Culture

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 18/01/14

 

Cycle cinématographique jordanien à Alger

«A portée de vue» en ouverture

 Le cycle cinématographique jordanien à Alger s’est ouvert jeudi à la Cinémathèque d’Alger avec la projection du long métrage «A portée de vue» de Aseel Mansour. Cette œuvre cinématographique a mis la lumière sur un drame social avec une touche d’humour. Cependant, le public n’était pas nombreux  lors de la soirée inaugurale pour découvrir le premier long métrage de Aseel Mansour. Les journées du film jordanien d’Alger étaient ouvertes jeudi à la salle de la Cinémathèque d’Alger avec la projection du film «A portée de vue» qui revient sur un drame social avec une touche d’humour est le premier long métrage du réalisateur jordanien Aseel Mansour. Cependant, le public n’était pas nombreux pour découvrir cette œuvre pleine d’émotions et de vérités sociales.

Ce long métrage relate l’histoire d’une rencontre peu commune entre Leila, jeune mariée déçue par son mariage et Sami carrossier qui vient de perdre son fils et complice d’un voleur qui subtilise la voiture de la jeune femme. D’une durée de 124 mn, ce film se déroule sous le balcon de Leila qui pointe une arme sur Sami pour le retenir jusqu’à l’arrivée de la police après que son complice ait pris la fuite avec la voiture, à partir de ce moment le scénario démontre sa qualité en renvoyant à chaque fois les spectateurs au passé qui hante le voleur et sa victime. Dans un ordre chronologique inversé, le voleur raconte cette journée durant laquelle il a perdu son unique enfant qu’il ne pouvait pas enterrer faute d’argent pour payer la facture de l’hôpital. Hantée par les heureuses années de sa jeunesse et ob-sédée par l’absence de son mari, Leila, qui se remémore ses années d’université et sa relation précédant le mariage, est prise de compassion pour le voleur et une relation inattendue voit le jour.

Par leur prestation, les acteurs Nadia Odeh et Khaled Al Ghwairi ont porté très haut une œuvre à l’écriture captivante et à la technicité rigoureuse qui est le premier long métrage de Aseel Mansour. Inaugurées jeudi, les journées du film jordaniens seront clôturées ce soir avec au programme un long métrage «Ismaïl» de Nora Alsharif et le court-métrage «The Dark Outside» de Darin J. Sallam. Il est à rappeler que les Journées du film jordanien en Algérie sont devenues une tradition annuelle où les cinéphiles algériens découvrent les dernières productions cinématographiques de la Jordanie. Ainsi, ce rendez-vous culturel organisé par l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC) et la Royal Film Commission de Jordanie est une manière pour renforcer les relations culturelles entre les deux pays.          

 Par Abla Selles

 

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