|
Divergences sur la création d'un nouveau parti
Haddam-Kébir :
la guerre
Anouar Haddam,
celui qui a revendiqué l’attentat terroriste commis en date du 30
janvier 1995 contre le siège du commissariat central sis au
boulevard Amirouche, à partir de son exil, aux USA, cherche, encore,
à faire parler de lui.
Ce dirigeant de
l’ex-FIS qui s’exprimait, cette fois, dans un entretien publié par
le journal électronique arabophone El Hiwar, revendique son «droit
au retour», en Algérie, dans le cadre de la charte pour la paix et
la réconciliation nationale, sans toutefois, regretter, une seule
fois, d’avoir revendiqué cet attentat qui a fait des dizaines de
morts. «J’ai suivi les procédures stipulées dans cette charte et je
suis dans l’attente d’une réponse… » pour rentrer au pays, dit
Anouar Haddam. Ce dernier piétine le droit de vérité en critiquant
ce qu’il qualifie de «diversité des groupes d’intérêts, en Algérie
qui ne favorise pas le dialogue avec ceux dont les mains ne sont pas
tachées de sang». En prononçant de tels propos, Anouar Haddam se
présente comme pas du tout concerné par les clauses relatives à
l’interdiction de l’activité politique aux dirigeants de l’islamisme
responsable de la crise. Un mensonge qui méprise la mémoire du
peuple algérien loin d’avoir oublié le carnage du boulevard
Amirouche, ni les nombreux autres commis par le bras armé de
l’ex-FIS. Anouar Haddam veut retourner en Algérie pas pour seulement
fouler son pays natal mais pour compléter la tache commencée par
Rabah Kébir. «Comment parler de réconciliation nationale quand on
rentre en tant que citoyen de deuxième degré, privé de ses droits
civiques ?», s’est-il interrogé, annonçant, de ce fait, son
intention de revenir en Algérie pour exercer ses pleins «droits»,
politiques surtout.
Dans cette
interview, on le voit surtout redoubler d’agressivité en soutenant
que «personne n’a droit de veto dans la création des partis ou
l’exercice politique». L’allusion est claire et l’adversaire bien
ciblé. Ce qui renforce l’idée de son opposition aux motifs du retour
de Rabah Kébir, en Algérie. L’idée de création de ce parti politique
qui, selon les vœux de Madani Mezrag, Rabah Kébir et consorts,
remplacerait le FIS-dissous, mais avec les mêmes dirigeants. Anouar
Haddam ne semble pas se suffire de la création de ce parti politique
pour ses anciens compagnons du FIS-dissous puisque, dans cet
entretien, il s’insurge contre «le remplacement d’un parti politique
par un autre», en ajoutant que «les partis ne sont pas créés par
seulement de l’encre sur du papier». Anouar Haddam se prononce
contre les démarches entreprises par Rabah Kébir pour la création
d’un parti politique sur les cendres du FIS-dissous. Voilà qui
explique son empressement soudain à vouloir rentrer au plus vite à
Alger.
M. Abi
Haut
Anouar Haddam
Le dossier
devant la justice
Le dossier de
Anouar Haddam sera traité par la justice algérienne de manière
souveraine, a déclaré hier Djamel Aïdouni, président du syndicat
national des magistrats lors de son intervention au forum
d’El Moudjahid, en
tant que président de l’association nationale de solidarité. Anouar
Haddam qui a revendiqué l’attentat perpétré au boulevard Amirouche
(Alger centre) le 30 janvier 1995, est innocenté par la justice
américaine, suite à l’affaire introduite par Leïla Aslaoui et
d’autre associations de victimes du terrorisme. Selon
M. Aïdouni, les
rapports de coopération entre l’Algérie et les
Etats-Unis dans le
secteur de la justice ne dictent pas des décisions que la justice
d’un des deux pays doit prendre. Certes, il y a des accords entre
les pays qui doivent être respectés, mais les jugements et les
décisions de justice sont prononcés de façon absolument
«indépendante» et «souveraine».
Concernant les cas
liés aux familles des disparus dans un contexte de terrorisme et
auxquelles des PV de disparition des leurs leur sont délivrés avec
simultanément d’autres PV indiquant que la disparition du concerné
n’a aucun lien avec le terrorisme, M. Aïdoun explique que c’est au
juge de trancher sur le cas à valider, selon les documents, les
dépositions et les données dont il dispose. S’agissant des affaires
en justice des terroristes qui ne sont pas concernés par les
dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation
nationale, M. Aïdouni explique qu’elles seront traitées lors de la
prochaine session criminelle. A souligner que la conférence de M.
Aïdouni a été consacrée à l’explication des aspects évoqués par la
charte qui ne consacre pas seulement «le retour des repentis», mais,
selon le président de l’association, à «mettre fin à la crise qu’a
vécue l’Algérie».
Fatima Arab
Haut
Travaux de l’APN
Plusieurs
projets de loi adoptés
Plusieurs projets
de loi ont été adoptés par les députés, dimanche dernier, à l’APN.
Il s’agit notamment du projet de loi relatif à la promotion de
l’emploi adopté par les députés de l’Assemblée populaire nationale
lors d’une séance en plénière présidée par le vice-président de l’APN,
Mohamed Kenaï. Les travaux ont permis aussi l’adoption de deux lois
portant sur le code pénal. Excepté l’abstention du Parti des
travailleurs, ces lois ont été adoptées par une majorité écrasante.
Ce code pénal stipule notamment que «tout Algérien, tout militaire
ou marin au service de l’Algérie, qui porte les armes contre
l’Algérie, entretient des intelligences avec une puissance étrangère
en vue de l’engager à entreprendre des hostilités contre l’Algérie,
livre à une puissance étrangère ou à ses agents soit des troupes
algériennes, soit des territoires, est coupable de trahison et puni
de peine de mort». Les deux lois en question, selon M. Belaïz
«constituent le critère d’évaluation du respect des principes et des
valeurs humaines à travers des lois et les procédures énoncées par
chaque Etat pour préserver sa sécurité et ses biens, d’une part, et
la sécurité, l’intégrité, les droits, les libertés et les biens des
citoyens, d’autre part». Les textes de ces lois ont pour finalité
une série de dispositions visant à garantir l’efficacité de notre
système pénal et à adapter ce dernier aux spécificités du phénomène
criminel pour une meilleure prévention et une lutte plus efficace.
Par la même occasion, il a été également question de l’adoption d’un
projet de loi relatif au développement de l’investissement. Le
texte, introduisant des amendements sur le dispositif de promotion
des investissements, a été approuvé à une écrasante majorité. Le
texte, qui compense la baisse des droits douaniers par des
exonérations, simplifie, en effet, le processus d’octroi
d’avantages liés à l’investissement. Il vise, entre autres, la
simplification du processus d’octroi des avantages, la mise en
place d’un système simplifié. Par ailleurs, le rôle de l’Agence
nationale de développement de l’investissement qui doit être
recentré sur l’information, la facilitation, l’assistance et la
promotion de l’investissement ainsi que le contrôle, a été
redéfini. Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la
Promotion des investissements, a déclaré «que la nouvelle loi doit
simplifier l’attraction des investissements par la suppression de
toute la lenteur des procédures administratives». En l’absence de
Ammar Saadani, en déplacement en Suisse, la séance en plénière a été
présidée par Mohamed Kenaï.
Djamel Oukali
Haut
Bush écrit à Bouteflika
Un nouveau plan
pour le Sahara occidental ?
Dans une lettre
qu’il a adressée samedi 15 octobre à son homologue algérien, George
W. Bush, n’a pas fait mystère de son intention de voir l’Algérie
œuvrer dans
l’«intégration
régionale». En termes plus concrets, notre pays est sommé de
surmonter ses relations froides et conflictuelles avec son voisin
marocain dues essentiellement à la crise du Sahara occidental.
Certes, dans sa missive, le Président américain s’est gardé des
détails, sans même citer les choses par leur nom, mais nul, en
effet, n’a besoin d’être un grand clerc pour saisir le message de
Bush et l’intention de celui-ci à voir les pays du Maghreb arabe,
principalement l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, ranger de côté
leurs querelles bilatérales et s’engager dans la voie d’un pôle
régional, que justement le locataire de la Maison-Blanche promet son
aide à un projet qui ne date pas d’hier. «J’espère travailler avec
vous sur les moyens de développer l’intégration régionale et la
stabilité démocratique», a-t-il assuré dans la lettre. Prêt donc à
travailler. A-t-il, justement une idée derrière la tête ? Un plan–
un autre– pour la région qu’il refuse pour le moment de
dévoiler ? Ou,
peut-être entend-il, comme il le fait au Proche-Orient, envoyer sa
secrétaire d’Etat au Maghreb pour tenter de trouver une voie dans le
règlement de la crise sahraouie, qui reste, et là c’est un secret de
polichinelle, le principal obstacle sur lequel bute toutes les
tentatives visant l’unification des pays du Maghreb. Bush, lui, ne
dit mot mais il insiste afin de
«travailler» pour
ce qu’il appelle l’intégration régionale, trahit son intention
peut-être de régler au plus vite le conflit sahraoui, bien sûr en
poussant l’Algérie à faire entorse sur certaines positions. Et que
le Président US saisit l’approche de l’Aïd El Fitr pour adresser son
message au lendemain de l’appel de l’assemblée générale des Nations
unies en faveur du droit du peuple sahraoui à son autodétermination,
renseigne peut-être sur un nouveau plan de sortie de crise, qui ne
veut pas, pour l’instant, dire son nom.
Amine Goutali
Haut
Non-attribution du Nobel de la paix à Abdelaziz Bouteflika
L’Algérie
humiliée
Avant d’aller plus
loin, levons tout d’abord une hypothèque soulevée récemment et qui
voudrait que Abdelaziz Bouteflika ne soit guère éligible à un prix
Nobel de la paix, parce que sous ses mandats, des journalistes
auraient été mis en prison ou parce qu’il n’est pas tout
spécialement attaché aux notions de droits de l’homme ou de liberté
d’expression.
Anouar Essadate,
Ménahim Begin, Shimon Pérés, et Yasser Arafat, ne sont pas ou n’ont
pas été spécialement des parangons de vertus démocratiques. Les deux
présidents arabes n’ont jamais rechigné à exercer leur autorité sous
une poigne de fer, tandis que les deux dirigeants israéliens ont mis
et continuent de placer le peuple palestinien sous une botte quasi
fashiste. Cela ne les a pas empêché tous d’être prix Nobel de la
paix sous le regard bienveillant de Washington. Car nous l’aurons
compris depuis fort longtemps c’est de là que partent les
injonctions et non de Stockholm qui a perdu depuis bien longtemps
toute influence sur l’attribution de ce prestigieux prix toutes
catégories confondues.
Excellent
communicant mais exécrable gestionnaire d’image
Cela établi, il
reste qu’ au-delà des efforts déployés par le Président de la
République pour réussir le challenge de l’Etat algérien de faire
cesser un terrorisme endémique et de réduire la fracture idéologique
qui a coûté la vie à plus de
100 000 d’entre
nous, il n’y a pas que des cercles puissants qui ont détourné cette
année le prix Nobel de la paix vers un … banquier bengali qu’on dit
avoir aidé des milliers de ses compatriotes à sortir de la misère
mais qui s’en est bien sorti lui aussi puisque le nobélisé a tout de
même réussi à capitaliser plus de 10 milliards d’euros sur ses
comptes. Lui ajouter un million d’euros de plus lui fait une belle
jambe, lui qui a contribué à la paix comme l’épicier du coin vous
fournit votre lait. Non, ce qui a desservi Bouteflika est en partie
Bouteflika lui-même qui dans le genre, peut être considéré comme un
véritable modèle de mauvaise gestion médiatique de son image. Tout
simplement parce qu’il n’a pas voulu, su ou pu réussir à constituer
autour de lui, une équipe de spécialistes en la matière. Commençons
d’abord par savoir s’il n’a pas pu. La question paraît réglée au vu
du nombre incroyable de véritables génies algériens de la Com qui
ont su faire valoir leurs compétences à travers le vaste monde y
compris aux USA et qu’un Président de la République peut mobiliser
au nom du seul sens patriotique à défaut d’y mettre le prix pour les
récupérer. Pas su ? Là, la réponse peut-être un peu plus
problématique, si nous considérons qu’il n’a trouvé personne dans
son entourage qui l’aide à mettre en branle la puissante machine de
propagande qui aurait dû être à son service comme elle l’est à celui
de tous les puissants de ce monde. Personne, hormis…Khalifa Rafik,
qui était sur le point de conclure un accord en ce sens avec un
grand bureau d’études américain proche de Collin Powell. La chute
du groupe aura compromis un projet aussi ambitieux et privé
Bouteflika d’un instrument technique et politique stratégique. Reste
à savoir maintenant s’il n’a pas voulu et si oui pourquoi ? Une
seule réponse vient évidemment à l’esprit, le goût du secret, parce
que communiquer c’est évidemment d’abord livrer sa pensée et ses
objectifs à des collaborateurs. Et cela n’est évidemment pas dénué
de risques. Nous n’en voudrons pour preuve que les trois expériences
malheureuses de Zouaoui Benamadi et de Rédha Mezoui éconduits tous
deux au bout de quinze jours chacun, parce que d’après eux, ils
posaient trop de questions. Ce qui nous en conviendrons est assez
délicat pour un nouveau chef d’Etat qui ne sait pas très bien
lui-même sur quel pied il va danser. Quant à Tewfik Khelladi, il
serait parti au bout de moins d’une année parce que justement il
n’en posait pas assez, ou du moins pas les bonnes.
La vérité est que
c’est un peu un mélange des trois attendus qui a conduit à ce que
Abdelaziz Bouteflika soit contraint de se dépêtrer seul avec son
image et qu’il s’y prenne si mal au point de voir un prix qui lui
revenait de droit lui filer sous le nez d’aussi mesquine façon.
Sans retour
d’écoute…
Pourtant nous ne
pourrons pas dire que le Président de la République ne se soit pas
démené comme un beau diable pour faire admettre son projet aussi
bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Le nombre de fois où il
a prononcé cette expression de réconciliation nationale, doit bien
avoisiner celui où il aurait dû se demander si les gens l’écoutaient
vraiment ou faisaient semblant dans un exercice diplomatique
convenu. Le fait est que c’est là un trait de son caractère que de
ne jamais chercher à savoir si ses discours ont eu l’effet escompté
ou non, se contentant d’enregistrer les propos lénifiants de son
entourage immédiat lui assurant que tout va pour le mieux dans le
meilleur des mondes. C’est ainsi qu’il a développé ses discours sur
la réconciliations dans presque toutes les capitales du monde sans
s’assurer jamais que ses interlocuteurs comprennent bien où il
voulait en venir. S’ils l’ont écouté, c’est qu’ils l’ont compris.
Idem sur le plan interne où l’applaudimètre lui tient lieu de jauge.
Ne se rendant pas toujours compte que ses propos souvent par trop
académiques ne parvenaient pas au millionième de ses auditeurs
…et trop de
contradictions
Mais pas
seulement. Parce que son autre grand problème est aussi les
fréquents changements de cap inexpliqués qu’il n’éprouve évidemment
pas le besoin de justifier, ni même de considérer comme des
changements de caps d’ailleurs. Sa seule parole suffit et ce qu’il
doit voir au fond de lui-même comme d’intimes convictions n’a nul
besoin d’être expliqué. Les ravages d’une telle attitude sont
évidemment incommensurables, mais pas à ses yeux; les gens
comprendront plus tard et s’ils ne comprennent pas eh bien tant pis
pour eux. Lui est de bonne foi à chaque fois et cela lui suffit. Et
puis ce que d’autres prennent pour des contradictions, sont en
vérité des messages. Il en est ainsi de la fois où il a accusé
plusieurs de ses ministres d’être des menteurs tout en les
maintenant tous à leur poste des mois durant. Une façon d’exprimer
une certaine incapacité à agir. J’ai les mains liées, semble-t-il
vouloir dire, mais aucun Algérien ne l’a compris ainsi. Une fois
encore, tant pis pour eux ! Mais ce que lui aura indéniablement
coûté le plus cher dans son incapacité à obtenir le prix Nobel de la
paix, sera son instabilité endémique dans ses relations avec nos
deux grands partenaires que sont la France et l’Amérique. Tantôt à
tu et à toi avec Jaques Chirac et George Bush et le lendemain de
véritables déclarations de guerre.
Comment espérer
que ces deux puissances pèsent d’un quelconque poids dans une
décision si rétributrice sur tous les plans ? Et ce n’est pas sa
visite plus que fraternelle à Fidel Castro qui allait arranger les
choses. Bref, nous l’aurons compris, Abdelaziz Bouteflika aura tout
fait pour mériter ce prix Nobel de la paix et en même temps tout ce
qu’il fallait faire pour se le faire souffler sous le nez par un
banquier bengali à la grande déception des Algériens qui auraient
été fiers, au moins de compter un nobélisé parmi eux. Et ce n’est
pas demain qu’une pareille occasion se représentera.
Abderrahmane
Mahmoudi
Haut
Perturbations dans le réseau AEP à l’ouest d’Alger
Les travaux de
réhabilitation à l’index
Les habitants de
plusieurs communes dans l’ouest d’Alger, notamment Staouéli, Zéralda
et Douadoua n’ont pas vu l’eau coulée dans leurs robinets depuis
plusieurs jours.
Cette situation
est très mal vécue par les habitants de ces localités, notamment en
ce mois sacré de ramadan où le besoin en eau potable est très
important. «Nous n’avons pas eu de l’eau dans les robinets depuis
deux jours» explique une dame qui habite Staouéli. «On a constaté
que l’eau est disponible de cinq à six heures du matin, c’est-à-dire
1heure sur 24, juste le temps de remplir quelques bouteilles»
raconte la même dame. Des propos similaires ont été tenus par un
autre citoyen qui assure que la distribution de l’eau potable dans
sa commune connaît des perturbations depuis une dizaine de jours.
«On a pas eu de l’eau depuis plus d’une semaine. Cela nous cause
beaucoup de désagréments» explique-t-il.
Du côté de SEEAL,
on indique que les coupures à Zéralda sont dues aux travaux de
réhabilitation de la station de stockage. Pour ce qui est de la
commune de Staouéli, le problème est lié à la réparation d’une
conduite. «La distribution de l’eau potable sera réhabilitée
aujourd’hui» rassure la chargée de communication de cette société.
Toutefois, d’autres sources ont indiqué que ces coupures d’eau
inattendues sont dues au manque de l’eau dans les deux forages qui
alimentent la station SP2 qui, pour sa part, distribue l’eau pour
les stations des localités. Selon ces sources, la production et le
niveau de l’eau dans ces forages sont très faibles ces jours-ci,
d’où la perturbation enregistrée. Ces explications, même si elles
sont contradictoires, ont le mérite de mettre fin à des rumeurs
faisant état de l’infiltration des eaux usées dans les canalisations
de l’eau potable. Ces rumeurs commencent à inquiéter sérieusement
les habitants de ces localités notamment après le dernier incident
relatif à l’infiltration du mazout dans l’eau potable dans la
station de Sonelgaz de Baraki.
Nouria B
Haut
17 octobre 1961
Un historien
français dénonce
L’historien
français Olivier Le Cour Grandmaison a déploré hier le «silence des
hautes autorités» françaises sur les massacres d’Algériens le 17
octobre 1961 à Paris. Dans une déclaration à l’APS, M. Le Cour
Grandmaison a noté que «depuis la mobilisation unitaire et très
importante qui s’est déroulée à l’occasion du 40e anniversaire des
massacres d’octobre 1961, en 2001, la situation a évolué de façon
plutôt positive même si plusieurs problèmes demeurent non résolus à
ce jour». «Depuis cette date et la pose d’une première plaque à la
mémoire des victimes au pont Saint-Michel, de nombreuses initiatives
ont été prises dans la banlieue parisienne par diverses
municipalités. Je pense, en particulier, à Sarcelles, Saint-Denis,
entre autres, et prochainement à Stains et à Bagnolet où des plaques
et des stèles ont été et vont être mises en place», a-t-il
poursuivi. L’historien a ajouté que «cela prouve que la lutte menée,
depuis si longtemps, contre l’oubli ne l’a pas été en vain et que la
bataille pour la reconnaissance progresse», a ajouté l’historien.
Haut
Abdelaziz Meheni, président de la CIPA
«L’opérateur
algérien est exclu de la privatisation»
La privatisation
des entreprises étatiques reste un véritable échec, vu qu’elle
perdure dans le temps sans profiter aux opérateurs algériens, c’est
là l’amer constat que fait Mehenni Abdelaziz, président de la
Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), à
travers cet entretien.
Le Jour
d’Algérie : Que pensez-vous du processus de privatisation des
entreprises étatiques, tel qu’engagé actuellement en Algérie ?
M Abdelaziz
Meheni : La privatisation traîne la patte. Elle est déjà veille de
20 ans, vu que le processus a commencé en 1987 et que sur 1 200
entreprises à privatiser, cela n’a réussi que pour 300 d’entre elles
seulement. Il faut dire que la prise en charge de la privation est
très mal faite, qu’il y a une panne quelque part, ou que c’est voulu
pour que les choses traînent de la sorte. Il fallait, dès le départ,
impliquer le partenaire social qui est le patronat et aussi l’UGTA.
En attendant, la solution se trouve dans un partenariat
algéro-algérien et la privatisation doit se faire par des opérateurs
algériens. La décennie noire a été une véritable traversée du désert
pour les entreprises étatiques et privées. Après l’accord
d’association avec l’Union européenne, l’invasion du conteneur,
l’ouverture des grands bazars et la prolifération de l’informel, on
peut dire que l’entreprise a pris un sérieux coup de tous les côtés.
Elle est colonisée par l’importation et ce n’est plus l’Algérien qui
fait dans l’informel, mais les étrangers (Africains, Chinois et
Turcs), sans être raciste pour autant. Pour les jeunes Algériens, l’Etat
mis en place la formule des 100 locaux commerciaux par commune, là
encore on voit qu’une bonne partie de ces locaux va à d’autres
bénéficiaires. Je reviens à dire qu’il fallait associer les
partenaires sociaux dès le départ. Pour notre organisation patronale
la CIPA, tous les opérateurs qui sont intéressés par la reprise des
entreprises à privatiser n’ont pas reçu de réponse à ce jour.
Combien de
repreneurs, à la CIPA, sont-ils intéressés et à quand remonte la
date de dépôt de leurs demandes ?
Ils sont treize
investisseurs à avoir présenté depuis plus d’une année, leur dossier
au ministère de la Participation et de la Promotion de
l’investissement C’est là une preuve que la privation est en train
de dépérir de jour en jour. Dire que nous sommes aujourd’hui là, à
penser à porter assistance à des entreprises déstructurées à travers
le Trésor public. Je pense qu’il est plutôt urgent de penser à des
banques d’accompagnement pour la privatisation, à revoir sa feuille
de route. Vu que les étrangers qu’on sollicite ne viennent pas et
que, de l’autre côté, les opérateurs algériens sont totalement
exclus. Nous mettons ces responsables au défi de publier le nombre
d’entreprises privatisées au profit des Algériens.
Il est à signaler
que plus le temps passe, plus l’opérateur algérien est désintéressé.
La CIPA a tenté plusieurs opérations de sensibilisation des
opérateurs pour les intéresser à la reprise de ces entreprises, mais
ni l’entourage ni les conditions actuelles ne nous aident dans nos
projets de reprise.
L’entreprise privée connaît, elle aussi, de grandes difficultés et
n’est pas aidée par l’Etat. C’est dans ce contexte là que votre
organisation a présenté une série de propositions au gouvernement.
Pensez-vous alors atteindre vos objectifs ?
Nous sommes la
seule organisation patronale qui a apporté une liste de propositions
à revoir, liées aux problèmes de fiscalité, de parafiscalité, de
l’administration, du foncier etc…, des propositions que nous avons
proposées à lors de la tripartite à la demande du Chef du
gouvernement. Nous attendons pour voir ce qu’elles vont devenir.
Il faut pas moins
d’un milliard de dollars pour la mise à niveau des entreprises
algériennes. Nous ne voulons pas d’argent liquide, mais d’une aide
pour le rééchelonnement du principal de la dette, pour effacer les
intérêts et les pénalités. J’insiste à dire que ce milliard de
dollars, nous le demandons en tant qu’écritures comptables. Aussi,
nous ne voulons pas d’une mise à niveau faite par le Meda, mais une
mise à niveau algéro- algérienne.
Nous demandons à
ce que l’Etat fasse un effort pour sauver ces entreprises. Nous
essayons de lancer un SOS pour pouvoir préserver les postes
d’emploi, en créer d’autres et accéder au transfert des
technologies.
Nous disposons
d’un capital industriel qui n’a rien à envier aux autres et un
savoir-faire appréciable Nous espérons aujourd’hui beaucoup de
l’audition des ministres par le président de la République.
Il est dit que
l’accord d’association avec l’UE a été signé en défaveur de
l’Algérie. Qu’avez-vous à dire là dessus ?
C’est là l’entière
vérité à ce sujet. Il a fallu que l’Algérie atteigne l’âge de
scolarité pour signer cet accord.
Chose qui a été
faite vaille que vaille en rapport avec nos voisins qui avaient déjà
une bonne longueur d’avance sur nous. Aujourd’hui, alors que
l’Algérie est debout, et est revenue à la politique des années 70,
qu’elle n’a plus de dettes et qu’il y a le retour au calme et à la
stabilité, je pense qu’on peut rediscuter cet accord autour de
nouvelles discussions pour augmenter nos échanges économiques avec
d’autres régions que l’Europe.
Habiba Ghrib
Haut
Les travailleurs de la CTO sans salaire depuis trois mois
«Nous
reviendrons à la charge si rien n’est réglé»
Les travailleurs
de la cotonnière de Tizi-Ouzou (CTO), située à Draa Ben Khedda, qui
ont observé dimanche un sit-in devant le siège de la SGP (société de
gestion des participations), sise à la rue Hassiba Benbouali, à
Alger, sont rentrés hier chez eux espérant que leur administration
tiendra parole cette fois. Ces ouvriers en colère sont venus en
force pour revendiquer leurs droits et ceux de 1 031 autres ouvriers
qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis deux mois (août et
septembre). «Le directeur de la SGP nous a reçu hier et a promis que
l’argent des salaires sera débloqué ces jours-ci et que nous serons
payés avant l’Aïd», confie M. Moussi, secrétaire général du
syndicat. Une autre réunion est prévue aujourd’hui avec le président
de Textemaco,
M. Aloui, pour
débattre des autres points, notamment l’approvisionnement en matière
première de cette filiale (coton), un problème qui freine son
développement. Actuellement, la CTO fonctionne avec une tonne de
coton/jour, ce qui est insuffisant pour faire des bénéfices et
augmenter le chiffre d’affaires. Augmenter l’approvisionnement,
garantira, selon les employés, la survie de CTO. «La seule solution
est que notre dossier soit débloqué au niveau de la banque pour que
l’on puisse bénéficier d’une aide qui nous permettra d’acheminer des
quantités suffisantes de coton et relancer l’entreprise. Cela été
fait pour d’autres filiales, pourquoi pas pour la notre ?»,
s’interroge M. Moussi, ajoutant que les employés vivent dans le
dénuement total. Certains d’entre eux perçoivent
7 000 DA/mois et
dépensent au moins 200/jour dans le transport. «Durant les mois de
juin et juillet, les employés ont perçu entre 2 500 et
3 000 DA/mois, ce
n’est pas leur paie mais c’est l’argent du volet social qui a servi
à les rémunérer ! Les arriérés de salaires dont on parle, on ne le
connaît pas et nous n’avons rien perçu ! ». Les autorités
concernées, y compris le patron de l’UGTA, ont été saisies mais
aucune suite n’a été donnée à leurs doléances, selon le syndicat.
«C’est plutôt une stratégie de fermeture, mais qu’ils aient le
courage de nous le dire. Pourquoi laisser les ouvriers mourir
ainsi ?! Comment donne-t-on de l’argent à des entreprises qui vont
fermer et on en prive celles qui veulent se relancer ?». Une
première rencontre a déjà eu lieu le 5 juin 2006 avec le président
du SGP, il était convenu de prendre en charge 200 travailleurs qui
partiraient en retraite anticipée, le dossier est resté sans suite.
Les protestataires comptent revenir à la charge si rien n’est
résolu.
Irane Belkhedim
Haut
Eriad Alger
Dissolution de
3 filiales
Le complexe de
Corso, filiale relevant du groupe Eriad d’Alger considérée comme la
plus importante du pays, qui dispose de 3 unités de production,
celle des pâtes alimentaires, des moulins et de la boulangerie
industrielle, a officiellement fermé ses portes le 30 septembre
2006, conformément à la résolution CPE n° 4/62 du 17/01/06 relative
aux entreprises à dissoudre où en voie de dissolution. 125
travailleurs mis à la retraite ont bénéficié du règlement de 5 mois
de salaire que le groupe Eriad d’Alger a pris en charge .Quant au
pactole relatif au règlement des 15 mois de salaire conformément à
la convention signée Direction-Syndicat, les intétressés n’ont pu
être régularisés, et le montant concerné est de 10 300 000 DA.
Selon des
informations recueillies, les dettes fiscales et parafiscales de
tout le groupe Eriad se sont élevées à 24 milliards de centimes,
dont 17 milliards contractés par le complexe de Corso. Si la
minoterie de Mezghenna a trouvé, selon des informations qui nous
sont parvenues, acquéreur en l’occurrence la société privée La
Belle, spécialisée dans les pâtes alimentaires, pour celle de Corso,
toutes les tentatives sont restées vaines malgré les convoitises de
la société «couscousserie du Sud» et les négociations très avancées
avec la SGP Cegro, une société tunisienne spécialisée dans
l’agroalimentaire.
Ainsi donc ,le
groupe Eriad d’Alger est amoindri par la disparition des filiales
Hamza de Bouira , le laboratoire CCQRA et le complexe de Corso .
Malgré la
notification de la décision de fermeture, les travailleurs inquiets
sur leur devenir se rendent quotidiennement à l’usine pour des
travaux d’entretien où quelques- uns nous ont affirmé : «Nous avons
effectivement perçu les 4 mois de retard des salaires et seul le
mois de septembre n’est pas encore régularisé.»
La section
syndicale réclame «les clauses des accords signées conjointement
avec l’employeur relatives au financement du volet social et
l’application de l’article 68 du code des impôts relatif à
l’exonération du revenu imposable que le SGP rejette catégoriquement
nous a-t-on dit.» Pour rappel, le complexe de Corso employait de
1998 à 2003 plus de 530 travailleurs.
A. K.
Haut
Bouira, atteintes aux personnes et aux biens
156 affaires
enregistrées
Les services de la
police judiciaire ont eu à constater durant cette période 156
affaires concernant les atteintes aux personnes et aux biens. Les
atteintes aux personnes comportent 83 affaires, 43 d’entre elles ont
été traitées et 34 autres se trouvent en cours d’instruction.
79 personnes ont
été arrêtées, parmi lesquelles figurent 8 mineures et 4 femmes. Des
mises sous mandat de dépôt ont été prononcées à l’encontre de 7
personnes, 3 mises en liberté et 17 citations directes. Un seul
délit de crime a été signalé dans les affaires enregistrées pour
atteinte aux personnes, viennent ensuite les délits des menaces
diverses et de la violence légère. Les atteintes aux biens
représentent 73 affaires, 22 ont été traitées et 51 suivent leurs
cours. Pour ces affaires, 39 arrestations ont été effectuées et qui
se sont traduites par 12 mandats de dépôt, 14 citations directes et
3 libertés provisoires. Une seule personne se trouve sous contrôle
judiciaire. Parmi les délits d’atteintes aux biens, nous citerons le
vol par escalade de domiciles, de voitures, dégradation, faux et
usage de faux et autres vols qualifiés et divers autres délits.
Farid Haddouche
Haut
FFS
Les élus de
Tizi Ouzou en grève
Les élus FFS de la
wilaya de Tizi Ouzou ont répondu massivement hier à l’appel de la
grève de trois jours, lancée par le secrétariat national chargé des
élus du parti de Aït Ahmed en guise de «protestation symbolique» au
lendemain de l’assassinat du président de l’APW de Tizi Ouzou, M.
Rabah Aïssat. En effet, selon les échos nous parvenant des quatre
coins de la wilaya de Tizi Ouzou, les élus, à travers les APC, ont
suivi le mot d’ordre de grève alors que ceux de l’APW ont fait le
déplacement hier à Aïn Zaouia pour se recueillir sur la tombe du
défunt Aïssat. L’APW de Tizi Ouzou, de son côté, en plus du deuil de
trois jours décrété à compter d’hier lundi a, dans une déclaration
rendue publique, avant-hier, dans laquelle est exigée que «toute la
lumière soit faite sur cette affaire»(ndlr, l’assassinat de Rabah
Aïssat) et met «les pouvoirs publics devant leurs responsabilités».
Dans la même déclaration est souligné aussi que «cet acte ignoble
perpétré à l’encontre d’une personnalité politique de très grande
envergure est venu en cette période de louvoiements nous rappeler
que nul n’est à l’abri de l’insécurité qui endeuille chaque jour les
citoyennes et citoyens de ce pays».
Hamid M.
Haut
Procès de Redouane Osmane
Renvoyé au 25
décembre
Le procès
prévu pour hier du secrétaire général du Conseil des lycées
d’Alger, (CLA) Redouane Osman a été renvoyé au 25 décembre
prochain en raison de l’absence de la partie plaignante, à
savoir l’Académie d’Alger. C’est donc pour la même raison qu’il
a d’ailleurs été reporté la fois précédente alors que le procès
était fixé au 2 octobre dernier au palais de justice de Bab El
Oued, qui n’a pas eu lieu. Ce dernier est accusé, pour rappel,
d’incitation des enseignants du secondaire à la grève. Le CLA,
de son côté, a fait de cette journée de comparution une journée
de protestation et d’action après avoir assuré normalement les
cours de la matinée de ce lundi, contrairement à la dernière
journée, au niveau des lycées de l’Algérois, en vue d’observer
un rassemblement devant le tribunal à Baïnem pour crier et
dénoncer la pression exercée sur les syndicalistes. La
solidarité des autres syndicalistes avec le CLA est toujours de
mise.
Kahina B.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|