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Boumerdès

1 000 PME créées en 2007

Constantine

Le CET de Ben Badis inexploité faute de statut

Rachid Benaissa en visite à Bejaia

La nouvelle approche rurale mis en évidence

 

 18/03/08

 

Boumerdès

1 000 PME créées en 2007

De nombreux chefs de ces entreprises estiment que la région dispose des potentialités et ressources nécessaires pour la création davantage de PME.

Quelque 964 petites et moyennes entreprises  (PME) ont été créées  à Boumerdès en 2007, représentant une hausse de 17% comparativement aux unités créées  en 2006 , mais le secteur pourrait connaître plus d’essor, pour peu que de l’avis des chefs d’entreprise, plusieurs contraintes soient levées. L’effectif global des PME au niveau de la wilaya de Boumerdès  est ainsi porté  à 6 466 unités, à la faveur de ce nouvel apport qui a en outre généré plus de

2 000 postes d’emploi contribuant de façon substantielle au relèvement à plus de 39 000 le nombre d’occupés dans ce secteur, a-t-on indiqué auprès de la direction de la PME de la wilaya.  La concrétisation de ces unités est «le fruit» des divers dispositifs d’emploi mis en place par l’Etat en vue de lutter contre le chômage, signale la même source, qui cite en tête de ces programmes le dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), puis l’Agence de gestion des micro-crédits (Angem), la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) et le secteur de l’artisanat, pour peu, disent-ils, que «les services concernés élargissent les domaines d’investissement et procèdent à la levée des contraintes sévissant dans les secteurs touristique et des services, notamment», plaident-ils. Le problème du foncier et le déficit en assiettes répondant aux normes requises pour l’implantation des investissements demeure cependant «la contrainte majeure»  au développement et à la promotion  du secteur, a affirmé un gérant d’une entreprise locale. Pour d’autres responsables de PME de la région le «défaut l’aménagement et les conditions défavorables au niveau des zones d’activité industrielle, ainsi que l’incompatibilité de certains sites  dénués des commodités nécessaires de base» ont acculé de nombreux investisseurs à ne pas investir dans la région  et  à préférer partir ailleurs. Le retard mis par les banques pour le financement des projets est également cité comme une autre contrainte à la promotion de l’investissement dans la région, est-il indiqué.Une grande majorité de ces  PME est implantée dans les grandes zones urbaines de la wilaya, avec plus de 1000 unités pour la seule commune de Boumerdès, selon la direction du secteur. Plus de 600 PME sont localisées à Boudouaou, suivie de Dellys (500), Khemis El Khechna et Bordj Menaïel avec 400 PME chacune et enfin la localité de Zemmouri avec plus de  300 unités. Quelque 22 domaines d’activités  sont investis par ces entreprises, selon la  même source  qui cite en tête le secteur de la construction et des travaux publics avec plus de 1800 PME employant plus de 14 000 travailleurs, suivi du secteur commercial avec plus de 1 000 unités où exercent près de 4 000  travailleurs, souligne-t-on. Les autres entreprises ont opté pour le  créneau des transports avec 500 unités, ainsi que les services, la pêche, l’agriculture et l’agroalimentaire avec plus de 400 unités chacun,  ajoute-t-on.

 

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Constantine

Le CET de Ben Badis inexploité faute de statut

Le centre d’enfouissement technique (CET) de la commune de Ben Badis qui prend en charge 75% des déchets solides de la wilaya de Constantine, demeure inexploité, faute de statut.  Ce centre, réalisé récemment, reste tributaire de l’élaboration d’un cadre juridique qui définira le statut légal de l’infrastructure, a indiqué hier un responsable local chargé de l’environnement. La structure dont l’aménagement et l’équipement ont nécessité une enveloppe financière estimée à 510 millions DA, est «prêt à être opérationnel de suite» et à recevoir les premiers chargements de déchets solides «dès qu’un arrêté interministériel permettant à cette structure d’activer en tant qu’entreprise publique à caractère industriel et commercial (EPIC) aura été pris», a précisé ce responsable, en marge d’une visite de travail du wali dans la daïra de Ain Abid. La gestion et le financement du centre qui prend en charge les déchets solides provenant de six agglomérations que sont Constantine, El Khroub, Massinissa, Ali Mendjeli, Ben Badis et Ouled Rahmoune, «exigent un budget annuel estimé à 60 millions DA, ce que la collectivité locale ne peut fournir à elle seule», a-t-il ajouté. Un autre site, en l’occurrence celui de Douamès, situé à six kilomètres de Ain Abid, a été aménagé pour recevoir la casse automobile (ferraille) de Guettar El Aïch, en cours de délocalisation. Cet espace qui s’étale sur une superficie de 70 hectares, a été complètement aménagé et réparti sur 148 lots dont l’étendue varie entre 500 mètres carrés et un (01) hectare, extensible à d’éventuels projets d’appoint, comme la réalisation de cafétérias, de restaurants, de kiosques et de locaux multiservices.  Le projet qui a nécessité une enveloppe financière de 32 millions DA, est prêt à recevoir ses nouveaux pensionnaires qui doivent libérer «dans l’immédiat» le site de Guettar El Aïch «où doivent être entamés, dans les délais, les travaux de réalisation du futur complexe sportif officiellement inscrit», a indiqué le wali, qui a émis le souhait de ne pas avoir recours à la force publique pour l’évacuation des lieux.   Les autorités de la wilaya ont également inspecté les travaux en cours de réalisation de 190 logements sociaux à proximité de la localité de Ben Badis et de 104 unités de logements ruraux à Kehalcha Lekbar, non loin du chef-lieu de la daïra de Ain Abid.  Le premier projet fait partie d’un lot de 5 000 logements inscrits dans le cadre du programme quinquennal 2005/2009, dont 1 345 unités seront réalisées au profit des deux daïras d’El Khroub et de Ain Abid, a indiqué un responsable de l’office de gestion et de promotion immobilière (OPGI). Les 190 logements sociaux seront réceptionnés au courant du premier semestre 2008 et le reste du programme sera achevé «dans les délais impartis», a-t-il précisé.  L’inspection des travaux de réalisation de deux réservoirs (châteaux d’eau) d’une capacité, respectivement, de 500 et 1 000 mètres cubes à Ben Badis et au lieu-dit Dribina (Ain Abid), ont également figuré au programme de cette visite de travail des autorités locales dans cette daïra à vocation agropastorale.

R. N.

 

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Rachid Benaissa en visite à Bejaia

La nouvelle approche rurale mis en évidence

Les notions, les outils et les aspects de la nouvelle politique étaient au menu de la visite  qu’a effectuée le ministre délégué chargé du développement rural, hier à Béjaïa. Ce dernier a tenu une séance de travail à laquelle ont pris part des députés, P/APC, sénateurs, universitaires et représentants du mouvement associatif. Le ministre était là pour exposer son programme de soutien au renouveau rural et relever le rôle que doivent jouer les universitaires et le mouvement associatif pour le renforcement des capacités humaines et  d’assistance technique de cet ambitieux programme. Le constat établi, après réflexion sur  ces dernières années, a abouti  à  l’impérieuse nécessité de renouveler  l’approche adoptée au  monde rural. M. Rachid Benaïssa a plaidé, par ailleurs, sur  l’évaluation de la dynamique enclenchée ces dernières années pour réunir tous les dispositifs mis en  œuvre par  l’Etat. Ainsi, il dégagera trois grandes lignes, notamment les grands investissements hydrauliques, les pôles du secteur économique agricole et celui de  l’industrie, et en troisième position  l’action qui concerne le développement rural dans une perspective intersectorielle. Ainsi pour le ministre, cette année sera celle de la consolidation de la politique du renouveau rural qui sera généralisée en 2009. Cette nouvelle politique est lancée, a-t-il précisé, en 2006.  Poursuivant son exposé,  l’hôte de Béjaïa  est revenu sur les différents programmes ayant constitué la politique de développement rural du président de la République, basés sur le principe   «d’équilibre» dans le développement, plaidant pour la  promotion  d’un pôle de renouveau par un développement «équilibré et harmonieux de tous les territoires  et le respect de toutes les échelles  d’intervention des concepts du développement durable». Le ministre soutient que «les projets de proximité de développement rural doivent s’insérer dans des schémas territoriaux cohérents». Pour leur part, les intervenants ont relevé toute la difficulté qui réside dans la réalisation du développement souhaité.  C’est ainsi que le P/APC de Barbacha, M. Saddek Akrour, a relevé la contradiction qui frappe cette volonté  d’instaurer une démocratie participative qui garantira un développement durable, puisque tous les programmes de développement initiés dans ce sens sont intégrés dans une approche globale. Selon lui, «la politique globale est jusque là libérale» ce qui ne profite pas aux citoyens dont le richesses sont interceptées par des rentiers et les intermédiaires que sont les privés.    

Tarek.B.S

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