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Bourkika
Une cité à
l’abandon
Nombre de ses
immeubles donnent en effet l'impression de dater de plusieurs années
déjà, tant leur état est détérioré.
Nouvellement
construite, son achèvement (partiel) remonte à trois années, la cité
des 100 logements, sise à la rue Amali M’hamed de la ville de
Bourkika, dans la wilaya de Tipasa, se trouve aujourd’hui dans un
état lamentable, pour ne pas dire repoussant.
Nombre de ces
immeubles donnent en effet l’impression de dater de plusieurs années
déjà, tant leur état est détérioré. Un constat valable aussi bien
pour ceux déjà habités que ceux en attente de l’être. Avec
toutefois un degré de dégradation nettement plus accentué pour ces
derniers. Si la responsabilité de la situation des premiers, une
cinquantaine environ, incombe principalement aux locataires, en
revanche, à la cité desdits logements gérée par l’OPGI , l’état des
immeubles non encore occupés est dû, selon nos sources, à une
conjonction de facteurs liés les uns aux autres.
Le premier est,
nous a-t-on dit, l’incompréhensible retard mis dans l’attribution
des logements encore vacants. Ils le sont depuis trois années
maintenant et ce, sous le prétexte avancé à chaque fois par les
autorités communales aux citoyens qui s’inquiètent du retard en
question, que des travaux ne sont toujours pas terminés. Le second,
qui contredit le prétexte invoqué ci-dessus a trait à l’absence de
gardiens pour les logements toujours en cours de réalisation.
Un facteur qui est
en grande partie à l’origine des deux autres qui ont contribué et
contribuent toujours à la dégradation des logements non encore
attribués. Ces derniers ont, en effet, été – ce qui constitue la
troisième facture – délestés d’une bonne partie de leur «équipement»
: portes, fenêtres, robinets et tout ce qui peut être vendu. Ces
équipements ont été pris par des individus sans scrupules,
occasionnant ainsi de graves détériorations. Des détériorations qui
ne manqueront pas de grever davantage le budget de l’Etat. A moins
que l’on ne pense déjà à laisser aux futures bénéficiaires des
logements détériorés le soin (!) de prendre en charge la
restauration.
Quant au quatrième
et dernier facteur qui nous a été signalé, ses retombées n’affectent
pas que lesdits logements : celles-ci touchant, en effet, à la
quiétude des habitants de la cité. Il a trait à la transformation
d’une partie de ces logements en lieux de rencontres d’un grand
nombre de marginaux, des deux sexes.
Pour toutes ces
raisons, les citoyens du chef-lieu de la commune de Bourkika, dont
beaucoup ne résident pas forcément à la cité des 100 logements,
n’ont eu de cesse, nous a-t-on dit, de saisir et les autorités
communales et les responsables de l’OPGI de la wilaya de Tipasa pour
qu’une rapide solution soit trouvée à cette lamentable situation ;
une solution qui passe, immanquablement, par un achèvement, dans les
plus brefs délais, de ce qui reste à réaliser et par une
attribution, non moins urgente, des logements restants.
Cette dernière
opération étant attendue avec une impatience de plus en plus
perceptible, selon nos sources, par nombre de citoyens résidant
présentement dans des habitations précaires au niveau de la ville de
Bourkika.
Mohamed Amine
Haut
Barrage de Tichy Haf, Béjaïa
Il sera
opérationnel début 2008
Convié au forum de
Radio Soummam avant-hier en fin de journée, Mohamed Kessiba,
directeur de l’hydraulique de la wilaya de Béjaïa a annoncé à la
presse que le barrage Tichi Haf de Bouhamza, sera opérationnel dès
le premier semestre de l’année 2008, soit avec un peu plus de quatre
mois du délai contractuel fixé initialement au mois d’octobre 2007.
L’invité de la Radio dira que le retard est dû à des problèmes
d’expropriation, à savoir la position des citoyens, le passage de
l’adduction, la nature du terrain à passer. En effet, le transfert
de la canalisation, confié à un groupe italien et une entreprise de
la région va être lancé incessamment et l’eau coulera des robinets
dans 22 communes, soit une couverture de la moitié des foyers de la
wilaya, dont 30% représentent ceux de Béjaïa sur un total de
population de 540 000 âmes. L’eau du barrage de Tichi Haf servira
aussi à l’irrigation de pas moins de 9 600 ha de terre agricole dans
la région de la Haute Soummam jusqu’à la commune de Tazmalt. Le
directeur de l’hydraulique qui reconnaîtra à moitié que son secteur
est souffrant, estime que le démarrage dudit barrage mettra fin aux
problèmes de pénurie d’eau éprouvés par les populations de la vallée
de la Soummam. A ce titre, pour essayer de rassurer les
représentants de la presse, septiques par rapport au lancement
officiel du barrage dont la réalisation a démarré, rappelons-le au
début des années 1980, a précisé que le barrage est fin prêt, la
phase de remplissage a commencé et elle atteindra les 75 millions de
m3 d’ici le printemps prochain. Et de rassurer encore que les
travaux d’édification de la station de traitement d’Aït R’zine sont
avancés à 20% et les indemnisations des propriétaires de terrains
traversés par la canalisation sont arrivés à 70%. L’invité du Forum
Soummam parlera aussi de la construction, en voie de lancement d’un
nouveau barrage à Timizart, dans la commune de Beni K’sila, côté
ouest de la wilaya, dont 85% de ses eaux étancheront la soif des
populations. Sur les 10 millions de mètres cubes qui y seront
stockés, 8% seront destinés à l’irrigation et 5% seulement à
l’industrie.
Hocine Cherfa
Haut
Situation hydrique
30% de déficit
en pluviométrie
Avec ses 3 220 km2
et son relief montagneux, la wilaya de Béjaïa est classée 2e après
Jijel en matière de pluviométrie. Puisant l’essentiel de ses
ressources hydriques des sources superficielles et sous-terraines, à
savoir des nappes alluvionnaires, pour la vallée de la Soummam et
nappes côtières pour le reste de la wilaya, notamment l’est et le
littoral, Béjaïa mobilise toutes ses sources en eau où correctement
toute sa production hydrique estimée à 426 millions de mètres cubes,
dont 110 millions sont destinés à la production de l’énergie
électrique à Kherrata. Néanmoins, cette capacité de production
théorique est réduite réellement à la baisse. En effet, cette année,
la wilaya enregistre déjà un déficit de 30% de pluviométrie par
rapport à la normale. Cependant, la sécheresse ne constitue pas
seulement le seul facteur de déficit, portant un coup aux ressources
hydriques produites, mais la défectuosité des réseaux
d’approvisionnement est pour beaucoup dans le manque d’eau au
profit de la population. Ainsi, selon
M. Kessiba,
directeur de l’hydraulique de la wilaya de Béjaïa qui a lancé un
très vaste programme de réfection des réseaux d’approvisionnement
d’eau et d’irrigation, compte réduire les pertes d’eau à moins de
20% dans les prochains mois. Ainsi, comme première action, 33 km du
réseau de distribution d’eau potable de la ville de Yemma Gouraya
sont renouvelés, seuls 2 km restent pour l’objectif ciblé. Selon
M. Kessiba, toutes
les parties des adductions touchées par la déperdition seront
ciblées par cette opération. S’agissant des réseaux d’irrigation,
leur réfection sera faite avec les services agricoles de la wilaya,
notamment les réseaux de la région de Souk El Tenine. Le premier
responsable de l’hydraulique de Béjaïa, qui a déploré la menace de
pollution qui pèse sur les eaux des oueds qui constituent le
réceptacle des rejets industriels et eaux usées, a annoncé la
réalisation de plusieurs stations d’épuration des eaux à Béjaïa,
Sidi Aïch, Tazmalt, Aokas et Tichy. Ce dernier annoncera par
ailleurs, un vaste programme d’assainissement des retenues
collinaires et la réhabilitation des forages dans le cadre du
programme présidentiel.
Hocine Cherfa
Haut
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