen Bank et auteur de l’idée «microcrédit pour les pauvres», nous avons approché le comité de candidature d’Abdelaziz Bouteflika pour en savoir plus à propos de la démarche entreprise à ce titre depuis juin 2006. Le porte-parole de cette commission, qui s’est réservé de «tout révéler» dans une récente interview accordée au Jour d’Algérie, nous a précisé dans un entretien téléphonique que la campagne de collecte de signatures d’appui à cette candidature que mène ledit comité depuis juillet dernier «concerne la nomination de 2007». «Nous avions introduit la demande en date du 22 juin 2006 et l’avis favorable ne nous a été signifié que le 22 juillet écoulé» nous explique-t-il, précisant qu’«il était aisé de deviner que deux mois août-septembre sont insuffisants pour accomplir un travail titanesque comme l’exige le comité Nobel», d’autant que la loi de l’académie qui octroie le prix Nobel requête que la démarche suive un certain cheminement étalé sur une année. «Nous avançons conformément à la loi régissant le plus prestigieux des prix Nobel attribué par le comité Nobel de la paix du Parlement norvégien», assure Mohamed Kermal, sans aller dans le détail. Le règlement, développe-t-il, stipule entre autres dispositions que la demande de candidature doit être exprimée une année au moins par des ONG en vue d’accéder à la nomination l’année suivante. «Le travail ne fait que commencer et les chances de nomination pour le tire de 2007 sont intactes», ajoutera Mohamed Kermal rassuré, affirmant que «la collecte des signatures se poursuit dans de bonnes conditions». Notre interlocuteur nous révèle, par ailleurs, que d’importantes personnalités ont exprimé le vœu de concourir à «appuyer une candidature formulée au nom de l’Algérie». Ainsi, outre une vingtaine de sénateurs et des centaines de citoyens et organisations socioprofessionnelles et des officiels, le comité a acquis l’émargement de personnalités comme Mustapha Chérif et Ayachi Yaker parmi d’anciens ministres, le général Belloucif et le commandant Abid entre autres officiers supérieurs à la retraite. Le Dr Youssef Khatib à la tête d’autres historiques a également émargé le formulaire de soutien. La commission a aussi reçu l’engagement des anciens présidents de la République Ahmed Ben Bella et Chadli Bendjedid. La branche algérienne du medjlis echoura de l’UMA, s’est exprimée, par la voix de son président Brahim Boulahia, favorable et assure de sa disponibilité afin de contribuer à la réussite de la démarche. Au niveau international, le comité a transmis les formulaires de signature aux deux sommités déjà nobélisées, l’ancien président de l’Afrique du Sud Nelson Mandela et le SG sortant de l’ONU Kofi Annane via les représentations respectives établies à Alger. A noter que la commission de candidature du président de la République a jusqu’à février 2007 pour achever sa mission et remettre le lot des formulaires de soutien à Abdelaziz Bouteflika scellé au comité norvégien du Nobel de paix. Une conférence de presse est prévue prochainement par le comité algérien de la candidature de M. Bouteflika pour rendre public le travail jusque-là accompli et le travail qui reste à faire. Son porte-parole promet des surprises.        

S. B.

 

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Campagnes d’évangélisation

Ghlamallah accuse des touristes étrangers

Les libertés de culte en Algérie, le phénomène de l’évangélisation et le fond de la zakat pour l’année 2006, sont les principaux sujets évoqués avec le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah Ghlamallah, lors d’un point de presse organisé, hier, à Dar El Imam (Alger), en marge de l’ouverture de la 3e édition du

«Prix international de récitation, psalmodie et interprétation du Coran d’Alger». Manifestation religieuse placée sous le haut patronage du Président de la République et à laquelle ont pris part 35 pays.

Sur une question inhérente au récent rapport américain sur les libertés de cultes qui a placé l’Algérie aux profondeurs du classement en matière du respect des pratiques religieuses, le ministre souligne que le rapport en question traduit l’attitude de l’institution initiatrice et non la réalité du terrain. A ce propos, tout en rappelant la loi de février 2006, M. Ghlamallah indique que «nous ne sommes pas contre les libertés de culte. La société algérienne est, dans sa majorité écrasante, de confession musulmane. Cependant il existe  des minorités qui pratiquent d’autres religions d’une manière non organisée. Donc la nouvelle loi y afférente est venue pour mettre de l’ordre dans ces pratiques et non leur interdiction». Dans la foulée, abordant les campagnes d’évangélisation menées, ces derniers temps, par quelques cercles occultes en Algérie, le ministre a relevé un constat de taille : «Il n’y a aucun imam en Algérie qui incite des étrangers à se convertir à la confession musulmane. Bien au contraire, plusieurs d’entre eux se conversent volontairement à l’Islam. Alors, pourquoi on incite des Algériens, par diverses méthodes, à bouder leur religion?»  Selon lui «certains des étrangers qui viennent ici  en qualité de touristes ou journalistes font en catimini des campagnes d’évangélisation».

M. Kechad

 

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Crise franco-Turque sur les génocides coloniaux

Silence embarrassé d’Alger

Silence radio. Prudence de rigueur et wait and see. Tels sont, en somme, les mots qui caractérisent la position algérienne vis-à-vis de la crise née il y a quelques jours entre la Turquie et la France. De peur probablement de commettre un faux qui ne sera pas sans conséquences sur ses relations bilatérales, et donc ses intérêts, avec ces deux pays, le gouvernement Belkhadem s’est contenté jusqu’ici d’observer de loin cette crise dans laquelle l’Algérie s’est vu entraînée bien malgré elle. Aucune déclaration n’a été faite, ni par le Chef du gouvernement ni par son ministre des Affaires étrangères. Sujet délicat à plus d’un titre d’autant plus qu’il touche de plein fouet à deux partenaires économiques de choix pour l’Algérie. Pas la peine d’évoquer l’histoire commune. Le mot tombe sous le sens. L’ombre du président de la République y est justement assez perceptible. On connaît la passion de l’homme pour les affaires extérieures. Ses relations, personnelles aussi, «privilégiées» avec le «frère» Chirac et l’«ami» Erdogan.

Alors de crainte de se retrouver non de par son histoire mais plutôt à travers ses institutions officielles au centre d’une «guerre» diplomatique, qu’elle n’a ni provoquée ni peut-être même souhaitée- la position algérienne toutefois prête à une certaine inquiétude d’autant plus que plus le mutisme dure, plus les pressions s’accroissent sur l’Algérie alors sommée de choisir son camp dans la manière la plus officielle. Une situation des plus embarrassantes pour un Bouteflika qui refuse de se faire hara-kiri et qui tentera à coup sûr de jouer son «truc» favori : ménager le chou et la chèvre. Habile manière de déjouer ce piège mais encore faut-il là que le chef de l’Etat réussisse dans une opération qui n’est pas dépourvue de risques. Pour autant, est-ce de l’intérêt de l’Algérie d’intervenir dans la crise ? Certes, il s’agit bel et bien de son histoire. Une histoire douloureuse qui a déjà mis aux prises Alger et Paris il y a quelques mois. outeflika alors était plus préoccupé par son projet de charte que par une réelle volonté de convoler avec une France gangrenée par sa droite sarkozyste et ultra conservatrice. Mais de là, exploiter le filon pour en faire tout un pataquès alors qu’aucune sollicitation officielle ne lui a été jusqu’ici adressé, serait pour le moins une aventure dont le pays n’en sortira indemne. Entre j’interviens, j’interviens pas, Alger, semble pour l’instant jouer la deuxième carte. En attendant l’évolution de cette affaire qui tombe comme un cheveu dans la soupe de Bouteflika.

Amine Goutali

 

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Le CNES persiste dans la protestation

Les enseignants se sont rassemblés hier à l’USTHB

Notons que le problème des salaires impayés sera pris en charge par les responsables concernés.

Annoncé par le CNES-USTHB, qui a  appelé les enseignantes et les enseignants à boycotter les délibérations à l’USTHB, à commencer par celles du LMD, le rassemblement a eu lieu, hier,  à  l’Université des sciences et technologie Houari Boumediene. Le rassemblement, qui a coïncidé  avec le 40e jour de l’assassinat de Manel Keddache par un étudiant, s’est voulu, avant tout, un recueillement. Les enseignants ont exprimé, à l’occasion, leur solidarité avec leurs collègues de l’Ecole normale supérieure de Bouzaréah qui n’ont pas encore reçu leur salaire. Contacté par nos soins, le coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur pour la région centre, Farid Cherbal, nous a fait savoir qu’«il a été décidé d’appeler au boycott des délibérations pour manifester notre solidarité avec nos enseignants de l’Ecole normale supérieure de Bouzaréah qui n’ont pas reçu leur salaire de juin, juillet et août.» Notre interlocuteur s’est étonné du fait que «le directeur de l’Ecole normale supérieure de Bouzaréah n’a pas voulu payer les enseignants.» Pour ce dernier, cette pratique n’est en réalité qu’une violation de la réglementation. Néanmoins, M. Cherbal a déclaré que «dans la majorité des universités, exception faite à celle de Chlef, où le salaire des mois de juin et juillet ne sont pas encore payés, les responsables concernés s’attèlent à engager des procédures afin de débloquer la situation des salaires impayés.» Par ailleurs, M. Cherbal nous a fait savoir qu’une assemblée générale aura lieu demain dans la salle polyvalente de l’université des sciences et de la technologie, Houari Boumediene, au cours de laquelle plusieurs points seront débattus. Pour rappel, malgré que les examens de moyenne durée, prévus au mois de mai et juin 2006, aient été assurés par les enseignantes et enseignants faisant partie du mouvement de grève, la coordination nationale du Cnes constate que les salaires des mois de juin et juillet 2006 sont toujours, et après la rentrée universitaire en cours, impayés. Plus grave encore, soutient la coordination du Cnes et selon laquelle, Henni Abdelkader, directeur de l’ENS de Bouzaréah, «persiste dans la violation de la réglementation en refusant, à ce jour, le payement du congé annuel du mois d’août et le salaire du mois de septembre aux enseignants qui étaient en grève. Nous espérons que le problème des rétributions salariales sera résolu au plus vite.»             

Djamel Oukali

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Service national

Réduction de sa durée pour les médecins

Les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté, samedi, à la majorité, l’ordonnance n° 06-07 modifiant et complétant la loi N°85-05, relative à la protection et à la promotion de la santé, lors d’une séance plénière présidée par M. Amar Saïdani, président de l’APN. L’ordonnance comporte quatre dispositions visant à doter le directeur de wilaya de la santé d’une autorité de contrôle sur l’ensemble des établissements sanitaires relevant de chaque wilaya, à renforcer le contrôle de l’Etat sur le marché des médicaments, sur le secteur pharmaceutique et sur l’importation et la distribution en gros des produits pharmaceutiques par les opérateurs publics et privés. Les dispositions de l’ordonnance visent également l’organisation de structures de soutien des établissements sanitaires consacrées à l’accueil des personnes accompagnant les malades et la consécration de nouveaux instruments juridiques de gestion de l’établissement hospitalier relatifs à la réduction de la durée minimum du service civil de deux ans à une année. Dans ce contexte, le ministre de la Santé et de la reforme hospitalière, M. Amar Tou a estimé que l’ordonnance «est un nouvel instrument qui contribuera à la promotion et à l’amélioration des soins au profit des malades».Le ministre a souligné l’importance «de doter le secteur de la santé de structures d’hébergement pour les accompagnateurs des malades ainsi que pour les malades soumis à une chimiothérapie».

L’ordonnance se fixe comme autres objectifs, a précisé M. Tou, de «limiter le volume minimum des médicaments génériques parmi les autres médicaments importés pour permettre l’achat des médicaments à des prix raisonnables, outre la définition du rôle et des prérogatives des directions des wilayas de la santé publique». Il a rappelé, dans ce cadre, les réalisations concrétisées jusqu’à ce jour et «qui s’inscrivent dans la perspective du développement du secteur de la santé en Algérie, rappelant la réalisation de près de 65 nouveaux hôpitaux, de près de 76 cliniques et de quelque 168 centres sanitaires sur le territoire national» durant ces dernières années. Le secteur de la santé a bénéficié de 7 000 nouveaux lits, a précisé le ministre tout en mettant l’accent sur la nécessité «de promouvoir la santé publique pour une meilleure prise en charge de la santé des citoyens et la réhabilitation de la déontologie de cette noble profession».      

Redouane A.

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Développement rural

L’appel de Benhabylès

Le Mouvement féminin algérien de solidarité avec la famille rurale a appelé hier à Alger les femmes rurales à s’impliquer «totalement» dans la politique du renouveau rural. «Le Mouvement féminin algérien de solidarité avec la famille rurale, lance un appel à la femme rurale, l’incitant à s’impliquer totalement dans la politique du renouveau rural», a indiqué la présidente du mouvement, M. Saïda Benhabylès, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme rurale, célébrée chaque année le 15 octobre. Mme Benhabylès a ajouté, dans un entretien à l’APS, que cette journée, placée en 2006 au niveau national sous le thème : «Tous ensemble pour le renouveau rural», recommande l’implication de la femme rurale dans la politique du renouveau rural pour lui permettre d’être un «acteur et facteur de développement durable pour sa famille, sa collectivité et sa nation». A cet effet, elle a affirmé que son mouvement saisira cet évènement pour renouveler sa consolidation dans la contribution dans le développement rural, saluant ainsi les acquis et les efforts des pouvoirs publics visant à améliorer et à développer le monde rural à travers des programmes «prometteurs». Le président Bouteflika, rappelle-t-on, avait souligné dans une interview accordée à l’APS, le 16 septembre dernier à La Havane, que «le développement rural et la revitalisation des espaces ruraux sont apparus comme des thèmes prioritaires». «La politique de renouveau rural en a fait des objectifs prioritaires et propose les démarches appropriées visant la prise en charge de la problématique du développement rural», avait ajouté le chef de l’Etat. Evoquant la Journée mondiale de la femme rurale,

Mme Benhabylès a rappelé que la célébration de cette journée est le fruit du sommet mondial organisé à Pékin par les Nations unies, en septembre 1995, sur les femmes dans le monde, qui a vu la participation de son association. Elle a ajouté que l’Algérie avait célébré, pour la première fois, cette journée le 15 octobre 1996 à El Thir à Jijel, initié conjointement par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et son mouvement.

Saluant le courage de la femme rurale, notamment pendant la guerre de la libération nationale et durant les années du terrorisme, Mme Benhabylès a estimé le nombre de ces femmes est de l’ordre de

«7 millions, réparties sur 955 communes entièrement rurales et 26 communes partiellement urbanisées».

Amine B.

 

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Air Algérie

Le dialogue a porté ses fruits

La convention collective de branches des travailleurs de Air Algérie sera finalement bientôt signée avec le P-DG de cette entreprise. C’est ce que nous avons appris hier par M. Balli, secrétaire général du syndicat national de la compagnie nationale aérienne. Contacté hier, ce dernier a affirmé que la convention a été élaborée et fin prête. «Le seul point à débattre reste celui de la révision des salaires» précisera t-il avant d’ajouter : «Nous allons attendre le retour de M. Benouis pour signer cette convention». La situation financière du pavillon national, selon le même interlocuteur, est en bonne performance, ce qui rassure un peu le syndicat par rapport à l’octroi d’une augmentation de salaire, avoisinant 30%, au profit des travailleurs. Le même constat a été établi lors de la réunion qui a eu lieu à la fin du mois précédent avec le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui. Cette réunion a été consacrée à «l’examen de la situation de l’entreprise, cibler les insuffisances rencontrées et tenter de trouver des solutions adéquates», lit-on dans le communiqué d’Air Algérie rendu public hier. «Nous avons discuter lors de cette rencontre de la compagnie et des perspectives de son développement et du développement de ses filières», a indiqué M. Balli. Le pavillon national fait face, selon lui, à une forte concurrence déloyale des compagnies étrangères, d’où l’objectif de cette réunion. Les retards enregistrés par les avions de la compagnie pour les lignes nationales et internationales, l’équipement des aéroports notamment dans les wilayas du sud  sont parmi les problèmes soulevés lors de cette rencontre et qui ont, jusque là, empêcher

Air Algérie d’améliorer ces services. Ces problèmes nécessitent des solutions urgentes et indispensables pour l’amélioration des prestations de la compagnie.

Un groupe de travail spécialisé a été installé à la fin de la réunion pour étudier la situation et de dégager des solutions. Les propositions de cette commission seront présentées après l’Aïd.

Nouria B.

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