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Les trois accusés de la BNA extradés hier
Le «fric» est
resté au Maroc
L’extradition,
hier, du Maroc, des trois personnes accusées dans l’affaire de
dilapidation de 2000 milliards de centimes de plusieurs agences de
la Banque nationale d’Algérie (BNA) ne mettra pas fin aux procédures
judiciaires engagées par la justice algérienne en direction de ce
pays.
Accusés d’être
impliqués dans la dilapidation de 2000 milliards de centimes de
plusieurs agences de la BNA, ces trois prévenus étaient sortis du
territoire pour se rendre au Maroc. Ils avaient été arrêtés à
Casablanca et incarcérés à la prison de Salé, au Maroc, depuis
janvier de l’année en cours. Ces trois accusés, dont un ex-directeur
de l’agence BNA de Bouzaréah et une secrétaire, ont, selon une
source proche du Bureau central national (BCN) d’Interpol Algérie,
quitté l’Algérie et accédé au territoire marocain via un autre pays.
Les autorités judiciaires algériennes avaient adressé une demande
d’extradition aux autorités judiciaires marocaines. La «bataille»
judiciaire a duré trois mois avant que le Chef du gouvernement
marocain, Driss Jettou ne signe, le 12 octobre dernier, les décrets
d’extradition de ces trois prévenus. Les ministres de l’Intérieur et
de la Justice marocains ont également apposé leur paraphe sur les
trois décrets pour ces extraditions.
Un mandat d’arrêt
international à l’encontre de ces trois accusés, entre autres, avait
été lancé par la justice algérienne en décembre 2005, et demandé aux
autorités judiciaires marocainse leur extradition «dans les délais
requis», ajoute cette source, dans le cadre de la dilapidation de
2000 milliards de centimes de plusieurs agences BNA. Ils sont
accusés de plusieurs chefs d’inculpation dont le «détournement de
deniers publics, faux et usage de faux et émission de chèques sans
provision».
Cette affaire de
dilapidation remonte à la fin 2005 lorsque le pot aux roses fut
découvert et une plainte a été déposée par la direction générale de
la BNA. L’expertise comptable effectuée par cette banque a découvert
que 1946 chèques avaient été émis et encaissés sans garantie de
remboursement par la société de A.A. De l’année 2002 à 2005, des
crédits ont été accordés par plusieurs agences BNA sans garantie de
remboursement, à des sociétés écrans, avec la complicité de
responsables de cette banque. Plusieurs d’entre les personnes
accusées auraient quitté le territoire national pour la
Grande-Bretagne devenue un lieu de résidence pour de nombreuses
personnes accusées d’être impliquées dans des scandales financiers
et parmi eux Khalifa Abdelmoumen.
L’affaire n’est
pas finie
Cette extradition
ne serait, selon une source au fait de ce dossier, qu’une première
étape qui précéderait celle relative à la tentative, du côté
algérien, de récupérer les deux sociétés achetées, au Maroc, par ces
accusés avec une partie de cet argent dilapidé. Un droit accordé à
l’Algérie par les conventions internationales relatives à la lutte
contre le blanchiment d’argent, signées par l’Algérie et le Maroc,
engageant ces deux pays à se conformer à ces conventions
universelles. Répondant aux normes internationales en la matière, la
loi algérienne 05/01 du 6 février 2005, de lutte contre le
blanchiment d’argent et le financement du terrorisme stipule, dans
son article 30 qu’il est «possible que la coopération judiciaire
comprend des demandes d’instruction, commissions rogatoires
internationales et remise de personnes recherchées en vertu de la
loi, et, également, la recherche et la saisie des biens obtenus du
blanchiment d’argent et ceux destinés au financement du terrorisme
(et ce) sans porter atteinte aux droits d’autrui». Cette loi qui met
à niveau la législation algérienne, avec les législations
internationales, serait une base juridique pour la justice
algérienne en droit, sur la base de conventions internationales, de
récupérer ces biens.
La justice
algérienne ne compte pas se limiter à l’extradition des trois
prévenus arrêtés au Maroc mais compte, selon une source judiciaire,
faire valoir les droits de l’Algérie à récupérer ces biens achetés
avec l’argent de la BNA dilapidé. Une demande qui sera accompagnée
par une procédure séparée de celle relative à l’extradition de ces
prévenus. La demande algérienne se fera, également, sur la base de
l’article 29 de cette loi qui stipule que «la coopération judiciaire
entre les parties judiciaires algérienne et étrangère, durant les
instructions, poursuites et mesures judiciaires concernant le
blanchiment d’argent et financement du terrorisme, se basant sur le
principe de la réciprocité et dans le cadre du respect des
conventions bilatérales et à plusieurs parties appliquées dans ce
domaine et approuvées par la législation algérienne conformément à
la législation interne».
La demande
algérienne se fera, selon l’article 28 de la loi 05/01, avec le
respect de la souveraineté nationale puisqu’on peut lire, dans cet
article, qu’«il n’est pas autorisé de communiquer des informations
(à la partie étrangère) si des mesures judiciaires sont enclenchées
en Algérie sur la base des mêmes faits, ou si la communication de
ces informations porte atteinte à la souveraineté et la sécurité
nationales ou l’ordre public ou les intérêts essentiels de
l’Algérie».
Reste à savoir,
maintenant, quelle serait la nature juridique des deux sociétés
achetées, au Maroc, avec une partie des 2000 milliards de centimes
volés de plusieurs agences de la BNA, même si ce «détail» ne
pourrait faire entrave à la demande algérienne de récupérer les
parts des prévenus, ajoute cette source selon laquelle cette
procédure concernerait les biens de ces prévenus obtenus avec
l’argent dilapidé. Cette procédure pourrait prendre du temps. Côté
algérien, la cellule de traitement du renseignement financier
pourrait participer à cette procédure de rapatriement de biens
algériens transférés au Maroc, par le rachat de ces deux sociétés,
dit une source.
Le lien avec
Khalifa
L’ex-directeur de
l’agence BNA, faisant partie des trois prévenus extradés du Maroc,
avait été cité, en tant que témoin, il y a un peu plus d’une année,
dans une affaire d’«imitation de signature» dans laquelle sont
accusés un ex-directeur de l’agence Khalifa de Chéraga et un homme
d’affaires. Dans le procès qui a eu lieu, il y a quelque temps, il
était question d’une imitation de signature par l’un des deux
gérants d’une entreprise privée. Celui-ci avait été accusé d’avoir
imité la signature de son associé pour encaisser de l’argent à
partir de chèques de cette entreprise. La victime avait déposé
plainte. Le tribunal de Chéraga avait, lors du procès, tenté de
faire la lumière sur les opérations bancaires ayant eu lieu, dans
cette affaire, entre les agences Khalifa de Chéraga et l’agence BNA
de Bouzaréah dirigée, à l’époque, par l’un des trois accusés
extradés du Maroc. L’accusé avait été condamné à trois années de
prison ferme. Le témoignage de cet ex-directeur de l’agence BNA de
Bouzaréah n’avait pas été entendu puisque celui-ci se trouvait au
Maroc. Ce témoignage pourrait être entendu puisque maintenant il est
extradé vers l’Algérie.
M. Abi
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Contrebande à Maghnia
200 portables
«scotchés» sur la peau
Des centaines de
téléphones portables ont été saisis, mardi, par les éléments de la
Gendarmerie nationale de Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen, dans un
barrage dressé au lieu-dit Lefgag, dans l’axe routier reliant Oran à
Tlemcen, en interceptant un véhicule de marque Renault Clio,
immatriculé à Alger, avec à son bord trois personnes, dont une
femme. Les gendarmes ont procédé à la fouille du véhicule et ont
découvert dans un premier temps une dizaine de téléphones portables.
Il s’avéra par la suite que ces appareils avaient été mis en
évidence juste pour tromper la vigilance des gendarmes. Ceux-ci ont
procédé, en effet, à la vérification des papiers des occupants de ce
véhicule. Lors de la vérification des papiers d’identité des
occupants de ce véhicule et intrigués par le comportement de cette
femme âgée de 52 ans, demeurant à Oran, une fouille corporelle de
cette dernière a été entreprise. Le pot aux roses ! Plus de deux
cents portables étaient scotchés sur sa peau à l’aide d’un ruban
adhésif. Cette femme a avoué aux gendarmes que la marchandise
constituée de 219 portables en provenance du Maroc et d’une valeur
marchande de plus 300 millions de centimes lui avait été confiée au
niveau du marché noir de Zouia par le conducteur de la Clio et son
complice, âgés respectivement de 21 et 33 ans, demeurant tous deux
à Alger, en contrepartie d’une somme d’argent pour l’acheminement
de cette marchandise jusqu’à Oran. Ces trois personnes ont été
arrêtées. Le véhicule ainsi que ce lot de téléphones portables ont
été saisis. Ce procédé serait fréquemment utilisé par des
contrebandiers, entre Zouia et Oran.
M. A.
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Visite de Nicolas Sarkozy en Algérie
Trop de bruit
pour rien
Voilà donc le
météorite passé. A une vitesse de l’éclair qui aura en tout cas
laissé des traces. Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Intérieur
français mais plus, c’est le présidentiable le plus en vue pour
succéder au vieillissant Jaques Chirac en 2007, que l’Algérie
officielle, par le biais de sa plus haute autorité, le président de
la République, a accueilli à bras ouverts et tapis rouge déroulé.
Pour quelle finalité au bout du compte ? Si ce n’est peut-être ce
tout petit acquis qu’est la suppression du très vexatoire traitement
dont ont été victimes, des années durant, les demandeurs de visa
algériens. Une œuvre diplomatique ? Pour le chef de l’UMP, en
campagne électorale depuis plusieurs mois, c’en est vraiment une,
comme l’ont été mais inversement, ceux-là, d’autres «œuvres» : «La
racaille», «le Kärcher» et bien d’autres fleurs que seul Sarkozy,
semble-t-il, sait cueillir. De quoi, en tout cas, avec son
déplacement à Alger, limiter les dégâts dans la communauté
maghrébine et particulièrement algérienne, et de là, glaner autant
qu’il peut quelques voix blacks-beurs. Histoire d’en finir avec sa
casserole lepéniste. Le deuxième acquis pour le ministre français
est sans doute de rajouter d’autres étoiles à ses galons. Sarkozy a
su et a pu se poser carrément en un président de la République de
fait. Recueillement au monument des Martyrs, rencontre avec les plus
hauts responsables du pays, audience de plusieurs heures avec le
président de la République...Que veut-il de plus ? Un privilège
auquel ni Douste Blazy, le ministre des Affaires étrangères, ni
encore les autres ministres français qui défilent depuis quelques
mois à Alger n’ont eu droit. Le troisième acquis pour le chef de l’UMP
est de mettre carrément le pied dans le plat préféré de Chirac : les
affaires étrangères et précisément l’Algérie. Héraut de la rupture,
à Alger, Sarkozy a balayé d’une seule main ce que le Président
Chirac, lui, a récolté avec ses deux mains. Même s’il n’a cessé de
répéter en boucle que sa visite s’est faite avec l’aval, voire sous
l’impulsion du Président français. Enfin, en véritable homme des
médias, Sarkozy a réussi à s’attirer les feux des médias, autant en
Algérie qu’ailleurs dans le monde.
Victoire sur
Chirac
Du côté algérien,
on est resté sur sa faim. Mais à quoi au juste pouvait-on s’attendre
de la part d’un homme dont le parti a initié et voté la loi
glorifiant le colonialisme ? L’une derrière l’autre, Sarkozy avec
une facilité déconcertante a battu en brèche tous les arguments que
le gouvernement algérien agitait à tue-tête dans l’espoir de
revigorer une amitié en panne d’une mémoire encore fébrile. Ni
traité, ni pardon, encore moins une repentance sur laquelle le
gouvernement algérien a jeté son dévolu. «L’amitié n’a pas besoin
d’être gravée», a-t-il décrété sur un ton ferme et résolu. Du coup,
il n’est plus question d’excuses sous quelques formes qu’elles
soient et, encore, ce n’est pas de la bouche de quelqu’un qui a dit
: «Il faut cesser avec la repentance permanente» qu’on devrait
entendre le mot pardon. Bref, Sarkozy est venu à Alger pour
expliquer, pour ne pas dire, au fait, imposer une nouvelle donne. La
sienne. Celle en tout cas qui contraste de fond en comble avec la
politique chiraquienne basée celle-ci sur un traité d’amitié qui ne
verrait donc plus le jour. Après une période de «Je t’aime toi non
plus», on passe avec ce très probable futur président français au
«Je t’aime malgré moi». Il ne faut pas être grand clerc pour voir et
dire que de cette visite, l’Algérie n’a recueilli que des
clopinettes difficiles à faire convaincre avec même les plus proches
amis de la France de chez nous. Que dire de ceux qui gardent à ce
jour une rancune intacte envers un pays qui refuse de s’excuser pour
les crimes de guerre et contre l’humanité qu’il a commis durant 132
ans de colonisation. Sarko joue et gagne. Alger devrait planter ses
banderilles. Car tout n’est pas joué en France. Même s’il part
favori, rien ne dit que ce virevoltant ministre sera en juillet 2007
le président de la France.
Amine Goutali
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Faussaires arrêtés par la PJ
800 faux
cachets découverts
L’important coup
de filet réussi par la brigade de recherches et d’interventions
(BRI) de la police judiciaire de la Sûreté de la wilaya d’Alger (SWPJ)
en découvrant deux ateliers de fabrication de faux dans cette wilaya
(lire l’article paru dans notre édition d’hier), a permis aux
enquêteurs de découvrir 800 faux sceaux humides, ainsi qu’un sceau
sec, apprend-on de source proche du parquet de
sidi-M’hamed. De
faux sceaux de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN),
des Douanes, du secrétariat général de la wilaya d’Alger, de
cabinets de plusieurs autres wilayas, de circonscriptions
administratives, d’agences foncières, des impôts, de notaires ainsi
que de Sonacome comptent parmi les faux sceaux découverts par les
éléments de la BRI.
M. A.
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Renforçant les projets de coopération
Prodi inaugure
la première école italienne à Alger
L’invité italien
a qualifié les relations algéro-italiennes de «très, très bonnes»
et «très fortes».
Au deuxième jour
de sa visite en Algérie, le président du Conseil des ministres de la
République italienne, Romano Prodi, a inauguré hier matin à Alger,
une école italienne, «Roma» destinée aux enfants du personnel de
l’ambassade de l’Italie et de ceux des entreprises italiennes
implantées en Algérie. L’invité italien a qualifié les relations
algéro-italiennes de «très, très bonnes» et «très fortes». J’espère,
a-t-il dit en marge de l’inauguration de l’école italienne, que «ces
relations le seront davantage, notamment par l’engagement de projets
communs et pas seulement dans le domaine de l’énergie, mais
également dans la petite et moyenne entreprise. Ma politique vise
notamment la création d’une vraie communauté méditerranéenne entre
les deux rives, Nord et Sud», a-t-il ajouté. .
Sise au quartier
des Sources, dans la commune de Bir-Mourad-Raïs, cette école est
déjà opérationnelle depuis un mois. Selon la directrice de cette
école, Mme Alina Fanchouli, c’est le seul établissement du genre.
Il accueille des enfants âgés de 6 à 11 ans. En effet, c’est dans
le cadre d’un accord portant création d’une école italienne à Alger
qu’a été conclu, avant-hier, entre l’Algérie et l’Italie, ainsi
qu’un protocole de coopération technologique et un mémorandum dans
le domaine de la petite et moyenne entreprise (PME), que cette école
a été créée, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires
étrangères. L’accord sur la création d’une école italienne à Alger,
signé par le directeur général Europe audit, ministère et
l’ambassadeur d’Italie à Alger, «témoigne du développement croissant
des relations de coopération entre l’Algérie et l’Italie»,
indique-t-on dans le communiqué qui rassure que la création de cette
école s’effectuera «conformément aux dispositions de l’ordonnance du
23 août 2005, fixant les règles générales relatives à l’enseignement
dans les établissements privés d’éducation et d’enseignement».
Cette école
facilitera par ailleurs la présence et l’activité des entreprises
italiennes en offrant aux cadres italiens, pendant leur séjour en
Algérie, la possibilité d’assurer à leurs enfants un enseignement
conforme aux programmes d’éducation suivis en Italie. Il s’agit
aussi d’un protocole exécutif de l’accord bilatéral de coopération
technologique pour les années 2006-2007, conclu, faut-il le
rappeler à Alger le 3 juin 2002. Il a été signé par le secrétaire
général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, Mohamed Gherras et l’ambassadeur italien à Alger. Un
programme de coopération scientifique entre les universités et
centres de recherches des deux pays dans différents domaines est
prévu dans le cadre de cet accord. Le mémorandum d’entente, signé
par le directeur de la coopération au ministère de la PME, Amrous
Abdelaziz, et le diplomate italien, «définit le cadre général pour
soutenir et promouvoir la coopération algéro-italienne dans le
domaine de la PME et prévoit les instruments et programmes
nécessaires pour atteindre les objectifs souhaités par les deux
parties», peut-on lire dans le même communiqué. A souligner que le
président de la République s’est entretenu avec son invité
accompagné de
Silvio Sircana,
porte-parole de la présidence du Conseil des ministres, Daniele De
Giovanni, assistant à la présidence du Conseil des ministres,
Stefano Carnelos et Giovanni Batusta, conseillers diplomatiques à la
présidence du Conseil des ministres. Par ailleurs, dans un entretien
accordé au quotidien italien La Corriere della Sera, le président
de la République a insisté sur les grandes potentialités de
coopération dont disposent l’Algérie et l’Italie. Il indiquera en
outre que l’expérience «acquise par nos forces de sécurité en
matière de lutte contre le terrorisme et la vigilance du peuple
algérien ainsi que certains résultats enregistrés par la coopération
internationale sont rassurants. Les possibilités d’infiltration en
territoire algérien de groupes terroristes s’amenuisent de jour en
jour».
Sonatrach signe
des accords de livraison de gaz avec cinq entreprises italiennes
Des accords de
vente de gaz naturel avec cinq sociétés italiennes pour un volume
total de 6 milliards de m3/an ont été signés, hier, entre Sonatrach
et cinq sociétés italiennes. Les livraisons se feront à travers le
futur gazoduc qui reliera, à partir de 2009, l’Algérie à l’Italie
via la Sardaigne.
Fatima Arab
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Retraités
Azzi sera-t-il
lâché par les siens ?
Le conflit qui
oppose depuis quelques mois déjà la Fédération nationale des
travailleurs retraités (FNTR) au ministère du Travail et de la
Sécurité sociale, ne laisse pas indifférent la base de cette frange
de la population qui semble ne pas accepter cette situation qui n’a
que trop duré. En attendant le retour de mission de Abdelmadjid
Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA qui parraine de surcroît la
FNTR et qui semble détenir la clé de la solution au problème, des
concertations sont menées entre membres de la commission exécutive
fédérale (CEF) pour tenter de rétablir le courant entre les deux
institutions. «Loin de nous l’idée de nous comporter en
redresseurs», nous dira l’un des membres de la commission qui
affirme que l’objectif est d’arriver à débloquer la situation pour
le bien-être des retraités. Au regard des bonnes relations qui
existaient entre les deux institutions, aucun n’aurait pu imaginer
voir la situation arriver à un tel stade. «Tout baignait dans
l’huile, si ce n’est l’attitude du premier responsable de la FNTR
qui serait à l’origine du conflit, vis-à-vis du ministère», nous
dira un membre du conseil. Il rappelle qu’au lendemain de l’annonce
par le Président Bouteflika, le 26 juin dernier d’un certain nombre
de mesures en faveur des retraités, le secrétaire général de la FNTR
s’était même félicité en déclarant les mesures présidentielles
d’importantes tout en soulignant que 50% des revendications adoptées
lors du 4e congrès ont été satisfaites à travers ces décisions. Mais
par la suite, un véritable revirement de la situation s’est
produit, poussant les retraités à sortir dans la rue pour dénoncer
ce qu’ils appellent les agissements de la CNR et l’absence
d’application de certaines modalités de substitution des pensions de
retraite. Depuis, le torchon a commencé à brûler entre les deux
institutions. Aujourd’hui, plusieurs cadres de la FNTR, estiment que
le secrétaire général s’oppose à tout règlement du conflit, ce qui a
conduit l’administration à prendre un certain nombre de mesures
telle la cessation du prélèvement des cotisations à la source en
faveur de la Fédération. Si cette mesure allait être mise en
application, la Fédération sera privée de rentrées d’argent pour son
fonctionnement, d’une part et d’autre part, elle verra ses missions
sociales et même organiques réduites, sans compter les risques d’une
éventuelle déperdition des membres. Ces mêmes cadres demandent
l’intervention de la Centrale UGTA et en particulier celle de son
secrétaire général et l’application du statut et du règlement
intérieur dont la FNTR est membre. Un des membres de la CEF ira même
jusqu’à qualifier l’action du secrétaire général de la FNTR de
fractionnelle au regard de ce qu’il entreprend sans consulter les
autres membres, dira-t-il. Cependant, on a appris qu’outre les
décisions présidentielles, le ministre avait ordonné l’application
de la revalorisation de 4% à partir du mois de novembre avec effet
rétroactif sans oublier la réactualisation des pensions de retraite
qui a touché plus de un million cinq cent mille retraités. D’autres
membres estiment que le conflit est plus profond, ce qui nécessite
un dialogue, dans l’intérêt des retraités à qui le dernier mot
pourrait revenir.
Hamada Ben
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Lutte contre l’informel et la contrefaçon
La révision de
l’arsenal juridique s’impose
L’étude menée par
des experts algériens et européens sur l’informel et la contrefaçon
et, partant, sur leur impact sur l’économie et le marché algériens,
a préconisé une stratégie d’intervention. Elle a été proposée
avant-hier, lors de la journée d’information qui a eu lieu à l’hôtel
Sheraton. Reposant sur cinq axes, cette stratégie prévoit en premier
lieu la création d’un Plan d’action national (PAN) au plus haut
niveau de l’Etat pour la lutte contre le marché informel, la
contrefaçon et l’amélioration du droit à la concurrence. Ce dernier
s’articule autour de l’amélioration de l’arsenal juridique,
l’amélioration de l’organisation des intervenants et des outils de
travail. Un Comité national (ou observatoire) qui sera composé des
différents intervenants institutionnels (Douanes, Impôts, Intérieur,
Défense, Santé, Justice, Association d’entreprises, Conseil de la
concurrence) devrait être mis sous l’autorité du ministère du
Commerce. Il a pour mission de mettre en œuvre des actions concrètes
de lutte contre ces phénomènes négatifs. Il s’agit en second lieu de
l’amélioration de l’arsenal juridique. Dans ce contexte, il est
proposé la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie judiciaire qui
consiste à redéfinir le traitement pénal et repose principalement
sur la nécessité d’appliquer les peines. La stratégie d’intervention
propose aussi l’aménagement de la loi relative à la concurrence et
la réhabilitation du fonctionnement du Conseil de la concurrence.
Chose qui implique le renforcement des règles de la concurrence et
de doter le Conseil national de la concurrence (CNC) d’un statut
plus important, lui assurant plus de liberté d’action. Il est
préconisé par ailleurs l’amélioration de l’organisation des
intervenants et des outils de travail, l’organisation des visites
d’études et la formation des cadres chargés de la mise en œuvre. Le
dernier axe porte sur l’importance capitale de l’information, la
communication et l’éducation des consommateurs. Il vise à informer
et à éduquer des publics cibles, informer les collaborateurs et les
partenaires et obtenir leur adhésion dans la lutte contre le marché
informel et la contrefaçon, puis informer et sensibiliser les
entreprises ainsi que les acteurs concernés sur le droit à la
concurrence.
Habiba Ghrib
Haut
TIC
L’Algérie à la
conférence de l’UIT
Prenant part aux
travaux de la conférence des plénipotentiaires de l’Union
internationale des
télécommunications
(UIT), qui a lieu cette semaine en Antalya en Turquie, le ministre
de la Poste et des Technologies de l’information et de la
Communication, Boudjemaâ Haïchour, a lors de son intervention,
rappelé le bond en avant de l’Algérie dans la société de
l’information. Il appuiera ses déclarations par le fait que la
télédensité globale en téléphonie est passé à 65% en 2006, que
l’extension du réseau de fibres optiques et de faisceaux hertziens
en plus du VSAT reflètent les avancées exponentielles réalisées par
l’Algérie dans le domaine des TIC. La conférence des
plénipotentiaires de l’UIT qui se tient tous les quatre ans a élu,
cette année, le malien Hamdoun Touné au poste de secrétaire général.
H.G.
Haut
Augmentation des salaires
Le syndicat
national de Sonatrach exige au moins 25%
Les deux parties
ont décidé de «préparer un consensus avant d'aller négocier avec le
P-DG de Sonatrach».
La réunion, au
cours de laquelle le syndicat national de Sonatrach et la direction
de cette entreprise devaient négocier l’augmentation des salaires
des travailleurs du groupe Sonatrach, qui s’est tenue avant-hier
après-midi entre des représentants des sections du syndicat national
de cette entreprise et les cadres dirigeants, après qu’elle ait été
reportée, s’est poursuivie hier. Les deux parties ont décidé de
«préparer un consensus avant d’aller négocier avec le P-DG de
Sonatrach». Selon Lamouri Abdelkrim, secrétaire général du syndicat
national de Sonatrach, que nous avons joint, hier, «un accord
d’augmentation de salaire de 8 à 12% a été conclu entre le groupe
Sonatrach et 9 entreprises pétrolières» qui ont accepté la
proposition faite par la direction générale de Sonatrach. Cependant,
ajoutera notre interlocuteur, qui indique que chaque entreprise est
libre d’aller négocier les salaires de ses employés, «nous refusons
cette augmentation de 8 à 12%, car nos revendications concernant
justement les augmentations de salaires, nous les avons exprimées
bien avant que le président de la République n’annonce que les
salaires vont être augmentés». Et à ce dernier de se demander :
«Pourquoi nos
salaires ne seront pas augmentés de
25% ?». Selon ce
dernier, les deux parties ne sont pas parvenues à un accord
définitif qui permettra la concrétisation des augmentations de
salaires.
M. Lamouri a
estimé que «les négociations engagées avec la direction de Sonatrach,
depuis mardi, sont toujours en cours». Pour mieux sérier les
revendications des travailleurs de Sonatrach, nous a fait savoir
M. Lamouri, une
plate-forme de revendications a été transmise à la direction de
cette entreprise. Toutes les préoccupations des employés ont été
transcrites. La décision d’augmentation des salaires de 12%,
proposée par la direction de Sonatrach, convient-il de rappeler, a
reçu un refus catégorique de la part du syndicat national de
Sonatrach. Les travailleurs des autres filiales demanderont, sans
aucun doute, les mêmes augmentations (25%). L’autre revendication
exprimée par le syndicat national de Sonatrach, nous a fait savoir
Lamouri Abdelkrim, a trait à la nécessité de l’introduction de la
cotisation de l’indemnité de zone et des conditions de vie (IZCV).
«Nous demandons à ce que tous les travailleurs soient mis sur le
même pied d’égalité en bénéficiant des mêmes avantages, notamment
soumis à la relève et qui ne bénéficient pas des cotisations
retraite IZCV. Imaginez que deux travailleurs ayant le même statut
ne bénéficient pas des mêmes avantages. L’un, on lui accorde le
droit à la cotisation IZCV alors que son collègue on le lui
interdit. C’est de l’injustice!» Enfin, les syndicalistes comptent
aller jusqu’au bout afin de faire aboutir leurs revendications, dont
certaines sont vieilles de plus de 10 ans. Au moment où nous
mettons sous presse, la réunion se poursuivait.
Djamel Oukali
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Conférence de presse du Snapap
Retour aux
grèves dès 2007
Le secrétaire
général du Syndicat national autonome des personnels de
l’administration publique (Snapap), Rachid Malaoui a dressé un
tableau peu reluisant quant à la conjoncture actuelle du monde du
travail en Algérie, lors d’une conférence de presse organisée, hier,
au siège de son organisation à Alger. Conférence consacrée
essentiellement à la récente mission effectuée au pays par
l’Internationale des services publics (ISP). Evoquant d’emblée la
situation sociale des travailleurs qualifiée de «dégradante», le
conférencier indique que le pacte social paraphé ces derniers mois
est loin de la volonté des fonctionnaires puisque «les véritables
représentants des travailleurs qui sont les syndicats autonomes
n’ont pas été partie prenante dans l’accord conclu». Aux yeux du SG
du Snapap, le pacte en question constitue un «état d’urgence» pour
les travailleurs algériens du fait que ces derniers sont d’ores et
déjà privés du droit de faire la grève conformément, explique-t-il,
à la trêve de quatre (4) ans incluse dans le pacte. «Ce pacte reste
loin des aspirations des travailleurs et n’engage que ceux qui l’ont
signé», commente l’orateur. «On a souligné à l’ISP que les récentes
négociations sur le pacte économique et social n’avaient pas inclus
toutes les organisations syndicales représentatives», a-t-il encore
déclaré. Dans le même sujet du pacte social plébiscité par l’UGTA,
il dira que «les augmentations de salaires décidées sont de la
poudre aux yeux, car le pouvoir d’achat des travailleurs de la
Fonction publique demeure médiocre, pire encore, il va se dégrader
dans les tout prochains mois avec l’augmentation des tarifs de
l’électricité et du gaz». En revanche, et dans l’objectif de faire
face à cette situation, le conférencier soutient que son
organisation compte mobiliser l’ensemble des organisations
syndicales des différents secteurs d’activité en vue de créer un
front commun susceptible de faire, poursuit-il, entendre sa voix.
Est-ce la reprise des grèves ? «Oui», répond
M. Malaoui à cette
question.
Selon lui, «le
front social est en ébullition et les débrayages nationaux seront
inévitables à partir de l’année prochaine (2007), eu égard aux
différentes augmentations des prix de plusieurs produits qui auront
lieu et notamment aux dispositifs de la nouvelle loi sur la Fonction
publique». Dans un autre chapitre, concernant la mission effectuée
par l’ISP, celle-ci avait pour objectif, dira Rachid Malaoui, de
renforcer la coopération avec les syndicats du secteur public dans
le domaine de la formation syndicale, d’échanger des points de vue
sur le rôle du secteur public dans la fourniture des services-clés
ainsi que de soutenir les syndicats du secteur public dans leurs
revendications en matière de conditions d’embauche, de sécurité
sociale, de restructuration, de respect des droits syndicaux. Au
cours de son séjour en Algérie, on souligne que «la mission a abordé
les initiatives prises par des entreprises et des syndicats
nationaux pour promouvoir l’accès des femmes aux postes à
responsabilité dans le monde du travail et leur participation sur un
pied d’égalité avec les hommes au sein des organes décisionnaires
des syndicats». Par ailleurs, l’ISP a exhorté, poursuit-on, le
gouvernement de mettre en œuvre les recommandations du Comité de la
liberté syndicale de l’OIT, cesser toute intimidation à l’égard des
syndicalistes ainsi que de reconnaître les syndicats autonomes.
M. Kechad
Haut
SNCM
Une baisse de
50% du CA
Hier, Robert Mouly,
Directeur du Pôle Maghreb de la Société nationale Corse Méditerranée
(SNCM) a déclaré au cours d’une rencontre avec les journalistes à
bord du car-ferry «Danielle Casanova» au port d’Alger que la mesure
portant interdiction de l’importation des véhicules de moins de
trois ans s’est traduite, par une baisse de 50% du chiffre
d’affaires réalisé dans le créneau du transport de véhicules par
voie maritime et transportés par la SNCM. «Notre riposte a été de
réduire les prix des billets sur l’Algérie pour attirer plus de
clients, notamment les Algériens résidant en France»,
a indiqué dans la
foulée ce responsable français. Et de relever au passage un fort
engouement pour les courts séjours maritimes avec véhicule auprès
des clients de la SNCM depuis et vers l’Algérie, notamment durant
les vacances scolaires et les fêtes religieuses. Preuves à l’appui,
le directeur du Pôle Maghreb de la SNCM a attesté, à cette occasion,
que «800 à 900 réservations fermes ont été enregistrées pour cette
fin d’année». Avec des taux de remplissage allant de 60 à 70% sur la
destination Algérie et 200 départs chaque année, la SNCM a réalisé
pour l’année 2006 un chiffre d’affaires de plus de 31 millions
d’euros et transporté près de 200 000 passagers durant la saison
estivale avec un pic record de 1 600 passagers en une seule
traversée. L’Algérie, indiquera ce responsable, représente 9% du
chiffre d’affaires global de la société. S’agissant des parts de
marché de la SNCM dans le transport maritime de voyageurs entre la
France et l’Algérie, celles-ci représentent entre 42 et 45%, selon
la rentabilité de la saison. Levant le voile sur les perspectives de
la société, en termes de contribution et de développement du
tourisme d’affaires et ce, en offrant plus de places sur ces
navires, l’on signale à ce titre qu’une soixantaine d’agences de
voyage et de représentants de la communauté «pieds-noirs», étaient
présents hier à Alger.
Vu cet engouement,
la SNCM compte se lancer dans d’autres créneaux à travers le leader
mondial de transport collectif «Veolia» qui a racheté l’entreprise
française en juin dernier.
Il s’agit
principalement de l’activité cargo et le transport industriel. Mais
la SNCM, en partenariat avec l’ENTMV, prévoit de renforcer sa
présence dans son secteur d’activité en lançant de nouvelles
dessertes vers l’Italie et l’Espagne.
Kahina Benarab
Haut
Tipasa
Une vingtaine
d’équipements publics
Le wali de Tipasa,
coquette ville du bassin méditerranéen, se trouvant sur le littoral
de l’ouest algérois, devenue chef-lieu de wilaya à la faveur du
dernier découpage territorial de 1984, a effectué une visite de
travail, dans le but de vérifier l’état d’avancement et le degré
d’application d’orientations. C’est dans la commune de Tipasa que le
chef de l’exécutif s’est attardé pour s’enquérir sur l’application
de ces orientations tendant à corriger des «dysfonctionnements» et
«répondre aux préoccupations de la population». Ces
«dysfonctionnements» se résument, selon cette wilaya, en une
«évolution spatiale déséquilibrée» et «une armature urbaine
désarticulée qui n’a pas permis l’émergence d’une trame urbaine
fonctionnelle favorisant le statut de chef-lieu de par les
servitudes liées à la préservation des sites archéologiques et des
terres agricoles».
Une vingtaine
d’équipements publics en cours de réalisation ont été supervisés. Il
s’agit, explique-t-on à cette wilaya, des sièges administratifs, des
services déconcentrés, de l’état d’organismes prestataires de
services comme les banques, les P et T services et d’une cour de
justice. «Pour corriger tous ces dysfonctionnements et répondre aux
préoccupations de la population, une recomposition urbaine a été
engagée dès l’année 2004 à travers la révision du PDAU et l’adoption
de deux POS (AU1 AU2) ainsi que l’injection d’équipements
structurants», selon cette wilaya. Le wali ainsi que la délégation
l’accompagnant durant ce périple ont visité plusieurs sites, dont
l’assiette de terrain de 180 hectares au sud-est de la ville qui a
fait l’objet d’une étude de restructuration pour être destinée au
futur pole de développement des équipements structurants ou
plusieurs projets sont prévus, à l’instar d’un hôpital de 120 lits,
d’une école nationale du tourisme. Le wali a annoncé que la
troisième zone multifonctionnelle se trouvant à la sortie ouest de
la ville, s’étendant sur 50 hectares sera le futur agora urbain. «Le
premier périmètre urbain d’une superficie de 16 ha situé à l’entrée
est de la ville a attiré l’attention du wali pour la réalisation
d’un pole administratif dans le cadre de la réalisation de ces 20
équipements.
Plusieurs autres
sites de cette commune qui compte 28 000 habitants ont été visités
par le wali et la délégation qui l’accompagnait dans le cadre de
cette visite de travail.
M. Abi
Haut
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