|
Événement
Région
Alger
Monde
Culture
Sport
Automobile
A propos
Archives
Saha Ramdankoum
Le
Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce
mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les
Algériens.
|
Entre
deux maux, choisir le pire
Les
dirigeants du RCD, ne doivent pas beaucoup s’intéresser à ce
qui se passe dans le vaste monde pour oser affirmer des
inepties qui datent du temps où ils étaient encore simples
novices en subversion au FFS. Il ne suivent en tout cas
certainement pas le feuilleton glauque des prisons secrètes
de la CIA ou celui de la sous-traitance de la torture pour
le compte de la quinzaine de polices politiques que compte
la grande Amérique. Les scandales qui éclaboussent
régulièrement les autres grands services de renseignement ne
parviennent pas non plus aux oreilles de Ali Brahimi qui
s’obstine à vouloir expliquer la faiblesse, certes
regrettable, de son parti, par celle, extraordinaire,
d’un mythique parti de l’armée. Pourtant le patron du RCD
n’hésitait pas à affirmer il y a de cela moins d’une année
qu’il était prêt à s’accommoder du retour du Fis dissous sur
la scène nationale, sachant l’importance que peut rapidement
prendre un tel parti populiste pourvu qu’on lui lâche la
bride.
Cheikh
Ezemli
| |
|

|
|
Son
appel au dépôt des armes rejeté
Rabah
Kébir torpillé
par le
GSPC
«Le terrorisme
frappe quand il peut». C'est par cette phrase qu'une source
sécuritaire résume sa réponse à la recrudescence terroriste
enregistrée ces derniers temps dans certaines régions du pays.
Lire
hjghjghj
|
Dans un message à
Bouteflika
Chirac enterre le
Traité d'amitié
Prix Nobel de la paix
Le comité de
candidature de Bouteflika s’explique
|
 |
| Divers |
|
Djanet
Le
jêune au pays des Touaregs
La
ville de Djanet, l’une des localités de la région du
Tassili, réputée être une ville animée, vit en ces jours
de ramadan, comme chaque année, une animation et une
ambiance fort remarquables.
Ville
touristique par excellence, cette localité, la plus
grande agglomération de la wilaya d’Illizi, ne désemplit
pas à longueur de journée. Des groupes de citoyens
viennent de Tinalkoum, d’Ihrir ou encore d’In Amenas et
de Bordj Omar Driss en passant par Bordj El Haoues, s’y
rendent quotidiennement à Djanet pour passer les soirées
de ce mois sacré, pour faire des achats, ou pour
diverses autres raisons. Dans cette ville de 14 000
habitants, le commerce est florissant pendant le mois de
ramadan, affirment des citoyens de Djanet rencontrés au
marché des fruits et légumes, un véritable point de
rencontres de tous les gens de passage par Djanet. Les
prix pratiqués, font-ils remarquer, sont largement en
deçà de ceux des commerçants de la ville d’Illizi, avec
en prime une meilleure qualité du produit. «Ce n’est pas
tout», enchaîne un autre citoyen venu vraisemblablement
de Tabakat, «on se rend à Djanet lorsqu’il s’agit
d’effectuer des analyses médicales, et on trouve
pratiquement tout ce que l’on cherche, des denrées
alimentaires à la pièce détachée, en passant par les
activités de services et autres», a-t-il ajouté. En plus
de son caractère touristique et commercial, la ville de
Djanet est considérée comme la plus animée sur le plan
culturel par rapport aux autres localités de la wilaya
d’Illizi. Des soirées musicales, folkloriques et autres
activités culturelles et sportives font aussi la
particularité de cette ville qui tente de s’adapter aux
nouvelles donnes induites par l’envergure de son
extension. Des programmes culturels et religieux ont été
élaborés par les directions de la culture, des affaires
religieuses, et du centre d’information et d’animation
de la jeunesse (CIAJ) de la wilaya, dans le cadre de
l’animation des veillées du mois de ramadan. Ces
activités, entamées depuis près d’une semaine (le
week-end dernier), ont porté sur l’organisation de
soirées musicales et de chants folkloriques de troupes
locales, à travers différentes structures culturelles et
de jeunesse. Les soirées attirent un grand public
composé essentiellement de jeunes venus des différentes
localités proches de la commune, notamment Tabakat,
Tinemrie, Sidi Bouslah, Takhemalt et autres. Par
ailleurs, une grande affluence du public est enregistrée
à la foire du ramadan, organisée par les commerçants de
la commune, exerçant pour la plupart dans le domaine de
l’alimentation générale, et proposant leurs produits à
des prix promotionnels, et ce, à la grande satisfaction
des ménagères qui composent l’essentiel des visiteurs de
cette manifestation.
Festivités
Houria Aïchi à Setif
La
diva des Aurès, Houria Aïchi, a gratifié le public, dans
la soirée de samedi sur la scène de la maison de la
Culture de Sétif, d’un récital de toute beauté. Organisé
dans le cadre de l’animation culturelle des soirées
sétifiennes durant le ramadan, le tour de chant de
l’artiste a subjugué le public, comme en témoigne la
chaleureuse «standing ovation» qui lui a été réservée, à
elle et à ses quatre musiciens, à la fin du spectacle.
Connue pour son interprétation des chants traditionnels
chaouis, auxquels elle a su ajouter une note personnelle
toute de talent, Houria Aïchi a transporté, cette fois,
son auditoire aux quatre coins de l’Algérie. Portés par
sa voix sublime, tantôt suave, tantôt puissante et
gutturale, les morceaux interprétés sont empruntés du
riche répertoire traditionnel de sa région d’origine,
mais également de l’ouest algérien, de l’est, avec un
magnifique «crescendo» puisé du genre Aïssaoua
Constantinois (Sidi Slimane el ouali), de l’Algérois et
du Sahara. L’un des moments forts de la soirée aura
été, ce «clin d’œil» de Houria Aïchi au sud algérien.
Belle et digne, le menton haut, ses bras tendus se
levant lentement et majestueusement dans un mouvement
ample, l’artiste interprétera de manière magistrale,
dans une atmosphère chargée d’émotion, une complainte «Ahallil».
Il s’agit d’une musique propre au sud-ouest algérien et
où abondent prières, suppliques et refrains où Dieu est
glorifié dans Son unicité. Accompagnée de quatre jeunes
musiciens qui se sont particulièrement illustrés,
notamment Abdeslam Mejjaoui au «Guembri» et Ali
Bensaâdoune à la flûte, et n’hésitant jamais à se saisir
du «bendir» pour apporter sa touche, l’artiste
aurésienne, de l’avis de nombreux spectateurs, aura
permis au public présent de passer un moment rare, tout
en beauté et en volupté. Houria Aïchi, qui vit en France
depuis une trentaine d’années, a été choisie en 1990 par
le réalisateur Bernardo Bertolucci pour la bande sonore
de son film «Un thé au Sahara». Elle s’attache depuis
des années à perpétuer une tradition de poésie populaire
chantée, héritée de ses ancêtres, et à célébrer un
patrimoine culturel éminemment algérien qu’elle
s’emploie à faire partager partout dans le monde.
| | |
|
EDITORIAL
Par Nadia
kerraz |
|
Décalage
Il aura fallu plus de vingt
minutes et deux présentatrices de JT, qui se sont relayées, pour arriver à bout
du communiqué rendu public par la Présidence à l’issue de l’audience accordée
par Abdelaziz Bouteflika au ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Plus de
vingt minutes durant lesquelles, les présentatrices se sont appliquées du mieux
qu’elles ont pu pour ne pas s’embrouiller en lisant la série de chiffres qui
défilaient devant le téléprompteur.
De l’autre côté de l’écran, le
téléspectateur a vite fait de perdre le fil de l’histoire entre les milliers de
logements lancés, en voie de réalisation, en chantier ou en voie d’être lancés
et ce, dans les différentes formules que l’Etat a retenues pour en finir avec la
crise du logement dans le pays. Et en bout de course, après avoir achevé la
litanie, la présentatrice est passée à un sujet de l’actualité nationale sans
pour autant que les téléspectateurs aient pu retenir quelque chose de palpable à
l’issue de cette audience.
En fait, ils ne seront pas
plus avancés qu’avant. Et tous ceux qui avaient espéré, qu’après avoir écouté la
communication du ministre, le Président prendrait quelques mesures à même de
redonner de l’espoir aux postulants pour un logement social, rural, participatif
ou promotionnel, en ont eu pour leur attente. Rien de nouveau ou de concret, si
ce n’est l’élaboration d’une charte de l’habitat, n’a été annoncé. Ainsi donc,
Bouteflika n’a rien trouvé à redire aux résultats enregistrés par le secteur de
l’habitat, celui qui porte l’un de ses plus importants engagements électoraux
qui consiste à réaliser à l’horizon 2009 un million de logements. Rien ! Même
pas une lacune n’a été décelée et qui mérite d’être critiquée. Et pourtant, il
n’y a pas si longtemps, Hamimid en personne s’était mis à relever des retards
dans la réalisation du programme de un million de logements. Une évaluation qui
l’avait conduit à remettre en cause la possibilité de tenir l’engagement. C’est
ce pourquoi l’on avait, naïvement, craint pour le proche avenir de Hamimid. Dans
les meilleurs des cas, il aurait dû au moins essuyer un bon savon. Et pourtant,
cela n’a pas été le cas. Bien au contraire, Hamimid et les autres ministres,
auditionnés à ce jour, ont tous obtenu le satisfecit du Président. Ils sont,
est-il donc permis de conclure, performants. Par quelle alchimie ont-ils réussi
à convaincre Bouteflika d’être à la tête de secteurs qui avancent, conformément
à ses orientations alors que le terrain dénote d’une toute autre réalité ?
Mystère et boule de gomme.
Pour se faire une idée de ces
audiences, l’opinion publique n’a que les comptes-rendus répercutés par l’APS et
repris par les autres organes de presse. Bien peu pour réussir à recréer
l’ambiance de travail qui prévaut à la Présidence.
Mais lorsqu’on a encore à
l’oreille cette accusation portée par Bouteflika à l’encontre de quelques
ministres traités de menteurs, l’on finit par se demander à quoi servent, en
définitive, ces séances de travail consacrées à l’audition des membres du
gouvernement.
N. K.
| |