|
Son appel au dépôt des armes rejeté
Rabah Kébir
torpillé par le GSPC
«Le terrorisme
frappe quand il peut». C’est par cette phrase qu’une source
sécuritaire résume sa réponse à la recrudescence terroriste
enregistrée ces derniers temps dans certaines régions du pays. Les
possibilités des terroristes à frapper dépendent de la baisse de la
vigilance chez la population et chez les services de sécurité, ainsi
que des moyens logistiques, matériels et humains dont disposent les
groupes terroristes. Cette recrudescence enregistrée ces derniers
temps, et notamment, durant le mois de ramadan, signifie-t-elle une
baisse de la vigilance ou reflète-t-elle le renforcement du Groupe
salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), principale
organisation terroriste sévissant, en Algérie ? Rien ne semble
accréditer l’une de ces deux thèses au détriment de l’autre puisque
l’«explication» pourrait se trouver dans les derniers développements
connus par le pays en matière d’événements politiques. Des
événements caractérisées, principalement, par l’expiration du délai
de six mois accordé par la charte pour la paix et la réconciliation
nationale aux éléments des groupes terroristes sévissant toujours
ainsi que par le retour, au pays, de Rabah Kébir, chef du
département des relations internationales à l’ex-FIS avant qu’il ne
s’enfuit vers l’Allemagne. Le GSPC, auteur des récents attentats
enregistrés, en Kabylie, notamment, dont celui de l’assassinat du P/APW
de Tizi-Ouzou, avait, à maintes reprises, rejeté cette
réconciliation qui ne répondait pas aux exigences de ses ambitions
de s’accaparer du pouvoir par la force. Cette organisation
terroriste qui compterait, aujourd’hui, selon des sources, entre 500
et 600 éléments fichés par les services de sécurité (sans compter
ceux qui ne sont pas recherchés, car non fichés), rejette l’offre de
paix, de manière sanglante. La violence étant le «moyen
d’expression» préféré des sbires de
l’«émir» national
de cette organisation terroriste, Abou Mossàab Abdelouadoud, et de
ses prédécesseurs à la tête de cette nébuleuse, une recrudescence
des attentats terroristes a été enregistrée dans certaines régions
du pays.
Un autre fait à
retenir également. C’est celui de l’appel lancé par Rabah Kébir dès
son retour, en Algérie, en direction des groupes terroristes
toujours en activité pour déposer les armes. Une cinglante fin de
non- recevoir a été réservée par le GSPC à cet appel. Le but de
cette organisation terroriste est, bien sûr, de faire davantage de
victimes et également de discréditer l’influence de Rabah Kébir sur
les groupes terroristes. Une position qui arrange, objectivement
parlant, les desseins de Ali Benhadj, hostile au retour de son
ex-compagnon au FIS-dissous, au détriment de ses ambitions. Sur le
terrain, l’organisation terroriste d’Abou Mossàab Abdelouadoud
dispose-t-elle de moyens qui lui permettraient de tenir encore
longtemps ce rôle? Une chose est sûre, cette organisation
terroriste, avant et après son annonce de ralliement à
El-Qaïda, perd de
sa capacité de nuisance, chaque jour qui passe, grâce aux coups qui
lui sont portés par l’ANP et les services e sécurité. Sa
reconstitution ne suivant pas le rythme des pertes qu’il subit, le
GSPC est appelé à disparaître. Une question de temps.
M. Abi
Haut
A l’approche d’échéances électorales
Un bilan
présidentiel positif sur toute la ligne
Le président de la
République a entamé une série d’auditions de ses ministres depuis
le début du mois de ramadan. Après Khellil, Berkat, Sellal, Mimoun,
c’était au tour de Ghoul et de Hammimid, respectivement ministres
des Travaux publics et de l’Habitat d’être auditionnés à la fin de
la semaine dernière. Dans l’actuel contexte politique caractérisé,
il faut le dire, par l’absence d’un débat réel sur les résultats de
l’application de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale, cheval de bataille du Président Bouteflika pour le
programme de son deuxième mandat, tout le monde s’attendait à ce
qu’il y ait des décisions effectives concernant les autres projets
initiés par le Président. Car, il est vain de chercher au-delà des
auditions consacrées aux examens sectoriels, puisque les entretiens
entre les ministres et le premier magistrats du pays se sont résumés
jusque-là à des bilans chiffrés, tout comme ceux auxquels l’opinion
publique a eu droit, lors des différentes sorties médiatiques des
ministres, et ce ne sont pas les tribunes qui manquent, d’autant
plus que journaux et chaînes de radio et ENTV organisent
régulièrement des forums. Les ministres ne ratent aucune occasion
pour donner des chiffres qu’il n’est pas aisé de confirmer ou
d’infirmer. Ce ne sont pas les affirmations de M. Ould Abbès sur le
taux de chômage, qui sera amené à 8% en 2009, et le taux de pauvreté
des ménages qui ne dépasse pas 11% qui pourront être contredits, vu
l’inexistence d’appareils de statistiques objectives et fiables, qui
puissent, si besoin est, servir de base d’étude et de confection de
programme à court, moyen et même à long terme. Dans le cas des
auditions, à quoi aurait servi l’entrevue avec le ministre de
l’Habitat, à titre d’exemple, sinon à dire encore une fois que le
programme de 1 million de logements n’est qu’à 16% d’avancement
des travaux et que d’ici à 2009, on aura enregistré un accroissement
global de 17,4% dans le parc national des logements ? Cherche-t-on,
plutôt, à instaurer tout juste un nouveau système de communication,
mais en quête des mêmes objectifs ?
L’exécutif, sous
la houlette de Belkhadem, qui ne fait jusque-là que poursuivre le
programme de son prédécesseur Ouyahia, cherche-t-il à donner une
image reluisante de stabilité sur tous les fronts afin que le
Président se décide enfin à faire démarrer son autre cheval de
bataille, la révision de la Constitution? Le Président, à travers ce
nouveau plan de communication et d’évaluation, vise-t-il à baliser
le terrain, qu’il veut dépourvu de tout point noir, afin de mettre
sur les rails le projet de révision de la Constitution avant la fin
de l’année ?
Fatima Arab
Haut
Selon SaLaH Djenouhat (UGTA)
Les conventions
de branches signées samedi prochain
Toutes les
conventions de branches, portant notamment sur l’augmentation des
salaires des secteurs public et privé, seront signées samedi, au
siège du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, a-t-on
appris dimanche de source syndicale.
«L’Union générale
des travailleurs algériens (UGTA) et le ministre du Travail et de la
Sécurité sociale ont arrêté la date du 21 octobre pour procéder à la
signature de toutes les conventions de branches qui n’ont pas été
soumises à la signature entre les différentes parties concernées
lors de la 12e tripartite», a déclaré à l’APS le secrétaire
national, chargé de l’organique, Salah Djenouhat. Une autre source
syndicale a précisé, par ailleurs, que le report de la date de la
signature de ces conventions, prévu initialement pour cette semaine,
est dû à l’agenda chargé du ministre du Travail et de la Sécurité
sociale, Tayeb Louh. Neuf conventions de branches ont été signées à
l’issue des travaux de la tripartite sur les 52 prévues dans le
cadre des négociations entre les Sociétés de gestion des
participations (SGP), le patronat et les fédérations affiliées à l’UGTA,
rappelle-t-on. La 12e tripartite avait également décidé de
revaloriser le salaire national minimum garanti (SNMG) de 10 000 DA
à 12 000 DA, applicable à compter du 1er janvier 2007. Dans ce
contexte, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd,
avait déclaré à l’issue de la tripartite que les salaires de
l’ensemble des travailleurs du secteur public connaîtront une
augmentation «réelle» de 20 à 25 %.Les travailleurs du secteur
privé, quant à eux, bénéficieront d’une augmentation de 10 à
20 %, suite à la
signature d’une convention-cadre entre l’UGTA et les organisations
patronales.
Haut
Dans un message à Bouteflika
Chirac enterre
le Traité d’amitié
nLe président de
la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu samedi un message de
son homologue français, Jacques Chirac, dans lequel ce dernier
réaffirme son «engagement» pour «mener à bien le rapprochement
historique» entre les deux pays.
«Les liens qui
unissent nos deux peuples sont, à bien des titres, exceptionnels.
C’est pourquoi, je partage cet engagement qui est le vôtre de mener
à bien le rapprochement historique entre nos deux pays à travers la
construction d’un partenariat d’exception dans l’esprit de dialogue
et de coopération qui est au cœur de notre déclaration commune
signée à Alger en mars 2003», écrit le président français dans son
message. Le président Chirac s’est réjouit, en outre, des «avancées»
dans le dialogue mené entre l’Union européenne et l’Algérie, en
particulier depuis la tenue du premier conseil d’association. Il a
exprimé, à cet égard, «l’appui de la France» afin de «donner toute
sa vigueur au processus de Barcelone qui vise à faire de l’espace
euro-méditerranéen une zone de prospérité, de sécurité et de
stabilité accrues». Le président français a tenu, dans ce contexte,
à assurer le chef de l’Etat du «respect de la France à l’égard de
l’action menée par l’Algérie en faveur du développement du continent
africain dont (...) le Nepad est un instrument essentiel». Il a
considéré, à ce titre, que le «partenariat d’exception» entre
l’Algérie et la France «doit être mis au service de la promotion de
la paix, du développement et de la stabilité internationales». Cette
lettre dont une synthèse a été rendue publique par la présidence et
répercutée samedi soir par l’APS n’explique cependant pas la
pertinence qu’on pourrait lui supposer, sinon la volonté du chef de
l’Etat français de vouloir relancer à nouveau le processus de
refondation des relations algéro-françaises, avec ceci de
particulier qu’il ne dit pas un mot sur le traité d’amitié, promis
pourtant à la signature à la fin de 2005, n’était la polémique sur
le passé colonial de la France en Algérie. Le président français ne
se départit pas pour autant d’un autre chemin vers la refondation,
en se référant une nouvelle fois à la Déclaration d’Alger qui, somme
toute, a laissé la porte ouverte à toutes les bonnes initiatives.
Ainsi, s’il faut
déduire que l’essentiel est préservé mais pas la forme, il faut
aussi admettre que le traité d’amitié subit là son plus important
report. Par plusieurs fois, Jacques Chirac a insisté sur le traité
d’amitié algéro-français en minimisant l’effet de la polémique sur
la qualité des relations politique et économique, personnelles mêmes
qui le lient au président Bouteflika. Il a été, du reste, relayé par
son premier ministre De Villepin qui a même parlé de «commissions
mixtes» qui travaillent dans la discrétion. Mais M. Chirac a dû
tirer ses conclusions du manque de répondant de la part d’Alger qui
campe sur son exigence d’excuses officielles. Avec l’évacuation par
lui maintenant du projet de traité bilatéral des échanges
politiques, on est loin des assurances du passé. En un mot, le
traité d’amitié n’intéresse plus personne à l’heure actuelle. De
quoi donner raison à Réda Malek qui estimait qu’il s’agissait d’une
question «prématurée». Mais l’aventure valait le coup. On en sort
sans doute mieux fixé sur le poids du passif qui sépare encore les
deux Etats.
Nabil Benali
Haut
Prix Nobel de paix
Le comité de
candidature de Bouteflika s’explique
Après l’annonce du
prix Nobel 2006 attribué au Bengalais Muhammed Yunus propriétaire de
Grameen Bank et auteur de l’idée «microcrédit pour les pauvres»,
nous avons approché le comité de candidature d’Abdelaziz Bouteflika
pour en savoir plus à propos de la démarche entreprise à ce titre
depuis juin 2006. Le porte-parole de cette commission, qui s’est
réservé de «tout révéler» dans une récente interview accordée au
Jour d’Algérie, nous a précisé dans un entretien téléphonique que la
campagne de collecte de signatures d’appui à cette candidature que
mène ledit comité depuis juillet dernier «concerne la nomination de
2007». «Nous avions introduit la demande en date du 22 juin 2006 et
l’avis favorable ne nous a été signifié que le 22 juillet écoulé»
nous explique-t-il, précisant qu’«il était aisé de deviner que deux
mois août-septembre sont insuffisants pour accomplir un travail
titanesque comme l’exige le comité Nobel», d’autant que la loi de
l’académie qui octroie le prix Nobel requête que la démarche suive
un certain cheminement étalé sur une année. «Nous avançons
conformément à la loi régissant le plus prestigieux des prix Nobel
attribué par le comité Nobel de la paix du Parlement norvégien»,
assure Mohamed Kermal, sans aller dans le détail. Le règlement,
développe-t-il, stipule entre autres dispositions que la demande de
candidature doit être exprimée une année au moins par des ONG en vue
d’accéder à la nomination l’année suivante. «Le travail ne fait que
commencer et les chances de nomination pour le tire de 2007 sont
intactes», ajoutera Mohamed Kermal rassuré, affirmant que «la
collecte des signatures se poursuit dans de bonnes conditions».
Notre interlocuteur nous révèle, par ailleurs, que d’importantes
personnalités ont exprimé le vœu de concourir à «appuyer une
candidature formulée au nom de l’Algérie». Ainsi, outre une
vingtaine de sénateurs et des centaines de citoyens et organisations
socioprofessionnelles et des officiels, le comité a acquis
l’émargement de personnalités comme Mustapha Chérif et Ayachi Yaker
parmi d’anciens ministres, le général Belloucif et le commandant
Abid entre autres officiers supérieurs à la retraite. Le Dr Youssef
Khatib à la tête d’autres historiques a également émargé le
formulaire de soutien. La commission a aussi reçu l’engagement des
anciens présidents de la République Ahmed Ben Bella et Chadli
Bendjedid. La branche algérienne du medjlis echoura de l’UMA, s’est
exprimée, par la voix de son président Brahim Boulahia, favorable et
assure de sa disponibilité afin de contribuer à la réussite de la
démarche. Au niveau international, le comité a transmis les
formulaires de signature aux deux sommités déjà nobélisées, l’ancien
président de l’Afrique du Sud Nelson Mandela et le SG sortant de
l’ONU Kofi Annane via les représentations respectives établies à
Alger. A noter que la commission de candidature du président de la
République a jusqu’à février 2007 pour achever sa mission et
remettre le lot des formulaires de soutien à Abdelaziz Bouteflika
scellé au comité norvégien du Nobel de paix. Une conférence de
presse est prévue prochainement par le comité algérien de la
candidature de M. Bouteflika pour rendre public le travail jusque-là
accompli et le travail qui reste à faire. Son porte-parole promet
des surprises.
S. B.
Haut
Campagnes d’évangélisation
Ghlamallah
accuse des touristes étrangers
Les libertés de
culte en Algérie, le phénomène de l’évangélisation et le fond de la
zakat pour l’année 2006, sont les principaux sujets évoqués avec le
ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdellah
Ghlamallah, lors d’un point de presse organisé, hier, à Dar El Imam
(Alger), en marge de l’ouverture de la 3e édition du
«Prix
international de récitation, psalmodie et interprétation du Coran
d’Alger». Manifestation religieuse placée sous le haut patronage du
Président de la République et à laquelle ont pris part 35 pays.
Sur une question
inhérente au récent rapport américain sur les libertés de cultes qui
a placé l’Algérie aux profondeurs du classement en matière du
respect des pratiques religieuses, le ministre souligne que le
rapport en question traduit l’attitude de l’institution initiatrice
et non la réalité du terrain. A ce propos, tout en rappelant la loi
de février 2006, M. Ghlamallah indique que «nous ne sommes pas
contre les libertés de culte. La société algérienne est, dans sa
majorité écrasante, de confession musulmane. Cependant il existe
des minorités qui pratiquent d’autres religions d’une manière non
organisée. Donc la nouvelle loi y afférente est venue pour mettre de
l’ordre dans ces pratiques et non leur interdiction». Dans la
foulée, abordant les campagnes d’évangélisation menées, ces derniers
temps, par quelques cercles occultes en Algérie, le ministre a
relevé un constat de taille : «Il n’y a aucun imam en Algérie qui
incite des étrangers à se convertir à la confession musulmane. Bien
au contraire, plusieurs d’entre eux se conversent volontairement à
l’Islam. Alors, pourquoi on incite des Algériens, par diverses
méthodes, à bouder leur religion?» Selon lui «certains des
étrangers qui viennent ici en qualité de touristes ou journalistes
font en catimini des campagnes d’évangélisation».
M. Kechad
Haut
Crise franco-Turque sur les génocides coloniaux
Silence
embarrassé d’Alger
Silence radio.
Prudence de rigueur et wait and see. Tels sont, en somme, les mots
qui caractérisent la position algérienne vis-à-vis de la crise née
il y a quelques jours entre la Turquie et la France. De peur
probablement de commettre un faux qui ne sera pas sans conséquences
sur ses relations bilatérales, et donc ses intérêts, avec ces deux
pays, le gouvernement Belkhadem s’est contenté jusqu’ici d’observer
de loin cette crise dans laquelle l’Algérie s’est vu entraînée bien
malgré elle. Aucune déclaration n’a été faite, ni par le Chef du
gouvernement ni par son ministre des Affaires étrangères. Sujet
délicat à plus d’un titre d’autant plus qu’il touche de plein fouet
à deux partenaires économiques de choix pour l’Algérie. Pas la peine
d’évoquer l’histoire commune. Le mot tombe sous le sens. L’ombre du
président de la République y est justement assez perceptible. On
connaît la passion de l’homme pour les affaires extérieures. Ses
relations, personnelles aussi, «privilégiées» avec le «frère» Chirac
et l’«ami» Erdogan.
Alors de crainte
de se retrouver non de par son histoire mais plutôt à travers ses
institutions officielles au centre d’une «guerre» diplomatique,
qu’elle n’a ni provoquée ni peut-être même souhaitée- la position
algérienne toutefois prête à une certaine inquiétude d’autant plus
que plus le mutisme dure, plus les pressions s’accroissent sur
l’Algérie alors sommée de choisir son camp dans la manière la plus
officielle. Une situation des plus embarrassantes pour un Bouteflika
qui refuse de se faire hara-kiri et qui tentera à coup sûr de jouer
son «truc» favori : ménager le chou et la chèvre. Habile manière de
déjouer ce piège mais encore faut-il là que le chef de l’Etat
réussisse dans une opération qui n’est pas dépourvue de risques.
Pour autant, est-ce de l’intérêt de l’Algérie d’intervenir dans la
crise ? Certes, il s’agit bel et bien de son histoire. Une histoire
douloureuse qui a déjà mis aux prises Alger et Paris il y a quelques
mois. outeflika alors était plus préoccupé par son projet de charte
que par une réelle volonté de convoler avec une France gangrenée par
sa droite sarkozyste et ultra conservatrice. Mais de là, exploiter
le filon pour en faire tout un pataquès alors qu’aucune
sollicitation officielle ne lui a été jusqu’ici adressé, serait pour
le moins une aventure dont le pays n’en sortira indemne. Entre
j’interviens, j’interviens pas, Alger, semble pour l’instant jouer
la deuxième carte. En attendant l’évolution de cette affaire qui
tombe comme un cheveu dans la soupe de Bouteflika.
Amine Goutali
Haut
Le CNES persiste dans la protestation
Les enseignants
se sont rassemblés hier à l’USTHB
Notons que le
problème des salaires impayés sera pris en charge par les
responsables concernés.
Annoncé par le
CNES-USTHB, qui a appelé les enseignantes et les enseignants à
boycotter les délibérations à l’USTHB, à commencer par celles du LMD,
le rassemblement a eu lieu, hier, à l’Université des sciences et
technologie Houari Boumediene. Le rassemblement, qui a coïncidé
avec le 40e jour de l’assassinat de Manel Keddache par un étudiant,
s’est voulu, avant tout, un recueillement. Les enseignants ont
exprimé, à l’occasion, leur solidarité avec leurs collègues de
l’Ecole normale supérieure de Bouzaréah qui n’ont pas encore reçu
leur salaire. Contacté par nos soins, le coordinateur du Conseil
national des enseignants du supérieur pour la région centre, Farid
Cherbal, nous a fait savoir qu’«il a été décidé d’appeler au boycott
des délibérations pour manifester notre solidarité avec nos
enseignants de l’Ecole normale supérieure de Bouzaréah qui n’ont pas
reçu leur salaire de juin, juillet et août.» Notre interlocuteur
s’est étonné du fait que «le directeur de l’Ecole normale supérieure
de Bouzaréah n’a pas voulu payer les enseignants.» Pour ce dernier,
cette pratique n’est en réalité qu’une violation de la
réglementation. Néanmoins, M. Cherbal a déclaré que «dans la
majorité des universités, exception faite à celle de Chlef, où le
salaire des mois de juin et juillet ne sont pas encore payés, les
responsables concernés s’attèlent à engager des procédures afin de
débloquer la situation des salaires impayés.» Par ailleurs, M.
Cherbal nous a fait savoir qu’une assemblée générale aura lieu
demain dans la salle polyvalente de l’université des sciences et de
la technologie, Houari Boumediene, au cours de laquelle plusieurs
points seront débattus. Pour rappel, malgré que les examens de
moyenne durée, prévus au mois de mai et juin 2006, aient été assurés
par les enseignantes et enseignants faisant partie du mouvement de
grève, la coordination nationale du Cnes constate que les salaires
des mois de juin et juillet 2006 sont toujours, et après la rentrée
universitaire en cours, impayés. Plus grave encore, soutient la
coordination du Cnes et selon laquelle, Henni Abdelkader, directeur
de l’ENS de Bouzaréah, «persiste dans la violation de la
réglementation en refusant, à ce jour, le payement du congé annuel
du mois d’août et le salaire du mois de septembre aux enseignants
qui étaient en grève. Nous espérons que le problème des rétributions
salariales sera résolu au plus vite.»
Djamel Oukali
Haut
Service national
Réduction de sa
durée pour les médecins
Les membres de
l’Assemblée populaire nationale (APN) ont adopté, samedi, à la
majorité, l’ordonnance n° 06-07 modifiant et complétant la loi
N°85-05, relative à la protection et à la promotion de la santé,
lors d’une séance plénière présidée par M. Amar Saïdani, président
de l’APN. L’ordonnance comporte quatre dispositions visant à doter
le directeur de wilaya de la santé d’une autorité de contrôle sur
l’ensemble des établissements sanitaires relevant de chaque wilaya,
à renforcer le contrôle de l’Etat sur le marché des médicaments, sur
le secteur pharmaceutique et sur l’importation et la distribution en
gros des produits pharmaceutiques par les opérateurs publics et
privés. Les dispositions de l’ordonnance visent également
l’organisation de structures de soutien des établissements
sanitaires consacrées à l’accueil des personnes accompagnant les
malades et la consécration de nouveaux instruments juridiques de
gestion de l’établissement hospitalier relatifs à la réduction de la
durée minimum du service civil de deux ans à une année. Dans ce
contexte, le ministre de la Santé et de la reforme hospitalière, M.
Amar Tou a estimé que l’ordonnance «est un nouvel instrument qui
contribuera à la promotion et à l’amélioration des soins au profit
des malades».Le ministre a souligné l’importance «de doter le
secteur de la santé de structures d’hébergement pour les
accompagnateurs des malades ainsi que pour les malades soumis à une
chimiothérapie».
L’ordonnance se
fixe comme autres objectifs, a précisé M. Tou, de «limiter le volume
minimum des médicaments génériques parmi les autres médicaments
importés pour permettre l’achat des médicaments à des prix
raisonnables, outre la définition du rôle et des prérogatives des
directions des wilayas de la santé publique». Il a rappelé, dans ce
cadre, les réalisations concrétisées jusqu’à ce jour et «qui
s’inscrivent dans la perspective du développement du secteur de la
santé en Algérie, rappelant la réalisation de près de 65 nouveaux
hôpitaux, de près de 76 cliniques et de quelque 168 centres
sanitaires sur le territoire national» durant ces dernières années.
Le secteur de la santé a bénéficié de 7 000 nouveaux lits, a précisé
le ministre tout en mettant l’accent sur la nécessité «de promouvoir
la santé publique pour une meilleure prise en charge de la santé des
citoyens et la réhabilitation de la déontologie de cette noble
profession».
Redouane A.
Haut
Développement rural
L’appel de
Benhabylès
Le Mouvement
féminin algérien de solidarité avec la famille rurale a appelé hier
à Alger les femmes rurales à s’impliquer «totalement» dans la
politique du renouveau rural. «Le Mouvement féminin algérien de
solidarité avec la famille rurale, lance un appel à la femme rurale,
l’incitant à s’impliquer totalement dans la politique du renouveau
rural», a indiqué la présidente du mouvement, M. Saïda Benhabylès, à
l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la femme
rurale, célébrée chaque année le 15 octobre. Mme Benhabylès a
ajouté, dans un entretien à l’APS, que cette journée, placée en 2006
au niveau national sous le thème : «Tous ensemble pour le renouveau
rural», recommande l’implication de la femme rurale dans la
politique du renouveau rural pour lui permettre d’être un «acteur et
facteur de développement durable pour sa famille, sa collectivité et
sa nation». A cet effet, elle a affirmé que son mouvement saisira
cet évènement pour renouveler sa consolidation dans la contribution
dans le développement rural, saluant ainsi les acquis et les efforts
des pouvoirs publics visant à améliorer et à développer le monde
rural à travers des programmes «prometteurs». Le président
Bouteflika, rappelle-t-on, avait souligné dans une interview
accordée à l’APS, le 16 septembre dernier à La Havane, que «le
développement rural et la revitalisation des espaces ruraux sont
apparus comme des thèmes prioritaires». «La politique de renouveau
rural en a fait des objectifs prioritaires et propose les démarches
appropriées visant la prise en charge de la problématique du
développement rural», avait ajouté le chef de l’Etat. Evoquant la
Journée mondiale de la femme rurale,
Mme Benhabylès a
rappelé que la célébration de cette journée est le fruit du sommet
mondial organisé à Pékin par les Nations unies, en septembre 1995,
sur les femmes dans le monde, qui a vu la participation de son
association. Elle a ajouté que l’Algérie avait célébré, pour la
première fois, cette journée le 15 octobre 1996 à El Thir à Jijel,
initié conjointement par le ministère de l’Agriculture et du
Développement rural et son mouvement.
Saluant le courage
de la femme rurale, notamment pendant la guerre de la libération
nationale et durant les années du terrorisme, Mme Benhabylès a
estimé le nombre de ces femmes est de l’ordre de
«7 millions,
réparties sur 955 communes entièrement rurales et 26 communes
partiellement urbanisées».
Amine B.
Haut
Air Algérie
Le dialogue a
porté ses fruits
La convention
collective de branches des travailleurs de Air Algérie sera
finalement bientôt signée avec le P-DG de cette entreprise. C’est ce
que nous avons appris hier par M. Balli, secrétaire général du
syndicat national de la compagnie nationale aérienne. Contacté hier,
ce dernier a affirmé que la convention a été élaborée et fin prête.
«Le seul point à débattre reste celui de la révision des salaires»
précisera t-il avant d’ajouter : «Nous allons attendre le retour de
M. Benouis pour signer cette convention». La situation financière du
pavillon national, selon le même interlocuteur, est en bonne
performance, ce qui rassure un peu le syndicat par rapport à
l’octroi d’une augmentation de salaire, avoisinant 30%, au profit
des travailleurs. Le même constat a été établi lors de la réunion
qui a eu lieu à la fin du mois précédent avec le ministre des
Transports, Mohamed Maghlaoui. Cette réunion a été consacrée à
«l’examen de la situation de l’entreprise, cibler les insuffisances
rencontrées et tenter de trouver des solutions adéquates», lit-on
dans le communiqué d’Air Algérie rendu public hier. «Nous avons
discuter lors de cette rencontre de la compagnie et des perspectives
de son développement et du développement de ses filières», a indiqué
M. Balli. Le pavillon national fait face, selon lui, à une forte
concurrence déloyale des compagnies étrangères, d’où l’objectif de
cette réunion. Les retards enregistrés par les avions de la
compagnie pour les lignes nationales et internationales,
l’équipement des aéroports notamment dans les wilayas du sud sont
parmi les problèmes soulevés lors de cette rencontre et qui ont,
jusque là, empêcher
Air Algérie
d’améliorer ces services. Ces problèmes nécessitent des solutions
urgentes et indispensables pour l’amélioration des prestations de la
compagnie.
Un groupe de
travail spécialisé a été installé à la fin de la réunion pour
étudier la situation et de dégager des solutions. Les propositions
de cette commission seront présentées après l’Aïd.
Nouria B.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|