Culture

Retour

Selon la musicologue Maya Saïdani

Le concept de la musique algérienne reste difficile à définir

Islam-Occident

Réflexion autour du dialogue des cultures

Festival national de la chanson chaâbie

Cinq candidats couronnés

 

 17/10/06

 

 Selon la musicologue Maya Saïdani

Le concept de la musique algérienne reste difficile à définir

Le concept de la musique algérienne dans toute sa diversité et malgré l’existence d’une authenticité musicale algérienne, demeure difficile à définir, selon la musicologue Maya Saïdani qui a animé, avant-hier à la Bibliothèque nationale, une conférence de presse autour du thème «La musique, moyen de communication entre les civilisations et les cultures arabes».

Après avoir qualifié la musique de «domaine très vaste» dont le principal objectif est «l’appel au dialogue et à la paix», la conférencière s’est interrogée sur le devenir de la musique algérienne au sein de la société et si elle sert (la musique) «réellement comme moyen de communication». Elle a également posé une série de problématiques relatives aux messages véhiculés à travers les différents styles qu’englobe la musique algérienne actuellement, notamment le genre raï, en même temps à propos de certains musiciens qui prétendent moderniser la musique traditionnelle «dans un but commercial» négligeant ainsi la qualité des produits en vente dans les bacs. La chercheuse en musicologie n’a pas manqué, également, de souligner  l’importance «d’éduquer les gens dès leur jeune âge à l’écoute attentive de la musique» au lieu, a-t-elle fait comprendre, de «considérer la musique uniquement comme un moyen de divertissement», précisant, dans ce sens, que «la musique est un phénomène scientifique qui nécessite une compréhension». Concernant la musique traditionnelle algérienne,

Mme Saïdani a appelé les médias nationaux à «contribuer davantage pour apprendre aux auditeurs et les éduquer à écouter notre musique traditionnelle», indiquant par ailleurs, que la diversité des styles musicaux algériens «complique l’aboutissement à une définition claire de la musique algérienne». Elle a indiqué, dans ce sens, que les musicologues hésitaient encore à décider s’«ils doivent parler de musique algérienne ou des musiques algériennes». Interrogée sur l’apparition de quelques groupes musicaux du «style fusion», dont les membres font des métissages entre différentes musiques du monde,

Mme Saïdani a précisé que la qualité des produits de ces groupes «dépend de leur niveau artistique et de leur savoir et connaissances en matière musicale». La conférencière a, également, fait un tour d’horizon sur la musique en général et sa place dans les différentes sociétés dans les mondes oriental et occidental, depuis la berceuse, chantée par les mères pour les enfants, jusqu’à son influence sur l’ensemble des citoyens et de la société, notamment après la formation des trois groupes, à savoir l’auditoire, l’exécutant et le compositeur.

R. C.

 

     Haut

Islam-Occident

Réflexion autour du dialogue des cultures

Les travaux d’une conférence consacrée à l’examen «des concepts erronés dans le dialogue culturel et religieux entre l’Occident  et l’Islam» se sont ouverts, dimanche au siège de la Ligue arabe au Caire. Cette conférence, de deux jours, co-organisée par la Ligue arabe et l’organisation euro-méditerranéenne pour le dialogue «Anna Lindt», verra la participation de plusieurs experts des deux rives de la Méditerranée et aura pour objectif l’examen des moyens permettant l’établissement d’un dialogue plus effectif entre les cultures de la région euro-méditerranéenne. 

Dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux, Amr Moussa a souligné que les concepts erronés caractérisant le dialogue culturel et religieux entre l’Occident et l’Islam ont des répercussions graves sur les aspects politique et culturel, ajoutant que certains de ces aspects sont volontaires dans le but de servir des fins politiques.

S’agissant des théories relatives à la «fin de l’Histoire» et au «conflit des civilisations», Amr Moussa a indiqué que la première théorie est infondée alors que la deuxième ne s’applique qu’au conflit entre l’Islam et l’Occident, excluant, de ce fait, les autres conflits entre l’Occident et le judaïsme ou le bouddhisme. Le secrétaire général de la Ligue arabe a, par ailleurs, évoqué l’échec des rounds du dialogue entre les religions et les cultures durant ces dernières années et qui s’est accentué par les déclarations du Pape Benoît XVI et les caricatures attentatoires au Prophète (Qsssl).

Il a, dans ce contexte, appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à engager une réflexion approfondie autour de ce conflit grave qui constitue une menace pour la sécurité internationale, ajoutant que d’autres conflits sont en voie d’émergence en raison de cette discorde, outre l’amalgame généré entre l’Islam et le terrorisme. Pour sa part, le président du conseil de l’organisation euro-méditerranéenne pour le dialogue entre les cultures dont le siège est basé à Alexandrie (Egypte),  Mahieddine Tokane, a indiqué qu’il y a plusieurs concepts erronés entre l’Occident et le monde arabe, ce qui a induit davantage de violence, d’extrémisme et de terrorisme.

Il a souligné, dans ce contexte, la nécessité d’élaborer une stratégie globale pour faire face à la propagation de ces concepts erronés proposant, de ce fait, la mise en place d’un groupe de travail commun constitué d’experts et de spécialistes des deux rives de la Méditerranée en vue d’examiner ces concepts sous toutes leurs dimensions religieuses et élaborer une stratégie de dialogue entre les cultures et les civilisations.

 

     Haut

 

Festival national de la chanson chaâbie

Cinq candidats couronnés

Le Festival national de la chanson chaâbie qui s’est tenu au TNA du 6 au 14 du mois en cours, et qui a vu la participation de 37 jeunes candidats à la finale, s’est clôturé dans une ambiance de fête et de nostalgie, rehaussée par la participation du chantre de la musique hawzie, El Hadj Mohamed El Ghafour.

Le premier prix a été décerné à l’artiste Charf Mohamed Réda, un jeune chanteur âgé de 35 ans, natif du quartier de Birkhadem (Alger) et ébéniste de profession, qui a charmé le jury en interprétant un extrait de la quacida «Salou Ala Tayeb Ledhkar» durant la soirée de vendredi dernier. Le deuxième prix a été decerné au jeune Hawki Amine de Mostaganem, le troisième prix au prometteur Kamel Osmane d’Alger, le quatrième prix aux artistes Baghiri Khokha d’Alger et Benguergoura Sidali de Blida, alors que le cinquième prix a été attribué à l’artiste Amamra Mahieddine de la région d’Annaba. Un prix du jury a été remis par Kamel Bouchama, coordinateur du comité exécutif de la manifestation «Alger: capitale de la culture arabe 2007», à l’artiste venu de Mostaganem, Kheroubi Abdellah. Le commissaire du festival,  Abdelkader Bendameche, a souligné que l’organisation de la manifestation s’est déroulée dans de bonnes conditions, ajoutant que «les  jeunes candidats ayant pris part à la phase finale, ont tous des prédispositions à entamer une carrière de chanteur de chaâbi». «Les participants à ce festival se valent tous»,

a-t-il précisé. Concernant les prix attribués aux jeunes candidats, M. Bendameche a indiqué, qu’«il s’agit de sommes d’argent attribuées en signe d’encouragement ainsi que des lots de livres qui contiennent des textes originaux des répertoires de certains anciens grands poètes algériens», à l’instar de Kaddour Ben Achour, Mohamed Ben Sahla et Sidi Lakhdar Ben Khlouf, et ce, a-t-il poursuivi, dans le souci de mettre à leur disposition les textes et paroles du répertoire chaâbi.

R. C.

 

 

     Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche