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Divergences sur la création d'un nouveau parti

Haddam-Kébir : la guerre

Anouar Haddam

Le dossier devant la justice

Travaux de l’APN

Plusieurs projets de loi adoptés

Bush écrit à Bouteflika

Un nouveau plan pour le Sahara occidental ?

Non-attribution du Nobel de la paix à Abdelaziz Bouteflika

L’Algérie humiliée

Perturbations dans le réseau AEP à l’ouest d’Alger

Les travaux de réhabilitation à l’index  

17 octobre 1961

Un historien français dénonce

Abdelaziz Meheni, président de la CIPA

«L’opérateur algérien est exclu de la privatisation»

Les travailleurs de la CTO sans salaire depuis trois mois

 «Nous reviendrons à la charge si rien n’est réglé»

Eriad Alger

Dissolution de 3 filiales

Bouira, atteintes aux personnes et aux biens

156 affaires enregistrées

FFS

Les élus de Tizi Ouzou en grève

Procès de Redouane Osmane 

Renvoyé au 25 décembre

 

 17/10/06

 

Divergences sur la création d'un nouveau parti

Haddam-Kébir : la guerre

Anouar Haddam, celui qui a revendiqué l’attentat terroriste commis en date du 30 janvier 1995 contre le siège du commissariat central sis au boulevard Amirouche, à partir de son exil, aux USA, cherche, encore, à faire parler de lui.

Ce dirigeant de l’ex-FIS qui s’exprimait, cette fois, dans un entretien publié par le journal électronique arabophone El Hiwar, revendique son «droit au retour», en Algérie, dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, sans toutefois, regretter, une seule fois,  d’avoir revendiqué cet attentat qui a fait des dizaines de morts. «J’ai suivi les procédures stipulées dans cette charte et je suis dans l’attente d’une réponse… » pour rentrer au pays, dit Anouar Haddam. Ce dernier piétine le droit de vérité en critiquant ce qu’il qualifie de «diversité des groupes d’intérêts, en  Algérie qui ne favorise pas le dialogue avec ceux dont les mains ne sont pas tachées de sang». En prononçant de tels propos, Anouar Haddam se présente comme pas du tout concerné par les clauses relatives à l’interdiction de l’activité politique aux dirigeants de l’islamisme responsable de la crise. Un mensonge qui méprise la mémoire du peuple algérien loin d’avoir oublié le carnage du boulevard Amirouche, ni les nombreux autres commis par le bras armé de l’ex-FIS. Anouar Haddam veut retourner en Algérie pas pour seulement fouler son pays natal mais pour compléter la tache commencée par Rabah Kébir. «Comment parler de réconciliation nationale quand on rentre en tant que citoyen de deuxième degré, privé de ses droits civiques ?», s’est-il interrogé, annonçant, de ce fait, son intention de revenir en Algérie pour exercer ses  pleins «droits», politiques surtout.

Dans cette interview, on le voit surtout redoubler d’agressivité en soutenant que «personne n’a  droit de veto dans la création des partis ou l’exercice politique». L’allusion est claire et l’adversaire bien ciblé. Ce qui renforce l’idée de son opposition aux motifs du retour de Rabah Kébir, en Algérie. L’idée de création de ce parti politique qui, selon les vœux de Madani Mezrag, Rabah Kébir et consorts, remplacerait le FIS-dissous, mais avec les mêmes dirigeants. Anouar Haddam ne semble pas se suffire de la création de ce parti politique pour ses anciens compagnons du FIS-dissous puisque, dans cet entretien, il s’insurge contre «le remplacement d’un parti politique par un autre», en ajoutant que «les partis ne sont pas créés par seulement de l’encre sur du papier». Anouar Haddam se prononce contre les démarches entreprises par Rabah Kébir pour la création d’un parti politique sur les cendres du FIS-dissous. Voilà qui explique son empressement soudain à vouloir rentrer au plus vite à Alger.

M. Abi

 

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Anouar Haddam

Le dossier devant la justice

Le dossier de Anouar Haddam sera traité par la justice algérienne de manière souveraine, a déclaré hier Djamel Aïdouni, président du syndicat national des magistrats lors de son intervention au forum

d’El Moudjahid, en tant que président de l’association nationale de solidarité. Anouar Haddam qui a revendiqué l’attentat  perpétré au boulevard Amirouche (Alger centre) le 30 janvier 1995, est innocenté par la justice américaine, suite à l’affaire  introduite par Leïla Aslaoui et d’autre associations de victimes du terrorisme. Selon

M. Aïdouni, les rapports de coopération entre l’Algérie et les

Etats-Unis dans le secteur de la justice ne dictent pas des décisions que la justice d’un des deux pays doit prendre. Certes, il y a des accords  entre les pays qui doivent être respectés, mais les jugements et les décisions de justice sont  prononcés de façon absolument «indépendante» et «souveraine».

Concernant les cas liés aux familles des disparus dans un contexte de terrorisme et auxquelles des PV de disparition des leurs leur sont délivrés  avec simultanément d’autres  PV indiquant que la disparition du concerné n’a aucun lien avec le terrorisme, M. Aïdoun explique que c’est au juge de trancher sur le cas à valider, selon les documents, les dépositions et les données dont il dispose. S’agissant des affaires en justice des terroristes qui ne sont pas concernés par les dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, M. Aïdouni explique qu’elles seront traitées lors de la prochaine session criminelle. A souligner que la conférence de M. Aïdouni a été consacrée à l’explication des aspects évoqués par la charte qui ne consacre pas seulement «le retour des repentis», mais, selon le président de l’association, à «mettre fin à la crise qu’a vécue l’Algérie».         

Fatima Arab

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Travaux de l’APN

Plusieurs projets de loi adoptés

Plusieurs projets de loi ont été adoptés par les députés, dimanche dernier, à l’APN. Il s’agit notamment du projet de loi relatif à la promotion de l’emploi adopté par les députés de l’Assemblée populaire nationale lors d’une séance en plénière présidée par le vice-président de l’APN, Mohamed Kenaï. Les travaux ont permis aussi l’adoption de deux lois  portant sur le code pénal.  Excepté  l’abstention du Parti des travailleurs, ces lois ont été adoptées par une majorité écrasante. Ce code pénal stipule notamment  que «tout Algérien, tout militaire ou marin au service de l’Algérie, qui porte les armes contre l’Algérie, entretient des intelligences avec une puissance étrangère en vue de l’engager à entreprendre des hostilités contre l’Algérie, livre à une puissance étrangère ou à ses agents soit des troupes algériennes, soit des territoires, est coupable de trahison et puni de peine de mort». Les deux lois en question, selon M. Belaïz  «constituent le critère d’évaluation du respect des principes et des valeurs humaines à travers des lois et les procédures énoncées par chaque Etat pour préserver sa sécurité et ses biens, d’une part, et la sécurité, l’intégrité, les droits, les libertés et les biens des citoyens, d’autre part».  Les textes  de ces lois  ont pour finalité une série de dispositions visant à garantir l’efficacité de notre système pénal et à adapter ce dernier aux spécificités du phénomène criminel pour une meilleure prévention et une lutte plus efficace. Par la même occasion, il a été également question de l’adoption d’un projet de loi relatif au développement de l’investissement.  Le texte, introduisant  des amendements sur le dispositif de promotion des investissements, a été approuvé à une écrasante majorité.  Le texte, qui compense la baisse des droits douaniers par des exonérations, simplifie, en effet,  le processus d’octroi d’avantages liés à l’investissement.  Il vise, entre autres,  la simplification du processus d’octroi des avantages, la mise en place  d’un système simplifié. Par ailleurs, le rôle de l’Agence nationale de développement de l’investissement  qui doit être recentré sur l’information, la facilitation, l’assistance et la promotion de l’investissement ainsi que le contrôle, a été redéfini.  Abdelhamid Temmar,  ministre des Participations et de la Promotion des investissements, a déclaré «que la nouvelle loi doit simplifier l’attraction des investissements par la suppression de toute la lenteur des procédures administratives».  En l’absence de Ammar Saadani, en déplacement en Suisse, la séance en plénière a été présidée par Mohamed Kenaï.

Djamel Oukali

 

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Bush écrit à Bouteflika

Un nouveau plan pour le Sahara occidental ?

Dans une lettre qu’il a adressée samedi 15 octobre à son homologue algérien, George W. Bush, n’a pas fait mystère de son intention de voir l’Algérie œuvrer dans

l’«intégration régionale». En termes plus concrets, notre pays est sommé de surmonter ses relations froides et conflictuelles avec son voisin marocain dues essentiellement à la crise du Sahara occidental. Certes, dans sa missive, le Président américain s’est gardé des détails, sans même citer les choses par leur nom, mais nul, en effet, n’a besoin d’être un grand clerc pour saisir le message de Bush et l’intention de celui-ci à voir les pays du Maghreb arabe, principalement l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, ranger de côté leurs querelles bilatérales et s’engager dans la voie d’un pôle régional, que justement le locataire de la Maison-Blanche promet son aide à un projet qui ne date pas d’hier. «J’espère travailler avec vous sur les moyens de développer l’intégration régionale et la stabilité démocratique», a-t-il assuré dans la lettre. Prêt donc à travailler. A-t-il, justement une idée derrière la tête ? Un plan– un autre– pour la région qu’il refuse pour le moment de

dévoiler ? Ou, peut-être entend-il, comme il le fait au Proche-Orient, envoyer sa secrétaire d’Etat au Maghreb pour tenter de trouver une voie dans le règlement de la crise sahraouie, qui reste, et là c’est un secret de polichinelle, le principal obstacle sur lequel bute toutes les tentatives visant l’unification des pays du Maghreb. Bush, lui, ne dit mot mais il insiste afin de

«travailler» pour ce qu’il appelle l’intégration régionale, trahit son intention peut-être de régler au plus vite le conflit sahraoui, bien sûr en poussant l’Algérie à faire entorse sur certaines positions. Et que le Président US saisit l’approche de l’Aïd El Fitr pour adresser son message au lendemain de l’appel de l’assemblée générale des Nations unies en faveur du droit du peuple sahraoui à son autodétermination, renseigne peut-être sur un nouveau plan de sortie de crise, qui ne veut pas, pour l’instant, dire son nom.

Amine Goutali

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Non-attribution du Nobel de la paix à Abdelaziz Bouteflika

L’Algérie humiliée

Avant d’aller plus loin, levons tout d’abord une hypothèque soulevée récemment et qui voudrait que Abdelaziz Bouteflika ne soit guère éligible à un prix Nobel de la paix, parce que sous ses mandats, des journalistes auraient été mis en prison ou parce qu’il n’est pas tout spécialement attaché aux notions de droits de l’homme ou de liberté d’expression.

Anouar Essadate, Ménahim Begin, Shimon Pérés, et Yasser Arafat, ne sont pas ou n’ont pas été spécialement des parangons de vertus démocratiques. Les deux présidents arabes n’ont jamais rechigné à exercer leur autorité sous une poigne de fer, tandis que les deux dirigeants israéliens ont mis et continuent de placer le peuple palestinien sous une botte quasi fashiste. Cela ne les a pas empêché tous d’être prix Nobel de la paix sous le regard bienveillant de Washington. Car nous l’aurons compris depuis fort longtemps c’est de là que partent les injonctions et non de Stockholm qui a perdu depuis bien longtemps toute influence sur l’attribution de ce prestigieux prix toutes catégories confondues.

Excellent communicant mais exécrable gestionnaire d’image

Cela établi, il reste qu’ au-delà des efforts déployés par le Président de la République pour réussir le challenge de l’Etat algérien de faire cesser un terrorisme endémique et de réduire la fracture idéologique qui a coûté la vie à plus de

100 000 d’entre nous, il n’y a pas que des cercles puissants qui ont détourné cette année le prix Nobel de la paix vers un … banquier  bengali qu’on dit avoir aidé des milliers de ses compatriotes à sortir de la misère mais qui s’en est bien sorti lui aussi puisque le nobélisé a tout de même  réussi à capitaliser plus de 10 milliards d’euros sur ses comptes. Lui ajouter un million d’euros de plus lui fait une belle jambe, lui qui a contribué à la paix comme l’épicier du coin vous fournit votre lait. Non, ce qui a desservi Bouteflika est en partie Bouteflika lui-même qui dans le genre, peut être considéré comme un véritable modèle de mauvaise gestion médiatique de son image. Tout simplement parce qu’il n’a pas voulu, su ou pu réussir à constituer autour de lui, une équipe de spécialistes en la matière. Commençons d’abord par savoir s’il n’a pas pu. La question paraît réglée au vu du nombre incroyable de véritables génies algériens de la Com qui ont su faire valoir leurs compétences à travers le vaste monde y compris aux USA et qu’un Président de la République peut mobiliser au nom du seul sens patriotique à défaut d’y mettre le prix pour les récupérer. Pas su ? Là, la réponse peut-être un peu plus problématique, si nous considérons qu’il n’a trouvé personne dans son entourage qui l’aide à mettre en branle la puissante machine de propagande qui aurait dû être à son service comme elle l’est à celui de tous les puissants de ce monde. Personne, hormis…Khalifa Rafik, qui était sur le point de conclure un accord en ce sens avec un grand bureau d’études américain  proche de Collin Powell. La chute du groupe aura compromis un projet aussi ambitieux et privé Bouteflika d’un instrument technique et politique stratégique. Reste à savoir maintenant s’il n’a pas voulu et si oui pourquoi ? Une seule réponse vient évidemment à l’esprit, le goût du secret, parce que communiquer c’est évidemment d’abord livrer sa pensée et ses objectifs à des collaborateurs. Et cela n’est évidemment pas dénué de risques. Nous n’en voudrons pour preuve que les trois expériences malheureuses de Zouaoui Benamadi et de Rédha Mezoui éconduits tous deux au bout de quinze jours chacun, parce que d’après eux, ils posaient trop de questions.  Ce qui nous en conviendrons est assez délicat pour un nouveau chef d’Etat qui ne sait pas très bien lui-même sur quel pied il va danser. Quant à Tewfik Khelladi, il serait parti au bout de moins d’une année parce que justement il n’en posait pas assez, ou du moins pas les bonnes.

La vérité est que c’est un peu un mélange des trois attendus qui a conduit à ce que Abdelaziz Bouteflika soit contraint de se dépêtrer seul avec son image et qu’il s’y prenne si mal au point de voir un prix qui lui revenait de droit lui filer sous le nez d’aussi mesquine façon.

Sans retour d’écoute…

Pourtant nous ne pourrons pas dire que le Président de la République ne se soit pas démené comme un beau diable pour faire admettre son projet aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Le nombre de fois où il a prononcé cette expression de réconciliation nationale, doit bien avoisiner celui où il aurait dû se demander si les gens l’écoutaient vraiment ou faisaient semblant dans un exercice diplomatique convenu. Le fait est que c’est là un trait de son caractère que de ne jamais chercher à savoir si ses discours ont eu l’effet escompté ou non, se contentant d’enregistrer les propos lénifiants de son entourage immédiat lui assurant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est ainsi qu’il a développé ses discours sur la réconciliations dans presque toutes les capitales du monde sans s’assurer jamais que ses interlocuteurs comprennent bien où il voulait en venir. S’ils l’ont écouté, c’est qu’ils l’ont compris. Idem sur le plan interne où l’applaudimètre lui tient lieu de jauge. Ne se rendant pas toujours compte que ses propos souvent par trop académiques ne parvenaient pas au millionième de ses auditeurs

…et trop de contradictions

Mais pas seulement. Parce que son autre grand problème est aussi les fréquents changements de cap inexpliqués qu’il n’éprouve évidemment pas le besoin de justifier, ni même de considérer comme des changements de caps d’ailleurs. Sa seule parole suffit et ce qu’il doit  voir au fond de lui-même comme d’intimes convictions n’a nul besoin d’être expliqué. Les ravages d’une telle attitude sont évidemment incommensurables, mais pas à ses yeux; les gens comprendront plus tard et s’ils ne comprennent pas eh bien tant pis pour eux. Lui est de bonne foi à chaque fois et cela lui suffit. Et puis ce que d’autres prennent pour des contradictions, sont en vérité des messages. Il en est ainsi de la fois où il a accusé plusieurs de ses ministres d’être des menteurs tout en les maintenant tous à leur poste des mois durant. Une façon d’exprimer une certaine incapacité à agir. J’ai les mains liées, semble-t-il vouloir dire,  mais aucun Algérien ne l’a compris ainsi. Une fois encore, tant pis pour eux ! Mais ce que lui aura indéniablement coûté le plus cher dans son incapacité à obtenir le prix Nobel de la paix, sera son instabilité endémique dans ses relations avec nos deux grands partenaires que sont la France et l’Amérique. Tantôt à tu et à toi avec Jaques Chirac et George Bush et le lendemain de véritables déclarations de guerre.

Comment espérer que ces deux puissances pèsent d’un quelconque poids dans une décision si rétributrice  sur tous les plans ? Et ce n’est pas sa visite plus que fraternelle à Fidel Castro qui allait arranger les choses. Bref, nous l’aurons compris, Abdelaziz Bouteflika aura tout fait pour mériter ce prix Nobel de la paix et en même temps tout ce qu’il fallait faire pour se le faire souffler sous le nez par un banquier bengali à la grande déception des Algériens qui auraient été fiers, au moins de compter un nobélisé parmi eux. Et ce n’est pas demain qu’une pareille occasion se représentera.

Abderrahmane Mahmoudi

 

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Perturbations dans le réseau AEP à l’ouest d’Alger

Les travaux de réhabilitation à l’index  

Les habitants de plusieurs communes dans l’ouest d’Alger, notamment Staouéli, Zéralda et Douadoua n’ont pas vu l’eau coulée dans leurs robinets depuis plusieurs jours.

Cette situation est très mal vécue par les habitants de ces localités, notamment en ce mois sacré de ramadan où le besoin en eau potable est très important. «Nous n’avons pas eu de l’eau dans les robinets depuis deux jours» explique une dame qui  habite  Staouéli. «On a constaté que l’eau est disponible de cinq à six heures du matin, c’est-à-dire 1heure sur 24, juste le temps de remplir quelques bouteilles» raconte la même dame. Des propos similaires ont été tenus par un autre citoyen qui assure que la distribution de l’eau potable dans sa commune connaît des perturbations depuis une dizaine de jours. «On a pas eu de l’eau depuis plus d’une semaine. Cela nous cause beaucoup de désagréments» explique-t-il.

Du côté de SEEAL, on indique  que les coupures à Zéralda sont dues aux travaux de réhabilitation de la station de stockage. Pour ce qui est de la commune de Staouéli, le problème est lié à la réparation d’une conduite. «La distribution de l’eau potable sera réhabilitée aujourd’hui» rassure la chargée de communication de cette société. Toutefois, d’autres sources ont indiqué que ces coupures d’eau inattendues sont dues au manque de l’eau dans les deux forages qui alimentent la station SP2  qui, pour sa part, distribue l’eau pour les stations des localités. Selon ces sources, la production et le niveau de l’eau dans ces forages sont très faibles ces jours-ci, d’où la perturbation enregistrée. Ces explications, même si elles sont contradictoires, ont le mérite de mettre fin à des rumeurs faisant état de l’infiltration des eaux usées dans les canalisations de l’eau potable. Ces rumeurs commencent à inquiéter sérieusement les habitants de ces localités notamment après le dernier incident relatif à l’infiltration du mazout dans l’eau potable dans la station de Sonelgaz de Baraki.

Nouria B

 

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17 octobre 1961

Un historien français dénonce

L’historien français Olivier Le Cour Grandmaison a déploré hier le «silence des hautes autorités» françaises sur les massacres d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris. Dans une déclaration à l’APS, M. Le Cour Grandmaison a noté que «depuis la mobilisation unitaire et très importante qui s’est déroulée à l’occasion du 40e anniversaire des massacres d’octobre 1961, en 2001, la situation a évolué de façon plutôt positive même si plusieurs problèmes demeurent non résolus à ce jour». «Depuis cette date et la pose d’une première plaque à la mémoire des victimes au pont Saint-Michel, de nombreuses initiatives ont été prises dans la banlieue parisienne par diverses municipalités. Je pense, en particulier, à Sarcelles, Saint-Denis, entre autres, et prochainement à Stains et à Bagnolet où des plaques et des stèles ont été et vont être mises en place», a-t-il poursuivi. L’historien a ajouté que «cela prouve que la lutte menée, depuis si longtemps, contre l’oubli ne l’a pas été en vain et que la bataille pour la reconnaissance progresse», a ajouté l’historien.

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Abdelaziz Meheni, président de la CIPA

«L’opérateur algérien est exclu de la privatisation»

La privatisation des entreprises étatiques reste un véritable échec, vu qu’elle perdure dans le temps sans profiter aux opérateurs algériens, c’est là l’amer constat que fait Mehenni Abdelaziz, président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), à travers cet entretien.

 

Le Jour d’Algérie : Que pensez-vous du processus de privatisation des entreprises étatiques, tel qu’engagé actuellement en Algérie ?

 M Abdelaziz Meheni : La privatisation traîne la patte. Elle est déjà veille de 20 ans, vu que le processus a commencé en 1987 et que sur 1 200 entreprises à privatiser, cela n’a réussi que pour 300 d’entre elles seulement. Il faut dire que la prise en charge de la privation est très mal faite, qu’il y a une panne quelque part, ou que c’est voulu pour que les choses traînent de la sorte. Il fallait, dès le départ, impliquer le partenaire social qui est le patronat et aussi l’UGTA. En attendant, la solution se trouve dans un partenariat algéro-algérien et la privatisation doit se faire par des opérateurs algériens. La décennie noire a été une véritable traversée du désert pour les entreprises étatiques et privées. Après l’accord d’association avec l’Union européenne, l’invasion du conteneur, l’ouverture des grands bazars et la prolifération de l’informel, on peut dire que l’entreprise a pris un sérieux coup de tous les côtés. Elle est colonisée par l’importation et ce n’est plus l’Algérien qui fait dans l’informel, mais les étrangers (Africains, Chinois et Turcs), sans être raciste pour autant. Pour les jeunes Algériens, l’Etat mis en place la formule des 100 locaux commerciaux par commune, là encore on voit qu’une bonne partie de ces locaux va à d’autres bénéficiaires. Je reviens à dire qu’il fallait associer les partenaires sociaux dès le départ. Pour notre organisation patronale la CIPA, tous les opérateurs qui sont intéressés par la reprise des entreprises à privatiser n’ont pas reçu de réponse à ce jour.

 

Combien de repreneurs, à la CIPA, sont-ils intéressés et à quand remonte la date de dépôt de leurs demandes ?

Ils sont treize investisseurs à avoir présenté depuis plus d’une année, leur dossier au ministère de la Participation et de la Promotion de l’investissement  C’est là une preuve que la privation est en train de dépérir de jour en jour. Dire que nous sommes aujourd’hui là, à penser à porter assistance à des entreprises déstructurées à travers le Trésor public. Je pense qu’il est plutôt urgent de penser à des banques d’accompagnement pour la privatisation, à revoir sa feuille de route. Vu que les étrangers qu’on sollicite ne viennent pas et que, de l’autre côté, les opérateurs algériens sont totalement exclus. Nous mettons ces responsables au défi de publier le nombre d’entreprises privatisées au profit des Algériens.

Il est à signaler que plus le temps passe, plus l’opérateur algérien est désintéressé. La CIPA a tenté plusieurs opérations de sensibilisation des opérateurs pour les intéresser à la reprise de ces entreprises, mais ni l’entourage ni les conditions actuelles ne nous aident dans nos projets de reprise.

 

L’entreprise privée connaît, elle aussi, de grandes difficultés et n’est pas aidée par l’Etat. C’est dans ce contexte là que votre organisation a présenté une série de propositions au gouvernement. Pensez-vous alors atteindre vos objectifs ?

Nous sommes la seule organisation patronale qui a apporté une liste de propositions à revoir, liées aux problèmes de fiscalité, de parafiscalité, de l’administration, du foncier etc…, des propositions que nous avons proposées à lors de la tripartite à la demande du Chef du gouvernement. Nous attendons pour voir ce qu’elles vont devenir.

Il faut pas moins d’un milliard de dollars pour la mise à niveau des entreprises algériennes. Nous ne voulons pas d’argent liquide, mais d’une aide pour le rééchelonnement du principal de la dette, pour effacer les intérêts et les pénalités. J’insiste à dire que ce milliard de dollars, nous le demandons en tant qu’écritures comptables. Aussi, nous ne voulons pas d’une mise à niveau faite par le Meda, mais une mise à niveau algéro- algérienne.

Nous demandons à ce que l’Etat fasse un effort pour sauver ces entreprises. Nous essayons de lancer un SOS pour pouvoir préserver les postes d’emploi, en créer d’autres et accéder au transfert des technologies.

Nous disposons d’un capital industriel qui n’a rien à envier aux autres et un savoir-faire appréciable Nous espérons aujourd’hui beaucoup de l’audition des ministres par le président de la République.

 

Il est dit que l’accord d’association avec l’UE a été signé en défaveur de l’Algérie. Qu’avez-vous à dire là dessus ?

C’est là l’entière vérité à ce sujet. Il a fallu que l’Algérie atteigne l’âge de scolarité pour signer cet accord.

Chose qui a été faite vaille que vaille en rapport avec nos voisins qui avaient déjà une bonne longueur d’avance sur nous. Aujourd’hui, alors que l’Algérie est debout, et est revenue à la politique des années 70, qu’elle n’a plus de dettes et qu’il y a le retour au calme et à la stabilité, je pense qu’on peut  rediscuter cet accord autour de nouvelles discussions pour augmenter nos échanges économiques avec d’autres régions que l’Europe.

Habiba Ghrib

 

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Les travailleurs de la CTO sans salaire depuis trois mois

 «Nous reviendrons à la charge si rien n’est réglé»

Les travailleurs de la cotonnière de Tizi-Ouzou (CTO), située à Draa Ben Khedda, qui ont observé dimanche un sit-in devant le siège de la SGP (société de gestion des participations), sise à la rue Hassiba Benbouali, à Alger, sont rentrés hier chez eux espérant que leur administration tiendra parole cette fois. Ces ouvriers en colère sont venus en force pour revendiquer leurs droits et ceux de 1 031 autres ouvriers qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis deux mois (août et septembre). «Le directeur de la SGP nous a reçu hier et a promis que l’argent des salaires sera débloqué ces jours-ci et que nous serons payés avant l’Aïd», confie M. Moussi, secrétaire général du syndicat. Une autre réunion est prévue aujourd’hui avec le président de Textemaco,

M. Aloui, pour débattre des autres points, notamment l’approvisionnement en matière première de cette filiale (coton), un problème qui freine son développement. Actuellement, la CTO fonctionne avec une tonne de coton/jour, ce qui est insuffisant pour faire des bénéfices et augmenter le chiffre d’affaires. Augmenter l’approvisionnement, garantira, selon les employés, la survie de CTO. «La seule solution est que notre dossier soit débloqué au niveau de la banque pour que l’on puisse bénéficier d’une aide qui nous permettra d’acheminer des quantités suffisantes de coton et relancer l’entreprise. Cela  été fait pour d’autres filiales, pourquoi pas  pour la notre ?», s’interroge M. Moussi, ajoutant que les employés vivent dans le dénuement total. Certains d’entre eux perçoivent

7 000 DA/mois et dépensent au moins 200/jour dans le transport. «Durant les mois de juin et juillet, les employés ont perçu entre 2 500 et

3 000 DA/mois, ce n’est pas leur paie mais c’est l’argent du volet social qui a servi à les rémunérer ! Les arriérés de salaires dont on parle, on ne le connaît pas et nous n’avons rien perçu ! ». Les autorités concernées, y compris le patron de l’UGTA, ont été saisies mais aucune suite n’a été donnée à leurs doléances, selon le syndicat. «C’est plutôt une stratégie de fermeture, mais qu’ils aient le courage de nous le dire. Pourquoi laisser les ouvriers mourir ainsi ?! Comment donne-t-on de l’argent à des entreprises qui vont fermer et on en prive celles qui veulent se relancer ?». Une première rencontre a déjà eu lieu le 5 juin 2006 avec le président du SGP, il était convenu de prendre en charge 200 travailleurs qui partiraient en retraite anticipée, le dossier est resté sans suite. Les protestataires comptent revenir à la charge si rien n’est résolu.           

Irane Belkhedim

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Eriad Alger

Dissolution de 3 filiales

Le complexe de Corso, filiale relevant du groupe Eriad d’Alger considérée comme la plus importante du pays, qui dispose de 3 unités de production, celle des pâtes alimentaires, des moulins et de la boulangerie industrielle, a officiellement fermé ses portes le 30 septembre 2006, conformément à la résolution CPE n° 4/62 du 17/01/06 relative aux entreprises à dissoudre où en voie de dissolution. 125 travailleurs mis à la retraite ont bénéficié du règlement de 5 mois de salaire que le groupe Eriad d’Alger a pris en charge .Quant au pactole relatif au règlement des 15 mois de salaire conformément à la convention signée Direction-Syndicat, les intétressés n’ont pu être régularisés, et le montant concerné est de 10 300 000 DA.

Selon des informations recueillies, les dettes fiscales et parafiscales de tout le groupe Eriad se sont élevées à 24 milliards de centimes, dont 17 milliards contractés par le complexe de Corso. Si la minoterie de Mezghenna a trouvé, selon des informations qui nous sont parvenues, acquéreur en l’occurrence la société privée La Belle, spécialisée dans les pâtes alimentaires, pour celle de Corso, toutes les tentatives sont restées vaines malgré les convoitises de la société «couscousserie du Sud» et les négociations très avancées avec la SGP Cegro, une société tunisienne spécialisée dans l’agroalimentaire.

Ainsi donc ,le groupe Eriad d’Alger est amoindri par la disparition des filiales Hamza de Bouira , le laboratoire CCQRA et le complexe de Corso .

Malgré la notification de la décision de fermeture, les travailleurs inquiets sur leur devenir se rendent quotidiennement à l’usine pour des travaux d’entretien où quelques- uns nous ont affirmé : «Nous avons effectivement perçu les 4 mois de retard des salaires et seul le mois de septembre n’est pas encore régularisé.»

La section syndicale réclame «les clauses des accords signées conjointement avec l’employeur relatives au financement du volet social et l’application de l’article 68 du code des impôts relatif à l’exonération du revenu imposable que le SGP rejette catégoriquement nous a-t-on dit.» Pour rappel, le complexe de Corso employait de 1998 à 2003 plus de 530 travailleurs.

A. K.

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Bouira, atteintes aux personnes et aux biens

156 affaires enregistrées

Les services de la police judiciaire ont eu à constater durant cette période 156 affaires concernant les atteintes aux personnes et aux biens. Les atteintes aux personnes comportent 83 affaires, 43 d’entre elles ont été traitées et 34 autres se trouvent en cours d’instruction.

79 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles figurent 8 mineures et 4 femmes. Des mises sous mandat de dépôt ont été prononcées à l’encontre de 7 personnes, 3 mises en liberté et 17 citations directes. Un seul délit de crime a été signalé dans les affaires enregistrées pour atteinte aux personnes, viennent ensuite les délits des menaces diverses et de la violence légère. Les atteintes aux biens représentent 73 affaires, 22 ont été traitées et 51 suivent leurs cours. Pour ces affaires, 39 arrestations ont été effectuées et qui se sont traduites par 12 mandats de dépôt, 14 citations directes et 3 libertés provisoires. Une seule personne se trouve sous contrôle judiciaire. Parmi les délits d’atteintes aux biens, nous citerons le vol par escalade de domiciles, de voitures, dégradation, faux et usage de faux et autres vols qualifiés et divers autres délits.                  

Farid Haddouche

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FFS

Les élus de Tizi Ouzou en grève

Les élus FFS de la wilaya de Tizi Ouzou ont répondu massivement hier à l’appel de la grève de trois jours, lancée par le secrétariat national chargé des élus du parti de Aït Ahmed en guise de «protestation symbolique» au lendemain de l’assassinat du président de l’APW de Tizi Ouzou, M. Rabah Aïssat. En effet, selon les échos nous parvenant des quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzou, les élus, à travers les APC, ont suivi le mot d’ordre de grève alors que ceux de l’APW ont fait le déplacement hier à Aïn Zaouia pour se recueillir sur la tombe du défunt Aïssat. L’APW de Tizi Ouzou, de son côté, en plus du deuil de trois jours décrété à compter d’hier lundi a, dans une déclaration rendue publique, avant-hier, dans laquelle est exigée que «toute la lumière soit faite sur cette affaire»(ndlr, l’assassinat de Rabah Aïssat) et met «les pouvoirs publics devant leurs responsabilités». Dans  la même déclaration est souligné aussi que «cet acte ignoble perpétré à l’encontre d’une personnalité politique de très grande envergure est venu en cette période de louvoiements nous rappeler que nul n’est à l’abri de l’insécurité qui endeuille chaque jour les citoyennes et citoyens de ce pays».

Hamid M.

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Procès de Redouane Osmane 

Renvoyé au 25 décembre

Le procès prévu pour hier du secrétaire général du Conseil des lycées d’Alger, (CLA) Redouane Osman a été renvoyé au 25 décembre prochain en raison de l’absence de la partie plaignante, à savoir l’Académie d’Alger. C’est donc pour la même raison qu’il a d’ailleurs été reporté la fois précédente alors que le procès était fixé au 2 octobre dernier au palais de justice de Bab El Oued, qui n’a pas eu lieu. Ce dernier est accusé, pour rappel, d’incitation des enseignants du secondaire à la grève. Le CLA, de son côté, a fait de cette journée de comparution une journée de protestation et d’action après avoir assuré normalement les cours de la matinée de ce lundi, contrairement à la dernière journée, au niveau des lycées de l’Algérois, en vue d’observer un rassemblement devant le tribunal à Baïnem pour crier et dénoncer la pression exercée sur les syndicalistes. La solidarité des autres syndicalistes avec le CLA est toujours de mise.        

Kahina B. 

 

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