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Tamazight et les medias
Le
HCA présente ses recommandations
Les
travaux du colloque de trois jours portant sur «les
médias algériens et les questions liées aux usages de la
langue amazighe» ont pris fin hier.
Organisé par le Haut-commissariat à l’amazighité (HCA),
ce colloque qu’a abrité la Bibliothèque nationale
d’Algérie au Hamma, s’est achevé sur des
recommandations. «Tamazight étant consacrée par voie
constitutionnelle langue nationale», déclare le HCA,
«elle
doit bénéficier de fonds publics conséquents plus à même
de permettre sa prise en charge efficiente». En outre,
le HCA recommande «la modernisation et l’extension de
l’aire de diffusion de la chaîne II (amazighe) de la
radio nationale, l’introduction de tamazight dans les
radios locales à travers l’ensemble du territoire
national, la création d’un quotidien en langue amazighe
sur fonds publics, la mise en place d’un programme de
formation pour les professionnels des médias dont la
langue d’expression est l’amazigh, la création d’un
département de langue et culture amazigh à Alger et la
création d’une commission nationale de standardisation
de la langue amazighe.
Les
participants au colloque, unanimes, ont tiré la sonnette
d’alarme sur la nécessaire prise en charge par l’Etat du
volet financier afin de permettre à la culture amazighe
de s’épanouir. «La culture amazighe cherche à sortir de
la sphère traditionnelle et privée afin d’intégrer la
modernité pour une nouvelle socialisation» note Kamel
Sadou, enseignant-chercheur à l’université d’Alger. Pour
sa part, Mohand Amar Oussalem, professeur à l’université
de Tizi Ouzou, a fait part de son scepticisme vis-à-vis
de la formation de journalistes d’expression amazighe.
Selon lui, quand bien même les jeunes peuvent maîtriser
l’écrit, il n’est pas évident qu’ils puissent s’exprimer
convenablement car, a-t-il argué, la langue parlée a
subi des transformations qui l’ont fait éloigner de la
langue originelle. Il a ainsi critiqué les réalisations
langagières des locuteurs amazighophones, d’aujourd’hui,
qu’il a assimilées à un langage mixte proche de la
diglossie. Dans quelques années, dira-t-il, les jeunes
ne pourront plus comprendre les poèmes de Youcef Ou Kaci.
Sueurs froides dans l’assistance. Il avertit, la langue
amazighe s’est inscrite si les choses restent en l’état,
dans un processus d’extinction. «J’ai vraiment peur», a
dit le poète Ben Mohamed, militant engagé et parolier du
chanteur Idir en réponse à notre question :
«Nous
sommes en train de faire les mêmes erreurs que
l’arabisation, on enseigne tamazight en privilégiant
l’aspect idéologique, la langue doit être un instrument
de travail, les jeunes doivent connaître leur
patrimoine, chercher les bases de l’avoir, créer de
nouveaux mots n’a pas de sens quand les mots existent
sous forme d’emprunts à une autre langue, si on devait
utiliser l’emprunt pourquoi pas» s’est-il interrogé en
guise de conclusion. Saïd Chemakh, docteur en
linguistique berbère et enseignant à l’université de
Tizi Ouzou ne partage pas l’opinion selon laquelle
tamazight est en voie de disparition. «C’est l’Unesco
qui a propagé cette information qui concerne, selon lui,
les langues africaines et amazoniennes, la langue
amazighe ne peut être concernée parce qu’elle n’est pas
moribonde. Du reste, dans le cadre de la mondialisation,
a-t-il ajouté, la langue française et même l’arabe sont
menacées, vu l’utilisation massif de l’anglais dans les
nouvelles technologies».
Par
Larbi Graïne
Mystérieuse télé
amazighe
C’est
l’imbroglio total à propos du projet de création de la
télévision amazighe. Hier, Youcef Merahi, SG du HCA, au
moment où il devait clôturer le colloque sur «Tamazight
et les médias» a déclaré n’avoir «aucune information sur
la télévision amazighe», un projet pourtant que le
gouvernement s’est engagé à réaliser dès l’année 2005. «Tellid
ur
d kcem»,
traduction : (elle existe mais n’y entre pas) ;
autrement dit, c’est l’Arlésienne. «Aucune des lettres
que nous avons adressées au directeur général de l’ENTV
n’a eu une réponse. Nous y avons proposé en vain nos
services. Je peux vous assurer, a ajouté Merahi, que
nous disposons de tout le nécessaire, nous avons les
journalistes, les cinéastes, les traducteurs, etc. ». L’Arlésienne
n’est pas une simple métaphore, le comble, c’est que le
chef de projet de la future Tv nationale amazighe,
Saïd
Lamrani, se trouvait parmi l’assistance. Celui-ci n’a
pas jugé utile d’intervenir pour donner les
clarifications qu’on aurait pu attendre d’un responsable
de ce rang.
L.
G.
Hôpitaux marocains
Les
médecins décident d’une grève ouverte
Une
grève ouverte sera observée à partir d’aujourd’hui dans
l’ensemble des hôpitaux marocains, y compris dans les
services des urgences et de réanimation, indique hier un
communiqué de la Commission nationale des médecins
internes et résidents (CNIR), affiliée au syndicat
indépendant des médecins du secteur public (SIMSP). La
CNIR souligne que cette grève ouverte sera ponctuée de
manifestations de protestation pour dénoncer «le
non-respect des promesses données par la ministre de la
santé qui a fermé la porte au dialogue». Les médecins
internes et résidents des hôpitaux marocains ont observé
le 5 juin passé une grève générale de 48 heures, qui a
été suivie, selon la presse, par «un début de dialogue
entre le ministère de la santé et les représentants des
personnels en grève», alors que «des désaccords
persistaient sur des points importants, notamment la
question du relèvement des indemnités des résidents et
internes des quatre hôpitaux universitaires marocains»,
avait-on souligné. Une série de grèves des médecins a
déjà paralysé les hôpitaux, pendant douze jours, au
cours du mois de mai passé, pour exiger du ministère de
la santé d’ouvrir le dialogue avec le syndicat qui
revendique l’amélioration des conditions de travail dans
les CHU, jugées «insoutenables, en raison des cadences
des gardes dépassant les normes raisonnables, en
contrepartie d’une rémunération trop insuffisante,
ajoutée à l’absence de couverture sanitaire des
médecins, qui sont nombreux à avoir contracté des
maladies graves». Les résidents et internes
revendiquent en outre «l’intégration dans la fonction
publique à partir de la première année, à la place du
statut de stagiaire prolongé pendant trois ans, (et)
l’équivalence du doctorat d’Etat au diplôme de médecin,
avec le salaire de fonctionnaire correspondant». La CNIR
a organisé également, au cours des mois d’avril et mai
derniers, plusieurs grèves et des marches de
protestation, dans les hôpitaux universitaires de Rabat,
Fès, Casablanca et Marrakech, pour dénoncer la précarité
de la situation socioprofessionnelle et pédagogique des
médecins internes et résidents. Ces derniers
revendiquent notamment, une couverture sociale pour
faire face aux dépenses de santé, en cas d’atteinte par
des maladies contagieuses, dans le travail. Ils sont
nombreux à avoir contracté de telles maladies et ne
peuvent faire face aux dépenses de soins, certains sont
atteints par l’hépatite virale, la tuberculose et le
sida, à Rabat et Marrakech, selon la CNIR.
R.
I.
TLEMCEN
Une
bande de plus de 40 escrocs, démantelée
Une
bande d’escrocs composée de plus de 40 individus
spécialisés dans «l’imitation de sceaux de l’Etat et
leur utilisation dans de faux documents officiels
bancaires et administratifs», a été démantelée cette
semaine par la brigade de police judiciaire (PJ) de
Tlemcen, a-t-on appris, de la cellule de communication
de la sûreté de wilaya. C’est grâce au «dossier
falsifié» du nommé S. N. qui a bénéficié d’un prêt
bancaire de 137 854 millions de Da pour «l’acquisition
d’équipements agricoles», que les éléments de la PJ ont
confirmé «l’implication, dans ce trafic des
fonctionnaires de l’Ansej, des banques et de
l’administration», précise-t-on de même source. Ces
derniers déposaient de faux dossiers et parfois pour
«des personnes fictives», ajoute-t-on, précisant que
chacun des membres de la bande avait «une fonction
criminelle précise à remplir». Selon la même source,
plus de trois milliards de dinars ont été détournés par
ces escrocs. Ces individus, dont 21 fonctionnaires de
divers secteurs, et une sage-femme, sont également
poursuivis pour faux et usage de faux, vol de documents
administratifs, dilapidation de deniers publics et
complicité, abus de pouvoirs, et escroquerie, entre
autres. La même source indique que parmi les victimes de
cette bande, il y a lieu de citer notamment quatre
notaires, trois huissiers de justice, six citoyens ainsi
que diverses institutions bancaires et administratives.
R.
N.
Tizi
Ouzou
Cinq personnes sous mandat de dépôt pour soutien au
terrorisme
Cinq
personnes ont été placées hier sous mandat de dépôt et
six autres sous contrôle judiciaire par le parquet de
Tizi Ouzou pour soutien au terrorisme, apprend-on. Elles
ont été arrêtées au courant de la semaine écoulée dans
la région de Tadmaït par les éléments de la police
judiciaire de Draâ Ben Khedda. Le démantèlement de ce
réseau de soutien a été rendu possible grâce à des
informations fournies par un repenti qui s’était livré,
il y a quelques semaines, aux services de sécurité dans
la région de Sidi Ali Bounab.
HAMID M.
JSK
Lang décline l’offre et retour probable de Aït Djoudi
L’entraIneur
français, Jean Christian Lang, ne viendra pas à la JSK,
avons-nous appris de sources proches du club kabyle.
Selon nos sources, des considérations sécuritaires
auraient été évoquées par le coach français, même si des
initiés au cercle des entraîneurs prétendent que c’est
l’offre d’un club du Golfe qui aurait pesé dans son
refus de driver la JSK. Et les rumeurs relancent déjà le
retour de Aït Djoudi pour succéder au désormais
ex-entraîneur des Jaune et Vert, Moussa Saïb.
H.
M.
Union maghrébine
Rencontre jeudi des ministres de l’Habitat à Alger
La 10e
session du Conseil des ministres de l’Habitat et de
l’Urbanisme des pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA)
se tiendra jeudi prochain à Alger, a annoncé hier le
ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme dans un
communiqué. Les ministres maghrébins procèderont à
l’évaluation de l’application des recommandations de la
dernière session, tenue en décembre 2006 à Tunis, a
précisé le ministère. Aujourd’hui, une réunion des
experts se tiendra à la veille du conseil des ministres
de l’habitat maghrébins qui se réunira demain et
après-demain.Il est à rappeler que la 9e session de ce
conseil, tenue en Tunisie, avait exprimé la volonté
commune de renforcer la coopération inter- maghrébine
dans le domaine de l’habitat et de l’urbanisme afin
d’offrir au citoyen maghrébin un logement décent. Par
ailleurs, un appel avait été lancé à l’occasion par les
membres du conseil pour que les pays maghrébins signent
les statuts du Centre arabe de prévention des risques
parasismiques qui sera établi à Alger. Une rencontre
entre opérateurs maghrébins du secteur privé en activité
dans le domaine avait été recommandée pour coordonner
leurs actions pour faire face à la concurrence
internationale sur le marché maghrébin. Lors de la
session de Tunis, deux projets algériens avaient été
primés parmi les meilleures œuvres maghrébines en
architecture, urbanisme et de construction dans les
wilayas d’Alger et de Blida, a rappelé la même source.
F.M./APS
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