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Revenu en bonne santé, Bouteflika convoque le corps électoral

L’élection présidentielle fixée au 17 avril

Abdelkader Messahel

«La formation du journaliste est une priorité majeure»

Eradication des cours particuliers

«La bataille prendra du temps», selon le ministre

Selon le ministre du Commerce

150 000 appareils de chauffage interdits d'entrée en Algérie

Les syndicats l’accusent de désengagement

Le ministre de la Santé tente de rassurer

Alger accueille le président malien et de hauts responsables de l'UE

L’Algérie, carrefour des enjeux au Sahel

Ligue des droits de l'homme et société civile à Béjaïa

Un comité pour "l'abrogation" de la loi sur les associations

Alger

Inauguration d'une école britannique d'anglais

Ouverture, demain à Jijel, d'un atelier international

Le secteur de la pêche sous diagnostic

Professionnels et opérateurs du lait subventionné

Vive polémique autour de l'emballage en carton

Ouverture, demain à Jijel, d'un atelier international

Le secteur de la pêche sous diagnostic

Affaire de la BCIA

25 accusés présentés devant le tribunal pour détournement

Prétoire

Passe-partout

 

 18/01/14

Revenu en bonne santé, Bouteflika convoque le corps électoral

L’élection présidentielle fixée au 17 avril

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est rentré jeudi à Alger après avoir subi à Paris un contrôle médical de routine, montrant une nette amélioration de son état de santé. La signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral coupe court à toutes les spéculations, après l'annonce de l'hospitalisation du président de la République, lundi dernier au Val-de-Grâce à Paris.

Ce retour qui intervient à la veille de la date butoir pour convoquer le corps électoral en vue de la présidentielle d'avril, a permis de lever le doute sur un important rendez-vous. Coupant court aux rumeurs qui ont circulé au lendemain de sa ré-hospitalisation, lundi dernier au Val-De-Grâce, Abdelaziz Bouteflika a procédé hier à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour jeudi 17 avril 2014 en vue de l'élection présidentielle, indique un communiqué de la Présidence de la République. Ce dernier précise qu'«en vertu des dispositions de l'article 133 de la loi organique relative au régime électoral, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé ce jour (vendredi), à la signature du décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour jeudi 17 avril 2014 en vue de l'élection présidentielle». Avec la convocation du corps électoral qui constitue en soi un démenti à la surenchère et aux spéculations qui ont surgi ces derniers jours autour de l'élection présidentielle d'avril prochain, le Président Bouteflika, parfois imprévisible, a éclairci l'horizon électoral en levant une grande inconnue sur cette échéance.

Toutefois le suspense demeure autour de l'intention du Président Bouteflika de briguer ou non un quatrième mandat. Toujours est-il que bien que n'ayant pas affiché encore sa volonté de briguer un nouveau mandat présidentiel, le Président Bouteflilka a néanmoins devant lui encore 45 jours pour trancher sur sa participation ou non à cette course électorale. Ceci au moment des voix de plus en plus nombreuses sollicitent le chef de l'Etat à briguer un 4e mandat auquel des partis politiques comme le FLN, RND, MPA ou encore TAJ ont préalablement apporté leur soutien. Pour le moment, seul le Président Bouteflika est en mesure de trancher sur sa participation à l'élection présidentielle du 17 avril. Maintenant que le corps est officiellement convoqué, les postulants à la candidature auront un délai de 45 jours pour déposer leurs dossiers auprès du Conseil constitutionnel qui statuera sur leur validité ou pas, dans un délai de dix jours.

«La déclaration de candidature est déposée au plus tard dans les quarante-cinq jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral», peut-on lire dans le texte de loi. Pour briguer un mandat présidentiel les candidats seront tenus, conformément à l'article 139 de la loi de janvier 2012, de présenter des signatures d'électeurs. Le retrait des formulaires de souscription de signatures individuelles pour les postulants à l'élection présidentielle s'effectue au siège du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, indique-t-on encore.

 Par Yazid Madi

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Abdelkader Messahel

«La formation du journaliste est une priorité majeure»

Le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, a indiqué hier qu'un vaste programme de formation au profit des journalistes sera entamé dans les prochains jours, tout en soulignant que son département accorde une priorité majeure à ce volet. A ce propos, il a annoncé le lancement d'un cycle de formation au profit des journalistes des médias de la presse écrite et audiovisuelle sur la relation entre la justice et la presse et sur les notions de diffamation, d'éthique et de déontologie. Il a également fait part de l'organisation, avant la fin du premier trimestre 2014, de la tenue d'un programme similaire avec le Parlement pour appréhender davantage la relation entre la presse et cette institution.

Le ministre de la Communication s'exprimait depuis la wilaya de Tizi Ouzou, où il a donné le coup d'envoi d'un séminaire international sur les valeurs et la notion du service public à la radio et à la télévision, à l'initiative du ministère de la Communication, en partenariat avec la Radio et la Télévision algériennes.

Dans son allocution d'ouverture, le ministre a souligné que le séminaire en question constitue pour son département ainsi que pour les cadres et les journalistes de la radio et la télévision  du secteur public «une opportunité pour mieux cerner cette notion de service public, d'en définir les contours pour répondre aux exigences du moment en termes de modernisation et de performance de ce secteur au service de l'Etat et du citoyen». Le choix porté sur Tizi Ouzou pour abriter cette rencontre se justifie, selon Messahel, par le fait que  «la région est un haut lieu de résistance où l'expression démocratique ne s'est jamais démentie». Animant un point de presse à l'issue de son déplacement dans la wilaya de Tizi Ouzou, où il s'est également rendu dans les locaux de la station locale de la Radio nationale et le chantier de la maison de la presse, le ministre est longuement revenu sur le projet de loi relatif à l'activité audiovisuelle, actuellement en débat au niveau des deux chambres du Parlement, pour mettre en exergue l'apport de cette prochaine loi quant à l’organisation de l’ouverture du champ audiovisuel à l'initiative de l'investissement privé.

Il a également eu à aborder l'élaboration de la carte professionnelle du journaliste et d'autres aspects liés à la profession dans notre pays qui aspire à plus de liberté d'expression dans le but de répondre aux exigences de la société. A la question de la levée du monopole de la publicité institutionnelle, Messahel a tenu à préciser que, comme cela se fait partout dans le monde, le choix des supports pour la publicité obéit aux conditions de commercialité.  S'agissant de l'avenir des chaînes de télévision privées en exercie  actuellement, le ministre a exprimé son souhait de les voir s'adapter aux nouvelles règles prochainement promulguées.

Hamid Messir

 

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Eradication des cours particuliers

«La bataille prendra du temps», selon le ministre

Après avoir déclaré une bataille contre les cours particuliers, le ministre de l'Education reconnaît que l'éradication ne peut pas se faire dans l'immédiat et que la réalisation d'un tel projet nécessitait des "solutions progressives".

Le phénomène des cours particuliers a pris tout son temps pour s'enraciner comme pratique scolaire inéluctable, il faudra aussi du temps pour déraciner le phénomène. Le ministre de l'Education n'omet pas aujourd'hui que la lutte contre le business des cours supplémentaires nécessiterait du temps. Tant pointé du doigt par les professionnels comme par les parents d'élèves, ce commerce n'est pas prêt à disparaître du jour au lendemain. Octobre dernier, le ministre regrettait les répercussions négatives de cette méthode puisque les élèves deviennent passifs et non actifs "les cours particuliers ne sont qu'un bourrage de crâne" a-t-il déclaré , et d'estimer que "c'est une grave atteinte à, l'éthique scolaire". S'exprimant sur les proportions démesurées que prend le phénomène au fil des années, le ministre avait annoncé également que "ses services ont préparé un projet d'arrêté ministériel qui sera soumis au Premier ministre. En vue de mettre fin aux conséquences négatives de ce phénomène sur le cursus de l'élève". Quelques mois après cette déclaration, le ministre Baba Ahmed a affirmé jeudi que “ce n'est pas facile, dans l'immédiat, d'éradiquer le phénomène des cours particuliers" soutenant que la réalisation d'un tel objectif nécessitait des "solutions progressives". Baba Ahmed, qui répondait, jeudi, à une question orale lors d'une séance plénière à l'Assemble populaire nationale (APN). Le ministre précisera que les cours particuliers "se sont en quelque sorte enracinés dans la société algérienne et qu'il il n'est pas facile d'éradiquer le phénomène dans l'immédiat". Ce problème, a-t-il souligné, exige "des solutions progressives et la conjugaison des efforts de toute la communauté éducative dans un souci d'assurer à tous les élèves les mêmes chances de succès et préserver le principe de gratuité de l'enseignement". Le ministère de l'Education, a-t-il ajouté, privilégie la "voie du dialogue" dans le traitement de ce phénomène appelant à la "préservation des établissements scolaires, la déontologie de la profession et la défense des droits des élèves". Les cas de violence scolaire sont "infimes" Contrairement aux syndicats et professionnels de l'éducation qui tirent la sonnette d'alarme à propos de l'ampleur de la violence scolaire, le ministre de l'Education a affirmé que les cas de violence en milieu scolaire étaient "infimes" assurant que les services concernés "traitent ces cas en temps réel conformément aux mécanismes éducatifs et juridiques en vigueur". L'intervention dans ce genre de cas "ne relève pas des prérogatives du ministère mais concerne les services de sécurité", a relevé le ministre selon lequel des "instructions ont été données aux directeurs de l'Education pour prémunir les élèves contre toute agression en intensifiant les efforts pour sécuriser l'entrée des établissements scolaires et y empêcher la pratique de commerce en coordination avec les services de sécurité et des autorités locales".

 Par Yasmine Ayadi

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Selon le ministre du Commerce

150 000 appareils de chauffage interdits d'entrée en Algérie

Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a affirmé jeudi que plus de 150 000 appareils de chauffage non conformes aux normes de sécurité ont été interdits d'entrée en 2012 et 2013 par les services de contrôle au niveau des frontières. Les services de contrôle au niveau des frontières ont interdit d'entrée en 2012 et 2013, près de 154 000 appareils de chauffage d'une valeur de 300 millions DA pour non-conformité aux normes de sécurité, a affirmé jeudi à Alger le ministre du Commerce. Les services de contrôle relevant du ministère du Commerce ont effectué en 2012 et 2013 quelque 1 800 interventions ayant conduit à l'interdiction d'entrée en Algérie de 154 000 appareils de chauffage d'une valeur de 300 millions DA, a indiqué  Benbada qui répondait à une question du député Azzedine Boutaleb du FLN lors d'une séance plénière à l'Assemblée populaire nationale (APN) présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, président de l'APN.  Dans ce contexte, le ministre a affirmé que son secteur était "déterminé à éliminer ce type d'appareils du marché durant les deux prochaines années" en intensifiant les opérations de contrôle de tous les appareils de chauffage ne comportant pas de dispositif d'évacuation des gaz brûlés. A une autre question du député Noureddine Belmeddah du même parti, le représentant du gouvernement a précisé que "les produits importés en Algérie sont soumis à un contrôle spécial au niveau de 50 inspections de contrôle réparties le long des frontières, y compris au niveau des ports secs et des zones et magasins sous douanes”. Ce système de contrôle vise à s'assurer de la conformité des produits importés aux normes requises et aux standards internationaux en vigueur. Durant les neuf premiers mois de l'année 2013, près de 1 500 cargaisons de produits de beauté et d'hygiène corporelle dont le poids dépasse 114 000 tonnes ont été contrôlées, a ajouté le ministre précisant que 74 cargaisons avaient été saisies car non conformes aux normes d'étiquetage ou pour absence d'autorisation d'importation. La présence de certains produits non conformes sur le marché algérien est due à l'importation de ces produits de manière illégale à travers la contrebande ou de fausses déclarations, a conclu le ministre. Pour rappel, au mois de novembre dernier dix-huit lots contenant  plus de 30 000 appareils de chauffage contrefaits ont été bloqués au niveau des frontières dans le seul objectif d'empêcher leur commercialisation à l'intérieur du pays. Certifiant d'une prise de conscience des pouvoirs publics quant à l'urgence de parer au phénomène des cas d'asphyxie par les gaz brûlés dont ce type d'appareils sont justement à l'origine. Il s'est avéré, selon les termes du ministre du Commerce  que ces appareils sont interdits d'entrée sur le marché algérien au motif qu'ils "ne sont pas conformes  aux critères en vigueur dans le pays".

Ahcène  H.

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Les syndicats l’accusent de désengagement

Le ministre de la Santé tente de rassurer

Au moment où les Syndicats de la santé mobilisent leurs troupes pour un débrayage d’une semaine reconductible à partir du 26 janvier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, affirme que la majorité des revendications du partenaire social ont été satisfaites. Lors d’une rencontre, au siège de la wilaya, avec le corps médical, les ca-dres locaux et les élus, au terme de sa visite de travail à Relizane, le ministre de la Santé a affirmé que plus de 20 syndicats du secteur ont été accueillis et que toutes leurs revendications «ont été examinées et la plupart ont été satisfaites». Dans le même contexte, Abdelmalek Boudiaf a déclaré  que «le partenaire social avait le droit de revendiquer car il y avait du retard, de l’indifférence et de la bureaucratie. Tous ces problèmes ont été résolus». Le ministre a ajouté que certains dossiers «sont en étude ou en attente de solutions», alors que d’autres «ont besoin de temps». Le ministre a également affirmé que toutes les revendications «ont été étudiées avec efficacité et rationalité» et que les rencontres avec le partenaire social se poursuivent. Il a exhorté, par ailleurs, les personnels du secteur à être au service du citoyen, ajoutant que des instructions sont données pour améliorer le niveau des personnels et veiller aux malades.  Boudiaf a insisté, en outre, sur la nécessité de se démarquer du phénomène de «garde malade», expliquant qu’il y a des spécialistes pour ce travail. Par ailleurs, le ministre de la Santé devrait changer le cours des événements et de prendre des mesures en urgence pour faire sortir son secteur de la zone de turbulence. Le secteur de la santé bouillonne à nouveau avec la montée au créneau des syndicats dont l’attente de la satisfaction de leurs revendications aura été longue et vaine. «C’est vraiment étonnant d’entendre les déclarations du ministre alors que tout le monde sait qu’aucune solution n’a été trouvée pour les doléances des syndicats», déclare un syndicaliste du SAP. «Les concrétisations des engagements signés par  la tutelle sont reléguées aux calendes grecques. Sans doute, le ministère de la Santé cherche juste à gagner du temps tout en multipliant les négociations. C’est clair, pour régler les problèmes du secteur, une volonté politique s’impose», déclare un syndicaliste du SAP. A vrai dire, la non-application du statut particulier prévu pour le 20 décembre 2013 ajoutant à cela la non -intégration des paramédicaux au grade de «paramédicaux d’Etat», prévue elle aussi le 15 décembre, auront «fait perdre patience» à cette catégorie socioprofessionnelle. Les paramédicaux avaient déclenché déjà un mouvement de débrayage en avril 2013 et maints points de leur cahier revendicatif ont été pris en charge.            

Mustapha Chaouchi

 

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Alger accueille le président malien et de hauts responsables de l'UE

L’Algérie, carrefour des enjeux au Sahel

Après la visite de hauts responsables de l'Union européenne , dont les sujets discutés avec les responsables algériens ont porté sur le Sahel, le Mali et la Syrie , le président malien , Ibrahim Boubacar Keita, arrivera à Alger aujourd'hui pour une visite officielle.

Selon les premières informations, cette visite sera consacrée à la situation sécuritaire de la région, au moment où "plusieurs groupes armés du nord du Mali, dont le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), sont à Alger" , selon des rapports médiatiques.

Ainsi, "la question de la médiation algérienne dans les négociations entre le gouvernement malien et les groupes armés" pourrait être au menu des entretiens qu'aura le président malien avec les responsables algériens, notamment sa rencontre avec le président Bouteflika et le Premier ministre Sellal.

Il est à rappeler que les accords de Ouagadougou, signés en juin 2013 sous l'autorité du président Blaise Compaoré entre le gouvernement de transition et les groupes armés (MNLA, HCUA) ont permis la tenue des élections présidentielle et législatives dans cette localité. Ces accords prévoyaient la reprise des négociations entre les deux parties, 60 jours après la mise en place d'un nouveau gouvernement. Ce deuxième round des négociations devait déboucher sur un accord global.

La visite du président malien en Algérie intervient aussi à la veille d'une réunion du groupe de travail régional sur le renforcement des capacités de la lutte antiterroriste au Sahel, dans le cadre du Forum global de lutte contre le terrorisme (FGCT), qui se tiendra cette semaine à Alger selon le coordinateur de la lutte antiterroriste de l'Union européenne (UE), Gilles de Kerchove.  Il sera question de la prohibition du payement des rançons aux groupes terroristes selon M. de Kerchove . "L'Algérie joue un rôle actif pour créer un consensus international visant à bannir le payement des rançons", a-t-il souligné.

Il est à noter que deux hauts responsables de l'Union européenne ont affirmé jeudi dernier à Alger avoir évoqué avec des responsables algériens, la situation au Sahel et au Mali. Il s'agit respectivement de Michel Reveryrand de Menthon, représentant spécial de l'UE pour le Sahel et le coordinateur de la lutte antiterroriste de l'Union, Gilles de Kerchove.

Interrogé sur les conséquences de l'intervention militaire française au Mali, il a estimé que cette intervention "ne pouvait pas régler tous les problèmes et que c'était juste une intervention ponctuelle censée être la plus brève possible". "2013 a été une année de transition au Mali et maintenant le pays entre dans une période de construction en profondeur", a-t-il poursuivi.

Pour sa part, M. De Kerchove a fait remarquer que l'Algérie est une "puissance régionale" et un "acteur très important" dans la sécurité et le développement de la région du Sahel.

Il a assuré que l'UE était "disposée" à soutenir tous les processus à même de permettre le retour de la stabilité dans la région du Sahel.

Ce responsable a assuré que l'UE était "disposée" à soutenir tous les processus à même de permettre le retour de la stabilité dans la région du Sahel.

Par ailleurs, il a évoqué la question des jeunes qui se rendent en Syrie pour rejoindre les groupes armés, indiquant qu'entre 30 et 40 nationalités sont représentées dans ces groupes, ce qui représente "un danger aussi bien pour l'Algérie que pour l'UE", a-t-il estimé.

Evoquant la situation en Libye, il a indiqué que la circulation des armes dans ce pays "est un immense problème", relevant la nécessité d'aider les autorités libyennes à faire face à cette situation, notamment à travers la formation de ses corps de sécurité.

Il est à souligner que l'Algérie, qui a eu à affronter le terrorisme durant les années 1990, toute seule a développé une "expertise" en matière de lutte contre ce fléau et de ce fait elle est sollicitée par ses partenaires étrangers.

 Par Nacera Chennafi

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Ligue des droits de l'homme et société civile à Béjaïa

Un comité pour "l'abrogation" de la loi sur les associations

Des organisations de la société civile de la wilaya de Béjaïa ont décidé de créer un comité de suivi pour l'abrogation de la loi 12/06 relative aux associations considérée comme une loi "liberticide". Cela a été adopté lors d'une rencontre tenue au siège du CDDH la veille de la date butoir des mises en conformité des associations comme le stipule cette nouvelle loi. La rencontre a rassemblé une trentaine d'associations. Ces dernières ont lancé un "appel"  à la mobilisation citoyenne pour l'abrogation de ladite loi et le comité en question est "ouvert à d'autres adhésions". Il est chargé d' "élargir" la mobilisation et préparer les assises de la société civile afin d'étudier, chercher les voies et moyens pour aboutir à l'abrogation de cette loi controversée. Il est également chargé de se "connecter" avec toutes les autres dynamiques, locales, régionales et citoyennes pour créer un espace national de concertation, porté par la société civile, où des actions seront proposées pour mener ce combat. Les associations présentes à cette rencontre estiment dans un communiqué qui nous a été adressé que "la nouvelle consacre un recul par rapport à la loi 90/31 et que le pouvoir, en cette circonstance, a cultivé l'esprit de suspicion à l'encontre de la société civile pour arriver à son ultime but : le contrôle politique des associations par l'administration". "La loi a été adoptée telle que présentée en avant-projet malgré plus de cent amendements présentés par les parlementaires", soulignent-ils. "C'est dire l'intérêt qu'accorde l'Exécutif à cette démarche de mainmise sur tout contre-pouvoir et expression civique autonome", soutiennent les rédacteurs du communiqué. "Dans cet esprit de contrôle, le pouvoir a créé un décalage supplémentaire entre le texte lui-même et la législation sur le plan pratique". "La preuve en est qu’il a changé les procédures de création d'une association d'une wilaya à une autre", relèvent-ils. "L'inégalité citoyenne ainsi introduite est une grave atteinte à l'indivisibilité de la République", poursuivent les rédacteurs du communiqué. Par ailleurs, il a estimé que "cette nouvelle loi est contraire, dans l'esprit et la lettre, aux pactes internationaux signés par l'Algérie, notamment celui relatif aux droits politiques et civils". Les rédacteurs de la déclaration estiment aussi que c'est "important de rappeler l'Etat au respect de ses engagements". Les associations présentes à cette rencontre "exigent" l'abrogation de cette loi et appellent à une mobilisation citoyenne. Et pour ce faire, "des actions de mobilisation sur le terrain au niveau des wilayas et au niveau national sont envisagées". "Cette dynamique se veut sans exclusive et appelle l'ensemble des associations, quels que soient leurs objectifs, à s'associer à cette démarche afin de créer les conditions nécessaires pour permettre à la société civile de jouer pleinement son rôle dans un esprit d'autonomie qui est inhérent à sa nature et à son objet", ajoutent-ils. "La société civile est partenaire incontournable de l'Etat". "Nous exigeons dès lors l'exercice de nos droits. Notre devoir est de permettre l'expression de la citoyenneté", fait-on remarquer.

Hocine Cherfa

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Alger

Inauguration d'une école britannique d'anglais

Une école britannique d'anglais (British School For English) a été inaugurée jeudi à Alger par le ministre d'Etat britannique aux Affaires  étrangères chargé de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Hugh Robertson, et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébine et africaines, Majid Bouguerra. 

Robertson, en visite de travail de deux jours en Algérie, a mis en exergue, en marge de la cérémonie d'inauguration, "les efforts visant à promouvoir l'enseignement de la langue anglaise en Algérie". L'un des principaux axes de la visite de Robertson en Algérie consiste à faire "progresser la coopération croissante" dans le domaine de l'enseignement supérieur et l'enseignement de la langue anglaise. De son côté, Bouguerra a considéré l'ouverture de cette école comme une opportunité pour les Algériens, notamment les jeunes, d'apprendre l'anglais, une langue universelle. Il a exprimé, en outre, le souhait de voir d'autres écoles d'anglais s'ouvrir à Alger et dans d'autres wilayas du pays. L'école britannique, accréditée par l'université de Cambridge, offre des cours d'anglais pour adultes et jeunes de tous les niveaux. Robertson effectue depuis mercredi une visite de travail de deux  jours en Algérie dans le cadre de la tenue de la 8e session du comite bilatéral algéro-britannique.

Samah Gh.

 

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Ouverture, demain à Jijel, d'un atelier international

Le secteur de la pêche sous diagnostic

Créer un réseau régional pour des approches pluridisciplinaires consentant le transfert des expériences et une meilleure valorisation des résultats de la recherche, contribuer à la prise de décision, identifier les opportunités de développement intégré en matière de pêche et d'aquaculture à travers une bonne gouvernance dans des territoires marins et côtiers, sont l'essentiel des objectifs tracés par l'atelier international  sur «l'approche socio-économique de la pêche et de l'aquaculture et les projets intégrés : un outil d'aide à la décision», présidé par Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche, qui se tiendra demain et après-demain à la salle de conférences de l'université de Jijel.

Le secteur de la pêche et de l'aquaculture s'est assigné, depuis le lancement de sa feuille de route en octobre de l'année dernière, une véritable dynamique créée à travers de multiples concertations intersectorielles et intra professionnelles visant à recouvrer la confiance des différents intervenants du secteur à travers la mise en place de mécanismes à même d'améliorer le bien-être de la communauté des pêcheurs et des aquaculteurs. Un secteur qui, faut-il le rappeler, a chaviré  dans moult problèmes socio-économiques.

Dans cette logique, voulant couper les tentacules de l'hydre qui a pris en otage et a failli noyer ce secteur, la démarche initiée a été d'identifier les difficultés entravant l'activité de la pêche et de l'aquaculture, la prise en charge de ces problèmes avec tous les secteurs concernés pour permettre l'émergence de ce secteur. D'où justement la tenue de cet atelier international qui se veut comme étant une approche participative socio-économique à l'effet de parvenir, pour une meilleure efficacité de l'intervention publique dans ce domaine, à la compréhension du fonctionnement de l'activité et des systèmes de pêche et de l'aquaculture, notamment face aux problèmes liés à la difficulté de mettre en place des systèmes de veille.

Vers la création d'un réseau régional…

Pour ce faire, cet événement de dimension internationale préconise, pour l'accompagnement de la mise en œuvre des activités inscrites dans la feuille de route du secteur, la mise en place d'un réseau régional composé de chercheurs, experts, administrations, professionnels, associations, activant dans le domaine pour des approches pluridisciplinaires, consultatives et participatives consentant le transfert des expériences et une  meilleure valorisation, d'une part, des résultats de la recherche dans le domaine, et, d'autre part, les ressources halieutiques, touristiques et humaines dans un contexte de développement local durable, intégré et équitable. En outre, les intervenants de cet atelier, à travers une analyse économique et sociale de la filière pêche et aquaculture, permettront la compréhension des systèmes de pêche et d'aquaculture, de la formation des prix, des enjeux économiques et sociaux, des systèmes des parts et de la maîtrise de la filière pêche et aquaculture en Algérie ainsi que la mesure de la dimension  socio-économique des pêches  et les logiques développées par les acteurs, notamment la communauté des pêcheurs. Par ailleurs, cette rencontre multidimensionnelle ouvrira un débat sur les projets intégrés  pêche-tourisme-agriculture. Une trilogie qui permettra une dynamique de développement  économique et sociale intégrée dans les territoires marins, côtiers et continentaux, notamment ceux économiquement et socialement vulnérables. Inscrite sur la feuille de route du secteur 2012-2014, la STRAT-E-SAID, et en application des recommandations des workshops spécialisés sur les thématiques de recherches prioritaires du secteur, tenus en mai dernier à Tipasa, cette rencontre, organisée par le Centre de développement de la pêche et de l'aquaculture en collaboration  avec l'université de Jijel et le Parc national de Taza, verra la participation de plus de 200 acteurs relevant du domaine. Durant deux journées, des conférences seront présentées en plénière et porteront notamment sur les principales approches socio-économiques, les indicateurs socio-économiques, l'analyse économique appliquée à la pêche et à l'aquaculture, les aires marines protégées et leurs retombées socio-économiques sur le secteur d'activité ainsi que sur la communauté des pêcheurs  et d'aquaculteurs pour un développement durable, les projets intégrés pêche-tourisme-agriculture... Par ailleurs, trois groupes de réflexion seront installés à cette occasion autour des thèmes fédérateurs de «La pêche, l'aquaculture et les projets de développement intégrés : outils pour le développement local», «L'approche participative et l'implication de la communauté des pêcheurs et des aquaculteurs dans le développement durable de la pêche et de l'aquaculture» et «L'approche socio-économique et la recherche pluridisciplinaire : outils d'aide à la décision dans le domaine de la pêche et de l'aquaculture».

 Par Lynda Naili Bourebrab

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Professionnels et opérateurs du lait subventionné

Vive polémique autour de l'emballage en carton

Le passage à l'emballage en carton du lait pasteurisé sera «positif» pour la santé des consommateurs et pour l'environnement, soulignent des professionnels de la filière lait et des industriels qui préconisent, néanmoins, des subventions pour couvrir le surcoût qu'engendrera l'adoption de ce type de conditionnement.

Interrogés par l'APS, ces opérateurs estiment que le remplacement du sachet en plastique par la boîte en carton pour conditionner le lait pasteurisé subventionné (de 25 DA le litre) est «faisable» mais il devrait se faire d'une façon graduelle avant d'être généraliser sur toutes les laiteries. Il y a une semaine, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait instruit les transformateurs de lait de procéder à la suppression «progressive» de l'emballage en plastique et le remplacer par le conditionnement en carton. Il avait accordé à l'ensemble des laiteries un délai de trois mois pour entamer le processus de suppression du sachet de lait.   Pour le Conseil interprofessionnel de la filière lait (CIL), la décision d'introduire le conditionnement en carton est «bonne» puisqu’elle permettra notamment de proposer un produit meilleur en termes de qualité et d'hygiène. «Le CIL et presque toutes les unités de transformation du lait sont favorables au changement du conditionnement», a affirmé à l'APS Mahmoud Benchekour, président du CIL, une instance chargée de contribuer au développement de la production locale de lait et des produits laitiers.

Ce responsable assure que cette opération est faisable actuellement pour certaines unités de transformation dans les délais fixés à trois mois par les pouvoirs publics. «Je pense que c'est possible actuellement, pas pour l'ensemble des unités de transformation, mais pour certaines, avant de généraliser cette opération progressivement à toutes les laiteries», a-t-il précisé, ajoutant que le matériel et les machines nécessaires à cette opération sont disponibles sur le marché.

Pour autant, l'adoption du conditionnement en carton (ou brique) va générer des coûts supplémentaires compte tenu du prix du papier, d'une part, et des équipements industriels supplémentaires, d'autre part, a tenu à souligner Benchekour.

A cet effet, le président du CIL préconise que l'Etat subventionne le coût de l'emballage en carton car, explique-t-il, l'adoption du nouveau conditionnement va engendrer certainement un impact sur le prix final du lait pasteurisé (actuellement à 25 DA) à cause du prix élevé du carton.   Le marché du lait en sachet connaît depuis plusieurs semaines des  perturbations dans la distribution dans plusieurs wilayas du pays, ce qui a provoqué de fortes tensions sur ce produit de première nécessité. Selon des professionnels du secteur, cette perturbation, accompagnée d'une nette hausse de plusieurs produits laitiers (yaourts, fromages, lait écrémé non subventionné), n'est pas due au manque de la matière première mais essentiellement à l'impact de la hausse des prix de la poudre de lait sur le marché international. Atuellement, il existe 175 laiteries publiques et privées qui produisent annuellement environ 1,5 milliard de litres de lait parsteurisé, selon l'Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (ONIL). Le ministère du Commerce a ouvert la semaine dernière une enquête pour déterminer les «vraies» raisons à l'origine de cette perturbation et compte prendre les mesures nécessaires pour juguler cette tension. Pour sa part, le responsable de la communication à l'entreprise Général Emballage, Mohamed Bessa, a salué l'idée de passer à l'emballage en carton car il s'agit d'une démarche qui «suit la tendance mondiale dans le domaine de l'industrie agroalimentaire et notamment dans la filière lait». Mais, «les boites de lait en papier (appelées également briques) sont plus chères comparativement aux sachets en plastique ce qui devrait se traduire par une subvention plus conséquente de la part de l'Etat», préconise ce représentant de cette entreprise privée basée à Béjaïa. Interrogé sur les avantages du conditionnement en papier du lait pasteurisé subventionné, M. Bessa affirme que ce type d'emballage protège aussi bien la santé du consommateur que l'environnement, ajoutant que Général Emballage est en mesure de satisfaire la demande des transformateurs de lait. «Compte tenu des quantités importantes de lait pasteurisé produites en Algérie, l'introduction de l'emballage en carton ne sera que bénéfique pour la relance de l'industrie du papier mais aussi de l'activité de la récupération et le recyclage du papier», a encore expliqué M. Bessa. En revanche, l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) s'est opposée, par la voix de son secrétaire général Salah Souilah, à l'idée de supprimer l'emballage en plastique et le remplacer par celui en carton. «Nous refusons la décision relative à la substitution des sachets en plastique par des boîtes cartonnées, car cela se répercutera sur le prix de ce produit subventionné», a-t-il déclaré à la presse. Mais, a-t-il ajouté, «en cas d'application de cette instruction il faut couvrir tous les frais de conditionnement du lait dans des boîtes cartonnées pour maintenir le prix actuel (25 DA) et préserver, par conséquent, le pouvoir d'achat du citoyen».

Tahar C./APS

 

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Ouverture, demain à Jijel, d'un atelier international

Le secteur de la pêche sous diagnostic

Créer un réseau régional pour des approches pluridisciplinaires consentant le transfert des expériences et une meilleure valorisation des résultats de la recherche, contribuer à la prise de décision, identifier les opportunités de développement intégré en matière de pêche et d'aquaculture à travers une bonne gouvernance dans des territoires marins et côtiers, sont l'essentiel des objectifs tracés par l'atelier international  sur «l'approche socio-économique de la pêche et de l'aquaculture et les projets intégrés : un outil d'aide à la décision», présidé par Sid Ahmed Ferroukhi, ministre de la Pêche, qui se tiendra demain et après-demain à la salle de conférences de l'université de Jijel.

Le secteur de la pêche et de l'aquaculture s'est assigné, depuis le lancement de sa feuille de route en octobre de l'année dernière, une véritable dynamique créée à travers de multiples concertations intersectorielles et intra professionnelles visant à recouvrer la confiance des différents intervenants du secteur à travers la mise en place de mécanismes à même d'améliorer le bien-être de la communauté des pêcheurs et des aquaculteurs. Un secteur qui, faut-il le rappeler, a chaviré  dans moult problèmes socio-économiques.

Dans cette logique, voulant couper les tentacules de l'hydre qui a pris en otage et a failli noyer ce secteur, la démarche initiée a été d'identifier les difficultés entravant l'activité de la pêche et de l'aquaculture, la prise en charge de ces problèmes avec tous les secteurs concernés pour permettre l'émergence de ce secteur. D'où justement la tenue de cet atelier international qui se veut comme étant une approche participative socio-économique à l'effet de parvenir, pour une meilleure efficacité de l'intervention publique dans ce domaine, à la compréhension du fonctionnement de l'activité et des systèmes de pêche et de l'aquaculture, notamment face aux problèmes liés à la difficulté de mettre en place des systèmes de veille.

Vers la création d'un réseau régional…

Pour ce faire, cet événement de dimension internationale préconise, pour l'accompagnement de la mise en œuvre des activités inscrites dans la feuille de route du secteur, la mise en place d'un réseau régional composé de chercheurs, experts, administrations, professionnels, associations, activant dans le domaine pour des approches pluridisciplinaires, consultatives et participatives consentant le transfert des expériences et une  meilleure valorisation, d'une part, des résultats de la recherche dans le domaine, et, d'autre part, les ressources halieutiques, touristiques et humaines dans un contexte de développement local durable, intégré et équitable. En outre, les intervenants de cet atelier, à travers une analyse économique et sociale de la filière pêche et aquaculture, permettront la compréhension des systèmes de pêche et d'aquaculture, de la formation des prix, des enjeux économiques et sociaux, des systèmes des parts et de la maîtrise de la filière pêche et aquaculture en Algérie ainsi que la mesure de la dimension  socio-économique des pêches  et les logiques développées par les acteurs, notamment la communauté des pêcheurs. Par ailleurs, cette rencontre multidimensionnelle ouvrira un débat sur les projets intégrés  pêche-tourisme-agriculture. Une trilogie qui permettra une dynamique de développement  économique et sociale intégrée dans les territoires marins, côtiers et continentaux, notamment ceux économiquement et socialement vulnérables. Inscrite sur la feuille de route du secteur 2012-2014, la STRAT-E-SAID, et en application des recommandations des workshops spécialisés sur les thématiques de recherches prioritaires du secteur, tenus en mai dernier à Tipasa, cette rencontre, organisée par le Centre de développement de la pêche et de l'aquaculture en collaboration  avec l'université de Jijel et le Parc national de Taza, verra la participation de plus de 200 acteurs relevant du domaine. Durant deux journées, des conférences seront présentées en plénière et porteront notamment sur les principales approches socio-économiques, les indicateurs socio-économiques, l'analyse économique appliquée à la pêche et à l'aquaculture, les aires marines protégées et leurs retombées socio-économiques sur le secteur d'activité ainsi que sur la communauté des pêcheurs  et d'aquaculteurs pour un développement durable, les projets intégrés pêche-tourisme-agriculture... Par ailleurs, trois groupes de réflexion seront installés à cette occasion autour des thèmes fédérateurs de «La pêche, l'aquaculture et les projets de développement intégrés : outils pour le développement local», «L'approche participative et l'implication de la communauté des pêcheurs et des aquaculteurs dans le développement durable de la pêche et de l'aquaculture» et «L'approche socio-économique et la recherche pluridisciplinaire : outils d'aide à la décision dans le domaine de la pêche et de l'aquaculture».

 Par Lynda Naili Bourebrab

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Affaire de la BCIA

25 accusés présentés devant le tribunal pour détournement

Plus de 25  accusés ont été présentés en fin de semaine devant le tribunal correctionnel de Chéraga dans une affaire de détournement d'argent dans laquelle a été victime la Banque industrielle et commerciale.

Les deux accusés principaux dans ce dossier  Mohammed K. et Ahmed B. avaient été poursuivis pour le chef d'inculpation de détournement de deniers privés. Il y a lieu de signaler  que parmi les accusés dans ce dossier il y a des  ex-directeurs de l'agence de Chéraga de cette même banque. Ont été également poursuivis dans ce procès les autres accusés qui ne sont autres que les clients de cette banque parmi les investisseurs et hommes d'affaires qui avaient bénéficié de crédits de cette même banque. Des gérants de certaines entreprises privées avaient été poursuivis en justice pour les chefs d'inculpation de participation au détournement de deniers privés. Il y a lieu de souligner que le liquidateur qui a été  engagé par le tribunal de Chéraga, en vue d'effectuer une expertise financière, avait indiqué dans ses rapports que les acteurs économiques impliqués dans cette affaire avaient tous bénéficié de grands crédits sans pour autant présenter des gages et remplir les conditions nécessaires pour  avoir accès à ce genre de privilège économique. Les accusés dans cette  affaire sont au nombre de 25 dont des hommes d'affaires, des professeurs universitaires ainsi que des cadres de cette même banque. Les tenants et les aboutissants de cette affaire remontent à l'année 2003 lorsque la commission financière de la Banque centrale a décidé d'appliquer certaines mesures à l'égard de la Banque industrielle et commerciale allant jusqu'à décider de lui retirer carrément son agrément. La Banque centrale avait engagé un liquidateur en vue de mener une expertise financière et de faire découvrir les différentes transactions et opérations bancaires contraires à la réglementation en vigueur. Il a été indiqué dans les rapports de ce liquidateur que des opérations frauduleuses qui avaient été  effectuées par certains cadres de cette même banque avaient été à l'origine de la disparition de 21 milliards et 400 millions de centimes depuis l'agence de Chéraga.

Deux fonctionnaires de  l'université d'Alger et un professeur avaient bénéficié de crédits  allant jusqu'à 40 millions de centimes pour l'achat de véhicules dans le cadre d'un partenariat conclu avec  l'université d'Alger. Ces derniers accusés avaient indiqué qu'ils s'acquittaient régulièrement de leur dette jusqu'au jour où la banque en question avait été dissoute. Après un moment, ils ont indiqué que le liquidateur les avait convoqués et qu'il se ont acquittés du reste du montant de leur dette. D'autre part, l'un des accusés dans ce dossier qui est le gérant d'une entreprise spécialisée dans les appareils de froid tels que les climatiseurs et les chambres froides avait bénéficié d'un crédit d'une valeur globale de 43 millions DA. L'avocat de la défense de ce dernier a indiqué que le crédit qui avait été contracté par son client était tout à fait légal et conforme aux réglementations en vigueur en matière de crédit bancaire.   L'accusé lui-même a indiqué qu'il avait hypothéqué ce crédit en engageant un immeuble dont la valeur marchande et économique est supérieure à la valeur du crédit qu'il avait contracté de cette banque. Celui-ci est revenu à la charge  pour apporter une précision de taille selon laquelle la banque en question ne lui doit pas la somme que le liquidateur avait mentionné dans ces rapports d'expertise qui avait été systématiquement remis à la justice. Il a précisé par voie de conséquence qu'il doit à la banque en question une somme de 39 millions DA alors que le liquidateur lui avait avancé un chiffre d'autant plus «inexact» et qui est de 64 millions DA.  Pour ce qui est de l'autre accusé dans la présente affaire, à savoir le gérant d'une entreprise GMP qui  est une entreprise spécialisée dans des produits collants, celui-ci a indiqué qu'il avait contracté un crédit de 12 millions DA en donnant des bons de caisse. Celui-ci est allé jusqu'à indiquer que c'est bien cette banque qui est redevable à son entreprise et non pas le contraire.   

 Par Azouaou Mahiout   

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Prétoire

Passe-partout

Qui a dit qu'en prison tous les prisonniers sont égaux ? De prime abord, on est forcé de croire qu'en détention tous sont égaux. Toutefois, il semblerait que dans les prisons d'un nombre considérable de pays les prisonniers de droit commun ne sont pas traités de la même manière que les grands criminels ou ceux qui ont commis des délits financiers. Il faut dire qu'un traitement un peu spécial est réservé à cette dernière catégorie de détenus. On n'ira pas jusqu'à dire qu'ils ont la chance d'avoir un traitement de faveur, bien que dans la majorité des cas cela est vrai. Imaginez un gardien de prison, père de famille, qui touche un peu plus que le SNMG et qui a sous sa responsabilité un détenu accusé de détournement de plusieurs centaines de milliards. Que se passe-t-il dans la tête de ce gardien à la situation sociale peu reluisante ? C'est là une question pertinente qu'il faut bien se poser. Un jour, un gardien de prison un peu plus franc que les autres apparemment, m'a confié que lorsqu'il est chargé d'un prisonnier de ce genre qui lui propose une somme de rêve contre un paquet de cigarettes, il est  sincèrement tenté. «Mais bon sang ! Qu’y a-t-il de mal à procurer du tabac ou autre chose, même si ce n'est pas très règlementaire, lorsque le bonhomme se montre très généreux !» Dites-vous bien que ce gardien n'est pas le seul à être tombé sous le charme du pactole de cette catégorie de prisonniers, car il arrive souvent que dans toute la hiérarchie carcérale des éléments cèdent à la tentation. Des directeurs de prison dans certains pays vont jusqu'à accorder à leurs détenus de marque des visites familiales à domicile. Le prisonnier n'est qu'un résident logé, nourri, qui bénéficie de toutes les largesses d'un personnel hôtelier très attentif aux desiderata du client, car en réalité tout est agréable lorsqu'on a de l'argent, ce passe-partout universel.

 Par Salah Harirèche

             

  

 

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