Culture

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Après sa restauration

Le Palais Mustapha Pacha, futur musée de la miniature

Librairie «Mille feuilles»

Un espace au service des jeunes auteurs

Evocation

Aurélie Picard, princesse des Sables

 

 16/11/06

 

 Après sa restauration

Le Palais Mustapha Pacha, futur musée de la miniature

Le palais Mustapha Pacha (situé à la basse Casbah) qui a fait l’objet d’une restauration est désigné pour devenir le futur musée de la miniature et de l’enluminure.

Le comité exécutif chargé de la préparation d’ «Alger, capitale de la culture arabe 2007» vient d’annoncer que dans le cadre de la tenue de cet événement, un ouvrage d’art de 250 pages sera édité en marge d’une exposition qui présentera un panorama des œuvres de tous les artistes miniaturistes, enlumineurs et décorateurs sur bois. Aussi, il est prévu, selon

M. Mustapha Belkahla, désigné commissaire de l’exposition, un séminaire de  deux jours qui se tiendra à la mi-novembre 2007. Il regroupera les spécialistes nationaux et internationaux de l’art de la petite facture qui seront invités pour débattre du devenir de ce genre pictural dans le monde. Il est à noter également que le palais Mustapha Pacha (situé à la Casbah) qui a fait l’objet d’une restauration est proposé pour devenir le futur musée de la miniature. Il abritera les plus belles œuvres réalisées dans le domaine. Par ailleurs, le ministère de la Culture en coordination avec l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, organise, du 15 au 19 novembre 2006 au palais de la culture Moufdi Zakaria (Alger), un concours international de miniatures et d’arabesques, avec la participation de jeunes artistes d’Algérie et de pays musulmans, indique l’artiste miniaturiste Ali Kerbouche qui fait partie du jury. Cet événement culturel, organisé à l’initiative du département de la culture, vise à «revaloriser cet art islamique antique». Cet événement coïncide avec la réunion du Conseil consultatif chargé de la stratégie culturelle du monde islamique, prévue les 18 et 19 novembre 2006 à Alger, consacrée à l’examen de «la stratégie de développement des techniques d’information et de communication dans le monde musulman», apprend-on.         

H. K.

 

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Librairie «Mille feuilles»

Un espace au service des jeunes auteurs

Baptisée «Mille feuilles», la librairie se veut un lieu d’échanges culturels et de convivialité.

Une nouvelle librairie vient d’être inaugurée à Alger centre au moment où d’autres ont changé de vocation. Baptisée «Mille feuilles»,

la librairie se veut un lieu d’échanges culturels et de convivialité. Elisant domicile à la rue Khelifa Boukhalfa, l’espace propose un éventail de produits livresques : du livre jeunesse et littérature aux ouvrages scientifiques et techniques en passant par les beaux livres. Le lieu propose un autre espace consacré aux ouvrages des sciences humaines. Ce dernier constituera le poids lourd de la librairie, souligne le gérant, M. Sid-Ali Sakhri, ajoutant que le choix de la dénomination de la raison sociale «Mille Feuilles» est un clin d’œil à d’autres commerçants qui activent dans le créneau de la bouffe. Cumulant une longue expérience dans la profession liée au livre, notamment au niveau de la librairie El Ghazali, M. Sid Ali Sakhri, qui est président de Aslia et membre du comité d’organisation du Salon international du livre d’Alger, compte faire de ce lieu un espace d’animation destiné aux auteurs littéraires affirmés et aux frais émoulus désireux de présenter leurs œuvres, à travers des rencontres dédicace. Il proposera, en outre, dira-t-il, ses services de coaching littéraire. Un travail qui servira d’intermédiaire entre l’auteur de l’ouvrage et l’éditeur. Par ailleurs, à moyen terme la librairie «Mille feuilles» offrira son espace pour abriter des expositions d’art plastique, comme cela est le cas au niveau de certaines librairies de la capitale, à l’image des gérants des librairies «Diwan café» de Hydra, «Espace Noûn», librairie des Beaux-arts qui proposent leur support espace aux jeunes poètes et plasticiens pour faire découvrir leur talent au grand public. L’initiative ne peut donc qu’être louable pour la promotion de la culture et des arts en général, nous dira M. Sid-Ali Sakhri qui se donne les moyens de sa politique pour achalander son espace d’ouvrages pour tous les goûts et en faire un lieu de promotion pour les jeunes artistes.                        

 Hacène  K.

 

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Evocation

Aurélie Picard, princesse des Sables

Fille d’un gendarme de Champagne qui berça son enfance de ses récits de conquête algérienne, Aurélie Picard ne pensait pas rencontrer un jour Si Ahmed Tidjani, de la lignée du Prophète et chef d’une influente confrérie du Sud algérien.

En 1949, Frison-Roche, alors journaliste pour L’Écho d’Alger, découvre en plein Sahara le palais de Kourdane, «où frémit encore l’âme d’Aurélie Picard, la princesse Tidjani»... L’histoire de cette jeune Française lui inspirera trente ans plus tard un de ses plus grands succès : «Djebel Amour». La fascination d’une femme disparue engage les protagonistes de ce beau roman d’aventures en une recherche nostalgique. Ce qui donne une reconstitution historique de l’Algérie, lors de la conquête française de 1870. Basé sur des faits authentiques, un très vibrant récit, passionné et passionnant. 1870, Aurélie Picard, une jeune fille de province, séduit un prince algérien qui est aussi le chef spirituel de toute l’Afrique du Nord, Si Ahmed Tidjani. Elle en tomba amoureuse, se maria et le suivit dans cette contrée lointaine alors qu’elle n’avait que 22 ans, écrit José Lenzini, l’auteur du livre «Aurélie Picard, la princesse des sables», paru sous les presse de «dition Chèvre-feuille étoilée». Son époux la mène d’abord à Alger, où cette union fait scandale, puis jusqu’à son fief d’Aïn Madhi, en plein désert, où elle découvre un milieu hostile et doit affronter les favorites du souverain... Peu à peu, elle apprend l’arabe et adopte les coutumes de son nouveau peuple, devenant pour tous «Lalla Yamina». Elle ne donne pas d’héritier à la dynastie, mais lance de grands travaux agricoles, la construction de dispensaires, de puits, d’écoles et gagne la confiance et le respect de ceux qui avaient d’abord regardé avec défiance cette petite blanche catholique. Nous sommes en 1872... Commence alors une extraordinaire aventure pour cette pionnière qui construit un palais dans les sables et met en culture plusieurs centaines d’hectares de terre hostile. Elle gagna en estime, exerça une grande influence au sein de la communauté et instaura une situation nouvelle dans laquelle les uns verront une intégration et d’autres une forme de conquête... Tous faisant montre de la même circonspection à l’égard de cette Princesse des Sables qui bâtit un univers et entra dans le mythe du désert. Elle ne trouva aucune gêne à s’accommoder des traditions du terroir.

H. K.

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