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Bourkika

Une cité à l’abandon

Barrage de Tichy Haf, Béjaïa

Il sera opérationnel début 2008

Situation hydrique

30% de déficit en pluviométrie

 

 16/11/06

 

 Bourkika

Une cité à l’abandon

Nombre de ses immeubles donnent en effet l'impression de dater de plusieurs années déjà, tant leur état est détérioré.

Nouvellement construite, son achèvement (partiel) remonte à trois années, la cité des 100 logements, sise à la rue Amali M’hamed de la ville de Bourkika, dans la wilaya de Tipasa, se trouve aujourd’hui dans un état lamentable, pour ne pas dire repoussant.

Nombre de ces immeubles donnent en effet l’impression de dater de plusieurs années déjà, tant leur état est détérioré. Un constat valable aussi bien pour ceux déjà habités que  ceux en attente de l’être. Avec toutefois un degré de dégradation nettement plus accentué pour ces derniers. Si la responsabilité de la situation des premiers, une cinquantaine environ, incombe principalement aux locataires, en revanche, à la cité desdits logements gérée par l’OPGI , l’état des immeubles non encore occupés est dû, selon nos sources, à une conjonction de facteurs liés les uns aux autres.

Le premier est, nous a-t-on dit, l’incompréhensible retard mis dans l’attribution des logements encore vacants. Ils le sont depuis trois années maintenant et ce, sous le prétexte avancé à chaque fois par les autorités communales aux citoyens qui s’inquiètent du retard en question, que des travaux ne sont toujours pas terminés. Le second, qui contredit le prétexte invoqué ci-dessus a trait à l’absence de gardiens pour les logements toujours en cours de réalisation.

Un facteur qui est en grande partie à l’origine des deux autres qui ont contribué et contribuent toujours à la dégradation des logements non encore attribués. Ces derniers ont, en effet, été – ce qui constitue la troisième facture – délestés d’une bonne partie de leur «équipement» : portes, fenêtres, robinets et tout ce qui peut être vendu. Ces équipements ont été pris par des individus sans scrupules, occasionnant ainsi de graves détériorations. Des détériorations qui ne manqueront pas de grever davantage le budget de l’Etat. A moins que l’on ne pense déjà à laisser aux futures bénéficiaires des logements détériorés le soin (!) de prendre en charge la restauration.

Quant au quatrième et dernier facteur qui nous a été signalé, ses retombées n’affectent pas que lesdits logements : celles-ci touchant, en effet, à la quiétude des habitants de la cité. Il a trait à la transformation d’une partie de ces logements en lieux de rencontres d’un grand nombre de marginaux, des deux sexes.

Pour toutes ces raisons, les citoyens du chef-lieu de la commune de Bourkika, dont beaucoup ne résident pas forcément à la cité des 100 logements, n’ont eu de cesse, nous a-t-on dit, de saisir et les autorités communales et les responsables de l’OPGI de la wilaya de Tipasa pour qu’une rapide solution soit trouvée à cette lamentable situation ; une solution qui passe, immanquablement, par un achèvement, dans les plus brefs délais, de ce qui reste à réaliser et par une attribution, non moins urgente, des logements restants.

Cette dernière opération étant attendue avec une impatience de plus en plus perceptible, selon nos sources, par nombre de citoyens résidant présentement dans des habitations précaires au niveau de la ville de Bourkika.

Mohamed Amine

 

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Barrage de Tichy Haf, Béjaïa

Il sera opérationnel début 2008

Convié au forum de Radio Soummam avant-hier en fin de journée, Mohamed Kessiba, directeur de l’hydraulique de la wilaya de Béjaïa a annoncé à la presse que le barrage Tichi Haf de Bouhamza, sera opérationnel dès le premier semestre de l’année 2008, soit avec un peu plus de quatre mois du délai contractuel fixé initialement au mois d’octobre 2007. L’invité de la Radio dira que le retard est dû à des problèmes d’expropriation, à savoir la position des citoyens, le passage de l’adduction, la nature du terrain à passer. En effet, le transfert de la canalisation, confié à un groupe italien et une entreprise de la région va être lancé incessamment et l’eau coulera des robinets dans 22 communes, soit une couverture de la moitié des foyers de la wilaya, dont 30% représentent ceux de Béjaïa sur un total de population de 540 000 âmes. L’eau du barrage de Tichi Haf servira aussi à l’irrigation de pas moins de 9 600 ha de terre agricole dans la région de la Haute Soummam jusqu’à la commune de Tazmalt. Le directeur de l’hydraulique qui reconnaîtra à moitié que son secteur est souffrant, estime que le démarrage dudit barrage mettra fin aux problèmes de pénurie d’eau éprouvés par les populations de la vallée de la Soummam. A ce titre, pour essayer de rassurer les représentants de la presse, septiques par rapport au lancement officiel du barrage dont la réalisation a démarré, rappelons-le au début des années 1980, a précisé que le barrage est fin prêt, la phase de remplissage a commencé et elle atteindra les 75 millions de m3 d’ici le printemps prochain. Et de rassurer encore que les travaux  d’édification de la station de traitement d’Aït R’zine sont avancés à 20% et les indemnisations des propriétaires de terrains traversés par la canalisation sont arrivés à 70%. L’invité du Forum Soummam parlera aussi de la construction, en voie de lancement d’un nouveau barrage à Timizart, dans la commune de Beni K’sila, côté ouest de la wilaya, dont 85% de ses eaux étancheront la soif des populations. Sur les 10 millions de mètres cubes qui y seront stockés, 8% seront destinés à l’irrigation et 5% seulement à l’industrie.

Hocine Cherfa

 

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Situation hydrique

30% de déficit en pluviométrie

Avec ses 3 220 km2 et son relief montagneux, la wilaya de Béjaïa est classée 2e après Jijel en matière de pluviométrie. Puisant l’essentiel de ses ressources hydriques des sources superficielles et sous-terraines, à savoir des nappes alluvionnaires, pour la vallée de la Soummam et nappes côtières pour le reste de la wilaya, notamment l’est et le littoral, Béjaïa mobilise toutes ses sources en eau où correctement toute sa production hydrique estimée à 426 millions de mètres cubes, dont 110 millions sont destinés à la production de l’énergie électrique à Kherrata. Néanmoins, cette capacité de production théorique est réduite réellement à la baisse. En effet, cette année, la wilaya enregistre déjà un déficit de 30% de pluviométrie par rapport à la normale. Cependant, la sécheresse ne constitue pas seulement le seul facteur de déficit, portant un coup aux ressources hydriques produites, mais la défectuosité des réseaux d’approvisionnement est pour beaucoup dans le  manque d’eau au profit de la population. Ainsi, selon

M. Kessiba, directeur de l’hydraulique de la wilaya de Béjaïa qui a lancé un très vaste programme de réfection des réseaux d’approvisionnement d’eau et d’irrigation, compte réduire les pertes d’eau à moins de 20% dans les prochains mois. Ainsi, comme première action, 33 km du réseau de distribution d’eau potable de la ville de Yemma Gouraya sont renouvelés, seuls 2 km restent pour l’objectif ciblé. Selon

M. Kessiba, toutes les parties des adductions touchées par la déperdition seront ciblées par cette opération. S’agissant des réseaux d’irrigation, leur réfection sera faite avec les services agricoles de la wilaya, notamment les réseaux de la région de Souk El Tenine. Le premier responsable  de l’hydraulique de Béjaïa, qui a déploré la menace de pollution qui pèse sur les eaux des oueds qui constituent le réceptacle  des rejets industriels et eaux usées, a annoncé la réalisation de plusieurs stations d’épuration des eaux à Béjaïa, Sidi Aïch, Tazmalt, Aokas et Tichy. Ce dernier annoncera par ailleurs, un vaste programme d’assainissement des retenues collinaires et la réhabilitation des forages dans le cadre du programme présidentiel.

Hocine Cherfa

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