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HHC présente la grille du ramadan
Le JT de 20h
décalé
Si l'estomac
devrait supporter tout au long du mois sacré les affres gastriques
du jeûne, les yeux par contre, eux, seront repus.
Du moins c’est le
vœu qui tient au cœur de Hamraoui Habib Chaouki, DG de l’Entv qui a
invité hier la presse à découvrir la nouvelle grille des programmes
spécial ramadan au siège de la Télévision nationale à Alger. Du
nouveau ? Il y en a. Mais point de nouveauté. A l’exception du
décalage-une première dans les annales de la boîte- du très officiel
journal télévisé de 20h00 d’une demi -heure. Sinon l’on prend les
mêmes trucs et on recommence. Bons toutefois pour la digestion :
sitcoms, feuilletons arabes et religieux, émissions culturelles qui
traitent notamment de l’Islam, caméras cachées et bien d’autres
divertissements. La ritournelle tourne, à la perfection. HHC, lui,
tire en tout cas, en «bon» nationaliste une manifeste fierté :
17,49% du programme est une production algérienne diffusée à 93,33%
en langue arabe et avec pour toile de fond 144 heures consacrées aux
programmes religieux. Difficile de ne pas saisir la fibre
arabo-islamique. Une coloration marquée, entre autres, par la
projection d’un nouveau feuilleton sur la vie de Khalid Ibnou Al
Walid, l’un des généraux de l’Armée du Prophète. Le ton sera à
quelques émissions religieuses dont on imagine mal le succès face à
l’engouement «massif» du téléspectateur algérien sur les chaînes
islamistes satellitaires genre Iqraâ. Mais
disons que c’est
le ramadan. Côté divertissement, l’on n’est pas -Ouf !- moins lotis.
C’est 55,92% du programme général. Tant mieux diront les uns. La
Télévision nationale tente de se rattraper après les «faux pas»
reconnus d’ailleurs par HHC, du programme de l’année précédente, et
offre un bouquet dans lequel figure des nouvelles productions
telles les sitcoms : Wahiba de Messaoud Laïb, Amar Bin El Khadma W’Dar
de Abdelhak Mehdi, Binatna du virevoltant Moussa Haddad…s’y ajoutent
pour les accrocs du rire et de la satire quelques sketchs et
histoires drôles dont les idoles ont, entre autres, pour nom Djamel
Bouakkaz, histoire de se dilater la rate après un lourd et indigeste
repas. Tout a été minutieusement calculé, selon le DG de l’Unique. A
chacun sa quote-part. Résumant et faisant la promotion de son
produit ramadanesque, le DG de l’unique dit avoir pris en compte les
erreurs et des insuffisances qui ont marqué le programme 2005 pour
la formulation de ce nouveau rendez-vous. Il a reconnu d’ailleurs,
que plusieurs émissions et autres feuilletons n’ont pas atteint le
niveau escompté. Ses critiques, pour une fois, ont été sans appel.
L’agenda oblige,
HHC prévoit quelques haltes pour célébrer des événements, d’abord
historiques, comme le numéro spécial qui, à l’occasion de la journée
de l’Emigration, coïncidera avec le 45e anniversaire du massacre à
Paris d’une centaine de manifestants algériens. Il en sera de même
pour d’autres dates pour rendre hommage à des figures de la culture
algérienne, Hasni, Mustapha Skandrani, Fadéla Dziria…Aux grandes
ambitions, les grands sous. Ils seront puisés sur les recettes
publicitaires propres à ce spécial ramadan. HHC a annoncé que parmi
13 boîtes de communication qui ont soumissionné pour décrocher le
«juteux» contrat, une seule (Vox) a été retenue pour un colossal
montant de 60 milliards de centimes. De quoi assurer, dit-il, 50%
des besoins. M. Hamraoui a, par ailleurs, dans un registre plutôt
politique, au nom de l’Union des radios et des télévisions arabes
dont il assure la présidence, dénoncé les propos blasphématoires
tenus récemment par le Pape.
Amine Goutali
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Bibliothèque nationale
Au cœur de la
poésie italienne
Dans le cadre de
ses activités littéraires, l’Institut culturel italien en
collaboration avec la Bibliothèque nationale accueillira, les
après-midis des 18 et 19 septembre à la salle Lakhdar Essaïhi de la
BN, l’une des plus intéressantes voix féminines de la poésie
contemporaines italienne, en l’occurrence, la poétesse Daniela
Attanassio. La première partie de la rencontre se résume dans un
récital poétique intitulé «Archipel : les îles lyriques de la
narration» animée par Daniela Attanasio, ponctué par un fond musical
de luth et percussions du groupe Harmonica. La seconde partie est
une lecture en version française, déclinée par deux poètes
algériens, à savoir Mme Ouahiba Adjali qui est galeriste de l’espace
Arts en liberté et
M. Abderrahmane
Djelfaoui. Le second rendez-vous, toujours prévu à la BN, verra la
poétesse italienne animer une conférence de presse autour de la
poésie italienne contemporaine sous le thème «Amelia Roselli, la
divine folie». A l’occasion de l’inauguration de ce cycle poétique,
l’Institut culturel italien fera découvrir au public la réalisation
d’un journal intitulé «Rencontres et vagabondages poétiques entre
les deux rives de la Méditerranée», une publication qui comporte une
compilation de poèmes de l’invitée, Mme Daniela Attanassio.
H.K.
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