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Transport aérien
Alger-Montréal à partir de juin 2007
Les
vols entre Alger et Montréal débuteront en juin 2007, a
annoncé hier Robert Peck, ambassadeur du Canada en
Algérie.
Ces
vols directs entre Alger et Montréal seront effectués
avant même la signature de l’accord final entre les
compagnies aériennes Air Algérie et Air Canada, a-t-il
ajouté, lors d’une conférence de presse, tenue au siège
de l’ambassade, dans l’objectif d’annoncer la visite en
Algérie de Michaelle Jean, gouverneure générale du
Canada. En reconnaissant que le lancement de cette ligne
a connu du retard, il estime que le début des vols
directs entre les deux pays illustre le développement
des échanges commerciaux et les relations bilatérales.
En juillet dernier, les deux pays ont conclu un premier
accord de transport aérien pour des services aériens
réguliers entre les deux pays. L’ambassadeur a souligné
qu’outre l’exploitation de leurs propres appareils, les
transporteurs pourront offrir des services de partage de
codes. Ce dernier est un type de service aérien qui
permet à un transporteur d’utiliser les vols d’un autre
transporteur pour une partie du trajet d’un voyageur. En
relevant que les dessertes directes sur la ligne
Alger-Montréal permettront à la communauté algérienne de
gagner beaucoup de temps, il indique que durant les six
premiers mois de l’année en cours, 10% des nouveaux
immigrés proviennent d’Algérie. Le Canada enregistre
aussi une moyenne de 3 500 visiteurs par an et 1 500
nouveaux immigrés. «Le taux de refus de visas a
diminué», a-t-il souligné, en mentionnant l’amélioration
en termes de traitement des dossiers de demandes de
visas. A propos de la visite de Michaelle Jean, il a
annoncé sa rencontre avec le président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, des responsables algériens ainsi
qu’avec la société civile. Elle participera également au
forum d’affaires algéro-canadien qui se tiendra le 21
novembre. Ce forum sera l’occasion pour annoncer la
création du Business Club, regroupant des hommes
d’affaires des deux pays. L’ambassadeur a annoncé que
cette visite sera aussi l’occasion pour discuter de la
coopération dans le domaine de la lutte anti-terroriste.
«Un domaine nouveau en terme de coopération entre les
deux pays», a relevé Robert Peck. D’ailleurs, une
délégation technique s’est déplacée à Alger en octobre
dernier dans l’objectif d’identifier les pistes de
collaboration. L’année 2007 verra les résultats de cette
collaboration, a-t-il relevé. Une assistance financière
sera accordée, par ailleurs, à trois organisations de la
société civile. Il s’agit de l’association Amine,
activant au niveau du service de pédiatrie de l’hôpital
de Bab El Oued, pour assurer des formations pour le
personnel. Un appui sera accordé également à la section
Algérie de l’Association internationale des handicapés
et ce, en octroyant des aides aux victimes des mines
anti-personnel des régions éloignées. Cette association,
explique l’ambassadeur, sera aidée pour pouvoir défendre
les droits des victimes. Robert Peck a parlé aussi de
l’octroi par l’ambassade d’une aide financière pour la
construction d’un foyer d’assistance dans la wilaya de
Tlemçen. L’ambassadeur s’est attardé sur le rôle de la
communauté algérienne, comprenant 50 000 ressortissants,
dans la promotion des relations entre les deux pays. Ces
dernières sont appelées à se développer à la faveur des
échanges commerciaux et culturels notamment. Appelés à
connaître une hausse dans les prochaines années, les
échanges commerciaux, a-t-il dit, s’élèvent à 4,4
milliards de dollars canadiens en 2005 et sont
constitués principalement des hydrocarbures.
Karima Sebai
En partenariat avec RIM,
une firme canadienne
Djezzy lance le Black Berry
Le
Black Berry, téléphone de troisième génération est
aujourd’hui commercialisé en Algérie grâce à un
partenariat entre Orascom Telecom Algérie (OTA) et la
société canadienne RIM. Cet appareil destiné, en premier
lieu, aux hommes d’affaires, aux cadres et aux chefs
d’entreprises est une solution simple et efficace qui
permet à son utilisateur de téléphoner, envoyer et
recevoir des SMS et MMS, accéder aux répertoire
d’entreprise, envoyer et recevoir des e-mail, consulter
les pièces jointes, de consulter l’agenda, modifier,
envoyer ou accepter des rendez vous et enfin surfer sur
internet en temps réel. «Nous sommes un opérateur
innovateur qui cherche à répondre aux besoins des
clients. Le Black Berry est une solution facile et
accessible qui permet aux professionnels une meilleure
mobilité. Son acquisition leur permet d’accomplir leur
travail et d’échanger les information et les documents à
tout temps et en tout moments», a indiqué Hassen Kabbani,
directeur général de Djezzy. Après le Pakistan, l’Italie
et l’Egypte, l’introduction sur le marché de ce nouvel
appareil permet à l’Algérie d’être le premier pays au
Maghreb qui acquiert cette nouvelle solution
impressionnante pour laquelle le groupe RIM a reçu
plusieurs distinctions dans le monde. Robert Peck,
Ambassadeur du Canada à Alger, a indiqué que cette
entreprise compte mettre ce nouveau produit sur le
marché africain. Dans le monde, le nombre des
professionnels ayant acquis cette solution est de 6
millions avec une moyenne d’un million par an.
L’utilisation de cet appareil, même s’il est de la
catégorie de dernière technologie, est très simple et
facile ce qui lui a permis d’acquérir une place de
portable de référence. En plus de son accessibilité, les
accords rooming ont été signés pour permettre à
l’utilisateur du Black Berry d’avoir les mêmes services
partout dans le monde. Deux options ont été conçues pour
deux types de professionnels qui désirent acquérir le
Black Berry, à savoir l’option Pro pour les entreprises
possédant des serveurs et l’option Perso pour les
particuliers ou les entreprises, dont le réseau est
hébergé chez un provider. Le tarif de connexion pour le
Pro est de 2 500 DA TTC donnant accès à 5 Mega
mensuellement et de 2 000 DA pour le Perso avec 3 Mega
de transfert de données. Le coût du terminal Black
Berry varie entre 30 000 DA pour le 8700 et 46 000 pour
le 7290.
Sur le
nombre de clients envisageable pour cette solution, M.
Kabbani estime qu’il est difficile de donner des
estimations avant le lancement du produit. Ce chiffre,
selon lui, ne peut pas être lié aux nombres des
utilisateurs d’Internet. «Il y a une forte demande et un
besoin énorme en la matière»,
a
affirmé M. Kabbani avant de rassurer que la liste des
entreprises qui ont exprimé leur demande est grande.
M.
Kabbani s’attend à une nouvelle révolution en la
matière, dans le sens où notre pays va peut être vivre
l’expérience d’utiliser internet mobile avant
l’utilisation de l’internet fixe. Orascom Telecom a,
depuis son installation en 2001, investi 2,4 milliards
de dollars et envisage un plan d’investissement
ambitieux pour l’année 2007. L’opérateur s’intéresse à
investir dans l’acquisition des équipements de la
troisième génération, notamment après le lancement du
GPRS et de Black Berry mais après avoir obtenu la
licence d’investissement de ce créneau.
Nouria B.
Les sénatoriales fixées
au 28 décembre
Le
dépôt des candidatures est ouvert
En
attendant la décision du FFS, prévue à l’issue de la
réunion de ses élus locaux aujourd’hui à Melbou (Béjaïa)
et le RCD qui fait dans le wait and see, ils sont cinq
partis politiques concernés par le retrait des documents
de candidature qui se fera auprès des services
compétents de la wilaya, à partir d’aujourd’hui. Le
retrait des documents nécessaires à la constitution des
dossiers de candidature s’effectue, selon une note du
ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales,
tous les jours ouvrables de la semaine, y compris les
jeudis, aux heures de bureau, c’est à dire de 9 h à 16 h
30. Pour ce faire,
les
postulants parmi le collège électoral d’El Islah, du
FLN, du FNA, du MSP et du RND peuvent, selon le
ministère de l’Intérieur, intervenir sur présentation
d’une lettre d’intention aux services compétents pour
constituer des dossiers de candidature pour les
primaires fixés au 28 décembre. Le ministère de
l’Intérieur, cité par l’APS, indique que cette mesure
intervient «suite à la signature par le président de la
République du décret présidentiel portant convocation
des collèges électoraux des wilayas pour le
renouvellement de la moitié des membres du Conseil de la
nation pour le jeudi 28 décembre 2006, et en vertu des
dispositions de l’ordonnance n°97-07 du 6 mars 1997,
modifiée et complétée, portant loi organique relative au
régime électoral». Les dossiers de candidatures doivent
être déposés auprès de la commission électorale de
wilaya, au plus tard quinze (15) jours avant la date du
scrutin, soit le mercredi 13 décembre à 16h 30, délai de
rigueur, est-il précisé. Il est utile de rappeler que le
PT de Madame Hanoune n’est pas concerné par ces
primaires puisqu’il ne s’est pas présenté aux élections
communales de 2002, préférant se contenter des APW au
niveau des 48 wilayas.
S.
B.
Privatisation
Badredine conteste les chiffres de Temmar
Intervenant hier sur les ondes de la Chaîne III, Lakhdar
Badredine, le secrétaire national chargé des affaires
économiques au niveau de l’UGTA, a laissé entendre que
les chiffres avancés par Abdelhamid Temmar, ministre des
Participations et de la Promotion des investissements,
relatifs à la privatisation sont loin de refléter ce qui
est constaté sur le terrain. «Les chiffres sont
nombreux, dira-t-il, mais dans la réalité on ne voit
beaucoup d’entreprises privatisées». Certes, fera-t-il
remarquer, il existe quelques exemples de privatisation
réussie.
Il
citera les deux Ispat et Asmidal, mais relèvera aussi
qu’il y a d’autres entreprises qu’on recense parmi
celles qui ont été privatisées «mais qui n’ont pas
encore commencé à produire». Sera cité le cas de l’une
d’elles qui, après 8 mois de privatisation, «n’est
toujours pas entrée dans sa phase de production». Devant
ces situations, il dira : «On ne comprend pas».
Le
passage de Badredine à la Radio lui permettra également
de revenir sur les négociations salariales en cours
entre le syndicat national de Sonatrach et l’entreprise.
Celui qui a été le patron de la Fédération des
pétroliers soutiendra le syndicat dans sa revendication
exprimée et portant sur une revalorisation d’au moins
25% des salaires actuels.
Il
justifiera cette position par le fait que «Sonatrach est
une entreprise à l’aise» financièrement et que de ce
fait, elle est en mesure de proposer «une augmentation
supérieure aux 12%» concédés par l’entreprise. De toutes
les façons indique-t-il, «le dossier est pris en charge»
et en cas de non-aboutissement à un résultat, «les
syndicats, déclare-t-il, agiront en tout lieu pour faire
aboutir les négociations».
La
menace quant au recours à une action de protestation est
à peine voilée. Cependant, il espérera juste après que
les dirigeants de Sonatrach «fassent un effort pour
accorder une augmentation satisfaisante». Pour ce qui
est du secteur de l’industrie, confronté à de multiples
problèmes, dont l’endettement, estimé à des «chiffres
colossaux» qui ont fragilisé son existence, il estimera
que «l’Algérie a tout intérêt à préserver ce secteur, à
maintenir l’emploi et créer de nouveaux emplois et de la
richesse» en vue d’assurer une stabilité sociale.
Nadia Kerraz
Tlemcen
20
Algériens refoulés du Maroc
Vingt
jeunes Algériens ont été refoulés, dimanche dernier, du
Maroc et remis aux services de sécurité du poste
frontalier Akid Lotfi. Selon certains témoignages, une
véritable chasse aux clandestins algériens aurait été
déclenchée par les services de sécurité du royaume
chérifien. Selon les sources sûres, plus de 700 harraga
ont été, durant les premiers mois de l’année en cours,
soit refoulés d’Espagne ou du Maroc, soit arrêtés par
les services de sécurité algériens au moment d’entamer
leur voyage, soit sauvés en mer par les gardes-côtes.
Ce
chiffre est cependant loin de refléter l’importance et
la pérennité du mouvement migratoire et le nombre réel
des candidats à l’émigration clandestine qui ont déjà
tenté l’aventure. Combien sont-ils, cependant ceux qui
ont réussi à fouler le sol espagnol ? Ils y a ceux qui,
par chance, arrivent à bon port, ceux qui sont secourus
en haute mer et ceux qui disparaissent à jamais et dont
les corps, méconnaissables, échouent sur les plages
désertes du littoral algérien, voire les côtes,
plusieurs mois avant d’être refoulés. A l’exemple de ces
jeunes gens, âgés entre 20 et 35 ans, originaires de
l’Ouest et de l’Est du pays qui ont été refoulés
dimanche dernier du Maroc et remis aux services de
sécurité du poste Akid Lotfi. Selon des témoignages, il
semble qu’une véritable chasse aux clandestins
algériens, a été déclenchée par les services de sécurité
du royaume chérifien. Il est également signalé que
nombre de ces harraga sont exploités par des Marocains
qui les emploient dans l’agriculture et qui, une fois le
travail accompli, les dénoncent aux services de sécurité
marocains pour ne pas avoir à les payer. Les clandestins
algériens sont alors emprisonnés dans des conditions
inhumaines et subissent les pires humiliations. Selon
certains refoulés, «les geôles marocaines de la région
d’Oujda n’ont pour toit qu’un grillage au-dessus duquel
les gardiens nous surveillent et à travers lesquels ils
urinent parfois sur nos têtes». Et dire que les
clandestins marocains arrêtés sur notre territoire sont
bien traités et refoulés avec dignité. Enfin, les 20
Algériens refoulés, qui ont fait l’objet d’une citation
directe, ont été remis en liberté par le tribunal de
Maghnia.
Lebbad Youcef
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