Evénement

Retour

Augmentations salariales

Sidi Saïd lâche les fédérations

…. Et donne raison aux SGP

Salaires, tripartite, pacte social

Tout est à l’arrêt

Réajustement annoncé des salaires

Quelles sont les raisons du blocage ?

Entreposage des conteneurs non identifiés

L’EPAL lance un avis aux armateurs et agents maritimes

Abdelhamid Mehri au centre de presse d’El Moudjahid

«La France n’a pas reconnu le GPRA»

La responsabilité de la personne morale en débat

Des lois difficiles à appliquer

Rumeurs sur un rassemblement ANR, MDS, UDR

Ce n’est pas pour demain

Migration clandestine

Messahel : «La solution sécuritaire ne suffit pas»

Commentaire

L’ennemi n°1

Incident sur un puitS pétrolier

5 blessés et deux disparus à Gassi-Touil

Algérie Télécom

Lancement aujourd’hui de l’emprunt obligataire

Formation dans l’hôtellerie et le tourisme 

Introduction du système LMD

 

 17/09/06

 

Augmentations salariales

Sidi Saïd lâche les fédérations

L’invité de la Radio affirmera que cette rencontre se tiendra en septembre comme cela a été annoncé.

Après avoir revendiqué une augmentation salariale pour les travailleurs de tous les secteurs d’activité, Sidi Saïd patron de la Centrale syndicale, donne l’impression de reculer sur cette revendication qu’il présentait comme «scellée et non négociable». Mieux, à l’entendre aujourd’hui, on croirait écouter Salah Djenouhat qui a toujours adopté une position modérée, rejoignant en fait celle de l’ancien Chef du gouvernement, sur l’épineuse question des salaires. A la veille de l’ultime round de négociations, prévu pour aujourd’hui entre les fédérations et les SGP, Sidi Saïd développe un son de cloche différent de celui auquel il nous a habitués ces derniers mois. «Il faut tenir compte de l’équilibre de l’entreprise» a-t-il déclaré hier sur les ondes de la Chaîne III. «L’UGTA n’est pas jusqu’au-boutiste», a-t-il encore ajouté. Même l’ordre des priorités de la Centrale est chamboulé. Elle est mue en premier et second lieu, selon son secrétaire général, par «la préoccupation du maintien de l’activité, de l’emploi». « L’augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs» n’arrive qu’en troisième position. A quels desseins obéit ce repositionnement ? La perspective du congrès ? Non, se défend le SG contesté de l’UGTA. «Je ne lie pas les augmentations au congrès», précise-t-il. Et de poursuivre que cela «serait biaiser ma conviction syndicale». Pour revenir à l’actualité qui alimente les discussions et les espoirs du monde du travail, l’invité de la Radio annonce que «les fédérations ont trouvé consensus sur le principe de l’augmentation». Quels seront les taux appliqués à cette augmentation? Il ne soufflera mot sur cet aspect. L’essentiel, soutiendra Sidi Saïd, est d’avoir «l’intelligence de marier la revalorisation des salaires avec la survie de l’entreprise», d’autant qu’il existe, fera remarquer le patron de la Centrale «une volonté politique d’aller vers la revalorisation» puisque aucune «fin de non-recevoir» n’a été émise. C’est pourquoi du reste, il récusera l’existence de «blocage» dans les négociations en cours. Il préfère, dit-il, «parler d’approche différenciée». La rencontre prévue demain donnera, selon lui, «un aperçu général sur les négociations» qui, selon lui, «sont en finalisation pour 16 fédérations». Quant à la 17e,, celle de la mécanique et de la métallurgie, l’arbitrage de Temmar est souhaité, en sa qualité de premier responsable politique. Si le blocage persiste à l’issue de la réunion du 18, il sera recouru au «coup de pouce» sous forme d’arbitrage de Temmar, Louh et de l’UGTA, a laissé entendre Sidi Saïd. L’autre sujet tout aussi d’actualité qui a été abordé lors de l’émission radiophonique a trait à la tripartite. L’invité de la Radio affirmera que cette rencontre se tiendra en septembre comme cela a été annoncé. A moins de deux semaines avant la fin de ce mois, il évitera de fixer une date. En fait, ses propos tenus hier, confortent les craintes exprimées quant à son report. Et pour cause, il indique que la tenue de cette réunion est tributaire de la finalisation des négociations sur les conventions de branches avec les SGP, de celle de ces mêmes conventions avec les patrons et en troisième lieu de l’élaboration du pacte économique et social. Et lorsqu’on sait que les deux secondes conditions ne sont pas encore réunies, on imagine aisément que le report de la tripartite n’est pas une vue de l’esprit. Certes, s’agissant des négociations avec le patronat sur les conventions de branches et, partant, sur les hausses salariales, Sidi Saïd indiquera qu’ «un avant-projet sur le sujet et sur les relations de travail a été transmis aux patrons». Il n’a pas précisé si un retour d’écho a été obtenu. Mais, rappelle le SG de l’UGTA, «la convention sera parrainée par le Chef du gouvernement». Pour ce qui est de la revalorisation du SNMG, le patron de la Centrale refusera de dévoiler l’augmentation qui risque d’être obtenue, se contentant d’indiquer qu’elle «sera très correcte» et proche des «15 000 DA revendiqués par l’UGTA lors de son dernier congrès». Une nouvelle fois, il précisera que l’UGTA

«n’est pas jusqu’au-boutiste».

Nadia Kerraz

    Haut

 

 …. Et donne raison aux SGP

Le feuilleton de l’augmentation des salaires, qui a connu autant de rebondissements et à chacune des rencontres pour négociations, prend aujourd’hui une nouvelle tournure avec les toutes dernières déclarations de Sidi Saïd sur les ondes de la Chaîne III. Le chef de la Centrale syndicale qui avait enclenché l’affaire en annonçant une augmentation «plus que sûre des salaires et pour la rentrée sociale»,  sans en préciser pour autant de quelle année il s’agit, avait commencé par annoncer que l’acquit était bel et bien dans la poche, cela en s’appuyant et en reprenant mot à mot «les déclarations du Chef du gouvernement sur le sujet». Il s’est rétracté par la suite et a accusé haut et fort les SGP de faire dans le blocage. Mais voilà que notre protecteur de l’action syndicale se désavoue de nouveau pour déclarer que c’est «aux fédérations et au SGP de s’accorder sur le taux des augmentations à accorder aux travailleurs, et que toute la question est laissée à l’appréciation des deux parties». Mais le changement dans l’histoire s’opère de façon bizarre lorsque Sidi Saïd demande à ce qu’on prenne en compte «l’équilibre de l’entreprise, quand les taux des augmentations seront définitivement fixés». Et voilà que le chef de la Centrale syndicale prend à cœur les intérêts de

«l’autre rive» et vient par conséquence, en toute âme et conscience, qui sait ? de donner raison aux SGP. Ces dernières dont les représentants ont brandi dès le départ la situation financière catastrophique des entreprises étatiques et ont même mis en garde contre la précocité de l’accord des augmentations de salaires. Rappelons que les dernières négociations entre les fédérations et les SGP  que Sidi Saïd taxe aujourd’hui de «concluantes», avaient fini toujours dans l’impasse. Et quoique les deux parties ont consenti chacune à faire des concessions, les fédérations en demandant 30 à 35 % d’augmentation au lieu de 40% et les SGP en ne proposant que 0 à15 % seulement, la question n’a pas été du tout tranchée, vu que fédérations et SGP s’accrochent dur comme fer à leurs propositions. On peut prétendre d’ores et déjà qu’avec la nouvelle donne dans l’affaire des salaires, celle d’un Sidi Saïd qui présente patte blanche aux SGP, les augmentations à accorder, seront vraiment en deçà des espérances des travailleurs. A ne voir dans ce cas de figure que les 0 à 5 % dérisoires proposés par les SGP pour les travailleurs des entreprises déstructurées, lesquelles sont estimées à 160 d’après le dernier bilan présenté par

M. Temmar. Cela sans compter sur le fait que si tout met encore en doute l’acquisition des revendications salariales des travailleurs, la question temps et date exacte d’application reste quant à elle totalement en suspens et tributaire d’arbitrages et d’une tripartie dont la date de la tenue est toujours incertaine.

Habiba Ghrib

 

    Haut

Salaires, tripartite, pacte social

Tout est à l’arrêt

«Il y a de sérieux problèmes notamment en ce qui concerne la hausse des revenus»

La tenue de la tripartite, annoncée pour fin septembre, est sérieusement compromise. Plusieurs facteurs le démontrent et le confirment  à mesure que les négociations avancent laissant les obstacles se multiplier.

Alors, outre le blocage que connaissent les négociations entre les fédérations de l’UGTA et des SGP sur la cruciale question de l’augmentation des salaires, la Centrale syndicale se trouve, à une journée de la clôture des négociations, au point de départ avec quelquecinq fédérations et trois syndicat d’entreprises n’ont toujours pas bouclé leurs conventions. «Il y a de sérieux problèmes notamment en ce qui concerne la hausse des revenus» dira

M. Malki, chargé des relations extérieures à l’UGTA. Une reprise des négociations qui s’est avérée vaine et qui n’a abouti à aucune résolution concrète.

La situation demeure aujourd’hui plus qu’inquiétante dans la mesure où les représentants des travailleurs n’ont pas pu arracher un sou au profit des millions d’employés en quête pressante d’une éventuelle revalorisation de leurs salaires depuis son annonce par le premier magistrat du pays. Devant cette impasse, M. Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA a convoqué pour aujourd’hui toutes les fédérations à une réunion «très urgente» pour l’évaluation de la situation et pour confirmer l’échec des négociations.

L’autre dossier, qui mérite également d’être soulevé, concerne le retard dans le lancement des négociations avec les Organisations patronales. Ces discussions prévues après la clôture de celles des conventions de branches, seront consacrées à l’examen de la question capitale de l’augmentation des salaires dans le secteur privé. «La signature de ces conventions a été pourtant évoquée et décidée lors de la dernière tripartite tenue il y a presque deux ans. Mais jusqu’à aujourd’hui, les choses n’ont pas avancé dans le bon sens. Nous sommes loin des échéances arrêtées», affirme M. Malki. La tenue d’une tripartite est, selon les dires de Sidi Saïd, tributaire de la finalisation de toutes ces étapes avec un consensus entre toutes les parties concernées. L’autre rendez-vous qui risque aussi d’être compromis est celui de la signature du pacte économique et social, un autre dossier qui entre dans le cadre de la tripartite. Un retard considérable est enregistré dans le traitement des différents dossiers qui sont présentés à l’étude. Ainsi, selon les dernières déclarations du patron de l’UGTA, la préparation de ce dossier n’a pas dépassé les 30%. Ainsi, même si la Centrale syndicale a finalisé sa partie dans les préparations, le gouvernement et le patronat n’ont toujours pas examiné les différents aspects de ce pacte.

Quant à la question des salaires impayés des 40 000 travailleurs, notre interlocuteur affirme que les membres de l’UGTA ont remis le dossier à la Chefferie du gouvernement et au ministre du Travail et ont demandé la clôture de ce dossier avant le mois de ramadan. Aucune mesure n’a été encore prise pour débloquer la situation. Pour preuve, le Conseil interministériel qui devrait trancher ce dossier n’a toujours pas été réuni.

Nouria B.

 

    Haut

Réajustement annoncé des salaires

Quelles sont les raisons du blocage ?

Annoncée comme définitivement tranché, le principe d’un réajustement substantiel des salaires semble, pour des raisons difficiles à cerner, avoir été gelé, au grand dam d’une classe laborieuse dépitée.

Après avoir épuisé leurs économies par les achats d’articles scolaires, nécessités par le retour à l’école de leur progéniture, les ménages algériens se mettent à atten-dre, non sans quelque crainte, l’arrivée prochaine du mois sacré de ramadan. C’est paradoxalement durant cette période de piété, de pardon et de miséricorde, que de nom-breux commerçants, dénués d’humanité et sûrs de l’impunité, font en sorte de faire flamber les prix et malmener, un peu plus le couffin des Algériens. Après cette fête, dont on regrette qu’elle ait beaucoup perdu de sa signification au sein de cette catégorie de citoyens, les familles vont faire face à de nouvelles dépenses pour pouvoir vêtir leurs enfants de vêtements neufs le jour de l’Aïd.   

Pendant des années, les Algériens, parmi ceux qui ont encore le privilège de posséder un emploi, n’en finissaient pas d’espérer, de la part des autorités, un réajustement des maigres salaires versés afin de pouvoir affronter les incessantes augmentations de prix constatées sur le marché et résister à l’effritement de leur maigre pouvoir d’achat. A cet effet, ils n’ont cessé de ressentir, comme autant de douches froides, les propos, souvent contradictoires, distillés depuis plusieurs mois, de représentants syndicaux et politiques affirmant que ces augmentations étaient définitivement acquises. Ces assertions étaient aussitôt démenties par d’autres intervenants de haut niveau, lesquels considéraient que la revalorisation des salaires ne pouvait, en aucun cas, être revendiquée par les travailleurs qui ne font pas des efforts de productivité.

Face à la grogne latente du monde du travail, vis-à-vis d’une Centrale syndicale perçue, davantage, comme un appendice du pouvoir que comme une instance revendicative défendant les intérêts de ses adhérents, il a de nouveau commencé à être question, au début de l’été, d’une probable revalorisation des salaires.

Alors qu’il avait précédemment dit sa farouche opposition à tout réajustement des rémunérations versées à la population active, le chef de l’Etat avait fini, quelques mois plus tard, par admettre le principe de leur révision. A partir de ce moment, aussi bien le secrétaire général de l’UGTA, qui n’avait pas manqué, pour l’occasion, de laisser enten-dre qu’il était à l’origine d’un tel revirement, que le Chef du gouvernement, se mettaient à affirmer, en chœur, que le principe d’une révision des salaires était, désormais, acquis. Il ne restait plus, selon eux, qu’à en discuter les détails lors de la Tripartite dont la rencontre avait, sur la lancée, été annoncée pour le courant du mois de septem-bre 2006. Entre-temps, des informations quant aux niveaux de revalorisation qui avaient été fixés pour le nouveau SNMG allaient bon train. Les uns tablaient sur un relèvement de 100%, d’autres sur 50%. Pendant un moment, le monde du travail se remettait à espérer. La joie aura finalement été de courte durée. Le mois de septembre est là et rien de nouveau n’est venu confirmer les attentes. C’est le moment où commencent à s’installer le doute et la désillusion qu’accentue, un peu plus, le silence de ceux qui, hier, criaient victoire. Revirement ? Attentisme ? Il y a comme un blocage dont personne ne se hasarde à expliquer les véritables raisons.

Aujourd’hui, on ne sait pourquoi les dirigeants de l’UGTA, tout comme le Chef du gouvernement, se remettent, à nouveau, à lorgner vers le Président de la République pour qu’il se détermine, une seconde fois, vis-à-vis d’une décision sur laquelle il a déjà eu à se prononcer. Les Algériens, pour ce qui les concernent, ne manqueront pas de tirer les leçons de ce nouveau flop et du peu de cas dont ils sont l’objet de la part de ceux qui les dirigent.

Ahmed Mahieddine

 

    Haut

Entreposage des conteneurs non identifiés

L’EPAL lance un avis aux armateurs et agents maritimes

L’on signale auprès de l’EPAL que l’identification de près de 323 conteneurs est en cours. D’autre part, l’entreprise a décidé de prendre en main l’opération d’assainissement de la zone portuaire.

La centaine de conteneurs interposés dans l’enceinte de l’entreprise portuaire d’Alger EPAL causant ainsi des préjudices énormes en matière économique du fait qu’ils occupent des grandes surfaces, sans intérêt aucun. Ce constat a été fait d’ailleurs, par les ministres des Transports et des Finances lors d’une récente sortie sur terrain au port d’Alger. D’où l’avis lancé par l’EPAL qui veut mettre un terme à cette situation pour laquelle est-il souligné la nécessité de mettre une politique immédiate et sérieuse. Pour y remédier l’EPAL a décidé depuis des mois maintenant de régulariser et d’assainir le port en le débarrassant de ces moyens de transports exposés au fil des ans, à la pluie et au soleil.

A cet effet, l’Entreprise portuaire d’Alger porte à la connaissance des armateurs et consignataires des navires, via la presse nationale, qu’à l’occasion d’une opération d’assainissement en vue de récupérer des espaces d’entreposage et d’améliorer les conditions d’exploitations, des conteneurs vides ont été répertoriés. Pour ce faire, l’entreprise invite les propriétaires de ces conteneurs vides à prendre contact avec la direction terminal à conteneurs pour leur enlèvement. Un délai de 10 jours leur est fixé. Passé ce délai, indique-t-on, ces conteneurs feront l’objet d’un traitement conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. De son coté, l’administration des douanes informe les importateurs que sont constituées d’office en dépôt les marchandises importées qui n’ont pas été déclarées dans le délai de 21 jours conformément aux dispositions de l’article 205 du code des douanes. Les marchandises déclarées en détail, pour lesquelles le déclarant ne se présente pas et qui sont laissées en instance dans le service pendant plus de 15 jours, les autres qui ne sont pas enlevées dans un délai de 15 jours à compter de la date d’obtention de la main levée, leurs marchandises seront proposées systématiquement à la vente aux enchères publiques, et ce, à l’expiration du délai de séjour de 4 mois, souligne la direction des douanes. Les autres conteneurs sans identifications seront détruits automatiquement.

Kahina. B

 

    Haut

Abdelhamid Mehri au centre de presse d’El Moudjahid

«La France n’a pas reconnu le GPRA»

Au cours de son intervention aux travaux de la conférence, l’orateur a donné un bref aperçu sur les circonstances de la création du GPRA.

En commémoration du 48e anniversaire de la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), l’association le Flambeau du martyr, en collaboration avec le centre de presse du quotidien El Moudjahid, a organisé, hier, une conférence ayant pour thème «Le parcours diplomatique et politique du Gouvernement provisoire de la République algérienne». Une conférence animée par Abdelhamid Mehri et Lamine Khane, membres du GPRA, en présence de l’ex-Chef de gouvernement Smaïl Hamdani, de l’ambassadeur de Tunisie en Algérie ainsi que d’éminentes personnalités historiques.

Pour M. Mehri qui était chargé des affaires maghrébines du gouvernement en question, la création du GPRA, le 19 septembre 1958, était synonyme de la maturité de la Révolution algérienne. Au cours de son intervention aux travaux de la conférence, l’orateur a donné un bref aperçu sur les circonstances de la création du GPRA.

«Ce gouvernement est intervenu en exécution des décisions prises par le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), lors de sa réunion tenue au mois d’août 1958 au Caire», rappelle le conférencier. Lors de cette réunion, poursuit-il, le Comité de coordination et d’exécution (CCE) fut chargé d’annoncer la création d’un gouvernement provisoire, pour parachever la mise en place des institutions d’un Etat algérien moderne.

Par ailleurs, la création du GPRA s’est déroulée, ajoute M Mehri, dans une conjoncture délicate aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. En clair, l’orateur fait savoir que les divergences d’opinions étaient à leur paroxysme entre les dirigeants de la Révolution, citant sur sa lancée, l’assassinat de Abane Ramdane. Dans la même optique, il précise que «la création du GPRA n’a pas été dans l’objectif de résoudre les problèmes nés entre les différents clans, mais plutôt pour concrétiser le principe fondamental de la Révolution, à savoir l’indépendance du pays». Sur le plan extérieur, l’invité de l’association le Flambeau du martyr, cite l’arrivée aux commandes du pouvoir français, du général De Gaulle. Ce dernier, tout en refusant de reconnaître le GPRA, avait déployé, enchaîne le conférencier, des moyens colossaux pour mettre un terme à la Révolution enclenchée en Algérie. Plus loin, il était allé, ajoute Abdelhamid Mehri, jusqu’à susciter des problèmes de frontières avec des pays ayant reconnu le GPRA, le Maroc et la Tunisie en l’occurrence. «Pour les Français, l’Algérie est née après les accords d’Evian », soutient le conférencier, comme pour dire que le GPRA n’a pas été reconnu par les autorités coloniales qui prétendaient ne pas avoir d’interlocuteur pour négocier. Pour sa part, soutenant les dires de son prédécesseur,  Lamine Khane, indique que plusieurs pays arabes, africains et ceux relevant de l’Organisation des non-alignés avaient reconnu le GPRA. A titre d’illustration, M. Khane cite le journal

El Moudjahid qui titrait dans son édition du 10 octobre 1958 : «800 millions (de personnes) reconnaissent le GPRA».           

M. Kechad

 

    Haut

La responsabilité de la personne morale en débat

Des lois difficiles à appliquer

L’évolution du monde des affaires et de l’économie ainsi que l’entrée de l’Algérie dans l’économie de marché nécessite une adaptation des lois algériennes à cette nouvelle réalité. D’où la promulgation, en 2004, de la loi 04/15 du 10 novembre 2004 sur la responsabilité de certaines personnes morales, en matière pénale. Pour faciliter l’application de cette loi, le ministère de la Justice organise, depuis hier pour deux jours, un séminaire à la résidence des magistrats à Alger. L’allocution d’ouverture a été prononcée par l’inspecteur général de ce ministère et un représentant de l’ambassade de Belgique en Algérie. La première journée de ce séminaire a été caractérisée par l’intervention de Mme Hamer, juriste belge au service de la politique criminelle du service public fédéral de justice belge et gestionnaire de l’unité «criminalité dans et contre l’entreprise». L’intervention de la magistrate belge a porté sur le thème de l’«évolution de la notion de responsabilité pénale de la personne morale et fondements doctrinaux, aperçu sur le droit communautaire)».

Ce séminaire a été organisé dans le cadre de la coopération entre les justices algérienne et belge et de la réforme de la justice en Algérie. Les Belges ont été choisis par l’Algérie pour le thème de la responsabilité morale et physique vu l’expérience de ce pays dans ce domaine. Une cinquantaine de magistrats spécialisés seront formés dans ce domaine dans le but d’approfondir leurs connaissances en la matière et, par là, traiter les dossiers relatifs à cet aspect, dans de meilleures conditions et  des délais assez courts.

Ce thème concerne la responsabilité morale et celui qui représente la personne morale. Le législateur algérien a introduit, par la loi 04/15 du 10 novembre 2004, des dispositions permettant de retenir la responsabilité de certaines personnes morales, en matière pénale, comme l’a dit le représentant de l’ambassade belge en Algérie. La Belgique a élaboré une loi dans ce domaine en date du 04 mai 1999. «C’est pour cette raison que nous sommes intéressés par l’expérience belge», explique un cadre du ministère algérien de la Justice. «La formation, au bénéfice de 50 magistrats  algériens spécialisés dans ce domaine, permettra à l’Algérie, notamment, l’entrée de notre pays dans l’économie de marché, de traiter avec davantage d’efficacité et de rapidité les dossiers économiques, d’affaires et judiciaires», ajoute ce cadre.

Pour Boughaba Ahmed Amine, juge d’instruction près la cour de Blida «la loi sur la responsabilité de certaines personnes morales existe depuis 2004 mais n’a, jusqu’à présent pas été appliquée. Cela doit se faire progressivement».

«Il faut que les conditions de mise en jeu de cette responsabilité soient réu-

nies. La loi exige que l’infraction doit être représentée», ajoute le magistrat qui considère cette loi comme étant «une révolution» et que «tout le monde est concerné». Cette loi constitue, selon lui, «un reflet de l’évolution du monde des affaires et de la justice». Le magistrat identifie trois infractions énoncées dans le code pénal en ce qui concerne la responsabilité morale, qui sont, ajoute-t-il, l’«association de malfaiteurs, article 177, «le blanchiment de capitaux» et les

«atteintes aux systèmes de traitements informatiques, article 394». «Dans quelques années, la justice élaborera des textes engageant les élus locaux dans la responsabilité morale», ajoute-t-il.

M. Abi

 

    Haut

Rumeurs sur un rassemblement ANR, MDS, UDR

Ce n’est pas pour demain

Le SG par intérim du MDS a formellement démenti l’information faisant état d’un éventuel regroupement de l’ANR, MDS et l’UDR sous la forme d’un pôle politique. Le Dr Hocine Ali a affirmé hier au Jour d’Algérie qu’il a eu effectivement des échanges tous azimuts avec l’ensemble des acteurs politiques du segment démocratique dont Rédha Malek et Amara Benyounès mais qu’il n’a jamais été question de se regrouper en «conglomérat républicain» ou toute autre forme d’alliance politique pour regrouper toutes les forces démocratiques. Notre interlocuteur estime, de son point de vue, que «le moment prête plus à la recomposition et qu’il est encore prématuré de sceller une alliance», sans toutefois exclure la possibilité «de coordonner des actions communes sur le vaste champ du combat démocratique». A la question de savoir quel suite donner à l’appel du SG de l’UDR pour un rassemblement des républicains et la manière dont le MDS conçoit la chose, Hocine Ali, dont le leadership du secrétariat national du MDS lui est toujours contesté par l’aile Melliani, affirme que son mouvement «ne pose pas de conditions», mais il considère qu’il faut donner une identité politique à ce rassemblement. Se montrant plus explicite, il révèlera que «ce regroupement, si regroupement il y aura, doit se ranger du côté de l’intérêt des couches sociales, surtout dans le contexte actuel de mondialisation sauvage». Une manière de donner l’esquisse à un projet de société. Sans exclure l’existence de terrain commun pour de futures actions, il estimera qu’il faut les axer autour de ces intérêts que «le MDS ne peut et ne pourra trahir». «Il faut d’abord s’identifier», ajoutera Hocine Ali, «car un rassemblement doit se faire autour d’une identité bien définie en répondant à la question suivante : «Comment se positionner dans ce monde qui se caractérise par des mutations ? » Se voulant très ouvert, Hocine Ali n’exclut pas de mener, de concert avec toutes les forces démocratiques pour le même combat, afin de consolider la démocratie, les libertés et la justice sociale. Le SG par intérim qui mène une bataille de légitimité avec l’aile Melliani s’attelle à organiser vendredi prochain à Oran la conférence régionale de l’Ouest avant d’aller au congrès parallèle du MDS. Concernant la date retenue pour le 21 septembre, notre interlocuteur précisera qu’«elle est maintenue pour peu que les contraintes le permettent».

Salah Bey

 

    Haut

Migration clandestine

Messahel : «La solution sécuritaire ne suffit pas»

Le ministre a souligné que l'Afrique a convenu d'une position commune sur cette question.

Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, a relevé l’importance accrue qu’occupe la question de la migration dans l’ordre du jour de la communauté internationale et tout naturellement, des instances africaines du fait que ce continent connaît le taux de mobilité le plus élevé au monde. Intervenant lors des travaux de la 4e table ronde du dialogue de haut niveau sur la migration et le développement, consacrée à l’examen des modalités de promotion des partenariats, au renforcement des capacités et à la mise en commun des meilleures pratiques aux niveaux bilatéral et régional dans l’intérêt des pays et des migrants,

M. Messahel a rappelé l’urgence pour la communauté internationale de parvenir à une convergence sur l’agenda international devant alimenter le dialogue sur ce thème qui interpelle directement un nombre croissant de pays et de régions à travers le monde. Le ministre a souligné que l’Afrique a convenu d’une position commune sur cette question et a défini les priorités et axes d’approche et de traitement de ce phénomène dans ses multiples dimensions. «Cette position est articulée autour des liens de causalité entre la migration et le développement et la nécessité d’œuvrer à la réduction du fossé économique qui sépare les économies des pays du Sud de celles du Nord afin d’agir effectivement sur les véritables causes à la base des mouvements migratoires enregistrés actuellement», a-t-il soutenu. M. Messahel a mis en exergue la nécessité d’un «dialogue soutenu et continu» sur le phénomène de la migration et souligné «l’impératif de rechercher des réponses globales au défi global que pose le phénomène migratoire à la communauté internationale». Il a relevé que l’Algérie, qui occupe une position géostratégique au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et de la Méditerranée, «attache une grande importance à la coopération régionale et internationale dans le domaine de la migration». «C’est ainsi qu’elle est présente au sein de l’ensemble des rencontres et forums régionaux et internationaux traitant de la question migratoire. Elle est également partie prenante aux principaux instruments juridiques internationaux relatifs à la  migration», a-t-il ajouté. M. Messahel a indiqué que  l’Algérie n’a pas ménagé ses efforts pour établir une coopération bilatérale dans le domaine de la circulation des personnes et de lutte contre l’immigration clandestine avec les pays africains, notamment limitrophes.

Dans ce cadre, a-t-il dit, «des accords de réadmission ont été également conclus avec les Etats membres de l’Union européenne, notamment la France, l’Espagne, l’Italie et la Grande-Bretagne».  «De même, et à la faveur de sa présidence de la conférence ministérielle sur la migration du forum des 5+5 pour la période 2004-2005, l’Algérie a apporté sa contribution active à l’élaboration d’une approche globale, concertée, intégrée et équilibrée de la problématique migratoire au niveau de ce processus consultatif régional», a-t-il ajouté. Le ministre a rappelé, enfin, qu’outre les efforts déployés dans le cadre du processus de Barcelone et du Forum euro-méditerranéen ou encore de la Conférence des ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale (Cimo), l’Algérie a signé avec l’Union européenne un accord d’association qui consacre un titre spécifique aux questions de la circulation des personnes, de la réadmission des personnes en situation irrégulière, du racisme et de la coopération juridique et judiciaire.

Amine B.

 

    Haut

Commentaire

L’ennemi n°1

L’alliance GSPC-Al Qaïda, officialisée le 11 septembre 2006, fait couler beaucoup d’encre. Elle est à la Une de tous les médias. Et pour cause, deux organisations terroristes qui s’allient pour mener le djihad dans le monde, est loin d’être un fait divers. Et cela ne peut donc que susciter toutes les inquiétudes. Les réactions enregistrées en Algérie ou ailleurs reflètent à  juste titre ce sentiment de voir la menace terroriste durcir et prendre une toute autre ampleur à la faveur de cette alliance. Mais la question qu’il faut peut-être se poser est de savoir si ces appréhensions sont justifiées et si c’est le cas à quel point, s’agissant de l’Algérie ? Il est vrai, feront remarquer les mordus des statistiques qu’environ 500 terroristes qualifiés comme des irréductibles continuent, à partir des maquis, de mener leurs actions, tuant et rackettant de paisibles citoyens, dont parfois le seul tort est de s’être trouvés au mauvais moment du mauvais jour. Mais, quitte pour cela à ne pas faire l’unanimité, il reste certain que les Algériens n’ont pas à se prendre la tête en tentant d’imaginer ce qui pourrait changer dans leur vie de tous les jours à l’issue de la cooptation par le GSPC par l’organisation de Ben Laden. Et pour cause, l’apport d’Al Qaïda ne devrait pas être déterminant dans un hypothétique redéploiement intérieur de l’organisation de l’émir Abou Mossaâb Abdelouadoud. Car, si cette dernière espère, à la suite de l’acceptation de son allégeance, bénéficier d’un appui logistique, il n’est pas inutile de rappeler que l’armée s’est dotée ces dernières années d’un matériel ultra sophistiqué qui lui permette de détecter tout mouvement suspect au niveau des frontières Sud, voies qui servaient à l’acheminement des armes. C’est dire que la situation sur le terrain ne devrait pas particulièrement se ressentir. Elle est, au pire, appelée à enregistrer de nouvelles redditions, si l’on prend en compte les déclarations de responsables en charge du dossier sécuritaire. En fait, si le terrorisme persiste en Algérie c’est parce que l’intégrisme n’a pas encore été totalement vaincu. La résistance dont il fait preuve, soutenue par des cercles au pouvoir, est en réalité le vrai danger autour duquel le pays devrait se mobiliser. La charte qui aurait dû clore le  dossier de l’ex-Fis donne l’impression de vouloir être remise en cause. La détermination dont avait fait preuve l’ancien Chef du gouvernement et son ministre de l’Intérieur, qui lui, est toujours en poste, à veiller à sa stricte application s’agissant des dispositions relatives au retour de ceux qui sont à l’origine de la tragédie nationale s’effrite sous les attaques répétées de ceux qui n’ont pas accepté la chose. D’où l’utilité de recentrer le débat en désignant du doigt le véritable danger qui plane sur la tête de l’Algérie.

Nadia Kerraz

 

Incident sur un puitS pétrolier

5 blessés et deux disparus à Gassi-Touil

Un incident technique est survenu vendredi dans la région pétrolière de Gassi Touil (sud-est algérien) sur un puits en cours de forage faisant 5 blessés parmi les ouvriers, dont deux grièvement, alors que deux autres agents sont portés disparus, a annoncé hier Sonatrach dans un communiqué.  «A la suite d’un incident technique, une éruption incontrôlée avec feu

est survenue vendredi à 15h50, dans la région de Gassi touil sur le puits Nezla 19 en cours de forage» a indiqué l’entreprise nationale en précisant que la conduite des opérations de forage est assurée par la société pétrolière espagnole Repsol.  «L’incident a fait malheureusement des victimes parmi l’équipe de forage», déplore la compagnie nationale en relevant que «deux opérateurs sont portés disparus» et que «d’intenses recherches sont en cours pour les retrouver». La compagnie souligne également que «cinq agents sont blessés dont deux grièvement touchés et évacués d’urgence vers l’hôpital d’Aïn Naâdja, dans la soirée».

Les trois autres agents ont été soignés sur place et ont pu regagner leur domicile, a assuré l’entreprise qui affirme que «les premiers secours ont été assurés par les équipes d’intervention de Sonatrach, immédiatement dépêchées sur les lieux». «Les interventions pour déterminer les causes exactes de l’incident et évaluer la situation afin d’élaborer et  d’entreprendre le programme de maîtrise du puits sont engagées par Sonatrach et ses partenaires Repsol et Gas Natural», a ajouté Sonatrach en assurant que «cet incident n’a aucun impact sur la  production».

R. N.

    Haut

 

Algérie Télécom

Lancement aujourd’hui de l’emprunt obligataire

Le lancement de la deuxième série d’emprunts obligataires par le groupe Algérie Télécom se fera aujourd’hui, avec pour objectif de lever 20 milliards de dinars.

Faite en novembre 2005, la première émission avait permis de lever 6,5 milliards de dinars. L’argent levé sera injecté par AT dans le financement de projets ambitieux. Il est alors question d’étendre ses capacités et moderniser sa filiale de téléphonie mobile, Mobilis, sur la période 2006-2011. Avec un coût total estimé à 276 milliards de dinars, l’émission de bons permettra toutefois à l’entreprise de financer moins de 10% de son programme d’investissement. Le reste sera financé par les opérations courantes de la compagnie. Le secteur des télécommunications entier va bénéficier de cet investissement qui devrait soutenir le lancement d’outils de communication et de technologie innovantes. Dans le même temps, les récentes émissions de bons renforceront les marchés locaux en stimulant l’intérêt des investisseurs et en élevant le montant des liquidités de la Bourse. L’entrée sur le marché d’Algérie Télécom se fera avec la participatios de six institutions financières nationales : la BEA, la Cnep, la CAP, la Badr, la BDL et la BNA ainsi que deux banques étrangères privées, BNP Paribas et la Société Générale. Lachemi Siagh, P-DG de Strategica, qui, pendant un an et demi, a conseillé AT et aidé à la préparation de l’opération emprunt obligataire, a affirmé au cabinet britannique de consulting, l’Oxford Bisness Group que l’offre était

«l’une des plus importantes de son genre. Et qu’il s’agit là de la plus importante quantité jamais émise en une seule fois lors d’un emprunt obligataire sur le marché algérien». La valeur sera par ailleurs cotée ultérieurement à la Bourse algérienne. L’émission d’obligations d’AT devrait offrir un rendement sur cinq ans de 4,81%. Les intérêts générés ne seront pas imposables. Algérie Télécom dispose d’une place importante sur le marché local, avec un chiffre d’affaires de 113 milliards de dinars, 120 succursales à travers le pays, plus de 25 000 km de câbles fibre optique,

1 900 km de câbles sous-marins, plus de 3, 2 millions d’abonnés au téléphone fixe et plus de 6 millions d’abonnés au téléphone mobile.

Il est à signaler par ailleurs que le marché des obligations d’entreprises a récemment atteint 151 milliards de dinars (plus de 2 milliards de dollars), que 28 émissions sont actuellement en cours et que d’autres sont programmées à court et moyen terme. Le groupe Cevital a émis récemment des bons de 5 années aux rendements inférieurs à 3,5%. Arab Leasing Company a levé des fonds à un coût au-dessous de 4% pour des bons de 5 et 6 années. Estimant dans une déclaration à OBG que «la conjoncture macro-économique actuelle était favorable au financement via les marchés financiers locaux», Liès Kerrar, vice-président de la section financière du cabinet-conseil Strategica, trouve que c’est là un moyen de financement que plusieurs entreprises étatiques et privées considèrent avec grand intérêt.

La récente offre d’obligations de 2004 et 2005 par Sonelgaz et par Air Algérie a révélé l’importance de la demande. Aussi, pour les entreprises locales, lever des fonds sur le marché des obligations algérien a trois principaux avantages. Il stimule le marché de l’investissement local privé qui voit accroître ses liquidités, il permet aux sociétés algériennes de lever des fonds à un coût moindre que sur les marchés internationaux, sans risque monétaire et enfin les taux d’intérêt locaux sont inférieurs aux taux d’intérêt du dollar américain et de l’euro. Les obligations du Trésor algérien sur 6 mois s’échangent actuellement à un rendement de 2%, tandis que les obligations sur 5 ans de bons du Trésor offrent un rendement de 3,25%. Enfin, collecter de l’argent sur les marchés locaux n’implique pas l’Etat et libère alors des fonds pour d’autres secteurs prioritaires.        

H. G.

 

    Haut

Formation dans l’hôtellerie et le tourisme 

Introduction du système LMD

«Le système LMD sera introduit dans le programme de formation du tourisme dès la rentrée universitaire 2006-2007, cela en vue d’assurer une concordance entre la formation et le marché du travail et d’amener les entreprises économiques à devenir une partie active dans la formation. Ainsi, elle pourrait offrir aux étudiants des stages pratiques et les doter  d’une culture d’entreprise, à même de faciliter leur insertion professionnelle», a annoncé le ministre du Tourisme, Nouredine Moussa.  Mais ce n’est pas là la seule nouveauté. En effet, «il est aussi question dès cette rentrée de réaménager les horaires au niveau de l’Ecole supérieure du tourisme en prolongeant la tranche du soir jusqu’à 18h30», a-t-il déclaré. Intervenant à l’occasion de la cérémonie organisée en l’honneur des majors de promos de l’année universitaire 2005-2006 à l’Ecole nationale supérieure d’hôtellerie, à l’hôtel El Aurassi, le minis-tre a insisté sur l’intérêt  qu’accorde son secteur «au développement de la formation dans l’hôtellerie et le tourisme et sur la stratégie adoptée  pour une  mise à niveau des ressources humaines». Annonçant par ailleurs, «l’élaboration d’un programme d’action visant l’amélioration  des prestations et du niveau de performance», le ministre a expliqué que «ledit programme comprend la réalisation d’une nomenclature de l’hôtellerie et du tourisme en coordination avec le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels avec pour objectif d’introduire ces métiers dans la formation relevant des deux secteurs. Ce pourquoi a été signé une convention en février 2006 entre les deux ministères». Toujours en matière de convention de partenariat, M. Moussa a tenu à rappeler celle qui a été signée entre son secteur et la Société de gestion des participations (Gestour) dans le domaine de la formation continue et le recyclage des travailleurs des établissement hôteliers, conformément aux normes internationales.  Pour ce qui est du  programme relatif à la stratégie de développement du secteur, le ministre a déclaré qu’il prévoit «une mise à jour des programmes pédagogiques pour les conformer aux normes internationales, grâce  à l’association de spécialistes algériens et étrangers dans l’hôtellerie et le tourisme». Cela en plus de la tenue de «stages périodiques et permanents  en faveur des formateurs et enseignants du secteur». Un programme sectoriel annuel de formation, de perfectionnement et de mise à jour des données a été  arrêté en faveur du personnel du secteur y compris ceux des corps associés, techniques et privés.  S’appuyant  sur la nécessité de faire des nouvelles technologies une priorité en matière de formation, M. Moussa a exhorté les établissements hôteliers et touristiques à employer une main-d’œuvre qualifiée en vue de promouvoir les prestations touristiques. Les réformes engagées en vue de promouvoir le secteur du tourisme et de faire rattraper les terribles retards accusés prévoient aussi «que les établissements de formation du secteur bénéficient d’un budget d’équipement considérable pour l’exercice 2007», selon le ministre qui a ajouté que ce budget sera «consacré à la réhabilitation des structures administratives et pédagogiques ainsi qu’au renouvellement des équipements et leur adaptation aux standards internationaux».

Une école nationale supérieure  sera prochainement créée dans la wilaya de Tipasa, a également  annoncé le ministre en précisant que «cette dernière qui sera réalisée sur 3 ha va répon-dre à la demande croissante en matière de formation hôtelière et que le ministère fera  appel à des compétences nationales et étrangères pour élaborer le cahier des charges du projet».

Enfin, il est question, toujours selon Nouredine Moussa, de faire bénéficier   les directions de wilaya du tourisme, pour la première fois,  d’un budget destiné à la formation et au perfectionnement du personnel du secteur.

Habiba Ghrib

 

 

    Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche