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Les trois accusés de la BNA extradés hier

Le «fric» est resté au Maroc

Contrebande à Maghnia

200 portables «scotchés» sur la peau

Visite de Nicolas Sarkozy en Algérie

Trop de bruit pour rien

Faussaires arrêtés par la PJ

800 faux cachets découverts

Renforçant les projets de coopération

Prodi inaugure la première école italienne à Alger

Retraités

Azzi sera-t-il lâché par les siens ?

Lutte contre l’informel et la contrefaçon

La révision de l’arsenal juridique s’impose

TIC

L’Algérie à la conférence de l’UIT

Augmentation des salaires

Le syndicat national de Sonatrach exige au moins 25%

Conférence de presse du Snapap

Retour aux grèves dès 2007

SNCM

Une baisse de 50% du CA

Tipasa

Une vingtaine d’équipements publics

 

 16/11/06

 

 Les trois accusés de la BNA extradés hier

Le «fric» est resté au Maroc

L’extradition, hier, du Maroc, des trois personnes accusées dans l’affaire de dilapidation de 2000 milliards de centimes de plusieurs agences de la Banque nationale d’Algérie (BNA) ne mettra pas fin aux procédures judiciaires engagées par la justice algérienne en direction de ce pays.

Accusés d’être impliqués dans la dilapidation de 2000 milliards de centimes de plusieurs agences de la BNA, ces trois prévenus étaient sortis du territoire pour se rendre au Maroc. Ils avaient été arrêtés à Casablanca et incarcérés à la prison de Salé, au Maroc, depuis janvier de l’année en cours. Ces trois accusés, dont un ex-directeur de l’agence BNA de Bouzaréah et une secrétaire, ont, selon une source proche du Bureau central national (BCN) d’Interpol Algérie, quitté l’Algérie et accédé au territoire marocain via un autre pays. Les autorités judiciaires algériennes avaient adressé une demande d’extradition aux autorités judiciaires marocaines. La «bataille» judiciaire a duré trois mois avant que le Chef du gouvernement marocain, Driss Jettou ne signe, le 12 octobre dernier, les décrets d’extradition de ces trois prévenus. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice marocains ont également apposé leur paraphe sur les trois décrets pour ces extraditions.

Un mandat d’arrêt international à l’encontre de ces trois accusés, entre autres, avait été lancé par la justice algérienne en décembre 2005, et demandé aux autorités judiciaires marocainse leur extradition «dans les délais requis», ajoute cette source, dans le cadre de la dilapidation de 2000 milliards de centimes de plusieurs agences BNA. Ils sont accusés de plusieurs chefs d’inculpation dont le «détournement de deniers publics, faux et usage de faux et émission de chèques sans provision».

Cette affaire de dilapidation remonte à la fin 2005 lorsque le pot aux roses fut découvert et une plainte a été déposée par la direction générale de la BNA. L’expertise comptable effectuée par cette banque a découvert que 1946 chèques avaient été émis et encaissés sans garantie de remboursement par la société de A.A. De l’année 2002 à 2005, des crédits ont été accordés par plusieurs agences BNA sans garantie de remboursement, à des sociétés écrans, avec la complicité de responsables de cette banque. Plusieurs d’entre les personnes accusées auraient quitté le territoire national pour la Grande-Bretagne devenue un lieu de résidence pour de nombreuses personnes accusées d’être impliquées dans des scandales financiers et parmi eux Khalifa Abdelmoumen.

L’affaire n’est pas finie

Cette extradition ne serait, selon une source au fait de ce dossier, qu’une première étape qui précéderait celle relative à la tentative, du côté algérien, de récupérer les deux sociétés achetées, au Maroc, par ces accusés avec une partie de cet argent dilapidé. Un droit accordé à l’Algérie par les conventions internationales relatives à la lutte contre le blanchiment d’argent, signées par l’Algérie et le Maroc, engageant ces deux pays à se conformer à ces conventions universelles. Répondant aux normes internationales en la matière, la loi algérienne 05/01 du 6 février 2005, de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme stipule, dans son article 30 qu’il est «possible que la coopération judiciaire comprend des demandes d’instruction, commissions rogatoires internationales et remise de personnes recherchées en vertu de la loi, et, également, la recherche et la saisie des biens obtenus du blanchiment d’argent et ceux destinés au financement du terrorisme (et ce) sans porter atteinte aux droits d’autrui». Cette loi qui met à niveau la législation algérienne, avec les législations internationales, serait une base juridique pour la justice algérienne en droit, sur la base de conventions internationales, de récupérer ces biens.

La justice algérienne ne compte pas se limiter à l’extradition des trois prévenus arrêtés au Maroc mais compte, selon une source judiciaire, faire valoir les droits de l’Algérie à récupérer ces biens achetés avec l’argent de la BNA dilapidé. Une demande qui sera accompagnée par une procédure séparée de celle relative à l’extradition de ces prévenus. La demande algérienne se fera, également, sur la base de l’article 29 de cette loi qui stipule que «la coopération judiciaire entre les parties judiciaires algérienne et étrangère, durant les instructions, poursuites et mesures judiciaires concernant le blanchiment d’argent et financement du terrorisme, se basant sur le principe de la réciprocité et dans le cadre du respect des conventions bilatérales et à plusieurs parties appliquées dans ce domaine et approuvées par la législation algérienne conformément à la législation interne».

La demande algérienne se fera, selon l’article 28 de la loi 05/01, avec le respect de la souveraineté nationale puisqu’on peut lire, dans cet article, qu’«il n’est pas autorisé de communiquer des informations (à la partie étrangère) si des mesures judiciaires sont enclenchées en Algérie sur la base des mêmes faits, ou si la communication de ces informations porte atteinte à la souveraineté et la sécurité nationales ou l’ordre public ou les intérêts essentiels de l’Algérie».

Reste à savoir, maintenant, quelle serait la nature juridique des deux sociétés achetées, au Maroc, avec une partie des 2000 milliards de centimes volés de plusieurs agences de la BNA, même si ce «détail» ne pourrait faire entrave à la demande algérienne de récupérer les parts des prévenus, ajoute cette source selon laquelle cette procédure concernerait les biens de ces prévenus obtenus avec l’argent dilapidé. Cette procédure pourrait prendre du temps. Côté algérien, la cellule de traitement du renseignement financier pourrait participer à cette procédure de rapatriement de biens algériens transférés au Maroc, par le rachat de ces deux sociétés, dit une source.

Le lien avec Khalifa

L’ex-directeur de l’agence BNA, faisant partie des trois prévenus extradés du Maroc, avait été cité, en tant que témoin, il y a un peu plus d’une année, dans une affaire d’«imitation de signature» dans laquelle sont accusés un ex-directeur de l’agence Khalifa de Chéraga et un homme d’affaires. Dans le procès qui a eu lieu, il y a quelque temps, il était question d’une imitation de signature par l’un des deux gérants d’une entreprise privée. Celui-ci avait été accusé d’avoir imité la signature de son associé pour encaisser de l’argent à partir de chèques de cette entreprise. La victime avait déposé plainte. Le tribunal de Chéraga avait, lors du procès, tenté de faire la lumière sur les opérations bancaires ayant eu lieu, dans cette affaire, entre les agences Khalifa de Chéraga et l’agence BNA de Bouzaréah dirigée, à l’époque, par l’un des trois accusés extradés du Maroc. L’accusé avait été condamné à trois années de prison ferme. Le témoignage de cet ex-directeur de l’agence BNA de Bouzaréah n’avait pas été entendu puisque celui-ci se trouvait au Maroc. Ce témoignage pourrait être entendu puisque maintenant il est extradé vers l’Algérie.

M. Abi

 

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Contrebande à Maghnia

200 portables «scotchés» sur la peau

Des centaines de téléphones portables ont été saisis, mardi, par les éléments de la Gendarmerie nationale de Maghnia, dans la wilaya de Tlemcen, dans un barrage dressé au lieu-dit Lefgag, dans l’axe routier reliant Oran à Tlemcen, en interceptant un véhicule de marque Renault Clio, immatriculé à Alger, avec à son bord trois personnes, dont une femme. Les gendarmes ont procédé à la fouille du véhicule et ont découvert dans un premier temps une dizaine de téléphones portables. Il s’avéra par la suite que ces appareils avaient été mis en évidence juste pour tromper la vigilance des gendarmes. Ceux-ci ont procédé, en effet, à la vérification des papiers des occupants de ce véhicule. Lors de la vérification des papiers d’identité des occupants de ce véhicule et intrigués par le comportement de cette femme âgée de 52 ans, demeurant à Oran, une fouille corporelle de cette dernière a été entreprise. Le pot aux roses ! Plus de deux cents portables étaient scotchés sur sa peau à l’aide d’un ruban adhésif. Cette femme a avoué aux gendarmes que la marchandise constituée de 219 portables en provenance du Maroc et d’une valeur marchande de plus 300 millions de centimes lui avait été confiée au niveau du marché noir de Zouia par le conducteur de la Clio et son complice, âgés respectivement de 21 et 33 ans, demeurant tous deux à  Alger, en contrepartie d’une somme d’argent pour l’acheminement de cette marchandise jusqu’à Oran. Ces trois personnes ont été arrêtées. Le véhicule ainsi que ce lot de téléphones portables ont été saisis. Ce procédé serait fréquemment utilisé par des contrebandiers, entre Zouia et Oran.

M. A.

 

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Visite de Nicolas Sarkozy en Algérie

Trop de bruit pour rien

Voilà donc le météorite passé. A une vitesse de l’éclair qui aura en tout cas laissé des traces. Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Intérieur français mais plus, c’est le présidentiable le plus en vue pour succéder au vieillissant Jaques Chirac en 2007, que l’Algérie officielle, par le biais de sa plus haute autorité, le président de la République, a accueilli à bras ouverts et tapis rouge déroulé. Pour quelle finalité au bout du compte ? Si ce n’est peut-être ce tout petit acquis qu’est la suppression du très vexatoire traitement dont ont été victimes, des années durant, les demandeurs de visa algériens. Une œuvre diplomatique ? Pour le chef de l’UMP, en campagne électorale depuis plusieurs mois, c’en est vraiment une, comme l’ont été mais inversement, ceux-là, d’autres «œuvres» : «La racaille», «le Kärcher» et bien d’autres fleurs que seul Sarkozy, semble-t-il, sait cueillir. De quoi, en tout cas, avec son déplacement à Alger, limiter les dégâts dans la communauté maghrébine et particulièrement algérienne, et de là, glaner autant qu’il peut quelques voix blacks-beurs. Histoire d’en finir avec sa casserole lepéniste. Le deuxième acquis pour le ministre français est sans doute de rajouter d’autres étoiles à ses galons. Sarkozy a su et a pu se poser carrément en un président de la République de fait. Recueillement au monument des Martyrs, rencontre avec les plus hauts responsables du pays, audience de plusieurs heures avec le président de la République...Que veut-il de plus ? Un privilège auquel ni Douste Blazy, le ministre des Affaires étrangères, ni encore les autres ministres français qui défilent depuis quelques mois à Alger n’ont eu droit. Le troisième acquis pour le chef de l’UMP est de mettre carrément le pied dans le plat préféré de Chirac : les affaires étrangères et précisément l’Algérie. Héraut de la rupture, à Alger, Sarkozy a balayé d’une seule main ce que le Président Chirac, lui, a récolté avec ses deux mains. Même s’il n’a cessé de répéter en boucle que sa visite s’est faite avec l’aval, voire sous l’impulsion du Président français. Enfin, en véritable homme des médias, Sarkozy a réussi à s’attirer les feux des médias, autant en Algérie qu’ailleurs dans le monde.

Victoire sur Chirac 

Du côté algérien, on est resté sur sa faim. Mais à quoi au juste pouvait-on s’attendre de la part d’un homme dont le parti a initié et voté la loi glorifiant le colonialisme ? L’une derrière l’autre, Sarkozy avec une facilité déconcertante a battu en brèche tous les arguments que le gouvernement algérien agitait à tue-tête dans l’espoir de revigorer une amitié en panne d’une mémoire encore fébrile. Ni traité, ni pardon, encore moins une repentance sur laquelle le gouvernement algérien a jeté son dévolu. «L’amitié n’a pas besoin d’être gravée», a-t-il décrété sur un ton ferme et résolu. Du coup, il n’est plus question d’excuses sous quelques formes qu’elles soient et, encore, ce n’est pas de la bouche de quelqu’un qui a dit : «Il faut cesser avec la repentance permanente» qu’on devrait entendre le mot pardon. Bref, Sarkozy est venu à Alger pour expliquer, pour ne pas dire, au fait, imposer une nouvelle donne. La sienne. Celle en tout cas qui contraste de fond en comble avec la politique chiraquienne basée celle-ci sur un traité d’amitié qui ne verrait donc plus le jour. Après une période de «Je t’aime toi non plus», on passe avec ce très probable futur président français au «Je t’aime malgré moi». Il ne faut pas être grand clerc pour voir et dire que de cette visite, l’Algérie n’a recueilli que des clopinettes difficiles à faire convaincre avec même les plus proches amis de la France de chez nous. Que dire de ceux qui gardent à ce jour une rancune intacte envers un pays qui refuse de s’excuser pour les crimes de guerre et contre l’humanité qu’il a commis durant 132 ans de colonisation. Sarko joue et gagne. Alger devrait planter ses banderilles. Car tout n’est pas joué en France. Même s’il part favori, rien ne dit que ce virevoltant ministre sera en juillet 2007 le président de la France.        

Amine Goutali

 

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Faussaires arrêtés par la PJ

800 faux cachets découverts

L’important coup de filet réussi par la brigade de recherches et d’interventions (BRI) de la police judiciaire de la Sûreté de la wilaya d’Alger (SWPJ) en découvrant deux ateliers de fabrication de faux dans cette wilaya (lire l’article paru dans notre édition d’hier), a permis aux enquêteurs de découvrir 800 faux sceaux humides, ainsi qu’un sceau sec, apprend-on de source proche du parquet de

sidi-M’hamed. De faux sceaux de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), des Douanes, du secrétariat général de la wilaya d’Alger, de cabinets de plusieurs autres wilayas, de circonscriptions administratives, d’agences foncières, des impôts, de notaires ainsi que de Sonacome comptent parmi les faux sceaux découverts par les éléments de la BRI.    

M. A.

 

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Renforçant les projets de coopération

Prodi inaugure la première école italienne à Alger

L’invité italien a  qualifié les relations algéro-italiennes de «très, très bonnes» et «très fortes».

Au deuxième jour de sa visite en Algérie, le président du Conseil des ministres de la République italienne, Romano Prodi, a inauguré hier matin à Alger, une école italienne, «Roma» destinée aux enfants du personnel de l’ambassade de l’Italie et de ceux des entreprises italiennes implantées en Algérie.  L’invité italien a  qualifié les relations algéro-italiennes de «très, très bonnes» et «très fortes». J’espère, a-t-il dit en marge de l’inauguration de l’école italienne, que «ces relations le seront davantage, notamment par l’engagement de projets communs et pas seulement dans le domaine de l’énergie, mais également dans la petite et moyenne entreprise. Ma politique vise notamment la création d’une vraie communauté méditerranéenne entre les deux rives, Nord et Sud», a-t-il  ajouté.          .

Sise au quartier des Sources, dans la commune de Bir-Mourad-Raïs, cette école est déjà opérationnelle depuis un mois. Selon la directrice de cette école,  Mme Alina Fanchouli, c’est le seul établissement du genre. Il accueille  des enfants âgés de 6 à 11 ans. En effet, c’est dans le cadre d’un accord portant création d’une école italienne à Alger  qu’a été conclu, avant-hier, entre l’Algérie et l’Italie, ainsi qu’un protocole de coopération technologique et un mémorandum dans le domaine de la petite et moyenne entreprise (PME), que cette école a été créée, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères. L’accord sur la création d’une école italienne à Alger, signé par le directeur général Europe audit, ministère et l’ambassadeur d’Italie à Alger, «témoigne du développement croissant des relations de coopération entre l’Algérie et l’Italie», indique-t-on dans le communiqué qui rassure que la création de cette école s’effectuera «conformément aux dispositions de l’ordonnance du 23 août 2005, fixant les règles générales relatives à l’enseignement dans les établissements privés d’éducation et d’enseignement».

Cette école facilitera par ailleurs  la présence et l’activité des entreprises italiennes en offrant aux cadres italiens, pendant leur séjour en Algérie, la possibilité d’assurer à leurs enfants un enseignement conforme aux programmes d’éducation suivis en Italie. Il s’agit aussi d’un protocole exécutif de l’accord bilatéral de coopération technologique pour les années 2006-2007, conclu, faut-il le rappeler  à  Alger le 3 juin 2002. Il a été signé par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Gherras et l’ambassadeur italien à Alger. Un programme de coopération scientifique entre les universités et centres de recherches des deux pays dans différents domaines est prévu dans le cadre de cet accord. Le mémorandum d’entente, signé par le directeur de la coopération au ministère de la PME,  Amrous Abdelaziz, et le diplomate italien, «définit le cadre général pour soutenir et promouvoir la coopération algéro-italienne dans le domaine de la PME et prévoit les instruments et programmes nécessaires pour atteindre les objectifs souhaités par les deux parties», peut-on lire dans le même communiqué. A souligner que le président de la République s’est entretenu avec son invité accompagné de 

Silvio Sircana, porte-parole de la présidence du Conseil des ministres, Daniele De Giovanni, assistant à la présidence du Conseil des ministres, Stefano Carnelos et Giovanni Batusta, conseillers diplomatiques à la présidence du Conseil des ministres. Par ailleurs, dans un entretien accordé  au quotidien italien La Corriere della Sera, le président de la République a insisté sur les grandes potentialités de coopération dont disposent l’Algérie et l’Italie. Il indiquera en outre que l’expérience «acquise par nos forces de sécurité en matière de lutte contre le terrorisme et la vigilance du peuple algérien ainsi que certains résultats enregistrés par la coopération internationale sont rassurants. Les possibilités d’infiltration en territoire algérien de groupes terroristes s’amenuisent de jour en jour».

Sonatrach signe des accords de livraison de gaz avec cinq entreprises italiennes

Des accords de vente de gaz naturel avec cinq sociétés italiennes pour un volume total de 6 milliards de m3/an ont été signés, hier, entre Sonatrach  et cinq sociétés italiennes. Les livraisons se feront à travers le futur gazoduc qui reliera, à partir de 2009, l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne.   

Fatima Arab

 

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Retraités

Azzi sera-t-il lâché par les siens ?

Le conflit qui oppose depuis quelques mois déjà la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, ne laisse pas indifférent la base de cette frange de la population qui semble ne pas accepter cette situation qui n’a que trop duré. En attendant le retour de mission de  Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA qui parraine de surcroît  la FNTR et qui semble détenir la clé de la solution au problème, des concertations sont menées entre membres de la commission exécutive  fédérale (CEF) pour tenter de rétablir le courant  entre les deux institutions. «Loin de nous l’idée de nous comporter en redresseurs», nous dira l’un des membres de la commission qui affirme que l’objectif  est d’arriver à débloquer la situation pour le bien-être des retraités. Au regard des bonnes relations qui existaient entre les deux institutions, aucun n’aurait pu imaginer voir la situation arriver à un tel stade. «Tout baignait dans l’huile, si ce n’est l’attitude du premier responsable de la FNTR qui serait à l’origine du conflit, vis-à-vis du ministère», nous dira un membre du conseil. Il rappelle qu’au lendemain de l’annonce par le Président Bouteflika, le 26 juin dernier d’un certain nombre de mesures en faveur des retraités, le secrétaire général de la FNTR s’était même félicité en déclarant les mesures présidentielles d’importantes tout en soulignant que 50% des revendications adoptées lors du 4e congrès ont été satisfaites à travers ces décisions. Mais par la suite, un véritable revirement de la situation  s’est produit, poussant les retraités à sortir dans la rue pour dénoncer ce qu’ils appellent les agissements de la CNR et l’absence d’application de certaines modalités de substitution des pensions de retraite. Depuis, le torchon a commencé à brûler entre les deux institutions. Aujourd’hui, plusieurs cadres de la FNTR, estiment que le secrétaire général s’oppose à tout règlement du conflit, ce qui a conduit l’administration à prendre un certain nombre de mesures telle la cessation du prélèvement des cotisations à la source en faveur de la Fédération. Si cette mesure allait être mise en application, la Fédération sera privée de rentrées d’argent pour son fonctionnement, d’une part et d’autre part, elle verra ses missions sociales et même organiques réduites, sans compter les risques d’une éventuelle déperdition des membres. Ces mêmes cadres demandent l’intervention de la Centrale UGTA et en particulier celle de son secrétaire général et l’application du statut et du règlement intérieur dont la FNTR est membre. Un des membres de la CEF ira même jusqu’à qualifier l’action  du secrétaire général de la FNTR de fractionnelle au regard  de ce qu’il  entreprend sans consulter les autres membres, dira-t-il. Cependant, on a appris qu’outre les décisions présidentielles,  le ministre avait ordonné l’application de la revalorisation de 4%  à partir du mois de novembre avec effet rétroactif sans oublier la réactualisation des pensions de retraite qui a touché plus de un million cinq cent mille retraités. D’autres membres estiment que le conflit  est plus profond, ce qui nécessite un dialogue, dans l’intérêt des retraités à qui le dernier mot pourrait revenir.

Hamada Ben

 

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Lutte contre l’informel et la contrefaçon

La révision de l’arsenal juridique s’impose

L’étude menée par des experts algériens et européens sur  l’informel et la contrefaçon et, partant, sur  leur impact sur l’économie et le marché algériens, a  préconisé une stratégie d’intervention. Elle  a été proposée avant-hier, lors de la journée d’information qui a eu lieu à l’hôtel Sheraton. Reposant sur cinq axes, cette stratégie prévoit en premier lieu la création d’un Plan d’action national (PAN) au plus haut niveau de l’Etat pour la lutte contre le marché informel, la contrefaçon et l’amélioration du droit à la concurrence. Ce dernier s’articule autour de l’amélioration de l’arsenal juridique, l’amélioration de l’organisation des intervenants et des outils de travail. Un Comité national (ou observatoire)  qui sera composé des différents intervenants institutionnels (Douanes, Impôts, Intérieur, Défense, Santé, Justice, Association d’entreprises, Conseil de la concurrence) devrait être mis sous l’autorité du ministère du Commerce. Il a pour mission de mettre en œuvre des actions concrètes de lutte contre ces phénomènes négatifs. Il s’agit en second lieu de l’amélioration de l’arsenal juridique. Dans ce contexte, il est proposé  la mise en œuvre d’une  nouvelle stratégie judiciaire qui consiste à redéfinir le traitement pénal et repose  principalement sur la nécessité d’appliquer les peines. La stratégie d’intervention propose aussi l’aménagement de la loi relative à la concurrence et la réhabilitation du fonctionnement du Conseil de la concurrence. Chose qui implique le renforcement des règles de la concurrence et de doter le Conseil national de la concurrence (CNC) d’un statut plus important, lui assurant plus de liberté d’action. Il est préconisé par ailleurs l’amélioration de l’organisation des intervenants et des outils de travail, l’organisation des visites d’études et la formation des cadres chargés de la mise en œuvre. Le dernier axe  porte sur l’importance capitale de l’information, la communication et l’éducation des consommateurs. Il vise à informer et à éduquer des publics cibles, informer les collaborateurs et les partenaires et obtenir leur adhésion dans la lutte contre le marché informel et la contrefaçon, puis informer et sensibiliser les entreprises ainsi que les acteurs concernés sur le droit à la concurrence. 

 Habiba Ghrib

 

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TIC

L’Algérie à la conférence de l’UIT

Prenant part aux travaux de la conférence des plénipotentiaires de l’Union internationale des

télécommunications (UIT), qui a  lieu  cette semaine en Antalya en Turquie, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, Boudjemaâ Haïchour, a lors de son  intervention, rappelé le bond en avant de l’Algérie dans la société de  l’information. Il  appuiera ses   déclarations par le fait que la télédensité  globale en téléphonie est passé à 65% en 2006, que l’extension du réseau de fibres optiques et de faisceaux hertziens en plus du VSAT reflètent les avancées exponentielles réalisées par l’Algérie dans le domaine des TIC. La conférence des plénipotentiaires de l’UIT qui se tient tous les quatre ans a élu, cette année, le malien Hamdoun Touné au poste de secrétaire général.

H.G.

 

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Augmentation des salaires

Le syndicat national de Sonatrach exige au moins 25%

Les deux parties  ont décidé de «préparer un consensus avant d'aller négocier avec le P-DG de Sonatrach».

La réunion, au cours de laquelle le syndicat national de Sonatrach et la direction de cette entreprise devaient négocier l’augmentation des salaires des travailleurs du groupe Sonatrach, qui s’est tenue avant-hier après-midi entre des représentants des sections du syndicat national de cette entreprise et les cadres dirigeants, après qu’elle ait été reportée, s’est poursuivie hier. Les deux parties  ont décidé de «préparer un consensus avant d’aller négocier avec le P-DG de Sonatrach». Selon Lamouri Abdelkrim, secrétaire général du syndicat national de Sonatrach, que nous avons joint, hier, «un accord d’augmentation de salaire de 8 à 12%  a été conclu entre le groupe Sonatrach et 9 entreprises pétrolières» qui ont accepté la proposition faite par la direction générale de Sonatrach. Cependant, ajoutera notre interlocuteur, qui indique que chaque entreprise est libre d’aller négocier les salaires de ses employés, «nous refusons cette augmentation de 8 à 12%,  car nos revendications concernant  justement les augmentations de salaires, nous les avons exprimées bien avant que le président de la République n’annonce que les salaires vont être augmentés». Et à ce dernier de se demander :

«Pourquoi nos salaires ne seront pas augmentés de

25% ?». Selon ce dernier, les deux parties ne sont pas parvenues à un accord définitif qui permettra la concrétisation des  augmentations de salaires.

M. Lamouri  a estimé que «les négociations engagées avec la direction de Sonatrach, depuis mardi, sont toujours en cours». Pour mieux sérier les revendications des travailleurs de Sonatrach, nous a fait savoir 

M. Lamouri, une plate-forme de revendications a été transmise à la direction de cette entreprise. Toutes les préoccupations des employés ont été transcrites. La décision d’augmentation des salaires de 12%, proposée par la direction de Sonatrach, convient-il de rappeler,  a reçu un refus catégorique de la part du syndicat national de Sonatrach. Les travailleurs des autres filiales demanderont, sans aucun doute, les mêmes augmentations (25%). L’autre revendication exprimée par le syndicat national de Sonatrach, nous a fait savoir Lamouri Abdelkrim, a trait à la nécessité de l’introduction de la cotisation de l’indemnité de zone et des conditions de vie (IZCV). «Nous demandons à ce que tous les travailleurs soient mis sur le même pied d’égalité en bénéficiant des mêmes avantages, notamment soumis à la relève et qui ne bénéficient pas des  cotisations retraite IZCV. Imaginez que deux travailleurs ayant le même statut ne bénéficient pas des mêmes avantages. L’un, on lui accorde le droit à la cotisation IZCV alors que son collègue on le lui interdit. C’est de l’injustice!» Enfin, les syndicalistes comptent aller jusqu’au bout afin de faire aboutir leurs revendications, dont certaines sont vieilles de plus de 10 ans.  Au moment où nous mettons sous presse, la réunion se poursuivait.

Djamel Oukali

 

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Conférence de presse du Snapap

Retour aux grèves dès 2007

Le secrétaire général du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), Rachid Malaoui a dressé un tableau peu reluisant quant à la conjoncture actuelle du monde du travail en Algérie, lors d’une conférence de presse organisée, hier, au siège de son organisation à Alger. Conférence consacrée essentiellement à la récente mission effectuée au pays par l’Internationale des services publics (ISP). Evoquant d’emblée la situation sociale des travailleurs qualifiée de «dégradante», le conférencier indique que le pacte social paraphé ces derniers mois est loin de la volonté des fonctionnaires puisque «les véritables représentants des travailleurs qui sont les syndicats autonomes n’ont pas été partie prenante dans l’accord conclu». Aux yeux du SG du Snapap, le pacte en question constitue un «état d’urgence» pour les travailleurs algériens du fait que ces derniers sont d’ores et déjà privés du droit de faire la grève conformément, explique-t-il, à la trêve de quatre (4) ans incluse dans le pacte. «Ce pacte reste loin des aspirations des travailleurs et n’engage que ceux qui l’ont signé», commente l’orateur. «On a souligné à l’ISP que les récentes négociations sur le pacte économique et social n’avaient pas inclus toutes les organisations syndicales représentatives», a-t-il encore déclaré. Dans le même sujet du pacte social plébiscité par l’UGTA, il dira que «les augmentations de salaires décidées sont de la poudre aux yeux, car le pouvoir d’achat des travailleurs de la Fonction publique demeure médiocre, pire encore, il va se dégrader dans les tout prochains mois avec l’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz». En revanche, et dans l’objectif de faire face à cette situation, le conférencier soutient que son organisation compte mobiliser l’ensemble des organisations syndicales des différents secteurs d’activité en vue de créer un front commun susceptible de faire, poursuit-il, entendre sa voix. Est-ce la reprise des grèves ? «Oui», répond

M. Malaoui à cette question.

Selon lui, «le front social est en ébullition et les débrayages nationaux seront inévitables à partir de l’année prochaine (2007), eu égard aux différentes augmentations des prix de plusieurs produits qui auront lieu et notamment aux dispositifs de la nouvelle loi sur la Fonction publique». Dans un autre chapitre, concernant la mission effectuée par l’ISP, celle-ci avait pour objectif, dira Rachid Malaoui, de renforcer la coopération avec les syndicats du secteur public dans le domaine de la formation syndicale, d’échanger des points de vue sur le rôle du secteur public dans la fourniture des services-clés ainsi que de soutenir les syndicats du secteur public dans leurs revendications en matière de conditions d’embauche, de sécurité sociale, de restructuration, de respect des droits syndicaux. Au cours de son séjour en Algérie, on souligne que «la mission a abordé les initiatives prises par des entreprises et des syndicats nationaux pour promouvoir l’accès des femmes aux postes à responsabilité dans le monde du travail et leur participation sur un pied d’égalité avec les hommes au sein des organes décisionnaires des syndicats». Par ailleurs, l’ISP a exhorté, poursuit-on, le gouvernement de mettre en œuvre les recommandations du Comité de la liberté syndicale de l’OIT, cesser toute intimidation à l’égard des syndicalistes ainsi que de reconnaître les syndicats autonomes.

 M. Kechad

 

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SNCM

Une baisse de 50% du CA

Hier, Robert Mouly, Directeur du Pôle Maghreb de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) a déclaré au cours d’une rencontre avec les  journalistes à bord du car-ferry «Danielle Casanova» au port d’Alger que la mesure portant interdiction de l’importation des véhicules de moins de trois ans  s’est traduite, par une baisse de 50% du chiffre d’affaires réalisé dans le créneau du transport de véhicules par voie maritime et transportés par la SNCM. «Notre riposte a été de réduire les prix des billets sur l’Algérie pour attirer plus de clients, notamment les Algériens résidant en France»,

a indiqué dans la foulée ce responsable français. Et de relever au passage un fort engouement pour les courts séjours maritimes avec véhicule auprès des clients de la SNCM depuis et vers l’Algérie, notamment durant les vacances scolaires et les fêtes religieuses. Preuves à l’appui, le directeur du Pôle Maghreb de la SNCM a attesté, à cette occasion, que «800 à 900 réservations fermes ont été enregistrées pour cette fin d’année». Avec des taux de remplissage allant de 60 à 70% sur la destination Algérie et 200 départs chaque année, la SNCM a réalisé pour l’année 2006 un chiffre d’affaires de plus de 31 millions d’euros et transporté près de 200 000 passagers durant la saison estivale avec un pic record de 1 600 passagers en une seule traversée. L’Algérie, indiquera ce responsable, représente 9% du chiffre d’affaires global de la société. S’agissant des parts de marché de la SNCM dans le transport maritime de voyageurs entre la France et l’Algérie, celles-ci représentent entre 42 et 45%, selon la rentabilité de la saison. Levant le voile sur les perspectives de la société, en termes de contribution et de développement du tourisme d’affaires et ce, en offrant plus de places sur ces navires, l’on signale à ce titre  qu’une soixantaine d’agences de voyage et de représentants de la communauté «pieds-noirs», étaient présents hier à Alger.

Vu cet engouement, la SNCM compte se lancer dans d’autres créneaux à travers le leader mondial de transport collectif «Veolia» qui a racheté l’entreprise française en juin dernier.

Il s’agit principalement de l’activité cargo et le transport industriel. Mais la SNCM, en partenariat avec l’ENTMV, prévoit de renforcer sa présence dans son secteur d’activité en lançant de nouvelles dessertes vers l’Italie et l’Espagne.

Kahina Benarab       

 

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Tipasa

Une vingtaine d’équipements publics

Le wali de Tipasa, coquette ville du bassin méditerranéen, se trouvant sur le littoral de l’ouest algérois, devenue chef-lieu de wilaya à la faveur du dernier découpage territorial de 1984, a effectué une visite de travail, dans le but de vérifier l’état d’avancement et le degré d’application d’orientations. C’est dans la commune de Tipasa que le chef de l’exécutif s’est attardé pour s’enquérir sur l’application de ces orientations tendant à corriger des «dysfonctionnements» et «répondre aux préoccupations de la population». Ces «dysfonctionnements» se résument, selon cette wilaya, en une «évolution spatiale déséquilibrée» et  «une armature urbaine désarticulée qui n’a pas permis l’émergence d’une trame urbaine fonctionnelle favorisant le statut de chef-lieu de par les servitudes liées à la préservation des sites archéologiques et des terres agricoles».

Une vingtaine d’équipements publics en cours de réalisation ont été supervisés. Il s’agit, explique-t-on à cette wilaya, des sièges administratifs, des services déconcentrés, de l’état d’organismes prestataires de services comme les banques, les P et T services et d’une cour de justice. «Pour corriger tous ces dysfonctionnements et répondre aux préoccupations de la population, une recomposition urbaine a été engagée dès l’année 2004 à travers la révision du PDAU et l’adoption de deux POS (AU1 AU2) ainsi que l’injection d’équipements structurants», selon cette wilaya. Le wali ainsi que la délégation l’accompagnant durant ce périple ont visité plusieurs sites, dont l’assiette de terrain de 180 hectares au sud-est de la ville qui a fait l’objet d’une étude de restructuration pour être destinée au futur pole de développement des équipements structurants ou plusieurs projets sont prévus, à l’instar d’un hôpital de 120 lits, d’une école nationale du tourisme. Le wali a annoncé que la troisième zone multifonctionnelle se trouvant à la sortie ouest de la ville, s’étendant sur 50 hectares sera le futur agora urbain. «Le premier périmètre urbain d’une superficie de 16 ha situé à l’entrée est de la ville a attiré l’attention du wali pour la réalisation d’un pole administratif dans le cadre de la réalisation de ces 20 équipements.

Plusieurs autres sites de cette commune qui compte 28 000 habitants ont été visités par le wali et la délégation qui l’accompagnait dans le cadre de cette visite de travail.

M. Abi

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