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LA UNE Il trouve inconcevable de «chercher une citation du XIVe siècle, une citation insultante, car au XXIe siècle nous devons chercher ce qui construit la paix et le respect réciproques». D'ailleurs, a-t-il ajouté, «le Concile du Vatican II a adressé à tous les catholiques des orientations pour comprendre et respecter l'Islam».Il trouve inconcevable de «chercher une citation du XIVe siècle, une citation insultante, car au XXIe siècle nous devons chercher ce qui construit la paix et le respect réciproques». D'ailleurs, a-t-il ajouté, «le Concile du Vatican II a adressé à tous les catholiques des orientations pour comprendre et respecter l'Islam».

17/09/06

 

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Aïch etchouf

 

Pour 50 000 DA de plus

Ce n’est certes pas la première fois qu’on fait des promesses aux Algériens et qu’on ne les tient pas, mais c’est bien l’unique fois où on prend la peine de le faire savoir. Officiellement par la voie du ministre des Finances en personne qui convoque la presse pour lui annoncer que les paiements au- dessus de 50 000 DA ne devront plus l’être par chèque comme cela avait été décidé par le gouvernement d’Ahmed Ouyahia. On sent bien là que Belkhadem marque sa différence tout en réaffirmant sa nature, profondément rétive à tout dispositif pouvant entraver de quelque manière que ce soit l’anarchique circulation du liquide. Le Chef du gouvernement confirme ainsi tout le bien qu’on pensait de lui lorsqu’en sa qualité de secrétaire général du FLN il s’était déjà opposé à l’article 11 de la loi contre la corruption qui menaçait de graves sanctions les responsables accusés de prévarication dans l’exercice de leurs fonctions ou de leurs mandats électoraux. A croire que l’ancien parti unique tient absolument à tomber dans tous les piéges politiques qui lui sont tendus depuis quatre ou cinq ans, en refusant systématiquement d’adhérer à la moindre mesure d’assainissement des appareils de l’Etat. Les Algériens, quant à eux, enregistrent les faux pas et s’ils ne disent rien pour l’instant, ils n’en pensent pas moins.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les récentes déclarations du pape

Mgr Teissier : «Je suis consterné»

Il trouve inconcevable de «chercher une citation du XIVe siècle, une citation insultante, car au XXIe siècle nous devons chercher ce qui construit la paix et le respect réciproques». D'ailleurs, a-t-il ajouté, «le Concile du Vatican II a adressé à tous les catholiques des orientations pour comprendre et respecter l'Islam».

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 Les Titres

 

Augmentations salariales

Sidi Saïd lâche les fédérations

 

Abdelhamid Mehri au centre de presse d'El Moudjahid

«La France n'a pas reconnu le GPRA»

 

Algérie Télécom

Lancement aujourd'hui de l'emprunt obligataire

 

Khaldi à l'Institut d'El-Harrach

L'ex-directeur et l'entrepreneur dans le collimateur

 

HHC présente la grille du ramadan

Le JT de 20h décalé

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

 Après les récentes déclarations du pape

Mgr Teissier : «Je suis consterné»

L’Archevêque d’Alger, Monseigneur Henri Teissier s’est dit «consterné» par les déclarations du pape Benoît XVI, faites en Allemagne.

Il trouve inconcevable de «chercher une citation du XIVe siècle, une citation insultante, car au XXIe siècle nous devons chercher ce qui construit la paix et le respect réciproque». D’ailleurs, a-t-il ajouté, «le Concile du Vatican II a adressé à tous les catholiques des orientations pour comprendre et respecter l’Islam». Le Concile indique que «si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre chrétiens et musulmans, il les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté». Par ailleurs, est-il rappelé, «l’Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes». Monseigneur Teissier dit avoir envoyé un e-mail au responsable du Vatican «pour exprimer notre consternation et demander que l’on exprime des gestes de respect à l’égard de la communauté musulmane».

En Algérie également, plusieurs partis politiques et associations ont «condamné vivement» les propos attentatoires à l’Islam du Pape Benoît XVI. Le FLN a exprimé, dans un communiqué, sa «vive condamnation» des propos «déplorables» de ce pape qui portent atteinte à l’Islam. Le FLN, qui demande au Vatican de présenter des «excuses officielles» à la nation islamique, considère que ces déclarations procèdent d’«une grossière ignorance de l’Islam, de ses nobles valeurs et de son rôle positif dans l’édification de la civilisation musulmane». Elles «dévoilent un exécrable fanatisme contre les musulmans qui est de nature à attiser la haine et la rancœur entre les adeptes des religions monothéistes».  L’appel à la présentation d’excuses a été exprimé également par le MSP, qui a condamné les propos attentatoires du pape à l’Islam. Dans un communiqué, le MSP a indiqué que les déclarations du pape «qui prétendent que le culte musulman s’oppose à la raison et que l’Islam ne s’est propagé que par la force de l’épée, procèdent d’une grossière ignorance des préceptes de l’Islam et de la personnalité du prophète et véhiculent des contre-vérités que le pape aurait pu éviter». Après avoir condamné les propos du pape qui «assimilent l’Islam à une religion de violence», l’Association des oulémas musulmans algériens a exigé du Vatican des «excuses formelles». «Nous avons été choqués par les propos du pape Benoît XVI qui laisse entendre l’existence de relation entre l’Islam, la violence et l’absence de recours à la raison», a souligné l’association qui relève que les déclarations du souverain pontife «vont à l’encontre de la ligne tracée par son prédécesseur qui a toujours appelé au rapprochement et au dialogue entre les religions et les civilisations.» Quant à l’association nationale El Irchad Oual Islah, elle souligne que les propos du souverain pontife «dénotent de l’impasse dans laquelle se trouve la plus grande institution religieuse du monde occidental», notant que de tels propos «lui font perdre d’intenses efforts consentis par les oulémas et intellectuels musulmans pour un rapprochement entre les religions.» Tout en appelant les organisations et institutions occidentales à s’exprimer sur cette tendance «haineuse et raciste», allant à l’encontre de tous les traités ratifiés par les nations, l’association considère que «pousser l’institution religieuse chrétienne dans un conflit avec la nation arabe et musulmane serait erroné et dénué d’une vision civilisationnelle et humaine». Pour rappel, le pape Benoît XVI a implicitement établi un lien entre l’Islam et la violence lors de sa visite mardi en Allemagne, suscitant de vives condamnations dans le monde musulman.

K. S.

 

 La Mosquée de Paris et l’UOIF se retirent

Le CFCM bloqué par les associations marocaines

La Grande Mosquée de Paris (GMP) et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) ont annoncé vendredi leur retrait du bureau exécutif du Conseil français du culte musulman (CFCM), paralysé depuis plus d’un an par un conflit interne en raison d’une dissension au sein de deux organisations proches du Maroc. «Toutes les tentatives de conciliation proposées aux différentes parties de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF) ont malheureusement échoué, entraînant le dysfonctionnement du bureau exécutif du CFCM», selon un communiqué. «Devant ce constat, la FGMP et l’UOIF ont décidé purement et simplement de se retirer du bureau exécutif». «Nous ne voulons pas continuer à fonctionner dans cet état de blocage général», a justifié Fouad Alaoui, vice-président du CFCM et secrétaire général de l’UOIF joint par l’Associated Press. Cette décision sera communiquée lors d’un conseil d’administration (CA) dimanche à la Mosquée de Paris, ajoutent Dalil Boubakeur, président du CFCM et recteur de la Mosquée de Paris, et Fouad Alaoui. Les deux fédérations «n’ont cessé d’œuvrer pour sauvegarder l’unité et la cohésion au sein du Bureau exécutif du CFCM», assurent-ils. Fouad Alaoui est vice-président du CFCM et secrétaire général de l’UOIF. Le CA, déjà plusieurs fois reporté en raison de dissensions au sein de la FNMF qui ont contribué à paralyser totalement le CFCM depuis sa réélection en juin 2005, permettra à chacun de se compter pour tenter d’élire un nouveau bureau. Des tractations devaient se poursuivre hier. La réunion devait avaliser la nomination d’aumôniers nationaux pour les armées, les hôpitaux et les prisons et entamer le travail en commissions. Le mois de ramadan approche et devrait débuter le 23 ou le 24 septembre, tandis qu’il faut organiser l’Aïd el-Kebir qui tombera en fin d’année, le 31 décembre ou le 1er janvier. «On espère que ce coup de pied dans la fourmilière permettra de clarifier la situation», a dit à l’AFP M. Alaoui. «Nous n’avons rien à perdre, la seule perte serait que le CFCM s’écroule, nous avons mis tous nos efforts pour que les musulmans de ce pays puissent avoir une instance». Le président contesté de la FNMF Mohamed Bechari a assuré que le CA allait «discuter de la configuration d’un bureau pluriel qui peut reprendre les choses normalement». Mais la FNMF va poser ses conditions pour y participer, a-t-il ajouté, souhaitant que le CFCM s’émancipe de l’influence des pays d’origine et «ne serve pas à la campagne de certains candidats dans la perspective des élections de 2007». Il n’a pas voulu préciser sur combien de membres du CA il pouvait compter. Ses opposants réunis au sein du REC (Rassemblement des élus du CFCM) ont souligné dans un communiqué qu’ils représentent un tiers du CA et espéré que la démission de la GMP et de l’UOIF «ouvre de nouvelles perspectives pour un nouveau départ du CFCM sur des bases saines et dans le respect de l’équilibre entre les différentes composantes réellement représentatives».

R. N.

 

 Elle s’engage à équiper son réseau en GSM-R

La SNTF en quête de compétences

La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) s’est engagée à équiper graduellement l’ensemble de son réseau, d’une longueur de 4 000 km, en GSM Railways (GSM-R), à l’horizon 2009-2010.

Cette politique d’équipement en nouvelles technologies doit être désormais accompagnée par «le recrutement de pas moins de 90 ingénieurs en télécommunications en plus de la mise en œuvre d’un plan de formation et de mise à niveau du personnel de la SNTF», estime Tahar Bachir Bey, chef de division signalisation à la SNTF, qui est une entreprise stratégique pour l’Algérie. Equiper le réseau en nouvelles technologies est certes une bonne démarche mais la formation sera aussi d’un grand apport pour l’entreprise. «Il ne suffit pas de s’équiper en nouvelles technologies, il faut former également le personnel pour assurer les missions de maintenance et d’entretien de ces équipements», insiste le même responsable. Ce dernier revient sur le projet de modernisation de la ligne

El Gourzi-Touggourt (est du pays) en l’équipant en

GSM-R. C’est l’entreprise Nortel qui a été retenue pour réaliser ce projet. Le choix de Nortel pour équiper la ligne

El Gourzi-Touggourt, d’une longueur de 418 km, a été effectué suite à un appel d’offres lancé en 2005 et le contrat a été signé en juillet 2006. Quant au coût du projet, ajoute Bachir Bey, il est de 2,86 milliards de dinars. Les travaux seront lancés d’ici à la fin de l’année en cours pour une durée de 30 mois. Nortel réalisera également le projet Mecheria-Béchar. Les travaux seront lancés début 2007. Trois autres tronçons ayant fait l’objet d’un appel d’offres seront également équipés en moyens de signalisation et de  télécommunications. Il s’agit de la ligne El Khemis-Oued Sly (Chlef), Annaba-Ramdane Djamel (est du pays) et la ligne M’zita (BBA)- El Gourzi (Constantine). La remise des offres sera effectuée le 30 septembre courant, a annoncé le même responsable. Le GSM-R est un système de radiocommunication européen basé sur la norme cellulaire GSM et destiné à remplacer la Radio sol train (RST)- le système de radiocommunication analogique permettant de relier les conducteurs de train aux postes de commandement. Le réseau de communication ferroviaire a besoin d’applications spécifiques pour supporter les besoins sécuritaires et pour rendre les opérations ferroviaires plus efficaces. Parmi les applications générales du GSM-R figure notamment la possibilité de lancer l’appel de détresse pour alerter des personnes d’un danger imminent plus vite qu’un appel normal et de manière prioritaire. Ce système permet aussi aux personnes chargées des manœuvres de communiquer entres elles ou avec d’autres groupes de manière sécurisée.

Le niveau de sécurité des mouvements des trains figure parmi les priorités de la SNTF qui augmentera grâce aux communications fiables entre le conducteur et le dispatcher.    

 Karima Sebai

 

EDITORIAL

Par  Abderrahmane Mahmoudi

Les trois salopards

A quelques heures d’intervalle seulement, le numéro 2 d’Al Qaïda menace la France des foudres du GSPC, tandis qu’en Allemagne le

numéro 1 de l’église catholique affirme la nature violente de la religion musulmane. Drôle de coïncidence tout de même qui fait brutalement monter aux extrêmes l’idée même de choc des civilisations et lui donne à présent une consistance bien plus sérieuse que celle qu’essayent de lui donner depuis six ans les néo-conservateurs américains sous la houlette de George Bush. Cela n’a peut-être rien à voir, mais il se trouve aussi que depuis un mois est projetée sur les écrans de cinéma de toutes les villes d’Occident, une méga-production au titre évocateur de «Kingdom of Heaven», restituant avec un luxe de moyens inimaginable l’épopée des croisades opposant les armées de Salah El Din El Ayoubi à celles de Godefroy de Bouillon. Sans prendre clairement parti ni pour une religion ni pour une autre, le film remet pourtant à l’ordre du jour le terrible antagonisme qui a opposé près d’un siècle durant les trois religions monothéistes pour le contrôle de la ville d’El Qods (Jérusalem) sur fond de convoitises pécuniaires et territoriales avérées. Un film qui se termine sur cette phrase sibylline : «Le problème reste toujours posé». Et de toute évidence, des forces puissantes se sont mises en branle depuis quelque temps pour lui donner une tournure des plus tragiques. La confrontation entre Orient et Occident ou plus exactement entre Nord et Sud est clairement souhaitée par des milieux qui espèrent ainsi pervertir et dénaturer le vrai problème qui se pose à l’humanité, celui des errements et des excès de moins en moins supportables d’un ordre économique et financier mondial profondément injuste. Un ordre conçu par et pour l’argent et où l’homme n’est rien, même plus une marchandise comme ce fut le cas au cours du siècle passé. Pour masquer les graves dérapages sociaux, économiques, sanitaires et autres imposés au monde par l’ultralibéralisme débridé, la grande finance internationale a besoin d’un prétexte idéologique pour remettre en route, à grande échelle, la grande lessiveuse de l’Histoire qu’est la guerre. Et ce prétexte, beaucoup de salopards de haut rang s’emploient à le rendre crédible, en faisant de la religion le détonateur d’un conflit aussi absurde qu’inique. Seulement, cette fois, ni El Zawahiri, ni Benoît XVI, ni Ehud Olmert, ne peuvent plus avancer dans ce marais pestilentiel sans découvrir leur vraie nature d’agents provocateurs au service des forces de l’argent et de la puissance narcissique.

A. M.

 

 

 

 

 

   

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