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Alger capitale de la culture arabe
Travaux de
réhabilitation
Tout est fin prêt
au niveau du commisariat chargé de l'organisation de l'événement
pour le lancement à temps de la manifestation «Alger capitale de la
culture arabe». Le seul problème, par contre, sur lequel bute les
organisateurs de cet événement, c’est celui relatif à l'hygiène.
Afin d’atténuer et
de blanchir, un tant soit peu, le visage hideux et répugnant que
présente la capitale à quelques mois de l’ouverture des festivités
d’Alger capitale de la culture arabe, une opération de nettoiement
et de réhabilitation des artères et immeubles est enclenchée ces
dernières semaines par les pouvoirs publics.
En fait, les
passants par les quartiers et lieux les plus connus d’Alger-Centre
et ses environs n’ont qu’à remarquer le dynamisme inaccoutumé des
entreprises chargées de cette besogne. Au tunnel des facultés, point
symbolique et passage inéluctable des délégations arabes, les
travaux de nettoyage et de blanchissement de la voirie et de la
faïence vont bon train. Seulement, il faut le préciser, cette
opération s’avère des plus difficiles. Des jours durant, des
citernes d’eau, dotées d’un compresseur pour donner de la pression à
l’eau sont utilisées, mais hélas, la saleté et les points noirs
accumulés depuis des années se voyaient toujours sur la muraille
blanche. «Ce n’est pas facile de faire disparaître des tâches qui
datent depuis de longues décennies», balancera, sans se rendre
compte, un ouvrier.
Pas loin de là, a
proximité de la Grande Poste, un immeuble des plus imposants de la
place Audin est devenu un immense chantier. Les travaux sur ce
dernier, a-t-on constaté, ne semblent pas beaucoup avancer, pour le
rendre présentable et fin prêt le jour J, car ce sera un vrai
miracle. Un peu plus loin, à la Place des Martyrs, des travaux de
réhabilitation et de replâtrage de la chaussée sont à pied d’œuvre.
Délaissée et abandonnée à son triste sort depuis toujours, la plus
importante et la plus peuplée des places de la capitale se voit
gâter ces dernières semaines. En fait, plusieurs ouvriers sont
mobilisés, à la va-vite, semble-t-il, afin de remplacer la dalle de
sol qui, d’aucuns n’ignorent l’état de délabrement et d’usure dans
laquelle elle se trouve depuis l’indépendance, affirment les uns, et
depuis l’ère coloniale, insistent les autres.
A un jet de pierre
de la Place des Martyrs, un autre immeuble en état de délabrement et
de déchéance très avancée se voit donc rappelé, et des travaux de
réfectionne ment et de réhabilitation y sont enclenchés. Les
citoyens avec qui on a chuchoté ont tous émis le vœu de voir les
pouvoirs publics s’intéresser à la beauté et le bon état des lieux
publics de la capitale tout au long de l’année. La plupart d’entre
eux ont même émis des réserves sur le perfectionnement et la qualité
du travail qui se fait actuellement. «A chaque fois qu’Alger
accueille des événements d’envergure internationale, des travaux
similaires sont engagés à travers la capitale. Mais c’est un travail
de qualité zéro», souligne catégoriquement un citoyen. En fait, pour
l’instant, la priorité des pouvoirs publics c’est de rendre Alger
belle et blanche pour cet événement. Une vraie course contre la
montre.
Aomar Fekrache
Haut
Salon de la propreté et de l’hygiène publique
Une
manifestation qui vient à point nommé
Un Salon de la
propreté, de l’hygiène publique et en milieu hospitalier, a ouvert
ses portes, hier, dans l’enceinte du Palais des expositions, à l’Est
d’Alger. Regroupant près d’une trentaine d’entreprises et organismes
spécialisés dans ces domaines, il se déroulera jusqu’au 18 novembre.
Cette
manifestation, au sein de laquelle il a été remarqué l’absence,
criante, de l’entreprise NetCom, en charge de l’assainissement de la
capitale, est l’occasion pour les opérateurs spécialisés dans le
domaine, de présenter ou de découvrir, une large gamme d’équipements
et de produits utilisés par les entreprises spécialisées pour le
nettoiement, la désinfection, la désinsectisation et la lutte contre
divers types de rongeurs. On y trouve, aussi, des entreprises
proposant des matériels spécifiques destinés au bio-nettoyage en
milieu de soins à gros risques infectieux tels les pansements, les
seringues et aiguilles hypodermiques et autres objets tranchants.
L’organisation d’un salon de l’hygiène et de la propreté a, de prime
abord, de quoi surprendre. Quand on lui pose la question, à ce
propos, M. Omar Bedkane, directeur d’Initiative, la société chargée
de l’organisation de la rencontre, ne manque pas d’arguments. Il
tient à rappeler que des évènements de ce type sont légion,
ailleurs, dans le monde où, pourtant, les questions d’hygiène et de
salubrité n’ont pas la même acuité que ceux que l’on rencontre en
Algérie. «Il s’en tient, précise-t-il, une trentaine, chaque année,
au niveau du seul continent européen. Il y a des salons spécialisés
dans l’hygiène urbaine, rurale, industrielle et ceux consacrés à la
lutte contre les parasites. Il s’en déroule, par ailleurs autour des
équipements, matériels et produits destinés à ces domaines
particuliers». Dans un document concernant les motivations à
l’origine de cette manifestation, le comité d’organisation du salon
indique que la situation en matière d’hygiène en milieu hospitalier
est si inquiétante que des programmes prioritaires sont mis en
application dès 2006 par le ministère de la santé «pour tenter
d’assainir la situation». L’hygiène en milieu hospitalier,
justement, fera l’objet, lors du déroulement du salon, d’une Journée
d’étude durant laquelle seront auditionnées pas moins de neuf
communications. Il y sera, entre autres, question du Programme
national de maîtrise de l’infection nosocomiale, du bio-nettoyage et
des fonctions «linge et restauration» dans les établissements
hospitaliers, de la gestion des déchets de soins à risque infectieux
ou de l’usage de nettoyage des sols et hors sol en milieu
hospitalier. Compte tenu des dangereux déficits en matière d’hygiène
et de salubrité auxquels restent confrontés les résidents de la
capitale et de nombreuses autres villes du pays, en particulier,
force est de constater qu’une telle manifestation vient à point
nommé pour souligner toute l’urgence qu’il y a à se pencher sur ces
questions. L’exemple de nombreux cas de typhoïde, signalés dans
certaines zones de l’Est du pays, est à méditer.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Daïra de Bab El-Oued
Sit-in des
commerçants
Un rassemblement
de protestation a été observé, hier à 14 heures, devant la daïra de
Bab El Oued par les commerçants dépendant de cette circonscription
afin d’exiger l’annulation de leurs dettes, la suppression des
marchés informels ainsi que l’ouverture du dossier du marché
Triolet. Répondant à l’appel de l’Association pour la protection de
l’activité commerciale (APAC), plus de 150 commerçants de la wilaya
déléguée de
Bab El Oued ont vu
les portes des négociations fermées devant eux. En effet, le wali
délégué de la circonscription administrative de Bab El Oued a exigé
de négocier avec les protestataires en tant que commerçants et non
pas sous la tutelle de cette association qu’il a qualifiée
d’illégale, a indiqué M. Hafaifa Ayache, president de l’APAC. Cet
état de fait a ramené les commerçants à ne pas accepter de prendre
langue avec ce responsable, a précisé ce même orateur qui a précisé
que «ces revendications ont été et demeurent un droit inaliénable
des commerçants légaux». Mais, soulignera M.
Ayache «l’administration persiste toujours dans son refus de
négocier avec eux sous la tutelle de cette association qu’elle ne
reconnais pas malgré sa légalité.» Il est à rappeler que les
protestataires se sont dispersés dans le calme devant un dispositif
sécuritaire mobilisé à cet effet.
Aomar Fekrache
Haut
Préservation de la Casbah
«L’apport de la
société civile est capital»
La Casbah a été,
hier, au menu du débat qui a eu lieu au forum d’El Bahdja, avec
comme hôtes, le président de cette commune et la présidente de
l’association des amis de la Casbah, Houria Bouhired.
Les participants
se sont succédé pour faire part de leurs appréciations en ce qui
concerne les questions relatives à la protection et à la promotion
de ce grand vestige.
Amar Staïli,
président de l’APC de la Casbah, a souligné que cette commune
diffère des autres, puisque cette dernière abrite l’une des plus
anciennes villes d’Algérie. De ce fait, l’APC a mobilisé tous ses
moyens en vue de faire d’elle une ville présentable, tout en
soulignant l’importance du rôle particulier que devrait jouer la
société civile par le biais des associations, pour protéger leur
ville en sensibilisant le citoyen. Il y a lieu de souligner dans ce
même ordre d’idées que ce genre d’associations ne sont pas du tout
nombreuses. Selon le maire, plus de 60% des propriétaires des
maisons de la Casbah, n’y habitent pas. C’est surtout cette frange
qui pose problème puisqu’elle ne fait rien pour entretenir ces
propriétés et les espaces contigus. Le maire a déclaré, par
ailleurs, qu’il n’a cependant pas le droit de déposséder les
habitants qui manquent de civisme. Il a reconnu l’existence d’un
«vide juridique». Pour sa part, Houria Bouhired a surtout insisté
sur l’éminent rôle que doivent jouer les habitants de cette ancienne
ville, dans sa préservation, notamment en veillant à sa propreté, en
entretenant ses bâtisses.
Côté hygiène, le
responsable de cette commune a révélé qu’avant 2003, la majorité des
rues de cette cité étaient, pratiquement, toutes obstruées. Ses
cours étaient parsemées de tas d’immondices et les gravats
ternissaient l’image de cette ville. «La situation n’est plus ainsi
aujourd’hui», a souligné le P/APC et cela est le résultat d’une
compagne de nettoyage entreprise par la mairie.
Salah Harirèche
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Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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