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Après sa restauration
Le Palais
Mustapha Pacha, futur musée de la miniature
Le palais Mustapha
Pacha (situé à la basse Casbah) qui a fait l’objet d’une
restauration est désigné pour devenir le futur musée de la miniature
et de l’enluminure.
Le comité exécutif
chargé de la préparation d’ «Alger, capitale de la culture arabe
2007» vient d’annoncer que dans le cadre de la tenue de cet
événement, un ouvrage d’art de 250 pages sera édité en marge d’une
exposition qui présentera un panorama des œuvres de tous les
artistes miniaturistes, enlumineurs et décorateurs sur bois. Aussi,
il est prévu, selon
M. Mustapha
Belkahla, désigné commissaire de l’exposition, un séminaire de deux
jours qui se tiendra à la mi-novembre 2007. Il regroupera les
spécialistes nationaux et internationaux de l’art de la petite
facture qui seront invités pour débattre du devenir de ce genre
pictural dans le monde. Il est à noter également que le palais
Mustapha Pacha (situé à la Casbah) qui a fait l’objet d’une
restauration est proposé pour devenir le futur musée de la
miniature. Il abritera les plus belles œuvres réalisées dans le
domaine. Par ailleurs, le ministère de la Culture en coordination
avec l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la
culture, organise, du 15 au 19 novembre 2006 au palais de la culture
Moufdi Zakaria (Alger), un concours international de miniatures et
d’arabesques, avec la participation de jeunes artistes d’Algérie et
de pays musulmans, indique l’artiste miniaturiste Ali Kerbouche qui
fait partie du jury. Cet événement culturel, organisé à l’initiative
du département de la culture, vise à «revaloriser cet art islamique
antique». Cet événement coïncide avec la réunion du Conseil
consultatif chargé de la stratégie culturelle du monde islamique,
prévue les 18 et 19 novembre 2006 à Alger, consacrée à l’examen de
«la stratégie de développement des techniques d’information et de
communication dans le monde musulman», apprend-on.
H. K.
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Librairie «Mille feuilles»
Un espace au
service des jeunes auteurs
Baptisée «Mille
feuilles», la librairie se veut un lieu d’échanges culturels et de
convivialité.
Une nouvelle
librairie vient d’être inaugurée à Alger centre au moment où
d’autres ont changé de vocation. Baptisée «Mille feuilles»,
la librairie se
veut un lieu d’échanges culturels et de convivialité. Elisant
domicile à la rue Khelifa Boukhalfa, l’espace propose un éventail de
produits livresques : du livre jeunesse et littérature aux ouvrages
scientifiques et techniques en passant par les beaux livres. Le lieu
propose un autre espace consacré aux ouvrages des sciences humaines.
Ce dernier constituera le poids lourd de la librairie, souligne le
gérant, M. Sid-Ali Sakhri, ajoutant que le choix de la dénomination
de la raison sociale «Mille Feuilles» est un clin d’œil à d’autres
commerçants qui activent dans le créneau de la bouffe. Cumulant une
longue expérience dans la profession liée au livre, notamment au
niveau de la librairie El Ghazali, M. Sid Ali Sakhri, qui est
président de Aslia et membre du comité d’organisation du Salon
international du livre d’Alger, compte faire de ce lieu un espace
d’animation destiné aux auteurs littéraires affirmés et aux frais
émoulus désireux de présenter leurs œuvres, à travers des rencontres
dédicace. Il proposera, en outre, dira-t-il, ses services de
coaching littéraire. Un travail qui servira d’intermédiaire entre
l’auteur de l’ouvrage et l’éditeur. Par ailleurs, à moyen terme la
librairie «Mille feuilles» offrira son espace pour abriter des
expositions d’art plastique, comme cela est le cas au niveau de
certaines librairies de la capitale, à l’image des gérants des
librairies «Diwan café» de Hydra, «Espace Noûn», librairie des
Beaux-arts qui proposent leur support espace aux jeunes poètes et
plasticiens pour faire découvrir leur talent au grand public.
L’initiative ne peut donc qu’être louable pour la promotion de la
culture et des arts en général, nous dira M. Sid-Ali Sakhri qui se
donne les moyens de sa politique pour achalander son espace
d’ouvrages pour tous les goûts et en faire un lieu de promotion pour
les jeunes artistes.
Hacène
K.
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Evocation
Aurélie Picard,
princesse des Sables
Fille d’un
gendarme de Champagne qui berça son enfance de ses récits de
conquête algérienne, Aurélie Picard ne pensait pas rencontrer un
jour Si Ahmed Tidjani, de la lignée du Prophète et chef d’une
influente confrérie du Sud algérien.
En 1949,
Frison-Roche, alors journaliste pour L’Écho d’Alger, découvre en
plein Sahara le palais de Kourdane, «où frémit encore l’âme
d’Aurélie Picard, la princesse Tidjani»... L’histoire de cette jeune
Française lui inspirera trente ans plus tard un de ses plus grands
succès : «Djebel Amour». La fascination d’une femme disparue engage
les protagonistes de ce beau roman d’aventures en une recherche
nostalgique. Ce qui donne une reconstitution historique de
l’Algérie, lors de la conquête française de 1870. Basé sur des faits
authentiques, un très vibrant récit, passionné et passionnant. 1870,
Aurélie Picard, une jeune fille de province, séduit un prince
algérien qui est aussi le chef spirituel de toute l’Afrique du Nord,
Si Ahmed Tidjani. Elle en tomba amoureuse, se maria et le suivit
dans cette contrée lointaine alors qu’elle n’avait que 22 ans, écrit
José Lenzini, l’auteur du livre «Aurélie Picard, la princesse des
sables», paru sous les presse de «dition Chèvre-feuille étoilée».
Son époux la mène d’abord à Alger, où cette union fait scandale,
puis jusqu’à son fief d’Aïn Madhi, en plein désert, où elle découvre
un milieu hostile et doit affronter les favorites du souverain...
Peu à peu, elle apprend l’arabe et adopte les coutumes de son
nouveau peuple, devenant pour tous «Lalla Yamina». Elle ne donne pas
d’héritier à la dynastie, mais lance de grands travaux agricoles, la
construction de dispensaires, de puits, d’écoles et gagne la
confiance et le respect de ceux qui avaient d’abord regardé avec
défiance cette petite blanche catholique. Nous sommes en 1872...
Commence alors une extraordinaire aventure pour cette pionnière qui
construit un palais dans les sables et met en culture plusieurs
centaines d’hectares de terre hostile. Elle gagna en estime, exerça
une grande influence au sein de la communauté et instaura une
situation nouvelle dans laquelle les uns verront une intégration et
d’autres une forme de conquête... Tous faisant montre de la même
circonspection à l’égard de cette Princesse des Sables qui bâtit un
univers et entra dans le mythe du désert. Elle ne trouva aucune gêne
à s’accommoder des traditions du terroir.
H. K.
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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