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Augmentations salariales
Sidi Saïd lâche
les fédérations
L’invité de la
Radio affirmera que cette rencontre se tiendra en septembre comme
cela a été annoncé.
Après avoir
revendiqué une augmentation salariale pour les travailleurs de tous
les secteurs d’activité, Sidi Saïd patron de la Centrale syndicale,
donne l’impression de reculer sur cette revendication qu’il
présentait comme «scellée et non négociable». Mieux, à l’entendre
aujourd’hui, on croirait écouter Salah Djenouhat qui a toujours
adopté une position modérée, rejoignant en fait celle de l’ancien
Chef du gouvernement, sur l’épineuse question des salaires. A la
veille de l’ultime round de négociations, prévu pour aujourd’hui
entre les fédérations et les SGP, Sidi Saïd développe un son de
cloche différent de celui auquel il nous a habitués ces derniers
mois. «Il faut tenir compte de l’équilibre de l’entreprise» a-t-il
déclaré hier sur les ondes de la Chaîne III. «L’UGTA n’est pas
jusqu’au-boutiste», a-t-il encore ajouté. Même l’ordre des priorités
de la Centrale est chamboulé. Elle est mue en premier et second
lieu, selon son secrétaire général, par «la préoccupation du
maintien de l’activité, de l’emploi». « L’augmentation du pouvoir
d’achat des travailleurs» n’arrive qu’en troisième position. A quels
desseins obéit ce repositionnement ? La perspective du congrès ?
Non, se défend le SG contesté de l’UGTA. «Je ne lie pas les
augmentations au congrès», précise-t-il. Et de poursuivre que cela
«serait biaiser ma conviction syndicale». Pour revenir à l’actualité
qui alimente les discussions et les espoirs du monde du travail,
l’invité de la Radio annonce que «les fédérations ont trouvé
consensus sur le principe de l’augmentation». Quels seront les taux
appliqués à cette augmentation? Il ne soufflera mot sur cet aspect.
L’essentiel, soutiendra Sidi Saïd, est d’avoir «l’intelligence de
marier la revalorisation des salaires avec la survie de
l’entreprise», d’autant qu’il existe, fera remarquer le patron de la
Centrale «une volonté politique d’aller vers la revalorisation»
puisque aucune «fin de non-recevoir» n’a été émise. C’est pourquoi
du reste, il récusera l’existence de «blocage» dans les négociations
en cours. Il préfère, dit-il, «parler d’approche différenciée». La
rencontre prévue demain donnera, selon lui, «un aperçu général sur
les négociations» qui, selon lui, «sont en finalisation pour 16
fédérations». Quant à la 17e,, celle de la mécanique et de la
métallurgie, l’arbitrage de Temmar est souhaité, en sa qualité de
premier responsable politique. Si le blocage persiste à l’issue de
la réunion du 18, il sera recouru au «coup de pouce» sous forme
d’arbitrage de Temmar, Louh et de l’UGTA, a laissé entendre Sidi
Saïd. L’autre sujet tout aussi d’actualité qui a été abordé lors de
l’émission radiophonique a trait à la tripartite. L’invité de la
Radio affirmera que cette rencontre se tiendra en septembre comme
cela a été annoncé. A moins de deux semaines avant la fin de ce
mois, il évitera de fixer une date. En fait, ses propos tenus hier,
confortent les craintes exprimées quant à son report. Et pour cause,
il indique que la tenue de cette réunion est tributaire de la
finalisation des négociations sur les conventions de branches avec
les SGP, de celle de ces mêmes conventions avec les patrons et en
troisième lieu de l’élaboration du pacte économique et social. Et
lorsqu’on sait que les deux secondes conditions ne sont pas encore
réunies, on imagine aisément que le report de la tripartite n’est
pas une vue de l’esprit. Certes, s’agissant des négociations avec le
patronat sur les conventions de branches et, partant, sur les
hausses salariales, Sidi Saïd indiquera qu’ «un avant-projet sur le
sujet et sur les relations de travail a été transmis aux patrons».
Il n’a pas précisé si un retour d’écho a été obtenu. Mais, rappelle
le SG de l’UGTA, «la convention sera parrainée par le Chef du
gouvernement». Pour ce qui est de la revalorisation du SNMG, le
patron de la Centrale refusera de dévoiler l’augmentation qui risque
d’être obtenue, se contentant d’indiquer qu’elle «sera très
correcte» et proche des «15 000 DA revendiqués par l’UGTA lors de
son dernier congrès». Une nouvelle fois, il précisera que l’UGTA
«n’est pas
jusqu’au-boutiste».
Nadia Kerraz
Haut
….
Et donne raison aux SGP
Le feuilleton de
l’augmentation des salaires, qui a connu autant de rebondissements
et à chacune des rencontres pour négociations, prend aujourd’hui une
nouvelle tournure avec les toutes dernières déclarations de Sidi
Saïd sur les ondes de la Chaîne III. Le chef de la Centrale
syndicale qui avait enclenché l’affaire en annonçant une
augmentation «plus que sûre des salaires et pour la rentrée
sociale», sans en préciser pour autant de quelle année il s’agit,
avait commencé par annoncer que l’acquit était bel et bien dans la
poche, cela en s’appuyant et en reprenant mot à mot «les
déclarations du Chef du gouvernement sur le sujet». Il s’est
rétracté par la suite et a accusé haut et fort les SGP de faire dans
le blocage. Mais voilà que notre protecteur de l’action syndicale se
désavoue de nouveau pour déclarer que c’est «aux fédérations et au
SGP de s’accorder sur le taux des augmentations à accorder aux
travailleurs, et que toute la question est laissée à l’appréciation
des deux parties». Mais le changement dans l’histoire s’opère de
façon bizarre lorsque Sidi Saïd demande à ce qu’on prenne en compte
«l’équilibre de l’entreprise, quand les taux des augmentations
seront définitivement fixés». Et voilà que le chef de la Centrale
syndicale prend à cœur les intérêts de
«l’autre rive» et
vient par conséquence, en toute âme et conscience, qui sait ? de
donner raison aux SGP. Ces dernières dont les représentants ont
brandi dès le départ la situation financière catastrophique des
entreprises étatiques et ont même mis en garde contre la précocité
de l’accord des augmentations de salaires. Rappelons que les
dernières négociations entre les fédérations et les SGP que Sidi
Saïd taxe aujourd’hui de «concluantes», avaient fini toujours dans
l’impasse. Et quoique les deux parties ont consenti chacune à faire
des concessions, les fédérations en demandant 30 à 35 %
d’augmentation au lieu de 40% et les SGP en ne proposant que 0 à15 %
seulement, la question n’a pas été du tout tranchée, vu que
fédérations et SGP s’accrochent dur comme fer à leurs propositions.
On peut prétendre d’ores et déjà qu’avec la nouvelle donne dans
l’affaire des salaires, celle d’un Sidi Saïd qui présente patte
blanche aux SGP, les augmentations à accorder, seront vraiment en
deçà des espérances des travailleurs. A ne voir dans ce cas de
figure que les 0 à 5 % dérisoires proposés par les SGP pour les
travailleurs des entreprises déstructurées, lesquelles sont estimées
à 160 d’après le dernier bilan présenté par
M. Temmar. Cela
sans compter sur le fait que si tout met encore en doute
l’acquisition des revendications salariales des travailleurs, la
question temps et date exacte d’application reste quant à elle
totalement en suspens et tributaire d’arbitrages et d’une tripartie
dont la date de la tenue est toujours incertaine.
Habiba Ghrib
Haut
Salaires, tripartite, pacte social
Tout est à
l’arrêt
«Il y a de sérieux
problèmes notamment en ce qui concerne la hausse des revenus»
La tenue de la
tripartite, annoncée pour fin septembre, est sérieusement
compromise. Plusieurs facteurs le démontrent et le confirment à
mesure que les négociations avancent laissant les obstacles se
multiplier.
Alors, outre le
blocage que connaissent les négociations entre les fédérations de l’UGTA
et des SGP sur la cruciale question de l’augmentation des salaires,
la Centrale syndicale se trouve, à une journée de la clôture des
négociations, au point de départ avec quelquecinq fédérations et
trois syndicat d’entreprises n’ont toujours pas bouclé leurs
conventions. «Il y a de sérieux problèmes notamment en ce qui
concerne la hausse des revenus» dira
M. Malki, chargé
des relations extérieures à l’UGTA. Une reprise des négociations qui
s’est avérée vaine et qui n’a abouti à aucune résolution concrète.
La situation
demeure aujourd’hui plus qu’inquiétante dans la mesure où les
représentants des travailleurs n’ont pas pu arracher un sou au
profit des millions d’employés en quête pressante d’une éventuelle
revalorisation de leurs salaires depuis son annonce par le premier
magistrat du pays. Devant cette impasse, M. Abdelmadjid Sidi Saïd,
secrétaire général de l’UGTA a convoqué pour aujourd’hui toutes les
fédérations à une réunion «très urgente» pour l’évaluation de la
situation et pour confirmer l’échec des négociations.
L’autre dossier,
qui mérite également d’être soulevé, concerne le retard dans le
lancement des négociations avec les Organisations patronales. Ces
discussions prévues après la clôture de celles des conventions de
branches, seront consacrées à l’examen de la question capitale de
l’augmentation des salaires dans le secteur privé. «La signature de
ces conventions a été pourtant évoquée et décidée lors de la
dernière tripartite tenue il y a presque deux ans. Mais jusqu’à
aujourd’hui, les choses n’ont pas avancé dans le bon sens. Nous
sommes loin des échéances arrêtées», affirme M. Malki. La tenue
d’une tripartite est, selon les dires de Sidi Saïd, tributaire de la
finalisation de toutes ces étapes avec un consensus entre toutes les
parties concernées. L’autre rendez-vous qui risque aussi d’être
compromis est celui de la signature du pacte économique et social,
un autre dossier qui entre dans le cadre de la tripartite. Un retard
considérable est enregistré dans le traitement des différents
dossiers qui sont présentés à l’étude. Ainsi, selon les dernières
déclarations du patron de l’UGTA, la préparation de ce dossier n’a
pas dépassé les 30%. Ainsi, même si la Centrale syndicale a finalisé
sa partie dans les préparations, le gouvernement et le patronat
n’ont toujours pas examiné les différents aspects de ce pacte.
Quant à la
question des salaires impayés des 40 000 travailleurs, notre
interlocuteur affirme que les membres de l’UGTA ont remis le dossier
à la Chefferie du gouvernement et au ministre du Travail et ont
demandé la clôture de ce dossier avant le mois de ramadan. Aucune
mesure n’a été encore prise pour débloquer la situation. Pour
preuve, le Conseil interministériel qui devrait trancher ce dossier
n’a toujours pas été réuni.
Nouria B.
Haut
Réajustement annoncé des salaires
Quelles sont
les raisons du blocage ?
Annoncée comme
définitivement tranché, le principe d’un réajustement substantiel
des salaires semble, pour des raisons difficiles à cerner, avoir été
gelé, au grand dam d’une classe laborieuse dépitée.
Après avoir épuisé
leurs économies par les achats d’articles scolaires, nécessités par
le retour à l’école de leur progéniture, les ménages algériens se
mettent à atten-dre, non sans quelque crainte, l’arrivée prochaine
du mois sacré de ramadan. C’est paradoxalement durant cette période
de piété, de pardon et de miséricorde, que de nom-breux commerçants,
dénués d’humanité et sûrs de l’impunité, font en sorte de faire
flamber les prix et malmener, un peu plus le couffin des Algériens.
Après cette fête, dont on regrette qu’elle ait beaucoup perdu de sa
signification au sein de cette catégorie de citoyens, les familles
vont faire face à de nouvelles dépenses pour pouvoir vêtir leurs
enfants de vêtements neufs le jour de l’Aïd.
Pendant des
années, les Algériens, parmi ceux qui ont encore le privilège de
posséder un emploi, n’en finissaient pas d’espérer, de la part des
autorités, un réajustement des maigres salaires versés afin de
pouvoir affronter les incessantes augmentations de prix constatées
sur le marché et résister à l’effritement de leur maigre pouvoir
d’achat. A cet effet, ils n’ont cessé de ressentir, comme autant de
douches froides, les propos, souvent contradictoires, distillés
depuis plusieurs mois, de représentants syndicaux et politiques
affirmant que ces augmentations étaient définitivement acquises. Ces
assertions étaient aussitôt démenties par d’autres intervenants de
haut niveau, lesquels considéraient que la revalorisation des
salaires ne pouvait, en aucun cas, être revendiquée par les
travailleurs qui ne font pas des efforts de productivité.
Face à la grogne
latente du monde du travail, vis-à-vis d’une Centrale syndicale
perçue, davantage, comme un appendice du pouvoir que comme une
instance revendicative défendant les intérêts de ses adhérents, il a
de nouveau commencé à être question, au début de l’été, d’une
probable revalorisation des salaires.
Alors qu’il avait
précédemment dit sa farouche opposition à tout réajustement des
rémunérations versées à la population active, le chef de l’Etat
avait fini, quelques mois plus tard, par admettre le principe de
leur révision. A partir de ce moment, aussi bien le secrétaire
général de l’UGTA, qui n’avait pas manqué, pour l’occasion, de
laisser enten-dre qu’il était à l’origine d’un tel revirement, que
le Chef du gouvernement, se mettaient à affirmer, en chœur, que le
principe d’une révision des salaires était, désormais, acquis. Il ne
restait plus, selon eux, qu’à en discuter les détails lors de la
Tripartite dont la rencontre avait, sur la lancée, été annoncée pour
le courant du mois de septem-bre 2006. Entre-temps, des informations
quant aux niveaux de revalorisation qui avaient été fixés pour le
nouveau SNMG allaient bon train. Les uns tablaient sur un relèvement
de 100%, d’autres sur 50%. Pendant un moment, le monde du travail se
remettait à espérer. La joie aura finalement été de courte durée. Le
mois de septembre est là et rien de nouveau n’est venu confirmer les
attentes. C’est le moment où commencent à s’installer le doute et la
désillusion qu’accentue, un peu plus, le silence de ceux qui, hier,
criaient victoire. Revirement ? Attentisme ? Il y a comme un blocage
dont personne ne se hasarde à expliquer les véritables raisons.
Aujourd’hui, on ne
sait pourquoi les dirigeants de l’UGTA, tout comme le Chef du
gouvernement, se remettent, à nouveau, à lorgner vers le Président
de la République pour qu’il se détermine, une seconde fois,
vis-à-vis d’une décision sur laquelle il a déjà eu à se prononcer.
Les Algériens, pour ce qui les concernent, ne manqueront pas de
tirer les leçons de ce nouveau flop et du peu de cas dont ils sont
l’objet de la part de ceux qui les dirigent.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Entreposage des conteneurs non identifiés
L’EPAL lance un
avis aux armateurs et agents maritimes
L’on signale
auprès de l’EPAL que l’identification de près de 323 conteneurs est
en cours. D’autre part, l’entreprise a décidé de prendre en main
l’opération d’assainissement de la zone portuaire.
La centaine de
conteneurs interposés dans l’enceinte de l’entreprise portuaire
d’Alger EPAL causant ainsi des préjudices énormes en matière
économique du fait qu’ils occupent des grandes surfaces, sans
intérêt aucun. Ce constat a été fait d’ailleurs, par les ministres
des Transports et des Finances lors d’une récente sortie sur terrain
au port d’Alger. D’où l’avis lancé par l’EPAL qui veut mettre un
terme à cette situation pour laquelle est-il souligné la nécessité
de mettre une politique immédiate et sérieuse. Pour y remédier l’EPAL
a décidé depuis des mois maintenant de régulariser et d’assainir le
port en le débarrassant de ces moyens de transports exposés au fil
des ans, à la pluie et au soleil.
A cet effet,
l’Entreprise portuaire d’Alger porte à la connaissance des armateurs
et consignataires des navires, via la presse nationale, qu’à
l’occasion d’une opération d’assainissement en vue de récupérer des
espaces d’entreposage et d’améliorer les conditions d’exploitations,
des conteneurs vides ont été répertoriés. Pour ce faire,
l’entreprise invite les propriétaires de ces conteneurs vides à
prendre contact avec la direction terminal à conteneurs pour leur
enlèvement. Un délai de 10 jours leur est fixé. Passé ce délai,
indique-t-on, ces conteneurs feront l’objet d’un traitement
conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
De son coté, l’administration des douanes informe les importateurs
que sont constituées d’office en dépôt les marchandises importées
qui n’ont pas été déclarées dans le délai de 21 jours conformément
aux dispositions de l’article 205 du code des douanes. Les
marchandises déclarées en détail, pour lesquelles le déclarant ne se
présente pas et qui sont laissées en instance dans le service
pendant plus de 15 jours, les autres qui ne sont pas enlevées dans
un délai de 15 jours à compter de la date d’obtention de la main
levée, leurs marchandises seront proposées systématiquement à la
vente aux enchères publiques, et ce, à l’expiration du délai de
séjour de 4 mois, souligne la direction des douanes. Les autres
conteneurs sans identifications seront détruits automatiquement.
Kahina. B
Haut
Abdelhamid Mehri au centre de presse d’El Moudjahid
«La France n’a
pas reconnu le GPRA»
Au cours de son
intervention aux travaux de la conférence, l’orateur a donné un bref
aperçu sur les circonstances de la création du GPRA.
En commémoration
du 48e anniversaire de la création du Gouvernement provisoire de la
République algérienne (GPRA), l’association le Flambeau du martyr,
en collaboration avec le centre de presse du quotidien El Moudjahid,
a organisé, hier, une conférence ayant pour thème «Le parcours
diplomatique et politique du Gouvernement provisoire de la
République algérienne». Une conférence animée par Abdelhamid Mehri
et Lamine Khane, membres du GPRA, en présence de l’ex-Chef de
gouvernement Smaïl Hamdani, de l’ambassadeur de Tunisie en Algérie
ainsi que d’éminentes personnalités historiques.
Pour M. Mehri qui
était chargé des affaires maghrébines du gouvernement en question,
la création du GPRA, le 19 septembre 1958, était synonyme de la
maturité de la Révolution algérienne. Au cours de son intervention
aux travaux de la conférence, l’orateur a donné un bref aperçu sur
les circonstances de la création du GPRA.
«Ce gouvernement
est intervenu en exécution des décisions prises par le Conseil
national de la révolution algérienne (CNRA), lors de sa réunion
tenue au mois d’août 1958 au Caire», rappelle le conférencier. Lors
de cette réunion, poursuit-il, le Comité de coordination et
d’exécution (CCE) fut chargé d’annoncer la création d’un
gouvernement provisoire, pour parachever la mise en place des
institutions d’un Etat algérien moderne.
Par ailleurs, la
création du GPRA s’est déroulée, ajoute M Mehri, dans une
conjoncture délicate aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du
pays. En clair, l’orateur fait savoir que les divergences d’opinions
étaient à leur paroxysme entre les dirigeants de la Révolution,
citant sur sa lancée, l’assassinat de Abane Ramdane. Dans la même
optique, il précise que «la création du GPRA n’a pas été dans
l’objectif de résoudre les problèmes nés entre les différents clans,
mais plutôt pour concrétiser le principe fondamental de la
Révolution, à savoir l’indépendance du pays». Sur le plan extérieur,
l’invité de l’association le Flambeau du martyr, cite l’arrivée aux
commandes du pouvoir français, du général De Gaulle. Ce dernier,
tout en refusant de reconnaître le GPRA, avait déployé, enchaîne le
conférencier, des moyens colossaux pour mettre un terme à la
Révolution enclenchée en Algérie. Plus loin, il était allé, ajoute
Abdelhamid Mehri, jusqu’à susciter des problèmes de frontières avec
des pays ayant reconnu le GPRA, le Maroc et la Tunisie en
l’occurrence. «Pour les Français, l’Algérie est née après les
accords d’Evian », soutient le conférencier, comme pour dire que le
GPRA n’a pas été reconnu par les autorités coloniales qui
prétendaient ne pas avoir d’interlocuteur pour négocier. Pour sa
part, soutenant les dires de son prédécesseur, Lamine Khane,
indique que plusieurs pays arabes, africains et ceux relevant de
l’Organisation des non-alignés avaient reconnu le GPRA. A titre
d’illustration, M. Khane cite le journal
El Moudjahid qui
titrait dans son édition du 10 octobre 1958 : «800 millions (de
personnes) reconnaissent le GPRA».
M. Kechad
Haut
La responsabilité de la personne morale en débat
Des lois
difficiles à appliquer
L’évolution du
monde des affaires et de l’économie ainsi que l’entrée de l’Algérie
dans l’économie de marché nécessite une adaptation des lois
algériennes à cette nouvelle réalité. D’où la promulgation, en 2004,
de la loi 04/15 du 10 novembre 2004 sur la responsabilité de
certaines personnes morales, en matière pénale. Pour faciliter
l’application de cette loi, le ministère de la Justice organise,
depuis hier pour deux jours, un séminaire à la résidence des
magistrats à Alger. L’allocution d’ouverture a été prononcée par
l’inspecteur général de ce ministère et un représentant de
l’ambassade de Belgique en Algérie. La première journée de ce
séminaire a été caractérisée par l’intervention de Mme Hamer,
juriste belge au service de la politique criminelle du service
public fédéral de justice belge et gestionnaire de l’unité
«criminalité dans et contre l’entreprise». L’intervention de la
magistrate belge a porté sur le thème de l’«évolution de la notion
de responsabilité pénale de la personne morale et fondements
doctrinaux, aperçu sur le droit communautaire)».
Ce séminaire a été
organisé dans le cadre de la coopération entre les justices
algérienne et belge et de la réforme de la justice en Algérie. Les
Belges ont été choisis par l’Algérie pour le thème de la
responsabilité morale et physique vu l’expérience de ce pays dans ce
domaine. Une cinquantaine de magistrats spécialisés seront formés
dans ce domaine dans le but d’approfondir leurs connaissances en la
matière et, par là, traiter les dossiers relatifs à cet aspect, dans
de meilleures conditions et des délais assez courts.
Ce thème concerne
la responsabilité morale et celui qui représente la personne morale.
Le législateur algérien a introduit, par la loi 04/15 du 10 novembre
2004, des dispositions permettant de retenir la responsabilité de
certaines personnes morales, en matière pénale, comme l’a dit le
représentant de l’ambassade belge en Algérie. La Belgique a élaboré
une loi dans ce domaine en date du 04 mai 1999. «C’est pour cette
raison que nous sommes intéressés par l’expérience belge», explique
un cadre du ministère algérien de la Justice. «La formation, au
bénéfice de 50 magistrats algériens spécialisés dans ce domaine,
permettra à l’Algérie, notamment, l’entrée de notre pays dans
l’économie de marché, de traiter avec davantage d’efficacité et de
rapidité les dossiers économiques, d’affaires et judiciaires»,
ajoute ce cadre.
Pour Boughaba
Ahmed Amine, juge d’instruction près la cour de Blida «la loi sur la
responsabilité de certaines personnes morales existe depuis 2004
mais n’a, jusqu’à présent pas été appliquée. Cela doit se faire
progressivement».
«Il faut que les
conditions de mise en jeu de cette responsabilité soient réu-
nies. La loi exige
que l’infraction doit être représentée», ajoute le magistrat qui
considère cette loi comme étant «une révolution» et que «tout le
monde est concerné». Cette loi constitue, selon lui, «un reflet de
l’évolution du monde des affaires et de la justice». Le magistrat
identifie trois infractions énoncées dans le code pénal en ce qui
concerne la responsabilité morale, qui sont, ajoute-t-il,
l’«association de malfaiteurs, article 177, «le blanchiment de
capitaux» et les
«atteintes aux
systèmes de traitements informatiques, article 394». «Dans quelques
années, la justice élaborera des textes engageant les élus locaux
dans la responsabilité morale», ajoute-t-il.
M. Abi
Haut
Rumeurs sur un rassemblement ANR, MDS, UDR
Ce n’est pas
pour demain
Le SG par intérim
du MDS a formellement démenti l’information faisant état d’un
éventuel regroupement de l’ANR, MDS et l’UDR sous la forme d’un pôle
politique. Le Dr Hocine Ali a affirmé hier au Jour d’Algérie qu’il a
eu effectivement des échanges tous azimuts avec l’ensemble des
acteurs politiques du segment démocratique dont Rédha Malek et Amara
Benyounès mais qu’il n’a jamais été question de se regrouper en
«conglomérat républicain» ou toute autre forme d’alliance politique
pour regrouper toutes les forces démocratiques. Notre interlocuteur
estime, de son point de vue, que «le moment prête plus à la
recomposition et qu’il est encore prématuré de sceller une
alliance», sans toutefois exclure la possibilité «de coordonner des
actions communes sur le vaste champ du combat démocratique». A la
question de savoir quel suite donner à l’appel du SG de l’UDR pour
un rassemblement des républicains et la manière dont le MDS conçoit
la chose, Hocine Ali, dont le leadership du secrétariat national du
MDS lui est toujours contesté par l’aile Melliani, affirme que son
mouvement «ne pose pas de conditions», mais il considère qu’il faut
donner une identité politique à ce rassemblement. Se montrant plus
explicite, il révèlera que «ce regroupement, si regroupement il y
aura, doit se ranger du côté de l’intérêt des couches sociales,
surtout dans le contexte actuel de mondialisation sauvage». Une
manière de donner l’esquisse à un projet de société. Sans exclure
l’existence de terrain commun pour de futures actions, il estimera
qu’il faut les axer autour de ces intérêts que «le MDS ne peut et ne
pourra trahir». «Il faut d’abord s’identifier», ajoutera Hocine Ali,
«car un rassemblement doit se faire autour d’une identité bien
définie en répondant à la question suivante : «Comment se
positionner dans ce monde qui se caractérise par des mutations ? »
Se voulant très ouvert, Hocine Ali n’exclut pas de mener, de concert
avec toutes les forces démocratiques pour le même combat, afin de
consolider la démocratie, les libertés et la justice sociale. Le SG
par intérim qui mène une bataille de légitimité avec l’aile Melliani
s’attelle à organiser vendredi prochain à Oran la conférence
régionale de l’Ouest avant d’aller au congrès parallèle du MDS.
Concernant la date retenue pour le 21 septembre, notre interlocuteur
précisera qu’«elle est maintenue pour peu que les contraintes le
permettent».
Salah Bey
Haut
Migration clandestine
Messahel : «La
solution sécuritaire ne suffit pas»
Le ministre a
souligné que l'Afrique a convenu d'une position commune sur cette
question.
Abdelkader
Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et
africaines, a relevé l’importance accrue qu’occupe la question de la
migration dans l’ordre du jour de la communauté internationale et
tout naturellement, des instances africaines du fait que ce
continent connaît le taux de mobilité le plus élevé au monde.
Intervenant lors des travaux de la 4e table ronde du dialogue de
haut niveau sur la migration et le développement, consacrée à
l’examen des modalités de promotion des partenariats, au
renforcement des capacités et à la mise en commun des meilleures
pratiques aux niveaux bilatéral et régional dans l’intérêt des pays
et des migrants,
M. Messahel a
rappelé l’urgence pour la communauté internationale de parvenir à
une convergence sur l’agenda international devant alimenter le
dialogue sur ce thème qui interpelle directement un nombre croissant
de pays et de régions à travers le monde. Le ministre a souligné que
l’Afrique a convenu d’une position commune sur cette question et a
défini les priorités et axes d’approche et de traitement de ce
phénomène dans ses multiples dimensions. «Cette position est
articulée autour des liens de causalité entre la migration et le
développement et la nécessité d’œuvrer à la réduction du fossé
économique qui sépare les économies des pays du Sud de celles du
Nord afin d’agir effectivement sur les véritables causes à la base
des mouvements migratoires enregistrés actuellement», a-t-il
soutenu. M. Messahel a mis en exergue la nécessité d’un «dialogue
soutenu et continu» sur le phénomène de la migration et souligné
«l’impératif de rechercher des réponses globales au défi global que
pose le phénomène migratoire à la communauté internationale». Il a
relevé que l’Algérie, qui occupe une position géostratégique au
carrefour de l’Afrique, de l’Europe et de la Méditerranée, «attache
une grande importance à la coopération régionale et internationale
dans le domaine de la migration». «C’est ainsi qu’elle est présente
au sein de l’ensemble des rencontres et forums régionaux et
internationaux traitant de la question migratoire. Elle est
également partie prenante aux principaux instruments juridiques
internationaux relatifs à la migration», a-t-il ajouté. M. Messahel
a indiqué que l’Algérie n’a pas ménagé ses efforts pour établir une
coopération bilatérale dans le domaine de la circulation des
personnes et de lutte contre l’immigration clandestine avec les pays
africains, notamment limitrophes.
Dans ce cadre,
a-t-il dit, «des accords de réadmission ont été également conclus
avec les Etats membres de l’Union européenne, notamment la France,
l’Espagne, l’Italie et la Grande-Bretagne». «De même, et à la
faveur de sa présidence de la conférence ministérielle sur la
migration du forum des 5+5 pour la période 2004-2005, l’Algérie a
apporté sa contribution active à l’élaboration d’une approche
globale, concertée, intégrée et équilibrée de la problématique
migratoire au niveau de ce processus consultatif régional», a-t-il
ajouté. Le ministre a rappelé, enfin, qu’outre les efforts déployés
dans le cadre du processus de Barcelone et du Forum
euro-méditerranéen ou encore de la Conférence des ministres de
l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (Cimo), l’Algérie a signé
avec l’Union européenne un accord d’association qui consacre un
titre spécifique aux questions de la circulation des personnes, de
la réadmission des personnes en situation irrégulière, du racisme et
de la coopération juridique et judiciaire.
Amine B.
Haut
Commentaire
L’ennemi n°1
L’alliance GSPC-Al
Qaïda, officialisée le 11 septembre 2006, fait couler beaucoup
d’encre. Elle est à la Une de tous les médias. Et pour cause, deux
organisations terroristes qui s’allient pour mener le djihad dans le
monde, est loin d’être un fait divers. Et cela ne peut donc que
susciter toutes les inquiétudes. Les réactions enregistrées en
Algérie ou ailleurs reflètent à juste titre ce sentiment de voir la
menace terroriste durcir et prendre une toute autre ampleur à la
faveur de cette alliance. Mais la question qu’il faut peut-être se
poser est de savoir si ces appréhensions sont justifiées et si c’est
le cas à quel point, s’agissant de l’Algérie ? Il est vrai, feront
remarquer les mordus des statistiques qu’environ 500 terroristes
qualifiés comme des irréductibles continuent, à partir des maquis,
de mener leurs actions, tuant et rackettant de paisibles citoyens,
dont parfois le seul tort est de s’être trouvés au mauvais moment du
mauvais jour. Mais, quitte pour cela à ne pas faire l’unanimité, il
reste certain que les Algériens n’ont pas à se prendre la tête en
tentant d’imaginer ce qui pourrait changer dans leur vie de tous les
jours à l’issue de la cooptation par le GSPC par l’organisation de
Ben Laden. Et pour cause, l’apport d’Al Qaïda ne devrait pas être
déterminant dans un hypothétique redéploiement intérieur de
l’organisation de l’émir Abou Mossaâb Abdelouadoud. Car, si cette
dernière espère, à la suite de l’acceptation de son allégeance,
bénéficier d’un appui logistique, il n’est pas inutile de rappeler
que l’armée s’est dotée ces dernières années d’un matériel ultra
sophistiqué qui lui permette de détecter tout mouvement suspect au
niveau des frontières Sud, voies qui servaient à l’acheminement des
armes. C’est dire que la situation sur le terrain ne devrait pas
particulièrement se ressentir. Elle est, au pire, appelée à
enregistrer de nouvelles redditions, si l’on prend en compte les
déclarations de responsables en charge du dossier sécuritaire. En
fait, si le terrorisme persiste en Algérie c’est parce que
l’intégrisme n’a pas encore été totalement vaincu. La résistance
dont il fait preuve, soutenue par des cercles au pouvoir, est en
réalité le vrai danger autour duquel le pays devrait se mobiliser.
La charte qui aurait dû clore le dossier de l’ex-Fis donne
l’impression de vouloir être remise en cause. La détermination dont
avait fait preuve l’ancien Chef du gouvernement et son ministre de
l’Intérieur, qui lui, est toujours en poste, à veiller à sa stricte
application s’agissant des dispositions relatives au retour de ceux
qui sont à l’origine de la tragédie nationale s’effrite sous les
attaques répétées de ceux qui n’ont pas accepté la chose. D’où
l’utilité de recentrer le débat en désignant du doigt le véritable
danger qui plane sur la tête de l’Algérie.
Nadia Kerraz
Incident sur un puitS pétrolier
5 blessés et
deux disparus à Gassi-Touil
Un incident
technique est survenu vendredi dans la région pétrolière de Gassi
Touil (sud-est algérien) sur un puits en cours de forage faisant 5
blessés parmi les ouvriers, dont deux grièvement, alors que deux
autres agents sont portés disparus, a annoncé hier Sonatrach dans un
communiqué. «A la suite d’un incident technique, une éruption
incontrôlée avec feu
est survenue
vendredi à 15h50, dans la région de Gassi touil sur le puits Nezla
19 en cours de forage» a indiqué l’entreprise nationale en précisant
que la conduite des opérations de forage est assurée par la société
pétrolière espagnole Repsol. «L’incident a fait malheureusement des
victimes parmi l’équipe de forage», déplore la compagnie nationale
en relevant que «deux opérateurs sont portés disparus» et que
«d’intenses recherches sont en cours pour les retrouver». La
compagnie souligne également que «cinq agents sont blessés dont deux
grièvement touchés et évacués d’urgence vers l’hôpital d’Aïn Naâdja,
dans la soirée».
Les trois autres
agents ont été soignés sur place et ont pu regagner leur domicile, a
assuré l’entreprise qui affirme que «les premiers secours ont été
assurés par les équipes d’intervention de Sonatrach, immédiatement
dépêchées sur les lieux». «Les interventions pour déterminer les
causes exactes de l’incident et évaluer la situation afin d’élaborer
et d’entreprendre le programme de maîtrise du puits sont engagées
par Sonatrach et ses partenaires Repsol et Gas Natural», a ajouté
Sonatrach en assurant que «cet incident n’a aucun impact sur la
production».
R. N.
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Algérie Télécom
Lancement
aujourd’hui de l’emprunt obligataire
Le lancement de la
deuxième série d’emprunts obligataires par le groupe Algérie Télécom
se fera aujourd’hui, avec pour objectif de lever 20 milliards de
dinars.
Faite en novembre
2005, la première émission avait permis de lever 6,5 milliards de
dinars. L’argent levé sera injecté par AT dans le financement de
projets ambitieux. Il est alors question d’étendre ses capacités et
moderniser sa filiale de téléphonie mobile, Mobilis, sur la période
2006-2011. Avec un coût total estimé à 276 milliards de dinars,
l’émission de bons permettra toutefois à l’entreprise de financer
moins de 10% de son programme d’investissement. Le reste sera
financé par les opérations courantes de la compagnie. Le secteur des
télécommunications entier va bénéficier de cet investissement qui
devrait soutenir le lancement d’outils de communication et de
technologie innovantes. Dans le même temps, les récentes émissions
de bons renforceront les marchés locaux en stimulant l’intérêt des
investisseurs et en élevant le montant des liquidités de la Bourse.
L’entrée sur le marché d’Algérie Télécom se fera avec la
participatios de six institutions financières nationales : la BEA,
la Cnep, la CAP, la Badr, la BDL et la BNA ainsi que deux banques
étrangères privées, BNP Paribas et la Société Générale. Lachemi
Siagh, P-DG de Strategica, qui, pendant un an et demi, a conseillé
AT et aidé à la préparation de l’opération emprunt obligataire, a
affirmé au cabinet britannique de consulting, l’Oxford Bisness Group
que l’offre était
«l’une des plus
importantes de son genre. Et qu’il s’agit là de la plus importante
quantité jamais émise en une seule fois lors d’un emprunt
obligataire sur le marché algérien». La valeur sera par ailleurs
cotée ultérieurement à la Bourse algérienne. L’émission
d’obligations d’AT devrait offrir un rendement sur cinq ans de
4,81%. Les intérêts générés ne seront pas imposables. Algérie
Télécom dispose d’une place importante sur le marché local, avec un
chiffre d’affaires de 113 milliards de dinars, 120 succursales à
travers le pays, plus de 25 000 km de câbles fibre optique,
1 900 km de câbles
sous-marins, plus de 3, 2 millions d’abonnés au téléphone fixe et
plus de 6 millions d’abonnés au téléphone mobile.
Il est à signaler
par ailleurs que le marché des obligations d’entreprises a récemment
atteint 151 milliards de dinars (plus de 2 milliards de dollars),
que 28 émissions sont actuellement en cours et que d’autres sont
programmées à court et moyen terme. Le groupe Cevital a émis
récemment des bons de 5 années aux rendements inférieurs à 3,5%.
Arab Leasing Company a levé des fonds à un coût au-dessous de 4%
pour des bons de 5 et 6 années. Estimant dans une déclaration à OBG
que «la conjoncture macro-économique actuelle était favorable au
financement via les marchés financiers locaux», Liès Kerrar,
vice-président de la section financière du cabinet-conseil
Strategica, trouve que c’est là un moyen de financement que
plusieurs entreprises étatiques et privées considèrent avec grand
intérêt.
La récente offre
d’obligations de 2004 et 2005 par Sonelgaz et par Air Algérie a
révélé l’importance de la demande. Aussi, pour les entreprises
locales, lever des fonds sur le marché des obligations algérien a
trois principaux avantages. Il stimule le marché de l’investissement
local privé qui voit accroître ses liquidités, il permet aux
sociétés algériennes de lever des fonds à un coût moindre que sur
les marchés internationaux, sans risque monétaire et enfin les taux
d’intérêt locaux sont inférieurs aux taux d’intérêt du dollar
américain et de l’euro. Les obligations du Trésor algérien sur 6
mois s’échangent actuellement à un rendement de 2%, tandis que les
obligations sur 5 ans de bons du Trésor offrent un rendement de
3,25%. Enfin, collecter de l’argent sur les marchés locaux
n’implique pas l’Etat et libère alors des fonds pour d’autres
secteurs prioritaires.
H. G.
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Formation dans l’hôtellerie et le tourisme
Introduction du
système LMD
«Le système LMD
sera introduit dans le programme de formation du tourisme dès la
rentrée universitaire 2006-2007, cela en vue d’assurer une
concordance entre la formation et le marché du travail et d’amener
les entreprises économiques à devenir une partie active dans la
formation. Ainsi, elle pourrait offrir aux étudiants des stages
pratiques et les doter d’une culture d’entreprise, à même de
faciliter leur insertion professionnelle», a annoncé le ministre du
Tourisme, Nouredine Moussa. Mais ce n’est pas là la seule
nouveauté. En effet, «il est aussi question dès cette rentrée de
réaménager les horaires au niveau de l’Ecole supérieure du tourisme
en prolongeant la tranche du soir jusqu’à 18h30», a-t-il déclaré.
Intervenant à l’occasion de la cérémonie organisée en l’honneur des
majors de promos de l’année universitaire 2005-2006 à l’Ecole
nationale supérieure d’hôtellerie, à l’hôtel El Aurassi, le
minis-tre a insisté sur l’intérêt qu’accorde son secteur «au
développement de la formation dans l’hôtellerie et le tourisme et
sur la stratégie adoptée pour une mise à niveau des ressources
humaines». Annonçant par ailleurs, «l’élaboration d’un programme
d’action visant l’amélioration des prestations et du niveau de
performance», le ministre a expliqué que «ledit programme comprend
la réalisation d’une nomenclature de l’hôtellerie et du tourisme en
coordination avec le secteur de la formation et de l’enseignement
professionnels avec pour objectif d’introduire ces métiers dans la
formation relevant des deux secteurs. Ce pourquoi a été signé une
convention en février 2006 entre les deux ministères». Toujours en
matière de convention de partenariat, M. Moussa a tenu à rappeler
celle qui a été signée entre son secteur et la Société de gestion
des participations (Gestour) dans le domaine de la formation
continue et le recyclage des travailleurs des établissement
hôteliers, conformément aux normes internationales. Pour ce qui est
du programme relatif à la stratégie de développement du secteur, le
ministre a déclaré qu’il prévoit «une mise à jour des programmes
pédagogiques pour les conformer aux normes internationales, grâce à
l’association de spécialistes algériens et étrangers dans
l’hôtellerie et le tourisme». Cela en plus de la tenue de «stages
périodiques et permanents en faveur des formateurs et enseignants
du secteur». Un programme sectoriel annuel de formation, de
perfectionnement et de mise à jour des données a été arrêté en
faveur du personnel du secteur y compris ceux des corps associés,
techniques et privés. S’appuyant sur la nécessité de faire des
nouvelles technologies une priorité en matière de formation, M.
Moussa a exhorté les établissements hôteliers et touristiques à
employer une main-d’œuvre qualifiée en vue de promouvoir les
prestations touristiques. Les réformes engagées en vue de promouvoir
le secteur du tourisme et de faire rattraper les terribles retards
accusés prévoient aussi «que les établissements de formation du
secteur bénéficient d’un budget d’équipement considérable pour
l’exercice 2007», selon le ministre qui a ajouté que ce budget sera
«consacré à la réhabilitation des structures administratives et
pédagogiques ainsi qu’au renouvellement des équipements et leur
adaptation aux standards internationaux».
Une école
nationale supérieure sera prochainement créée dans la wilaya de
Tipasa, a également annoncé le ministre en précisant que «cette
dernière qui sera réalisée sur 3 ha va répon-dre à la demande
croissante en matière de formation hôtelière et que le ministère
fera appel à des compétences nationales et étrangères pour élaborer
le cahier des charges du projet».
Enfin, il est
question, toujours selon Nouredine Moussa, de faire bénéficier les
directions de wilaya du tourisme, pour la première fois, d’un
budget destiné à la formation et au perfectionnement du personnel du
secteur.
Habiba Ghrib
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M.Merkouche
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