Alger

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Alger capitale de la culture arabe

Travaux de réhabilitation

Salon de la propreté et de l’hygiène publique

Une manifestation qui vient à point nommé

Daïra de Bab El-Oued

Sit-in des commerçants

Préservation de la Casbah

«L’apport de la société civile est capital»

 

 16/11/06

 

 Alger capitale de la culture arabe

Travaux de réhabilitation

Tout est fin prêt au niveau du commisariat chargé de l'organisation de l'événement pour le lancement à temps de la manifestation «Alger capitale de la culture arabe». Le seul problème, par contre, sur lequel bute les organisateurs de cet événement, c’est celui relatif à l'hygiène.

Afin d’atténuer et de blanchir, un tant soit peu, le visage hideux et répugnant que présente la capitale à quelques mois de l’ouverture des festivités d’Alger capitale de la culture arabe, une opération de nettoiement et de réhabilitation des artères et immeubles est enclenchée ces dernières semaines par les pouvoirs publics.

En fait, les passants par les quartiers et lieux les plus connus d’Alger-Centre et ses environs n’ont qu’à remarquer le dynamisme inaccoutumé des entreprises chargées de cette besogne. Au tunnel des facultés, point symbolique et passage inéluctable des délégations arabes, les travaux de nettoyage et de blanchissement de la voirie et de la faïence vont bon train. Seulement, il faut le préciser, cette opération s’avère des plus difficiles. Des jours durant, des citernes d’eau, dotées d’un compresseur pour donner de la pression à l’eau sont utilisées, mais hélas, la saleté et les points noirs accumulés depuis des années se voyaient toujours sur la muraille blanche. «Ce n’est pas facile de faire disparaître des tâches qui datent depuis de longues décennies», balancera, sans se rendre compte, un ouvrier.

Pas loin de là, a proximité de la Grande Poste, un immeuble des plus imposants de la place Audin est devenu un immense chantier. Les travaux sur ce dernier, a-t-on constaté, ne semblent pas beaucoup avancer, pour le rendre présentable et fin prêt le jour J, car ce sera un vrai miracle. Un peu plus loin, à la Place des Martyrs, des travaux de réhabilitation et de replâtrage de la chaussée sont à pied d’œuvre. Délaissée et abandonnée à son triste sort depuis toujours, la plus importante et la plus peuplée des places de la capitale se voit gâter ces dernières semaines. En fait, plusieurs ouvriers sont mobilisés, à la va-vite, semble-t-il, afin de remplacer la dalle de sol qui, d’aucuns n’ignorent l’état de délabrement et d’usure dans laquelle elle se trouve depuis l’indépendance, affirment les uns, et depuis l’ère coloniale, insistent les autres.

A un jet de pierre de la Place des Martyrs, un autre immeuble en état de délabrement et de déchéance très avancée se voit donc rappelé, et des travaux de réfectionne ment et de réhabilitation y sont  enclenchés. Les citoyens avec qui on a chuchoté ont tous émis le vœu de voir les pouvoirs publics s’intéresser à la beauté et le bon état des lieux publics de la capitale tout au long de l’année. La plupart d’entre eux ont même émis des réserves sur le perfectionnement et la qualité du travail qui se fait actuellement. «A chaque fois qu’Alger accueille des événements d’envergure internationale, des travaux similaires sont engagés à travers la capitale. Mais c’est un travail de qualité zéro», souligne catégoriquement un citoyen. En fait, pour l’instant, la priorité des pouvoirs publics c’est de rendre Alger belle et blanche pour cet événement. Une vraie course contre la montre.        

Aomar Fekrache

 

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Salon de la propreté et de l’hygiène publique

Une manifestation qui vient à point nommé

Un Salon de la propreté, de l’hygiène publique et en milieu hospitalier, a ouvert ses portes, hier, dans l’enceinte du Palais des expositions, à l’Est d’Alger. Regroupant près d’une trentaine d’entreprises et organismes spécialisés dans ces domaines, il se déroulera jusqu’au 18 novembre.

Cette manifestation, au sein de laquelle il a été remarqué l’absence, criante, de l’entreprise NetCom, en charge de l’assainissement de la capitale, est l’occasion pour les opérateurs spécialisés dans le domaine, de présenter ou de découvrir, une large gamme d’équipements et de produits utilisés par les entreprises spécialisées pour le nettoiement, la désinfection, la désinsectisation et la lutte contre divers types de rongeurs. On y trouve, aussi, des entreprises proposant des matériels spécifiques destinés au bio-nettoyage en milieu de soins à gros risques infectieux tels les pansements, les seringues et aiguilles hypodermiques et autres objets tranchants. L’organisation d’un salon de l’hygiène et de la propreté a, de prime abord, de quoi surprendre. Quand on lui pose la question, à ce propos, M. Omar Bedkane, directeur d’Initiative, la société chargée de l’organisation de la rencontre, ne manque pas d’arguments. Il tient à rappeler que des évènements de ce type sont légion, ailleurs, dans le monde où, pourtant, les questions d’hygiène et de salubrité n’ont pas la même acuité que ceux que l’on rencontre en Algérie. «Il s’en tient, précise-t-il, une trentaine, chaque année, au niveau du seul continent européen. Il y a des salons spécialisés dans l’hygiène urbaine, rurale, industrielle et ceux consacrés à la lutte contre les parasites. Il s’en déroule, par ailleurs autour des équipements, matériels et produits destinés à ces domaines particuliers». Dans un document concernant les motivations à l’origine de cette manifestation, le comité d’organisation du salon indique que la situation en matière d’hygiène en milieu hospitalier est si inquiétante que des programmes prioritaires sont mis en application dès 2006 par le ministère de la santé «pour tenter d’assainir la situation». L’hygiène en milieu hospitalier, justement, fera l’objet, lors du déroulement du salon, d’une Journée d’étude durant laquelle seront auditionnées pas moins de neuf communications. Il y sera, entre autres, question du Programme national de maîtrise de l’infection nosocomiale, du bio-nettoyage et des fonctions «linge et restauration» dans les établissements hospitaliers, de la gestion des déchets de soins à risque infectieux ou de l’usage de nettoyage des sols et hors sol en milieu hospitalier. Compte tenu des dangereux déficits en matière d’hygiène et de salubrité auxquels restent   confrontés les résidents de la capitale et de nombreuses autres villes du pays, en particulier, force est de constater qu’une telle manifestation vient à point nommé pour souligner toute l’urgence qu’il y a à se pencher sur ces questions. L’exemple de nombreux cas de typhoïde, signalés dans certaines zones de l’Est du pays, est à méditer.     

Ahmed Mahieddine

 

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Daïra de Bab El-Oued

Sit-in des commerçants

Un rassemblement de protestation a été observé, hier à 14 heures, devant la daïra de Bab El Oued par les commerçants dépendant de cette circonscription afin d’exiger l’annulation de leurs dettes, la suppression des marchés informels ainsi que l’ouverture du dossier du marché Triolet. Répondant à l’appel de l’Association pour la protection de l’activité commerciale (APAC), plus de 150 commerçants de la wilaya déléguée de

Bab El Oued ont vu les portes des négociations fermées devant eux. En effet, le wali délégué de la circonscription administrative de Bab El Oued a exigé de négocier avec les protestataires en tant que commerçants et non pas sous la tutelle de cette association qu’il a qualifiée d’illégale, a indiqué M. Hafaifa Ayache, president de l’APAC. Cet état de fait a ramené les commerçants à ne pas accepter de prendre langue avec ce responsable, a précisé ce même orateur qui a précisé que «ces revendications ont été et demeurent un droit inaliénable des commerçants légaux». Mais, soulignera M. Ayache «l’administration persiste toujours dans son refus de négocier avec eux sous la tutelle de cette association qu’elle ne reconnais pas malgré sa légalité.» Il est à rappeler que les protestataires se sont dispersés dans le calme devant un dispositif sécuritaire mobilisé à cet effet.

Aomar Fekrache

 

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Préservation de la Casbah

«L’apport de la société civile est capital» 

La Casbah a été, hier, au menu du débat qui a eu lieu au forum d’El Bahdja, avec comme hôtes, le président de cette commune et la présidente de l’association des amis de la Casbah, Houria Bouhired.

Les participants se sont succédé pour faire part de leurs appréciations en ce qui concerne les questions relatives à la protection et à la promotion de ce grand vestige.

Amar Staïli, président de l’APC de la Casbah, a souligné que cette commune diffère des autres, puisque cette dernière abrite l’une des plus anciennes villes d’Algérie. De ce fait, l’APC a mobilisé tous ses moyens en vue de faire d’elle une ville présentable, tout en soulignant l’importance du rôle particulier que devrait jouer la société civile par le biais des associations, pour protéger leur ville en sensibilisant le citoyen. Il y a lieu de souligner dans ce même ordre d’idées que ce genre d’associations ne sont pas du tout nombreuses. Selon le maire, plus de 60% des propriétaires des maisons de la Casbah, n’y habitent pas. C’est surtout cette frange qui pose problème puisqu’elle ne fait rien pour entretenir ces propriétés et les espaces contigus. Le maire a déclaré, par ailleurs, qu’il n’a cependant pas le droit de déposséder les habitants qui manquent de civisme. Il a reconnu l’existence d’un «vide juridique». Pour sa part, Houria Bouhired a surtout insisté sur l’éminent rôle que doivent jouer les habitants de cette ancienne ville, dans sa préservation, notamment en veillant à sa propreté, en entretenant ses bâtisses.

Côté hygiène, le responsable de cette commune a révélé qu’avant 2003, la majorité des rues de cette cité étaient, pratiquement, toutes obstruées. Ses cours étaient parsemées de tas d’immondices et les gravats ternissaient l’image de cette ville. «La situation n’est plus ainsi aujourd’hui», a souligné le P/APC et cela est le résultat d’une compagne de nettoyage entreprise par la mairie.

Salah Harirèche

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