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Bordj El Kiffan

Une jeunesse en mal de vivre

Devenant ainsi le quatrième du genre

Hyundai Motor Algérie réalise un nouveau show-room à Hassiba Ben Bouali

SOS Kinderdorf

Pour le sourire d’un enfant…

 

 18/03/08

 

Bordj El Kiffan

Une jeunesse en mal de vivre

Une petite virée le long des côtes algéroises renseigne à plus d’un titre sur la situation sociale et le quotidien des habitants de la capitale, notamment des jeunes.

Un quotidien qui ne diffère pas beaucoup de celui que mènent les jeunes des autres villes, si ce n’est le décor. Des jeunes perchés sur des rochers, en cette journée particulièrement caniculaire, des bouteilles de vin et autres liqueurs entre les mains, d’autres roulant des joints avec une dextérité inégalée témoignant du perpétuel recommencement de ce geste destructeur. Ils ont tous les yeux rivés sur l’horizon comme s’il en attendait le salut. Interrogé, l’un d’eux nous dit que c’est bien le manque de liberté qui les a poussés à venir ici pour  boire un coup. «Même ici, nous ne sommes pas à l’aise. Ce n’est plus comme avant. Les gens sont intolérants, ils vous jugent sans même chercher à comprendre votre situation. Avant, ce n’était pas comme ça, il y avait plus de liberté et les gens s’occupaient plutôt de leurs affaires sans se mêler de celles des autres !» nous déclare un quinquagénaire rencontré sur le port de Bordj El Kiffan. En contrebas du fort turc sis au niveau de la même commune, d’autres jeunes sont assis à même le sol, consommant des boissons alcoolisées. Plus loin, plusieurs couples sont installés au bord des flots en quête d’un moment de quiétude et d’évasion loin des regards de la société.

 «J’ai quitté l’école parce que le professeur me battait»

Sur la plage, des groupes d’enfants en bas âge n’hésitent pas à se jeter à l’eau avec tous les risques qui peuvent en découler en cette saison printanière : «Il fait tellement chaud aujourd’hui et puis l’eau n’est pas très froide !» ont rétorqué quelques petits baigneurs interrogés à la sortie de leur bain. Un autre groupe d’enfants du même âge était assis sur le sable. Plusieurs d’entre eux arboraient des mégots au bec. Il s’est avéré, après une petite discussion, qu’en dépit de leur bas âge (entre 7 et 11 ans), la majorité de ces gamins ne sont plus scolarisés. «A l’école, on ne se sent pas bien, on ne comprenait rien, les professeurs sortent quand ils veulent et rentrent quand ils veulent !» rétorque l’un de ces bambins interrogé sur les motifs qui l’ont poussé à faire l’école buissonnière. «Moi, j’ai quitté l’école parce que le professeur me battait» ajoute un enfant plus jeune qui a refusé au départ de se confier à nous.

Il s’agit là bel et bien d’un exemple concret de la déperdition scolaire et surtout de la démission parentale. Des experts de tous bords évoquent avec insistance la conjoncture démographique favorable dont les jeunes de moins de 15 ans pourraient tirer profit puisque leur nombre ne cesse de diminuer d’année en année. Ces mêmes experts insistent sur la nécessité d’investir dans la formation et l’éducation de cette catégorie. En fait, une éducation incomplète ne peut que déboucher sur des résultats préjudiciables pour la société. Comme dit l’adage : «Il faut tout un village pour élever un enfant».

En effet, selon les sociologues, la socialisation d’un enfant implique plusieurs structures et groupes sociaux réparties en trois catégories : l’école, les groupes primaires qui sont incarnés par les membres de la famille de l’enfant et les groupes secondaires, à savoir le groupe des pairs.

Ces structures sociales jouent un rôle capital dans la formation du caractère et de la personnalité de l’enfant. Ce sont ces mêmes structures qui forgent ses tendances futures. Une bonne éducation découle d’une certaine convergence de valeurs transmises par les différentes structures sociales dont les plus élémentaires, à savoir l’école et la cellule familiale. Si un seul maillon de cette chaîne sociale venait à faire défaut, c’est tout le processus qui est susceptible de déraper.

Ce type de blocage est dû dans la majorité des cas à la dissonance des messages véhiculés par les différentes structures de base. Dissonance à cause de laquelle l’enfant se retrouve perdu.

Par Salah Harirèche

 

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Devenant ainsi le quatrième du genre

Hyundai Motor Algérie réalise un nouveau show-room à Hassiba Ben Bouali

Un nouveau show-room de Hyundai Motor Algérie a ouvert samedi dernier ses portes à la rue Hassiba Ben Bouali, en plein centre de la capitale. D’une superficie de 720 m2, cette nouvelle structure peut abriter jusqu’à 15 véhicules, composant toute la gamme VP et VU de la marque.

Après avoir acquis le site de l’ex-DVP, d’une surface de 17 000 m2, toujours au 216, rue Hassiba Ben Bouali, le patron de Hyundai Motor Algérie, Omar Rebrab, a édifié ce nouveau, beau et vaste show-room. Par ailleurs, ce nouveau show-room de HMA porte ainsi à quatre le nombre de show-rooms similaires après ceux de Kouba et Oued S’mar ; cette compagnie compte ainsi investir en force dans ce domaine en multipliant ses points de vente et en assurant de ce fait un service de qualité pour les nombreux clients. Il faut noter d’autre part que les show-rooms de Kouba et de Oued S’mar offrent les meilleures conditions d’accueil à la clientèle. C’est l’avis de tous les clients qui se sont présentés dans ces points de vente, à la recherche d’un véhicule qui leur va, à savoir d’une qualité meilleure et d’un prix très intéressant. D’autre part, Hyundai Motor Algérie compte aussi ouvrir d’ici la fin de l’année en cours quelque dix autres show-rooms à travers plusieurs wilayas du pays, y compris la ville d’Alger. Cet objectif retenu par le P-DG du HMA, Omar Rebrab, sera réalisable, d’autant plus que les moyens existent et la volonté aussi. Selon Omar Rebrab, ces dix show-rooms auront un apport très intéressant pour la compagnie, car ces derniers vont offrir plus  que ce qui existe dans certains points de vente actuels.  Ainsi Hyundai Motor Algérie compte élargir ses activités dans ces prochains points de vente en introduisant d’autres services, comme par exemple le service après-vente (SAP), qui accompagnera dorénavant les clients qui choisissent cette marque de véhicule. Autre service attendu dans ces points de vente : la vente de pièces de rechange d’origine, en plus de l’opération de vente qui reste, elle, classique dans ces points de vente.

Par Sofiane Abi

 

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SOS Kinderdorf

Pour le sourire d’un enfant…

Fondée en 1949 en Autriche, par Hermann Gmeiner, SOS Villages d’enfants est une organisation à but non lucratif, apolitique et ouverte à toutes les religions. Son but est d’offrir un toit, une famille aux orphelins ou aux enfants abandonnés ou défavorisés. Présente dans 132 pays à travers le monde, sa préoccupation est d’assurer à ces enfants une éducation jusqu’à leur entrée dans la vie active.

En Algérie, SOS Villages d’enfants dispose d’une structure opérationnelle depuis 1992 à Draria, alors qu’une autre, dont les travaux ont été entamés en 2006, sera ouverte incessamment dans la région de Boumerdès. Le village de Draria accueille environ 200 enfants qui vivent selon un modèle familial, dans des «maisons familiales», autour d’une «maman» qui assure leur éducation, pourvoit à tous leurs besoins et leur apporte sécurité, stabilité et affection. Ils ne sont pas séparés de leurs frères et sœurs jusqu’à l’adolescence, où garçons et filles emménagent séparément dans des «appartements encadrés» où ils vivent en communauté. Au stade suivant, qui coïncide avec la majorité et le début de l’autonomie, ils sont répartis en «appartements individuels», un mode de vie qui leur permet de s’insérer dans la vie active. Ruot Gérard-Aïssa est le directeur de la communauté dont il est aussi le «papa». Il apporte à chacun des enfants l’affection et l’intérêt dont il ont besoin, réprimandant au besoin ceux qui le méritent. En collaboration avec l’Unicef, SOS villages d’enfants a tracé des initiatives stratégiques qui incluent un programme de prévention de l’abandon, de renforcement de la famille, de développement communautaire, de lutte contre le sida et pour l’accès aux structures de santé. Pour mener à bien ces lourdes tâches, SOS villages d’enfants dispose de ressources d’origines diverses : dons et cotisations des membres, contributions, cadeaux de parrainage, héritages et legs, aides publiques et gouvernementales, dons divers en argent et en nature. Pour continuer à œuvrer à la prise en charge, la contribution de tous est nécessaire. Un appel est lancé aux âmes charitables pour apporter leur pierre à l’édifice…

F. M.

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