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Après
les récentes déclarations du pape
Mgr
Teissier : «Je suis consterné»
L’Archevêque
d’Alger, Monseigneur Henri Teissier s’est dit
«consterné» par les déclarations du pape Benoît XVI,
faites en Allemagne.
Il
trouve inconcevable de «chercher une citation du XIVe
siècle, une citation insultante, car au XXIe siècle nous
devons chercher ce qui construit la paix et le respect
réciproque». D’ailleurs, a-t-il ajouté, «le Concile du
Vatican II a adressé à tous les catholiques des
orientations pour comprendre et respecter l’Islam». Le
Concile indique que «si, au cours des siècles, de
nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées
entre chrétiens et musulmans, il les exhorte tous à
oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la
compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à
promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice
sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté».
Par ailleurs, est-il rappelé, «l’Eglise regarde aussi
avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un,
vivant et subsistant, miséricordieux et Tout-Puissant,
Créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux
hommes». Monseigneur Teissier dit avoir envoyé un e-mail
au responsable du Vatican «pour exprimer notre
consternation et demander que l’on exprime des gestes de
respect à l’égard de la communauté musulmane».
En
Algérie également, plusieurs partis politiques et
associations ont «condamné vivement» les propos
attentatoires à l’Islam du Pape Benoît XVI. Le FLN a
exprimé, dans un communiqué, sa «vive condamnation» des
propos «déplorables» de ce pape qui portent atteinte à
l’Islam. Le FLN, qui demande au Vatican de présenter des
«excuses officielles» à la nation islamique, considère
que ces déclarations procèdent d’«une grossière
ignorance de l’Islam, de ses nobles valeurs et de son
rôle positif dans l’édification de la civilisation
musulmane». Elles «dévoilent un exécrable fanatisme
contre les musulmans qui est de nature à attiser la
haine et la rancœur entre les adeptes des religions
monothéistes». L’appel à la présentation d’excuses a
été exprimé également par le MSP, qui a condamné les
propos attentatoires du pape à l’Islam. Dans un
communiqué, le MSP a indiqué que les déclarations du
pape «qui prétendent que le culte musulman s’oppose à la
raison et que l’Islam ne s’est propagé que par la force
de l’épée, procèdent d’une grossière ignorance des
préceptes de l’Islam et de la personnalité du prophète
et véhiculent des contre-vérités que le pape aurait pu
éviter». Après avoir condamné les propos du pape qui
«assimilent l’Islam à une religion de violence»,
l’Association des oulémas musulmans algériens a exigé du
Vatican des «excuses formelles». «Nous avons été choqués
par les propos du pape Benoît XVI qui laisse entendre
l’existence de relation entre l’Islam, la violence et
l’absence de recours à la raison», a souligné
l’association qui relève que les déclarations du
souverain pontife «vont à l’encontre de la ligne tracée
par son prédécesseur qui a toujours appelé au
rapprochement et au dialogue entre les religions et les
civilisations.» Quant à l’association nationale El
Irchad Oual Islah, elle souligne que les propos du
souverain pontife «dénotent de l’impasse dans laquelle
se trouve la plus grande institution religieuse du monde
occidental», notant que de tels propos «lui font perdre
d’intenses efforts consentis par les oulémas et
intellectuels musulmans pour un rapprochement entre les
religions.» Tout en appelant les organisations et
institutions occidentales à s’exprimer sur cette
tendance «haineuse et raciste», allant à l’encontre de
tous les traités ratifiés par les nations, l’association
considère que «pousser l’institution religieuse
chrétienne dans un conflit avec la nation arabe et
musulmane serait erroné et dénué d’une vision
civilisationnelle et humaine». Pour rappel, le pape
Benoît XVI a implicitement établi un lien entre l’Islam
et la violence lors de sa visite mardi en Allemagne,
suscitant de vives condamnations dans le monde musulman.
K.
S.
La
Mosquée de Paris et l’UOIF se retirent
Le
CFCM bloqué par les associations marocaines
La
Grande Mosquée de Paris (GMP) et l’Union des
organisations islamiques de France (UOIF) ont annoncé
vendredi leur retrait du bureau exécutif du Conseil
français du culte musulman (CFCM), paralysé depuis plus
d’un an par un conflit interne en raison d’une
dissension au sein de deux organisations proches du
Maroc. «Toutes les tentatives de conciliation proposées
aux différentes parties de la Fédération nationale des
musulmans de France (FNMF) ont malheureusement échoué,
entraînant le dysfonctionnement du bureau exécutif du
CFCM», selon un communiqué. «Devant ce constat, la FGMP
et l’UOIF ont décidé purement et simplement de se
retirer du bureau exécutif». «Nous ne voulons pas
continuer à fonctionner dans cet état de blocage
général», a justifié Fouad Alaoui, vice-président du
CFCM et secrétaire général de l’UOIF joint par l’Associated
Press. Cette décision sera communiquée lors d’un conseil
d’administration (CA) dimanche à la Mosquée de Paris,
ajoutent Dalil Boubakeur, président du CFCM et recteur
de la Mosquée de Paris, et Fouad Alaoui. Les deux
fédérations «n’ont cessé d’œuvrer pour sauvegarder
l’unité et la cohésion au sein du Bureau exécutif du
CFCM», assurent-ils. Fouad Alaoui est vice-président du
CFCM et secrétaire général de l’UOIF. Le CA, déjà
plusieurs fois reporté en raison de dissensions au sein
de la FNMF qui ont contribué à paralyser totalement le
CFCM depuis sa réélection en juin 2005, permettra à
chacun de se compter pour tenter d’élire un nouveau
bureau. Des tractations devaient se poursuivre hier. La
réunion devait avaliser la nomination d’aumôniers
nationaux pour les armées, les hôpitaux et les prisons
et entamer le travail en commissions. Le mois de ramadan
approche et devrait débuter le 23 ou le 24 septembre,
tandis qu’il faut organiser l’Aïd el-Kebir qui tombera
en fin d’année, le 31 décembre ou le 1er janvier. «On
espère que ce coup de pied dans la fourmilière permettra
de clarifier la situation», a dit à l’AFP M. Alaoui.
«Nous n’avons rien à perdre, la seule perte serait que
le CFCM s’écroule, nous avons mis tous nos efforts pour
que les musulmans de ce pays puissent avoir une
instance». Le président contesté de la FNMF Mohamed
Bechari a assuré que le CA allait «discuter de la
configuration d’un bureau pluriel qui peut reprendre les
choses normalement». Mais la FNMF va poser ses
conditions pour y participer, a-t-il ajouté, souhaitant
que le CFCM s’émancipe de l’influence des pays d’origine
et «ne serve pas à la campagne de certains candidats
dans la perspective des élections de 2007». Il n’a pas
voulu préciser sur combien de membres du CA il pouvait
compter. Ses opposants réunis au sein du REC
(Rassemblement des élus du CFCM) ont souligné dans un
communiqué qu’ils représentent un tiers du CA et espéré
que la démission de la GMP et de l’UOIF «ouvre de
nouvelles perspectives pour un nouveau départ du CFCM
sur des bases saines et dans le respect de l’équilibre
entre les différentes composantes réellement
représentatives».
R.
N.
Elle
s’engage à équiper son réseau en GSM-R
La
SNTF en quête de compétences
La
Société nationale des transports ferroviaires (SNTF)
s’est engagée à équiper graduellement l’ensemble de son
réseau, d’une longueur de 4 000 km, en GSM Railways (GSM-R),
à l’horizon 2009-2010.
Cette
politique d’équipement en nouvelles technologies doit
être désormais accompagnée par «le recrutement de pas
moins de 90 ingénieurs en télécommunications en plus de
la mise en œuvre d’un plan de formation et de mise à
niveau du personnel de la SNTF», estime Tahar Bachir
Bey, chef de division signalisation à la SNTF, qui est
une entreprise stratégique pour l’Algérie. Equiper le
réseau en nouvelles technologies est certes une bonne
démarche mais la formation sera aussi d’un grand apport
pour l’entreprise. «Il ne suffit pas de s’équiper en
nouvelles technologies, il faut former également le
personnel pour assurer les missions de maintenance et
d’entretien de ces équipements», insiste le même
responsable. Ce dernier revient sur le projet de
modernisation de la ligne
El
Gourzi-Touggourt (est du pays) en l’équipant en
GSM-R.
C’est l’entreprise Nortel qui a été retenue pour
réaliser ce projet. Le choix de Nortel pour équiper la
ligne
El
Gourzi-Touggourt, d’une longueur de 418 km, a été
effectué suite à un appel d’offres lancé en 2005 et le
contrat a été signé en juillet 2006. Quant au coût du
projet, ajoute Bachir Bey, il est de 2,86 milliards de
dinars. Les travaux seront lancés d’ici à la fin de
l’année en cours pour une durée de 30 mois. Nortel
réalisera également le projet Mecheria-Béchar. Les
travaux seront lancés début 2007. Trois autres tronçons
ayant fait l’objet d’un appel d’offres seront également
équipés en moyens de signalisation et de
télécommunications. Il s’agit de la ligne El Khemis-Oued
Sly (Chlef), Annaba-Ramdane Djamel (est du pays) et la
ligne M’zita (BBA)- El Gourzi (Constantine). La remise
des offres sera effectuée le 30 septembre courant, a
annoncé le même responsable. Le GSM-R est un système de
radiocommunication européen basé sur la norme cellulaire
GSM et destiné à remplacer la Radio sol train (RST)- le
système de radiocommunication analogique permettant de
relier les conducteurs de train aux postes de
commandement. Le réseau de communication ferroviaire a
besoin d’applications spécifiques pour supporter les
besoins sécuritaires et pour rendre les opérations
ferroviaires plus efficaces. Parmi les applications
générales du GSM-R figure notamment la possibilité de
lancer l’appel de détresse pour alerter des personnes
d’un danger imminent plus vite qu’un appel normal et de
manière prioritaire. Ce système permet aussi aux
personnes chargées des manœuvres de communiquer entres
elles ou avec d’autres groupes de manière sécurisée.
Le
niveau de sécurité des mouvements des trains figure
parmi les priorités de la SNTF qui augmentera grâce aux
communications fiables entre le conducteur et le
dispatcher.
Karima
Sebai
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