|
Bordj El Kiffan
Une jeunesse en
mal de vivre
Une petite virée
le long des côtes algéroises renseigne à plus d’un titre sur la
situation sociale et le quotidien des habitants de la capitale,
notamment des jeunes.
Un quotidien qui
ne diffère pas beaucoup de celui que mènent les jeunes des autres
villes, si ce n’est le décor. Des jeunes perchés sur des rochers, en
cette journée particulièrement caniculaire, des bouteilles de vin et
autres liqueurs entre les mains, d’autres roulant des joints avec
une dextérité inégalée témoignant du perpétuel recommencement de ce
geste destructeur. Ils ont tous les yeux rivés sur l’horizon comme
s’il en attendait le salut. Interrogé, l’un d’eux nous dit que c’est
bien le manque de liberté qui les a poussés à venir ici pour boire
un coup. «Même ici, nous ne sommes pas à l’aise. Ce n’est plus comme
avant. Les gens sont intolérants, ils vous jugent sans même chercher
à comprendre votre situation. Avant, ce n’était pas comme ça, il y
avait plus de liberté et les gens s’occupaient plutôt de leurs
affaires sans se mêler de celles des autres !» nous déclare un
quinquagénaire rencontré sur le port de Bordj El Kiffan. En
contrebas du fort turc sis au niveau de la même commune, d’autres
jeunes sont assis à même le sol, consommant des boissons
alcoolisées. Plus loin, plusieurs couples sont installés au bord des
flots en quête d’un moment de quiétude et d’évasion loin des regards
de la société.
«J’ai quitté
l’école parce que le professeur me battait»
Sur la plage, des
groupes d’enfants en bas âge n’hésitent pas à se jeter à l’eau avec
tous les risques qui peuvent en découler en cette saison printanière
: «Il fait tellement chaud aujourd’hui et puis l’eau n’est pas très
froide !» ont rétorqué quelques petits baigneurs interrogés à la
sortie de leur bain. Un autre groupe d’enfants du même âge était
assis sur le sable. Plusieurs d’entre eux arboraient des mégots au
bec. Il s’est avéré, après une petite discussion, qu’en dépit de
leur bas âge (entre 7 et 11 ans), la majorité de ces gamins ne sont
plus scolarisés. «A l’école, on ne se sent pas bien, on ne
comprenait rien, les professeurs sortent quand ils veulent et
rentrent quand ils veulent !» rétorque l’un de ces bambins interrogé
sur les motifs qui l’ont poussé à faire l’école buissonnière. «Moi,
j’ai quitté l’école parce que le professeur me battait» ajoute un
enfant plus jeune qui a refusé au départ de se confier à nous.
Il s’agit là bel
et bien d’un exemple concret de la déperdition scolaire et surtout
de la démission parentale. Des experts de tous bords évoquent avec
insistance la conjoncture démographique favorable dont les jeunes de
moins de 15 ans pourraient tirer profit puisque leur nombre ne cesse
de diminuer d’année en année. Ces mêmes experts insistent sur la
nécessité d’investir dans la formation et l’éducation de cette
catégorie. En fait, une éducation incomplète ne peut que déboucher
sur des résultats préjudiciables pour la société. Comme dit l’adage
: «Il faut tout un village pour élever un enfant».
En effet, selon
les sociologues, la socialisation d’un enfant implique plusieurs
structures et groupes sociaux réparties en trois catégories :
l’école, les groupes primaires qui sont incarnés par les membres de
la famille de l’enfant et les groupes secondaires, à savoir le
groupe des pairs.
Ces structures
sociales jouent un rôle capital dans la formation du caractère et de
la personnalité de l’enfant. Ce sont ces mêmes structures qui
forgent ses tendances futures. Une bonne éducation découle d’une
certaine convergence de valeurs transmises par les différentes
structures sociales dont les plus élémentaires, à savoir l’école et
la cellule familiale. Si un seul maillon de cette chaîne sociale
venait à faire défaut, c’est tout le processus qui est susceptible
de déraper.
Ce type de blocage
est dû dans la majorité des cas à la dissonance des messages
véhiculés par les différentes structures de base. Dissonance à cause
de laquelle l’enfant se retrouve perdu.
Par Salah
Harirèche
Haut
Devenant ainsi le quatrième du genre
Hyundai Motor
Algérie réalise un nouveau show-room à Hassiba Ben Bouali
Un nouveau
show-room de Hyundai Motor Algérie a ouvert samedi dernier ses
portes à la rue Hassiba Ben Bouali, en plein centre de la capitale.
D’une superficie de 720 m2, cette nouvelle structure peut abriter
jusqu’à 15 véhicules, composant toute la gamme VP et VU de la
marque.
Après avoir acquis
le site de l’ex-DVP, d’une surface de 17 000 m2, toujours au 216,
rue Hassiba Ben Bouali, le patron de Hyundai Motor Algérie, Omar
Rebrab, a édifié ce nouveau, beau et vaste show-room. Par ailleurs,
ce nouveau show-room de HMA porte ainsi à quatre le nombre de
show-rooms similaires après ceux de Kouba et Oued S’mar ; cette
compagnie compte ainsi investir en force dans ce domaine en
multipliant ses points de vente et en assurant de ce fait un service
de qualité pour les nombreux clients. Il faut noter d’autre part que
les show-rooms de Kouba et de Oued S’mar offrent les meilleures
conditions d’accueil à la clientèle. C’est l’avis de tous les
clients qui se sont présentés dans ces points de vente, à la
recherche d’un véhicule qui leur va, à savoir d’une qualité
meilleure et d’un prix très intéressant. D’autre part, Hyundai Motor
Algérie compte aussi ouvrir d’ici la fin de l’année en cours quelque
dix autres show-rooms à travers plusieurs wilayas du pays, y compris
la ville d’Alger. Cet objectif retenu par le P-DG du HMA, Omar
Rebrab, sera réalisable, d’autant plus que les moyens existent et la
volonté aussi. Selon Omar Rebrab, ces dix show-rooms auront un
apport très intéressant pour la compagnie, car ces derniers vont
offrir plus que ce qui existe dans certains points de vente
actuels. Ainsi Hyundai Motor Algérie compte élargir ses activités
dans ces prochains points de vente en introduisant d’autres
services, comme par exemple le service après-vente (SAP), qui
accompagnera dorénavant les clients qui choisissent cette marque de
véhicule. Autre service attendu dans ces points de vente : la vente
de pièces de rechange d’origine, en plus de l’opération de vente qui
reste, elle, classique dans ces points de vente.
Par Sofiane Abi
Haut
SOS Kinderdorf
Pour le sourire
d’un enfant…
Fondée en 1949 en
Autriche, par Hermann Gmeiner, SOS Villages d’enfants est une
organisation à but non lucratif, apolitique et ouverte à toutes les
religions. Son but est d’offrir un toit, une famille aux orphelins
ou aux enfants abandonnés ou défavorisés. Présente dans 132 pays à
travers le monde, sa préoccupation est d’assurer à ces enfants une
éducation jusqu’à leur entrée dans la vie active.
En Algérie, SOS
Villages d’enfants dispose d’une structure opérationnelle depuis
1992 à Draria, alors qu’une autre, dont les travaux ont été entamés
en 2006, sera ouverte incessamment dans la région de Boumerdès. Le
village de Draria accueille environ 200 enfants qui vivent selon un
modèle familial, dans des «maisons familiales», autour d’une «maman»
qui assure leur éducation, pourvoit à tous leurs besoins et leur
apporte sécurité, stabilité et affection. Ils ne sont pas séparés de
leurs frères et sœurs jusqu’à l’adolescence, où garçons et filles
emménagent séparément dans des «appartements encadrés» où ils vivent
en communauté. Au stade suivant, qui coïncide avec la majorité et le
début de l’autonomie, ils sont répartis en «appartements
individuels», un mode de vie qui leur permet de s’insérer dans la
vie active. Ruot Gérard-Aïssa est le directeur de la communauté dont
il est aussi le «papa». Il apporte à chacun des enfants l’affection
et l’intérêt dont il ont besoin, réprimandant au besoin ceux qui le
méritent. En collaboration avec l’Unicef, SOS villages d’enfants a
tracé des initiatives stratégiques qui incluent un programme de
prévention de l’abandon, de renforcement de la famille, de
développement communautaire, de lutte contre le sida et pour l’accès
aux structures de santé. Pour mener à bien ces lourdes tâches, SOS
villages d’enfants dispose de ressources d’origines diverses : dons
et cotisations des membres, contributions, cadeaux de parrainage,
héritages et legs, aides publiques et gouvernementales, dons divers
en argent et en nature. Pour continuer à œuvrer à la prise en
charge, la contribution de tous est nécessaire. Un appel est lancé
aux âmes charitables pour apporter leur pierre à l’édifice…
F. M.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|