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Boumerdès
1 000 PME
créées en 2007
De nombreux chefs
de ces entreprises estiment que la région dispose des potentialités
et ressources nécessaires pour la création davantage de PME.
Quelque 964
petites et moyennes entreprises (PME) ont été créées à Boumerdès
en 2007, représentant une hausse de 17% comparativement aux unités
créées en 2006 , mais le secteur pourrait connaître plus d’essor,
pour peu que de l’avis des chefs d’entreprise, plusieurs contraintes
soient levées. L’effectif global des PME au niveau de la wilaya de
Boumerdès est ainsi porté à 6 466 unités, à la faveur de ce nouvel
apport qui a en outre généré plus de
2 000 postes
d’emploi contribuant de façon substantielle au relèvement à plus de
39 000 le nombre d’occupés dans ce secteur, a-t-on indiqué auprès de
la direction de la PME de la wilaya. La concrétisation de ces
unités est «le fruit» des divers dispositifs d’emploi mis en place
par l’Etat en vue de lutter contre le chômage, signale la même
source, qui cite en tête de ces programmes le dispositif de l’Agence
nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), puis l’Agence de
gestion des micro-crédits (Angem), la Caisse nationale d’assurance
chômage (Cnac) et le secteur de l’artisanat, pour peu, disent-ils,
que «les services concernés élargissent les domaines
d’investissement et procèdent à la levée des contraintes sévissant
dans les secteurs touristique et des services, notamment»,
plaident-ils. Le problème du foncier et le déficit en assiettes
répondant aux normes requises pour l’implantation des
investissements demeure cependant «la contrainte majeure» au
développement et à la promotion du secteur, a affirmé un gérant
d’une entreprise locale. Pour d’autres responsables de PME de la
région le «défaut l’aménagement et les conditions défavorables au
niveau des zones d’activité industrielle, ainsi que
l’incompatibilité de certains sites dénués des commodités
nécessaires de base» ont acculé de nombreux investisseurs à ne pas
investir dans la région et à préférer partir ailleurs. Le retard
mis par les banques pour le financement des projets est également
cité comme une autre contrainte à la promotion de l’investissement
dans la région, est-il indiqué.Une grande majorité de ces PME est
implantée dans les grandes zones urbaines de la wilaya, avec plus de
1000 unités pour la seule commune de Boumerdès, selon la direction
du secteur. Plus de 600 PME sont localisées à Boudouaou, suivie de
Dellys (500), Khemis El Khechna et Bordj Menaïel avec 400 PME
chacune et enfin la localité de Zemmouri avec plus de 300 unités.
Quelque 22 domaines d’activités sont investis par ces entreprises,
selon la même source qui cite en tête le secteur de la
construction et des travaux publics avec plus de 1800 PME employant
plus de 14 000 travailleurs, suivi du secteur commercial avec plus
de 1 000 unités où exercent près de 4 000 travailleurs,
souligne-t-on. Les autres entreprises ont opté pour le créneau des
transports avec 500 unités, ainsi que les services, la pêche,
l’agriculture et l’agroalimentaire avec plus de 400 unités chacun,
ajoute-t-on.
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Constantine
Le CET de Ben
Badis inexploité faute de statut
Le centre
d’enfouissement technique (CET) de la commune de Ben Badis qui prend
en charge 75% des déchets solides de la wilaya de Constantine,
demeure inexploité, faute de statut. Ce centre, réalisé récemment,
reste tributaire de l’élaboration d’un cadre juridique qui définira
le statut légal de l’infrastructure, a indiqué hier un responsable
local chargé de l’environnement. La structure dont l’aménagement et
l’équipement ont nécessité une enveloppe financière estimée à 510
millions DA, est «prêt à être opérationnel de suite» et à recevoir
les premiers chargements de déchets solides «dès qu’un arrêté
interministériel permettant à cette structure d’activer en tant
qu’entreprise publique à caractère industriel et commercial (EPIC)
aura été pris», a précisé ce responsable, en marge d’une visite de
travail du wali dans la daïra de Ain Abid. La gestion et le
financement du centre qui prend en charge les déchets solides
provenant de six agglomérations que sont Constantine, El Khroub,
Massinissa, Ali Mendjeli, Ben Badis et Ouled Rahmoune, «exigent un
budget annuel estimé à 60 millions DA, ce que la collectivité locale
ne peut fournir à elle seule», a-t-il ajouté. Un autre site, en
l’occurrence celui de Douamès, situé à six kilomètres de Ain Abid, a
été aménagé pour recevoir la casse automobile (ferraille) de Guettar
El Aïch, en cours de délocalisation. Cet espace qui s’étale sur une
superficie de 70 hectares, a été complètement aménagé et réparti sur
148 lots dont l’étendue varie entre 500 mètres carrés et un (01)
hectare, extensible à d’éventuels projets d’appoint, comme la
réalisation de cafétérias, de restaurants, de kiosques et de locaux
multiservices. Le projet qui a nécessité une enveloppe financière
de 32 millions DA, est prêt à recevoir ses nouveaux pensionnaires
qui doivent libérer «dans l’immédiat» le site de Guettar El Aïch «où
doivent être entamés, dans les délais, les travaux de réalisation du
futur complexe sportif officiellement inscrit», a indiqué le wali,
qui a émis le souhait de ne pas avoir recours à la force publique
pour l’évacuation des lieux. Les autorités de la wilaya ont
également inspecté les travaux en cours de réalisation de 190
logements sociaux à proximité de la localité de Ben Badis et de 104
unités de logements ruraux à Kehalcha Lekbar, non loin du chef-lieu
de la daïra de Ain Abid. Le premier projet fait partie d’un lot de
5 000 logements inscrits dans le cadre du programme quinquennal
2005/2009, dont 1 345 unités seront réalisées au profit des deux
daïras d’El Khroub et de Ain Abid, a indiqué un responsable de
l’office de gestion et de promotion immobilière (OPGI). Les 190
logements sociaux seront réceptionnés au courant du premier semestre
2008 et le reste du programme sera achevé «dans les délais
impartis», a-t-il précisé. L’inspection des travaux de réalisation
de deux réservoirs (châteaux d’eau) d’une capacité, respectivement,
de 500 et 1 000 mètres cubes à Ben Badis et au lieu-dit Dribina (Ain
Abid), ont également figuré au programme de cette visite de travail
des autorités locales dans cette daïra à vocation agropastorale.
R. N.
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Rachid Benaissa en visite à Bejaia
La nouvelle
approche rurale mis en évidence
Les notions, les
outils et les aspects de la nouvelle politique étaient au menu de la
visite qu’a effectuée le ministre délégué chargé du développement
rural, hier à Béjaïa. Ce dernier a tenu une séance de travail à
laquelle ont pris part des députés, P/APC, sénateurs, universitaires
et représentants du mouvement associatif. Le ministre était là pour
exposer son programme de soutien au renouveau rural et relever le
rôle que doivent jouer les universitaires et le mouvement associatif
pour le renforcement des capacités humaines et d’assistance
technique de cet ambitieux programme. Le constat établi, après
réflexion sur ces dernières années, a abouti à l’impérieuse
nécessité de renouveler l’approche adoptée au monde rural. M.
Rachid Benaïssa a plaidé, par ailleurs, sur l’évaluation de la
dynamique enclenchée ces dernières années pour réunir tous les
dispositifs mis en œuvre par l’Etat. Ainsi, il dégagera trois
grandes lignes, notamment les grands investissements hydrauliques,
les pôles du secteur économique agricole et celui de l’industrie,
et en troisième position l’action qui concerne le développement
rural dans une perspective intersectorielle. Ainsi pour le ministre,
cette année sera celle de la consolidation de la politique du
renouveau rural qui sera généralisée en 2009. Cette nouvelle
politique est lancée, a-t-il précisé, en 2006. Poursuivant son
exposé, l’hôte de Béjaïa est revenu sur les différents programmes
ayant constitué la politique de développement rural du président de
la République, basés sur le principe «d’équilibre» dans le
développement, plaidant pour la promotion d’un pôle de renouveau
par un développement «équilibré et harmonieux de tous les
territoires et le respect de toutes les échelles d’intervention
des concepts du développement durable». Le ministre soutient que
«les projets de proximité de développement rural doivent s’insérer
dans des schémas territoriaux cohérents». Pour leur part, les
intervenants ont relevé toute la difficulté qui réside dans la
réalisation du développement souhaité. C’est ainsi que le P/APC de
Barbacha, M. Saddek Akrour, a relevé la contradiction qui frappe
cette volonté d’instaurer une démocratie participative qui
garantira un développement durable, puisque tous les programmes de
développement initiés dans ce sens sont intégrés dans une approche
globale. Selon lui, «la politique globale est jusque là libérale» ce
qui ne profite pas aux citoyens dont le richesses sont interceptées
par des rentiers et les intermédiaires que sont les privés.
Tarek.B.S
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