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Hamid Temmar implique les patrons dans la stratégie industrielle

Ce sera quitte ou double

Le GSPC exige 5 millions d’euros pour libérer les otages

L’Autriche sollicite l’aide d’El Kadhafi et du président malien

Le mufti d’Al Azhar appelle les ravisseurs à libérer les deux otages

Enfants parlementaires

Une journée et des questions

Les conseillers à l’orientation promettent d’autres protestas

Un sit-in le 27 mars courant

Peine capitale pour deux meurtriers

Elle tue son mari et le découpe en morceaux

Travaux publics

La trémie de La Concorde ouverte depuis avant-hier

Le président de la commission de transport de l’APN à la Radio

«Le code de la route sera débattu lors de la session d’automne»

Pollution marine

Gendarmes et protecteurs du littoral

En dépit d’une décision de justice

Les paramédicaux continuent leur grève

Boumerdès 

Au deuxième jour, les hôpitaux et les centres de santé sont paralysés

Bejaia

Les infirmiers en colère

Développement de la PME-PMI

Différence de vision entre Moussaoui et Benbada

Entretien avec Abdelmadjid Messaoudi, SP du CNA

«Les compagnies d’assurance algériennes doivent s’adapter à la concurrence»

 

 18/03/08

 

Hamid Temmar implique les patrons dans la stratégie industrielle

Ce sera quitte ou double

Le ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements devait révéler les grandes lignes du programme gouvernemental en la matière.

Hamid Temmar a soufflé hier le chaud et le froid devant une assistance composée essentiellement de représentants d’entreprises privées et publiques, d’organisations du patronat conviés à l’hôtel Hilton à assister à une journée d’étude pour débattre des modalités de mise en œuvre de la stratégie de l’Etat relative à la mise à niveau des entreprises. A cet effet, le ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements devait révéler les grandes lignes du programme gouvernemental en la matière. Les promesses d’aide financière de l’Etat, si elles ont été évoquées, n’en étaient pas moins assorties d’un mea culpa en bonne et due forme. «Par le passé, les pouvoirs publics avaient été passifs, ils s’étaient contentés de demander aux entreprises si elles souhaitaient entrer dans le programme ; aujourd’hui, nous voulons être actifs, nous pensons qu’il y a nécessité d’accompagner les entreprises dans le marketing et de les associer pour qu’elles puissent bénéficier des bienfaits de cette politique» a déclaré le ministre. Temmar a reconnu implicitement la responsabilité du gouvernement dans l’échec de la politique économique poursuivie jusque-là, mais en même temps, il a tenu à dégager sa responsabilité quant aux évolutions futures. Du reste, le représentant du gouvernement a plaidé pour une «économie de la production et de l’exportation aux lieu et place de l’économie d’importation qui prévaut actuellement».  «Qu’on n’accuse plus le gouvernement d’être derrière ceci ou cela puisqu’il vous offre publiquement de rentrer dans cette stratégie et cette politique» a lancé Temmar. Et de qualifier cette politique de «sacrée» : «Si nous ne le faisons pas maintenant en tant qu’associations de la société civile, instituts de recherche travaillant dans le domaine, etc. cela veut dire que nous sommes d’accord pour être envahis par l’Europe». Sur un ton solennel, Temmar a considéré la rencontre d’hier comme «une des plus importantes que j’ai eu à tenir et que j’aurai à tenir» parce qu’il y va du «destin économique de la nation», ajoutant : «si nous ratons le rendez-vous de la mise à niveau, nous ne pourrons plus nous plaindre à l’avenir». et d’avertir : «le ratage nous vaudra dans six mois un destin menacé». Abordant le programme, Temmar a expliqué avoir privilégié l’«approche sélective», en ce sens que ce sont les entreprises relevant de l’industrie manufacturière et non de l’industrie de service qui vont être ciblées. Il a demandé aux représentants du monde des affaires présents dans la salle de faire part de leurs propositions promettant qu’elles seront prises en compte pour dégager les priorités et le champ d’intervention de l’Etat. Une partie du programme, a indiqué Temmar, sera financée «soit par l’entreprise sur son propre compte soit par sa banque» ; la politique de mise à niveau sera supportée par un cadre institutionnel nouveau, peut-être une agence, a suggéré le ministre, qui a-t-il précisé, sera complété par la création d’un guichet spécial et de centres techniques industriels.

Par Larbi Graïne

 

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Le GSPC exige 5 millions d’euros pour libérer les otages

L’Autriche sollicite l’aide d’El Kadhafi et du président malien

Le journal autrichien Kurier a publié une information selon laquelle les ravisseurs du couple autrichien auraient revendiqué une rançon de 5 millions d’euros en contrepartie de la libération des deux otages. Une information non confirmée officiellement. Le GSPC qui a revendiqué l’enlèvement a prolongé l’ultimatum de trois jours  et qui a expiré dimanche dernier à minuit,  a annoncé le ministère autrichien des affaires étrangeres qui a annoncé que cet émissaire autrichien a «personnellement rencontré (avant-hier) le président Amadou Toumani Touré pour l’informer du cas» de ces deux otages. C’est le branle- bas de combat chez les autorités autrichiennes encouragées par la prolongation de cet ultimatum. Un émissaire autrichien en la personne de Anton Prohaska, ancien ambassadeur d’Autriche en France s’est déplacé au Mali et a rencontré le président de ce pays dans le cadre des efforts diplomatiques pour trouver une solution permettant la libération de ces otages. Cette rencontre a été annoncée par le ministère autrichien des affaires étrangères. Le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer aurait contacté le président libyen Mouammar El Kadhafi par téléphone, rapportent des médias autrichiens et l’agence libyenne Jana. «Nous avons pris des contacts avec de nombreux hommes politiques internationaux, y compris ceux de la région», a lancé à l’AFP Stefan Pottler, porte-parole du chancelier autrichien, sans infirmer ni confirmer le contact entre le président libyen et le chancelier autrichien. La somme de 5 millions d’euros qui aurait été revendiquée par les ravisseurs du couple autrichien rappelle la somme remise par le gouvernement allemand à Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para, ex-«émir» de la zone 5 du GSPC, et ses acolytes, en contrepartie de la libération de touristes européens enlevés dans le Sahara algérien en 2003. Une partie de ces otages avaient été libérée grâce à l’intervention de l’ANP. On s’en souvient, une partie de cet argent a servi au GSPC à l’achat d’une importante quantité d’armes de guerre, dont des missiles de longue portée et des munitions. Le convoi transportant ces armes a été fort heureusement détruit par l’ANP avant son arrivée aux maquis de cette organisation terroriste. Abderrezak El Para s’était juré d’acheter d’autres armes et munitions. Il n’a pas le temps pour effectuer ces achats puisque capturé peu de temps après au Tchad. Les achats de ces armes et munitions se faisaient au Mali et au Niger, selon d’ex-compagnons de Abderrezak El Para.

M.A.

 

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Le mufti d’Al Azhar appelle les ravisseurs à libérer les deux otages

Le mufti d’El Azhar et grand savant de l’Islam, cheikh Youssef El Karadaoui, a appelé hier lors de son passage sur une émission télévisée El Charia Wa El Islam sur la chaîne satellitaire du Qatar, le GSPC, la katibat Tariq Ibn Ziyad et son émir Abdelhamid Abou Zayed, à libérer et ce, sans aucune condition, les deux otages autrichiens, car cet acte ne représente «guère la religion de l’Islam». Pis encore, Youssef El Karadaoui a désigné ces ravisseurs comme étant des «Khawarij» (les déportés de l’Islam), et ce, par leur comportement et leur idéologie tirée d’El Khawarij. «Cela est tout à fait contraire à ce qui est mentionné dans les textes du Coran, de notre religion, de l’Islam, voire cela représente un péché pour tout musulman qui recourt à ce genre d’actes condamnables qui ne sont basés sur aucune donnée du djihad. Dieu Tout-Puissant a rendu coupable tous les musulmans qui revendiquent ce genre d’enlèvements» dira El Karadaoui, avant d’ajouter : «Enlever une personne sans défense et sans aucun motif n’est guère un droit pour ceux qui osent revendiquer un gain suite à ce rapt ; cela représente un mal pour ces personnes et l’Islam est  tout sauf ces actes sinistres ; alors je lance un appel à ce groupe armé afin de libérer sans conditions ces otages autrichiens, et ce, le plus tôt possible. Ces Autrichiens sont des civils et se trouvaient dans cet endroit en tant que touristes tout simplement». Rappelons par ailleurs que les deux otages autrichiens ont été enlevés le 22 février dernier, en Tunisie, par la Katibat Tariq Ibn Ziyad, avant d’être reconduits au Mali. Le GSPC a fixé dans un premier temps un ultimatum de trois jours contre la libération de détenus islamistes tunisiens et algériens afin de libérer les deux otages avant de prolonger cet ultimatum pour trois autres jours. D’autre part, les critiques apportés par le mufti d’El Azhar, El Karadaoui, ne datent pas d’aujourd’hui, puisque à plusieurs reprises et chaque fois qu’un attentat terroriste se produit, El Karadaoui sort de son silence et fustige ces groupes armés affiliés au GSPC.  

S. A.

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Enfants parlementaires

Une journée et des questions

Tout était en apparence bien organisé. L’hémicycle du Sénat vidé de ses propres locataires, M. Bensalah a réservé un accueil chaleureux aux petits sénateurs d’Algérie qui ont siégé, le temps d’une plénière, à la place des sénateurs à l’occasion de la journée parlementaire des enfants prévue le 1er juin mais avancée en raison de l’agenda scolaire chargé des examens nationaux.

Elus à la base des résultats cumulés entre deux trimestres, les parlementaires d’un jour avaient pris place tôt le matin hier. Plus assidus que leurs aînés, ils n’ont pas démérité leur siège en maniant le verbe et la manière pour exposer les préoccupations qui regardent leur monde et intéressent scrupuleusement les tranches d’âges qu’ils représentent. Venant des trois paliers, ces petits sénateurs, aux habits tendances branchés se complaisaient curieusement dans le statut qu’ils ont incarné en cette journée du 17 mars.

Après l’ouverture de la séance par le président du Sénat, la parole fut donnée aux brillants fils de l’école algérienne en présence de MM. Boubekeur Benbouzid, El Hachemi Djiar, Amar Tou et Rachid Harraoubia respectivement ministre de l’Education, de la Jeunesse et des Sports,  de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Une cinquantaine d’interventions de trois minutes chacune ont suffi pour faire le tour de tous les problèmes qui préoccupent théoriquement les petites têtes, voire même plus comme cette question orale  concernant la fuite des cerveaux et autres enseignants du supérieur à l’étranger. Ce qui laisse croire que le choix des questions est bien calibré et échappe à la propre initiative des petits sénateurs qu’on traite, malgré leur niveau et leur clairvoyance, de mineurs quand il s’agit de leur propre expression. Les représentants des classes ont évoqué le manque de divertissement et de loisirs, Les plus âgés ont rappelé aux représentants du gouvernement le retard dans l’informatique dans les établissements scolaires, la lutte contre la démotivation scolaire, la violence dans les écoles et la relance du sport scolaire. L’allègement des programmes aura été le manque du livre, question qui a gêné le ministre de tutelle. Un lycéen a évoqué l’urgence d’ouvrir les pôles d’excellence promis par le président de la République. Les parlementaires du lundi 17 mars n’ont pas certes innové puisque pratiquement c’est le même topo de questionnements qu’exécutent les députés à chaque occasion qui se présente à eux le long du rituel parlementaire au cours de leur mandat. Saisissant l’occasion,

M. Bensalah a insisté sur la prise en charge effective des préoccupations de cette frange d’Algériens conformément aux conventions internationales auxquelles l’Algérie a adhéré en 1992.

Spontanéité et déceptions

Exprimant leurs sentiments par rapport à cette journée, Imène et Djamaâ, deux filles du cycle moyen et secondaire venues de Tamanrasset avaient du mal à cacher leur déception drapée dans une timidité mêlée de joie d’avoir réalisé le rêve de voir Alger. Gênées par nos interrogations, elles ont tenu à regretter le cachet très protocolaire de l’initiative de cette journée parlementaire du fait qu’on ne leur a pas laissé libre expression pour bien informer les officiels de tout ce qui les préoccupe. Pour Djamaâ, le transport scolaire demeure une nécessité absolue dans cette contrée du Sud où la société connaît une forte déperdition scolaire. C’est aussi le souhait de Imène qui a de la peine à voir des camarades de classe passer des jours à l’internat et ne rentrer chez elles qu’une fois par semaine ou une fois la quinzaine. Refusant la question tirée au sort, Imène souhaitait par contre intervenir pour s’exprimer librement de l’interdiction de fumer dans les établissements scolaires ou au sujet d’une grande bibliothèque à construire dans la ville pour pouvoir monter des exposés. A choisir entre le livre et l’internet, Imène préfère le premier car, l’internet ne répond pas à sa curiosité d’enfant chercheur avec les réponses faciles fournies. Elle  aurait aimé interpeller spontanément les ministres de la Solidarité, de l’Education et de la Santé sur l’aide que l’Algérie devait apporter aux enfants palestiniens à qui on a violé l’innocence. «Des livres et des médicaments», a-t-elle proposé avec amertume. Imène a fait le déplacement à Alger par avion (cadeau de son père) alors que Djamaâ a mis deux jours pour rejoindre la capitale avec son père. C’est là toute la différence. Qui offrira le cadeau de sa vie à Djamaâ en récompense à ses résultats brillants. Notons que les réponses des ministres n’ont pas dérogé au style de promesses et chiffres comparatifs à l’appui.

Et si on laisse les enfants s’exprimer eux-mêmes. Ce sera plus crédible pour le bien de la population de leur âge. A l’année prochaine.       

Par Fouad O.

 

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Les conseillers à l’orientation promettent d’autres protestas

Un sit-in le 27 mars courant

Les conseillers de l’orientation scolaire et professionnelle comptent revenir en charge en organisant des sit-in à travers le territoire national. Cette nouvelle action de protestation devra se dérouler le 26 mars courant. C’est ce qu’expliquent les représentants des conseillers à l’orientation dans une déclaration de presse transmise hier à notre rédaction.

Avant d’entamer cette nouvelle protestation, les délégués à l’orientation ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’Education nationale dans laquelle ils ont expliqué et étalé leurs revendications pour lesquelles ils comptent continuer de lutter. Le premier point abordé par les représentants est relatif à la classification du personnel de ce corps dans le nouveau statut promulgué récemment. Ils demandent au premier responsable du secteur de mettre en vigueur les articles 48 et 49 en préservant les emplois existants. Ces articles stipulent que les conseillers à l’orientation en poste actuellement ne perdent pas leur poste en cas de changement dans les conditions d’accès à la profession. 

Ils interpellent également le premier responsable du secteur à respecter l’article 133 où il est question d’intégrer les conseillers de l’orientation scolaire et professionnelle titulaires ou stagiaires dans le grade de conseillers à l’orientation et de guidance scolaire. Les conseillers principaux d’orientation scolaire titulaires ou stagiaires doivent être également intégrés dans le grade de conseillers principaux en orientation dont le classement est de 13, suivant

l’article 134.

Les représentants des conseillers à l’orientation ont évoqué également leur droit à l’indemnisation et à la promotion vers d’autres corps comme directeur  d’établissement  scolaire et directeur d’études. «Nous insistons pour que le nouveau statut préserve les acquis de la carrière professionnelle de ce corps de l’éducation qui a prouvé son sérieux et ses compétences dans les moments les plus difficiles», lit-on dans le communiqué.

Les conseillers de l’orientation ont, en outre, fait le point sur le dernier sit-in organisé le 12 mars courant devant les sièges des directions de l’éducation et au ministère en précisant que cette action a été une réussite et que le taux de suivi a été de 100% à Alger, Tizi Ouzou, Tipasa, Blida, Boumerdès, et de 99 % dans les autres wilayas. «Un mouvement de protestation qui veut être une réponse au ministre de l’Education qui ne cesse d’afficher incompréhension, indifférence et refus de dialogue», précise le communiqué.

Par Nouria Bourihane 

 

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Peine capitale pour deux meurtriers

Elle tue son mari et le découpe en morceaux

La peine capitale est prononcée à l’encontre de O. Halima et son complice H. Ali, accusés dans une affaire de meurtre avec préméditation. Un être a été tué, découpé puis jeté en plusieurs endroits, telle est l’affaire que le tribunal a jugé hier. Un acte des plus ignobles que le tribunal criminel  de Boumerdès a traité avant-hier. 

Les faits remontent au 26 octobre 2003 lorsque les policiers découvrirent une tête d’une personne à la plage de Sidi El Hadj à Tamentefoust dans la wilaya d’Alger.

Le 13 novembre de la même année, O. Halima, originaire de Guerrara (Ghardaia) qui réside avec sa famille à Dely Ibrahim, se présente au commissariat de police pour déposer un avis de recherche de son mari disparu depuis près d’un mois. Une photo est montrée à la dame qui a reconnu qu’il y a une grande ressemblance avec celle de son mari. Sa fille Hasna a reconnu que la photo ressemble à 60% à celle de son père.

L’enquête se poursuit. Hasna, la fille de la victime avoue : sa mère  Halima et  H. Ali, un ami de la famille sont les auteurs du crime de son père.

Les faits du meurtre remontent à la nuit du mercredi 22 octobre 2003.  Halima et  H. Ali, l’ami de sa fille attendirent la rentrée du défunt au domicile conjugal. A deux heures du matin, la victime en état d’ébriété, fut sauvagement tué à l’intérieur de son domicile par  les deux accusés. Son corps fut coupé en plusieurs morceaux à l’aide d’une scie qu’ils ont jetés en plusieurs endroits, à Oued Hydra, Haï Benhamouda à El Hamiz, à la  forêt de Bir Mourad Raïs et à Tamentefoust.

A la barre, O. Halima a rejeté catégoriquement toutes les accusations portées contre lui, même les déclarations déposées par devant le juge d’instruction. Pis, ayant fait fi de tout son stratagème pour s’innocenter ayant affirmé devant le tribunal qu’elle a perdu la vue. «Je n’ai pas tué mon mari . J’avais de  très bonnes relations avec lui  et on s’entendait convenablement»,

a-t-elle plaidé devant le tribunal. H. Ali (accusé), commerçant de profession : «Je n’ai pas tué», a-t-il  déclaré.

Il convient de  rappeler que ce dernier a demandé la main de la fille de la victime déclarant devant le tribunal : «J’étais amoureux d’elle, j’ai demandé sa main, elle m’a été refusée par son père» ajoutant, «même en prison elle m’envoyait du courrier».

S’agissant de deux familles mozabites, la tradition veut que la demande en mariage se fait à Ghardaia et avec l’accord des deux parties. Les motifs du refus de cette union sont multiples, parmi le litige qui  perdure entre les deux familles, selon le défunt père.

A.Kichni

 

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Travaux publics

La trémie de La Concorde ouverte depuis avant-hier

Le carrefour de Bir Mourad Raïs, La Concorde comme cet endroit est connu dans les milieux algérois, n’est plus désormais ce lieu d’enchevêtrement et de confusion de la circulation.

Au grand bonheur des automobilistes, Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, a procédé avant-hier à la mise en service de la trémie permettant une liaison rapide entre Bir Mourad Raïs et Blida, cet ouvrage d’art faisant partie du projet d’aménagement du carrefour évoqué plus haut. Un projet que l’on peut dès lors ajouter à la liste des infrastructures de base réceptionnées au niveau de la capitale sous l’égide de M. Ghoul. Il est prévu en effet dans le cadre des travaux d’aménagement du carrefour de Bir Mourad Raïs la réalisation de deux trémies, l’une reliant le quartier des Sources à Blida et la deuxième, encore plus importante au vu du nombre de véhicules qui y transitent au quotidien (quelque 120 000),  n’est autre que celle inaugurée, hier, par le ministre des Travaux publics. Ces deux trémies sont mises en exploitation. En conséquence, la circulation est beaucoup plus fluide au niveau de «La Concorde», alors que dans un passé récent, se frayer un chemin au niveau de ce point de jonction entre deux wilayas limitrophes relève, dans l’esprit de beaucoup d’automobilistes, d’un véritable parcours du combattant. Pour autant, le ministre Ghoul a insisté, on ne peut  mieux officiellement, sur le parachèvement de tous les travaux de finition devant accompagner  la réception définitive de ce projet. Il est question notamment de la création de bassin couronné d’un espace vert, de la mise en place d’une passerelle ainsi que d’autres travaux d’aménagement en surface devant offrir une valeur ajoutée au projet en le rendant encore plus beau et plus intégré  dans son environnement. Le ministre des Travaux publics angolais assiste à l’inauguration.   Pour cette énième sortie sur le terrain du ministre Ghoul, ce dernier a été accompagné par son homologue angolais Higino Carneiro, présent à Alger depuis hier dans le cadre d’une visite officielle de trois jours. Les deux ministres en charge d’un même secteur dans leur pays respectif se sont rendus  notamment sur le site du projet de dédoublement de la Rn 11 reliant la ville de Aïn Benian à celle de Staouéli, de même qu’ils se sont enquis du taux d’avancement du projet d’aménagement du carrefour de Aïn Allah estimé, indique-t-on à quelque 80%. Autrement dit, la réception de ce projet d’un montant de 350 millions de dinars n’est qu’une affaire de quelques jours. Faut-il souligner que les travaux d’aménagement des deux carrefours, celui de Aïn Allah sur les hauteurs d’Alger ainsi que celui de Bir Mourad Raïs, ont été effectués sans la moindre interruption du  mouvement de la circulation. Chose pour laquelle le ministre angolais des Travaux publics s’est montré très impressionné. Plus tard, lorsque M. Carneiro s’est enquis auprès de son homologue des nouvelles techniques intégrées dans le domaine de réalisation des projets d’infrastructures de base, de la performance de l’outil national (entreprises et bureaux d’études) et surtout du programme gigantesque en passe de voir le jour dans le secteur des travaux publics, l’hôte de M.Ghoul a tout simplement reconnu qu’«en matière de travaux publics, l’Algérie sert de modèle pour tout le continent africain». La visite de M. Carneiro en Algérie est aussi motivée par la tenue du 2e Congrès africain de la route (CAR) prévu en Angola, en juin prochain. Le premier congrès du genre s’est tenu, rappelle-t-on, à Alger et celui-ci a vu l’intronisation de M. Ghoul comme président de la CAR. M. Carneiro souhaite donc bénéficier de l’expérience et surtout de l’apport de l’Algérie dans l’organisation de ce genre d’événement grandiose.

Par Karim Aoudia

 

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Le président de la commission de transport de l’APN à la Radio

«Le code de la route sera débattu lors de la session d’automne»

 «La nouvelle mouture du code de la route sera présentée devant les députés durant la prochaine session parlementaire», c’est ce qu’a déclaré le président de la commission parlementaire du transport, Mohamed Benhamou, hier lors de son passage à l’émission «Fi- Elouadjiha» de la Chaîne I de la Radio nationale. L’invité de Aïcha Belkasmi a profité de son intervention radiophonique pour solliciter à travers les ondes le ministre des Transports à modifier certains articles, notamment ceux inhérents au retrait de permis de conduire. Il a estimé que le code de la route adopté en 2005 n’a pas eu de résultats sur le terrain. Il a évoqué, à cet égard, le nombre de victimes des accidents de la route qui a été enregistré au cours de l’année dernière et qui a atteint les 4 000 morts. Il a expliqué ce revers par le fait que la loi de 2005 soit trop restrictive, estimant que pour avoir de meilleurs résultats dans ce domaine, il fallait plutôt convaincre et sensibiliser les gens. «Il faut opter pour une loi didactique plutôt que restrictive ! Le fait de retirer le permis à un conducteur pour avoir franchi  la ligne blanche ou pour une autre infraction ne résout pas le problème. Bien au contraire cela risque de compliquer davantage les choses puisque parfois c’est toute une famille qui est persécutée par cette mesure. Et puis cela a suscité un marché parallèle» a-t-il explicité.

Il a indiqué que la commission du transport au sein de l’APN a proposé une autre méthode, à savoir le permis de conduire à points. Selon l’hôte de la Radio nationale, cette nouvelle méthode consiste à retirer des points aux chauffeurs ayant commis des infractions, au lieu de le priver carrément du droit à la conduite. Il a également proposé de faire des séances de formation pour les mauvais conducteurs. Mohamed Benhamou  a indiqué par ailleurs qu’une journée parlementaire sera organisée au cours de la première semaine d’avril. Elle aura pour but principal de débattre du transport en Algérie d’une façon générale. Sur un autre registre,  l’invité de l’émission «Fi-Elouadjiha» a appelé les autorités compétentes à régler le problème des jeunes ayant bénéficié de crédits pour acquérir des moyens de transport en commun et qui attendent toujours qu’on leur donne des lignes de transport pour commencer à exercer. Le président de la commission du transport de l’APN a tenu d’autre part à rappeler qu’une loi portant création de ce qu’on appelle «le taxi aérien» a été récemment enregistrée. Cette nouvelle loi permettra aux particuliers de s’approprier de petits avions de 20 places et de les utiliser dans le transport des voyageurs.

Par Salah Harirèche

 

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Pollution marine

Gendarmes et protecteurs du littoral

«Le rôle de la Gendarmerie nationale dans la protection de l’environnement». Tel a été le thème d’un séminaire qu’a abrité hier le siège du Commandement national de cette corporation, à Alger. Cette manifestation a vu la participation, outre les officiers supérieurs de la gendarmerie, des cadres des ministères de l’Environnement et de  l’Agriculture ainsi que des responsables de l’Agence nationale pour la conservation de la nature. Plusieurs communications ont été présentées à cette occasion traitant aussi bien des atteintes à la nature, notamment la pollution marine, des outils législatifs mis en place par l’Etat et aussi de l’implication des brigadiers verts dans la protection de l’environnement. Ainsi, dans sa communication ayant pour titre : «Le littoral, stratégie et plan d’action»,

M. Nateche, cadre au ministère de l’Environnement, présentera les grands axes de la loi relative à la protection et à la valorisation du littoral algérien, adoptée en février 2002. Ce  texte de loi énonce d’après elle les principes fondamentaux sur lesquels rendant possible les actions de développement du littoral, de même qu’elle dicte les  règles de mise en valeur du littoral en conformité avec l’occupation économe de l’espace et avec la préservation optimale de son état naturel. De son côté, M. Kemmache du Commissariat national du littoral, notera dans sa communication intitulée :  «La pollution marine» que pas moins de six millions de tonnes de pétrole sont déversées annuellement dans les océans. Il fera part aussi de l’ambition de la Société nationale des hydrocarbures, Sonatrach, de procéder prochainement à la création d’une filiale spécialisée dans la lutte contre la pollution marine.

M. Kemmache regrettera enfin le fait que l’Algérie ne dispose pas de moyens de lutte efficaces contre ce genre de pollution aux conséquences gravissimes. S’agissant de la Gendarmerie nationale, cette corporation a eu à traiter près de 400 affaires liées aux atteintes à l’environnement tout au long de l’année 2007. 38%  de ces affaires élucidées sont en rapport avec l’extraction et l’enlèvement de sable sans autorisation, alors que 13% de celles-ci concernent le forage illicite de puits. Le nombre de personnes arrêtées dépasse les 600 individus, indique-t-on.

Karim Aoudia

 

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En dépit d’une décision de justice

Les paramédicaux continuent leur grève

Les paramédicaux ont poursuivi, hier, leur mouvement de protestation.

La grève enclenchée avant-hier se poursuit toujours, malgré la perturbation que pourrait engendrer la décision de la chambre administrative de la cour d’Alger qui a statué dimanche soir en référé suite à l’action engagée par le ministère de la Santé contre le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), ayant engagé ce mouvement de protestation. La décision de la justice a été rendue publique par l’agence APS en début de soirée. Le secrétaire général de ce syndicat, Lounès Ghachi, a affirme, hier, ne pas avoir eu écho de cette action en justice. «Nous n’avons reçu aucune notification et nous n’avons été convoqués par aucun tribunal», nous a-t-il déclaré, hier. Le syndicat n’a donc pas décidé de surseoir à son action comme il avait fait lors de la grève du 17 février dernier qu’il a dû annuler suite à la décision de justice ayant tranché en faveur du département de Tou. L’autre élément dénoncé par les paramédicaux lors de cette deuxième journée de grève concerne les chiffres avancés par le ministère de la Santé concernant le taux de suivi. Alors que le SAP considère que son mouvement a eu «une adhésion massive» avançant des taux de suivi allant jusqu’à 95%», le ministère a minimisé ce suivi, l’estimant à 7% seulement. Dans un communiqué rendu public par ce département dans lequel est rappelée la décision de justice, le département de M.Tou avance que le taux de participation à la grève nationale de trois jours «était de 7% en moyenne au niveau national». les services du ministère de la Santé se réfèrent aux «données recueillies auprès de l’ensemble des établissements de santé à travers le territoire national (qui) indiquent que la quasi-totalité des paramédicaux du secteur public n’ont pas suivi le mouvement». «C’est du mépris» commente le secrétaire général du SAP. «Notre mouvement a enregistré une adhésion que l’opinion publique a pu constater sur le terrain» , précise le ministère. En plus d’ignorer nos revendications, le ministère fait aujourd’hui dans le mépris, sinon comment expliquer ces chiffres qu’il avance et qui n’ont aucun fondement sur le terrain. Pour la deuxième journée de grève, le syndicat annonce «un taux de suivi aussi important que celui d’hier (dimanche). Il est de moyenne nationale de 95%». Pour rappel, les revendications des paramédicaux concernent l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle, notamment avec l’augmentation du salaire actuel qui ne dépasse pas dans les meilleurs cas 22 000 DA après 15 ans de carrière. Mais la revendication principale reste «l’introduction  du système LMD dans la formation du paramédical pour permettre aux fonctionnaires de cette corporation d’évoluer dans la carrière et de prétendre à un meilleur plan de carrière.          

Par Fatima Arab

 

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Boumerdès 

Au deuxième jour, les hôpitaux et les centres de santé sont paralysés

Le collectif des paramédicaux de la wilaya de Boumerdès observe une grève de trois jours. L’appel lancé par le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a trouvé un écho  favorable au niveau des établissements relevant du secteur de la santé. A Boumerdès, les hôpitaux de Dellys, Bordj-Menaiel, Thenia, l’unité d’urgence  médico-chirurgicale (UMC), les polycliniques et les centres de soins sont pratiquement tous paralysés.

«Baraket, nous ne pouvons plus supporter éternellement cette situation», «Restons solidaires», «Rien ne se donne , tout s’arrache», tels sont les appels  repris sur le communiqué du Syndicat algérien des paramédicaux, affiché au niveau des centres et établissements sanitaires. Au deuxième jour de la grève, «le taux de suivi est évalué à 85%», a affirmé Boualem Goumettre, membre du Conseil national et chargé du suivi de la grève, ajoutant : «La grève a été suivie par l’ensemble du personnel paramédical de la wilaya, le  service minimum est assuré au niveau de tous les établissements sanitaires, suite aux recommandations du Conseil national du SAP». «Il est inconcevable de classer des  kinésithérapeutes, des anesthésistes, des sages-femmes, des radiologues, des  infirmiers diplômés ou laborantins pour ne citer que ces qualifications à la catégorie dix. Des universitaires à la catégorie dix ?», a-t-il martelé.

Dans le même communiqué, le Conseil national du SAP  lance un appel à tous les paramédicaux à répondre favorablement au mot d’ordre de grève.  Cette mesure ne sera pas la dernière. Le SAP  s’engage à lutter  jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications professionnelles, a-t-on lu, sur le communiqué. Ainsi, après la première grève  engagée les 17 et 18 février dernier et avortée suite à une décision de justice, le SAP est décidé, semble-t-il , à respecter les engagements du Conseil national soit trois jours consécutifs de grève du 16 au 18 du mois courant. Une décision de justice a signifié au collectif de mettre fin au mouvement de grève à Boumerdès ; une sorte d’intimidation de l’administration. Dans ce contexte, Boualem Goumettre, représentant du SAP à Boumerdès, dira : «Notre grève est légale. Elle est maintenue. Toutes les décisions doivent nous parvenir de la Centrale syndicale du SAP», a souligné notre interlocuteur de l’hôpital de Thénia devant les grévistes.

Par ailleurs, le communiqué indique que le Conseil national des paramédicaux a pris la décision  d’intégrer dans ses rangs la Coordination des syndicats autonomes de la Fonction publique.

Par A.Kichni

 

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Bejaia

Les infirmiers en colère

Les paramedicaux exerçant dans le secteur public ont paralysé pour la deuxième journée consécutive les secteurs sanitaire de Béjaïa suite à  l’appel à la grève lancé par le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP). Ces derniers revendiquent à travers cette nouvelle action, la réhabilitation de la profession par le classement de son personnel à  l’échelle 11 dans le nouveau statut particulier élaboré, selon eux, sans prendre en considération les difficultés de la profession. «Aucun avantage  n’a été concédé dans l’avant-projet préparé par le gouvernement», estime-t-on à  l’unanimité. En effet,  la prime de contagion et autres avantages qui doivent être greffés à cette noble profession n’ont pas été pris en considération de la façon qui puisse contenter les blouses blanches. Les grévistes demandent par ailleurs, en priorité, une revalorisation salariale «importante» pour hausser leur niveau de vie, et faire face à  l’érosion du pouvoir  d’achat qui provoque une signée dans les ménages ces derniers mois. Ils demandent au même temps, la correction et  l’amélioration de  l’ébauche du régime indemnitaire qui  répond à leurs attentes. Au secteur hospitalier  d’Amizou, la grève était largement suivie par les infirmiers, les TSS et tous les auxiliaires de  santé. 200 paramédicaux, dont des infirmiers, TSS, aides soignants, etc. ont rangé leurs blouses dans les placards  l’espace de trois jours pour exprimer leur mécontentement sur les questions intéressant directement leur avenir, tout en se désolant de  «l’échec» de la rencontre ayant regroupé le SAP et les représentants du gouvernement il y a tout juste deux moi. Pour rappel, un mouvement socio revendicatif similaire avait touché tout le secteur de la santé il y a quelques semaines seulement à  l’appel du même syndicat, qui avait ratissé large auprès de la corporation à Béjaïa pour les mêmes doléances

Par Tarek B.S.

 

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Développement de la PME-PMI

Différence de vision entre Moussaoui et Benbada

L’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne depuis 2005, et ce qu’il implique comme démantèlement tarifaire notamment, et l’adhésion prochaine de notre pays à l’OMC ne sont pas sans avoir des impacts certains sur l’ensemble des entreprises algériennes, et à plus forte raison, la petite et moyenne entreprise. c’est pour parer un tant soit peu à cette menace que les pouvoirs publics avaient décidé de mettre au point une stratégie  d’accompagnement qui s’articule autour d’un programme d’appui au profit de ces entreprises dans l’objectif de les rendre compétitives et d’améliorer leur rendement. Une stratégie qui devait se concrétiser avec l’apport des banques, appelées à financer et à miser sur le développement de ce secteur. Mais force est de constater que le secteur de la PME-PMI connaît encore des problèmes de mise à niveau. Le chiffre global de PME n’est pas précisément cerné, mais celui-ci connaît une évolution annuelle de 10%. En 1992, le nombre de PME existantes était de 103 927 unités. Depuis 1999, le chiffre a connu une croissance avoisinant les 86%, et le budget annuel alloué par l’Etat pour la promotion du secteur est d’un milliard de dinars par année. Malgré cela, les PME-PMI n’arrivent pas encore à dépasser le cadre de la petite entreprise traditionnelle et à élargir leurs capacités d’emploi et de production. 97% d’entre elles fonctionnent avec 11 ouvriers en moyenne.

 Au cours de la table ronde organisée hier au forum d’El Moudjahid, l’Agence nationale de développement de la PME, (ANDPME), mise sur pied à cet effet et qui supervise le développement de ce secteur, a insisté, par la voix de son directeur général, M. Rachid Moussaoui, sur «la nécessité d’améliorer les rapports entre banques et entreprises pour permettre un meilleur essor du secteur de la PME-PMI». Une démarche qui nécessite l’installation d’un climat de confiance entre les banques et les entreprises. «Les banques ont besoin de s’assurer de la fiabilité et de la crédibilité des entreprises» a reconnu le responsable de l’ANDPME. A ce propos, il a ajouté que «l’ANDPME pourra jouer un rôle d’intermédiaire entre les banques et les entreprises». Toutefois, a-t-il indiqué, «il n’est pas forcément nécessaire de créer une nouvelle banque pour cela». Pour lui, le mieux serait «d’améliorer la médiation entre les banques et les PME». Une proposition qui contraste avec la déclaration du ministre de la PME-PMI, M. Benbada, qui avait déclaré récemment qu’il était nécessaire de créer une nouvelle banque qui se consacrera essentiellement à la promotion de ce secteur.

Boudjemaâ Medjkoun

 

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Entretien avec Abdelmadjid Messaoudi, SP du CNA

«Les compagnies d’assurance algériennes doivent s’adapter à la concurrence»

 

Propos recueillis

par Larbi Graïne

 

Le Jour d’Algérie : La loi n° 06-04 du 20 février 2006 est venue réorganiser le marché des assurances. Qu’est-ce qui a changé depuis ?

Abdelmadjid Messaoudi : Cette loi a induit un regain d’activité dans le secteur. Elle a dynamisé un certain nombre de travaux de préparation des acteurs pour la mise en œuvre des dispositions de la loi en particulier en matière de bancassurance, en matière de création de filiale «assurance de personnes» et de réduction des délais d’indemnisation... En matière de bancassurance, un certain nombre de conventions sont, en ce moment, en cours de négociation entre les banques et les compagnies d’assurance. D’autres textes d’application de cette loi n’ont pas encore été promulgués car ils nécessitent un temps de négociation au niveau institutionnel. Le statut-type des mutuelles n’a pas encore paru, il fait toujours l’objet de discussion au niveau gouvernemental. En matière de création de filiale «assurance de personnes» certaines compagnies préparent leur partenariat avec un opérateur étranger. Tout cela n’a pas encore été achevé. On aura les premiers résultats très certainement au cours du trimestre qui vient. Les dispositions relatives aux délais d’indemnisation ont aussi interpellé les compagnies qui se sont empressées de faire le diagnostic de leur situation. Nous avons mené récemment une enquête auprès de ces compagnies, il en est ressorti que les délais d’indemnisation, quand il s’agit des dommages corporels, prennent énormément de temps, une moyenne de trois ans.

 

Avez-vous des chiffres ?

Du point de vue de la production, nos prévisions de clôture sont grosso modo d’environ 52 milliards de DA. Cela représente plus de 510 millions d’euros (près de 800 millions de dollars US). Cela reste, de toute évidence, extrêmement bas comparativement à une moyenne internationale de l’ordre de 7% du PIB quand on sait que notre ratio représente à peine 0,55% du PIB. On est bien loin non seulement de la moyenne internationale mais aussi des scores atteints par les pays voisins. La Tunisie est actuellement à 2,2%, le Maroc à 2,5%. En termes de branche, c’est l’automobile et l’incendie qui, tour à tour, dominent. Ensemble, ces deux branches font plus de 80% du chiffre d’affaires des compagnies d’assurance. Cela veut dire que les 20% restant sont distribués sur l’assurance transport, l’assurance de personnes, l’assurance agricole et l’assurance crédit-caution. Cela contraste avec les profils habituels dans la plupart des pays où l’assurance-vie (équivalent de l’assurance de personnes) représente 50 % au moins de l’activité d’assurance. Le plus souvent, l’activité d’assurance de personnes dépasse l’activité d’assurance dommages. Chez nous elle représente encore 5 %. Le système de protection sociale n’est pas étranger à cet état de fait. Il faut dire que nous avons un système de protection parmi les plus généreux au monde, ce qui ne laisse pas beaucoup de place à l’initiative individuelle d’assurance complémentaire en matière de santé, retraite, etc.

 

La France et l’Algérie viennent de signer un accord permettant l’installation des compagnies d’assurance françaises en Algérie. Comment expliquez-vous cet intérêt de la part des assureurs français pour le marché algérien ?

Ces compagnies sont intéressées à plus d’un titre parce que, d’abord, notre marché est en pleine expansion et appelé à se développer encore plus car il y a beaucoup d’activités à promouvoir et à fructifier. Il est normal que ces compagnies déploient des stratégies diverses pour être partie prenante de ce développement. Les assureurs français ont, en plus, la possibilité, par cette présence annoncée, d’accompagner sur le territoire algérien leur clientèle. Il en est ainsi des entreprises françaises ou à capitaux français comme aussi de la clientèle des particuliers qui est en partie d’origine algérienne. C’est un fait important. Les compagnies françaises sont intéressées au même titre que d’autres compagnies au niveau international.

 

D’aucuns prédisent que les compagnies françaises vont absorber le marché algérien…

Notre marché est ouvert à la concurrence. L’objectif est de susciter la concurrence pour développer et améliorer les couvertures d’assurance pour mieux protéger la population, ses biens et l’économie. Nous espérons aller ainsi vers la modernisation, le développement et la diversification des produits et de la qualité de prestation. Les compagnies algériennes doivent s’aguerrir dans la confrontation avec des concurrents professionnels. C’est d’ailleurs dans cette concurrence avec les professionnels que le niveau de qualification général et la qualité de service d’assurances pourraient se développer. Dix années après la création de la première compagnie d’assurances (1997), on constate que la part du privé est restée encore limitée puisque plus des trois quarts de l’assurance reste encore offerte par les compagnies publiques. Ces dernières, elle mêmes, se rendent compte que les inquiétudes qu’elles avaient initialement sur l’ouverture au capital privé algérien ou étranger étaient surfaites. Du moins, c’est ce que les compagnies publiques déduisent de cette première expérience. On peut s’attendre probablement à ce que la concurrence soit plus rude à l’avenir avec les compagnies de rang international en particulier si elle viennent avec leur encadrement, de nouveaux produits et une agressivité commerciale… C’est justement ce que l’on peut souhaiter à ce marché et c’est ce que l’économie algérienne attend pour lui redonner du souffle.

 

Est-ce que tous les organes prévus par la nouvelle loi sont opérationnels ?

Seul l’organe de tarification n’a pas encore vu le jour. Mais parmi les organes qui ont été mis en place il y a la commission de supervision des assurances qui, elle, a été installée il y a de cela 3 mois. Elle a tenu une première réunion d’installation. Nous espérons que la commission se saisisse, très vite, de ses prérogatives et joue le rôle qui est attendu d’elle. Cela ne saurait tarder puisque l’installation vient tout juste d’avoir lieu. L’ensemble des organes sont déjà en place. Nous attendons encore l’adoption et la publication de certains textes, en particulier les statuts-types qui permettent à des corporations de métier de créer leur mutuelle d’assurance. Cela vaut surtout pour les artistes et autres métiers liés aux arts qui se plaignent, à juste titre d’ailleurs, de l’absence de garantie quant à leur avenir.

 L’annonce faite en 2006 de la possibilité de créer des mutuelles pour une corporation de 5 000 personnes au moins a relancé l’espoir. Nous attendons toujours la promulgation de ces statuts-types qui pourraient permettre d’offrir une solution en termes de prévoyance pour les corporations qui en sont démunies.

 

Un des organes qui devrait fonctionner et dont le rôle est assez important est celui de la supervision…

La supervision est une activité essentielle pour les assurances comme la supervision bancaire est essentielle pour l’activité bancaire. Je fais le parallèle pour situer son importance. La supervision vise essentiellement à veiller à la solvabilité des compagnies et au respect des engagements qu’elles ont pris. Comme partout dans le monde, la supervision agit dans l’intérêt des assurés principalement.

Chez nous, la supervision nécessite d’être ramassée. Nous sommes dans une organisation transitoire décidée en 2006 en attendant la création d’une agence indépendante de supervision des assurances. Nous avons une commission de supervision qui a une relative autonomie puisque deux magistrats y siègent, ses services exécutifs représentés par la direction des assurances au sein du ministère des Finances, et le CNA qui concourt aussi, d’une certaine manière, à la supervision puisqu’il réalise des travaux techniques et les concertations indispensables à la supervision.

 

Quelle est la part du privé dans le secteur ?

Approximativement 25% du marché représentent le chiffre d’affaires apporté par les compagnies d’assurance privées auquel il faudrait adjoindre la part du public drainé par les intermédiaires d’assurance tout aussi privés. En effet, on a l’habitude, quand on parle de privé, de se référer aux seules compagnies d’assurance. Il ne faut pas oublier que la libéralisation chez nous a aussi signifié la réouverture de l’activité d’intermédiation qui a été stoppée brusquement en 1973. Tout compte fait, quelque 30% de l’activité d’assurances transitent par l’intermédiaire des agents généraux et des courtiers.

 

Au lendemain du séisme de Boumerdès, les citoyens ont été invités à souscrire à un contrat d’assurance contre les catastrophes naturelles. Où en est-on avec cette opération ?

Nous avons été surpris par l’ampleur de la décision prise par les pouvoirs publics en matière d’obligation d’assurance contre les effets des catastrophes naturelles. Certes, le séisme est arrivé à un moment où nous étions en cours de discussion au sein du secteur sur la nécessité d’un système d’assurances des catastrophes naturelles. Les pouvoirs publics ont écouté les professionnels de l’assurance et sont allés encore plus loin que nous attendions puisqu’ils ont institué cette obligation d’assurance, non seulement pour l’ensemble des propriétaires immobiliers, mais aussi pour les entreprises en ce qui concerne leurs installations, contenu et contenant…

Aujourd’hui, le produit d’assurance a du mal à prendre puisqu’on est à des niveaux de souscription encore très faibles. Une enquête sociologique que nous avons réalisée l’an dernier, montre que la population, en particulier les ménages, s’assure rarement pour ne pas dire pas du tout. La garantie obligatoire peut-être vendue dans le cadre d’une assurance multirisque, quelle soit une multirisque habitation ou une multirisque industrielle et commerciale, c’est ce que les compagnies d’assurance devraient promouvoir puisqu’à l’occasion de cette assurance obligatoire, elles peuvent vendre des assurances facultatives.

 

Une commission d’experts du Meda a planché dernièrement sur l’assainissement de la branche automobile…

Sur le marché, le résultat ne dépend pas de la qualité de l’assistance qu’on peut avoir, il dépend de ce que les acteurs peuvent faire concrètement. Bon nombre de recommandations faites par les experts du programme Meda (Union européenne) et déjà faites antérieurement par les professionnels eux-mêmes au sein de leur cadre de concertation dont au sein du CNA, sont encore à mettre en œuvre. Au-delà, les experts qui viennent sur un marché peu connu, vont prendre beaucoup de temps pour comprendre le fonctionnement du marché, utiliser les diagnostics existants sur place et, enfin compléter par des recommandations issues de leurs expériences. Maintenant, la mise en œuvre de ces recommandations ne semble pas aussi évidente qu’elles ne paraissent au moment de la formulation. On en est encore à reposer les mêmes problèmes concernant l’assurance automobile. Certains aspects sont particulièrement complexes, parce qu’ils font intervenir beaucoup d’institutions et parce que cela suppose un assainissement dans l’organisation interne de grosses compagnies qui mettent du temps pour pouvoir se rénover.

 

Quelle est la ou l’une des principales recommandations du Meda pour la branche automobile ?

La création d’un fichier unique des conducteurs qui serait consulté par l’ensemble des compagnies d’assurance systématiquement et préalablement à la souscription d’un contrat d’assurance automobile. Cela permettrait de mettre à exécution le système bonus-malus avec un certain niveau de rigueur. Cela suppose que toutes les compagnies d’assurance transmettent, au jour le jour, les informations concernant les contrats qui sont souscrits. Cela suppose qu’elles transmettent, également au jour le jour, les informations relatives aux sinistres survenus. Lorsqu’un assuré se présente au niveau d’une autre compagnie, il faut que celle-ci puisse interroger le serveur pour obtenir l’information sur les sinistres antérieurs et donc statuer d’une manière objective, en malus ou en bonus, préalablement à la souscription du contrat.

 

Où en êtes-vous en ce qui concerne l’assurance agricole?

Depuis la cessation de l’aide publique aux agriculteurs victimes de calamités agricoles, cessation intervenue l’année 2000, on assiste à une baisse de l’assurance agricole. Aujourd’hui, on est à des niveaux extrêmement bas. L’assurance agricole représentait, avant 2000, environ 1 milliard de DA de chiffre d’affaires. Nous avons entamé une réflexion sur un nouveau dispositif de couverture contre les calamités agricoles. Un dispositif assurantiel dans le sens où il sera mis en place par les assureurs et non par les pouvoirs publics.        

L.G.

 

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